SVT ch09 - Livre - Du - Prof
SVT ch09 - Livre - Du - Prof
Livre de l’élève
CHAPITRE
La mobilité horizontale
9 de la lithosphère
2
Turquie, août 1999 :
7,1 7,6
de magnitudes
séismes
et
35 milliards
d’euros de dégâts
Parmi les manifestations visibles des séismes les
déformations de voie de chemin de fer traversant les
failles sont spectaculaires.
Quelles sont les manifestations Vidéo d’accroche
des mouvements lithosphériques ?
MM : Mer
de Marmara
GC : Golfe
de Corinthe
Immersion de « BOB », compteur de bulles de méthane le long de la faille nord-anatolienne Carte des mouvements des plaques déduits des variations de position de balises suivies par GPS.
au fond de la mer de Marmara. À l’échelle locale, les données GPS permettent d’identifier, le long de la frontière, des zones de blocage
Des libérations de gaz sont des manifestations qui accompagnent les mouvements le long des failles. et d’évaluer un aléa sismique. Au sud d’Istanbul, on estime à près de 5 m le glissement
Des études sont menées pour savoir si elles ne précéderaient pas ces mouvements, ce qui en ferait qui pourrait être associé au prochain séisme, soit une magnitude supérieure à 8.
un moyen de prévision sismique.
Peut-on prévoir l’imminence d’un mouvement tectonique ? Quel est l’aléa sismique le long d’une frontière de plaques ?
180 THÈME 1/CHAPITRE 9 ● La mobilité horizontale de la lithosphère 181
180
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174
Progression dans le chapitre
UNITÉ 1 Un problème
scientifique
Exemples de
capacités associées
Les idées clés
UNITÉ 2 Un problème
scientifique
Exemples de
capacités associées
Les idées clés
C omment caractériser E
xtraire et organiser L’âge croissant des fonds océaniques
les mouvements des informations. avec leur éloignement à la dorsale
lithosphériques de part confirme l’idée d’une divergence
et d’autre d’une dorsale lithosphérique de part et d’autre de cette
océanique ? frontière et permet d’en évaluer la vitesse.
UNITÉ 3 Un problème
scientifique
Exemples de
capacités associées
Les idées clés
UNITÉ 4 Un problème
scientifique
Exemples de
capacités associées
Les idées clés
UNITÉ 5 Un problème
scientifique
Exemples de
capacités associées
Les idées clés
UNITÉ 6 Un problème
scientifique
Exemples de
capacités associées
Les idées clés
C omment caractériser E
xtraire et organiser L es dorsales, frontières de plaques en
les frontières de plaques des informations. divergence, sont les secteurs où le flux
en termes de transferts géothermique surfacique est maximal.
thermiques ? L es frontières de convergence en
subduction présentent quant à elles un
flux minimal à l’aplomb de la fosse et un
flux maximal dans les arcs volcaniques
qui les bordent assez souvent.
14_fig04_LS
14_fig04_LS 1 DÉCRIRE les frontières des plaques lithosphériques
➜ Méthode n° 9 p. 198
Carte Bloc effrondé
animée
Askja (Islande)
Askja (Islande) Failles normales
Spurr
Spurr conjuguées
60°N
60°N Hekla (Islande)
Hekla (Islande)
Akutan
Akutan
Ayachinsky
Ayachinsky b Couloir effondré entre deux failles c Schéma d’interprétation d’un fossé d’effondrement.
normales dans le parc de Thingvellir.
mont St-Helens
mont St-Helens
Kilauea
Kilauea Popocatepetl
Popocatepetl Unzen
Unzen
30°N
30°N (Hawaii)
(Hawaii) Etna
Etna
la Soufrière
la Soufrière
mont Loïhi
mont Loïhi
Santa Maria
Santa Maria
Arenal
Arenal montagne Pelée
montagne Pelée En direct du labo Modélisation analogique d’un fossé d’effondrement
(Hawaii)
(Hawaii)
Faga
Faga Erat Ale
Erat Ale Ruby
Ruby
(Cap-Vert)
(Cap-Vert) (Éthiopie)
(Éthiopie) Vidéos
Taal
Taal Pinatubo
Pinatubo
Nevado
Nevado
0°
0° del Ruiz
del Ruiz
mont
mont
Galeras
Galeras Cameroun
Cameroun PRINCIPE
Mehetia
Mehetia Fernandina
Fernandina Nyiragongo
Nyiragongo
(Société)
(Société) Cotopaxi
Cotopaxi
(Galapagos)
(Galapagos) Cette modélisation permet
Merapi Tambora
Merapi Tambora de rechercher les mouvements
30°S
30°S Pitcairn
Pitcairn Piton de
Piton de la
la Fournaise
Fournaise
(Réunion)
(Réunion) pouvant expliquer la formation
Nevados
Nevados de failles normales dans
Mac-Donald
Mac-Donald de Chillan
de Chillan
(Tubuai)
(Tubuai) les milieux rocheux.
Le comportement des roches
Kerguelen
Kerguelen de la partie supérieure
14_fig04bis_LS
60°S
60°S de la lithosphère peut être
modélisé par du sable ou
du plâtre.
180°O
180°O 120°O
120°O 60°O
60°O 0°
0° 60°E
60°E 120°E
120°E 180°E
180°E
182
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me
un problè scientifiqu
e
• Rappel des définitions du cycle 4 :
– Plaque : zone stable à la surface du globe ; ses limites sont les zones
u Comment caractériser les plaques lithosphériques et leurs d’activité sismique et volcanique.
frontières ? – Tectonique des plaques : ensemble des mouvements horizontaux
des plaques lithosphériques en relation avec les mouvements de
convection du manteau.
u Les compétences travaillées
u Points de vigilance
• Extraire et organiser des informations. • De nombreux séismes sont bien sûr enregistrés en dehors des secteurs
• Modéliser. où ils ont été cartographiés. Il ne s’agit donc pas de se diriger vers une
approche plus exhaustive mais cette distinction interroge néanmoins
u Remobilisation des acquis sur l’origine de ces séismes, et sur la notion de plaque « supposée
• Vment
u en cycle 4 : les séismes sont associés à la rupture et au déplace indéformable » sauf à ces frontières.
de blocs rocheux le long d’une faille. Les frontières de plaques
sont caractérisées par une forte activité sismique et volcanique. Les
• Concernant la notion de « frontières », il convient d’envisager celles-ci
avec des largeurs variables.
plaques lithosphériques rigides sont en mouvement sur l’asthénos
phère moins rigide. • L es frontières de divergence et de coulissage transformant océanique
sont relativement étroites, en s’étalant sur quelques dizaines de kilo
mètres.
u Les grandes idées à construire
• mables,
La lithosphère terrestre est découpée en unités rigides et peu défor • Les frontières de convergence sont beaucoup plus larges, d’une centaine
à quelques centaines de kilomètres avec une distribution du raccour
les plaques, animées de mouvements les unes au contact des cissement sur un nombre plus ou moins importante de cisaillements
autres. crustaux ou de décrochements dans les chaînes de montagnes récentes.
• liées
Les déformations observables le long d’une frontière de plaques sont
aux mouvements relatifs des deux plaques qu’elle sépare. • L’existence d’une activité sismique en dehors des frontières de plaques
(par exemple dans le secteur sud Armoricain en France métropolitaine),
doit amener à tempérer la notion d’indéformabilité d’une plaque. Elle
u Les représentations de l’élève peut être expliquée par la structure hétérogène de la lithosphère conti
• cadre
Alors que l’ouverture du chapitre a permis de se positionner dans le
de la dynamique lithosphérique, il convient dès lors de solliciter
nentale. Cette dernière présente au niveau de sa croûte de nombreux
accidents hérités de phases plus ou moins anciennes de déformations
les élèves concernant la définition qu’ils peuvent associer au terme de qui la rendent relativement réactive aux contraintes même loin d’elle
« plaque » et éventuellement au concept de « tectonique des plaques ». dans des frontières actives de plaques.
176
u Ce que disent les documents LES ITINÉRAIRES POSSIBLES
1 La répartition des séismes permet de déterminer des frontières de
plaques. Ces frontières correspondent à des dorsales océaniques, à Indicateurs de réussite et documents complémentaires pour les trois
des fosses océaniques ou à des chaînes de montagnes. itinéraires à télécharger sur le site : http://svt-lycee.nathan.fr
UNITÉ 2 L’étude des fonds océaniques 2 CARACTÉRISER la dynamique lithosphérique de l’Atlantique Sud
Principale compétence travaillée :
L’objectif extraire et organiser des informations.
Caractériser des mouvements de divergence NORD
de part et d’autre d’une dorsale.
PLAQUE PLAQUE
SUD-AMÉRICAINE AFRICAINE
Fondé sur l’idée d’une ouverture océanique, le modèle de la tectonique des plaques,
prévoit que l’âge de la lithosphère océanique s’accroît lorsque l’on s’éloigne de la dorsale.
Site 21
1 IDENTIFIER une méthode de datation des roches du plancher océanique Vidéo Profondeur d’eau : 2113 km
Âge des sédiments
au contact du basalte :
76 millions d’années
Coup Indicateurs
de pouce
de réussite
184
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me
un problè scientifiqu
e soit en sommant algébriquement (ou vectoriellement) les divergences
de chacun des deux points par rapport à l’axe de la dorsale.
u Comment caractériser les mouvements lithosphériques
de part et d’autre d’une dorsale océanique ? • Une proposition de schémas pour faire le point :
178
u Points de vigilance LE SAVIEZ-VOUS ?
• ttention à la distinction entre un mouvement d’une plaque par rap
A
port à un repère fixe (une dorsale par exemple) et un mouvement
Attention à l’usage des cartes des âges des fonds océaniques (CCGM)
pour mener un travail a priori similaire !
relatif de deux plaques en mouvement (cf. constructions vectorielles
1. En dehors des sites où des forages ont été réalisés (cam
abordées dans les représentations des élèves).
pagnes ODP et DSDP…), partout ailleurs les limites d’âges ont été
• Aplaques
ttention également à la caractérisation de la divergence entre deux
dans différents secteurs de la dorsale les séparant : compte
représentées par extrapolation à partir de l’exploitation des pro
fils magnétiques océaniques et de la distribution des anomalies
tenu de la sphéricité de la Terre, tout mouvement d’une plaque par magnétiques que l’on a pu en déduire. Il n’y a donc aucun intérêt
rapport à une autre à sa surface est en fait une rotation eulérienne et à faire travailler les élèves sur la correspondance entre les données
ne peut être décrit comme une simple translation. paléomagnétiques océaniques et les âges ainsi cartographiés des
• Ldonc
a norme de la vitesse linéaire de divergence des deux plaques évolue
le long de la dorsale (malgré une vitesse de rotation constante)
sédiments au contact du socle.
2. L’exploitation des cartes des fonds océaniques requiert d’autre
en diminuant lorsque l’on se rapproche de chacun des deux pôles de part une précaution toute particulière quant à l’exploitation de
rotation (lieux où la vitesse linéaire est nulle), et augmentant lorsque l’échelle. Compte tenu de la représentation cartographique adop
l’on se rapproche de l’équateur cinématique des deux plaques (lieu où tée, les échelles utilisées ne sont en effet valables qu’à l’équateur.
la vitesse linéaire est maximale). Dès lors qu’un travail devrait être mené parallèlement à une lati
tude donnée distincte de l’équateur (cas des dorsales atlantique et
est-Pacifique), il convient de corriger toutes les distances est-ouest
u Ce que disent les documents
d’un facteur correctif tenant compte de la latitude : d(km) = écart de
1 Les documents a et b illustrent comment il est possible de dater degré de longitude x 111,1 × cos(latitude), 111,1 correspondant à la
indirectement le socle océanique constitué des roches formées à l’axe distance équatoriale (en km) équivalente à un degré de longitude.
de la dorsale par la datation des premiers sédiments qui le recou- Si par contre, une mesure de distance nord-sud (cas de la dorsale
vrent. est-indienne) est réalisée, on remarquera que l’écart entre degrés de
La datation des roches sédimentaires repose elle-même sur l’identifi- latitude n’est pas figuré de manière constante, il faudra donc opérer
cation de microfossiles à valeur stratigraphique. une approximation pour en déduire la valeur de la distance en km.
Des idées de questions :
– Comment peut-on mesurer l’âge du socle de la lithosphère océa-
nique supposé produit à l’axe de la dorsale ?
– Sur quelles hypothèses repose la datation indirecte de l’âge de la LES ITINÉRAIRES POSSIBLES
lithosphère océanique ?
2 On observe qu’effectivement, l’âge des premiers dépôts sédimen- Indicateurs de réussite et documents complémentaires pour les trois
taires recouvrant le socle océanique est d’autant plus âgé que la itinéraires à télécharger sur le site : http://svt-lycee.nathan.fr
portion de lithosphère étudiée est éloignée de la dorsale.
La position des forages et les âges déterminés pour la lithosphère
océanique permettent de caractériser un mouvement vers l’ouest de ITINÉRAIRE 1 Initiation
la plaque sud-américaine par rapport à la dorsale, et un mouvement
vers l’est de la plaque africaine aux vitesses moyennes respectives Consignes élèves
de 20,7 mm/an sur 76 Ma et 20,9 mm/an sur 33 Ma. La vitesse de 1 Rédiger un texte présentant la méthode de datation
déplacement de la plaque sud-américaine par rapport à la dorsale de la lithosphère océanique.
a varié au cours du temps puisqu’elle était de 34,2 mm/an entre
76 et 67 millions d’années pour n’être plus que de 17,9 mm/an en 2 Préciser une propriété que doivent avoir les microfossiles
moyenne durant les 40 derniers millions d’années. utilisés pour dater la formation du plancher océanique.
Des idées de questions : 3 Caractériser l’âge de la lithosphère océanique en fonction
– Quelle est la conséquence prévisible, en termes d’âges de la litho-
de son éloignement à la dorsale.
sphère océanique, de l’idée d’une divergence des fonds des plaques
Conclure quant au mouvement relatif des deux plaques.
lithosphériques de part et d’autre de la dorsale ?
– Déterminez direction et norme des vitesses des plaques Afrique et 4 Calculer la vitesse moyenne de déplacement de la plaque
Amérique du Sud par rapport à l’axe de la dorsale. Déduisez-en leur sud-américaine par rapport à la dorsale entre -75 Ma et -69 Ma.
mouvement relatif et sa vitesse.
– Les mouvements des plaques Afrique et Amérique du Sud ont-ils été 5 Calculer les vitesses moyennes de déplacement des plaques
constants et symétriques durant les 75 derniers millions d’années ? sud-américaine et africaine par rapport à l’axe de la dorsale
atlantique ; en déduire une vitesse moyenne du mouvement
relatif de ces deux plaques.
u Les + pour préparer votre séance 6 En conclusion, caractériser le mouvement relatif des plaques
• lus d’infos concernant les campagnes de forage de la lithosphère
P
océanique :
sud-américaine et africaine depuis 75 Ma.
UNITÉ 3 Les apports du paléomagnétisme 2 MODÉLISER le champ magnétique « fossile » du plancher océanique
Principale compétence travaillée :
L’objectif
● Ilest possible d’éprouver la valeur d’un modèle en imaginant ses conséquences prévisibles
extraire et organiser des informations ;
et en les confrontant aux données effectivement observées.
Valider le modèle de divergence aux dorsales grâce modéliser.
aux apports du paléomagnétisme.
Fosse océanique Dorsale Fosse océanique c Modèle d’expansion des fonds océaniques.
Les magnétomètres embarqués lors des campagnes océanographiques ont permis Dans ce modèle proposé par Hess et Dietz (1961),
la divergence des fonds océaniques permet
d’accumuler de nombreuses mesures du champ magnétique terrestre au niveau des océans.
Dépôts sédimenta la formation de nouvelles roches crustales
ôts sédimentaires ires
Dép Fonds océa
à l’axe de la dorsale et l’expansion des fonds
Continent Fonds océaniques niques Continent océaniques de part et d’autre de celle-ci.
1 CARACTÉRISER le champ magnétique terrestre et ses variations
Nord géographique
Manteau
Pôle magnétique Nord Axe de rotation
de la Terre
Ligne de champ A-Z DICO
172289_134_doc2a_LB 103 x 47
Anomalie magnétique : écart
(positif ou négatif) entre la valeur 3 CALCULER une vitesse de divergence lithosphérique dans le Pacifique Sud
mesurée et la valeur calculée
de l’intensité du champ ● Des magnétomètres embarqués à bord de navires océanographiques ont permis
magnétique en un endroit. de tracer des profils magnétiques.
Époques
Âge Polarité majeures
(en Ma) Anomalie négative Profil mesuré
de polarité
Époque
normale 200 100 0 100 200
0,5 Bruhnes Distance à l’axe de la dorsale (en km)
Période normale,
1,0 dont le champ magnétique
et de même direction 5 4 3 2 1 0 1 2 3 4 5 (Ma)
Époque et de même sens que l’actuel.
1,5
inverse Période inverse,
Matuyama dont le champ magnétique
2,0 est orienté de façon inverse
au champ actuel.
b Échelle des inversions magnétiques
2,5
sur 5 millions d’années.
Époque
normale Au cours de leur refroidissement,
Coup e
Indicateurs
de pouc
3,0 les basaltes enregistrent un champ de réussite
Gauss
magnétique « fossile » de même 172289_136_doc3a_LB 103 x 95
3,5 sens que celui régnant à ce moment
à l’endroit de leur mise en place. Lecture de documents Piste pour construire votre stratégie
Époque
L’étude de basaltes superposés Identifier des variations du champ magnétique, Représenter sur un graphique la distance séparant
4,0 inverse
en un même lieu a montré que enregistré lors d’une campagne océanographique, deux anomalies de même âge en fonction de cet âge.
Gilbert
le champ magnétique s’est inversé liées aux caractéristiques du champ actuel seulement
4,5 de nombreuses fois au cours des temps ou du champ fossile seulement.
géologiques.
186
172289_137_doc2b_LB 55,5 x 90
me
un problè scientifiqu
e
• Uetnel’influence
approche similaire peut être entreprise concernant deux aimants
que peut avoir un aimant sur une boussole en fonction
u La lithosphère est découpée en plaques animées de la distance qui les sépare.
de mouvements les unes par rapport aux autres.
u Elles sont rigides et peu déformables sauf près de leurs
• uivant la progression de l’enseignement de spécialité en Physique,
S
ceci serait par exemple une manière de remobiliser les concepts acquis
frontières. dans le chapitre « Interactions fondamentales et introduction à la
notion de champ » (Capacités exigibles : illustrer l’interaction électros
tatique et cartographier un champ électrostatique).
u Les compétences travaillées
• Extraire et organiser des informations. u Points de vigilance
• Modéliser. • Llaesvalidation
données du paléomagnétisme ont en fait été déterminantes dans
de l’hypothèse de Hess (1960 mais publiée en 1962)
u Mobilisation des acquis d’une expansion des fonds océaniques en relation avec l’existence
• Vargumenter
u en cycle 4 : les données magnétiques ne sont pas utilisées pour
l’idée d’une mobilité lithosphérique ; cette approche est
d’une dynamique convective dans le manteau sous-jacent, et ce
bien avant que les campagnes de forage (à partir de l’année 1968,
donc une nouveauté introduite à ce niveau. campagnes DSDP, puis ODP, et plus récemment IODP) n’apportent les
Attention : en Physique, le magnétisme n’est pas abordé jusqu’à ce informations abordées dans l’unité 2. Ce sont les travaux de Vine et
niveau d’étude compris ; la notion de champ de force a été introduite Matthews en 1963, menées à partir de profils magnétiques océa
sous le seul angle des interactions électrostatiques. niques qui valident pour la première fois l’idée de Hess.
Attention : l’enregistrement d’un champ magnétique par les basaltes
u Les grandes idées à construire au moment de leur refroidissement (passage par la température
de Curie durant la baisse de température), se réalise alors que ces
• d’autre
La répartition symétrique des anomalies magnétiques de part et
de la dorsale océanique confirme d’idée de divergence des
roches sont déjà solides. Il n’y a donc pas d’orientation des cristaux de
magnétite au sein du basalte du fait du magnétisme.
deux plaques qu’elle sépare et permet d’en évaluer la vitesse.
180
À une latitude donnée, on peut donc considérer l’intensité du champ
magnétique comme constante. LES ITINÉRAIRES POSSIBLES
Le champ magnétique s’est inversé de multiples fois au cours du
Indicateurs de réussite et documents complémentaires pour les trois
temps ; son enregistrement dans des basaltes et leur datation par
itinéraires à télécharger sur le site : http://svt-lycee.nathan.fr
radiochronologie notamment a permis de construire une échelle tem-
porelle des inversions magnétiques, à valeur globale.
Des idées de questions : ITINÉRAIRE 1 Initiation
– Comment a-t-on pu proposer un calendrier des inversions magné-
tiques ? Consignes élèves Documents complémentaires
– Quelle étape indispensable permet de passer de l’observation de
basaltes superposés et porteurs de magnétismes fossiles opposés 1 Préciser les caractéristiques du champ magnétique que l’on doit
d’un niveau à l’autre à la constitution d’un calendrier d’inversions pouvoir mesurer du fait du magnétisme dipolaire actuel de la Terre
magnétiques tel celui proposé ? lorsque l’on parcourt un trajet est-ouest à latitude constante.
2 Un schéma des fonds océaniques (à croûte supposée basaltique, 2 Représenter à l’aide de figurés u Schéma inspiré
cf. schéma document a, unité 2) permet de construire la conséquence (noir et blanc) l’évolution du document c avec une
prévisible de leur divergence en termes de champ magnétique enre- de la polarité du champ magnétique représentation évidée
gistré dans la croûte des deux plaques. enregistré dans le plancher océanique de la croûte océanique
Des idées de questions : en supposant que celui-ci se soit
– Comment doit évoluer le champ magnétique enregistré dans le mis en place durant les 4,5 derniers
plancher océanique de chacune des deux plaques en fonction de millions d’années (documents b et c).
l’éloignement à la dorsale ? 3 Modéliser l’évolution de l’intensité u Modélisation réalisée avec
– Quelle caractéristique du mouvement des plaques influence la dis- du champ magnétique qu’un bateau teslamètre et aimants.
tance séparant deux sites consécutifs d’une même plaque porteur pourrait enregistrer lors d’un trajet
d’un magnétisme de même sens et séparés par un secteur à polarité est-ouest à une latitude donnée,
magnétique opposé. au travers d’un océan comparable
3 Le profil magnétique montre des écarts (positifs ou négatifs) à celui du document c.
du champ magnétique mesuré par rapport à celui que l’on devrait
4 Montrer en quoi le profil magnétique établi dans l’océan Pacifique
mesurer à cette latitude du fait du seul magnétisme actuel (supposé
constant puisque le profil est réalisé à une latitude constante). (document d) valide l’idée d’une divergence des plaques de part
Ceci permet donc d’identifier des anomalies magnétiques que l’on et d’autre de la dorsale.
peut corréler aux contributions additives ou soustractives du plan- 5 Évaluer la vitesse moyenne de divergence des plaques Pacifique
cher océanique à la constitution du champ global mesuré. et Antarctique depuis 5 Ma.
Ces anomalies ont une distribution semblable à celle qui a été
modélisée précédemment : leur distribution valide donc l’idée d’une 6 En conclusion, résumer les apports du paléomagnétisme à l’étude
divergence des plaques de part et d’autre de la dorsale. de la dynamique lithosphérique du domaine pacifique depuis 5 Ma.
La distance qui sépare deux anomalies de même âge sur les deux
plaques voisines permet d’évaluer une vitesse moyenne de diver-
gence de ces deux plaques entre cette période et aujourd’hui. ITINÉRAIRE 2 Confirmé
Au cours des 3 derniers millions d’années, on peut ainsi évaluer une
vitesse moyenne d’expansion de 8,4 cm/an à cet endroit de l’océan
Consignes élèves Documents complémentaires
Pacifique.
En considérant seulement, la distance cumulée sur les deux plaques 1 Représenter à l’aide de figurés u Modélisation réalisée
entre deux anomalies de mêmes âges, on peut bien sûr évaluer une (noir et blanc) l’évolution avec teslamètre et aimants.
vitesse moyenne de divergence durant la période qui sépare ces deux de la polarité du champ magnétique
âges. enregistré dans le plancher océanique
Des calculs menés entre la dorsale et une anomalie, ou entre deux en supposant que celui-ci se soit
anomalies d’une même plaque permettent d’accéder à des vitesses mis en place durant les 4,5 derniers
d’accrétion de cette plaque. millions d’années (documents b et c).
Des idées de questions : 2 Montrer en quoi le profil magnétique établi dans l’océan Pacifique
– Pourquoi peut-on considérer l’anomalie positive centrale comme (document d) valide l’idée d’une divergence des plaques de part
indicatrice de la position de la dorsale ? et d’autre de la dorsale.
– Comment expliquer l’existence d’une anomalie positive du champ
magnétique dans le secteur de la dorsale ? 3 Expliquer la valeur du champ magnétique mesuré à l’aplomb
– Quelle est la vitesse de divergence des plaques Pacifique et Antarc- de la dorsale.
tique de part et d’autre de la dorsale à 51° de latitude S ?
4 En conclusion, résumer les apports du paléomagnétisme à l’étude
de la dynamique lithosphérique du domaine pacifique depuis 5 Ma.
u Les + pour préparer votre séance
• Illustration du paléomagnétisme : il est
possible d’utiliser un échantillon de
basalte pour montrer son éventuelle
aimantation et sa capacité à
modifier le champ magnétique
que peut mesurer une boussole
(son aiguille se place parallèle
ment à la ligne de champ local).
UNITÉ 4 Les mouvements des plaques 2 COMPARER les mouvements relatifs et « absolus » d’une plaque
Principale compétence travaillée :
L’objectif extraire et organiser des informations. ● Certains volcans de la zone Pacifique dessinent des alignements plus ou moins réguliers :
c’est le cas des volcans émergés d’Hawaï.
Décrire et comparer les mouvements des plaques
lithosphériques.
171269_t1_ch02_a1_carte_antilles2
Au fur et à mesure que les données collectées ont été plus appartiennent à deux plaques différentes dès lors qu’ils
nombreuses et que la puissance de calcul des ordinateurs présentent un déplacement relatif suffisamment régulier
s’est elle aussi accrue, différents modèles se sont succédé au cours des trois derniers millions d’années.
pour décrire le découpage lithosphérique et les mouvements b Alignement volcanique
relatifs des plaques. On distingue deux types de convergence : de l’archipel des îles
Le modèle NUVEL-1 propose un découpage en 12 plaques – en subduction avec enfoncement d’une plaque, le plus Hawaï (Google Earth).
souvent océanique, sous une autre plaque ; Ce volcanisme, dit « de point
principales ; il repose principalement sur des données paléo-
chaud », est interprété comme
magnétiques concernant les fonds océaniques et des données – en collision impliquant deux plaques continentales et
la manifestation superficielle
sismiques. On considère que deux secteurs lithosphériques au cours de laquelle se forme une chaîne de montagnes. d’une remontée convective
80 km de matière au travers
de l’asthénosphère.
17 PLAQUE
PLAQUE NORD - PLAQUE NORD - Plaques
60°N 49 AMÉRICAINE EURASIENNE AMÉRICAINE PLAQUE
PLAQUE AR = ARABIQUE
NORD -
EURASIENNE PH = PHILIPPINE
22 AMÉRICAINE
PH CO = COCOS
PLAQUE 4
72 9 77 AR CA = CARAÏBE
PLAQUE 23 4
6 28 ARABIQUE 96 83 PL PLAQUE CO CA
31 AQ Vitesse de déplacement
47 48 UE
30°N CARAÏBE 38 IND PACIFIQUE
PLAQUE 77 O-A = 10 cm/an
60
23 UST PLAQUE SUD -
12 2 RALI NAZCA
PACIFIQUE PLAQUE PLAQUE AMÉRICAINE Frontières
8 ENNE
5 65 PLAQUE PACIFIQUE AFRICAINE Collision
106 Convergence
0° 14 30 10 21 PHILIPPINE Subduction
PLAQUE 59 27 100 Divergence
78 34
COCOS 146 PLAQUE Coulissage
PLAQUE PLAQUE SUD - PLAQUE 37 79
ANTARCTIQUE
80 158 NAZCA 84
AMÉRICAINE AFRICAINE 68 PLAQUE INDO -
30°S 14 AUSTRALIENNE
59 84 34 c Carte des mouvements absolus des plaques dans le repère supposé fixe des points chauds.
38
31
14
86
Zones de déformation
60°S PLAQUE ANTARCTIQUE intraplaque
66
172289_145_doc2b_LB
Coup Indicateurs
de pouce
120°O 60°O 0° 60°E 120°E
de réussite
Divergence Convergence Coulissage 5 12 34 Vitesse des mouvements (mm par an) Lecture d’un document Piste pour construire votre stratégie
Comparer les mouvements relatifs des plaques Comparer les mouvements relatifs aux frontières de la plaque
a Direction et vitesse des mouvements relatifs le long des principales frontières de plaques le long de frontières distinctes et à divers Pacifique ainsi que les vitesses de déplacement de la plaque
(en mm/an), d’après le modèle NUVEL-1. endroits d’une même frontière. Pacifique dans le secteur d’Hawaï déduits de méthodes utilisant
des données indépendantes.
172289_143_doc3b_LB 146 x 101
188 THÈME 1/CHAPITRE 9 ● La mobilité horizontale de la lithosphère 189
188
09172707_180-203_CHAP09.indd 188 08/04/2019 19:08 09172707_180-203_CHAP09.indd 189 08/04/2019 19:08
me
un problè scientifiqu
e
u Les représentations de l’élève
u Comment décrire les mouvements des plaques • L«esvitesse
cartes des mouvements des plaques font apparaître des vecteurs
linéaire » le long des frontières de plaques. Comment les
lithosphériques ?
u Comment éprouver des modèles des mouvements des plaques
élèves se représentent-ils ces mouvements de plaques par rapport
aux mouvements qu’ils ont été amenés à définir en mathématiques :
construits à partir de données distinctes ?
translation, rotation ? À quelle hypothèse globale, l’ensemble des mou
vements des plaques doit-il satisfaire ?
u Les compétences travaillées
• Extraire et organiser des informations. u Points de vigilance
182
convergence le long des fosses océaniques et dans les chaînes de
montagnes, ou de coulissage le long des failles transformantes. LES ITINÉRAIRES POSSIBLES
La vitesse du mouvement relatif de deux plaques diffère d’un endroit
Indicateurs de réussite et documents complémentaires pour les trois
à l’autre de leur frontière commune. L’ordre de grandeur de la vitesse
itinéraires à télécharger sur le site : http://svt-lycee.nathan.fr
de déplacement relatif des plaques varie de quelques mm/an à près
de 20 cm/an.
2 L’espacement des volcans hawaïens permet d’estimer une vitesse ITINÉRAIRE 1 Initiation
de moyenne de 13,1 cm/an pour le déplacement de la plaque Paci-
fique par rapport au point chaud d’Hawaï au cours des 2 derniers Consignes élèves Documents complémentaires
millions d’années.
Le calcul de vitesses de déplacement pour la plaque Pacifique par 1 Caractériser les mouvements le long des différentes frontières
rapport au point chaud d’Hawaï fournit des résultats très variables de plaques (documents a et c).
suivant la base temps choisie : plus de 30 cm/an à partir des volcans
2 Expliquer l’existence d’une u Définition des mouvements
de la seule île Hawaï (sur 10 000 ans entre Kilauea et Mauna Loa),
divergence entre les plaques absolus : mouvements décrits
près de 7,6 cm/an seulement entre Haleakala et Molokai et 6,8 cm/
africaine et indo-australienne dans une base supposée
an entre Haleakala et Lanai. Ces vitesses sont cependant associées à
(document a) à partir de leurs indépendante des objets
une incertitude d’autant plus grande que les volcans pris en compte
mouvements absolus figurés en mouvements.
sont proches, de sorte qu’il ne faut pas prendre en compte la valeur
(document d).
exagérée évaluée entre Kilauea et Mauna Loa.
Il est donc souhaitable de disposer d’un tableur, de faire tracer un 3 Caractériser le mouvement u Coup de pouce : renvoi
graphe de la distance entre le volcan considéré et celui actif actuel- absolu de la plaque Pacifique vers la méthode mise en œuvre
lement en fonction de l’âge du volcan considéré. L’affichage à depuis 2 Ma ; identifier dans l’exploitation des âges
privilégier est à la fois nuage de points et en régression linéaire : cela un problème vis-à-vis du des sédiments océaniques
permet tout de suite de caractériser la représentativité de la vitesse document d. et des anomalies magnétiques :
moyenne (régression linéaire) sur l’intervalle d’étude et de préciser le calcul d’une vitesse moyenne
cas échéant les périodes durant lesquelles la vitesse était plus forte sur l’intervalle complet, puis sur
et celles durant lesquelles elle était plus faible. des intervalles de temps réduits.
Nom des volcans Distance au Kilauea (en km) Âge du volcan (en Ma) 4 En conclusion, rédiger un texte qui justifie en quoi ces deux
approches se renforcent.
Mauna Loa 35 0,004
Kaola 85 0,43
Haleakala 190 0,75 ITINÉRAIRE 2 Confirmé
Lanai 226 1,28
Consignes élèves
Molokai 278 1,9
1 Comparer les frontières des plaques définies dans les modèles
NUVEL-1 et « points chauds ».
Exemple de graphique réalisable avec les informations de l’unité :
2 Confronter les vitesses de déplacement de la plaque Pacifique
calculées à partir des données fournies et celle fournie sur la carte
du mouvement des plaques dans le repère des points chauds ;
critiquer cette carte.
3 En conclusion, rédiger un texte qui justifie en quoi ces deux
approches se renforcent.
ITINÉRAIRE 3 Expert
Consignes élèves Documents complémentaires
1 Rédiger un texte court comparant u Définition du terme
deux modèles cinématiques pour cinématique : partie
la lithosphère et précisant leur de la mécanique qui étudie
On peut prolonger cette étude en élargissant l’intervalle de temps apport réciproque à la validation les mouvements en fonction
étudié et le nombre de volcans pris en compte. On peut alors se repor- de l’idée de « mobilité horizontale » du temps, sans se préoccuper
ter à l’exercice supplémentaire 8. pour cette enveloppe. de leurs causes.
Des idées de questions :
– Comment les mouvements lithosphériques dans le repère des points
chauds justifient-ils le mouvement de coulissage figuré sur le modèle
NUVEL-1 pour le secteur de frontière entre les plaques Pacifique et
Amérique du Nord, au nord-ouest de la frontière séparant les plaques
Cocos et Amérique du Nord.
– Quel est l’apport de la description des mouvements lithosphériques
dans le repère des points chauds par rapport au modèle cinématique
NUVEL-1 ?
UNITÉ 5 Renforcer le modèle avec les apports du GPS 2 CARACTÉRISER le mouvement relatif de deux plaques
Principale compétence travaillée :
L’objectif extraire et organiser des informations.
Décrire le mouvement relatif de deux plaques
et le comparer au modèle NUVEL-1.
S1 S2
b Principe de localisation par GPS.
Chaque satellite permet de positionner
le point où est posé le capteur
sur un cercle à la surface de la Terre. d Déplacements en latitude et en longitude des stations TAHI sur Tahiti (à gauche)
et ISPA sur l’île de Pâques (à droite). Un déplacement positif en longitude indique
un mouvement vers l’est, un déplacement positif en latitude indique un mouvement
vers le nord.
Coup Indicateurs
de pouce
de réussite
190
14_fig13_lb 114 x 65
me
un problè scientifiqu
e
u Les représentations de l’élève
u Comment valider un modèle cinématique construit à partir • Lpeut
es élèves connaissent pour la plupart certaines utilisations que l’on
faire du système GPS.
de données géologiques sur la période des derniers millions
d’années ? On peut alors les questionner sur la face cachée des applications qu’ils en
font : comment ce système leur donne-t-il accès à un positionnement ?
184
• Acm,ttention : si les déplacements étaient exprimés en degrés et non en
ceux en longitude devraient être corrigés du facteur « cos(lati LES ITINÉRAIRES POSSIBLES
tude) » comme mentionné dans le commentaire de l’unité 2.
Ceci n’est cependant pas nécessaire lorsque ces déplacements se réa Indicateurs de réussite et documents complémentaires pour les trois
lisent entre 30° de latitude N et 30° de latitude S (le facteur correctif itinéraires à télécharger sur le site : http://svt-lycee.nathan.fr
étant alors compris entre 0,866 et 1 et pouvant être négligé).
ITINÉRAIRE 1 Initiation
u Ce que disent les documents
1 Trois satellites sont nécessaires pour déterminer une position (lon- Consignes élèves Documents complémentaires
gitude, latitude) d’un point où est positionné un capteur capable de 1 Préciser la donnée qui permet, à partir de la réception d’un signal
recevoir les signaux radioélectriques qu’ils émettent. En connaissant GPS de calculer la distance entre une station et le satellite émetteur.
la position des trois satellites par rapport à un référentiel terrestre
(situé en Californie pour le système GPS), on en déduit la position du 2 Rédiger un texte court exposant le principe d’un positionnement
point de réception. GPS.
Remarque : un quatrième satellite permet de plus de déterminer l’al-
3 Tracer sur un calque les vecteurs u Papier-calque millimétré.
titude du point.
« vitesse de déplacement » des
Des idées de questions : stations TAHI et ISPA.
– Comment caractériser la position et le déplacement d’un point à la
surface de la Terre en utilisant le système GPS ? 4 En conclusion, caractériser le mouvement relatif des plaques
Pacifique et Nazca ; tester sa cohérence vis-à-vis des modèles
2 Toutes les stations étudiées sont dans l’océan Pacifique. TAHI est
« NUVEL-1 » et « points chauds » (Unité 3).
localisé sur la plaque Pacifique, ISPA sur la plaque voisine Nazca.
D’après les données de positionnement, la plaque Pacifique se
déplace vers le nord-ouest à une vitesse d’environ 7,2 cm/an, et
la plaque Nazca se déplace vers le sud-est à une vitesse d’environ ITINÉRAIRE 2 Confirmé
6,8 cm/an. Ces déplacements témoignent donc d’une divergence
de ces deux plaques de part et d’autre de la dorsale qui les sépare Consignes élèves Documents complémentaires
à une vitesse voisine de 14 cm/an (entre 13 cm/an, si on ne prend 1Rédiger un texte court exposant le principe d’un positionnement
en compte que l’écart en longitude et 14 cm/an si on considère ces GPS.
deux vitesses comme colinéaires, c’est-à-dire aux normes sommables
algébriquement). 2 Caractériser le mouvement relatif u Papier-calque millimétré.
UNITÉ 6 Signatures thermiques des frontières de plaques 2 REPRÉSENTER les transferts thermiques dans le domaine Pacifique
Principale compétence travaillée : Vidéo
L’objectif
● Différentes observations réalisées le long
extraire et organiser des informations.
de la dorsale est-Pacifique, à la frontière
Caractériser les signatures thermiques des différents des plaques Cocos et Pacifique, révèlent
types de frontières de plaques. la présence de nombreuses cheminées
hydrothermales.
● On estime que ces cheminées canalisent
Sous la lithosphère, le manteau est animé de mouvements de convection
à elles seules près de 25 % des transferts
qui transfèrent de l’énergie vers la surface du globe. Il est possible d’évaluer
thermiques traversant la lithosphère.
les transferts thermiques à la surface de la lithosphère à différents endroits
et d’en déduire une carte globale du flux géothermique surfacique.
1 DÉCRIRE des transferts thermiques aux frontières des plaques Cheminée hydrothermale à proximité b
de la dorsale est-Pacifique.
● Le flux géothermique est déterminé à partir du calcul du gradient géothermique (dT/dz) Un panache d’eau chaude et sombre
et de la capacité des roches à se laisser traverser par la chaleur (conductivité, K). s’échappe du plancher océanique.
- K × dT
flux =
dz
dT est l’écart de température mesurée (dT = T2 - T1) dans les roches en un lieu donné
à deux profondeurs distinctes, z2 et z1 (dz = z2 - z1).
● Le gradient géothermique est déduit des mesures de température réalisées à diverses profondeurs
dans des forages ou des galeries de mines ; la conductivité K est déterminée en laboratoire. ● Des mesures du gradient géothermique ont
également permis d’évaluer le flux géo- Flux géothermique (mW.m–2)
thermique dans le secteur du Japon, à la
120
frontière des plaques Pacifique et Eurasie.
100
80
60
40
Arc volcanique
Flux géothermique surfacique c Ouest (Japon) Est
Fosse
dans le secteur du Japon.
Océan
400
250
192
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me
un problè scientifiqu
e
u Points de vigilance
u Comment caractériser les frontières de plaques en termes • Imais
l convient de souligner que le flux géothermique n’est pas une donnée
une valeur déduite de la mesure conjointe de températures à
de transferts thermiques ?
diverses profondeurs (et donc de la détermination d’un gradient géo
thermique) et d’une détermination de la conductivité thermique des
u Les compétences travaillées roches.
186
2 L’existence de cheminées hydrothermales montre qu’au voisi- LE SAVIEZ-VOUS ?
nage des dorsales, une part importante du transfert thermique est u Les méthodes actuelles de mesure du flux géothermique reposent
assurée par une circulation convective d’eau au travers des roches sur une double approche :
de la lithosphère océanique. L’autre part de ce transfert relève d’une – réalisation d’un profil thermique au sein de la couche sédimen
conduction au travers de ces mêmes roches. taire compactée recouvrant le socle océanique et permettant
Des idées de questions : l’établissement d’un gradient géothermique ;
– Comment se réalisent les transferts thermiques au travers de la – détermination in situ de la conductivité de ce même matériau
lithosphère dans le secteur des dorsales ? rocheux ce qui permet de ne pas utiliser des valeurs établies au
laboratoire sur d’autres roches, ou de s’appuyer sur des valeurs
3 Les frontières de convergence lithosphérique en subduction dis-
standard qui atténuent considérablement le degré de précision
posent aussi d’une signature thermique caractéristique avec une du flux estimé et surtout atténue encore l’hétérogénéité latérale
anomalie négative du flux géothermique à l’aplomb de la fosse potentielle de ce flux.
doublée d’une anomalie positive plus ou moins intense suivant les
endroits dans la plaque chevauchante qui la jouxte. u Près des dorsales, la faible épaisseur de la couche sédimentaire ne lui
permet pas de disposer d’une compaction suffisante pour éviter sa
La caractérisation du magmatisme dans cette plaque chevauchante
traversée par des circulations convectives d’eau. Le gradient mesuré
permettra d’éclairer ultérieurement cette anomalie positive (cha-
à ces endroits et les flux déduits sur la base d’une équation de cha
pitre 11).
leur conductive (loi de Fourier) sont alors très inférieurs à ceux que
Des idées de questions : l’on devrait obtenir en sommant les effets convectifs et conductifs.
– Quelle est la signature thermique des zones de convergence en sub-
u Instrumentation et mesures océaniques :
duction ?
http://www.ipgp.jussieu.fr/~bonneville/heat-flow3.html
Résultats de mesures près de la dorsale Juan de Fuca :
u Les + pour préparer votre séance
http://planet-terre.ens-lyon.fr/article/geophysique-fonds-
oceaniques.xml
• comme un écart entre une valeur mesurée du champ magnétique et
Tout comme des anomalies magnétiques ont été définies dans l’unité 3
UNITÉ 1 Les plaques lithosphériques et leurs frontières UNITÉS 4 & 5 Les mouvements des plaques
● La lithosphère est découpée en plaques lithosphériques, dont les frontières concentrent l’ac- ● Les données de l’océanographie et de la sismologie ont permis de proposer des modèles décri-
tivité sismique de la Terre. vant le déplacement des plaques (NUVEL-1, par exemple). Dans ces modèles, les mouvements
● Les déformations des roches observées à certaines frontières de plaques peuvent être interpré-
relatifs aux frontières de plaques sont des mouvements de divergence dans le cas des dorsales,
tées comme les conséquences des mouvements relatifs des plaques qu’elles délimitent : les fron- de convergence le long des fosses océaniques et dans les chaînes de montagnes, ou de coulis-
tières de plaques séparent des portions de lithosphère ne présentant pas un même mouvement. sage le long des failles transformantes.
● L’étude des alignements volcaniques intraplaques permet aussi de caractériser les mouvements
des plaques par rapport à la position supposée fixe des « points chauds ».
Frontière de plaques Dorsale Zone de fosse océanique Chaîne de montagnes
● Les techniques de positionnement par satellites (GPS) ou des mesures de distance par laser
Profondeur des foyers sismiques 0 - 10 km 0 - 670 km 0 - 20 km
permettent enfin de caractériser le mouvement des plaques en temps réel et de calculer des
Déformations cassantes des roches Failles normales Failles inverses vitesses de déplacement avec une grande précision.
● Les mouvements et les vitesses ainsi déterminés confirment les mouvements et les vitesses
Mouvement relatif Divergence Convergence
prévus dans les modèles établis à partir de données géologiques (NUVEL-1 et mouvements dans
Caractéristiques structurales des frontières de plaques le repère « points chauds »).
Divergence Convergence
Plaques
PLAQUE AR = ARABIQUE
PLAQUE
NORD -
EURASIENNE PH = PHILIPPINE
AMÉRICAINE
PH CO = COCOS
AR CA = CARAÏBE
PL PLAQUE CO CA
AQ Vitesse de déplacement
UE PACIFIQUE
IND = 10 cm/an
O-A PLAQUE SUD -
Faille normale État initial Faille inverse UST NAZCA
PLAQUE RALI AMÉRICAINE Frontières
ENNE
Failles normales, failles inverses et mouvements associés. AFRICAINE Collision
Convergence
Subduction
Divergence
Coulissage
UNITÉS 2 & 3 L’étude des fonds océaniques et les apports PLAQUE
ANTARCTIQUE
du paléomagnétisme
● L’étude de la répartition des anomalies magnétiques, plus ou moins symétriques par rapport à
l’axe des dorsales confirme l’idée d’une expansion des fonds océaniques et permet d’en préciser Carte des mouvements absolus des plaques dans le repère fixe des points chauds.
les vitesses. De part et d’autre de la dorsale, l’âge des fonds océaniques, datés par l’étude des
sédiments qui sont à leur contact, croît avec l’éloignement à la dorsale, ce qui confirme égale-
ment l’idée d’expansion et de divergence de part et d’autre de la dorsale. Suivant les dorsales,
les vitesses de divergence peuvent varier entre 1 cm/an et 16 cm/an. 172289_145_doc2b_LB
FAITS
Divergence et
Âge croissant des sédiments distribution symétrique
mots-clés
expansion des fonds +
au contact des roches des anomalies
océaniques de la croûte océanique
de part et d’autre
Dorsale ■ Anomalie magnétique : écart entre la valeur mesurée ■ Fosse océanique : zone étroite et allongée où la profondeur
d’une dorsale.
Dépôts et la valeur calculée de l’intensité du champ magnétique des fonds océaniques atteint son maximum (compris entre
sédimentaires
en un endroit. 7 000 m et 11 000 m).
■ Convergence : mouvement relatif de deux secteurs conduisant ■ Plaque lithosphérique : portion de lithosphère rigide
Actuel à leur rapprochement. et peu déformable, sauf à ses frontières, en mouvement
■ Divergence : mouvement relatif de deux secteurs conduisant par rapport aux autres secteurs lithosphériques voisins
à leur écartement. à la surface du globe, au sommet du manteau convectif.
Ancien Croûte Croûte
océanique océanique ■ Dorsale : relief océanique allongé, d’une profondeur moyenne ■ « Points chauds » : remontée magmatique profonde
de 2 500 m, et dominant les plaines abyssales. à l’origine de certains édifices volcaniques intraplaques.
IDEE =
divergence lithosphérique et ■ Flux géothermique surfacique : quantité de chaleur émise ■ Subduction : mouvement de convergence au cours duquel
expansion des fonds océaniques une plaque, le plus souvent océanique, s’enfonce sous
au sommet de la croûte, par unité de surface et par unité
de temps. une autre plaque.
194
09172707_180-203_CHAP09.indd 194 08/04/2019 19:08 09172707_180-203_CHAP09.indd 195 08/04/2019 19:08
• prennent
Comme au cours du chapitre précédent, il est essentiel dans ce chapitre que les élèves com
que c’est grâce aux croisements de méthodes scientifiques exploitant des données
indépendantes que l’on parvient à affiner nos connaissances de la dynamique de la lithos
phère et à formuler des modèles cinématiques convergents.
• roches
Certains ont été établis à partir de données indirectes fournies par l’observation de certaines
ou dépôts à un endroit précis, ou par la collecte d’informations géophysiques (mesure
du champ magnétique). Caractériser une dynamique suppose d’accéder à l’idée de mouve
ment, donc de vitesse : ceci exige alors la détermination d’âges : datations de sédiments, de
roches volcaniques ou encore d’inversions du champ magnétique.
• qui
C’est donc l’association de ces informations qui permet d’accéder à l’idée de déplacements et
permet également de les caractériser : directions, vitesses (relatives ou absolues). Ce sont
les modèles de cinématiques « finies » établis à partir de données géologiques des quelques
derniers millions d’années.
• période
D’autres peuvent être déduits de la comparaison de position à différents moments, sur une
de temps très courte, directement accessible à l’être humain : ce sont les modèles de
cinématique instantanée.
• modèle
La cohérence des résultats entre ces divers modèles les renforce mutuellement et valide le
de la tectonique des plaques pour décrire la dynamique horizontale de la lithosphère.
• de
Ceci fait donc de ces modèles des outils à valeur prédictive, valeur essentielle dans la gestion
l’aléa sismique, sa prévention et donc la gestion du risque associé (retour sur l’ouverture
du chapitre dont ces problèmes ont servi de point d’accroche à cette étude).
188
Livre de l’élève
Taille : 186 x 240 - Planche chap 09
UNITÉ 6 Signatures thermiques des frontières de plaques Interprétation des données géologiques Le modèle de la tectonique des plaques :
● Le globe libère, sur toute sa surface, de l’énergie d’origine interne essentiellement par transfert un modèle validé
Études océanographiques Étude des
thermique. Les océans semblent bien plus efficaces dans cette libération que les continents et
alignements
c’est surtout aux dorsales que le flux géothermique surfacique est maximal, c’est-à-dire qu’un volcaniques
maximum d’énergie interne est libéré. Un découpage de la lithosphère
Âge des Profils en plaques lithosphériques
● Les frontières de convergence en subduction présentent également une signature géother-
fonds magnétiques PLAQUE
mique propre avec un minimum de flux à l’aplomb de la fosse et un flux plus élevé dans les arcs PLAQUE
NORD-AMÉRICAINE
NORD-
AMÉRICAINE
PLAQUE PLAQUE
● Les zones de divergence lithosphérique et de convergence lithosphérique ont donc des signa-
DES CARAÏBES PACIFIQUE
PLAQUE
PLAQUE ARABIQUE PLAQUE DES
COCOS PHILIPPINES
tures thermiques différentes qui s’ajoutent aux différences structurales (localisation des foyers Mesures satellitales Équateur
PLAQUE AFRICAINE
e
divergence
Ouest Est
iqu
an
é Chaîne de montagnes
oc
Plaque se Coulissage
Eurasiati Fos Point Convergence
que
Plaque Plaque MANTEAU Plaque Plaque sud- chaud
Dorsale océanique
eurasiatique Pacifique CONVECTIF Cocos américaine Plaque
Pacifi
que Hydrothermalisme
Signatures thermiques des frontières de plaques.
que
ani
cé
Pla o
q
Co ue e
cos ss
Fo
MAN
TEA
UC
ONV
océaniques de la lithosphère
Le modèle de la tectonique des plaques : un modèle explicatif et prédictif
197
09172707_180-203_CHAP09.indd 196 08/04/2019 19:08 09172707_180-203.indd 197 20/06/2019 15:59
• Sdes
ur cette carte des idées, on souhaite faire ressortir la cohérence des modèles produits à partir
différentes approches et leur renforcement mutuel.
• Ldans
es illustrations apportées dans le bilan rédigé sont donc complémentaires à cette carte
la mesure où elles insistent sur l’autre objectif du chapitre : dégager les caractéristiques
pétrologiques, thermiques et géophysiques des frontières de plaques. Ceci est essentiel vis-
à-vis d’une autre approche de la géologie, son aspect historique. Alors que la géodynamique
est susceptible d’évoluer au cours du temps en un lieu donné, les roches et leurs déforma
tions peuvent en quelque sorte être utilisées comme témoin de géodynamique passée pourvu
qu’elles soient associées de façon suffisamment étroite à un contexte géodynamique actuel.
Connaître cette histoire satisfait bien sûr à une curiosité « gratuite » mais revêt aussi un inté
rêt tout particulier dès lors que l’humanité a également compris que la plupart des ressources
qu’elle exploite se sont mises en place dans des contextes géodynamiques précis, favorables
à leur formation et/ou à leur accumulation.
Quiz Pour
Exercice
des connaissances interactif
étape 3 étape 4
Figurer le mouvement relatif auquel vous pensez Ajouter un titre à votre production.
pouvoir associer ces déformations.
RESTITUER SES CONNAISSANCES
Corrigé
198
09172707_180-203.indd 198 13/06/2019 16:22 09172707_180-203_CHAP09.indd 199 08/04/2019 19:08
190
Livre de l’élève
EXERCICES EXERCICES
EXTRAIRE DES INFORMATIONS
2 1 3
3 2A 500
0,780 0,780
0 1 0,990 Jaramillo (N)
1,070
– 500
MATUYAMA
profondeur
Anomalies – 1 000 1,770 Olduvai (N)
1,950 Répartition de la sismicité
magnétiques (en nT) 2
2,140 Réunion (N) et tomographie sismique
2,150 verticale entre l’archipel
a Profil magnétique de la dorsale sud-est indienne.
Pliocène
2,581
172289_155_exo7_1_LB J établi perpendiculairement90 x 37 3,040
des Galápagos
Le profil magnétique est
3 GAUSS 3,110 Kaena (R) et Madagascar.
à la dorsale vers 80°E de longitude.
3,220 Mammoth (R) Les limites des plaques
3,330 anomalie
3,580 3,380
lithosphériques sont
Âge (en Ma) degré de longitude
négative figurées en rouge sur
de vitesse
la carte.
1. Évaluer la vitesse moyenne d’expansion des fonds b Calendrier des inversions magnétiques :
océaniques de part et d’autre de cette dorsale au cours 172289_155_exo7_2_LB
échelle des inversions magnétiques au cours 90 x 61
des trois derniers millions d’années. des 3,5 derniers millions d’années. 1. Comparer la structure thermique du manteau à l’aplomb de la dorsale sud-atlantique
et de la bordure occidentale du continent sud-américain.
2. Indiquer en quoi une évaluation semblable réalisée
au cours des deux derniers millions d’années permet 2. Schématiser les dynamiques lithosphérique et mantellique jusqu’à 1 000 km
de préciser le résultat précédent. de profondeur.
201
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2. Si les stations OVRO et MADC appartenaient à une même plaque, il La vitesse de divergence de part et d’autre de la dorsale Pacifique Est
ne devrait pas y avoir en théorie de mouvement relatif entre elles ; ceci est de 9 cm/an, et celle de la dorsale Juan de Fuca, le secteur ici étudié,
n’étant pas le cas, ces stations appartiennent à de plaques différentes. est de 5,8 cm/an.
3. La faille de San Andreas peut représenter une limite entre deux De la plus rapide à la moins rapide, on a donc : dorsale Atlantique Nord,
plaques lithosphériques qui coulissent de façon dextre. dorsale Juan de Fuca, dorsale Pacifique Est.
5 Le mouvement des plaques dans l’océan Indien Exercice guidé 6 Les frontières de plaques au nord des océans Atlantique et Pacifique
14_fig31_MCB
■ L’étude des fonds océaniques de l’océan Indien ■ Au nord, dans l’Himalaya, la plaque indo-australienne ■ Le document a présente quelques résultats concernant
Kashima PLAQUE Wettzel
et les relevés magnétiques réalisés à sa surface ont permis est en collision avec la plaque eurasiatique depuis les déplacements relatifs de diverses stations, dont EURASIATIQUE
d’établir une carte représentant l’âge des sédiments près de 50 millions d’années. Au nord-est, la subduction le positionnement est suivi par satellites. 8,
5
les plus anciens reposant sur les roches basaltiques de la plaque indienne sous l’Indonésie (plaque –
■ Les valeurs indiquées sont des moyennes
ou péridotitiques du plancher océanique. eurasiatique) est active depuis l’Éocène. Kwajalein pôle Nord
14 _fig 05_légende_MCB de déplacements annuels mesurés durant quinze années ; (Mariannes)
les valeurs sont exprimées en cm/an et le signe positif
+ 1,1
– 4,4
10° N représente un éloignement de deux stations. PLAQUE
âge du plancher Fairbanks OCÉAN
PACIFIQUE
PLAQUE océanique (Ma) ■ Des mesures du champ magnétique ont été réalisées ATLANTIQUE
OCÉAN ,9
EURASIATIQUE pléistocène
Ma
0 au large du Japon. Le document c représente la position PACIFIQUE –3
SRI LANKA PLAQUE
pliocène 7 des anomalies magnétiques repérées à l’aplomb Kauai NORD-AMÉRICAINE
INDONÉSIE Westford
de la plaque océanique Pacifique et de la bordure
miocène continentale qui la jouxte vers l’ouest. a Mesures des variations de distance
0° 25 ■ Les trois anomalies magnétiques positives figurées entre continents (en cm/an).
oligocène sur ce document ont été corrélées à trois périodes 14_fig25_lb 80 x 45
magnétiques normales anciennes (M8, M9 et M10),
PLAQUE éocène dont les âges s’échelonnent entre 127 et 130 Ma.
50
INDO-AUSTRALIENNE
paléocène
10° S
Fosse du Japon
75 rasiatique Plaq
crétacé Plaque Eu Pacifique
supérieur ue
150 km
100
crétacé
20° S inférieur
B 14_fig26_legende_MCB
échelle valable
entre 20° S et 40° S
PLAQUE 2 900 km
Profondeur
500 km
AFRICAINE
A 500 km
172289_155_exo8_2_LB 90 x 45
30° S
202
09172707_180-203_CHAP09.indd 202 08/04/2019 19:08 09172707_180-203_CHAP09.indd 203 08/04/2019 19:08
CORRIGÉS DES EXERCICES nord-sud, direction confirmée par le tracé des failles de coulissage (failles
transformantes) qui affecte la lithosphère océanique dans ce secteur ;
RÉSOUDRE UNE SITUATION PROBLÈME – les dorsales nord-ouest indienne et sud-est indienne respectivement au
nord-ouest et au sud-est du point T (point triple de dorsales) partageant
5 Le mouvement des plaques dans l’océan Indien une même direction d’expansion et de divergence nord-est sud-ouest
des plaques qu’elles séparent, respectivement Afrique et Indo-Australie
La carte des fonds océaniques de l’océan Indien montre, pour les terrains
et Antarctique et Indo-Australie qui semblent avoir fonctionné suivant
de moins de 37 Ma, une disposition symétrique des âges du plancher
les caractéristiques précédemment énoncées depuis l’Oligocène.
océanique de part et d’autre de secteurs très récents pouvant représen
ter des dorsales. Les fonds océaniques âgés de la fin du paléocène sont identifiables à
Entre les points A et A’, B et B’ situés sur des fonds océaniques de même peu près partout, et de façon quasi symétrique de part et d’autre des
âge (37 Ma) symétriquement de part et d’autre de ces deux dorsales, les dorsales actuelles : il est donc possible d’imaginer que ces dorsales,
mouvements relatifs de la lithosphère océanique semblent donc diver actuellement actives, étaient déjà des axes de divergence et d’expansion
gents. océanique à la fin du Paléocène.
La largeur des fonds océaniques produits à partir de la dorsale sud-ouest Cependant il existe une distribution symétrique des fonds océaniques
indienne entre A et A’ est de 630 km, ce qui fournit une vitesse moyenne de cet âge et au Crétacé, au nord-est du point d’intersection des deux
de divergence de : dorsales actuelles (T), de part et d’autre d’un axe orienté du sud-ouest
V moyenne/37 Ma (AA’) = 630 km / 37.106 Ma au nord-est : une dorsale devait donc probablement prolonger vers le
= 1,7.10-5km.an-1 ou encore 1,7 cm.an-1 nord-est la dorsale sud-ouest indienne actuelle en faisant diverger une
plaque « indienne » au nord d’une plaque australienne au sud-est.
De la même manière, la largeur des fonds océaniques produits à partir de
la dorsale sud-est indienne entre B et B’ est de 2 130 km, ce qui fournit Il n’existe pas de fonds océaniques plus récents que ceux de l’Éocène
une vitesse moyenne de divergence de : suivant la branche nord-est de la dorsale précédemment identifiée.
C’est donc probablement durant l’Éocène que cette dorsale a cessé de
V moyenne/37 Ma (BB’) = 2 130 km / 37.106 Ma
fonctionner, en lien avec la collision himalayenne plus au nord, et que le
= 5,8.10-5km.an-1 ou encore 5,8 cm.an-1
découpage actuel et la dynamique des plaques lithosphériques dans ce
Remarque : ces valeurs sont d’ailleurs tout à fait en accord avec celles secteur se sont dessinés.
proposées dans le modèle NUVEL-1 pour ces deux secteurs.
La largeur du plancher océanique d’âge paléocène est nettement supé
Les fonds océaniques de ce secteur de l’océan Indien s’organisent donc rieure à celle du plancher mis en place suivant la divergence nord-sud
autour de trois portions de dorsale : durant l’Éocène alors que cette période a une durée supérieure. Ceci tra
– la dorsale sud-ouest indienne de part et d’autre de laquelle le tracé duit un net ralentissement de la divergence nord sud à l’Éocène de part
des âges du plancher océanique indiquent un mouvement d’expansion et d’autre de la dorsale sud-ouest indienne et de celle qui la prolongeait
192
vers le nord-est. Ce ralentissement a d’ailleurs précédé l’arrêt de la diver 6 Les frontières des plaques au nord des océans Atlantique
gence le long de ce dernier tronçon. et Pacifique
Remarques : Le document a permet de caractériser un mouvement de divergence au
1. en relation avec la disparition de la subduction au nord (passage en travers de l’océan Atlantique entre les stations Wettzel et Westford ; ceci
collision du secteur himalayen), on notera le ralentissement du mouve peut correspondre à la présence d’une frontière de type dorsale au sein
ment de divergence nord sud de part et d’autre de la dorsale sud-ouest de cet océan, séparant ainsi deux plaques nord-américaine (Westford)
indienne. On remarquera aussi que la direction d’expansion nord-est et eurasiatique (Wettzel).
sud-ouest de part et d’autre de la dorsale sud-est indienne est cohérente Remarque : l’observation d’une carte des fonds océaniques confirmerait
avec l’existence d’une zone de subduction au nord-est. Un retour sur cet la présence effective de reliefs propres à une dorsale entre le Groenland
exercice pourrait donc être envisagé après avoir montré le lien qui existe et le continent eurasiatique.
entre la subduction et l’animation des plaques lithosphériques.
Le document a permet également de caractériser des mouvements de
2. la présence de fonds océaniques d’âge paléocène encadrés de fonds convergence entre des portions de lithosphère sur lesquelles sont instal
d’âge crétacé entre 50°E et 60°E de longitude presque parallèles à l’axe lées les stations Kwajalein d’une part, Kashima et Fairbanks d’autre part,
de la dorsale nord-ouest indienne actuelle, pourrait suggérer qu’au début tout comme entre Fairbanks et Kauai.
de cette période, un segment de dorsale prolongeant ou relayant la dor
Remarque : L’observation d’une carte du relief terrestre ou de la carte
sale sud-est indienne vers le nord-ouest était ici présente. Elle aurait
des fonds océaniques permettrait de repérer la présence de fosses entre
cessé de fonctionner durant le paléocène en étant remplacée 500 km
chacune des stations de ces couples, suggérant donc qu’elles soient por
plus à l’Est par la dorsale encore actuellement active.
tées par des plaques convergentes entre elles au niveau de frontières
Un schéma comparatif peut être proposé pour résumer l’évolution de en subduction.
la dynamique de la lithosphère dans cette région depuis le paléocène.
La tomographie sismique (document b) montre la présence en coupe de
matériaux propageant plus rapidement les ondes sismiques que ce que
prévoie le modèle PREM en profondeur, dans le prolongement de la fosse
du Japon sous la bordure de la plaque Eurasiatique.
Il pourrait donc s’agir de la lithosphère océanique Pacifique engagée
dans un mouvement de subduction sous la lithosphère continentale
eurasiatique.
Le document c montre que les anomalies magnétiques M8 et M9 enre
gistrées dans l’océan Pacifique sont également enregistrées au-dessus
de la bordure continentale de cet océan au large du Japon : ceci corro
bore l’interprétation des données de tomographie sismique en termes de
subduction, en validant donc l’idée de la présence de la plaque Pacifique
sous la bordure de la plaque Eurasiatique.
Au final, la frontière entre les deux plaques Eurasie et Pacifique, dans le
secteur de la fosse du Japon est une frontière de convergence à l’endroit
de laquelle la plaque Pacifique subduit sous la plaque Eurasie.
Pour ce qui est de la frontière entre les plaques Pacifique et nord-amé
ricaine, aucune information ne permet de caractériser le type de
convergence qui la caractérise. S’agissant de la convergence entre une
plaque océanique (Pacifique) et la bordure continentale de la plaque
nord-américaine, nous ne retiendrons que l’hypothèse d’une subduction
de la plaque Pacifique sous la plaque nord-américaine.
EXERCICES SUPPLÉMENTAIRES
152º W
Distance Âge
Nom des îles en km en million
au Kilauea d’années
16º S
Tupai Mehetia 0 < 0,2
Scilly Maupiti Tahaa
Tahiti Iti (presqu’île) 145 0,4
Bora-Bora Huahine
Tahiti Nui (grande île) 180 1,0
Raratea
Moorea Moorea 230 1,5
Tahiti
Maiao Huahine 368 2,1
Mehetia Raïatea 400 2,4
– 3 000 m Tahoa 425 2,9
– 4 000 m 100 km Bora Bora 458 3,2
Maupiti 495 4,3
a L’archipel des îles de la Société.
172289_154_exo6_1_LB 107 x 63
b Âge du volcanisme des îles de la Société.
152º W
Distance Âge
Nom des îles en km en million
au Kilauea d’années
Mac Donald 0 < 0,2
Mangaia Marotiri 320 2,9
Rurutu Raevavae 23º S
Tubuai Rapa 480 4,9
Raevavae 950 6,1
Tubuai 1150 8,9
Rurutu 1280 10,8
Mangaia 1900 17,5
– 3 600 m Rapa
– 4 000 m
100 km Marotiri Macdonald
d Âge du volcanisme des îles Australes.
c L’archipel des îles Australes.
172289_154_exo6_2_LB 107 x 63
Guide de résolution
1 Formuler une hypothèse quant à l’origine des alignements volcaniques
de ces deux archipels situés en plein cœur d’une plaque océanique.
À l’aide des diverses informations
géologiques concernant les archipels 2 Tracer les graphes traduisant la variation de l’âge des formations
des îles volcaniques de la Société volcaniques en fonction de leur distance à Mehetia pour les îles de la Société
et des Australes, caractériser et en fonction de leur distance à Mc Donald pour les îles Australes.
la dynamique de la plaque Pacifique ? 3 Confronter les graphes obtenus avec l’hypothèse formulée précédemment.
4 Quel est l’apport de l’étude conjointe de ces deux alignements dans
la validation de votre hypothèse ?
5 Caractériser la vitesse de déplacement de la plaque Pacifique dans
le secteur étudié.
194
8 Des frontières de coulissage
■ La faille de San Andreas est une fracture majeure qui traverse le sud-ouest
du continent nord-américain en Californie.
Dorsale
Juan de Fuca CANADA
PLAQUE
JUAN
DE FUCA
Zone de
subduction
ÉTATS-UNIS
PLAQUE
AMÉRIQUE
San Francisco DU NORD
Los Angeles
PLAQUE MEXIQUE
PACIFIQUE
Dorsale Pacifique-Est
a Carte de la structure lithosphérique
du secteur nord-est Pacifique.
172289_156_exo10_LB 73 x 116
Z.F. 15.20N
AFRIQUE
Z.F. Vema
10º
1 000 km
AMÉRIQUE Z.F. St Paul
0º
Z.F. Romanche
d Carte bathymétrique de la dorsale atlantique
dans le secteur de la zone fracturée 15,20°N.
81 x 42
172289_156_exo9_2_LB
THÈME 1/CHAPITRE 9 ● La mobilité horizontale de la lithosphère 195