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Polynomes de Legandre

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Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Polynômes de Legendre

Notations
— Dans tout le problème, E désigne le R-espace vectoriel R[X] des polynômes à coefficients réels.
— Pour tout n ∈ N, on note En le sous-espace de E formé par les polynômes de degré au plus égal à n.
— Selon l’usage, on convient d’identifier un polynôme et la fonction polynomiale associée.
— L’espace En est muni de sa base canonique Bn = 1, X, X 2 , . . ., X n .


n!
— Les coefficients binomiaux sont notés Cnk = (06k6n).
k!(n − k)!

Partie I: Étude d’un endomorphisme


Étant donné un polynôme P de E, on définit un polynôme φ(P ) par :
φ(P ) = X 2 − 1 P 00 + 2XP 0 .


1. Justifier qu’on a ainsi défini un endomorphisme φ de E.


2. Montrer que, pour tout entier naturel n, le sous-espace vectoriel En est stable par φ.

On notera désormais ϕn l’endomorphisme de En induit par φ sur En :


∀P ∈ En , ϕn (P ) = φ(P )

3. Dans cette question, on suppose que n est égal à 3.


(a) Écrire la matrice M3 de ϕ3 dans la base canonique de E3 .
(b) Justifier que ϕ3 est diagonalisable.
(c) Déterminer une base de E3 diagonalisant ϕ3 , formée de polynômes unitaires.
4. On revient au cas général d’un entier naturel n quelconque.
(a) Montrer que la matrice Mn de ϕn dans la base canonique est triangulaire supérieure et préciser ses coeffi-
cients diagonaux.
(b) En déduire que ϕn est diagonalisable et préciser les dimensions de ses sous-espaces propres.

Partie II: Polynômes de Legendre


Pour tout entier naturel n, on définit le polynôme Ln par
n
1 X k 2
Ln (X) = n Cn (X − 1)n−k (X + 1)k .
2
k=0
5. Calculer sous forme simplifiée les polynômes L0 , L1 , L2 et L3 .
6. Calculer Ln (1) pour tout n ∈ N.
7. Déterminer le degré de Ln en fonction de n et donner son coefficient dominant sous la forme d’une somme.
8. En utilisant un changement d’indice, montrer que Ln a la même parité que n.
9. Vérifier, à l’aide de la formule de Leibniz, que :
1 dn  2 n 
∀n ∈ N, Ln (X) = X −1 .
2n n! dX n
10. En déduire explicitement le coefficient dominant de Ln , puis la relation
n
X 2
∀n ∈ N, Cnk = C2n n
.
k=0
11. Montrer alors que  n
1 + |x|
n
∀n ∈ N, ∀x ∈ R, |Ln (x)| 6 C2n .
2
n
12. On définit, pour tout entier naturel n, le polynôme Un (X) = X 2 − 1 .
(a) Vérifier que :
X 2 − 1 Un0 (X) = 2nXUn (X).


(b) En dérivant n + 1 fois cette relation, montrer que


∀n ∈ N, φ(Ln ) = n(n + 1)Ln .

elamdaoui@[Link] 1/8 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Polynômes de Legendre

Partie III: Définition d’un produit scalaire


On pose Z 1
∀(P, Q) ∈ E 2 , hP | Qi = P (x)Q(x) dx.
−1
13. Justifier que l’on a ainsi défini un produit scalaire sur E.

Dans toute la suite du problème, l’espace E et ses sous-espaces En (n ∈ N) seront


systématiquement munis de ce produit scalaire.

14. (a) Montrer que


Z 1
2
∀(P, Q) ∈ E , hφ(P ) | Qi = (1 − x2 )P 0 (x)Q0 (x) dx.
−1
(b) Que peut-on déduire pour les endomorphismes ϕn (n ∈ N) ?
(c) En déduire, à l’aide d’un résultat de la partie II, que les polynômes Lp (p ∈ N) sont deux à deux orthogonaux.
15. Soit n un entier naturel.
(a) Établir par récurrence sur k que
1
(−1)k dk dn−k 
Z
[Q(x)] n−k (x2 − 1)n dx.

∀k ∈ [[0, n]] , hQ | Ln i =
2n n! −1 dx k dx

(b) En déduire que, pour tout n ∈ N , Ln est orthogonal à En−1 .
(c) Retrouver ainsi que les polynômes Lp (p ∈ N) sont deux à deux orthogonaux.
2
16. (a) À l’aide de (15a), exprimer, pour tout entier naturel n, k Ln k en fonction de
Z 1
In = (x2 − 1)n dx.
−1
(b) À l’aide d’une intégration par parties, montrer que
2n + 2
∀n ∈ N, In+1 = − In .
2n + 3
(c) En déduire, pour tout n ∈ N, une expression de In faisant intervenir des factorielles.
(d) En déduire que r
2
∀n ∈ N, k Ln k = .
2n + 1
17. Donner, pour tout entier naturel n, une base orthonormée de En .

Partie IV: Une relation de récurrence


Soit n un entier naturel non nul.
18. Calculer le coefficient de X n+1 dans (n + 1)Ln+1 (X) − (2n + 1)XLn (X).
19. En déduire l’existence et l’unicité de n + 1 réels αk tels que
n
X
(n + 1)Ln+1 (X) − (2n + 1)XLn (X) = αk Lk (X).
k=0
hXLn | Lk i
20. Montrer que ∀k ∈ [[0, n]] , αk = −(2n + 1) 2 .
k Lk k
21. Pour tout k ∈ [[0, n − 2]], vérifier que hXLn | Lk i = hLn | XLk i puis montrer que αk = 0.
22. Par des considérations de parité, montrer que αn = 0.
23. En utilisant la valeur des polynômes Lk au point 1, déterminer alors αn−1 .
24. En déduire que ∀n ∈ N∗ , (n + 1)Ln+1 (X) − (2n + 1)XLn (X) + nLn−1 (X) = 0.

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Problème de mathématiques: MP-MP* Enoncé

Polynômes de Legendre

Partie V: Fonction génératrice


X
On fixe un réel t et on considère la série entière Ln (t)xn , de la variable réelle x.
n>0

X  1 + |t| n
n n
25. Déterminer le rayon de convergence de la série entière C2n x .
2
n>0
X
26. En déduire que le rayon de convergence Rt de la série entière Ln (t)xn est strictement positif.
n>0
On donnera une minoration de Rt , mais on ne cherchera pas à le calculer.
+∞
X
On note St la somme de cette série entière : ∀x ∈ ]−Rt , Rt [ , St (x) = Ln (t)xn
n=0

27. En utilisant le résultat de la question (24), montrer que St est solution sur ]−Rt , Rt [ de l’équation différentielle
suivante, d’inconnue y fonction de x :
(Et ) (1 − 2tx + x2 )y 0 (x) + (x − t)y(x) = 0
28. Pour |t| < 1, en déduire l’expression de St (x) en fonction de x.

Partie VI: Projection orthogonale, calcul de distance


29. Calculer, pour tout entier naturel k, l’intégrale Z 1
Jk = xk dx.
−1
30. Étant donnés deux entiers naturels n et r, tels que 06r6n, on note pr la projection orthogonale de En sur son
sous-espace vectoriel Er .
Donner une expression générale de pr (P ) utilisant le produit scalaire, pour tout polynôme P de En .
31. On suppose désormais n = 3 et P = X 3 .
(a) Déterminer p0 (P ), p1 (P ) et p2 (P ).
(b) Calculer les distances d(P, Ek ) de P aux sous-espaces vectoriels Ek pour tout entier k tel que 06k62.
32. On note G l’ensemble des polynômes de degré 3 et de coefficient dominant égal à 1.
Montrer l’existence de Z 1
2
m = min (Q(x)) dx
Q∈G −1
et préciser sa valeur, ainsi que les polynômes réalisant ce minimum.

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Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Polynômes de Legendre

Partie I: Étude d’un endomorphisme

1. P étant un polynôme, P 0 , P 00 le sont et donc φ(P ) est un polynôme. Ainsi φ est bien défini
La dérivation étant linéaire, on montrerait que φ l’est aussi, φ est un endomorphisme de E.
2. Si deg P 6 n, on a deg P 0 6 n − 1 et deg(XP 0 ) 6 n, de même deg(X 2 − 1)P 00 6 2 + n − 2 = n.
Donc deg φ(P ) 6 n. Donc pour tout P ∈ En , φ(P ) ∈ En .
3. Dans cette question, on suppose que n est égal à 3.

(a) 1, X, X 2 , X 3 est la base canonique de E3 . On a ϕ3 (1) = φ(1) = 0, ϕ3 (X) = 2X, ϕ3 (X 2 ) = 2(X 2 − 1) +
4X 2 = 6X 2 − 2 et ϕ3 (X 3 ) = 6X(X 2 − 1) + 6X 3 = 12X 3 − 6X . Donc la matrice de ϕ3 dans la base
canonique de E3 est
0 0 −2 0
 
0 2 0 −6
M3 = 0 0 6

0
0 0 0 12

(b) M3 est triangulaire, ses valeurs propres sont ses coefficients diagonaux. Il y a quatre valeurs propres distinctes
(0, 2, 6 et 12) et M3 est carrée d’ordre 4 donc M3 est diagonalisable. Par conséquent ϕ3 est diagonalisable
et les quatre sous-espaces propres sont des droites.
(c) On a vu au a) que 1 est vecteur propre associé à λ = 0 et que X est vecteur propre associé à λ = 2.
x
 
y 
On résout (M3 − 6I4 ) 
 z  = 0 ce qui conduit à t = 0, y = 0 et −6x = 2z (c’est bien une droite). Avec

t
1
z = 1 on obtient − 3 + X 2 est vecteur propre associé à λ = 6.
1 3
De même on trouve que X 3 − 53 X est vecteur propre associé à λ = 12. Ainsi (1, X, X 2 − , X 3 − X)
3 5
une base de E3 diagonalisant ϕ3 , formée de polynômes de coefficients dominants égaux à 1.
4. On revient au cas général d’un entier naturel n quelconque.
(a) φ(1) = 0 et φ(X) = 2X. Pour k > 2, φ(X k ) = k(k − 1)X k−2 (X 2 − 1) + 2kX k = k(k + 1)X k − k(k − 1)X k−2 .
 
0 0 −2 . . . ... 0

0 2 .. 
 0 . 

. .. .. 
. .
. 0 6 .

Donc Mn =  .  est triangulaire supérieure et ses coefficients dia-

. .. .. ..
. . . . −n(n − 1)

 .. ..
 
. n(n − 1)

. 0 
0 ... ... ... 0 n(n + 1)
gonaux sont 0, 2, ..., k(k + 1), . . . , (n − 1)n et n(n + 1).
(b) Les k(k + 1) pour k = 0 à n sont deux-à-deux distincts donc ϕn admet n + 1 valeurs propres distinctes or
dim En = n + 1 donc ϕn est diagonalisable et les sous-espaces propres sont des droites.

Partie II: Polynômes de Legendre


3 2 1 5 3
5. Après calculs, on trouve : L0 = 1, L1 = X, L2 = X − et L3 = X 3 − X.
2 2 2 2
1
6. Ln (1) = (0 + Cn0 1(1 + 1)n ) d’où pour tout n ∈ N, Ln (1) = 1.
2n
7. Ln étant une somme de polynômes de degré exactement n, il est de degré au plus n.
n
X 2
n
Le coefficient de X est 2n 1
Cnk donc est non nul. Le degré de Ln est n et son coefficient dominant est
k=0
n
1 X k 2
Cn .
2n
k=0

elamdaoui@[Link] 4/8 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Polynômes de Legendre

n n
1 X k 2 n−k n−k k k n 1
X 2
8. Ln (−X) = C n (−1) (X + 1) (−1) (X − 1) = (−1) Cnk (X + 1)n−k (X − 1)k .
2n 2n
k=0 k=0
Puis en utilisant ` = n − k et Cnk = Cnn−k on a :
n
1 X ` 2
Ln (−X) = (−1)n n Cn (X + 1)` (X − 1)n−` = (−1)n Ln (X).
2
`=0
Ln a la même parité que n.
9. Posons u(X) = (X − 1)n , v(X) = (X + 1)n (pour que u(X)v(X) = (X 2 − 1)n ).
n!
Pour k ∈ [[0, n]], u(k) (X) = n(n − 1) · · · (n − k + 1)(X − 1)n−k = (X − 1)n−k et idem pour v donc
(n − k)!
n!
v (n−k) (X) = (X + 1)k . Donc par la formule de Leibniz :
k!
n n
d X n! n!
[u(X)v(X)] = Cnk (X − 1)n−k (X + 1)k
dX n (n − k)! k!
k=0
n n
d  2 X 2
(X − 1)n = n! Cnk (X − 1)n−k (X + 1)k puis :

D’où
dX n
k=0
dn  2 1n 
∀n ∈ N, Ln (X) = X −1 .
dX n 2n n!
n
d (2n)!
10. (X 2 − 1)n = X 2n + Q(X) où deg Q < 2n d’où (X 2 − 1)n = X n + Q(n) (X)
dX n (2n − n)!
1 (2n)! 1 n
Le coefficient dominant de Ln est donc n = n C2n , d’où avec 7) :
2 n! n! 2
n
X 2
∀n ∈ N, Cnk = C2n n
.
k=0
n−k k n−k k
11. (x − 1) (x + 1) |x + 1| 6 (1 + |x|)n−k (1 + |x|)k = (1 + |x|)n .
= |x − 1|
n
1 X 2
D’où (par l’inégalité triangulaire) |Ln (x)| 6 n (1 + |x|)n Cnk puis :
2
k=0 n
1 + |x| n
∀n ∈ N, ∀x ∈ R, |Ln (x)| 6 C2n .
2
n n−1
12. (a) Un (X) = X 2 − 1 donc Un0 (X) = 2X X 2 − 1 (au moins pour n > 1...) puis :
X 2 − 1 Un0 (X) = 2nXUn (X).


(b) En dérivant n + 1 fois XUn (X) par la formule de Leibniz, on obtient :


(n+1)
(XUn ) = XUn(n+1) + Cn+1
1
Un(n)
 0
= X Un(n) + (n + 1)Un(n)
= 2n n! (XL0n + (n + 1)Ln )

De même en dérivant n + 1 fois X 2 − 1 Un0 (X), on obtient :




(n+1) (n+1) 0 (n) 00 (n−1)


(X 2 − 1)Un0 X 2 − 1 (Un0 ) 1
X 2 − 1 (Un0 ) + Cn+1
2
X 2 − 1 (Un0 )

= + Cn+1
h i 00   0
(n)
= X 2 − 1 (Un ) + 2(n + 1)X Un(n) + n(n + 1)Un(n)


= 2nn ! X 2 − 1 L00n + 2(n + 1)XL0n + n(n + 1)Ln


  

Donc
(X 2 − 1)L00n + 2(n + 1)XL0n + n(n + 1)Ln = 2nXL0n + 2n(n + 1)Ln
et :
∀n ∈ N, φ(Ln ) = (X 2 − 1)L00n + 2XL0n = n(n + 1)Ln .

Partie III: Définition d’un produit scalaire


13. On reconnaît le produit scalaire usuel sur C 0 ([−1, 1], R) qui contient le sous-espace des fonctions polynomiales.

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Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Polynômes de Legendre

Si le sujet n’identifiait pas les polynômes formels et les fonctions polynomiales, j’aurais ajouté :
Si (P |P ) = 0 alors la fonction Pe est nulle sur [−1, 1] donc le polynôme P a une infinité de racines, P est bien le
polynôme nul.
On a ainsi défini un produit scalaire sur E (donc sur les En aussi).
d
14. (a) On remarque que φ(P )(x) = ((x2 − 1)P 0 (x)) et on intègre par parties :
dx
Z 1
< φ (P ) | Q > = [(1 − x2 )P 00 (x) + 2xP 0 (x)] · Q(x) dx
−1
1
Z 1
= (1 − x2 )P 0 (x)Q0 (x) −1 − (x2 − 1)P 0 (x)Q0 (x) dx

−1
Z 1
2
∀(P, Q) ∈ E , (φ(P )|Q) = (1 − x2 )P 0 (x)Q0 (x) dx.
−1
(b) On a donc (φ(P )|Q) = (P |φ(Q)), les endomorphismes ϕn sont donc symétriques
(c) Soit p, q deux naturels distincts. Les polynômes Lp et Lq sont deux vecteurs propres de ϕn (où n = max(p, q))
associés à des valeurs propres distinctes.
Or les sous-espaces propres d’un endomorphisme autoadjoint sont en somme directe orthogonale donc Lp
et Lq sont orthogonaux.
Remarque : On aurait pu reproduire la démonstration du cours à savoir :
De φ(Lp ) = p(p + 1)Lp on a (φ(Lp )|Lq ) = p(p + 1)(Lp |Lq ).
D’autre part p(p + 1)(Lp |Lq ) = (φ(Lp )|Lq ) = (Lp |φ(Lq )) = q(q + 1)(Lp |Lq )
puis de p(p + 1) 6= q(q + 1), on a (Lp |Lq ) = 0.
Les polynômes Lp (p ∈ N) sont deux à deux orthogonaux.
15. Soit n un entier naturel.
(a) Le résultat est vrai pour k = 0 cf. 9). Soit k ∈ [[0, n − 1]]. On suppose que
(−1)k 1 dk dn−k  2
Z
(x − 1)n dx.

(Q|Ln ) = n [Q(x)]
2 n! −1 dxk dxn−k
On a alors en intégrant par parties :
(−1)k dk dn−k−1  2  1 (−1)k 1 dk+1 dn−(k+1)  2
  Z
(x − 1)n dx
n

n k
[Q(x)] n−k−1
(x − 1) − n k+1
[Q(x)] n−(k+1)
2 n! dx dx −1 2 n! −1 dx dx
Or 1 et −1 sont des racines d’ordre n de Un . Donc les dérivées successives de Un jusqu’à l’ordre n − 1 sont
nulles en 1 et en −1. Or n − (k + 1) est un entier compris entre 0 et n − 1 donc le crochet est nul et on a la
relation à l’ordre k + 1.
On a prouvé par récurrence que :
(−1)k 1 dk dn−k  2
Z
(x − 1)n dx.

∀k ∈ [[0, n]], (Q|Ln ) = n k
[Q(x)] n−k
2 n! −1 dx dx
nZ 1 n
(−1) d
(b) En particulier pour k = n : (Q|Ln ) = n [Q(x)] (x2 − 1)n dx.
2 n! −1 dxn
Or si Q ∈ En−1 alors Q(n) = 0 donc (Q|Ln ) = 0.
Pour tout n ∈ N∗ , Ln est orthogonal à En−1 .
(c) Si p 6= q. On peut supposer par exemple que p < q.
Alors Lp (qui est de degré p) appartient à Eq−1 donc Lq est orthogonal à Lp .
(−1)n 1 dn
Z
2
16. (a) k Ln k = (Ln |Ln ) = n [Ln (x)] (x2 − 1)n dx.
2 n! −1 dxn
(n)
Or Ln est une constante (deg Ln = n) et d’après le coefficient dominant de Ln trouvé en 10) on a
(n) 1 n
Ln = n! · n C2n
2 Z 1
2 (−1)n 1 n (−1)n n
D’où en posant In = (x2 − 1)n dx : k Ln k = n n! · n C2n In = 2n C2n In
−1 2 n! 2 2

elamdaoui@[Link] 6/8 [Link]


Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Polynômes de Legendre

Z 1 1
Z 1
(x2 − 1)n+1 dx = (x2 − 1)n+1 · x −1 − 2(n + 1) x(x2 − 1)n · x dx

(b) In+1 =
−1 −1
2 2
Le crochet est nul et x = x −1+1 donc In+1 = −2(n+1)In+1 +2(n+1)In d’où
(c) Classiquement (produit des nombres pairs/impairs)... on trouve avec I0 = 2 :
(n!)2
Pour tout n ∈ N, In = (−1)n 22n+1 .
(2n + 1)!
(−1)n (−1)n n
r
2 1 n 2 2
(d) k Ln k = n n! · n C2n In = 2n C2n In = donc k Ln k = .
2 n! 2 2 2n + 1 2n + 1
r r r r !
1 3 5 2n + 1
17. L0 , L1 , L2 , ..., Ln est une base orthonormée de En .
2 2 2 2

Partie IV: Une relation de récurrence


Soit n un entier naturel non nul.
18. D’après les coefficients dominants, le coefficient cherché est
 
1 n+1 1 n n 1 (2n + 2)(2n + 1)
(n + 1) n+1 C2n+2 − (2n + 1) n C2n = C2n (n + 1) − 2(2n + 1) = 0.
2 2 2n+1 (n + 1)2
Le coefficient de X n+1 dans (n + 1)Ln+1 (X) − (2n + 1)XLn (X) est nul.
19. (n + 1)Ln+1 (X) − (2n + 1)XLn (X) est donc de degré au plus n et (L0 , ..., Ln ) est une base de En d’où l’existence
et l’unicité de n + 1 réels αk tels que
Xn
(n + 1)Ln+1 (X) − (2n + 1)XLn (X) = αk Lk (X).
k=0
20. Soit k ∈ [[0, n]]. En faisant le produit scalaire de la relation précedente par Lk on obtient :
(XLn |Lk )
0 − (2n + 1)(XLn (X)|Lk ) = 0 + αk ||Lk ||2 d’où αk = −(2n + 1) .
||Lk ||2
Z 1
21. hXLn | Lk i = xLn (x)Lk (x) dx = hLn | XLk i.
−1
Puis si k ∈ [[0, n − 2]], XLk est de degré < n donc est orthogonal à Ln d’où hXLn | Lk i = hLn | XLk i = 0 donc
αk = 0.
Z 1
22. hXLn | Ln i = xLn (x)Ln (x) dx. C’est l’intégrale d’une fonction impaire sur [−1, 1] donc hXLn | Ln i = 0 puis
−1
αn = 0.
23. Il reste (n + 1)Ln+1 (X) − (2n + 1)XLn (X) = αn−1 Ln−1 (X).
Or d’après 6) : Ln (1) = 1, de (n + 1)Ln+1 (1) − (2n + 1)Ln (1) = αn−1 Ln−1 (1),
on a : αn−1 = −n.
24. Donc pour n ∈ N∗ , (n + 1)Ln+1 (X) − (2n + 1)XLn (X) + nLn−1 (X) = 0.

Partie V: Fonction génératrice


 n
1 + |t| n n un+1 1 + |t| (2n + 2)(2n + 1)
25. Soit ρ > 0. On pose un = C2n ρ . On a un > 0 et = ρ →n 2ρ(1 + |t|).
2 un 2 (n + 1)2
1 P 1 P
Donc si ρ < la série un converge et si ρ > la série un diverge.
2(1 + |t|) 2(1 + |t|)

X 1 + |t|  n
n n 1
Le rayon de convergence de la série entière C2n x est R = > 0.
2 2(1 + |t|)
n∈N
 n
1 + |t| n
26. On a d’après la question 11, |Ln (t)x | 6 n
C2n |x|n . Pour |x| < R, la convergence de la série
 n 2
P 1 + |t| n
|x|n donne que Ln (t)xn est absolument convergente donc convergente.
P
C2n
2
X 1
Le rayon de convergence Rt de Ln (t)xn est supérieur à R = donc strictement positif.
2(1 + |t|)
n∈N

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Problème de mathématiques: MP-MP* Correction

Polynômes de Legendre

+∞
X +∞
X +∞
X
27. St (x) = Ln (t)xn , xSt (x) = Ln (t)xn+1 = St (x) = Ln−1 (t)xn .
n=0 n=0 n=1
+∞
X +∞
X +∞
X
St0 (x) = Ln (t)nxn−1 = Ln+1 (t)(n + 1)xn ; xSt0 (x) = Ln (t)nxn ; et
n=1 n=0 n=0
+∞
X +∞
X
x2 St0 (x) = Ln (t)nxn+1 = Ln−1 (t)(n − 1)xn . D’où
n=0 n=1
+∞
X
(1 − 2tx + x2 )St0 (x) + (x − t)St (x) = L1 (t) − tL0 (t) + [(n + 1)Ln+1 (t) − (2n + 1)tLn (t) + nLn−1 (t)] xn
n=1
Or d’après 23 (n + 1)Ln+1 (t) − (2n + 1)tLn (t) + nLn−1 (t) = 0 et L1 (t) − tL0 (t) = t − t · 1 = 0
donc St est solution sur ]−Rt Rt [ de (Et ) (1 − 2tx + x2 )y 0 (x) + (x − t)y(x) = 0
(x − t) 1 D0 (x)
28. D(x) = 1 − 2tx + x2 = (x − t)2 + 1 − t2 > 0 car |t| < 1, et F (x) = − = − admet donc
(1 − 2tx + x2 ) 2 D(x)
1
comme primitive par exemple x 7→ − ln(D(x)) + 0.
2
1
Les solutions de (Et ) sont de la forme y : x 7→ λ · √ où λ est une constante. Plus précisément
1 − 2tx + x2
λ = y(0). Or St (0) = L0 (t) = 1.
1
Pour x ∈] − Rt , Rt [, St (x) = √ .
1 − 2tx + x2

Partie VI: Projection orthogonale, calcul de distance


Z 1
1 2
29. Pour tout k ∈ N, Jk = xk dx = [1 − (−1)k+1 ]. J2n = , J2n+1 = 0.
−1 k+1 2n + 1
r r
X (Lk |P ) X 2k + 1
30. (L0 , L1 , ..., Lr ) étant une base orthogonale de Er , on sait que : pr (P ) = 2 Lk = (Lk |P )Lk .
k Lk k 2
k=0 k=0
31. On suppose désormais n = 3 et P = X 3 .
Z 1
(a) (L0 |P ) = x3 dx = J3 = 0 donc p0 (P ) = 0
−1
Z 1
2 3 2 3
(L1 |P ) = x4 dx = J4 = donc p1 (P ) = · L1 = X
−1 5 2 5 5
Z 1 
3 2 1 3 1 3 2 3
(L2 |P ) = x − x3 dx = J5 − J3 = 0 donc p2 (P ) = · L1 = X
−1 2 2 2 2 2 5 5
q
2 2
(b) On sait que d(P, Ek ) = k P − pk (P ) k = k P k − k pk (P ) k (Pythagore).
r
2 2 2
Or k P k = J6 = et p0 (P ) = 0 donc d(P, E0 ) =
7 7
r
2 9 9 2 6 2 6 8 2 2
k p1 (P ) k = J2 = = et − = d(P, E1 ) = d(P, E2 ) =
25 25 3 25 7 25 175 5 7
32. Soit Q ∈ G. On peut écrire Q sous la forme Q = X 3 − T (X) où T est un polynôme de E2 .
Et réciproquement si T ∈ E2 alors X 3 − T (X) ∈ G.
Z 1
2 2
On a ainsi (Q(x)) dx = k P − T k .
−1
Or on sait que T 7→ k P − T k admet un minimum sur E2 atteint uniquement en T = p2 (P ).
D’où l’existence du minimum m et il est atteint pour Q = P − p2 (P ) uniquement.
De plus
8
m=
175

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