Introduction aux probabilités et statistiques
Introduction aux probabilités et statistiques
Préface
Mots clés : Statistique descriptive ; Représentation numérique des données ; Calcul des proba-
bilités
3
Semestre : 02
Unité d’enseignement : Méthodologique.
Matière : Introduction aux probabilités et à la statistique descriptive
Crédits : 3
Coefficient : 2
Objectif de l’enseignemet :
Introduire les notions fondamentales de probabilités et en séries statistiques à une variables.
Connaissances préalables recommandées : Mathématiques de base.
Contenu de la matière :
Chapitre 1 : Notions de base et vocabulaire statistique.
• Concepts de base de la statistique (Population et individu, Variable ou caractère).
• Les tableaux statistiques : Cas de variables qualitatives (Représentation circulaire par des
secteurs, Représentation en tuyaux d’orgue, Diagramme en bandes, cas de variables quantita-
tives (Diagramme en bâtons, Histogramme, Polygone).
Chapitre 2 : Représentation numérique des données.
• Les caractéristiques de tendance centrale ou de position (La Médiane, Les quartiles, Le mode,
La moyenne arithmétique, La moyenne arithmétique pondérée, La moyenne géométrique, La
moyenne harmonique, La moyenne quadratique).
• Les caractéristiques de dispersion (L’étendu, L’écart-type, L’écart absolu moyen, Le coeffi-
cient de variation).
Chapitre 3 : Calcul des probabilités.
• Analyse combinatoire : (Principe fondamental de l’analyse combinatoire, Arrangements, Per-
mutations, Combinaisons).
• Espace probabilisable : (Expérience aléatoire, Evénements élémentaires et composés, Réalisation
d’un événement, Evénement incompatible, Système complet d’événements, Espace probabili-
sable, Concept de probabilité).
• Espace probabilisé : (Définitions, conséquence de la définition, probabilité conditionnelle,
événements indépendants, expériences indépendantes).
• Construction d’une probabilité.
• Probabilités conditionnelles, indépendance et probabilités composées (Probabilités condition-
nelles, Indépendance, Indépendance mutuelle, Probabilités composés, Formule de Bayes).
Mode d’évaluation : Examen (60%), contrôle continu (40% )
Références .
G. Calot, Cours de statistique descriptive, Dunod, Paris, 1973. .
P. Bailly, Exercices corrigés de statistique descriptive, OPUs Alger, 1993. .
H. Hamdani, Statistique descriptive avec initiation aux méthodes d’analyse de l’information
4
5
2.4 Exercices (Série 2) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
2.5 Solution des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
1.1 Introduction
La statistique est un ensemble de méthodes et techniques scientifiques qui sont utilisées à
recueillir, de classer et de résumer l’information sur un sujet donné. Ensuite, il s’agit d’analyser
et d’expliquer pour prendre une décision éclairée. Elle est utilisée dans l’économie, la biologie,
la psychologie, les sciences de l’ingénieur ... etc.
Pour plus de détails, le lecteur est invité à consulter [3, 4, 8, 9, 2, 6, 11]
7
1.2. CONCEPTS DE BASE DE LA STATISTIQUE
examiner une partie de cette population. Cette partie est nomée échantillon.
Le nombre d’individus que contient un échantillon est dit taille de l’échantillon.
Remarque 1.1. .
1. Une enquête statistique est l’action qui consiste à étudier l’ensemble des individus
d’un échantillon ou de la population.
2. Un Recensement représente une enquête statistique où l’échantillon étudié est égal à
la population.
3. Dans le cas où l’étude est portée sur un échantillon de la population, on dit qu’on fait un
sondage.
4. Les données statistiques englobe les individus sur lesquels porte l’étude statistique,
l’ensemble des variables considérées et les observations de ces variables sur les individus.
Définition 1.5. Les modalités d’une variable statistique sont les différentes valeurs qu’elle
peut prendre et on les note par xi ,yi ...
Exemple 1.4. .
- Si le caractère considéré est ”le nombre d’enfants par famille”, les modalités peuvent être ”
0,1,2,3,...”
– Si la variable est ”situation familiale”, les modalités sont ”célibataire, marié, divorcé”.
8
1.3. TABLEAUX STATISTIQUES ET REPRÉSENTATIONS GRAPHIQUES
Définition 1.6. Lorsque les modalités d’un caractère ne sont pas mesurables, on qualifie ce
caractère de caractère qualitatif. Les modalités d’un caractère qualitatif ne peuvent pas être or-
données. Par exemple, il est impossible d’ordonner la modalité ”marié” et la modalité ”divorcé”.
Exemple 1.5. Si on considère la variable quantitative : l’état d’une voiture. Les modalités
possibles : Ancienne, Dégradée, Neuve.
Définition 1.7. Lorsque les modalités du caractère sont des nombres, on dit que le caractère
est quantitatif.
Exemple 1.6. Un exemple intéressant pour différencier les variables discrètes des variables
continues est de considérer la taille des pieds qui est une variable continue et les pointures des
chaussures qui est une variable discrète.
Remarque 1.2. Une variable quantitative discrète qui prend un grand nombre de valeurs dis-
tinctes est étudiée comme une variable continue.
9
1.3. TABLEAUX STATISTIQUES ET REPRÉSENTATIONS GRAPHIQUES
qualitative).
Les représentations par des tableaux offre un moyen efficace et simple pour décrire des données
statistiques. Elles sont utilisées pour plusieurs raisons, notamment
- simplifier la lecture des informations d’une série statistique.
- comparer deux séries statistiques.
La construction des tableaux dépend de la nature de la variable statistique.
Exemple 1.7. On considère la représentation de 200 jeunes selon leurs sport préférés.
10
1.3. TABLEAUX STATISTIQUES ET REPRÉSENTATIONS GRAPHIQUES
11
1.3. TABLEAUX STATISTIQUES ET REPRÉSENTATIONS GRAPHIQUES
i=k
X
ni
2. fi = n
est la fréquence relative de la modalité xi , i = 1, 2, ..., k. On a fi = 1
i=1
La forme général d’un tableau statistique pour une variables quantitative discrète est la
suivante
xi x1 x2 ... xk Total
Effectifs ni n1 n2 ... nk n
xi 0 1 2 3 4 5 6 Total
ni 6 15 12 11 8 3 1 56
15
10
0
0 1 2 3 4 5 6
12
1.3. TABLEAUX STATISTIQUES ET REPRÉSENTATIONS GRAPHIQUES
15
10
ni
5
0
0 1 2 3 4 5 6
xi
Figure 1.4
i=k−1
[
1. [ei − ei+1 [ contient toute les modalités possibles de la série statistique.
i=1
2. On note par ei la borne inférieure de la classe [ei , ei+1 [.
3. On note par ei+1 la borne supérieure de la classe [ei , ei+1 [
4. Par convention la borne supérieure d’une classe n’est pas inclue dans cette classe sauf
pour la dernière qui peut être inclue (intervalle fermé).
5. ai = ei+1 − ei est l’amplitude de la classe Ci = [ei , ei+1 [ .
ei+1 +ei
6. On note xi = 2
le centre de la classe Ci .
7. on note ni l’effectif de la classe Ci . C’est le nombre d’individus dont les valeurs du caractère
est dans la classe [ei , ei+1 [.
ni
8. Dans un échantillon de taille n, fi = n
est la fréquence relative de la classe [ei , ei+1 [.
La tableau statistique est comme suit
13
1.3. TABLEAUX STATISTIQUES ET REPRÉSENTATIONS GRAPHIQUES
Exemple 1.9. Soient les taux de glycémie observés sur un échantillon de 100 patients représentés
dans le tableau statistique :
30
20
10
0
0.8 – 0.85
0.85 – 0.9
0.9 – 0.95
0.95 – 1
14
1.3. TABLEAUX STATISTIQUES ET REPRÉSENTATIONS GRAPHIQUES
Réponse : L’une des réponse à cette question est donnée par la règle de STURGES (Herbert
STURGES (1882-1958)). Il a donné une valeur approximative pour le nombre de classe k en
fonction de la taille n de l’échantillon 1 + 3.3log10 (n).
Le nombre de classes est égal à l’entier le plus proche de 1 + 3.3log10 (n). En utilisant cette
formule, on obtient la table ci-dessous.
La table de STURGES est donnée comme suit.
Par exemple, pour un échantillon de taille n = 100, la règle de STURGES donne le nombre 7.6,
on doit donc prendre le nombre de classes égale à 8.
Pour séparer une série de données brutes en classes, on procède de la manière suivante.
→ Déterminer le nombre de classes viséss (REGLE DE STURGES) ;
→ Déterminer l’amplitude approximative des classes
xmax − xmin
;
nombre de classes
où xmin = la plus petite modalité de la variable X et xmax = la plus grande modalité de X.
Arrondir à une amplitude définitive a facile à lire.
xmax −xmin
(Par exemple si on trouve nombre de classes
= 2.101, alors pour faciliter la lecture on prend
a = 2).
→ Déterminer la borne inférieure de la première classe notée e1 . Elle est fixée de manière à
contenir la valeur minimum prise par la variable : e1 ≤ xmin ; (inférieur ou égale à la plus petite
valeur de la série statistique).
→ Créer les classes :
- construire la première classe : [e1 , e1 + a[ ;
15
1.4. LA COURBE CUMULATIVE
- pour trouver les classes suivantes, il suffit d’ajouter à chaque fois l’amplitude a ;
→ Trouver l’effectif de chaque classe en faisant la somme des effectifs des éléments contenus
dans chaque classe.
Ni = n1 + n2 + · · · + ni ;
F i = f1 + f2 + · · · + fi .
Remarque 1.3. .
- Pour une série statistiques quantitative continue. End’autre termes, les valeurs sont regroupées
en classes. L’effectif cumulé d’une classe (la fréquence cumulée) est donné en additionnant les
effectifs partiels (fréquences cumulée) de cette classe et de toutes les classes qui précèdent cette
classe.
-On définit aussi l’effectif cumulé de la première valeur (de la première classe) par l’effectif
partiel de cette valeur ( classe). Et l’effectif cumulée de la dernière valeur (classe) est donné
par la taille de l’échantillon n.
- Dans une série statistique, on définit la fréquence cumulée de la première valeur (la première
classe) par la fréquence de cette valeur (classe). On définit aussi la fréquence cumulée de la
dernière valeur (la dernière classe) par le nombre égal à 1.
16
1.4. LA COURBE CUMULATIVE
On rappelle que la fonction de répartition d’une variable quantitative discrète est constante par
morceaux.
La représentation graphique de la fonction de répartition est dite courbe cumulative.
xi 2 3 4 5 6 7 8 Total
ni 10 15 12 18 15 14 16 100
ni
fi = 100
0.1 0.15 0.12 0.18 0.15 0.14 0.16 1
Fi 0.1 0.25 0.37 0.55 0.7 0.84 1 /
17
1.4. LA COURBE CUMULATIVE
1.0
0.8
0.6
0.4
0.2
0.0
2 4 6 8
18
1.4. LA COURBE CUMULATIVE
19
1.5. SÉRIE D’EXERCICES N° 1
Exercice 1.2. 120 clients d’une cafétéria ont répondu à un questionnaire sur leur satisfaction
du service. Les résultats de cette enquête sont donnés comme suit
4 clients ont répondu par ”très peu”. 5 des clients ont répondu par ”un peu”. 24 clients ont
répondu par ”moyennement”. 36 clients ont répondu par ”bien”. 25 on répondu par ”très bien”.
26 clients ont répondu par ”excellent”.
1. Déterminez la population et la variable étudiées.
2. Précisez la nature de la variable et ses modalités.
3. Dresser le tableau statistique de cette série (effectifs).
4. Donner les deux types de représentation graphique de cette variable.
Exercice 1.3. La liste suivante est donne les prénoms d’un groupe d’étudiants, suivis entre
parenthèses du nombre de livres que chacun d’entre eux a lus au cours de l’année dernière :
Ali (2), Kamel (3), Lamia (1), Lamys (3), Ines (2), Karim (2) Sami (0), Sonia (1), Farida (3),
Laura (3), rayan (0), Rachel (3), Marie (1), Massy (3), Jugurtha (4), Masten (4), Massinissa
(2), Vanessa (4), Sofia (2), Djura (1), Samia (3), Ilyas (2) ; Amelia (4), Emilie (3), Lina (2).
1. Déterminez la population et la variable étudiées.
2. Précisez la nature et les modalités de la variable.
3. Dresser le tableau statistique de cette série (effectifs, fréquences)
4. Représenter la distribution des effectifs par un diagramme en bâtons.
5. Donner le polygone des effectifs.
20
1.6. SOLUTIONS DES EXERCICES
53 -53 -53 -53 -58 -58 -58 -58 -58 -63 -63 -63 -63 -64 -64 -65 -65 -65 -65- 67- 67- 67 -67- 70-
70- 70 -70- 72- 72 -75- 75 -75- 75 -77- 77- 77- 85 -85 -85 -87.
1. Quelle est la population étudiée ? Quel est le caractère étudié ? Quelle est sa nature ?
2. En utilisant la règle de STURGES, répartir les données en classes de même amplitude.
3. Donner le tableau statistique des effectifs et des fréquences.
4. Donner l’histogramme des effectifs.
Satisfaction très peu un peu moyennement bien très bien excellent Total
Effectifs ni 4 5 24 36 25 26 120
21
1.6. SOLUTIONS DES EXERCICES
ni
θi = fi × 360 = × 360.
n
Satisfaction très peu un peu moyennement bien très bien excellent Total
Effectifs ni 4 5 24 36 25 26 n=120
ni
θi = n
× 360 12 15 72 108 75 78 360
22
1.6. SOLUTIONS DES EXERCICES
xi 0 1 2 3 4 Total
ni 2 4 7 8 4 25
ni 0.08 0.16 0.28 0.32 0.16 1
8
ni
2
0 1 2 3 4
xi
Figure 1.10
5) Le polygone des effectifs est donné par FIGURE 1.11 (lignes brisées de couleur bleue) :
23
1.6. SOLUTIONS DES EXERCICES
6
ni
2
0 1 2 3 4
xi
Figure 1.11
24
1.6. SOLUTIONS DES EXERCICES
10
0 53 – 59
59 – 65
65 – 71
71 – 77
77 – 83
83 – 89
Figure 1.12
25
Chapitre 2
2.1 Introduction
Dans le chapitre 1, on s’est focalisé sur la manière de résumer les données d’une série
statistique dans des tableaux de fréquences (ou des effectifs) et selon la nature des variables.
Aussi, nous avons donné les différentes représentations graphiques. Pour plus de détail, voir les
références [4, 8, 9, 2, 6, 16, 14].
Dans ce chapitre, on présentera deux types de valeurs numériques pour caractériser les variables
statistiques :
- Les paramètres de tendance centrale ou de position qui sont utilisés à mesurer l’ordre de
grandeur des observations.
- Les paramètres de dispersion qui servent à mesurer la dispersion (l’étalement) des observations
autour d’un paramètre de position (de tendace centrale).
2.2.1 Le mode
Définition 2.1. Le mode
Le mode est la valeur de la variable à laquelle est associé le plus grand effectif ou la plus grande
26
2.2. LES PARAMÈTRES DE TENDANCE CENTRALE ET DE POSITION
Le mode est un outil d’analyse statistique utilisé pour identifier la valeur la plus fréquente
d’une variable statistique. Il est possible de trouver des distributions ayant deux ou plusieurs
modes. Elles sont dits distribution bimodales ou plurimodales.
Calcul du Mode Mo : On distingue deux cas.
→ Dans le cas d’une variable quantitative discrète, le mode est déterminé directement à partir
du tableau des fréquences (ou des effectifs).
xi 1 2 3 4 5 6 7 Total
ni 1 4 3 7 1 5 2 23
→ Dans le cas d’une variable quantitative continue, on commence par définir la classe
modale.
Définition 2.2. La classe modale est la classe ayant l’effectif le plus élevé. On utilise l’ef-
fectif ramené à l’unicité d’amplitude.
∆1
Mo = ei + × × ai ,
∆1 + ∆2
avec
ei est la borne inférieure de la classe modale ;
ai est l’amplitude de la classe modale ;
∆1 = ni − ni−1 la différence d’effectif entre la classe modale et la classe précédente ;
∆2 = ni − ni+1 la différence d’effectif entre la classe modale et la classe suivante ;
ni est l’effectif de la classe modale ;
ni−1 est l’effectif de la classe qui précède la classe modale ;
ni+1 est l’effectif de la classe qui suit la classe modale.
27
2.2. LES PARAMÈTRES DE TENDANCE CENTRALE ET DE POSITION
Toutes les classes ont la même amplitude, la classe modale est [40 − 45[. Le mode est donné par
∆1
Mo = ei + ai ×
∆1 + ∆2
60 − 55
= 40 + 5 ×
(60 − 55) + (60 − 50)
5
= 40 + 5 ×
5 + 10
= 41, 7.
Remarque 2.2. Le choix du paramètre de tendance centrale dépend de l’objectif visé dans
l’analyse d’une série statistique. Par exemple, dans le context économique, les fabricants d’une
marque de téléviseurs cherchent à identifier les modèles les plus vendus pour établir une stratégie
de production. Dans de telles situations, le mode se révèle particulièrement intéressant en tant
que mesure de description des données.
→ Dans le cas où les valeurs prises par la variable statistique ne sont pas regroupées
en classes (Variable quantitative discrète) :
Soient x1 , x2 ,...,xn les n valeurs d’une variable statistique rangées par ordre croissant (x1 ≤
x2 ≤ .... ≤ xn ). Deux cas sont possibles :
xp +xp+1
Si n = 2p (n est pair ), on a Me = 2
.
Si n = 2p + 1 ( n est impair ), on a Me = xp+1 .
28
2.2. LES PARAMÈTRES DE TENDANCE CENTRALE ET DE POSITION
Me = x6 = 5.
50% 50%
z }| { z }| {
3,3,3,4,4, |{z}
5 , 6,8,8,10,11
Me =5
50% 50%
z }| { z }| {
5, 5, 6 9, 11 12, 15, 19 .
| {z }
Me =(9+11)/2
→ Dans le cas où les valeurs de la variables sont regroupées en classes (Variable
quantitative continue) :
1
0.5 − Fi 2
− Fi
Me = ei + × ai = e i + × ai ,
Fi+1 − Fi fi
où
[ei ; ei+1 [ la classe médiane : la classe pour laquelle l’effectif cumulé dépasse pour la 1ère fois
n
Ni ≥ 2
(la fréquence cumulée dépasse pour la 1ère fois≥ 0.5) ;
ei est la borne inférieure de la classe médiane ;
ai est l’amplitude de la classe médiane ;
fi est la fréquence de la classe médiane ;
Fi est la fréquence cumulée de la classe qui précède la classe médiane ;
Fi+1 est la fréquence cumulée de la classe médiane.
Autre formulation
n
2
−S
Me = ei + × ai ,
nme
avec
n est la taille de l’échantillon étudié ;
nme est l’effectif de la classe médiane [ei − ei+1 [ ;
S est l’effectif cumulé de la classe qui précède la classe médiane.
Exemple 2.5.
29
2.2. LES PARAMÈTRES DE TENDANCE CENTRALE ET DE POSITION
n
La classe médiane est celle qui a l’effectif cumulé ≥ 2
= 50 (Fi ≥ 0.5).
On a F3 = 0.45 < 0.5 et F4 = 0.8 ≥ 0.5, la classe médiane est [40 − 50[.
0.5 − 0.45
Me = 40 + = 41.42
0.35
→ Dans le cas où les valeurs prises par la variable statistique ne sont pas regroupées
en classe (Variable quantitative discrète) :
Soient x1 , x2 ,...,xn les n valeurs d’une variable statistique, ordonnées par ordre croissant :
x1 ≤ x2 ≤ .... ≤ xn .
On calcule la fraction n4 . Quatre cas sont possibles :selon que le le résultat est entier ou pas.
Cas 1 : n = 4q :
xq + xq+1 x3q + x3q+1
Q1 = Q3 = .
2 2
Cas 2 : n = 4q + 1 :
Q1 = xq+1 Q3 = x3q+1 .
30
2.2. LES PARAMÈTRES DE TENDANCE CENTRALE ET DE POSITION
Cas 3 : n = 4q + 2 :
Q1 = xq+1 Q3 = x3q+2 .
Cas 4 : n = 4q + 3 :
Q1 = xq+1 Q3 = x3q+3 .
Exemple 2.6. On observe le nombre d’accident par jours, au niveau d’une intersection, pour
une période de 100 jours.
→ Dans le cas où les valeurs de la variable sont regroupées en classes (Variabale
quantitative continue) :
Supposons que le premier quartile (respectivement le troisième quartile) se situe dans la classe
[ei , ei+1 [, alors
0.25 − Fi
Q 1 = e i + ai ,
fi
0.75 − Fi
( resp. Q3 = ei + ai ),
fi
avec
ei est la borne inférieure de la classe correspendante ;
ai est l’amplitude de la classe correspendante [ei , ei+1 [ ;
fi est la fréquence de la classe correspendante [ei , ei+1 [ ;
Fi est la fréquence cumulée de la classe qui précède la classe correspendante [ei , ei+1 [.
Autres formulations
n
− S1
Q1 = ei + ai 4 ;
nQ1
3n
4
− S2
( resp. Q3 = ei + ai ),
nQ3
avec :
n est la taille de l’échantillon ;
nQi est l’effectif de la classe qui contient le quatrile Qi ;
S1 (resp. S2 ) est l’effectif cumulé de la classe qui précède la classe qui contient le quartile Q1
(resp. Q3 ).
31
2.2. LES PARAMÈTRES DE TENDANCE CENTRALE ET DE POSITION
Remarque 2.3.
Q1 ∈ [ei , ei+1 [ signifie que [ei , ei+1 [ est la première classe où Fi ≥ 0.25 (S1 ≥ n4 ).
3n
Q3 ∈ [ei , ei+1 [ signifie que [ei , ei+1 [ est la première classe où Fi ≥ 0.75 (S2 ≥ 4
).
Exemple 2.7. On considère un échantillon de 100 pesées en grs de pièces fabriquées dans une
entreprise.
100
Le première effectif cumulé ≥ 4
= 25 est N3 = 0.35, donc Q1 est dans la classe [50 − 60[.
100
4
− 20
Q1 = 50 + 10 × = 53.33grs
15
100
Le première effectif cumulé ≥ 3 × 4
= 75 est N5 = 93, donc Q3 est dans la classe [70 − 80[.
100
3× 4
− 68
Q3 = 70 + 10 × = 72.8grs.
25
2.2.4 La moyenne
La moyenne représente le principal indicateur de tendance d’une série de données. La
moyenne peut être qualifiée de différentes manières : arithmétique, géométrique, quadratique,
harmonique.
Pour chacune de ces notions, on donnera dans ce qui suit, les expressions mathématiques
qui permettent de les calculer.
- La moyenne simple : Le calcul est réalisé à partir d’un tableau où chaque élément ne correspond
qu’à une seule information. Ou en se basant sur une série de données qui n’est pas récapitulée
dans un tableau.
- La moyenne pondérée : est déterminée en utilisant un tableau statistique. Dans ce cas, l’effectif
ni correspond au poids de l’observation xi .
Soit X la variable statistique étudiée. Soit x1 , x2 , ..., xn un échantillon de taille n.
Selon la nature de la variable, on peut les placer dans un tableau statistique. On a donc deux
cas (voir Chapitre 1) :
32
2.2. LES PARAMÈTRES DE TENDANCE CENTRALE ET DE POSITION
xi x1 x2 ... xk Total
Effectifs ni n1 n2 ... nk n
fréquences fi f1 f2 ... fk 1
Pour le calcul des moyennes dans le cas d’une variable quantitative continue les xi sont les
centres des classes.
La moyenne arithmétique
La moyenne arithmétique est le paramètre de tendance centrale le plus utilisée pour ca-
ractériser une série d’observations. On donne la définition de la moyenne comme suit.
• La moyenne arithmétique simple des n observations est définie par la somme des n observa-
tions xi divisée par le nombre n.
n
1X
X= xi .
n i=1
• La moyenne arithmétique pondérée : pour des données classées dans un tableau statistique
des effectifs (ou des fréquences), la moyenne est définie par
- En utilisant les effectifs :
k
1X
X= ni xi .
n i=1
k k k
1X X ni X
X= n i xi = xi = f i xi .
n i=1 i=1
n i=1
Remarque 2.4. .
Pk
— i=1 ni (xi − X) = 0
Pk 2
— i=1 ni (xi − α) = 0 est minimal pour α = X.
33
2.2. LES PARAMÈTRES DE TENDANCE CENTRALE ET DE POSITION
Exemple 2.8. Les notes sur 20 obtenues en Statistique par une étudiante sont les suivantes :
12+14+11
La moyenne semestrielle de cette étudiante si les notes ont le même coefficient : x = 3
=
12.33.
Si les deux contrôles continus sont affectés du coefficient 2 et le partiel affecté du coefficient 3,
2×12+2×14+3×11 85
x= 7
= 7
.
Exemple 2.9. Un voiture roule durant une heure à la vitesse constante de 110 km/h et durant
une heure à la vitesse constante de 130 km/h.
Question : Calculer la vitesse constante à laquelle la voiture aurait dû rouler pendant la durée
totale (2h) du trajet pour faire la même distance ?
Réponse : Soit d la distance parcourue, v la vitesse et t le temps. On sait que
d = v × t.
La premiere partie a duré 1 heure en roulant à la vitesse de 110 km/h, ce qui fait que la voiture
a fait 110 km.
La deuxième partie a duré 1 heure en roulant à la vitesse de 130 km/h, donc la voiture a
parcouru 130 km.
Par conséquent, la vitesse moyenne de la voiture v vérifie : 110 + 130 = v × (1 + 1), ce qui
110+130
donne v = 2
km/h.
Ceci donne la moyenne arithmétique de 110 et de 130.
34
2.2. LES PARAMÈTRES DE TENDANCE CENTRALE ET DE POSITION
n
X
1
n
logxi
G=e i=1
• La moyenne géométrique pondérée : Pour des données qui sont regroupées dans un tableau
statistique des effectifs (avec xi > 0), on a
q k
1
Y
G= n
xn1 1 .xn2 2 ...xnk k = [ xni i ] n
i=1
k k
1 Y 1X
logG = log( xni i ) = ni logxi
n i=1
n i=1
k
X
1
n
ni logxi
G=e i=1
Exemple 2.10. .
Le prix d’un produit a augmenté en janvier d’une année donnée, de 0, 8 % et en février de la
même année de 0, 7 %.
35
2.2. LES PARAMÈTRES DE TENDANCE CENTRALE ET DE POSITION
0.7
-et au 1er mois de mars,on obtient P3 = P2 + P
100 2
= P2 × 1.007 = P1 × 1.008 × 1.007.
- Si on note le pourcentage d’augmentation sur les deux premiers mois par T . Donc,
T T
P2 = P1 × (1 + ) et P3 = P2 × (1 + ),
100 100
donc
T 2
P3 = P1 × (1 + ).
100
T 2
(1 + ) = 1.008 × 1.007.
100
t
√
1+ 100
= 1.008 × 1.007 = 1.0075 est la moyenne géométrique de 1.008 et de 1.007.
t = 0.75%.
La moyenne harmonique
On utilise cette moyenne pour les grandeurs quotients. Par exemple les vitesses.
n
H = Pn 1 .
i=1 xi
• La Moyenne harmonique pondérée : pour des données résumées dans un tableau statistique
des effectifs, la moyenne harmonique est définie par
n
H = Pk ni
.
i=1 xi
Exemple 2.11. .
Ines se déplace en voiture. Sa vitesse à l’aller est de 10 km/h et celle au retour est de 20 km/h.
Soit D la distance en km du trajet à l’aller.
Pour calculer sa vitesse moyenne v sur tout le parcours, on procède comme suit.
- La distance totale parcourue est 2D.
- Soit t1 le temps (en h) pour effectuer le trajet de l’aller, soit t2 le temps (en h) pour effectuer
le trajet du retour. On a D = 10 × t1 et D = 20 × t2 , donc
36
2.2. LES PARAMÈTRES DE TENDANCE CENTRALE ET DE POSITION
D
- le temps pour l’aller : t1 = 10
;
D
- le temps pour le retour : t2 = 20
;
D D
- le temps total t1 + t2 = 10
+ 20
.
- Si on note par v1 = 10km/h et v2 = 20 km/h. La vitesse moyenne v sur le trajet aller retour
2×D 2×D
vérifie v = t1 +t2
. Donc t1 + t2 = v
. Par conséquent,
2×D D D
= + .
v v1 v2
- On obtient
2
v= 1 1 = 13, 33km/h
v1
+ v2
• La Moyenne quadratique pondérée : pour des données résumées dans un tableau statistique
des effectifs, la moyenne quadratique est définie par
v
u k
u1 X
Q=t ni x2i .
n i=1
37
2.3. PARAMÈTRES DE DISPERSION (CARACTÉRISTIQUES DE DISPERSION)
2
H<G<X<Q et G = H × X.
Dans les deux séries de données, la médiane et la moyenne sont identiques et constantes :
X = 500 DA et Me = 500 DA. Cependant, ces deux séries se distinguent et ce qui les distingue
réside dans la dispersion ou la variabilité des données. Dans cette situation, la deuxième série
présente une dispersion bien plus importante que la première. Par exemple, on constate que
leurs écarts à la moyenne xi − X sont différents.
5; 3; 0; 3; 5
Par conséquent, il est essentiel de décrire une série statistique en utilisant non seulement des
paramètres de position, mais également des paramètres de dispersion.
Les paramètres de dispersion sont employés afin d’évaluer la variabilité de la série. En d’autres
termes, il s’agit de décrire la distance entre toutes les données et le paramètre de tendance
centrale.
Il existe plusieurs mesures de la dispersion et les plus utilisés sont : L’étendue, l’écart absolu
moyen, l’écart interquartile, l’écart type et le coefficient de variation.
38
2.3. PARAMÈTRES DE DISPERSION (CARACTÉRISTIQUES DE DISPERSION)
2.3.1 L’étendu
Définition 2.5. L’étendu est l’écart entre la plus grande et la plus petite valeur d’une variable
statistique quantitative.
L’étendu d’un ensemble de valeur x1 , x2 , ..., xk d’une variable statistique X est définie par
E = max(xi ) − min(xi ).
évaluees.
e = n1 ki=1 ni |xi − X|, la série possède k valeurs distinctes x1 , x2 , · · · , xk avec des effectifs
P
d’apparitions n1 , n2 , · · · , nk , respectivement.
e = n1 ki=1 ni |xi − X|, les données de la série sont regroupées en k classes d’effectifs d’appa-
P
Remarque 2.6. Si on possède des fréquences relatives fi au lieu des effectifs ni , on calcule
ni
l’étendu en remplaçant les fractions n
par fi dans les expressions de l’étendu.
Exemple 2.14. Ce paramètre montre la différence de dispersion entre les deux séries
et
450; 475; 500; 525; 550.
|495 − 500| + |497 − 500| + |500 − 500| + |503 − 500| + |505 − 500| 16
e= = = 3, 2
5 5
39
2.3. PARAMÈTRES DE DISPERSION (CARACTÉRISTIQUES DE DISPERSION)
|450 − 500| + |475 − 500| + |500 − 500| + |525 − 500| + |550 − 500| 150
e= = = 30.
5 5
EQ = Q3 − Q1 .
Exemple 2.15.
1. On reprend l’Exemple 2.7, on a trouvé Q1 = 53.33grs et Q3 = 72.8grs. Donc
EQ = 72.8 − 53.33 = 19.47 grs.
Définition 2.8. La variance est la moyenne des carrés des écarts par rapport à la moyenne
arithmétique.
k
2 1X
σ = ni (xi − X)2 .
n i=1
40
2.3. PARAMÈTRES DE DISPERSION (CARACTÉRISTIQUES DE DISPERSION)
k
X
2
σ = fi (xi − X)2 .
i=1
• Dans le cas où les données sont regroupées en k classes de fréquences d’apparitions n1 , n2 , · · · , nk ,
avec xi est le centre de la classe [ei ; ei+1 [, la variance est donnée par
k
2 1X
σ = ni (xi − X)2
n i=1
k
2 1X
σ = ni (xi − X)2 ,
n i=1
1
Pk 2
on peut simplifier l’expression comme suit σ 2 = n i=1 ni x2i − X .
Définition 2.9. L’écart-type est donné comme étant la racine carrée de la variance
v
u n
√ u1 X
σ = σ2 = t (xi − X)2
n i=1
Dans le cas où les valeurs de la variable statistique se répètent, l’écart-type devient
v v
u k u k
u1 X uX
σ= t ni (xi − X)2 = t fi (xi − X)2
n i=1 i=1
Remarque 2.8.
—
— La variance est toujours un nombre réel positif σ 2 ≥ 0. Elle mesure la dispersion (la variabilité
des données) de la variable statistique autour de la moyenne. Son unité est le carré de l’unité
de la variable statistique.
— Il peut être compliqué d’utiliser la variance comme indicateur de dispersion car le carré entraı̂ne
une modification des unités. Ainsi, il n’y a pas de signification directe, à la différence de l’écart-
type qui se manifeste dans les mêmes unités que la moyenne.
— L’écart-type d’une série est d’autant plus bas (c’est-à-dire proche de 0) qu’elle sera regroupée
autour de la moyenne, avec des valeurs très proches.
41
2.3. PARAMÈTRES DE DISPERSION (CARACTÉRISTIQUES DE DISPERSION)
et
450; 475; 500; 525; 550
42
2.4. EXERCICES (SÉRIE 2)
Exercice 2.2. Le montant des ventes d’un magasin et le nombre d’articles vendus pendant une
année sont donnés dans le tableau statistique
43
2.4. EXERCICES (SÉRIE 2)
115 − 132 − 128 − 141 − 122 − 115 − 107 − 126 − 132 − 144 − 110 − 137
112 − 102 − 126 − 145 − 135 − 107 − 123 − 96 − 108 − 122 − 120 − 124
151 − 152 − 128 − 121 − 118 − 131 − 108 − 141 − 143 − 146 − 108 − 113.
1) Quelle est la population étudiée ? Quelle la variable statistique étudiée ? Quelle est sa na-
ture ? Quelle est la taille de l’échantillon étudié ?
2) Donner l’étendu de la série statistique.
3) En utilisant la règle de Sturges, répartir les données en des classes de même amplitude.
4) Donner le tableau statistique des effectifs, effectifs cumulés, fréquences et fréquences cu-
mulées.
5) Calculer le mode et la médiane. Donner une interprétation des résultats.
6) Tracer l’histogramme de la série.
7) Calculer graphiquement le mode.
8) Tracer le polygone statistique.
9) Calculer les quartiles et l’écart interquartile.
10) Calculer la moyenne et la variance.
11) Comparer les paramètres X, Mo et Me . Conclure.
1) Quelle est la population étudié ? Quelle est la variable étudiée ? Quelle est sa nature ?
2) Donner le tableau statistique des effectifs, fréquences, effectifs cumulés et fréquences cu-
mulées.
3) Calculer les mesures de tendance centrale (la moyenne arithmétique, le mode et la médiane),
puis comparer ces trois paramètres. La distribution est-elle symétrique ? si non dans quel sens
présenterait-elle un étalement ?
4) Représenter ces 3 paramètres sur l’histogramme.
44
2.5. SOLUTION DES EXERCICES
xi 0 1 2 3 4 Total
ni 20 20 30 10 20 100
Ni 20 40 70 80 100 / .
fi 0.2 0.2 0.3 0.1 0.2 1
Fi 0.2 0.4 0.7 0.8 1 /
25
20
15
10
0 1 2 3 4
xi
45
2.5. SOLUTION DES EXERCICES
xk + xk+1 2+2
Me = = = 2.
2 2
(x25 , x26 , x75 et x76 sont déterminés en utilisant les effectifs cumulés Ni ).
50% des femmes ont le nombre d’enfants entre 1 et 3 .
- La moyenne arithmétique x :
xi 0 1 2 3 4 Total
ni 20 20 30 10 20 100
.
n i xi 0 20 60 30 80 190
ni x2i 0 20 120 90 320 550
i=5
1X 190
x= ni xi = = 1, 9.
6 i=1 100
i=5
1 X 550
V (X) = ni x2i − x2 = − (1.9)2 = 1, 89.
100 i=1 100
46
2.5. SOLUTION DES EXERCICES
√
Donc σ = 1.89 = 1.37.
σ 1.37
- Le coefficient de variation : donné par Cv = x
= 1.9
= 0.72
3- La représentation graphique
80
60
40
20
0
15 – 20
20 – 25
25 – 30
30 – 35
35 – 40
40 – 45
4-
-Le mode :
La classe modale est [35 − 40[ (la classe possédant le plus grand effectif ).
La borne inférieure de la classe modale e5 = 35.
47
2.5. SOLUTION DES EXERCICES
∆1 80 − 70
Mo = ei + × ai = 35 + × 5,
∆1 + ∆2 (80 − 70) + (80 − 60)
d’où MO = 36.67.
La médiane : La classe médiane est [30 − 35[, (la classe pour laquelle la fréquence cumulée
400
dépasse pour la 1ère fois 0.5 – l’effectif cumulé dépasse pour la 1ère fois 2
).
On a : e4 = 30 est la borne inférieure de la classe médiane.
a4 = 5 est l’amplitude de la classe médiane.
S = N3 = 190 est l’effectif cumulé de la classe [25 − 30[ .
nme = n4 = 70 est l’effectif de la classe médiane.
n
2
−S 200 − 190
Me = ei + × ai = 30 + × 5 = 30, 71.
nme 70
- Le premier quartile : On a Q1 ∈ [20−25[ (la classe pour laquelle la fréquence cumulée dépasse
pour la 1ère fois 0.25), notée [e2 − e3 [.
n2 = 70 est l’effectif de la classe [20 − 25[.
N1 = 70 est l’effectif cumulé croissant de la classe [15 − 20[.
a2 = 5 est l’amplitude de la classe [20 − 25[.
n
4
− N1 100 − 70
Q1 = e2 + × a2 = 20 + × 5 = 22.14.
n2 70
Le troisième quartile : On a Q3 ∈ [35−40[ (la classe pour laquelle la fréquence cumulée dépasse
pour la 1ère fois 0.75), notée [e5 − e6 [.
n5 = 80 est l’effectif de la classe [35 − 40[.
N4 = 260 est l’effectif cumulé de la classe [30 − 35[.
a5 = 5 est l’amplitude de la classe [35 − 40[.
3×n
4
− N4 300 − 260
Q3 = e5 + × a5 = 35 + × 5 = 37.5
n5 80
- La moyenne arithmétique :
48
2.5. SOLUTION DES EXERCICES
X < Me < Mo , la distribution n’est pas symétrique. Elle présente un étalement vers la gauche.
5-
- L’écart interquartile : EQ = Q3 − Q1 = 37.5 − 22.14 = 15.30.
p
- L’écart type : L’écart-type σ = V (X), où V (X) est la variance de X donnée par
i=6
1X 389500
V (X) = ni x2i − x2 = − 302 = 73.75.
n i=1 400
√
Donc σ = 73.75 = 8.59.
σ 8.59
- Le coefficient de variation : Cv = x
= 30
= 0.286.
6- L’intervalle qui contient 50% de valeurs centrales est l’intervalle interquartile, délimité par
le premier quartile et le troisième quartile : Q3 = 37.5 et Q1 = 22.14.
C’est-à-dire 50% des articles vendus ont un montant compris entre 22.14 et 37.5.
49
2.5. SOLUTION DES EXERCICES
est dispersée.
11) On a Mo < Me < X. La série n’est pas symétrique.
52
Chapitre 3
3.1 Introduction
Les probabilités servent à modéliser une expérience aléatoire.
On commence par décrire les différentes issues possibles (éventualités) de cette expérience
aléatoire. Ensuite, l’objectif est d’associer à chacune de ces éventualités un nombre compris
entre 0 et 1 qui mesure la chance qu’elles ont de se réaliser. Ce chapitre est basé sur les
références [1, 5, 8, 12, 13, 10, 7]
53
3.2. ENSEMBLE FONDAMENTAL ET ÉVÉNEMENT
trois conditions :
• on connaı̂t tous les résultats éventuels de l’expérience ;
• le résultat de l’expérience n’est pas prévisible. En d’autres termes, il est impossible de
déterminer avec certitude à l’avance.
• L’expérience peut être reproduite dans les mêmes conditions.
→ L’ensemble des résultats possibles d’une expérience aléatoire est dit ensemble fondamen-
tal (ou univers de l’expérience aléatoire). On le note Ω.
La notion de probabilité est utilisée pour évaluer les chances qu’un événement se produise. La
représentation précise de l’ensemble fondamental Ω est indispensable pour cette quantification.
Définition 3.1. .
- Un événement élémentaire est un singleton {ω} ⊂ Ω.
- Un événement aléatoire (ou un événement) A est un sous ensemble de Ω : A ⊂ Ω
(A ∈ P(Ω). Où P(Ω) est l’ensemble des parties de Ω.
Exemple 3.1. On lance un dé cubique équilibré, à six faces numérotées de 1 à 6, et on note
le résultat obtenu.
C’est une expérience aléatoire à six issues :
- Il y a six résultats possibles : Ω = {1, 2, 3, 4, 5, 6} ;
- On ne peut pas prévoir le résultat de cette expérience ;
- et on peut refaire l’expérience plusieurs fois.
Un exemple d’un événement élémentaire est : ”on obtient le nombre 6”.
Exemple 3.2. On lance une pièce de monnaie et on regarde la face supérieure. Il ya deux
résultats possibles : Pile (P) et Face (F).
C’est une expérience aléatoire, on a Ω = {P, F }.
Définition 3.2. .
• A = ∅ est dit événement impossible : c’est un événement qui ne peut pas se réaliser.
• A = Ω est dit événement certain.
• Soit A un événement. Soit ω le résultat de l’expérience. On dit que A se réalise ⇐⇒ ω ∈ A.
54
3.2. ENSEMBLE FONDAMENTAL ET ÉVÉNEMENT
Un événement est un élément de P(Ω) (l’ensemble des partie de Ω), qui suit la théorie des
ensembles. Un lexique spécifique aux événements est présent, distinct du lexique de la théorie
des ensembles. Ci-dessus un tableau de correspondance entre les deux vocabulaires.
Remarque 3.1. Les opérations logiques relatives aux événements comme ”ou”, ”et”, la ”négation”
se manifestent par des opérations ensemblistes comme suit : La réunion, l’intersection et
la complémentare sont respectivement utilisées.
• A ∪ B se réalise ssi A se réalise ou B se réalise : A ou B.
• A ∩ B se réalise ssi A se réalise et B se réalise : A et B.
• A se réalise ⇐⇒ A ne se réalise pas.
Les propriétés de ces opérations telles que la commutativité, l’associativité et la distributi-
vité, telles qu’elles sont vues en théorie des ensembles, demeurent valides pour les événements
aléatoires.
Le couple (Ω, P(Ω)) est dit un espace probabilisable. Mais, même si Ω est fini, le nombre
d’éléments de P(Ω) est 2card(Ω) peut être un nombre très élevé. Il vaut mieux dans ce cas de ne
considérer qu’une famille restreinte A de parties de Ω (A ⊂ P(Ω)).
Afin que les résultats des opérations telles que intersection,réunion, complémentaire, restent
des événements, cette famille d’événements doit vérifier les conditions suivantes.
Propriétés 3.1. .
1. Ω ∈ A ;
2. ∀A ∈ A, A ∈ A;
3. si (An )n≥1 est une famille dénombrable d’éléments de A alors, An ∈ A.
S
n≥1
55
3.3. ESPACE DE PROBABILITÉS (LE MODÈLE PROBABILISTE DE KOLMOGOROV)
Exemple 3.5. ∀ Ω non vide, on a {∅, Ω} et P(Ω) sont des tribus sur Ω.
p : A → [0; 1]
A 7→ p(A)
telle que
1. 0 ≤ p(A) ≤ 1, ∀A ∈ A
2. p(Ω) = 1.
3. Pour toute suite (An )n≥1 d’événements incompatibles (An ∩ Am = ∅, n 6= m), on a
∞
[ ∞
X
p( An ) = p(An )(propriété de σ−additivité).
n=1 n=1
Remarque 3.2. Dans le cas d’un ensemble Ω fini, l’axiome 3 de cette définition est substitué
par
pour toute famille {A1 , · · · , An } d’événements incompatibles (An ∩ Am = ∅, n 6= m), on a
i=n
[ i=n
X
p( Ai ) = p(Ai ) (axiome d’additivité).
i=1 i=1
56
3.3. ESPACE DE PROBABILITÉS (LE MODÈLE PROBABILISTE DE KOLMOGOROV)
i=n
X
0 ≤ pi ≤ 1 et pi = 1.
i=1
X
On considère un événement A (A ⊂ Ω), on a p(A) = pi . Ceci indique que la proba-
ωi ∈A
bilité d’un événement A est déterminée en sommant les probabilités de tous les événements
élémentaires qu’il contient. Par exemple A = {ω1 , ω3 }, on a p(A) = p1 + p3 .
Il est important de noter que cette formule est valide uniquement lorsque les événements
élémentaires sont équiprobable. Dans cette situation, on calcule les probabilités en calculant le
57
3.4. PROBABILITÉ CONDITIONNELLE ET INDÉPENDANCE
Exemple 3.6. On lance un dé cubique équilibré à six faces numérotées de 1 à 6, et on note le
résultat obtenu.
Il y a six résultats possibles : Ω = {1, 2, 3, 4, 5, 6}. Le dé est non truqué (bien équilibré),
donc on a l’équiprobabilité.
La mesure de probabilité p est définie par
ωi 1 2 3 4 5 6
pi = p({wi }) 1/6 1/6 1/6 1/6 1/6 1/6
Soit P(Ω) l’ensemble des parties de Ω, on obtient l’espace probabilisé (Ω, P(ω), p).
|A| 2
- Soit A = {1, 6}, p(A) = |Ω|
= 6
= 13 .
|A| |{2,4,6}| 3
- Soit A l’événement : ”obtenir une face paire”. On a p(A) = |Ω|
= |Ω|
= 6
= 12 .
Remarque 3.5. Exprimer une expérience aléatoire sous forme d’un modèle probabiliste im-
plique
- La définition de l’ensemble fondamental Ω ;
- la définition de la tribu A ;
- la définition d’une mesure de probabilité sur Ω.
Le choix du modèle lié à une expérience aléatoire doit être fait d’une manière aussi simple que
possible, tout en prenant en considération la nature du problème à résoudre.
Exemple 3.7. On lance 2 fois de suite une pièce de monnaie bien équilibrée.
On considère les événements :
58
3.4. PROBABILITÉ CONDITIONNELLE ET INDÉPENDANCE
Définition 3.4. Soit (Ω, A, p) un espace probabilisé. Soit B un événement tel que p(B) > 0.
La probabilité conditionnelle d’un événement A sachant que B s’est produit, est définie par
p(A ∩ B)
p(A/B) = .
p(B)
Remarque 3.6. .
- On note pB (A) et on lit la probabilité de A sachant B.
- Si B = ∅, pB (.) n’est pas définie.
- Il ya uniquement les événements qui ont une partie commune avec B qui peuvent se produire.
- La probabilité conditionnelle pB constitue une nouvelle mesure de probabilité sur l’espace
probabilisable (Ω, A). Elle regroupe toutes les caractéristiques d’une probabilité. Ainsi, on dispose
des caractéristiques suivantes :
(1) Pour deux événements E1 et E2 , nous avons p(E1 ∪ E2 /B) = p(E1 /B) + p(E2 /B), si
E1 ∩ E2 = ∅.
(2) p(E/B) = 1 − p(E/B), pour un événement E.
ωi 1 2 3 4 5 6
pi = p({wi }) 1/4 1/4 1/8 1/8 1/8 1/8
59
3.4. PROBABILITÉ CONDITIONNELLE ET INDÉPENDANCE
Exemple 3.9. Supposons qu’il y ait deux urnes U1 et U2 , contenant chacune 3 boules noires et
5 boules blanches. Une boule est extraite de la première urne U1 , on enregistre sa couleur et on
la remet dans l’urne U2 . Par la suite, une boule est extraite de la deuxième urne U2 . Calculer
la probabilité d’obtenir deux fois une boule noire ?
Réponse : Notons
N1 : ”La boule tirée de U1 est noire”.
N2 :” La boule tirée de U2 est noire”.
Il est clair qu’on cherche à calculer p(N1 ∩ N2 ).
3
On a p(N1 ) = 8
et p(N2 /N1 ) = 49 . Puisque le premier tirage a donné une boule noire, il y a
maintenant 4 boules noires dans l’urne U2 . Par conséquent,
3 4 1
p(N1 ∩ N2 ) = p(N1 )p(N2 /N1 ) = . = .
8 9 6
60
3.4. PROBABILITÉ CONDITIONNELLE ET INDÉPENDANCE
i=n
X
p(A) = p(A/Bi ) × p(Bi ).
i=1
i=n
[ i=n
[
Démonstration. Comme A = A ∩ Ω = A ∩ ( Bi ) = (A ∩ Bi ), on déduit que
i=1 i=1
i=n
[ i=n
X
p(A) = p( (A ∩ Bi )) = p(A/Bi ) × p(Bi ).
i=1 i=1
Définition 3.5. Une famille d’événements (Bi )i∈I est dite une partition (un système complet
d’événements) de l’ensemble Ω si les deux conditions suivantes sont satisfaites :
(i) ∪i∈I Bi = Ω ;
(ii) pour tous i 6= j, Bi ∩ Bj = ∅ ( les événements Bi sont deux à deux incompatibles).
4 1 + 12p
p(A) = p(T)p(A/T) + p(T)p(A/T) = p × 1 + (1 − p) × = .
52 13
61
3.4. PROBABILITÉ CONDITIONNELLE ET INDÉPENDANCE
on a
p(A/Bj ) × p(Bj )
p(Bj /A) = i=n
, ∀j = 1, · · · , n.
X
p(A/Bi ) × p(Bi )
i=1
p(A/B) × p(B)
p(B/A) = .
p(A/B) × p(B) + p(A/B) × p(B)
On utilise la formule des probabilités totales pour p(A) pour obtenir le résultat recherché.
Définition 3.6. Soient A et B deux événements d’un espace de probabilisé (Ω, A, p), de probabi-
lités non nulles (0 < p(A), p(B) ≤ 1). On dit que A et B sont (stochastiquement) indépendants
si et seulement si
p(A/B) = p(A) ou p(B/A) = p(B)
Exemple 3.11. On considère un jeu de 32 cartes. On tire sans remise deux cartes.
A : ”La carte tirée au premier tirage est un roi”
et B : ”La carte tirée au deuxième tirage est un roi”
Si le tirage est sans remise, ces deux événements ne sont pas indépendants.
Dans un tirage avec remise, les événements A et B sont indépendants.
62
3.4. PROBABILITÉ CONDITIONNELLE ET INDÉPENDANCE
Exemple 3.12. On considère un jeu de 32 cartes. On tire une carte au hasard. Soient les
événements :
F : ”obtenir une figure”.
C : ”obtenir un coeur”.
L’événement F ∩ C : ”obtenir une dame de coeur ou un valet de coeur ou un roi de coeur”.
12 3 8
Et on a p(F ∩ C) = 3/32 ; p(F ) = 32
= 8
et p(C) = 32
= 14 .
On a l’égalité des probabilités : p(F ∩ C) = p(F ) × p(C) ce qui montre que les événements F
et C sont indépendants.
63
3.5. COMPLÉMENT DU COURS : ELÉMENTS D’ANALYSE COMBINATOIRE
Les tableaux :
Question : On lance successivement deux dés à 3 faces, numérotées de 1 à 3. Combien y a-t-il
d’issues (résultats possibles) ?
1 2 3
1 (1,1) (1,2) (1,3)
2 (2,1) (2,2) (2,3)
3 (3,1) (3,2) (3,3)
Les listes :
Question : Combien de mots peut on former avec les lettres H, E,L, et D (sans répétition) ?
64
3.5. COMPLÉMENT DU COURS : ELÉMENTS D’ANALYSE COMBINATOIRE
L’arbre de classement :
Définition 3.8. Un arbre de classement est un schéma qui sert à dénombrer tous les résultats
possibles d’une expérience aléatoire.
Question : Combien de mots peut on former avec les lettres M,I et N (sans répétition) ?
M I N
I N M N I M
N I N M M I
Réponse : Le nombre de mots qu on peut écrire avec les lettres M, I et N est : 6.
i=m
Y
ni = n1 × n2 × · · · × nm .
i=1
Exemple 3.14. Question : On veut calculer le nombre de manières possibles de choisir un code
de 8 chiffres. La question : Combien de possibilités de choisir un code de 8 chiffres ?
65
3.5. COMPLÉMENT DU COURS : ELÉMENTS D’ANALYSE COMBINATOIRE
Réponse :
Il y a n1 = 10 manières distinctes de choisir le premier chiffre.
Il y a n2 = 10 manières distinctes de choisir le deuxième chiffre.
Il y a n3 = 10 manières distinctes de choisir le troisième chiffre.
Ainsi de suite, il y a n8 = 10 manières distinctes de choisir le 8 ème chiffre.
Ce qui donne le nombre total
i=8
Y
ni = 108 .
i=1
Le Principe d’addition
Ce principe se résume comme suit. Dans une expérience, la première opération, notée o1 , peut
être réalisée de n1 manières différentes. La deuxième opération, notée o2 , peut être réalisée de
n2 manières différentes,..., et l’opération om peut être réalisée de nm manières différentes.
On obtient le nombre de façons différentes d’effectuer une de ces opérations est
n1 + n2 + ... + nm .
Exemple 3.15. .
Question On s’intéresse au calcule du nombre de menus différents que nous avons avec le choix
entre quatre restaurants, le premier possède 13 menus, le second possède 23 menus, le troisième
possède 18 menus, et le quatrième possède 32 menus.
Réponse : On peut manger soit au premier restaurant, soit au deuxième, soit au troisième, soit
au quatrième.
Le nombre de choix possibles de menus est donc 13 + 23 + 18 + 32 = 86.
66
3.5. COMPLÉMENT DU COURS : ELÉMENTS D’ANALYSE COMBINATOIRE
Akn = nk .
67
3.5. COMPLÉMENT DU COURS : ELÉMENTS D’ANALYSE COMBINATOIRE
Remarque 3.7. Dans le cas d’un arrangement avec répétition, les k éléments de la disposition
ne sont pas nécessairement tous discernables. Ce qui correspond à un tirage avec remise ou
l’ordre est important.
Exemple 3.17. .
• Question 1 : Combien de mots de 7 lettres peut on constituer avec un alphabet à 26 lettres ?
Réponse : 26 × 26 × 26 × 26 × 26 × 26 × 26 = 267 .
• Question 2 : On jette deux fois de suite un dé à 12 faces. Quel est le nombre résultats possibles
en tenant compte de l’ordre ?
Réponse : 12 × 12 = 122 = 144.
n!
Akn = .
(n − k)!
Remarque 3.8. Dans un arrangement sans répétition, les k objets de la disposition sont tous
discernables. Dans ce cas, on dit que le tirage est sans remise et avec ordre.
On a 0 ≤ p ≤ n et n ∈ N ∗
Exemple 3.18. .
Question : De combien de façons peut on disposer 4 personnes dans un salon de 15 places ?
15!
Réponse : (15−4)!
=.
3.5.6 Permutations
Soit Ω un ensemble fondamental contenant n éléments. On extrait un échantillon de taille
n parmi les éléments de Ω.
Pn = n!.
Exemple 3.19. .
Question 1 : De combien de manière peut on disposer 10 étudiants dans une salle de 10 places ?
68
3.5. COMPLÉMENT DU COURS : ELÉMENTS D’ANALYSE COMBINATOIRE
Réponse : 10!.
Question 2 : De combien de manières différentes peut on placer 4 personnes l’une à côté de
l’autre ?
Réponse : Il y a 4 choix pour la 1ère place, 3 choix pour la 2ème place, puis 2 choix, et 1 choix.
Par conséquent, il y a 4 × 3 × 2 × 1 = 24 manières différentes de placer ces 4 personnes.
n!
Pn (n1 , n2 , · · · , nk ) = .
n1 ! × n2 ! × · · · × nk !
Exemple 3.20. .
Question : Quel est le nombre de mots différents qu’on peut former avec les lettres du mot
”STATISTIQUES” ?
Réponse : Il y a n = 12 lettres et 7 groupes distincts k = 7 : n1 = 3 (trois S), n2 = 3 (trois T),
n3 = 2 (deux I), n4 = 1 (un E), n5 = 1 (un A), n6 = 1 (un U), n7 = 1 (un Q). On obtient le
nombre de mots distincts qui est égal au nombre de permutations avec répétition :
12!
.
3!3!2!1!1!1!1!
3.5.7 Combinaisons
Soit Ω un ensemble fondamental contenant n éléments. On forme un échantillon de taille k
pris parmi les n éléments de Ω.
Akn n!
Cnk = = .
k! k!(n − k)!
Remarque 3.9. .
- Une combinaison sans répétition correspond à un tirage sans remise et sans tenir compte de
l’ordre.
69
3.5. COMPLÉMENT DU COURS : ELÉMENTS D’ANALYSE COMBINATOIRE
- Le nombre de combinaisons sans répétition de k éléments pris parmi n est égale au nombre
de combinaisons sans répétition de n − k éléments pris parmi n.
Exemple 3.21. .
• Question 1 : De combien de façons peut-on choisir un groupe de 35 étudiants parmi un groupe
de 120 étudiants ?
35 120!
Réponse : C120 = 35!(120−35)!
.
• Question 2 : A un examen, un candidat doit répondre à 3 questions sur 5. Calculer le nombre
de choix possibles pour le candidat ?
5!
Réponse : C53 = 2!(5−3)!
.
• Question 3 : A un examen, on considère qu’un étudiant doit répondre à 3 questions sur 5.
Sous l’hypothèse que la première question est imposée, calculer le nombre de choix possibles
pour le candidat ?
Réponse : C42 . Car le candidat est obligé de répondre à la première question. Parmi les 4
question, il ne lui reste que 2 questions à choisir.
(k + n − 1)!
Knk = C(n+k−1)
k
= .
k!(n − 1)!
Remarque 3.10. Une combinaison avec répétitions correspond au cas d’un tirage sans ordre
et avec remise.
70
3.6. EXERCICES
3.6 Exercices
Exercice 3.2. .
1- De combien de façons peut on aligner 5 livres de statistique, 2 livres d’algèbre et 4 livres
d’analyse sur une étagère ?
2- De combien de façons différentes peut-on placer l’une à côté de l’autre, 10 boules marrons,
3 vertes, 5 blanches et 2 bleues ?
Exercice 3.3. .
1)Combien de nombres de 4 chiffres différents peut on former à l’aide des chiffres {2, 3, 4, 5, 6, 7} ?
2) Combien de ces nombres sont multiples de 5 ?
3) Combien de ces nombres sont plus petit que 5000 ?
Exercice 3.4. .
Combien de mots de 11 lettres peut-on former avec les 26 lettres de l’alphabet si
a) on utilise chaque lettre une seule fois ?
b) on peut réutiliser les lettres ?
Exercice 3.5. .
De combien de façons différentes peut-on répartir 5 hommes et leurs femmes sur une rangée
de 10 chaises dans les cas suivants :
a) Sans aucune condition
b) Si chaque homme doit être assis à coté de sa femme ?
Exercice 3.6. .
Cinq garçons et quatre filles s’assoient sur un banc.
1. Quel est le nombre de dispositions possibles ?
2. Donner le nombre de dispositions possibles si les garçons sont d’un côté et les filles de l’autre.
71
3.6. EXERCICES
3. Donner le nombre de dispositions possibles si chaque fille est intercalée entre deux garçons.
4. Traiter les mêmes questions s’ils s’assoient autour d’une table ronde.
Exercice 3.8. .
k−1
k
Montrer la formule du triangle de Pascal : n ≥ k, Cnk = Cn−1 + Cn−1 .
72
3.6. EXERCICES
73
3.6. EXERCICES
garçons entre eux (4!), en permutant les filles entre elle (4!), et en permutant les deux garçons
4!4!2!
entre eux : 4!4!2!. Comme c’est une table ronde, la réponse est : 8
(n − 1)!(n − k) (n − 1)!k
= +
k!(n − k)! k!(n − 1 − k + 1)!
(n − 1)! (n − k) + k n!
= ( = = Cnk
k! (n − k)! k!(n − k)!
74
3.6. EXERCICES
Exercice 3.10. Soient A et B deux événements tels que P (A) = 1/5 et P (A ∪ B) = 1/2.
1. Sous l’hypothèse que A et B soient incompatibles. Calculer P (B) .
2. Sous l’hypothèse que A et B soient indépendants. Calculer P (B)) .
3. Calculer P (B) avec l’hypothèse que l’événement A ne peut être réalisé que si l’événement B
est réalisé.
Exercice 3.11. ;
I) On jette une pièce de monnaie, bien équilibrée, trois fois de suite.
1) Donner la liste de tous les résultats possibles (i.e. l’ensemble fondamental Ω) en notant P
pour pile et F pour face.
2) Préciser l’espace de probabilité.
3) Donner la probabilité des événements suivants.
A :”Le tirage ne comporte que des faces”.
B : ”Le tirage comporte au moins une fois pile.
II) Reprendre les mêmes questions, si on lance trois pièces de monnaies identiques en même
temps.
75
3.6. EXERCICES
Exercice 3.13. Un tireur possède deux tentatives pour atteindre une cible. On suppose qu’il
atteint sa cible la première fois dans 75% des cas. Lorsque il échoue dans le premier tir, il
réussit le second tir dans 90% des cas.
Quelle est la probabilité pour qu’il n’atteint pas la cible deux fois de suite ?
Exercice 3.14. Parmi les étudiants d’un département de mathématiques 40% suivent l’option
A1 , 30% suivent l’option A2 et 30% suivent l’option A3 . Chaque étudiant suive une seule option.
La proportion d’étudiants qui n’ont pas la moyenne dans l’option A1 est de 10%, dans l’option
A2 de 5% et dans l’option A3 de 5%. On choisit un étudiant au hasard.
1. Calculer la probabilité qu’il n’ait pas la moyenne.
2. Sachant qu’il n’a pas la moyenne, calculer la probabilité a posteriori qu’il ait suivi l’option
A1 , A2 ou A3 .
Exercice 3.15. Dans une population en cas de migraine trois patients sur cinq optent pour
le médicament M1 et deux malades sur cinq choisissent un médicament M qui comportent des
effets secondaires :
Avec le médicament M1 , on observe 80% des malades qui sont soulagés.
Avec le médicament M, on observe 95% des malades qui sont soulagés.
1. Calculer le taux global de personnes soulagées ?
2. Calculer la probabilité pour un patient d’avoir pris le médicament M1 sachant qu’il est sou-
lagé ?
Exercice 3.16. On s’intéresse à l’étude dune mutation génétique sur des nourrissons. On effec-
tue un dépistage. Il existe 3% des bébés qui possèdent cette mutation. On commence le dépistage
par un test qui donne 98% de résultats qui sont positifs pour les bébés ayant la mutation et 3%
de résultats qui sont positifs pour les bébés n’ayant pas cette mutation.
1. Déterminer la probabilité qu’un bébé pris au hasard soit atteint de cette mutation sachant
que le test a donné un résultat positif ?
2. Déterminer la probabilité qu’un bébé pris au hasard soit indemne de cette mutation sachant
que le test a donné un résultat négatif ?
76
3.6. EXERCICES
3. A ne peut être réalisé que si B est réalisé : tous les événements de A sont dans B,
P (A∩B) = P (A), donc P (A cupB) = P (A)+P (B)−P (A∩B) = P (A)+P (B)−P (A) = P (B),
donc P (B) = P (A ∪ B) = 1/2.
1)L’ensemble fondamental est constitué de triplet ordonnés dont les éléments symbolisent pile
(P) et face (F).
Il ya 2 × 2 × 2 = 8 resultats possibles.
2) L’espace de probabilité (Ω, P(Ω), p), où P(Ω) est l’ensemble des parties de Ω et p est la
1
mesure de probabilité donnée par p(ω) = 8
, ∀ω ∈ Ω (car les événements élémentaires sont
équiprobables).
card(A)
• A = {(F, F, F )}, donc p(A) = p({(F, F, F )}) = card(Ω)
= 18 .
77
3.6. EXERCICES
card(B) 7
p(B) = p({(F, F, P ), (F, P, F ), (P, F, F ), (F, P, P ), (P, F, P ), (P, P, F ), (P, P, P )}) = = .
card(Ω) 8
1
On peut aussi remarquer que B = A, donc p(B) = 1 − p(A) = 1 − 8
= 78 .
II) On lance trois pièces de monnaies identiques et bien équilibrées en même temps.
1) L’ensemble fondamental est constitué de triplet non ordonnés dont les éléments symbolisent
pile (P) et face (F).
L’ensemble des résultats possibles : (ensemble fondamental) :
2) L’espace de probabilité (Ω, P(Ω), p), où P(Ω) est l’ensemble des parties de Ω et p est la
1
mesure de probabilité donnée par p(ω) = 4
, ∀ω ∈ Ω (car les événements élémentaires sont
équiprobables).
card(A)
• p(A) = p({{F, F, F }}) = card(Ω)
= 41 , A = {(F, F, F )}.
card(B) 3
p(B) = p({{P, P, P }, {P, P, F }, {P, F, F }}) = = .
card(Ω) 4
A34
b) Notons B l’événement ”ne tirer aucun jetons vert” . On a p(B) = A39
= 1/21.
78
3.6. EXERCICES
5 37
Méthode 1 : On remarque que C = A. Donc, p(C) = 1 − p(A) = 1 − 42
= 42
.
Méthode 2 : On note les événements E1 :”ne tirer aucun jeton vert” ; E2 : ”Tirer un jeton
vert et deux jetons rouges” ; E3 : ”tirer exactement deux jetons vert”.
Ne tirer aucun vert Choix de la place du jeton vert-Choix dun vert et de deux rouges. Tirer exactement deux verts
z}|{ z }| { z }| {
A34 + 3 × A15 × A24 + 3 × A25 × A14
p(C) =
A39
37
= 42
.
Le tirage est successif, donc on induit un ordre. Dans le tirage exactement d’un jeton vert, il
faut multiplier par 3, c’est à dire choisir une place pour le jeton vert.
Dans l’événement E3 , il faut choisir une place pour le jeton rouge, d’où la multiplication par 3
(le nombre de places) dans le calcul de la probabilité.
3×A15 ×A24 5
d) Soit D l’événement ”tirer exactement 1 jeton vert”. p(D) = A39
= 14
.
card(A) A35 53
a) p(A) = card(Ω)
= 93
= 93
.
card(B) A34 43
b)p(B) = card(Ω)
= 93
= 93
.
c) p(C) = 1 − p(A).
79
3.6. EXERCICES
L’arbre pondéré
0.75 R1
0.90 R2
0.25 E1
0.10 E2
1. P (C) = P (C|A1 )×P (A1 )+P (C|A2 )×P (A2 )+P (C|A3 )×P (A3 ) = 0.1×0.3+0.5×0.3 = 0.18.
p(S) = p(S∩(M1 ∪M ) = p((S∩M1 )∪(S∩M )) = p(S∩M1 )+p(S∩M ) = p(S/M1 )p(M1 )+p(S/M )p(M )
3 2
p(S) = × 0.8 + × 0.95 = 0.86.
5 5
80
3.6. EXERCICES
3
p(M1 ∩ S) p(M1 ) × p(S/M1 ) 5
× 0.80
p(M1 /S) = = = = 0.41
p(S) P (S) 0.86
81
Bibliographie
82