Guide opérationnel secours électricité
Guide opérationnel secours électricité
de la sécurité civile
et de la gestion des crises
Opérations de secours
en présence d’électricité
Melissa AKLI-CARDIN (SDIS 42), Thierry ARNOULD (SDIS 74), Jérémy BOUVIER (SDIS 52),
Nicolas CHAINTREUIL (SDIS 73), Jérôme CHIALVA (SDIS 31), Elodie GUSTAVE (SIS 971), Céline
JOUBERT (SDIS 80), Julien LEGARS (SDMIS), Lilias LOUVET (RTE), Romaric MILER (SDIS 05), David
MORIN (SDIS 24), Kévin NAVARETTE (SDIS 57), Patrick PARAYRE (BSPP), Thierry TRIBAL (SIS
971), Guy TURLIER (ENEDIS), Mickaël URBAIN SDIS (64), Anthony USAÏ (SDIS 59).
Reproduction des textes autorisée pour les services d’incendie et de secours dans le cadre de
la mise en œuvre de la doctrine et la formation des sapeurs-pompiers.
© DGSCGC – 1ère édition – ISBN : 978- 2 – 11 – 167897-2- Dépôt légal : Janvier 2024
Direction générale
de la sécurité civile
et de la gestion des crises
Préface
Les différentes innovations énergétiques et les solutions de services émergeant impliquent une
adaptabilité continue des services d’incendie et de secours. Elles nécessitent un engagement
en toute sécurité du personnel lors des différentes phases évolutives des opérations et ceci en
étroite collaboration avec le personnel directement concerné.
Aussi, le guide de doctrine opérationnelle constitue une référence adaptable aux situations
rencontrées en opération permettant la mise en œuvre sécurisée de toutes les actions des
intervenants lors des missions.
Préface ........................................................................................................................... 5
En lien avec les contrats territoriaux de réponses aux risques et aux effets des menaces et du
schéma d’analyse et de couverture des risques, elle permet aux services d’incendie et de
secours de construire leur réponse opérationnelle.
La doctrine a pour objet de guider l’action, de proposer des outils d’aide à l’intervention et de
faciliter la prise de décision des sapeurs-pompiers, sans imposer des méthodes strictes
inenvisageables dans le domaine opérationnel.
Elle participe également à la construction de certains documents structurants des SIS suivant
ce schéma :
Si elle ne constitue pas un corpus contraignant au sens strict, elle reste une référence
opposable soumise au pouvoir d’appréciation du juge.
Elaborée par la DGSCGC avec le concours des SIS et d’experts, la doctrine opérationnelle fait
partie des actes de droit souple.1, ce qui permet de l’actualiser en fonction de l’évolution des
risques et des menaces, de l’état des connaissances et des retours d’expériences.
Chaque situation de terrain ayant ses particularités, chercher à prévoir un cadre théorique
unique pour chacune serait un non-sens et c’est pourquoi seuls des conseils à adapter au cas
par cas sont pertinents et nécessaires.
La décision, dans une situation particulière, de s’écarter des orientations données par les
documents de doctrine relève de l’exercice du pouvoir d’appréciation, intégrée à la fonction
de commandement et inhérente à la mission en cours.
La mise en œuvre de la doctrine requiert du discernement pour être adaptée aux impératifs
et contraintes de chaque situation.
Ce corpus doctrinal qui s’organise sous la forme d’une bibliothèque de la sécurité civile
propose plusieurs types de documents, ayant des finalités différentes.
Les guides de doctrine opérationnelle (GDO) sont des documents qui ont pour objectifs :
1
Etude annuelle du Conseil d’Etat de 2013
Les guides de techniques opérationnelles (GTO) ont pour objectif de mettre à disposition des
services d’incendie et de secours l’ensemble des méthodes et techniques opérationnelles utiles
à l’atteinte des objectifs du COS en fonction des différents environnements rencontrés en
opération.
Les partages d’information opérationnelle (PIO) ont pour objectif d’offrir rapidement des
éléments opérationnels de manière synthétique sur une problématique nouvelle ou ponctuelle
(self stockage, isolation par l’extérieur, etc.).
Inscrite dans une démarche d’amélioration continue, la doctrine est régulièrement mise à
jour à partir :
Les photographies et les schémas utilisés dans les documents de doctrine n’ont
pas vocation à imposer ou recommander aux services d’incendie de secours, les
matériels et équipements qui peuvent y être représentés.
© Antonin Ronchon
Les enjeux liés aux opérations de secours en présence d’électricité nécessitent une
connaissance consolidée des caractéristiques de l’environnement dans lequel évolueront les
secours et une réelle compréhension de l’action des différents acteurs.
En fonction de la situation le commandant des opérations de secours (COS) peut faire appel
ou s’appuyer sur les conseils de spécialistes.
2
La France métropolitaine continentale, la France métropolitaine, et les zones non interconnectées à la France
métropolitaine continentale (Corse et outre-mer).
15
1. L’environnement
L'énergie est présente partout dans le monde et se définit comme la mesure de la capacité
d'un système :
Il convient donc de distinguer la source d’énergie des différentes formes d’énergie, même si
intrinsèquement ces deux concepts sont liés. Par exemple, le soleil, par les rayonnements qu’il
émet, est une source d’énergie qui produit de l’énergie thermique (solaire thermique) mais
peut également produire de l’énergie électrique par conversion (énergie photovoltaïque)).
Concernant l’énergie électrique, elle est acheminée depuis les centres de production vers les
consommateurs en empruntant :
• le réseau public de transport d’électricité dimensionné pour les longues distances et les
fortes quantité d’énergie ;
• le réseau public de distribution conçu pour les courtes distance et des plus faibles
quantités d’énergie;
• l’autoconsommation énergétique hors réseau public qui consiste à produire l'électricité
qui est consommé.
2. L’électricité
L’électricité ou courant électrique est à la fois un phénomène physique et une énergie résultant
du déplacement de particules chargées négativement (les électrons) au sein d’un matériau
conducteur (matériau dont les atomes ont une faculté à se céder facilement des électrons).
Lorsque l’on frotte une règle en plastique sur du papier, les électrons superficiels des atomes
du papier rejoignent les atomes de la règle. Les charges électriques sont alors piégées dans des
matériaux isolants (le plastique, le papier, le verre, etc.) qui les empêchent de circuler.
Ce phénomène est appelé électricité statique. Il peut se manifester très rapidement lorsque
l’on touche la règle par un léger choc électrique (décharge des électrons). Il s’agit du même
phénomène lorsqu’ayant marché sur une moquette, on touche la poignée d’une porte.
La quantité d’électricité statique produite n’est pas suffisante pour être industrialisée et
satisfaire nos besoins énergétiques habituels.
16
2.1.2. La foudre
La foudre est accompagnée d'un ou plusieurs éclairs avec ou sans tonnerre3. Les décharges
nuage-sol présentent un plus grand danger pour l'être humain.
L'électricité dynamique est constituée par un flux d'électrons libres circulant dans une seule
direction. Pour créer un tel flux, il faut utiliser un matériau conducteur relié à un générateur
(pile, dynamo, accumulateur, alternateur, etc.) et des récepteurs.
Dans l’état actuel des connaissances et de la technique, l’électricité dite naturelle ne peut être
captée et stockée. En conséquence, elle doit être créée, de manière artificielle dans des
centrales par transformation :
Un courant électrique est généré par le déplacement de charges électriques dans un matériau
conducteur. On distingue :
3
Lors d’un éclair, l’air situé au niveau du passage de l’électricité est chauffé à plus de 30 000 °C. Sous l’effet de cette
augmentation de chaleur, l’air va connaître brutalement une grande expansion. Cette expansion est accompagnée
d’un bruit : le tonnerre. En quelques millièmes de secondes, la compression puis la dilation de l’air entraine le bruit. Le
décalage entre la perception de l’éclair et le tonnerre est dû à la différence de vitesse entre la lumière et le son. En
effet, la lumière se déplace à une vitesse de 3*10^8 m/s et le son se déplace à une vitesse de 340 m/s.
4
Pour un courant de fréquence de 50 Hz, le changement de sens s'effectue 50 fois par seconde.
17
électrique (jusqu’à 10% du courant initial) après une coupure d’alimentation. Ce
phénomène se manifeste d’autant plus que le conducteur est long et la tension élevée.
La neutralisation d’un courant capacitif impose une mise à la terre du conducteur ;
• le courant faradique et galvanique, à la marge, est un terme principalement utilisé en
électro-chimie et en médecine qui correspond à un courant continu à flux constant.
L’environnement des ouvrages est soumis à des phénomènes électriques pouvant générer des
tensions dangereuses pour les personnes et intervenants se situant à proximité. Aussi, on
identifie divers phénomènes qui sont à prendre en compte :
• le couplage capacitif ;
• le couplage inductif ;
• l’induction magnétique ;
La notion de mise à la terre consiste à évacuer le courant de fuite en cas de défaut d'isolement
sur un appareil électrique vers la terre et donc à protéger les personnes du risque
d'électrisation voire d'électrocution. La terre permet d’absorber les charges électriques qui
peuvent circuler dans le réseau de la liaison équipotentielle.
2.3.1. La tension
Il est important de garder en mémoire que le terme basse tension ne doit pas
être interprété comme une garantie de sécurité.
2.3.2. L’intensité
L’intensité d’un courant (I) exprimée en ampère (A) correspond au flux d’électrons qui circulent
dans les fils. Elle peut être comparée schématiquement au débit dans un tuyau d’eau.
18
2.3.3. La résistance
La résistance (r) ou impédance est exprimée en ohms (Ω). Elle correspond à la propriété d’un
matériau à s’opposer au passage du courant électrique.
La résistance est responsable d'une dissipation d'énergie sous forme de chaleur. Cette
propriété porte le nom d'effet Joule. Cette production de chaleur est parfois un effet souhaité
(résistances de chauffage), parfois un effet néfaste (pertes Joule) mais souvent inévitable.
La résistance électrique peut être comparée au rétrécissement d’un canal qui s’oppose au
passage du courant (exemple : le passage de l’eau dans un raccord de réduction).
Elle est mesurée en watt ou plus couramment en kilowatt (1 kW, soit 1 000 W) ou mégawatt (1
MW, soit 1 000 kW), elle permet de déterminer la quantité d’énergie transmise et se mesure
par le produit de la tension et de l’intensité.
La puissance électrique peut être comparée à la force du jet d’eau lorsqu’il sort du robinet.
Elle permet d’évaluer la quantité d'électricité produite ou consommée pendant une période
donnée. Il s’agit de la puissance électrique multipliée par le nombre d’heures d’utilisation.
• en kilowattheure (kWh) ;
• en mégawattheure (MWh ou 1 000 kWh) ;
• en gigawattheure (GWh ou 1 000 000 kWh).
Les centrales nucléaires utilisent l’énergie libérée par la fission de noyaux des atomes d’uranium
qui produit de la chaleur, chauffe de l’eau créant de la vapeur permettant de produire de
l’électricité. La production nucléaire est la première source de production d’électricité en
France. En 2020, elle représentait 67,1% de l’électricité produite.
19
Les centrales hydro-électriques utilisent la force de l’eau pour produire de l’électricité. La
production hydraulique est la deuxième source de production d’électricité en France. En 2020,
elle représentait 13% de l’électricité produite.
Les centrales thermiques utilisent la combustion du pétrole, du charbon ou du gaz naturel pour
produire de l’électricité. La production thermique est la quatrième source de production
d’électricité en France. En 2020, elle représentait 7,5% de l’électricité produite.
Les bioénergies sont l’ensemble des énergies renouvelables produites à partir de matières
organiques (ex : biomasse).
20
Ces charges sont séparées au sein du matériau grâce à un champ électrique interne, ce qui
génère une tension continue de quelques dizaines de volts à l’échelle d’un module PV.
5
De nombreuses installations domestiques sont également équipées de petites batteries de stockage
21
L’onduleur : Dispositif électronique permettant de transformer des courants continus en
courants alternatifs exploitables par le réseau.
Le tableau général basse tension (TGBT) : C’est le point central de la distribution électrique
d’un bâtiment. Ce tableau constitue le point de concentration de la production électrique à
destination du réseau de distribution
L’implantation de panneaux PV est de plus en plus répandue sur les toitures et les façades de
bâtiment. On la trouve notamment :
22
- sur le toit des maisons individuelles (système PV de faible puissance : quelques kilowatt-
crête kWc), les panneaux étant indifféremment intégrés à la toiture, en substitution de
tuiles ou ardoises, ou sur-imposés sur la toiture, au-dessous des tuiles ou des ardoises
sur 15 à 20 m² environ ;
- sur le toit de bâtiments tertiaires, industriels ou agricoles (système de quelques dizaines
à quelques centaines de kWc), représentant alors plusieurs milliers de m² de panneaux ;
- en couverture de parkings extérieurs (gares, entreprises privées, etc.).
On distingue deux types d’installation au sol : les panneaux de sol à vocation unique de
production d’énergie, et les chaussées PV.
Dans certains cas, les centrales solaires sont équipées de K trackers L qui permettent de suivre
la course du soleil pour obtenir un meilleur rendement.
© Jean-François Cascarra
23
La chaussée ou voie PV
© Didier Helou
Selon les cas, l’électricité produite par les installations photovoltaïques est revendue (vente
totale ou partielle) ou utilisée pour des besoins d’un site (autoconsommation).
24
alimentée via un compteur de consommation qui permet la facturation de l’énergie délivrée
par le distributeur.
Ce type d’installation constitue une variante de la précédente. La vocation reste avant tout
l’alimentation de l’installation électrique du site. Pour assurer cette alimentation en toutes
circonstances, l’utilisateur s’est équipé de batteries d’accumulateurs.
25
© Guillaume Vermeulen – SDIS 59
• Les installations autonomes
26
3.2. Les éoliennes
Une éolienne (ou un aérogénérateur) est une turbine qui transforme l'énergie cinétique du vent
en électricité. Une ferme éolienne (ou parc éolien6) est le lieu où plusieurs éoliennes sont
rassemblées.
L’installation d’un parc éolien est soumise à plusieurs réglementations, auxquelles s’ajoutent
les dispositions du code du travail pour la conception et l’exploitation des éoliennes. Les parcs
6
Le poste de livraison fait partie intégrante du parc éolien
7
Des parcs éoliens maritimes sont à l’étude sur l’ensemble du territoire.
27
éoliens terrestres relèvent de la rubrique 2980 de la nomenclature des installations classées. A
ce titre, deux régimes sont possibles8 , la déclaration ou l’autorisation :
Dans le cadre d’un projet de parc éolien, et dans sa demande d’autorisation d’exploiter, les SIS
sont consultés.
Ainsi, les éléments fournis permettent aux SIS de disposer de nombreuses données comme :
En retour, un ensemble de prescriptions peut être formulé afin d’améliorer l’intervention des
secours et sa sécurité, en particulier :
8
Pour aller plus loin : http://www.installationsclassees.developpement-durable.gouv.fr/Arretes-declaration-et.html
28
Les caractéristiques d’une éolienne terrestre sont les suivantes :
1. des fondations, qui permettent de fixer l'ensemble de la structure. D’un seul bloc de
béton armé, ces fondations sont soit superficielles, soit sur pieux suivant la nature des
sols. Elles incluent une virole ou une cage d’ancrage ;
2. un mât en acier ou en béton. Fixé aux fondations par l’intermédiaire d’une centaine de
boulons. Il est assemblé sur le site après avoir été livré en plusieurs tronçons. Un mat
mesure entre 50 et 130 mètres avec une base de 4 à 7 mètres de diamètre pour un poids
de plus d’une centaine de tonnes.
3. une nacelle, fixée au sommet du mât, qui contient le générateur et le rotor. C’est un
volume fermé avec une enveloppe en matériau composite comprenant K le cœur de
l’éolienne L. Tout le dispositif de production d’électricité est présent, y compris le
système d’orientation. Ce dernier permet d’orienter la nacelle face au vent.
Le rotor est la partie tournante de l'éolienne. Il est composé des pales (2 ou 3 selon le
constructeur) et du moyeu. Son diamètre peut atteindre plus d’une centaine de mètres
et son poids varie entre 35 et 55 tonnes Il permet la transformation de l’énergie
cinétique du vent en énergie mécanique, qui sera transmise ensuite à la génératrice. Le
moyeu de l’éolienne supporte les pâles sur l’axe d’entrée du multiplicateur ou celui de
la génératrice s’il s’agit d’un aérogénérateur à entrainement direct.
Le mouvement du rotor peut être transmis directement à une génératrice, c’est le cas
des turbines synchrones qui représente 25% du parc éolien. Dans le cas des turbines
asynchrones, un multiplicateur est placé avant la génératrice.
L’accès à la nacelle par l’intérieur est possible au moyen d’un élévateur et d’une échelle
fixe. L’élévateur est dimensionné pour transporter au maximum 240 kg, mais reste
limité en place à deux personnes au maximum.
9
Cas du petit éolien : Il existe des moyens de production individuelle. Ces éoliennes fonctionnent sur le même principe
que les grands aérogénérateurs. Elles mesurent au maximum une dizaine de mètres de hauteur.
29
L’échelle fixe, installée du bas de l’éolienne jusqu’à la nacelle, permet un accès aux
différents paliers. Elle est munie d’un équipement de protection individuelle10 contre
les chutes de hauteur, complété selon les cas par un système d’aide à l’ascension.
4. des pales, en général au nombre de trois afin d'optimiser le rendement, dont l'axe de
rotation correspond au centre de la nacelle. Un système d’orientation est intégré.
- un anémomètre ;
- des capteurs météorologiques ;
- des balises lumineuses d’obstacle ;
- des points d’ancrage.
10
La mise à disposition pour les services d’incendie et de secours des équipements antichute est à prescrire dans le
cadre de la demande d’avis du dossier d’installation classée. Ces matériels doivent être utilisés selon les préconisations
constructeurs et vérifiés avec l’exploitant avant la mise en service de l’aérogénérateur. Leur contrôle est à la charge de
l’exploitant.
11
Des opérations de maintenance existent également à l’extérieur des éoliennes, notamment pour les pales. Ces
opérations sont effectuées soit par un accès via la nacelle, soit via des équipements spécifiques.
12
Un engagement opérationnel à l’intérieur d’une pâle nécessite une protection respiratoire adaptée.
30
Chaque aérogénérateur dispose d’une aire de travail lors de sa phase de construction
notamment pour la mise en place de grue mais aussi le retournement d’engin lourds.
Cette aire est conservée lors de la phase d’exploitation et permet le stationnement des
véhicules de secours lors des diverses actions sur site.
Les voies d’accès aux parc éoliens sont généralement des chemins construits ou existants et
réadaptés en voies carrossables lors de la phase de chantier des éoliennes.
Elles doivent être viables sur le long terme pour permettre la circulation des véhicules de
secours lors de l’exploitation de l’installation.
L’accès dans le mat se fait par une porte blindée ou non, suivant des procédures d’ouverture
définies entre le service d’incendie et de secours concerné et l’exploitant.13
L’éolienne utilise ainsi la vitesse du vent pour produire une énergie renouvelable à très faible
émission de gaz à effet de serre et de déchets. L’énergie électrique produite par une éolienne
varie en fonction de plusieurs paramètres essentiels : la forme et la longueur des pales, la vitesse
du vent et la température qui modifie la densité de l’air.
13
Forcement de la porte ; récupération des clés dans le véhicule fermé du gestionnaire ou de l’opérateur (en cas de
présence de celui-ci), ouverture d’une boite à clefs fixée en façade au moyen d’une polycoise ou d’un digicode.
31
La production est aussi variable avec les saisons, l’hiver étant la plus favorable. Celle-ci fournit
par l’intermédiaire d’un générateur une tension de 600 volts en courant continu.
Ce courant est ensuite ondulé et transformé en 20 000 volts pour être injecté dans le réseau
de distribution.
Les éoliennes sont prévues pour des vitesses de vent comprises entre 4 et 25 m/s. Au-delà, un
dispositif de freinage aérodynamique ou mécanique arrête automatiquement l’éolienne afin
de sécuriser les équipements et d’en minimiser l’usure.
La puissance des éoliennes terrestres modernes est de 0,7 à 4 MW. C’est autour de 14 m/s que
les éoliennes modernes fournissent leur puissance nominale.
• livrer sa production ;
• alimenter les parties de l’éolienne qui consomment de l’énergie (éclairage, armoires de
commande, etc.).
• au sein de l’éolienne ;
• dans un réseau enterré entre l’installation et le poste de livraison.
En fonction de la puissance des installations, le raccordement peut être fait sur le réseau de
transport ou de distribution.
A la sortie du poste de livraison, la tension livrée (généralement) de 20 000 volts est injectée
dans le réseau électrique.
3.3. La géothermie
Cette énergie permet de fabriquer de l'électricité et/ou de la chaleur dans les centrales
géothermiques, grâce à l'eau chaude des nappes dans le sous-sol de la Terre.
En certains points du globe, en particulier dans les régions volcaniques, qui correspondent à
des intrusions de magma dans la croûte terrestre, les températures rencontrées peuvent
atteindre jusqu’à 250-350 °C).
32
Principe de fonctionnement de la centrale de Bouillante
© ADEME/BRGM
Lorsque l'eau de gisement est partiellement vaporisée, elle est récupérée sous la forme de
vapeur sèche directement utilisable pour faire tourner les turbines des centrales
géothermiques. Mais ces gisements de vapeur sont relativement rares14.
Pendant sa remontée vers la surface, l'eau chaude subit une baisse de pression. Elle se
transforme alors en vapeur, de sorte qu'en tête de puits, sort un mélange eau-vapeur dont on
peut utiliser la phase gazeuse pour alimenter des turbines.
Elle consiste à récupérer la chaleur de roches chaudes en profondeur dans des sous-sols
composés de roches naturellement fracturées, grâce à de l'injection d'eau :
14
Les plus connus sont Lardarello (Italie), Geysers (Californie) et Matsukawa (Japon).
33
• l'eau circule dans les fractures et se réchauffe au contact de la roche chaude à plus de
200 °c ;
• l'eau est pompée par la centrale pour remonter à la surface par un 2e puits.
Une centrale géothermique produit de l'électricité grâce à la chaleur de la Terre qui transforme
l'eau contenue dans les nappes souterraines en vapeur. La pression de cette vapeur fait tourner
une turbine qui fait à son tour fonctionner un alternateur. Grâce à l'énergie fournie par la
turbine, l'alternateur produit un courant électrique alternatif. Un transformateur élève la
tension du courant électrique produit par l'alternateur pour qu'il puisse être plus facilement
transporté dans les lignes à haute tension.
Une centrale géothermique est composée de 3 parties :
• la pompe ;
• l'usine qui produit l'électricité ;
• les lignes électriques qui la transportent.
L’électricité est un vecteur très pratique pour le transport de l’énergie, mais difficile à stocker
sous sa forme propre. Elle est donc généralement transformée pour être stockée sous une
autre forme : énergie mécanique, thermique ou chimique par exemple.
Ainsi, les systèmes de stockage de l’énergie (SSE) ou Energy strorage System en anglais (ESS) sont
donc devenus un enjeu mondial et un défi majeur15. L’apparition, sur le marché de la distribution
d’énergie électrique, de systèmes de stockage électrochimique16 de différentes échelles (quelques
kWh à quelques MWh), met en exergue les risques que représentent ce type de système pour son
environnement mais aussi pour les personnels de secours.
15
Différents concepts de stockage d'électricité promis à un bel avenir : le Vehicle To Grid (V2G), les smart grids, le
principe de smart charging, le projet Amadeus.
16
Électrochimique. Se compose d’une batterie secondaire, d’un condensateur électrochimique, d’une batterie rédox
ou d’un système batterie-condensateur hybride qui stocke l’énergie, et des commandes ou dispositifs associés pouvant
fournir de l’énergie électrique à la demande
17
Cf. annexe B
18
Pour les batteries embarquées dans les véhicules se reporter au GDO K opérations de secours en milieu routier. L
34
4.1. Les systèmes de stockage électrochimique
BATTERIE
DÉFINITION EXEMPLE D’UTILISATION
Á ÉLECTROLYTE
Ces batteries sont constituées d’un électrolyte à
base aqueuse permettant une très bonne
Système d’alimentation de
conductivité ionique (solution concentré d’acide
secours
AQUEUX sulfurique ou potasse), une disponibilité réduite, un
Automobiles
coût réduit ainsi que la possibilité d’accepter
Système de stockage des PPV
facilement des surcharges19.
19
En effet, en cas de surcharge, le solvant de l’électrolyte (H2O) est décomposé en hydrogène (H2) aux électrodes
négatives et en oxygène (O2) aux électrodes positives. La présence d’un simple élément de recombinaison (mousse
imprégnée de catalyseur de platine par exemple) permet de reformer H2O à partir de ces deux gaz. Si les accumulateurs
sont étanches, il n’y a donc théoriquement pas de perte d’électrolyte et le système n’est pas, ou peu affecté par les
surcharges.
35
aussi des batteries lithium-polymère, lithium-air, sodium-soufre, plomb-acide, nickel-cadmium,
et bien d’autres20. Les capacités de chacune varient en fonction des matériaux utilisés.
En stockage stationnaire, elles peuvent également être utilisées chez les particuliers, dans des
bâtiments ou des petites collectivités, en soutien de l’autoconsommation photovoltaïque. Elles
forment ainsi un élément-clé des réseaux électriques intelligents et de la smart city en devenir.
Les installations de stockage par batteries se composent généralement d’un bâti ou d’une
étagère pour les batteries, d’un système de refroidissement (c.-à-d. ventilateur, radiateur et
tuyaux), d’un circuit électronique d’alimentation et d’une enceinte (l’enveloppe externe ou
armoire) dans lesquels ces composants sont stockés.
Leur stockage peut se trouver localisé à tous les lieux d’une installation domestique (garage,
dépendance, placard, cave, …), industrielle (locaux batteries, locaux techniques, armoires
électriques décentralisées et implantées dans le site, …), ou d’infrastructure (bâtiments dédiés,
abris extérieurs, conteneur maritime, postes de transformation/distribution, …).
© Total Energies
20
A plus long terme, les batteries au magnésium et les batteries métal-air pourraient être techniquement et
économiquement intéressantes.
36
4.1.2. Les systèmes de sécurité
© ENEDIS
37
Il peut être comparé au réseau routier avec des grands axes, des axes secondaires et des
échangeurs21 :
• nationale, via le réseau de grand transport et d'interconnexion, vers les grandes zones
de consommation et les pays frontaliers afin d’assurer les échanges commerciaux et
garantir la sécurité d’approvisionnement et la stabilité du réseau ;
• régionale et départementale, via le réseau de répartition, vers les agglomérations et les
entreprises fortement consommatrices (sites industriels, voies ferrées, etc.).
Ce réseau HTB, transportant l’électricité à des tensions de 63 000 volts à 400 000 volts, est
constitué de :
• lignes aériennes et souterraines.26 Elles servent à relier plusieurs postes électriques entre
eux. On parle alors de liaison électrique. Une liaison englobe les organes de coupures à
chaque extrémité de la ligne. Ces organes sont propres à l’ouvrage ;
• postes électriques.
Des salles dispatching des centres exploitation de RTE assurent à distance la surveillance du
réseau. Ces centres sont les interlocuteurs privilégiés des secours en cas d’incident.
Des acteurs locaux en groupement de postes assurent un relais sur place et veillent à la mise
en sécurité en cas d’intervention sur les ouvrages de RTE.
21
Arrêté du 17 mai 2001 fixant les conditions techniques auxquelles doivent satisfaire les distributions d'énergie
électrique.
22
En outre-mer les missions RTE et ENEDIS sont assuré par EDF SEI (système énergétique insulaire).
23
U> 50 000V - RTE assure le transport de l’électricité depuis les centres de production jusqu’aux grands sites industriels
et aux réseaux de distribution qui prennent le relais vers les consommateurs.
24
Filiale à 100% d’EDF gestionnaire du réseau public de distribution à 95%. Les 5% restant sont gérés par des entreprises
local de distribution (ELD).
25
U< 20 000V - ENEDIS distribue l'électricité, c'est-à-dire l'achemine chez le client final. A ce titre, ENEDIS exploite,
gère et entretient le réseau de lignes électriques français par lequel transite l'électricité.
26
On emploie le terme K péninsule électrique L pour les territoires dont la consommation en électricité est assurée par
des lignes à haute tension en nombre limité (ex : la Bretagne).
38
5.1.1. Les lignes aériennes
Le parcours d'une ligne électrique aérienne suit rarement une ligne droite car il tient compte
de différents paramètres :
27
Sur de grandes distances, les pertes d’énergie par dissipation thermique (effet Joule) sont conséquentes. On peut
limiter ces pertes en augmentant la tension de l’électricité produite : à la sortie de la centrale, un transformateur
augmente la tension du courant de 20 000 à 400 000 volts avant de l’injecter sur le réseau de transport.
39
Les lignes aériennes sont constituées de quatre éléments de base :
• les pylônes :
- les lignes HTA ou HTB sont soutenues par des pylônes dont la forme et la largeur
varient en fonction de l’environnement. Ces pylônes en acier sont souvent en
K treillis L 28) . Généralement, plus la tension de la ligne est élevée, plus les pylônes
sont hauts. Les pylônes soutenant une ligne de 400 000 V peuvent atteindre 90 m
de haut et sont espacés de plusieurs centaines de mètres les uns des autres ;
- les lignes à moyenne tension et basse tension sont soutenues par des poteaux
électriques généralement en bois ou en béton. Ceux-ci ne mesurent que 10 à 14
m de haut.
28
Assemblage formant une triangulation.
29
Un pylône RTE dispose d’autant de de plaques d’identification que de lignes supportées.
40
• les chaines d’isolateurs :
- l'isolement électrique entre le pylône et le câble sous tension est assuré par une
chaine d’isolateurs. Elles sont d’autant plus longues et nombreuses que la tension
est élevée. Elle se compose d’un nombre d’isolateurs supérieur ou égal à 4 pour le
réseau de transport (RTE). La chaine d’isolateurs peut être doublée de manière à
limiter les risques en assurant une redondance en cas de rupture sur des endroits
à plus forte fréquentation (ex : surplomb d’une autoroute.)
Nombre
19 12 à 14 9 4à6
d’isolateurs
Toutefois cette technologie est beaucoup plus chère à mettre en œuvre ainsi qu’en cas
d’intervention suite à avarie. Les lignes souterraines sont constituées de câbles isolés, de boites
jonctions qui servent à raccorder deux câbles entre eux et d’extrémités appelés K têtes de
câbles L. Ayant pour fonctions de faire le lien entre le câble souterrain et le câble aérien, elles
peuvent se retrouver :
• en pleine terre ;
• en fourreaux ou caniveaux ;
• sur des ouvrages d’art ;
• en galerie ;
• immergées dans l’huile.
Une plaque de couleur rouge permet d’identifier avec précision le passage d’une liaison
souterraine dans le sol.
30
En 2019, la longueur totale des lignes électriques en exploitation est de 105 942 km dont 99 527 km de lignes
aériennes (en diminution de 128 km par rapport à 2018) et 6 415 km de lignes souterraines (en augmentation de 213 km
par rapport à 2018).
41
Le nom de l’ouvrage et son niveau de tension y sont mentionnés (grillage avertisseurs rouge
enterrés).
• les postes aériens : l’isolation est obtenue par l’air. La sécurité des personnes est assurée
par la distance entre les parties HT sous tension et les personnes circulant dans le
poste ;
• les postes sous enveloppe métallique (PSEM): Les parties HT sous tension sont placées
dans des caissons métalliques remplis d’un gaz isolant (SF6 – hexafluorure de souffre)
sous pression ;
• les postes à encombrement réduit : L’isolation est assurée par l’air comme les postes
aériens.
L’ensemble de ces postes est surveillé et piloté par un contrôle commande alimenté en basse
tension alternative et continue. Ces installations ont trois fonctions :
42
Chaque poste est identifié par une plaque associée à un panneau de mise en garde.
Ces postes électriques sont des lieux fermés et commandés à distance par des pupitres de
commandes groupées (postes principaux). Ces ouvrages sont composés de quatre types
d'appareils :
• des transformateurs qui abaissent ou élèvent la tension. Les transformateurs HTB à HTA
sont situés à l’intersection entre le réseau de transport (acheminement longue distance)
et le réseau de distribution. L’isolation est obtenue par de l’huile.
• des disjoncteurs, capables d'interrompre automatiquement le transit en cas de
nécessité (séparation physique non visible).
• des sectionneurs, qui établissent ou interrompent un circuit à la demande, permettant
l'aiguillage de l'énergie électrique (séparation physique visible).
• des capteurs de tension et de courant, permettant d’assurer la conduite et la protection
du réseau.
Plus rarement ils peuvent comporter des bobines d’inductances, des condensateurs, voire des
batteries.
Enedis est une filiale indépendante du groupe EDF et est le gestionnaire du réseau de
distribution d’électricité public sur 95 % du territoire français métropolitain et réalise toutes
les interventions techniques (raccordement au réseau électrique, dépannage, relevé de
31
Long de 622 187 kilomètres, le réseau MT comporte une part rurale très importante. Ainsi, le réseau aérien, bien que
décroissant progressivement, reste à ce jour plus long que le réseau souterrain.
43
compteur…), quel que soit le fournisseur d’électricité du client. Le réseau de distribution
achemine l’électricité de ses 37 millions de clients, consommateurs ou producteurs, à partir de
1,4 Millions de kilomètres de lignes électriques.
Avec ses 38 000 salariés et ses 800 implantations dans toute la France, Enedis remplit les
missions de service public suivante :
Elle circule d’abord sur des lignes HTA pour parcourir des moyennes distances et alimenter les
industries et les entreprises. Puis la tension est abaissée une dernière fois par un autre
transformateur qui alimente les clients particuliers et les petites entreprises en basse tension
(230V/400V).
Il peut exister localement des sources de production qui injectent de l'électricité sur le réseau
(éolien, microcentrales hydroélectriques, photovoltaïques...).
© crédit
32
Article 24 de l’arrêté du 17 mai 2001 fixant les conditions techniques auxquelles doivent satisfaire les distributions
d'énergie électrique.
33
Identification d’installation BT HTA ou HTB et éclairage par dispositifs avertisseurs à caractéristiques visuelles -
grillage de couleur rouge (NF EN 12613)
44
Réseau BT
Réseau HTA
230 V et 400 V
20 000 V
4 fils (nus ou gainés) en triphasé (3 phases et un neutre)
3 fils (nus ou gainés)
et 2 fils en monophasé.
3 phases
Écartement des fils : 30 cm34
34
Avec ces réseaux, peuvent être rajoutés des conducteurs d’éclairage public.
45
5.2.3. Les postes de transformation (HTA – BT)
Un poste HTA/BT est une installation, inaccessible au public, assurant la liaison entre le réseau
haute tension HTA et le réseau basse tension (BT).
Le local qui compose le poste HTA/BT peut être un petit bâtiment construit à cet usage, ou un
local mis à disposition dans un immeuble, des postes préfabriqués ou enterré ou sur poteau.
46
5.2.4. Le réseau basse tension (400V – 230V)
Les lignes de distribution basse tension sont les plus petites lignes du réseau électrique. Elles
servent à alimenter les ménages, les artisans et les très petites industries en électricité35.
Issues des postes de transformation HTA/BT, les lignes BT sont construites, en faisceaux de
conducteurs isolés ou en conducteurs nus, sur poteaux ou sur façades ou en câbles
souterrains36
Chaque circuit BT est protégé par un jeu de fusibles ou de disjoncteurs placé en sortie de
transformateur. Le branchement se situe entre le réseau BT et le point de départ de
l'installation intérieure de l'utilisateur. Sa protection est assurée par des fusibles côté
distributeur et un disjoncteur côté utilisateur.
35
En France, elles représentent plus de la moitié du réseau national avec quelque 655.000 kilomètres de lignes parmi
lesquelles près de 215.000 kilomètres de lignes souterraines.
36
La réalisation des réseaux et des branchements souterrains est soumise à de nombreux textes réglementaires fixant
en particulier les conditions de pose, les couvertures minimales des câbles et les distances entre les différents réseaux
des concessionnaires.
47
5.2.5. Les installations clients
Le réseau de distribution électrique livre l’énergie électrique jusqu’au point de livraison (aérien
ou enterré) du client.
• du compteur électrique ;
• d’un coupe-circuit principal individuel ;
• d’un disjoncteur général (manoeuvrable par les sapeurs-pompiers) ;
• le courant monophasé transporte de l’électricité en une seule et unique phase (230 V);
• le courant triphasé, quant à lui, transporte de l’électricité en 3 phases (400 V).
Dans les habitations collectives, un coffret coupe-circuit principal collectif, accessible depuis
le domaine public, permet de mettre hors tension l’intégralité de l’immeuble ou de la cage
d’escalier qu’il dessert (y compris l’alimentation des services communs). Il est manœuvrable
uniquement par un technicien qualifié.
D’autres éléments peuvent faire partie intégrante des installations électriques : c’est le cas du
délesteur et du contacteur heures creuses.
Ces installations peuvent desservir des récepteurs tels que les mobiliers urbains, bornes foraines
ou autres installations situées sur le domaine public. Selon leur objet, elles peuvent avoir un
fonctionnement permanent ou intermittent. Les installations d’éclairage public par exemple ont
couramment un fonctionnement nocturne à allumage automatique. Elles peuvent aussi être
activées durant la journée lors d’un orage ou d’un essai de fonctionnement.
Ces réseaux sont des installations qui fonctionnent soit en BT soit en HTA.
Le câble téléphone est composé de plusieurs fils réunis dans une seule est même
gaine. Il n'est pas torsadé et de diamètre bien plus petit que les câbles électriques.
Il est situé bien en dessous du câble électrique.
Certains ERP du 1er groupe peuvent être équipés de groupes électrogènes permettant la
continuité de service des installations électriques. Il est identifié deux types de groupes
électrogènes :
48
• les groupes électrogènes de secours (GES) pour le reprise des installations de sécurité.
Un dispositif de mise hors tension (type arrêt d’urgence) se trouvant en amont du TGBT. Ce
dispositif, facilement accessible aux secours, permettra de couper l’ensemble des installations
électriques classiques.
En revanche, une action sur l’arrêt d’urgence ne coupera pas le courant sur les installations de
sécurité (SSI, désenfumage, etc.). Un courant résiduel peut également être retrouvé sur les
onduleurs.
Les lignes de métro, RER sont exploitées par la régie autonome des transports parisiens (RATP),
entres autres, pour Paris ou par d’autres gestionnaires ferroviaires (groupe Kéolis, RTM, etc.)
pour les autres villes en France.
L’énergie électrique HTB, livrée en 63 kV ou en 225 kV sur des postes répartis dans les
agglomérations, est transformée en une tension de 15 kV redistribuée par deux réseaux de
câbles distincts :
• vers des postes éclairage et force (PEF) assurant l’alimentation en 400 V alternatif pour
l’exploitation des stations, bâtiments et ateliers ;
• vers des postes de redressement37 (PR) assurant l’alimentation traction en courant
continu 750 V pour le métro et 1 500 V pour le RER.
37
Les postes de redressement (PR) sont situés le long des lignes de métro et servent à transformer la haute tension
alternative distribuée par les postes HT en moyenne tension continue que les rames peuvent utiliser.
49
L’alimentation électrique est transmise par les voies qui se composent de :
• deux rails de roulement (le long desquels circulent les roues des rames)
• d’un rail K de traction L (1 rail pour le métro fer et deux rails pour le métro pneus) qui
fournit de l’électricité en courant continu à une tension de 750 volts au moteur de
chaque rame. Ce rail peut être placé entre les rails de roulement ou à l’extérieur (rail
latéral). Les rames de métro disposent de frotteurs situés à côté des roues qui captent
l’électricité par contact avec ce rail.
Pour le RER ou certains TRAM-train certaines parties du réseau peuvent disposer d’un tronc
commun (par exemple, le train avec un conducteur SNCF emprunte le réseau RATP K1 500 VL
pour le RER). Les autres lignes ou portions de ligne du RER sont gérées par la SNCF (caténaires).
Le système tramway ou bus trolley est un système de transport guidé urbain ou suburbain dont
l’infrastructure du système est alimentée directement par le réseau de distribution ENEDIS et
dispose de ses propres postes de redressement pour transformer le courant alternatif 20 000
V fourni en courant continu 750 V. Le courant transformé est dirigé vers les lignes aériennes de
contact (LAC) reliées à la rame.
En France, la moitié du réseau ferré est aujourd’hui électrifiée (15 000 km) et les lignes
concernées assurent la très grande majorité de la circulation du trafic voyageur (90%).
L’ensemble des engins électriques qui circulent en France sont connectés au réseau ferré
national (RFN). Chaque entreprise ferroviaire est libre de choisir son fournisseur d’électricité.
Les réseaux sont alimentés soit dans le cas le plus général, par une ligne aérienne de contact38
soit par des accumulateurs de bord. Le réseau électrique ferroviaire géré par SNCF réseau est
alimenté par le réseau public de transport d’électricité.
Des sous-stations et des postes de traction électriques sont raccordés aux réseaux de
distribution, gérés essentiellement par RTE - ENEDIS et d’autres gestionnaires locaux.
Situés près des voies, ces postes d’alimentation transmettent l’électricité à travers la ligne
aérienne de contact (LAC) ou caténaire qui alimente le train par les pantographes. Ils
transforment le courant reçu en courant 25 000 volts alternatif ou 1 500 volts continu selon les
cas.
7. Les acteurs
La gestion des opérations de secours ou des interventions nécessite souvent de recourir de
manière concomitante aux compétences d’acteurs publics, parmi lesquels nous trouvons
principalement :
• les centres de réception des alertes (CTA, CRRA, CORG, CIC, etc.)
• les centres opérationnels (CODIS, COD, COZ, COGIC) ;
• les services de l’état (DREAL, DRIEE, ARS, etc.) ;
• les forces de sécurité publique (police nationale, gendarmerie, police municipale etc.) ;
• les partenaire de santé (SAMU, hôpitaux, etc.) ;
• les gestionnaires de l’énergie (RTE, Enedis, GRDF…) ;
38
Une locomotive électrique peut être mono-courant (alimentée par un seul type de courant) ou bien polycourant,
c'est-à-dire apte à utiliser plusieurs types de courant. De même, les locomotives peuvent être bi-mode (à la fois
thermique et électrique).
50
• les associations agréées de sécurité civile (AASC) ;
• les armées ;
• etc…
Binôme COS – Exploitant : dans toutes les opérations partagées avec les partenaires
opérationnels des SIS, le COS et le représentant de l’opérateur forment un binôme. Les
intentions du COS comme les conseils techniques de l’opérateur doivent être partagés.
Tant qu’il est présent le commandant des opérations de secours est chargé de la
mise en œuvre de tous les moyens publics et privés mobilisés pour
l’accomplissement des opérations de secours.
• le chargé de conduite (CCO) : Il est situé au niveau des dispatchings. C’est généralement
lui qui reçoit l’appel des secours et réalise la mise hors tension d’urgence de l’ouvrage ;
• le cadre d’astreinte transport (CAT) : Il a la responsabilité managériale de
coordonner les moyens RTE à mettre en œuvre pour l’opération de secours et prendre
les mesures pour assurer la sécurité électrique tout au long de l’intervention ;
• le chargé d’exploitation (CEX): Situé au niveau du groupement de Poste, il connaît l’état
du réseau en permanence, lui permettant d’assister le CAT ;
• le représentant RTE sur site: Il est l’interlocuteur direct des secours sur le lieu de
l’accident. Il analyse la situation quant au risque électrique qu’il partage avec le CAT et
le CEX. Il relaie les décisions du CAT aux équipes de secours. Il assure la surveillance
électrique de l’opération de secours.
• les opérateurs des centres d’appels dépannage : porte d’entrée pour les services de
secours, ils vont, par la suite, transférer la demande d’intervention aux différents
services concernés ;
• les techniciens.
Quel que soit le type de ligne, conventionnelle ou à grande vitesse, les principaux interlocuteurs
des services d'incendie et de secours sont :
39
Toutes opérations de secours à proximités des ouvrages RTE à moins de 5 m des lignes ou dans les postes électriques
seront réalisés sur autorisation et aux conditions fixées par le Représentant RTE sur place. RTE met en œuvre une
procédure interne spécifique pour la prise en charge des victimes en détresses vitales.
51
infrastructure circulation (EIC) où se produit l’événement. Il est l'interlocuteur du
CODIS ;
• le chef d’incident local (CIL), dès son arrivée sur les lieux de l’événement. Il est
l'interlocuteur du COS. Le CIL est identifiable par le port d’une chasuble spécifique de
sa fonction. En l'absence de CIL, le coordonnateur du COGC est l'interlocuteur unique
et permanent des services de secours.
En cas d'incident important, un chef d’incident principal (CIP) est désigné comme interlocuteur
permanent du DOS et du COS. Le CIP est identifiable par le port d’une chasuble spécifique de
sa fonction.
52
CHAPITRE 2 - Les dangers et les risques
Le danger est la propriété intrinsèque d’une substance, d’un processus, d’une situation, d’un
outil, d’un matériel, d’une personne pouvant entraîner des conséquences néfastes ou
dommageables à l'égard de personnes, y compris le sapeur-pompier durant l’opération, des
animaux, de l’environnement ou des biens.
Le risque quant à lui est la probabilité, la potentialité que les effets du danger se produisent.
Le plus souvent la notion de risque implique que le danger soit perçu par l’individu qui prend
des risques.
Le mot K danger L est souvent associé au mot K risque L. Il arrive que des dictionnaires
proposent K risque L comme synonyme de K danger L, ce qui explique pourquoi un grand
nombre de personnes utilisent indifféremment ces termes.
• à un effet direct du courant électrique lorsqu’il traverse les tissus (cerveau, cœur, nerfs,
vaisseaux…) ;
• au traumatisme contondant provoqué par une contraction musculaire violente ou par
40
Ou d’animaux.
53
la chute de la victime (éjection) ;
• à la chaleur ou de lumière dégagée (flash) lors d’un court-circuit électrique.
L’électrisation est l’ensemble des lésions provoquées par le passage d’un courant
électrique à travers le corps. Le terme électrocution est réservé à une
électrisation mortelle, soit immédiatement, soit très précocement.
• l’accident par contact avec deux conducteurs sous tension ou un conducteur sous
tension et la terre provoquant un passage de courant dans le corps (contact direct) ;
• l’accident par contact indirect avec une pièce conductrice mise accidentellement sous
tension ;
• l’accident sans contact, dit K à distance L (amorçage) ;
• l’incendie provoqué par des arcs électriques lors de court-circuit ou par l’accumulation
d’électricité statique générant des étincelles ;
• la tension de pas.
En France, on estime à une centaine par an le nombre d’accidents mortels d’origine électrique,
toutes origines confondues :
Le courant électrique peut endommager tous les organes qui se trouvent sur son chemin par
trois mécanismes différents, en fonction de son intensité41 (en ampères - A) et de son voltage
(en volts - V) :
D’une manière générale, le courant suit le chemin offrant le moins de résistance électrique
entre le point d’entrée et le point de sortie du corps.
La recherche de ces points d’entrée et de sortie doit être systématique afin de guider
41
En alternatif
54
l’évaluation des organes traversés. Il s’avère aussi important de connaître l’intensité du courant
susceptible d’avoir traversé une personne exposée.
La résistance globale du corps humain (ou l’impédance) est une variable importante dans la
détermination de cette intensité. Elle dépend de multiples facteurs classés par ordre
d’influence :
• la tension de contact ;
• le degré d’humidité de la peau (l’eau favorise la conduction du courant) ;
• la surface de contact entre la source de courant et la personne (plus elle est importante,
plus l’impédance corporelle est faible) ;
• le temps d’exposition (un contact prolongé diminue la résistance au courant de la
peau) ;
• la fréquence (plus elle augmente, plus le corps est conducteur).
De plus, même si la victime ne présente aucun signe, des manifestations secondaires peuvent
apparaitre.
En-dessous d’une valeur maximale appelée K tension limite conventionnelle de contact L (UL),
la tension de contact peut être maintenue indéfiniment sans danger pour les personnes.
La valeur de cette tension limite ainsi que les seuils de danger varient selon la nature du
courant :
• en courant continu, la K tension limite conventionnelle de contact L (UL) est prise égale
à 60 V ;
• en courant alternatif, la K tension limite conventionnelle de contact L (UL) est fixée à 25
V.
42
Au cours d'une grossesse, le risque d'avortement spontané est grand au premier trimestre. On rapporte des taux de
mortalité de 50 % au troisième trimestre (intérêt de la surveillance des mouvements fœtaux).
55
Les seuils de danger © Francis Magnolini – DGSCGC.
Les normes assurent la prévention contre les chocs électriques (installation client) en situation
non dégradée.
Par voie de conséquence, les principaux risques d’ordre électrique proviennent des situations
dans lesquelles l’installation est dégradée et/ou non conforme.
43
Ne pas confondre avec choc électrique externe qui correspond à un acte médical.
56
1.3.1. Le contact indirect
44
C’est la partie métallique qui conduit le courant électrique. C’est la partie conductrice du conducteur.
57
1.3.4. L’arc électrique
Le phénomène s’accompagne d’une onde de choc appelée K coup d’arc électrique L pouvant
occasionner des atteintes graves et des dommages importants.
Accident dû à un
Risque sur l’homme Détail
arc électrique
Risque de blessures dû aux La sublimation du cuivre (transformation de
Pression très
éclats projetés dans l’état solide à gazeux) est de 67 000 plus
dangereuse
l’environnement volumineux.
Onde sonore Entre 140 et 160 dB (l’équivalent d’une course
Perte d’audition voire surdité
pétaradante de Formule 1 ou d’un avion au décollage)
Éclats de métal à Risque de blessures et de Le métal fondu peut se propager avec une
très haute vitesse brûlures très graves vitesse de 1 600 km/h
Chaleur extrême Risque de brûlures très graves Entre 200 °C et 20 000 °C
Rayons lumineux Détérioration de la vue voire
Rayons ultraviolets et infrarouges
très intenses cécité. Formation de cancers
La fusion du cuivre et de l’acier des
Vapeurs toxiques Intoxication des poumons installations et appareils électriques crée du
plasma chaud pouvant être inhalé
Dans les installations électriques, un court-circuit provoque un flash pouvant avoir des
conséquences importantes. L’arc électrique peut être, pour l’homme, à l’origine de brûlures
plus ou moins graves et pour les installations un risque de feu ou d’explosion.
Les incendies d’origine électriques sont souvent causés par des installations défectueuses ou
des phénomènes naturels :
• un arc électrique ;
• un court-circuit ;
• une surcharge ;
• un courant de fuite ;
• une surtension du réseau ;
• un emballement thermique de batterie ;
• la foudre.
Lors de la mise en contact accidentelle d’un conducteur électrique K haute tension L avec le
sol, directement (chute d’un câble) ou indirectement (par l’intermédiaire d’un engin aérien ou
de levage), le courant s’écoule dans la terre en se diffusant autour du point de contact, plus ou
moins rapidement selon la nature et l’état du sol, du conducteur, etc.
La K tension de pas L est la différence de tension entre les pieds d'une personne se tenant
debout près d’un point d’entrée du courant à la terre.
Le risque pour les personnes est alors de subir, à distance, une électrisation par le simple
contact simultané de leurs deux pieds écartés avec le sol.
Dans une zone à risque, il faudra inviter les intervenants et victimes à se déplacer en faisant
des petits pas, voire de s’éloigner de la zone à cloche-pied (risque de chute).
58
Sortir d’un véhicule potentiellement sous tension présente le même risque que toucher un
conducteur potentiellement sous tension, sauf si la victime est en capacité de sauter du
véhicule (ne pas être en contact simultané véhicule/terre). Le risque c’est une électrisation par
contact indirect.
• pas de 1 m = 1000 V
• pas de 0,5 m = 500 V
• tout petit pas = tension faible (faire un périmètre de 8 m pour éviter la tension de pas
et les projections de métal en fusion lors d’un court-circuit).
1.5. Le foudroiement
C’est une action par laquelle une personne, une chose est foudroyée.
Les accidents dus à la foudre ne sont pas nombreux mais leurs conséquences peuvent être
importantes. Une personne peut être touchée par la foudre de différentes façons45 :
• le coup de foudre K direct L : la foudre entre par la partie supérieure du corps et ressort
dans le sol au niveau des membres inférieurs ;
• le foudroiement par éclair K latéral L : la foudre frappe un objet faiblement conducteur
avant de bifurquer latéralement vers un élément plus conducteur situé à proximité (ex
: homme abrité sous un arbre) ;
• le foudroiement par K tension de pas L : lorsque la foudre touche un point au sol une
différence de potentiel se créée formant ainsi un courant pouvant traverser les
membres inférieurs d’un individu ;
45
Extrait de K protection contre la foudre des installations classés pour la protection de l’environnement ;, INERIS,
décembre 2011
59
• le foudroiement par K tension de toucher L : une personne subit ce type de
foudroiement lorsqu’elle touche un objet conducteur qui est traversé par la foudre ;
• le foudroiement par K courant induit L : foudroiement par captage capacitif d’une des
ramifications d’un coup de foudre ;
• le foudroiement par K différence d’impédance W avec le milieu ambiant.
L’énorme quantité d’énergie reçue par l’homme lors d’un foudroiement cause souvent une
mort instantanée. Dans certains cas, si les victimes ne décèdent pas, elles peuvent avoir des
séquelles comme :
• des kéraunoparalysies des deux ou quatre membres. Ces paralysies sont réversibles en
quelques heures voire quelques jours ;
• des assourdissements, l’explosion créée par le tonnerre peut entraîner une rupture du
tympan ;
• des conséquences psychologiques : crises d’angoisse dans les semaines qui suivent le
foudroiement, des maux de têtes, etc. ;
• des brûlures. Les points d’entrée et de sortie de la foudre sont souvent marqués par des
brûlures du 3ème degré. La fusion de bijoux, de boucles de ceintures entraîne elle aussi
des brûlures plus ou moins graves ;
• troubles de la vision par atteinte directe du cristallin, la foudre peut provoquer une
brûlure de la cornée et de la rétine.
L’accident électrique lors des opérations d’extinction, dès lors que l’alimentation électrique
n’a pas été interrompue avec certitude, peut se produire :
• soit par contact des intervenants avec des eaux de ruissellement mises en contact avec
un conducteur nu alimenté ;
• soit par transfert de l’électricité au travers du jet de la lance utilisée ;
• soit par dilatation des câbles qui vont s’abaisser voir crée une rupture du conducteur ;
• soit par conductibilité des fumées d’incendie au contact d’un conducteur sous tension
au travers du jet diffusé de la lance.
Une forte chaleur modifie les caractéristiques isolantes de l’air. Plus l’air est
chaud, moins il est isolant. Ce phénomène favorise l’apparition d’un arc
électrique avec le sol et peut être dangereux pour toute personne proche de
la ligne.
Les fumées lourdes48 riches en particules, peuvent également favoriser l’apparition d’un arc
électrique. En conséquence, lors d’un incendie, le respect d’une distance de dix mètres est
primordial ainsi que l’utilisation d’un jet diffusé d’attaque.
46
La kéraunopathologie est la spécialité biomédicale qui étudie le foudroiement et les blessures causées par les coups
de foudre sur les hommes.
47
Du nom du physicien allemand Georg Christoph Lichtenberg qui les a découvertes et étudiées. Ces traces en forme
de feuilles de fougère seraient dues à l’éclatement des capillaires sanguins suite au passage du courant.
48
Incendie de pneumatiques, d’hydrocarbures, etc.
60
2. Les spécificités liées aux panneaux photovoltaïques
En comparaison avec les installations électriques couramment rencontrées, les installations
photovoltaïques présentent des spécificités :
Les normes assurent la prévention contre les chocs électriques en situation non dégradée. Par
voie de conséquence, les principaux risques d’ordre électrique proviennent des situations dans
lesquelles l’installation est dégradée.
Les connexions des cellules dans chaque module photovoltaïque sont assurées par des
soudures. Il est donc impossible, en situation opérationnelle, d’intervenir directement sur ces
branchements internes pour interrompre la présence d’une tension au niveau d’un module. Un
module, pris individuellement, ne présente à ce jour pas de risque mortel pour l’homme car la
tension en circuit ouvert est très généralement inférieure à 60 V continus.
Dans une installation photovoltaïque, les panneaux étant branchés en série, les tensions
s’additionnent. Les tensions en sortie de chaîne et de champ atteignent généralement plusieurs
centaines de volts.
61
3. Les spécificités liées installations de stockage par batteries
Selon le système, la structure et les matériaux utilisés, les risques intrinsèques potentiels sont
de natures diverses. Ils se caractérisent par un évènement non-souhaité initial qui produit la
situation de risque, et génère le flux de danger (emballement, incendie, écrasement, choc,
surcharge, etc.). Ce système se caractérise par :
Il existe trois grands types de risques à savoir, électrique, chimique, d’incendie ou explosif.
49
Les normes en vigueur n’imposent pas, à l’heure actuelle, de marquage spécifique sur les locaux à risques particuliers
rendant ainsi impossible l’identification de la présence d’un stockeur à l’intérieur d’un local qu’il soit lui-même identifié
à risques particuliers ou non. Les plans d’intervention qui existent chez un industriel ou dans un établissement recevant
du public ne font pas mention non plus de l’éventuelle présence de ces stockeurs et encore moins de leur capacité ou
leur technologie.
62
En cas d’incapacité à évacuer suffisamment la chaleur, le système de stockage électrochimique
de l’énergie peut engendrer des réactions en chaîne pouvant s’accélérer et conduire à un
phénomène d’emballement thermique. Cette problématique est renforcée par :
CONSÉQUENCES
• Formation d’atmosphères explosives (émission hydrogène).
• Création d’une source d’inflammation, départ d’incendie (échauffement, flammes, court-circuit…).
• Projection de matière enflammée (électrodes, électrolyte).
• Le risque d’effets missiles dus à la fragmentation des enveloppes des stockeurs ou à la projection de modules
pouvant être éjectés à plusieurs dizaines de mètres de nature à blesser gravement les populations et services
de secours se trouvant autour du stockeur.
• Ce type très spécifique d'incendie, qui ne nécessite pas d'oxygène pour brûler, peut atteindre des températures
de 600°C (assez pour faire fondre l'aluminium).
63
CHAPITRE 3 - La sécurité des intervenants
Des incidents pouvant se produire tout au long de l’action des sapeurs-pompiers, il convient
donc de porter un effort sur les missions suivantes :
Après analyse de la balance Z bénéfice / risque W, le COS établira donc son idée de
manœuvre en fonction des équipes, du matériel, du risque et des enjeux.
50
Cf. le mémo de mes EPI et de notre sécurité.
65
1. Les règles générales
L’analyse fine de la situation (contexte, environnement, effets, etc.), la prudence et
l’intelligence de situation (sauvetage, formation d’arc électrique, anoxie, etc.) restent les règles
de base afin d’éviter tout risque aux intervenants (électrisation, voire électrocution) et de voir
apparaitre une dégradation de l’intervention par des effets directs ou indirects.
Cette analyse doit précéder toute opération d’ordre électrique ou non électrique lors de
chaque phase de travail.
Aussi, compte tenu de la spécificité de ce type d’intervention, il est primordial d’assurer une
coordination continue avec l’homme de l’art habilité dans le domaine.
En outre, toute activité effectuée sur un ouvrage doit être accompagnée d’un ensemble de
mesures de sécurité :
• assurer la sécurité du personnel placé sous ses ordres et des tiers, vis-à-vis de tous les
risques discernables51 ;
• se prémunir contre les risques dus aux parties actives voisines de celles sur lesquelles il
doit intervenir ;
• n’entreprendre aucune activité sur un ouvrage ou dans l’environnement d’un ouvrage
normalement en exploitation sans l’accord du chargé d’exploitation ;
• prendre, en cas de situation dangereuse inopinée, toute mesure provisoire propre à
écarter le risque et d’avertir le chargé d’exploitation.
Aussi, la première mesure à conduire est la mise hors tension de l’installation électrique par le
personnel connaissant les dispositifs et les risques :
Le matériel disposé à demeure dans les locaux ne pouvant être garanti d’un
point de vue de l’entretien et de ses qualités isolantes, il ne doit pas être
utilisé par les intervenants
© Matthieu Robert
51
Fumées d’extinction qui peuvent engendrer un contournement des isolateurs des réseaux électriques avoisinants
66
Dans les habitations et bâtiments à usage industriel, commercial ou tertiaire, la mise hors
tension est réalisée en actionnant le disjoncteur général ou un appareil général de commande
et de protection (AGCP).
La mise hors tension BT est réalisée sur les lieux de l’intervention par les techniciens. Les
manœuvres sur le réseau HTA sont pilotés par l’agence de conduite régionale soit à distance
soit par l’intermédiaire d’un technicien sur le terrain.
2.2. La consignation
La consignation sécurise les interventions et permet d’intervenir en toute sécurité sans aucun
risque de retour de courant (hors installation sauvage ou installation propre au client).
Elle se traduit par cinq opérations dont la mise à la terre et le court-circuit de la portion de
ligne impactée par l’intervention (câble au sol, victime sur ouvrage, actions de lutte contre les
feux de forêt, etc.).
© Matthieu Robert
67
2.3. Le matériel spécifique de sécurité
Elles nécessitent au préalable d’évaluer les impacts directs d’une telle coupure (ascenseur,
matériel médical, train bloqué sur les voies, etc.) et de mettre en œuvre toutes les mesures
palliatives.
Il faut s'assurer que le courant ne puisse être rétabli par une fausse manœuvre
ou un tiers.
Sur les installations ENEDIS, il n’y a que le technicien sur place qui peut valider après
consignation. Sur les installations privées, il est de la responsabilité du COS.
Une fois que la mise en sécurité est garantie, le feu est alors éteint avec les moyens ordinaires :
68
3.1. Les installation basse tension
© Matthieu Robert
Si le courant ne peut pas être coupé dès l’arrivée des secours, l’extinction doit se faire au
moyen d’extincteurs appropriés (CO2, poudre). S’il n’existe pas d’autre possibilité que la mise
en œuvre d’une lance, seul le jet diffusé d’attaque est autorisé, en respectant une distance
minimale entre la lance et l’installation de 5 mètres.
• manœuvrer dans un premier temps la lance dans une direction non dangereuse,
puis diriger le jet avec précaution ;
• procéder par gestes lents et précis ;
• reculer à la moindre sensation de picotement ;
• faire attention au risque d'électrisation : éviter de marcher dans les eaux de
ruissellement qui peuvent conduire le courant ;
• rester vigilant vis-à-vis des pièces métalliques avoisinantes (rambardes, canalisations,
fils volants, etc.).
• l’engagement d’une équipe RTE ou ENEDIS, en précisant qu’il s’agit d’une installation
K haute tension L;
• l’interdiction de toucher un appareil ou un conducteur électrique avant la coupure du
courant (un transformateur est en feu, toutes les installations situées en aval peuvent
recevoir, par court-circuit, du courant haute tension).
69
En attendant, l’action des secours se résume à la conduite de reconnaissances de tous les lieux
qui pourraient être concernés par l’évènement52, ainsi qu’à la protection des personnes et de
l’environnement, au cas où l’incendie viendrait à se propager.
Lorsque des moyens hydrauliques doivent être mis en œuvre pour lutter contre des
propagations, le COS doit s’assurer que les eaux d’extinction ne risquent pas d’entrer en
contact avec des installations sous tension, ou former des arcs par phénomène d’amorçage.
A cet effet, il convient de respecter dans tous les cas une distance minimale de sécurité entre
l’eau projetée et l’installation alimentée HT :
© Matthieu Robert
3.3. Les distances Z limites de voisinage W
Il est important de réaliser une reconnaissance attentive54 de l’espace aérien afin de prendre
en considération ces sources de dangers. Une recherche des câbles aériens55 est indispensable
avant de positionner l’échelle pour exclure tout risque d’électrisation ou d’électrocution.
52
Pas de pénétration dans l’ensemble des postes électriques sans présence d’un technicien RTE ou Enedis. Ne pas
ouvrir la porte des postes.
53
Pour des raisons de simplification, les distances de sécurité sont simplifiées par Z pas de 5 mètres W, légèrement
supérieures aux préconisations normatives.
54
Ces éléments doivent se cultiver de manière permanente, par des reconnaissances en dehors des temps
d’intervention. La prise en compte du secteur en dehors de phase d’urgence doit s’effectuer par la manipulation des
MEA in situ et pas uniquement dans la cour du centre de secours.
55
Il est parfois difficile de distinguer le type de fils concerné (électricité, téléphone ou autre). L’utilisateur prendra soin
alors de repérer le type de poteau supportant les fils afin de déterminer le réseau.
70
Des dispositifs de détecteur de lignes aériennes haute tension peuvent être installés à demeure
sur les moyens aériens. Ces détecteurs sont calibrés pour détecter les lignes aériennes haute
tension 20 000V alternatif, à une distance de 10 mètres environ. Ce dispositif ne détecte pas
les lignes aériennes à courant continu (tramway par exemple).
Toutefois, il ne remplace pas la vigilance des conducteurs et chefs d’agrès qui doivent
respecter scrupuleusement les règles de précaution liées aux choix de la mise en station des
moyens aériens, notamment au regard de l’espace suffisant de manœuvre dans les trois
dimensions.
Ces distances de sécurité devront être augmentées s’il pleut ou si une lance est établie à
proximité.
Compte tenu qu’il est difficile d’évaluer avec précision une distance théorique par rapport à la
réalité du terrain, les utilisateurs s’ils en ont la possibilité, opteront donc pour un
positionnement d’échelle différent, privilégiant un espace très largement dégagé de toutes
lignes haute tension.
© Matthieu Robert
71
3.4. L’emploi des moyens aériens
Les avancées technologiques et législatives de ces dernières années ont permis l’arrivée des
drones et des ballons captifs dans l’environnement opérationnel au profit du COS.
Dans ce contexte, les spécificités de vol et les règles de sécurité de moyens aériens à proximité
d’installations électriques sont reprises dans le GDO K engagement des aéronefs télépilotés de
lutte d’appui et de secours L
© Matthieu Robert
Toute intervention sur le domaine ferroviaire implique d’avoir l’assurance de pouvoir agir en
toute sécurité. La confirmation de la coupure du courant est donnée par le chef d’incident
local (CIL) et à défaut par le centre opérationnel de gestion des circulations via le CODIS.
• aucune mise en œuvre de moyen hydraulique ne doit être envisagée en-deçà d’une
distance de sécurité minimale de 5 mètres de tout conducteur, avant la confirmation
de la COUPURE D’URGENCE du courant de traction ;
• sur les voies électrifiées par lignes aériennes de contact (LAC), les secours ne doivent
en aucun cas s'approcher à une distance inférieure ou égale à 3 mètres de la caténaire,
tant qu’ils n’ont pas acquis la certitude que le courant est coupé ;
• ne jamais toucher aux caténaires tombées, aux câbles et aux pièces qui sont en contact
avec ces derniers ;
• ne pas monter aux poteaux supportant les fils conducteurs et ne pas s’approcher de
ceux sur lesquels apparaissent des phénomènes anormaux ;
• ne pas se livrer à des travaux sur les pièces sous tension ou trop près de celles-ci ;
• se méfier des courants de retour et des courants induits, ainsi que des amorçages d’arc
qui peuvent survenir jusqu’à 40 cm d’un conducteur ;
• tenir compte du fait que les gaz chauds dégagés par un incendie peuvent être
conducteurs de l’électricité ;
• s’assurer que les échelles et les outils employés ne peuvent être en contact avec les
installations électriques ou placés trop près de ces dernières.
72
• s’assurer que la hauteur des véhicules, antenne comprise, permet la circulation des
engins sous les lignes électriques.)
La mise hors tension d’une ligne alimentant le réseau de transport d’électricité ou le courant
de traction (train, métro ou tramway) est réalisée à distance (au niveau du dispatching, des
centrales sous-stations SNCF ou du PC Tram ou Métro). Cependant, les lignes n’étant pas mises
à la terre, il y a persistance d’un courant rémanent (ou courant résiduel).
La mise hors tension à distance des lignes alimentant le réseau de trolley bus n’est pas possible.
Les équipes de l’exploitant doivent se déplacer pour effectuer ces actions selon un délai
d’intervention variable.
La consignation d’une ligne alimentant le courant de traction (train, tramway ou trolley bus)
est réalisée par la mise en place de perches de mise à la terre par des techniciens du
gestionnaire de réseau.
73
CHAPITRE 4 - La construction de la réponse opérationnelle
La connaissance mutuelle des procédures, des techniques et des grands principes d’action de
chacun permet aux intervenants de mener à bien et avec efficacité leurs missions, tout en
respectant les exigences de sécurité adaptées aux risques. Les primo-intervenants doivent
intervenir avec le matériel en dotation dans leur engin en attendant, le cas échéant, l’arrivée
des moyens spécifiques56 ou d’équipe de spécialistes 57..
• conducteur actif en contact avec le sol ou mis en contact avec le sol : accident d’un
véhicule contre un pylône électrique, ligne électrique au sol, animaux morts à proximité
d’un ouvrage électrique, mise à nu d’une ligne électrique enterrée, véhicule ayant
percuté un coffret électrique, feu sur branchement électrique…) ;
• sinistre ou d’une victime au voisinage d’un conducteur nu sur pylône : feu sous ligne
électrique, manœuvre MEA dans la fumée, parapentiste enchevêtré dans les lignes HT;
• sinistre ou d’une victime dans un poste de transformation : feu de transformateur,
victime électrisée.
56
Moyens qui nécessitent une formation à l’emploi mais dont la mise en œuvre n’est pas conditionnée à la présence
de spécialiste.
57
Définies par l’arrêté du 22 août 2019 modifié.
75
2. Les documents opérationnels
Les connaissances particulières liées aux opérations de secours en présence d’électricité
conduisent les sapeurs-pompiers à rédiger ou participer à la rédaction, seuls ou en
collaboration avec d’autres partenaires, des documents stratégiques ou de mise en œuvre
opérationnelle et notamment :
La spécificité d’un risque, les obligations légales ou encore les besoins propres à chaque
organisation nécessitent des productions complémentaires qui peuvent prendre la forme de
plans, de procédures opérationnelles, ou de conventions.
Les conventions ont pour objet d’approfondir les liens et les relations de travail entre les
partenaires, de renforcer leur préparation et leur coordination dans l’éventualité d’un incident
ou accident important ou grave liés aux activités de transport et de distribution d’électricité.
Au niveau national, la DGSCGC a engagé des partenariats avec des opérateurs et des
prestataires privés dont les actions concourent à améliorer la réponse de sécurité civile.
Les conventions nationales s’appliquent sans préjudice des collaborations établies entre les
services d’incendie et de secours et les représentants locaux des différentes entités.
Chaque SIS peut conventionner avec le ou les opérateurs en électricité présents sur le territoire
départemental afin de définir ensemble les modalités d’intervention sur le réseau concerné,
tout en définissant des partenariats de formation et en formalisant une démarche de retour
d’expérience au travers notamment la réalisation de réunions régulières.
3. La réponse opérationnelle
Le SIS construit sa réponse opérationnelle en s’appuyant, entre autres, sur les documents de
mise en œuvre opérationnelle. Elle résulte de l’adéquation entre les spécificités du territoire et
les ressources humaines et matérielles du SIS.
76
Si l’opération de secours ne nécessite pas l’intervention d’équipe de spécialistes et/ou de
moyens spécifiques, le COS peut, dans le doute, faire appel à un sachant58 pour apprécier
l’opportunité de la mise en place de mesures de sécurité particulières.
Une opération de secours débute dès la réception de l’appel ou des éléments transmis par un
autre service au centre de traitement de l’alerte (CTA). Un questionnement adapté va
permettre d’engager rapidement les secours et de conseiller le requérant.
Les éléments décrits ci-après complètent autant que de besoin les procédures propres à
chaque SIS.
58
Désigne une personne (sapeur-pompier ou non) qui dispose de connaissances dans un domaine particulier.
77
Il se peut que le requérant ne sache pas où il se trouve et qu’aucun point remarquable ne
permette de le situer. Dans ce cas et si le téléphone portable fonctionne, le CTA peut utiliser
des outils pour obtenir les coordonnées GPS par l’AML59, via la plateforme de localisation
d'appels d'urgence (PFLAU), ou encore une application d’échange de SMS.
Si la victime est inconsciente ou que le téléphone du requérant est hors d’usage, la localisation
peut être réalisée via les opérateurs et services partenaires.
• La description de la problématique :
Par exemple, la date et l’heure conditionnent la réponse opérationnelle. En effet, une opération
de secours de nuit en plein hiver ne nécessitera pas les mêmes moyens que la même en été en
plein jour.
59
Advanced mobile localisation (localisation mobile avancée).
60
La précision du renseignement permettra d’anticiper l’engagement d’une équipe médicale.
78
Dès l’apparition d’une notion de milieu particulier à la prise d’appel, un
membre de l’équipe spécialisée peut fournir un appui lors du traitement de
l’alerte.
Les CTA disposent de procédures en sus des prescriptions classiques de traitement des appels
d’urgence appliquées quotidiennement. Elles répondent spécifiquement à certains risques et
environnements locaux.
Dès lors que l’appel fait ressortir des éléments circonstanciels qui font suspecter une opération
de secours concernant l’électricité ou susceptible d’impacter une installation électrique,
l’opérateur du CTA doit réaliser :
De même, la présence d’une installation PV sur la zone d’intervention est identifiée à la prise
d’appel, elle doit être mentionnée sur l’information d’alerte.
Compte tenu de la diversité des situations, il est difficile pour l’opérateur du CTA
d’appréhender la globalité du danger auquel est confronté le requérant. Dans ses conseils,
l’opérateur doit s’appuyer sur son expérience et faire preuve de bon sens.
Dans les situations de détresse vitale, le contact doit rester permanent pour guider le requérant
dans la réalisation des gestes indispensables. Le maintien de l’échange avec le requérant est
nécessaire au moins jusqu’à l’arrivée des primo-intervenants.
79
SITUATION CONSEILS AUX REQUÉRANTS
- ne pas tenter d’éteindre en l’absence de
danger réel et immédiat ;
Incendie sur un ouvrage ou à proximité - ne pas projeter d’eau ;
- couper le disjoncteur quand il est
accessible.
- ne pas s’approcher du conducteur
Chute de câble(s) ou de électrique (fil, élément susceptible d’être
poteau(x)/pylône(s), sous tension…) ;
dommages aux ouvrages - empêcher quiconque de le faire dans un
rayon de 10 mètres.
Si un élément sous tension est ou risque
d’entrer en contact avec le véhicule
accidenté :
L’engagement des secours est propre à chaque SIS et doit être conforme au règlement
opérationnel du SIS territorialement concerné.
La réponse opérationnelle d’un SIS peut prévoir, au départ des secours, le déclenchement
d’équipes de spécialistes ou le recours à un partenaire public ou privé (milieux périlleux, risque
technologique, exploitant, etc.).
Dans ce cas, un contact préalable à l’engagement des moyens, avec un cadre de la spécialité
ou un partenaire peut permettre d’analyser la situation et de calibrer la réponse.
Si la spécialité n’est pas développée au sein du département, le recours au renfort zonal est à
anticiper.
80
CHAPITRE 5 - La conduite des opérations
Les phases de la marche générale des opérations (MGO) décrites dans le GDO K exercice du
commandement et conduite des opérations L peuvent s’appliquer partiellement ou dans leur
totalité à des opérations de secours concernant les opérations en présence d’électricité :
• les reconnaissances ;
• les sauvetages et les mises en sécurité ;
• les actions spécifiques face au sinistre (zonage opérationnel, ventilation,
établissements) ;
• les opérations de protection ;
• la remise en condition du personnel et le reconditionnement du matériel
Le COS peut donc s’appuyer sur cette chronologie en gardant toutefois à l’esprit que, compte
tenu de la réalité du terrain, la chronologie ne puisse pas être respectée.
81
Tout élément nouveau important doit amener le COS à reconsidérer son idée de manœuvre.
L’aggravation de la situation soudaine ou le sur-accident sont de nature à déstabiliser
profondément les intervenants et l’ensemble du personnel des services concernés61.
1. Le zonage opérationnel
1.1. Principes généraux du zonage opérationnel
Afin de protéger les populations et les intervenants d’un danger, il est nécessaire de sécuriser
le site de chaque opération en mettant en place un zonage plus ou moins élaboré et étendu
en fonction des risques en présence, du lieu et de la durée prévisible de l’opération.
Les limites extérieures du zonage forment le périmètre de sécurité. S’il ne sera jamais possible
de définir avec exactitude les limites de ce périmètre, ni d’en garantir la totale efficacité, il
appartient néanmoins au COS de le délimiter systématiquement en s’efforçant d’adapter ses
contours le mieux possible à la zone de danger.
Au final, le zonage opérationnel devra toujours respecter le principe des trois zones :
61
Cf. GDO Exercice du commandement et conduite des opérations
82
Les limites extérieures de la zone de soutien constituent le périmètre de sécurité. La zone
accessible au public se situe au-delà de ce périmètre, elle n’est pas matérialisée.
• les intervenants ;
• les victimes (décédés, blessés, impliqués)
• les tiers.
Les zones qui ne nécessitent pas le port d’EPI sont placées sous le contrôle des forces de l’ordre.
Le zonage opérationnel peut nécessiter la mise en place d’un ou plusieurs points d’accès et/ou
de contrôle servant notamment :
L’accès aux différentes zones doit tenir compte des limites d’emploi du matériel à disposition
des primo-intervenants.
La définition d’au moins un axe d’accès et/ou logistique doit être une des priorités du COS.
La consignation électrique par les techniciens réseaux, est indispensable pour la mise en
sécurité de l’installation. Elle nécessite souvent des délais importants de réalisation (supérieurs
à 1 heure pour RTE). Dans certains cas exceptionnels, l’intervention des sapeurs-pompiers est
possible dès la mise hors tension.
Afin de favoriser l’intervention, en attente de la mise en sécurité électrique, un zonage est mis
en place :
• à l’arrivée des moyens du SIS un périmètre de sécurité doit être établi (si pas d’action
nécessaire, ce périmètre sera maintenu jusqu’à la consignation électrique par le
technicien réseau) ;
• suivant la reconnaissance effectuée et dans le cas où une action de secours (secours à
personne, incendie, pollution, fumées…) est à réaliser au voisinage de l’ouvrage
électrique sinistré, un zonage opérationnel doit être établi.
83
Lors d’un incident sur un réseau électrique, les procédures partagées selon les conventions
SIS/opérateurs62, préconisent les périmètres de sécurité par défaut à mettre en œuvre par le
COS :
Une balance des enjeux devra être effectuée par le COS, le personnel ne pourra
avoir d’action à l’intérieur de la zone d’exclusion du périmètre de 50 mètres,
qu’en cas d’impérieuse et absolue nécessité.
L’analyse des risques en présence ainsi que les éléments complémentaires fournis par
l’exploitant (temps de consignation, etc.) vont permettre au COS de définir un périmètre de
sécurité réfléchi et adapté aux évolutions de la situation.
La définition de ce périmètre réfléchi fait l’objet d’une étude en amont entre l’exploitant et le
COS.
Lors de ces opérations, les reconnaissances représentent toujours une phase très importante
et sensible dans la mesure où le risque et ses conséquences ne sont pas encore clairement
définis.
62
Ces périmètres de sécurité peuvent être repris dans les conventions signées entre le SIS et l’ELD exploitant le réseau
concerné.
84
Les principes opérationnels décrits ci-après peuvent constituer un fil conducteur pour les
intervenants. Ils seront adaptés à la situation et ne se substituent pas à la doctrine
opérationnelle en vigueur dans chaque SIS.
2.1. Analyser
Le COS va ensuite :
2.2. Stabiliser
L’effet recherché consiste à figer le risque dans l’état et les dimensions qu’il avait à l’arrivée des
secours. Pour cela, il suffit généralement d’assurer la mise hors tension en agissant sur un
organe de coupure quand la manœuvre est autorisée aux sapeurs-pompiers (disjoncteurs ou
dispositifs pompiers) ou d’en assurer la mission auprès de l’opérateur électrique.
Il appartient au COS de ne pas modifier la situation par une action directe ou indirecte sur des
organes de coupure Les sapeurs-pompiers doivent garder à l’esprit que toute opération
comporte toujours un risque car une mise hors tension n’est pas obligatoirement effective. De
ce fait, ils devront toujours avoir la confirmation par l’opérateur électrique.
2.3. Maîtriser
L’effet recherché consiste à supprimer le risque afin de revenir à la situation antérieure, pour
mener des actions sur le sinistre comme :
• le sauvetage de personne ;
• l’extinction d’un incendie ;
• etc.
85
3. Les opérations sur une installation électrique
Chaque partie (SIS ou d’exploitant de ligne) assume la responsabilité des actions entreprises
dans son domaine de compétence.
Leur exécution doit être partagé en temps réel, par tous moyens, afin que chaque dans son
domaine soit détenteur de l’ensemble des informations pour analyser au mieux l’intervention
en cours (mise hors tension, consignation).
De manière générale, les manœuvres sur le réseau et les installations électriques sont de la
responsabilité des agents dûment habilités.
Les intervenants procédant à une mise en sécurité de l’installation, sans qu’il y ait besoin d’une
action supplémentaire immédiate, doivent prévenir le gestionnaire pour effectuer une
vérification complémentaire.
Lors d’une opération de secours d’urgence à personne apparait nécessaire, alors que
l’installation électrique n’est pas consignée les principes suivants sont à respecter :
86
ZONE TENSION ACTIONS RÉALISABLES
Action de sauvetage possible avec le lot de protection
BT
électrique
Exclusion
HTA Action de sauvetage impossible sans concertation
HTB préalable avec le technicien réseau.
87
3.2. Les opérations de lutte contre l’incendie63
Dans tous les cas, que ce soit dans un poste électrique aérien ou un poste en bâtiment, il est
strictement interdit de pénétrer dans l’enceinte du poste sans l’accord d’un technicien
compétent de ENEDIS ou RTE (consignation électrique).
L’action des secours consistera dans un premier temps à enrayer la propagation aux tiers, en
respectant le périmètre de sécurité et sans diriger de lances vers les installations électriques.
Certains postes sont équipés de transformateurs pouvant contenir de très grandes quantités
d’huiles. Afin de limiter les impacts environnementaux et notamment les déversements d’huile
dans le milieu naturel, il peut être nécessaire de mettre en œuvre des dispositions spécifiques
pour limiter la pollution (obturation de la fosse déportée, déploiement de boudins absorbants,
etc.). Il est à noter qu’en cas d’utilisation de volume d’eau très important, les fosses déportées
normalement prévue pour retenir les huiles en cas d’incendie peuvent déborder.
Il est impératif de se faire préciser par Enedis ou RTE ou exploitant de la présence ou non de
PCB. Dans l’affirmative, il convient :
63
Les fumées dégagées lors de la combustion d’un câble électrique peuvent K tromper L les détecteurs gaz et font
réagir les cellules. Le COS et/ou le spécialiste doivent être vigilants sur ce point.
88
• attaquer au CO2 ou à la poudre. En cas d’incendie de grande ampleur, le recours à la
mousse est possible afin d’éviter l’emploi de l’eau seule pour limiter la contamination
du milieu.
En cas de contamination des personnels (liquide ou fumées), les actions suivantes seront
menées :
Une équipe spécialisée K risques technologiques L appuiera utilement le COS dans la mise en
œuvre de ces dispositions.
Un feu sous une ligne électrique peut avoir des conséquences importantes sur l’alimentation
en électricité de certaines zones géographiques. Par conséquent, la communication entre le
CTA et l’opérateur électrique doit donc se faire quasiment en temps réel notamment lors
d’incendie situé ou susceptible de se situer par leur progression à proximité des lignes
électriques haute tension.
Dans tous les cas, il est strictement interdit de pénétrer dans l’enceinte sans la confirmation
de la consignation électrique. Les câbles anciens contiennent de l’huile sous pression pour les
isoler. Si l’enveloppe est percée, il y a un risque de projection puis d’incendie.
3.3. Le court-circuit
Un court-circuit peut intervenir lors d’un défaut électrique interne voire lors d’un épisode
pluvieux avec une infiltration d’eau provoquant :
89
• un risque d’explosion avec projection du
tampon suite à la surpression.
3.3.2. Le court-circuit sous trottoir avec présence d’un tampon K gaz réseau L
Les coffrets gaz réseau et éclairage public sont implantés dans la même fouille et
communiquent. Un tampon K gaz réseau L peut être implanté à moins d’un mètre d’un coffret
électrique touché par le court-circuit. Dans ce cas, un court-circuit peut provoquer une
élévation importante de la température et peut provoquer la combustion des gaines de câble
et propager le feu vers la conduite de gaz.64
Arrivé sur les lieux, il est primordial de confirmer auprès du CTA de référence l’identité du
poste et le gestionnaire de réseau concerné.
En attendant l’arrivée du technicien habilité d’ENEDIS ou de RTE, qui sera chargé de sécuriser
le site (consignation électrique), il est nécessaire de fixer un périmètre de sécurité autour du
site.
Ne pas s’approcher à moins de 10 mètres du câble électrique (HTA ou BT) et 50 mètres (HTB).
Ne pas tenter de déplacer le câble avant l’accord formel d’un technicien habilité.
64
Redouter la rupture de la conduite de gaz en polyéthylène (température de perte de résistance mécanique du
polyéthylène : 80° C, température de fusion : 130° C).
90
© Matthieu Robert
3.4.2. Les câbles électriques souterrains
Aucune personne, y compris les intervenants ne doivent pénétrer dans la fosse sans
l’autorisation du technicien habilité.
Si l’information d’alerte ne fait pas état de la présence d’une installation photovoltaïque, les
reconnaissances conduites doivent être l’occasion de rechercher la présence des organes ou
de signalétique PV.
Si la toiture n’est pas visible du sol, les reconnaissances aériennes doivent être l’occasion de
vérifier la présence de capteurs PV sur la couverture.
• dans tous les cas, la mise en sécurité de l’installation doit être recherchée en parallèle
91
de l’intervention sur le sinistre ;
• annoncer la présence du risque électrique à tous les acteurs impliqués dans l’opération
de secours ;
• tout contact d’un MEA ou d’une échelle à mains avec les panneaux PV peut conduire à
l’électrisation des sapeurs-pompiers en contact.
La nuit, il est nécessaire de respecter une distance de sécurité de 10 m entre les projecteurs
des moyens aériens et les modules de PV. Un éclairage artificiel direct puissant peut générer
une tension dangereuse dans l’installation PV.
Si l’état de la toiture le permet, une bache de protection peut-être utilisée pour altérer la
production d’électricité et empêcher une éventuelle reprise de feu à partir d’arcs éléctriques.
La bache ne protège pas contre le risque électrique.
Le port des EPI et de l’ARI sont indispensables lors de l’ensemble des phases de la MGO. La
présence de poussière de verre en suspension ou le risque de contact avec des éléments
métalliques en fusion de la structure porteuse des PV sont permanents.
Aussi, il faut privilegier l’intervention d’un installateur ou d’un éléctricien spécialisée PV.
En cas de feu sur une installation de ce type, aucune action autre que la protection ne doit être
entreprise à l’intérieur du périmètre clôturé avant une reconnaissance approfondie des
caractéristiques du site et l’identification des points stratégiques.
Les postes de transformations ou, pour les projets de très grande puissance, le poste source
haute tension dédié sont les éléments à défendre en priorité.
92
En attendant l’arrivée des techniciens habilités d’ENEDIS, RTE ou exploitant, qui seront chargés
de sécuriser le site, il est nécessaire de :
• fixer un périmètre de sécurité autour du site adapté au type de sol sous les panneaux
(chute de matière en fusion à l’aplomb des structures) ;
• s’assurer que les obligations légales de débroussaillement ont été respectées afin de
limiter la propagation du feu vers l’extérieur du site et le cas échéants de mettre en
demeure le gestionnaire de l’équipement de les réaliser immédiatement surtout sur les
infrastructures de grandes surfaces ;
• localiser les points d’eau disponibles et les équipements de sécurité avec l’exploitant
(consignation électrique).
Certaines installations peuvent être équipés d’un boitier de coupure d’urgence à destination
des secours qui permet une mise en court-circuit du chemin de câble entre les panneaux et
l’onduleur. Certaines installations comme les fermes agrivoltaïques peuvent également
disposer d’un système d’irrigation qui peut utilement être déclenché. Une fois la mise en
sécurité assurée, les interventions dans le site peuvent débuter.
93
Le COS veillera à réaliser un zonage adapté supérieur à la hauteur du mat (1,2 x H)65, prenant
en compte les chutes de débris enflammés et en anticipant une éventuelle ruine du mat. Ce
zonage devra rester actif même après le départ des secours.
L’extinction doit être assurée avec des moyens adaptés en veillant, au préalable, à faire couper
les fluides électriques. A ce titre, le centre d’exploitation de l’éolienne sera le principal
interlocuteur du COS.
L’environnement autour de
l’éolienne est généralement
constitué soit d’espaces
naturels dédiés à l’agriculture,
soit des espaces boisés.
65
En cas de vent, notamment vent fort, une distance supérieure sera préférable (à titre indicatif : minimum 6xH)
94
5.2. Les opérations de secours à personnes
La sécurité des personnels engagés sera prise en compte dans les choix tactiques du COS
(SMPM66). L’éolienne sera mise en sécurité en relation avec sa société d’exploitation et devra
être stoppée mécaniquement en K Y67 L en cas d’approche d’un hélicoptère ou d’un drone.
Une communication sera établie dans la mesure du possible entre les sauveteurs et les
personnes en hauteur.
Le COS fait réaliser un zonage adapté au pied de l’éolienne pour le dispositif de secours en prenant en compte les
risques de chute de matériels de secours (mousqueton, etc.). © Guillaume Vermeulen – SDIS 59
Si l’ascension des sauveteurs est nécessaire, les systèmes de protection contre les chutes
propres (évolutif en fonction du type d’éolienne) à l’installation seront utilisés. Une attention
particulière sera portée au choix des personnels engagés au regard de l’effort physique qui sera
nécessaire.
66
Les équipes des exploitants qui interviennent dans l’éolienne peuvent être un relais pour les secours notamment
grâce à leurs formations de Sauvetage et d’évacuation (généralement labellisée GWO)
67
Cette opération n’est pas possible sur la plupart des éoliennes. En cas d ‘urgence, le rotor est bloqué
mécaniquement.
95
En cas d’emploi d’un défibrillateur automatique, un isolant doit être placé entre
la victime et le sol si la surface le nécessite (fibre).
L’utilisation de matériels de protection contre les chutes est systématique pour les sauveteurs
et victimes, ainsi que le port permanent du casque. L’évacuation depuis la nacelle ou le mât
doit être réalisée avec les techniques professionnelles de secours en milieu périlleux.
L’évacuateur d’urgence peut être utilisé avec les équipes de l’exploitant.
Une liaison radio permanente doit être maintenue avec les équipes présentes
dans l’éolienne.
Les autres opérations de secours sont principalement des problématiques de chute avec un
spectre allant de la rupture du mat, la chute des pales et la projection de glace.
Le COS veillera à réaliser un zonage adapté. Il devra s’assurer de la mise en sécurité électrique
de l’éolienne. Ce zonage devra rester matérialisé même après le départ des secours (en cas de
vent, notamment vent fort, une distance supérieure sera préférable (à titre indicatif : minimum
6xH).
Les équipements présents dans la nacelle ou le mât peuvent générer des fuites d’huile avec des
quantités de plusieurs centaines de litre.
Dans ce contexte, le flux de pollution doit être stoppé et absorbé avec les techniques
opérationnelles de lutte contre les risques chimiques.
96
6. Les interventions sur les stockages de batteries
Le système de stockage électrochimique de l’énergie présente des problématiques de gestion
complexe en termes de mise en œuvre des moyens de lutte adaptés et tout particulièrement
en espace clos. Il est important de disposer d’une indication de l’état de charge de la batterie.
En effet, plus l’état de charge va être important, plus la réaction sera intense (un état de charge
bas reste dangereux). Il en est de même sur le volume de batterie ou sa capacité.
La première étape à réaliser consiste à détecter début d’emballement thermique d’une cellule,
d’un pack de batterie, notamment si il y a une présence :
Cette surveillance peut se faire avec l’aide du Battery Management System68 (BMS) et de ses
mesures de températures lorsqu’elles sont accessibles à l’exploitant au moyen d’une caméra
thermique ou d’un thermomètre laser le plus proche possible des cellules impactées en
utilisant toujours les mêmes zones de mesures.
Dès lors que la batterie est emballée, en fonction des enjeux environnementaux (propagation,
isolement, etc.), il convient de s’abstenir de toute tentative d’extinction qui ne peut avoir que
des effets indésirables :
68
La BMS est mise en œuvre afin de gérer l’ensemble du système batterie en fonction des mesures du système
(température, tension, courant…) et sur la base d’un algorithme de gestion développé par le constructeur. Le BMS a
pour fonctions de gérer : l’équilibrage des sous-systèmes - l’arrêt de charge/décharge dès l’atteinte des conditions
limites - la détermination des états de charge, santé et sécurité du système
97
Dans le cas où l’évènement déclencheur est externe à la batterie (incendie dans son
environnement immédiat par exemple) il est important de limiter la montée en température
de la batterie par un écran adapté (eau, couverture anti-feu).
Dans le cas où une unité de stockage est concernée, le COS, après concertation avec
l’exploitant, pourra recourir à la part du feu
Les extincteurs (eau, eau avec additif, CO2 et poudres) ont une efficacité faible. Ils permettent
une réduction des flammes et du rayonnement le temps de la projection mais qui est
systématiquement suivie d’une reprise de feu (risque de projection de métal en fusion).
Les bâches ignifugées permettent de limiter les projections mais ont une durée d’efficacité
relativement courte (environ 30 secondes à 1 minute). Par ailleurs, elles facilitent l’émission des
fumées blanches inflammables et leur propagation, et, lors de leur inflammation, la
propagation du sinistre.
Les matières inertes tels le sable ou le ciment permettent une action d’étouffement à condition
d’être déposées en quantité suffisante. Cette action mène à la génération des fumées blanches
froides et inflammables (risque de cratère laissant évacuer des gaz inflammables voire des
flammes ou des projections de matière).
L’évacuation des fumées en milieu confiné semble capitale à la vue de leur inflammabilité, y
compris en ce qui concerne les fumées froides émises en absence de flamme.
Ces fumées blanches et froides ont aussi tendance à se condenser sur des surfaces froides en
déposant de l’électrolyte inflammable.
De plus, ces fumées froides non condensées sont inflammables. Lorsque l’emballement
thermique se produit dans une atmosphère inerte ou pauvre en oxygène il existe un risque
latent d’onde de pression explosive pour les intervenants.
Dans le cas de systèmes de batteries avec inertage automatique à l’argon par exemple, ces
fumées doivent être traitées par ventilation avant pénétration des personnels dans le volume
concerné.
6.1.3. Le déblai
Cette phase revêt une importance capitale et requiert, de la part du COS une attention
particulière car les risques résiduels (électriques, thermiques, chimique, etc.) restent
importants.
Une des difficultés réside dans le fait d’évaluer si l’ensemble des cellules a brûlé ou non dans
sa totalité. Cette levée de doute doit permettre de prendre par la suite les mesures
conservatoires appropriées. Il est recommandé de ne pas manipuler une batterie partiellement
endommagée sans prendre des précautions particulières du fait du risque de reprise.
En effet, déplacer une batterie endommagée peut occasionner des court-circuit internes ou
externes ayant pour conséquence :
98
• la création d’un nouvel emballement thermique à réaction immédiate ;
• la création d’un nouvel emballement thermique à réaction différée (quelques heures à
plusieurs jours) ;
• un risque électrique latent.
En tout état de cause, si le déplacement est nécessaire il devra se faire avec les EPI pour les
intervenants, un moyen en eau disponible et accompagnant la manœuvre, et dans la mesure
du possible, une mesure de température ou une thermographie infrarouge de surveillance
durant la manœuvre.
Ce déplacement sera légitimé par un risque résiduel lié à la batterie mettant en péril des
personnes, des biens ou l’environnement. Un site sécurisé à l’écart de bâtiments ou d’éléments
sensibles et permettant une surveillance facile sera recherché pour une mise en quarantaine
de la batterie endommagée.
6.1.4. La surveillance
Le principal frein au désengagement des services d’incendie et de secours repose sur le risque
de reprise d’un emballement thermique dans des délais qui sont souvent bien au-delà des
délais observés pour d’autres types d’incendie (de quelques heures à plusieurs jours). Le risque
électrique résiduel in-interruptible représente un frein supplémentaire au désengagement.
Les coupures de courant de traction destinées à s’en prémunir sont toutefois susceptibles de
perturber gravement la circulation des trains sur la totalité d’un réseau.
Il est donc nécessaire de ne recourir à la coupure d’urgence69 que lorsque cette manœuvre
s’avère absolument indispensable pour assurer la sécurité des personnels, associée ou non à
une restriction de circulation. Elle est effective notamment dans les cas suivants :
Avant toute intervention à proximité des voies SNCF, urbaines ou suburbaines, une coupure
d'urgence du courant de traction doit être demandée au CIL, au coordonnateur du COGC ou
poste de commandement en l’absence de l’opérateur sur les lieux par l’intermédiaire du
CODIS.
69
Cette demande est une action distincte de l’arrêt de la circulation des trains.
99
n° du poteau caténaire, gares encadrantes, etc.) ;
• le motif ;
• l'identité du demandeur ou sa fonction.
En tout premier lieu, le COS demande l’arrêt des circulations nécessaire à la réalisation de
l’opération de secours. La coupure d’urgence, c’est à dire la mise hors tension de la caténaire
par les moyens les plus rapides, est prévue exclusivement dans les cas suivants :
En dehors des cas cités supra, le COGC, en accord avec le COS (ou via le CODIS), peut différer
la demande de la coupure du courant de traction, dans le but de permettre l’écoulement du
trafic et en particulier d’éviter les risques de sur-accident.
En tout état de cause, le COS ne doit considérer la mise hors tension comme
effective qu’après avoir reçu confirmation.
Lors d’une opération sur ou à proximité de la caténaire, ou sur tout élément en contact direct
avec la caténaire, il faut recourir à la K consignation L, c’est-à-dire placer des perches de mises
au rail.
7.1.3. Les opérations de secours compatibles avec la circulation sans personnels engagés sur les
voies
Cette mesure, exceptionnelle, est permise par la configuration des voies. Elle ne peut être
demandée qu’à l’occasion d’un feu sur une motrice, sur un wagon ou dans une installation
placée à proximité d’une voie, d’un sauvetage ou d’une opération de levage.
Dans ce cas, la circulation des trains K diesel L reste possible si elle ne présente aucun danger
pour les personnels engagés.
7.1.4. Les opérations de secours nécessitant une restriction de circulation sans personnels
engagés sur les voies
En cas de feu sur des installations placées à proximité des voies, ou encore lors de travaux de
longue durée, il reste néanmoins possible d’autoriser la circulation des trains K en marche
prudente L à proximité du lieu de l’intervention.
Cette demande est à faire auprès du CIL présent sur les lieux qui prend les mesures nécessaires.
100
7.1.5. Les opérations de secours sans risque électrique
Lorsque l’intervention est située à une distance supérieure à trois mètres de la caténaire, il n’y
a pas lieu de recourir à la coupure d’urgence.
Pour intervenir sous les voitures du matériel roulant (dégagement de personnes accidentées
par exemple), il est nécessaire de les isoler en abaissant les pantographes du train (demande à
formuler auprès du conducteur). Dès lors, seule compte la protection des personnels face aux
risques que présente la circulation sur la voie adjacente.
A l’arrivée sur les lieux de l’intervention, il appartient au COS d’appliquer les procédures
spécifiques fixées par l’exploitant et notamment :
Dans tous les cas, lors d’une reconnaissance susceptible de parcourir plusieurs inter-stations,
le chef de détachement doit contacter le chef de régulation avant de s’engager dans une
nouvelle inter-station.
La mise hors tension de la caténaire est possible depuis le poste de commandement logistique
(PCL) ou le Poste de commandement énergie (PCE). Elle est demandée par les sapeurs-
pompiers pour des interventions sur ou à proximité des caténaires, notamment en cas de feu
ou autres opérations sur immeuble ou installation placé le long des voies, l’utilisation des lances
ou la mise en place d’échelles.
La coupure d’urgence ne doit être considérée comme effective qu’après en avoir reçu la
confirmation. Il peut subsister une tension résiduelle liée à la longueur du tronçon de la ligne
affectée par l’accident. En conséquence, il est interdit d’y appuyer des échelles.
• au machiniste ;
• au CIL ;
• au poste de commandement énergie.
Il n’est pas nécessaire de mettre hors tension la ligne aérienne de contact pour intervenir sur
les voies ou sous les voitures du matériel roulant (prompt secours) mais les tramways ou les
trolley-bus sont, dans ce cas, isolés en abaissant le pantographe71.
70
Un contact local avec les exploitants est nécessaire pour définir ou ajuster des procédures communes d’intervention.
71
Cette manœuvre est effectuée par le machiniste depuis la cabine de conduite ou manuellement à l’aide de la perche
située dans le tramway.
101
Une coupure différée peut être demandée par le COS lorsque l’intervention des services de
secours est nécessaire aux abords immédiats de la LAC sans notion d’urgence immédiate
(reconnaissance d’appartement, etc.). Cette dernière permet à l’exploitant de dégager la zone
d’intervention de toute circulation et d’immobiliser les tramways en station.
Sur certains tronçons répertoriés dont les LAC se trouvent dans un rayon de 5 mètres d’un MEA
qui se développerait en façade, la coupure différée est demandée dès le départ des secours
afin de sécuriser la zone d’intervention avant l’arrivée des moyens.
A la fin d’une intervention, le COS doit s’assurer que tous les intervenants des services de
secours ont bien dégagé la zone dangereuse. Lorsque l’intervention est terminée et les voies
dégagées, le COS informe le CIL ou le représentant de l’exploitant de la fin de l’opération de
secours. L’information donnée par le COS ne concerne que le désengagement des services de
secours.
La levée de la coupure d’urgence du courant de traction est autorisée par le COS. Le CIL ou le
représentant de l’exploitant reprend à sa charge les mesures de rétablissement du courant
d’alimentation électrique.
102
ANNEXE A – Abréviations utilisées dans ce guide
AC : alternative current
AGCP : appareil général de coupure et de protection
ARI : appareil respiratoire isolant
BDFE : bureau de la doctrine, de la formation et des équipements
BMS : battery Management System
BT : basse tension
CAT : cadre d’astreinte transport
CID : current Interrupt Device
CIL : chef d’incident local
CIP : chef d’incident principal
CIS : centre d’incendie et de secours
CODIS : centre opérationnel départemental d’incendie et de secours
COGC : centre opérationnel de gestion des circulations
COS : commandant des opérations de secours
CoTTRiM : contrat territorial de réponses aux risques et aux effets de menaces
CRSS : compte-rendu de sortie de secours
CTA : centre de traitement de l’alerte
DC : direct current
DECI : défense extérieure contre l’incendie
DGSCGC : direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises
EDF : Electricité de France
EDLC : electrochemical double layer capacitator
EIC : établissement infrastructure circulation
ELD : entreprises local de distribution
EPI : équipement de protection individuelle
ERP : établissements recevant du public
ESS : energy strorage System
ETARE : établissement répertorié
GDO : guide de doctrine opérationnelle
GER : groupes électrogènes de remplacement
GES : groupes électrogènes de secours (
HT : haute tension
LAC : ligne aérienne de contact
ORSEC : organisation de la réponse de sécurité civile
OSD : overcharge Safety Device
PC : poste de commandement
PCB : polychlorobiphényle
PCE : poste de commandement énergie
PCL : poste de commandement logistique
PFLAU : plateforme de localisation d'appels d'urgence
PPV : panneau photovoltaïque
PSEM : postes sous enveloppe métallique
PTC : Positive Temperature Coefficient
PV : photovoltaïque
RER : réseau express régional
RFN : réseau ferré national
RTE : réseau de transport d’électricité
SAMU : service d’aide médicale urgente
SDACR : schéma départemental d’analyse et de couverture des risques
SDDRH : sous-direction de la doctrine et des ressources humaines
SDIS : service départemental d’incendie et de secours
103
SIS : service d’incendie et de secours
SMPM : secours en milieu périlleux et montagne
SNCF : société nationale des chemins de fer français
SSE : systèmes de stockage de l’énergie
STEP : stations de transfert d'énergie par pompage
TGBT : tableau général basse tension
USAR : unité de sauvetage, d’appui et de recherche
104
ANNEXE B – Les systèmes de stockage d’énergie72
1. Le stockage mécanique
1.1. Les stations de transfert d'énergie par pompage (STEP)
Ce système de stockage repose sur le principe de l'énergie gravitaire. Ce système, lié à l'énergie
hydroélectrique, fonctionne sur le principe de deux retenues d'eau à des hauteurs différentes
et est souvent couplé avec un barrage. Lorsque l'électricité est produite en excès, l'eau du
bassin inférieur est pompée via une conduite forcée vers le bassin supérieur, qui devient un
réceptacle d'énergie potentielle.
Lorsque le besoin se fait ressentir, une partie du réservoir supérieur est vidée et, par gravité,
l'eau passe dans une turbine qui produit l'électricité. C'est un système réversible qui associe
pompe et turbine. Elles peuvent également être associées à de grandes installations d’énergies
renouvelables ; notamment pour réguler et lisser la production de grosses fermes éoliennes via
le creusement de bassins artificiels.
En France, les six STEP existantes ont une production autour de 5 TWh en moyenne par an
(pour une consommation annuelle d’environ 500 TWh).
L'air est d'abord comprimé via un système de compresseurs alimentés des éoliennes ou des
panneaux photovoltaïques, à très haute pression (70 à 150 bar) pour être stocké dans un
réservoir (cavités souterraines par exemple).
Pour récupérer cette énergie potentielle, l'air est détendu dans une turbine qui entraîne un
alternateur. Comme l'air se réchauffe pendant sa compression, la chaleur à la sortie du
compresseur peut être récupérée via des échangeurs et stockée afin d'être utilisée pour
réchauffer l'air en entrée de la turbine.
Le stockage d'énergie par volant d'inertie consiste à emmagasiner de l’énergie cinétique grâce
à la rotation d’un objet lourd (une roue ou un cylindre), mu généralement par un moteur
électrique, et à restituer ensuite cette énergie en utilisant le moteur en sens inverse comme
générateur d’électricité.Le stockage par inertie est donc surtout utilisé pour la régulation et
l’optimisation d’un système, et non pour assurer une longue durée d’autonomie, comme les
batteries ou le turbinage hydraulique.
2. Le stockage thermique
Le stockage thermique concerne principalement le chauffage (stockage de chaleur) et la
climatisation des bâtiments (stockage de froid). L’idée du stockage de chaleur est de recueillir
la chaleur quand elle est disponible (l’été, le jour) pour la réutiliser quand on en a besoin (le
soir, l’hiver). Ainsi, la chaleur des capteurs solaires et la chaleur perdue des équipements d'air
conditionné peut être collectée pendant la saison chaude et être utilisée pour le chauffage
72
D’après K stockage stationnaire de l’énergie : risques et solutions envisageables. Voir bibliographie.
105
quand elle est nécessaire, y compris pendant les mois d'hiver. Il est également possible de
stocker la chaleur perdue produite par certaines industries.
Le stockage de chaleur peut aussi se faire par voie thermochimique (ou sorption) via des
procédés mettant en œuvre des réactions chimiques réversibles qui permettent de séparer un
produit sous l'effet d'une source de chaleur. Les deux (ou plus) composants sont alors stockés
séparément sans perte thermique et la chaleur est restituée lorsqu'ils sont remis en présence
en reformant le produit initial. Les procédés mis en œuvre ici sont plus complexes mais des
applications existent pour la climatisation des bâtiments.
3. Le stockage électrique
Un supercondensateur est un condensateur de technique particulière permettant d'obtenir
une densité de puissance et une densité d'énergie intermédiaire entre les batteries et les
condensateurs électrolytiques classiques.Ces composants permettent donc de stocker une
quantité d'énergie intermédiaire entre ces deux modes de stockage, et de la restituer plus
rapidement qu'une batterie.
4. Le stockage électrochimique
Le stockage d’électricité s’effectue grâce à des réactions électrochimiques qui consistent à
faire circuler des ions et des électrons entre deux électrodes. Les composants chimiques
peuvent être différents d’une technologie à une autre, donnant lieu ainsi à une grande variété
de batteries.
Batteries sodium-ion
Encore à l'état de prototype, ce type de batterie se rapproche de la batterie li-ion. Son principe
est le même, mais ses composés diffèrent : au lieu du lithium, on utilise du sodium, mille fois
plus abondant sur terre et donc nettement moins cher. Elle reste néanmoins moins énergétique
106
que la batterie au lithium, mais paraît bien adaptée au stockage stationnaire.
Batteries à flux
Ces batteries permettent le stockage de l'énergie dans des liquides. Cette technologie peut
devenir économiquement rentable pour les temps de stockage longs et les grandes quantités
d’énergie stockée.
Les électrolytes peuvent également fonctionner comme liquides caloporteurs, facilitant ainsi
la régulation de température, alors que les batteries conventionnelles dépendent d'une
conduction passive de la chaleur, conduisant à des températures élevées à l'intérieur des
cellules.
Plusieurs types de batteries à flux sont étudiées mais deux seulement sont commercialisées :
La tension d'une batterie est exprimée en volt (V) tandis que l'intensité du courant est
exprimée en ampère (A). La tension d'une cellule est déterminée par la différence de potentiel
électrique entre l'anode et la cathode. La puissance de charge est exprimée en watt (W) : elle
est le produit de la tension de la borne de recharge et de l'intensité du courant qui l'alimente.
107
La capacité énergétique de la batterie est exprimée en kilowatt-heure (kWh) : cette valeur
représente la quantité d'énergie disponible dans la batterie et détermine l'autonomie d'un
véhicule électrique. Ce nombre correspond à la puissance que peut délivrer la batterie
pendant une heure.
La capacité de charge d'une batterie est communément exprimée en ampère-heure (Ah), bien
que l'unité officielle du système international soit le coulomb (C). Cette donnée détermine
l'intensité maximum utilisable pour recharger la batterie.
• charge lente (en courant alternatif) : durée, en heures, pour charger la batterie de 0% à
100% en précisant la puissance de charge ;
• charge rapide (en courant continu) : durée, en minutes, pour charger la batterie de 0%
(ou 20%) à 80%.
Le niveau de charge d'une batterie (souvent appelé SoC de l'anglais State of Charge) est
exprimé en pourcentage (%).
Dans l'industrie automobile, les cellules cylindriques sont essentiellement utilisées par Tesla
(par exemple 4416 cellules pour la Model 3), les cellules prismatiques par BMW (et Tesla pour
ses batteries LFP) tandis que les autres constructeurs ont généralement recours aux cellules K
pouch L.
La conception de la batterie et de son assemblage est optimisée pour éviter une propagation
de l’emballement. La gestion de la température est un facteur déterminant pour le maintien
en fonctionnement dans les plages acceptables par la batterie. Ces systèmes sont soit avec le
108
flux d’air extérieur dans les voitures électriques ou des climatiseurs dans les conteneurs de
stockage d’énergie.Enfin, la gestion électronique de l’ensemble est assurée par un système de
gestion de la batterie : le BMS (Battery Management System).
Il joue un rôle capital de manière à éviter une usure précoce des cellules et un
dysfonctionnement sévère de la batterie (risque d'incendie).
A cet effet, le système de gestion de la batterie tient compte d'une multitude de paramètres
tels que :
109
ANNEXE C – L’étiquetage relatif aux installations
photovoltaïques
111
ANNEXE D– Documents abrogés73
73
Titre. Auteur. Editeur (année, pagination, pays, langue)
113
ANNEXE E – Références bibliographiques74
74
Titre. Auteur. Editeur (année, pagination, pays, langue)
115
116
117
PRINCIPALES MODIFICATIONS DU GUIDE
DATE VERSION MODIFICATION
119
120