Concours Technicien Territorial 2021
Concours Technicien Territorial 2021
SESSION 2020
REPORTÉE À 2021
ÉPREUVE D’ADMISSIBILITÉ :
Réponses à des questions techniques à partir d’un dossier portant sur la spécialité au
titre de laquelle le candidat concourt.
Durée : 3 heures
Coefficient : 1
Vous ne devez faire apparaître aucun signe distinctif dans votre copie, ni votre nom ou
un nom fictif, ni initiales, ni votre numéro de convocation, ni le nom de votre collectivité
employeur, de la commune où vous résidez ou du lieu de la salle d’examen où vous
composez, ni nom de collectivité fictif non indiqué dans le sujet, ni signature ou paraphe.
Sauf consignes particulières figurant dans le sujet, vous devez impérativement utiliser
une seule et même couleur non effaçable pour écrire et/ou souligner. Seule l’encre noire
ou l’encre bleue est autorisée. L’utilisation de plus d’une couleur, d’une couleur non
autorisée, d’un surligneur pourra être considérée comme un signe distinctif.
Le non-respect des règles ci-dessus peut entraîner l’annulation de la copie par le jury.
Question 1 (6 points)
Question 2 (4 points)
a/ Quels sont les enjeux de la mise en place d’un schéma régional d'aménagement, de
développement durable et d'égalité des territoires (SRADDET) pour une région ? (2
points)
b/ Quels sont les avantages de la mise en place de contrats entre la région et les autres
collectivités territoriales et/ou établissements publics pour mettre en œuvre le
SRADDET ? (2 points)
Question 3 (8 points)
a/ Dans quelle mesure l’urbanisme influe-t-il sur la santé et quel est le rôle des
collectivités territoriales dans ce cadre pour favoriser une meilleure santé des
habitants ? (4 points)
Question 4 (2 points)
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Liste des documents :
Certains documents peuvent comporter des renvois à des notes ou à des documents
non fournis car non indispensables à la compréhension du sujet.
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DOCUMENT 1
Code du patrimoine
Partie législative
LIVRE VI : MONUMENTS HISTORIQUES, SITES PATRIMONIAUX REMARQUABLES ET QUALITE
ARCHITECTURALE
TITRE III : SITES PATRIMONIAUX REMARQUABLES
Article L631-1
Créé par LOI n°2016-925 du 7 juillet 2016 - art. 75
Sont classés au titre des sites patrimoniaux remarquables les villes, villages ou quartiers dont la
conservation, la restauration, la réhabilitation ou la mise en valeur présente, au point de vue historique,
architectural, archéologique, artistique ou paysager, un intérêt public.
Peuvent être classés, au même titre, les espaces ruraux et les paysages qui forment avec ces villes, villages
ou quartiers un ensemble cohérent ou qui sont susceptibles de contribuer à leur conservation ou à leur mise
en valeur.
Le classement au titre des sites patrimoniaux remarquables a le caractère de servitude d'utilité publique
affectant l'utilisation des sols dans un but de protection, de conservation et de mise en valeur du patrimoine
culturel. Les sites patrimoniaux remarquables sont dotés d'outils de médiation et de participation citoyenne.
Article L631-2
Créé par LOI n°2016-925 du 7 juillet 2016 - art. 75
Les sites patrimoniaux remarquables sont classés par décision du ministre chargé de la culture, après avis de
la Commission nationale du patrimoine et de l'architecture et enquête publique conduite par l'autorité
administrative, sur proposition ou après accord de l'autorité compétente en matière de plan local
d'urbanisme, de document en tenant lieu ou de carte communale et, le cas échéant, consultation de la ou des
communes concernées. La Commission nationale du patrimoine et de l'architecture et les commissions
régionales du patrimoine et de l'architecture peuvent proposer le classement au titre des sites patrimoniaux
remarquables. Cette faculté est également ouverte aux communes membres d'un établissement public de
coopération intercommunale lorsque le projet de classement concerne une zone intégralement ou
partiellement située sur leur territoire.
A défaut d'accord de l'autorité compétente en matière de plan local d'urbanisme, de document en tenant lieu
ou de carte communale, le site patrimonial remarquable est classé par décret en Conseil d'Etat, après avis de
la Commission nationale du patrimoine et de l'architecture.
Le périmètre d'un site patrimonial remarquable peut être modifié selon la procédure prévue aux deux
premiers alinéas du présent article.
Les enquêtes publiques conduites pour l'application du présent article sont réalisées dans les formes prévues
au chapitre III du titre II du livre Ier du code de l'environnement.
Article L631-3
Créé par LOI n°2016-925 du 7 juillet 2016 - art. 75
I. – Un plan de sauvegarde et de mise en valeur peut être établi sur tout ou partie du site patrimonial
remarquable, dans les conditions prévues au chapitre III du titre Ier du livre III du code de l'urbanisme.
Sur les parties du site patrimonial remarquable non couvertes par un plan de sauvegarde et de mise en
valeur, un plan de valorisation de l'architecture et du patrimoine est établi dans les conditions prévues à
l'article L. 631-4 du présent code.
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L'Etat apporte son assistance technique et financière à l'autorité compétente pour l'élaboration et la révision
du plan de valorisation de l'architecture et du patrimoine.
Dans son avis rendu en application des deux premiers alinéas de l'article L. 631-2, la Commission nationale
du patrimoine et de l'architecture indique le document d'urbanisme permettant, sur tout ou partie du
périmètre, la protection, la conservation et la mise en valeur effectives du patrimoine culturel. Elle peut
assortir son avis de recommandations et d'orientations.
II. – A compter de la publication de la décision de classement d'un site patrimonial remarquable, il est
institué une commission locale du site patrimonial remarquable, composée de représentants locaux
permettant d'assurer la représentation de la ou des communes concernées, de représentants de l'Etat, de
représentants d'associations ayant pour objet la protection, la promotion ou la mise en valeur du patrimoine
et de personnalités qualifiées.
Article L631-4
Créé par LOI n°2016-925 du 7 juillet 2016 - art. 75
1° Un rapport de présentation des objectifs du plan, fondé sur un diagnostic comprenant un inventaire du
patrimoine et des éléments paysagers sur le périmètre couvert par le plan ;
2° Un règlement comprenant :
a) Des prescriptions relatives à la qualité architecturale des constructions neuves ou existantes, notamment
aux matériaux ainsi qu'à leur implantation, leur volumétrie et leurs abords ;
b) Des règles relatives à la conservation ou à la mise en valeur du patrimoine bâti et des espaces naturels ou
urbains ;
c) La délimitation des immeubles, espaces publics, monuments, sites, cours et jardins, l'identification des
plantations et mobiliers urbains à protéger et à conserver, à mettre en valeur ou à requalifier pour des motifs
d'ordre culturel, historique ou architectural et les prescriptions permettant d'assurer leur conservation ou leur
restauration ;
d) Un document graphique faisant apparaître le périmètre couvert par le plan, une typologie des
constructions, les immeubles protégés, bâtis ou non, dont la conservation, la restauration, la mise en valeur
ou la requalification est imposée et, le cas échéant, les conditions spéciales relatives à l'implantation, à la
morphologie, aux dimensions des constructions et aux matériaux du clos et couvert.
II. – Le projet de plan de valorisation de l'architecture et du patrimoine est arrêté par l'organe délibérant de
l'autorité compétente en matière de plan local d'urbanisme, de document en tenant lieu ou de carte
communale et, le cas échéant, après avis de l'organe délibérant de la ou des communes concernées. En cas
de désaccord, l'avis de la Commission nationale du patrimoine et de l'architecture est sollicité.
Le projet de plan de valorisation de l'architecture et du patrimoine arrêté par l'organe délibérant de l'autorité
compétente en matière de plan local d'urbanisme, de document en tenant lieu ou de carte communale est
soumis pour avis à la commission régionale du patrimoine et de l'architecture.
Il donne lieu à un examen conjoint des personnes publiques mentionnées aux articles L. 132-7 et L. 132-9 du
code de l'urbanisme.
Il fait l'objet d'une enquête publique dans les conditions définies au chapitre III du titre II du livre Ier du code
de l'environnement.
Il est adopté par l'organe délibérant de l'autorité compétente en matière de plan local d'urbanisme, de
document en tenant lieu ou de carte communale, après accord de l'autorité administrative.
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Le plan de valorisation de l'architecture et du patrimoine est annexé au plan local d'urbanisme en application
de l'article L. 151-43 du code de l'urbanisme.
III. – La révision du plan de valorisation de l'architecture et du patrimoine a lieu dans les mêmes conditions
que celles prévues au II du présent article.
Le plan de valorisation de l'architecture et du patrimoine peut également être modifié lorsqu'il n'est pas porté
atteinte à l'économie générale de ses dispositions relatives à la protection du patrimoine bâti et des espaces.
La modification est prononcée, après enquête publique, consultation de l'architecte des Bâtiments de France
puis accord de l'autorité administrative, par délibération de l'organe délibérant de l'autorité mentionnée au
premier alinéa du même II.
(...)
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DOCUMENT 2
Un volumineux décret (30 pages !) du 29 mars 2017 tire les conséquences réglementaires des
modifications apportées par la loi du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l'architecture et
au patrimoine (LCAP) en matière de patrimoine mondial, de monuments historiques et de sites
patrimoniaux remarquables (voir notre article ci-dessous du 12 juillet 2016). Les dispositions du
décret s'appliquent aux demandes d'autorisations d'urbanisme et aux déclarations préalables
déposées à compter du lendemain de sa publication, soit à compter du 1er avril 2017.
Le décret procède tout d'abord à la mise en place des nouvelles commissions prévues par la loi
LCAP. Ainsi, la Commission nationale du patrimoine et de l'architecture remplace à la fois la
Commission nationale des monuments historiques et la Commission nationale des secteurs
sauvegardés. Au niveau territorial, c'est la commission régionale du patrimoine et de l'architecture qui
se substitue à la commission régionale du patrimoine et des sites et à la commission départementale
des objets mobiliers.
Le décret du 29 mars précise également la composition et le fonctionnement de cette nouvelle
Commission nationale du patrimoine et de l'architecture. Elle comprend sept sections, allant des sites
patrimoniaux remarquables et leurs abords aux parcs et jardins, en passant par la protection des
immeubles au titre des monuments historiques, les domaines nationaux et l'aliénation du patrimoine
de l'Etat, les projets architecturaux et travaux sur les immeubles, ou encore la protection des objets
mobiliers au titre des monuments historiques et travaux, sans oublier les sections dédiées aux
instruments de musique et aux grottes ornées.
Le décret détaille ensuite la composition de chacune de ces sections. Chaque section compte trois
ou cinq membres titulaires d'un mandat électif (en dehors des éventuels élus figurant au titre des
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personnalités qualifiées), répartis entre titulaires d'un mandat national et détenteurs d'un mandat
local. Les autres membres sont les représentants de l'Etat, ceux des fondations ou associations et
les personnalités qualifiées. Le secrétariat de la Commission nationale du patrimoine et de
l'architecture est assuré par la direction générale des patrimoines.
(...)
Patrimoine mondial et zone tampon
Le décret du 29 mars 2017 consacre aussi plusieurs dispositions aux biens inscrits au patrimoine
mondial de l'Unesco. Le texte précise notamment que "pour assurer la préservation de la valeur
universelle exceptionnelle des biens reconnus en tant que biens du patrimoine mondial, l'Etat et les
collectivités territoriales ou leurs groupements protègent ces biens et, le cas échéant, tout ou partie
de leur zone tampon par l'application des dispositions du présent livre, du livre III du Code de
l'environnement ou du livre Ier du Code de l'urbanisme".
Le décret intègre également la notion de zone tampon, fortement recommandée - mais non
obligatoire - par l'Unesco. Le périmètre et le plan de gestion de cette zone tampon sont définis par un
arrêté du préfet de région. Curieusement, la consultation de la commission nationale et de la
commission régionale du patrimoine et de l'architecture est prévue, mais non obligatoire.
(...)
Une grande partie du décret est consacrée aux sites patrimoniaux remarquables, une des novations
majeures de la loi LCAP, qui doit simplifier la protection du patrimoine en remplaçant
l'accumulation de dispositifs survenue au fil des ans (ZPPAUP, Avap, quartiers Malraux...).
Le décret du 29 mars commence par définir la procédure de classement au titre des sites
patrimoniaux remarquables : accord préalable de la commune ou de l'EPCI, enquête publique
organisée par le préfet, prise de décision... Il précise également la composition et le rôle de la
"commission locale du site patrimonial remarquable", constituée à compter de la publication de la
décision de classement d'un site patrimonial remarquable. Les maires des communes concernées,
de même que le préfet, le Drac et l'architecte des Bâtiments de France en sont membres de droit,
tandis que les membres désignés comprennent au moins un tiers de représentants désignés par le
conseil municipal ou l'organe délibérant de l'EPCI.
Le décret détaille aussi le contenu du plan de valorisation de l'architecture et du patrimoine et
le régime des travaux dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable.
Enfin, un long article adapte les dispositions correspondantes du Code du patrimoine aux collectivités
d'outre-mer, notamment en ce qui concerne la composition de la commission régionale du patrimoine
et de l'architecture. De même, plusieurs articles procèdent à un toilettage du Code du patrimoine pour
l'adapter aux nouvelles règles et dénominations mises en place par la loi LCAP. Parmi ces
dispositions finales figurent en particulier le contenu et les modalités de mise en œuvre du plan de
sauvegarde et de mise en valeur qui peut être établi sur tout ou partie d'un site patrimonial
remarquable classé.
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#
DOCUMENT 3
LE NPNRU,
C’EST QUOI ?
L
e Nouveau Programme National
de Renouvellement Urbain (NPNRU) a été lancé
L’ANRU et ses partenaires
par la loi de programmation pour la Ville vont investir 20 milliards d’euros,
et la Cohésion Urbaine du 21 février 2014. Il vise
à transformer les quartiers en difficulté pour les permettant de vastes travaux
rendre attractifs et améliorer la vie au quotidien de
plus de 2 millions d'habitants.
dans toute la France pendant
Le renouvellement urbain s’inscrit dans l’action 10 ans, avec un soutien de l’ANRU
menée par les pouvoirs publics en faveur à hauteur de 6,4 milliards d’euros
des quartiers, action formalisée à travers
les contrats de ville, qui fixent le cadre des projets financés grâce au concours
et prévoient l’ensemble des actions qui vont
permettre d’articuler ces derniers avec le volet
d’Action Logement.
social de la politique de la ville.
(...)
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#
LE NPNRU,
C’EST POUR QUI ?
L
e NPNRU améliorera, avec eux, la vie
des habitants des 200 quartiers
de notre pays où la pauvreté
est la plus forte, et où ils ont le plus
Ce programme d’envergure
bénéficiera à la fois
de mal à se loger dans de bonnes
à des territoires situés
conditions, à accéder aux services publics dans des grandes villes
ou à des transports de qualité et fiables.
ou des villes moyennes,
En plus de ces 200 quartiers d’intérêt
national, le NPNRU bénéficiera en métropole et en Outre-mer,
à 250 sites d’intérêt régional identifiés
par les préfets de région avec les
dans des quartiers de grands
collectivités. ensembles HLM ou des centres
anciens dégradés.
(...)
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////
PORTEUR DE PROJET
Président d’intercommunalité/maire
HABITANTS PRÉFET
Co-constructeurs Délégué territorial
de l’ANRU
ACTION LOGEMENT
Action Logement, acteur de référence
du logement social en France, vise à faciliter
le logement pour favoriser l’emploi.
Piloté par les organisations patronales
et syndicales de salariés, Action Logement gère paritairement
la Participation des Employeurs à l’Effort de Construction
(PEEC) en faveur du logement des salariés. Action Logement
mène deux missions principales : construire et financer
des logements sociaux et intermédiaires en contribuant
aux enjeux de renouvellement urbain et de mixité sociale,
et accompagner les salariés dans leur mobilité résidentielle
et professionnelle.
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#
UN NOUVEAU VISAGE
POUR LES QUARTIERS
UN QUARTIER ENCLAVÉ
AVEC UNE SEULE
VOIE D’ACCÈS
AVANT
UN ESPACE PUBLIC
DÉLAISSÉ
DES BÂTIMENTS
DE DIMENSIONS
EXCESSIVES, DÉGRADÉS,
PRIVÉS D’ADRESSE
DES ÉQUIPEMENTS
PUBLICS INADAPTÉS
ET OBSOLÈTES
UNE SIMPLE VOIRIE
DE DESSERTE INTERNE
12/30
////
UNE OFFRE
D’ÉQUIPEMENTS
ÉTOFFÉE
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DOCUMENT 4
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Des enjeux, des leviers d'action
EN RtDUISANT LES tMISSIOHS DE EH PROTÉGEANT LES RESSOURCES
Restaurer POLLUANTS CHIMIQUES ET BIOLOGIQUES EN EAU POTABLE
et préserver la pollution atmospheoque est la pnnc1pale La protection des zones de captage d'eau
la qualité menace environnementale sur la santé. Au s'impose pour prevemr les pollutions
de l'air delà des pics de pollution, 11 faut lutter contre
l'exposition de tous les Jours.
accidentelles ou diffuses et ainsi
perermIser la ressource.
EN SÉCURISANT L'APPROVISIONNEMENT
• Plusieurs orientations du Schéma Régional Climat Air Energie (SRCAE) ET EN DISTRIBUANT UNE EAU DE QUALITÉ
touchent à l'urbanisme: développement des mobilités douces; complémentarité
Il convient de vénfIer que l'ahmentaùon en eau potable couvrira les
du transport de personnes el de biens; adéquation des besoins avec les énergies
renouvelables mobilisables : réduction de 30 % des particules et des oxydes besoins Murs (évolution demographrque de la population, capacité
d'azote dans les zones sensibles (141 communes, soit 45 % de la population). des reseaux •. ).
•Ré[Link] sup!)limer, le recours aux espèces végétales les plus allergisantes
dans les aménagements urbains permet de limiter allergies, rhinites ou asthme EH GtRANT DE MAHltRE INTÉGRÉE LES EAUX PLUVIALES
chez les personnes sensibles. Voir "Guide sur la végétation en ville": o Le Schéma Directeur d'Amenagemenl et de Gestion des Eaux (SDAGEl
dans le bassin Loire-Bretagne recommande une gestion integrée des
EN LIMITANT L'EXPOSITION DES POPULATIONS RIVERAINES eaux pluviales. o
Il convient, avant d'agir, de bien identifier les principales sources de •la réutilisation des eaux pluviales doit se faire sans risque pour les usagers
pollutron: routes à fort trafic, mdustnes. chaufferies. el la collectivité.
• l'éloignement des sources polluantes (voies à fort trafic, stations d'épuration, • Des règles de collecte doivent être respectées et les dispositifs de stockage
industries...) des espaces de vie permet de réduire l'exposition des populations. aménagés afin d'éviter nuisances et risques (gite larvaire pour les moustiques
• rassociation agréée de surveillance de la qualité de l'air, lig'Air, fournit par exemple). o
une modélisation des niveaux de pollution de fond à l'échelle communale
"Commun'air"': o EH PRÉSERVANT LA QUALITÉ OES EAUX DE BAIGNADE
• Ug'Air ditfuse les données de qualité de l'air en temps réel et le détail des Pour chaque srte de baignade. un profil de baignade permet d'1denhfie1 les
émissions par commune et par secteur. sources de pollution susceptibles d'avoir un impact sur la qualité des eaux.
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... .. 15/30 • J
�. -'-V
EN LIMITANT L'IMPACT EN IDENTIFIANT ET EN LIMITANT
Adapter la ville DES VAGUES DE CHALEUR
Le phénomène d'îlot de chaleur
LES SOURCES DE BRUIT
Une réflexion en amont de tout Améliorer
au changement urbain (espace où les températures aménagement permet d'apporter l'environnement
climatique et sont supérieures aux moyennes des réponses efficaces et de prévenir les sonore
diminuer la régionales) peut accroitre la impacts du bruit.
consommation vulnérabilité de la population face • Les documents d'urbanisme sont des outils
d'énergie aux vagues de chaleur. de prévention des nuisances acoustiques liées
• Une urbanisation réfléchie permettra de aux voies de circulation, activités industrielles,
diminuer l'impact de ce phénomène: orientation des équipements de loisirs...
bâtiments, végétalisation des surfaces, matériaux adaptés ... • Plusieurs mesures peuvent limiter les risques : éloignement des zones
Voir Guide de l'Ademe : a
d'activités ou de loisirs des zones d'habitation et zones sensibles (écoles,
hôpitaux...); utilisation de l'effet "d'écran acoustique".
EN AMÉLIORANT L'EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE Voir "PLU et bruit, la boîte à outils de l'aménageur": a
L'urbanisation actuelle résulte d'un contexte d'énergie abondante et bon
marché. Elle doit être rendue résiliente aux perspectives de long terme. EN VEILLANT A LA QUALITÉ DES BATIMENTS Promouvoir
• Des éléments de diagnostic et d'orientations relatifs à l'efficacité énergétique
et à la réduction des gaz à effet de serre figurent dans le Plan Climat-Air-Énergie
ET DU CADRE DE VIE un habitat
Territorial (PCAET), document obligatoire pour les intercommunalités de plus de
Les risques sanitaires potentiels dans un et un cadre
20 000 habitants.
espace clos sont multiples.
de vie de
• Moisissures, émanations de polluants issus des
matériaux de construction et du mobilier, exposition
qualité
EN FAVORISANT LES MOBILITÉS ACTIVES au plomb, bruit ...
ET LES TRANSPORTS EN COMMUN • L'aménagement des espaces extérieurs, la présence
Promouvoir De nombreuses mesures peuvent avoir un d'espaces verts, une réelle mixité sociale ... jouent un rôle-clé dans le bien-être
les transgorts effet bénéfique (prévention des maladies de la population.
"doux" chroniques, lutte contre l'obésité) tout
EN MAÎîRISANT LA PROLIFÉRATION DES ESPÈCES ENVAHISSANTES
en limitant les pollutions sonore et
atmosphérique. Plusieurs espèces invasives présentent des risques d'allergies
et de maladie.
• Les documents d'urbanisme sont l'occasion de proposer des
infrastructures favorisant les mobilités actives (marche, vélo), les •Ambroisie: cette plante allergisante très présente dans le Cher et l'Indre progresse
vers le nord, au long de la Loire et des principaux axes de circulation.
transports en commun et le covoiturage, une offre de transport sur les secteurs non
desservis ... en privilégiant les solutions qui limitent expositions et accidents. • Moustique tigre : vecteur de maladies (dengue, zika), son introduction dans la
région est inéluctable à moyen terme. La lutte contre ses lieux de ponte (fossés,
Voir "Mobilités actives au quotidien, le rôle des collectivités": a
bassins d'eau pluviale) s'impose dès à présent.
• Chenille processionnaire du pin : très urticante, elle colonise la quasi-totalité
de la région : les grands arbres isolés proches d'éclairages urbains et les pins
noirs favorisent sa présence en ville.
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DOCUMENT 5
Le SRADDET
Nouveau schéma régional,
nouveaux enjeux
pour les intercommunalités
Né dans un contexte de reconfiguration de l’action publique, le Schéma Régional d’Aménagement, de
Développement Durable et d’Égalité des Territoires (SRADDET) permet aux Régions de fixer des grandes orientations
à l’échelle de leur territoire. Créé par la loi NOTRe (2015), ce nouveau schéma devient l’outil principal de la région
en matière d’aménagement du territoire et de développement durable.
L’intégration des éléments essentiels des schémas régionaux sectoriels au sein du SRADDET
Autres
SRCE SRCAE SRIT SRI PRPGD documents
(facultatif)*
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UN SCHÉMA D’AMÉNAGEMENT PRESCRIPTIF LA COMPOSITION
DU SRADDET
Si un certain nombre de régions étaient déjà dotées de schémas régionaux d’aména- Le SRADDET est composé de trois
gement, leur portée a évolué, dans la mesure où les SRADDET, à la différence de leurs pièces, définies par la loi.
• Un rapport réunit un état
prédécesseurs, sont juridiquement opposables. Plus précisément, les documents d’ur-
des lieux synthétique du territoire
banisme locaux, les plans climat-énergie territoriaux, les plans de déplacements urbains régional, les enjeux et l’exposé
et les chartes de parcs naturels régionaux « prennent en compte » les objectifs et sont de la stratégie régionale,
« compatibles » avec les règles générales du SRADDET. Une fois le SRADDET approuvé, les objectifs en matière
les documents auxquels il est opposable devront être mis en compatibilité lors de leur d’aménagement et de politiques
prochaine révision. sectorielles, et un ou plusieurs
documents graphiques illustratifs.
Néanmoins, les règles générales ne peuvent avoir pour conséquence directe, pour les
• Le fascicule rassemble les
autres collectivités territoriales et les intercommunalités, la création ou l’aggravation règles générales à valeur
d’une charge d’investissement ou d’une charge de fonctionnement récurrente (sauf prescriptive organisées en
convention spécifique avec une ou plusieurs communauté(s) ou collectivité(s) à statut chapitres thématiques, ainsi que
particulier prévue à l’art. L4251-8 CGCT). des documents graphiques
et des propositions de mesures
Orientations nationales pour la préservation et d’accompagnement non
la remise en état des continuités écologiques prescriptifs et facultatifs.
Stratégie nationale bas-carbone Ce fascicule doit s’accompagner
des modalités et indicateurs
PIG et OIN
de suivi et d’évaluation de
Règles générales Projets de grands équipements l’application des règles générales
d’aménagement et
SDAGE Charte des parcs nationaux
et de leurs incidences.
d’urbanisme (code)
• Les annexes incluent le rapport
Servitudes d’utilité publique PGRI Schéma interrégional de massif sur les incidences
environnementales établi dans
le cadre de l’évaluation
Respect Compatibilité Prise en compte environnementale du schéma ;
l’état des lieux de la prévention
SRADDET et de la gestion des déchets dans
la région ; le diagnostic du
Objectifs Fascicule (règles générales) territoire régional, la présentation
des continuités écologiques
Compatibilité Prise en compte retenues pour constituer la trame
verte et bleue régionale, le plan
SCoT, PNR, PCAET, PDU d’action stratégique et l’atlas
ou, à défaut de SCoT, PLU/i, cartes communales ou documents en tenant lieu
cartographique qui relèvent
du SRCE ; et de façon facultative,
tous documents, analyses,
évaluations et autres éléments
LES ÉTAPES OBLIGATOIRES utilisés pour élaborer le schéma
que la région estime nécessaire
de présenter à titre indicatif ainsi
Les grandes étapes du SRADDET s’articulent autour de deux conférences territoriales que ceux qui portent sur la mise
d’action publique (CTAP) et de trois délibérations obligatoires du conseil régional à en œuvre de celui-ci, notamment
l’issue desquelles le schéma sera approuvé par arrêté préfectoral. la contribution attendue du
La période ouverte aux contributions des communautés et métropoles se limite à la contrat de plan État-région.
phase de concertation et d’ateliers de travail, soit dans la plupart des cas l’année 2017.
UN SCHÉMA CONCERTÉ
Afin de jouer pleinement ce rôle de mise en cohérence des stratégies d’aménagement,
le SRADDET doit faire état d’une bonne articulation des documents de planification
régionaux et infrarégionaux, ce qui, par conséquent, implique une réelle mobilisation
des acteurs locaux lors de la définition, l’élaboration et la mise en œuvre du schéma.
Les personnes publiques associées (PPA) sont :
• le préfet de région,
• les conseils départementaux (uniquement sur les aspects voirie et infrastructure
numérique),
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UNE PLACE PARTICULIÈRE
• les métropoles,
POUR LES MÉTROPOLES ET
• les établissements publics en charge d’un SCoT, LES INTERCOMMUNALITÉS
• les collectivités à statut particulier (comme la métropole de Lyon), PORTEUSES DE SCoT ET PLU
• les intercommunalités compétentes en matière de PLU,
Les intercommunalités sont
• les autorités compétentes pour l’organisation de la mobilité qui ont élaboré un
sollicitées à divers titres en tant
PDU, que personnes publiques
• un comité composé de représentants des collectivités territoriales et de leurs associées. Cette association
groupements compétents en matière de collecte et de traitement des déchets, est renforcée s’agissant
d’organismes publics et d’organisations professionnelles concernés, d’éco-organismes des métropoles et structures
et d’associations agréées de protection de l’environnement porteuses de SCoT ou PLU :
• qui sont invitées à formuler des
• le comité régional en charge de la biodiversité
propositions relatives aux règles
• le cas échéant, les comités de massifs. générales du projet de schéma,
L’efficacité du SRADDET tiendra également dans la capacité des régions à trouver le • qui seront également consultées
bon positionnement avec les autres territoires, dans une logique de subsidiarité. Autre- une fois le projet de SRADDET
ment dit, elles doivent définir des orientations à portée réglementaire sans empiéter arrêté lorsqu’elles sont en charge
sur les compétences des autres collectivités. d’un SCoT ou d’un PLUi.
Les métropoles contribuent
donc directement à l’élaboration
du SRADDET qui impactera
les documents locaux.
LES CONTENUS THÉMATIQUES
Intermodalité et transports
Le SRADDET doit intégrer dans ce volet les infrastructures régionales nouvelles, la cohé-
rence des services de transport public et mobilité, la cohérence infrarégionale des plans
de déplacements urbains (PDU) limitrophes, l’optimisation des services aux usagers,
les modalités de coordination de l’action des collectivités et de leurs groupements,
l’identification des aménagements et itinéraires d’intérêt régional.
À RETENIR Dans le volet mobilité, les PDU sont directement interpellés puisque
le SRADDET a pour mission de fixer les mesures de nature à favoriser la cohérence des
services de transport public et de mobilité entre PDU limitrophes, et entre transports
urbains et interurbains. En parallèle, le SRADDET disposera d’un volet aménagements
et infrastructures. Il va identifier les voies et les axes routiers qui, par leurs caractéristiques,
constituent des itinéraires d’intérêt régional. Le département devra prendre en compte
ces orientations dans le cadre de ses interventions.
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sentent ce mode de transport pour la desserte inter-urbaine de certains territoires, la
participation des communautés et métropoles à l’élaboration de ce volet apportera la
garantie d’une convergence des autorités organisatrices de transport et de mobilité
(AOT/AOM) en matière d’intermodalité.
Climat-Air-Energie
Le SRADDET abordera les questions relatives au développement des énergies renou-
velables et de récupération, thématiques jusqu’ici relevant du SRCAE.
À RETENIR Les objectifs et règles définis par le SRADDET s’adressent directement aux
PCAET. Dans ce cadre, le SRADDET interpelle les politiques locales en matière d’habitat
ou d’urbanisme. Le thème des énergies renouvelables fait écho aux politiques développées
par les collectivités en matière énergétique notamment en matière de performances
énergétiques et environnementales.
Une attention spécifique pourra être portée aux régions issues de fusion quant à
la stabilité des règles issues des schémas antérieurs. L’hétérogénéité des approches
d’un SRCAE à l’autre pourrait entrainer une évolution significative à l’issue des fusions
régionales et de leur retranscription dans le nouveau SRADDET.
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DOCUMENT 6
LES CONTRATS RÉGIONAUX DE SOLIDARITÉ TERRITORIALE
Cadre d'intervention
Forte des acquis de plus de 15 ans de politiques territoriales qui l’ont placée en 1ère place des
Régions en matière d’aménagement du territoire, la Région Centre, par ce cadre d’intervention
renouvelé, réaffirme son attachement aux valeurs qui sont au cœur de ses politiques d’interventions
territoriales :
• Une volonté d’optimiser l’efficacité des interventions financières de la Région sur les
territoires par la définition de principes et de priorités régionales partagées.
• Un dialogue amplifié avec les territoires à l’échelle des bassins de vie correspondant à
la réalité concrète vécue par les habitants pour :
- des interventions territoriales définies avec l’ensemble des collectivités et
acteurs locaux,
- une démocratie participative permettant l’expression de l’ensemble des habitants.
C’est ainsi que les Contrats régionaux de solidarité territoriale constituent un des outils de mise
en œuvre du projet « Ambitions 2020 » élaboré de façon concertée à l’échelle du bassin de vie et
validé par la Région.
Ils contribuent ainsi à atteindre l’objectif de la Région Centre d’optimiser les potentialités de
développement de chaque territoire au regard de ses spécificités et de contribuer à réduire les
disparités des conditions de vie des habitants.
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| Les Contrats Régionaux de Solidarité Territoriale | Cadre d'intervention
Ce cadre d’intervention, adopté lors de la séance plénière des 24 et La Région Centre a soutenu
25 octobre 2012, a été élaboré après un débat en assemblée plénière
le 20 septembre 2012, suite à un travail de concertation avec différents éCONOMIE
CULTURE
> une centaine de bibliothèques ou médiathèques
Le Schéma Régional d’Aménagement Le Plan Climat énergie Régional > 75 salles de spectacles
et de Développement Durable > une vingtaine de lieux d’enseignement artistique
du Territoire de la région Centre
SPORTS
Retrouvez ces documents en ligne sur [Link] > 130 terrains de sport de plein air ou gymnases
> une cinquantaine d’équipements nautiques
HABITAT
> Près de 8 000 logements locatifs sociaux depuis 2000
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Les Contrats Régionaux de Solidarité Territoriale | Cadre d'intervention
LES CONTRATS RÉGIONAUX DE SOLIDARITÉ TERRITORIALE
Les 8 agglomérations et les 16 pôles de centralité identifiés dans le cadre du Schéma Régional
d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire (SRADDT) constituent les points
d’ancrage du développement économique et social des territoires, par les fonctions principales
liées à l’emploi et aux services qu’elles assurent.
Ces 24 pôles animent 23 bassins de vie, dont le périmètre a été défini sur la base des travaux de 24 pôles animent
l’INSEE réalisés à la demande de la Région, en tenant compte de l’attractivité des pôles en matière 23 Bassins de vie
d’accès aux services supérieurs.
Ces espaces de dialogue correspondent aux « espaces vécus » des habitants, et sont adaptés à la
définition des grands enjeux impactant le développement économique, social et environnemental
d’un territoire (emploi, habitat, déplacements, services…), ainsi qu’à la définition d’objectifs
stratégiques.
Ils permettent de rassembler à la fois les acteurs institutionnels, les entreprises, les associations,
ainsi que la population, afin de renforcer la démocratie participative.
Il est entendu que la réflexion du bassin de vie ne se limite pas à son territoire mais intègre les
préoccupations inter-territoires, y compris interrégionales.
Les bassins de vie constituent le périmètre adapté de réflexion et de déclinaison opérationnelle
du SRADDT.
Ainsi, le document « Ambitions 2020 » concerne l’ensemble des interventions de la Région sur le
bassin de vie :
• Les interventions régionales dans le cadre de ses compétences propres (lycées,
formation, transport régional, développement économique)
• Les interventions régionales en appui des compétences des autres collectivités
et sert de fil conducteur à l’action régionale, pour davantage de cohérence et de lisibilité.
Son élaboration fait l’objet d’une concertation élargie organisée dans différentes configurations,
comme notamment les forums préparés avec un groupe d’acteurs représentatifs de la diversité
du territoire.
Il constitue également le socle de la contractualisation qui permet à la Région d’accompagner
des initiatives locales dans le cadre de programmes de développement durable, intersectoriels
et pluriannuels : contrats portés par les Communautés d’Agglomérations et par les Syndicats de
Pays.
Ce comité est également chargé de suivre l’avancée des Contrats territoriaux, des stratégies
locales et des grands projets. Ainsi, le comité de pilotage territorial se réunit régulièrement même
après l’approbation d’Ambitions 2020, en réunion plénière comme en formation thématique,
autant que de besoin.
Le projet « Ambitions 2020 » pour le bassin de vie est soumis à l’approbation de la Commission
permanente du Conseil régional.
(...)
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DOCUMENT 7
Extrait de « Guide Agir pour un urbanisme favorable à la santé. Concepts & outils »
École des Hautes Études en Santé Publique (EHESP) - 2014
1. Se référer à la fiche support P1.1 « Elaboration des documents d’urbanisme (SCOT et PLU) et procédures d’aménagement »
2. Précisons ici qu’à chaque fois que le terme de santé sera utilisé, il fera référence à la définition de la santé dans son acception large
décrite dans la première section (Se 1.1) du guide.
3. La charte d’Athènes : le premier texte de la charte d’Athènes a été élaboré lors du IVe congrès international d’architecture moderne
(CIAM) en 1933 qui avait pour thème « La ville fonctionnelle » ; Ce texte collectif a été retravaillé et publié par Le Corbusier en 1943. (Le
Corbusier, 1957 ; Levy et al, 2012).
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Agir pour un urbanisme favorable à la santé - 2014
Doctrines Enjeux de santé et environnement
Quelques dates-clés
urbaines Leviers urbanistiques
1802-1830 : Création des premiers Conseils de salubrité
dans les grandes villes - Insalubrité et «miasmes»
1841 : Loi d’expropriation pour utilité publiquea - Epidémies de peste et de choléra
1850 : 1ère loi relative aux logements insalubres
1852 : Décret-loi relatif aux rues de Paris et début des XIXème Assainissement et aération du tissu
travaux du Préfet Haussmann URBANISME urbain : réduction de la densité bâtie et
1856 : Création du Parc de la Tête d’Or (Lyon) HYGIENISTE démographique, réalisation de percées
1883-1884 : Arrêtés du Préfet Poubelle (obligation de urbaines, d’espaces verts, construction
mettre les déchets ménagers dans un récipient clos) d’égouts, invention de la poubelle,…
1894 : Loi sur l’assainissement de Paris et de la Seine
Figure 7 : Évolution historique des enjeux de santé-environnement au regard de l’urbanisme (depuis le XIXème siècle)
a. La loi d’expropriation pour utilité publique : votée pour faciliter la résorption de l’habitat insalubre.
b. La loi Cornudet : plans d’aménagement, d’embellissement et d’extension (PAEE) obligatoires pour les villes de plus de 100 000 habitants
et aussi dans toutes les communes du département de la Seine.
c. La loi SRU : profonde réforme du droit de l’urbanisme et du logement en France. L’urbanisme de projet (les SD deviennent des SCOT et les
POS des PLU) et de durabilité (introduction du PADD) fait son apparition. Par ailleurs, l’article 55 impose aux villes, selon certains critères, de
disposer d’au moins 20 % de logements sociaux. Ce taux a été relevé à 25% depuis le vote de la loi n° 2013-61 du 18 janvier 2013 relative
à la mobilisation du foncier public en faveur du logement et au renforcement des obligations de production de logement social.
d. L’Avis des ARS intervient dans le cadre de l’article 1435-1 du code de santé publique introduit par le décret n° 2011-210 du 24 février 2011
tirant les conséquences de la loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires. Il stipule qu’« elle [l’agence] fournit aux autorités compétentes les avis
sanitaires nécessaires à l’élaboration des plans et programmes ou de toute décision impliquant une évaluation des effets sur la santé humaine »
e. Ces trois décrets viennent mettre le droit français en conformité avec le droit communautaire. Le but est de faire en sorte que la majorité
des projets d’aménagement, plans/schémas/programmes et documents d’urbanisme soient soumis en amont à une évaluation de leurs
effets potentiels sur l’environnement et la santé humaine. Pour plus d’informations, se conférer à la fiche support P1.2 « Démarche
règlementaire de l’évaluation environnementale des projets d’aménagement et documents d’urbanisme »
Agir pour un urbanisme favorable à la santé - 2014
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Agir sur l’aménagement des territoires : un levier pour promouvoir la santé
Cette synthèse historique met clairement en évidence En raison de la multitude d’informations et de la
les liens étroits qui existent, et qui ont toujours existé, complexité des liens existants entre toutes ces
entre la santé et des choix d’urbanisme4. thématiques, la mise en place de cadres d’analyse
est indispensable pour structurer les réflexions et
De plus en plus d’études apportent des éléments
faciliter l’appropriation des résultats scientifiques par
de preuve de l’impact de ces choix sur certains
les nombreux acteurs impliqués dans le champ de
déterminants de santé5. Les productions scientifiques
l’urbanisme.
couvrent un large panel de thématiques (environnement
naturel, formes urbaines, habitat, cadre de vie, transports, Une clarification de ces liens, le partage d’une vision
pollution & nuisances, infrastructures, offres de services, commune des concepts et le développement d’outils
planification…) et apparaissent dans une littérature d’aide à la décision basés sur une approche globale de
scientifique spécialisée très diversifiée du champ de la santé restent des enjeux majeurs pour promouvoir
l’environnement, de la promotion de la santé et de des territoires favorables à la santé.
l’urbanisme.
4. A chaque fois que le terme urbanisme est utilisé dans ce document, nous faisons référence à la fois à l’aménagement et à la planification
urbaine
5. Quelques références clés :WHO Europe, 2010 ; Barton, 2009 ; Barton, 2009a ; Vlahov, 2007 ; Giles-Corti, 2006 ; Franck et al.,2003,
Saelens et al, 2003.
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Agir pour un urbanisme favorable à la santé - 2014
SYSTÈME GLOB
O AL
ÉC Environ
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vités et services
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sport et résidu
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Figure 8 : o éc t cu ier ni
c er e au vea
Représentation Ma itiqu x r ux
ég
graphique des l ion
po s)
déterminants
de santé à
travers le prisme de Les déterminants
l’aménagement de nos de la santé et du bien-être de la
territoires (adaptée de Barton population dans les
2006 par Tremblay, 2012) municipalités
Dans le cadre du développement du référentiel, cet outil graphique a constitué une aide à la sélection
des déterminants de santé et à sa structuration.
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Agir pour un urbanisme favorable à la santé - 2014
Depuis 1987, ce concept s’est largement répandu à travers le monde grâce au mouvement international des villes
santé. Ainsi, plusieurs pays et régions d’Europe se sont emparés de ce concept pour intégrer plus de santé dans
leurs politiques d’aménagement du territoire.
5 axes d’action
En s’inspirant de ce concept et de travaux d’équipes de recherche de ces pays (Butterworth, 2000 ; Barton, 2009)
nous avons défini 5 grands axes pour un aménagement favorable à la santé. Ces axes sont repris dans le volet
pratique du guide à destination des ARS (partie II) et détaillés dans la fiche support P2.10 « Analyse du projet au
regard des axes du concept Urbanisme Favorable à la Santé ».
Un aménagement favorable à la santé correspond à promouvoir des choix d’aménagements qui permettent de :
(Axe 1) Réduire les polluants (air, eau, sol, gaz à effet de serre…), les nuisances (bruit, odeurs, ondes
électromagnétiques…) et autres agents délétères (composés chimiques des matériaux de constructions,…).
Ces choix doivent se faire dans une perspective de réduction à la source mais également de réduction de
l’exposition des populations.
(Axe 2) Promouvoir des comportements ou des styles de vie sains des individus (via l’installation
d’équipements ou d’infrastructures adaptés et accessibles à tous) et plus spécifiquement :
• Favoriser l’activité physique et la non sédentarité
• Inciter à une alimentation saine
(Axe 3) Contribuer à changer l’environnement social en proposant des espaces de vie qui soient
agréables, sécurisés et qui permettent de favoriser le bien-être des habitants et la cohésion sociale.
(Axe 4) Corriger les inégalités de santé entre les différents groupes sociaux économiques et les
personnes vulnérables, en termes d’accès à un cadre de vie de qualité et d’exposition aux polluants,
diminution des nuisances et agents délétères.
(Axe 5) Un autre point majeur pour tendre vers un urbanisme favorable à la santé consiste à soulever
et gérer autant que possible les antagonismes et les possibles synergies lors de la mise en œuvre
opérationnelle des projets. Des exemples en relation avec la thématique de la densité urbaine sont proposés
dans la fiche support P2.10.
Cette façon d’aborder la santé dans le champ de l’urbanisme basée sur une approche plus « positive » (moins axée
sur les risques), plus globale et intersectorielle est en cohérence avec les pratiques d’urbanisme prônées aujourd’hui.
Réduire les polluants, nuisances et autres agents délétères (émissions & expositions)
Promouvoir des comportements sains des individus (activité physique et alimentation saine)
Contribuer à changer l’environnement social pour favoriser la cohésion sociale et le bien-être des habitants
Corriger les inégalités de Santé entre les différents groupes socio-économiques et personnes
vulnérables
Soulever et gérer (autant que possible) les antagonismes et les possibles synergies.
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Agir pour un urbanisme favorable à la santé - 2014
BOULEVARD
Réside111ce de la Boube: Résidence Pranar1d: PERIPHERIQUE
Ecole Jean rvioulin : 252 élèves eni maternelle
108 logements sociaux 392 logements sociaux
et 344 élèves en élém,entaire
1
Etablissem,ent d hébergen1ent Crèche parentale: accueil de Place des Buers PLAN 1
PRÉSENTANT LES DIFFÉRENTS ÉLÉMENTS DU
pour personties âgées 24 personnes QUARTIER DE TECHNIVILLE À ÉTUDIER
dépendantes (EHPAD) Le plan n'est pas à rendre avec votre copie.