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Microéconomie : exercices

EMSE Mai 2024

Sylvain Ferrières
[Link]@[Link]

1 Consommateur et producteur, applications


Choix optimal d’un consommateur
Le revenu d’un consommateur est de R euros. Il lui permet d’acheter de la bière (bien 1) et de
la vodka (bien 2). Les prix unitaires de ces deux biens sont de 6 et 10 euros, respectivement.
Les préférences du consommateur sont représentées par la fonction d’utilité U qui associe
l’utilité :
120
U (x1 ; x2 ) = − + 2x2
x1 + 1
à chaque panier de consommation (x1 ; x2 ) ∈ R2+ , où x1 et x2 désignent les quantités con-
sommées en biens 1 et 2, respectivement.
1. Classer par préférence croissante les paniers (1; 12), (2; 11), (3; 8) et (5; 1) pour ce
consommateur.

2. Calculer le taux marginal de substitution et en déduire la demande walrassienne lorsque


le revenu R ⩾ 54.

3. Quelle est la demande walrassienne lorsque R < 54 ?

4. Dessiner le chemin d’expansion du revenu lorsque R varie entre 0 et 104. Que peut-on
en conclure quant aux élasticités-revenus des deux biens ?

Une Cobb-Douglas décalée


Les préférences d’un consommateur sur deux biens (1 et 2) sont représentées par la fonction
d’utilité suivante :
U (x1 , x2 ) = x1 (x2 − 1) avec x2 > 1,
où x1 et x2 sont les quantités des biens 1 et 2 consommées. Les prix des biens 1 et 2 sont
respectivement p1 et p2 et le revenu du consommateur est noté R. On prendra x1 ≥ 0,
x2 ≥ 0, R > p2 .

1
1. Déterminez les fonctions de demande du consommateur pour les biens 1 et 2.

2. Soit une situation initiale où p1 = p2 = 1 et R = 3, et une situation finale où p1 =


1, p2 = 2 et R = 3. Quelles sont les quantités de chaque bien demandées par le
consommateur dans la situation initiale et dans la situation finale ?

3. En utilisant la méthode de Hicks, décomposez le passage de la situation initiale à la


situation finale en distinguant l’effet de substitution et l’effet de revenu.

Arbitrage travail-loisir
On considère un agent économique devant arbitrer la répartition de son temps hebdomadaire
T entre un travail salarié (lui procurant un revenu, disponible pour sa consommation) et du
temps de loisir (lui procurant une certaine utilité).
Cet arbitrage est déterminé par ses préférences concernant les paniers de biens infini-
ment divisibles (x, t) où x désigne une quantité de biens consommés (au prix unitaire) et t le
temps de loisir. Ces deux biens sont des biens désirables et on suppose ici que le revenu est
intégralement utilisé pour la consommation (pas d’épargne) et que le temps, homogène dans
la semaine, n’est divisé qu’entre ces deux activités (loisir et travail). On suppose aussi que
cet agent peut choisir s’il veut travailler ou non, et, le cas échéant, combien d’heures : il ne
subit aucune obligation contractuelle en termes de temps minimal de travail, ou d’horaires
contraignants (les heures de travail sont toutes équivalentes). On suppose enfin que le salaire
w est déterminé par un marché du travail concurrentiel dans lequel l’agent n’a aucun pou-
voir de négociation. Ces préférences sont modélisées par la fonction d’utilité suivante qu’il
souhaite maximiser :
U (x, t) = t exp(− exp(−x/t)).

1. Écrire le programme d’optimisation du salarié et montrer que le prix du loisir (en coût
d’opportunité) est w.

2. Montrer que les biens x et t sont désirables pour la fonction d’utilité U . Que peut-on
en déduire concernant la contrainte budgétaire ?

3. En substituant x en fonction de t, w et T à l’aide de la contrainte budgétaire dans


la fonction d’utilité U , et en supposant que la solution est intérieure, montrer que la
condition du premier ordre peut s’écrire −w(T −t)
t = wT e t .

4. Cette équation n’est pas résoluble algébriquement mais on peut cependant étudier la
variation de la solution t(w, T ) avec w. Montrer que l’offre maximale de travail vaut

T
ℓM = pour w = e − 1.
e

2
Économie d’échange pur : trois consommateurs, deux biens
Soit une économie comprenant trois consommateurs notés A, B et C et deux biens in-
finiement divisibles notés 1 et 2. Les préférences des trois consommateurs concernant un
panier x(x1 , x2 ) de ces deux biens sont représentées par les fonctions d’utilité suivantes :

uA (x1 , x2 ) = ln(x1 ) + ln(x2 )


uB (x1 , x2 ) = 2 ln(x1 ) + ln(x2 )
uC (x1 , x2 ) = ln(x1 ) + 2 ln(x2 )

On suppose que les consommateurs sont dotés initialement des paniers x0A (6, 6), x0B (3, 9)
et x0C (9, 3). Chaque consommateur est alors libre d’échanger avec les deux autres consom-
mateurs. On s’intéresse à l’ensemble des optima de Pareto, c’est-à-dire à l’ensemble des
allocations individuelles (xA , xB , xC ) telles que l’utilité d’un consommateur quelconque ne
peut être augmentée (par un échange) qu’au détriment d’une baisse d’utilité d’un autre con-
sommateur.

1. À l’aide de l’équation de conservation de chaque bien et de l’égalité des taux marginal


de substitution à l’optimum, montrer que l’ensemble des optima de Pareto peut s’écrire
sous la forme paramétrée suivante :

xA = (α , β)
xB = (24 − 2α/3 − 12α/β , 12β/α − β/3 − 6)
xC = (12α/β − α/3 − 6 , 24 − 2β/3 − 12β/α)

2. Déterminer l’unique optimum de Pareto pour lequel le consommateur A conserve sa


dotation initiale.

3. On s’intéresse, pour les quatre questions suivantes, aux allocations ”symétriques” pour
lesquelles α = β. Montrer que les allocations Pareto-optimales ”symétriques” sont
individuellement rationnelles (i.e. le niveau d’utilitéqatteint à l’optimum est supérieur
3
à l’utilité initiale) si et seulement si 6 ⩽ α ⩽ 9(2 − 3
4
) ≈ 9.82296.

4. On pose W = uA + uB + uC la somme des utilités des consommateurs. Montrer


qu’il existe un unique optimum de Pareto ”symétrique” maximisant W et que cette
allocation n’est pas individuellement rationnelle (on trouve α = 4.5).

5. On pose W ′ = min(uA , uB , uC ) le minimum des utilités des consommateurs. Montrer


qu’il existe un unique optimum de Pareto ”symétrique” maximisant W ′ et que cette al-
location est individuellement rationnelle, fournissant à chaque consommateur la même
utilité (on trouve α ≈ 9.51432 qui vérifie 27α2 = 4(18 − α)3 ).

3
6. On dit qu’une allocation possède la propriété de non-convoitise si, pour chaque consom-
mateur, le panier alloué à un autre consommateur lui procurerait une utilité inférieure
à celle que lui procure le panier qui lui a été alloué. Montrer qu’une allocation
Pareto-optimale

”symétrique”

possède la propriété de non-convoitise si et seulement si
18 √2 18 3√4
5.76679 ≈ 3+ 2 ⩽ α ⩽ 3+ 3 4 ≈ 6.22863.

7. On s’intéresse enfin à l’équilibre de marché. Le prix du bien 1 sera pris unitaire et le prix
du bien 2 égal à p. On rappelle que le taux marginal de substitution au panier optimal
est égal au rapport des prix ; ainsi, l’équilibre de marché est un optimum de Pareto. En
écrivant les contraintes budgétaires (saturées) des consommateurs A et B (d’ailleurs,
pourquoi n’a-t-on pas besoin de celle de C ?) à l’aide de la paramétrisation des al-
locations Pareto-optimales (non nécessairement symétriques), déterminer l’allocation
d’équilibre de marché et la valeur de p. Que remarque-t-on ?

Équilibres multiples
8 1
On pose r = 2 9 −2 9 (qui simplifiera les résultats), montrer que l’économie suivante comporte
plusieurs équilibres de marché:
(
1 A −8
U A (xA A
1 , x2 ) = xA
1 − 8 (x2 ) dotation : xA = (2, r)
1 B −8
U B (xB B
1 , x2 ) = − 8 (x1 ) + xB2 dotation : xB = (r, 2)

4
Coûts de court terme et de long terme
Une entreprise utilise différents facteurs dans son activité de production ; certains sont mod-
ulables à court terme, d’autres ne le sont qu’à long terme et seront considérés fixes à court
terme. Pour chaque niveau de production y, le producteur détermine la combinaison de fac-
teurs qui minimise son coût, donnant lieu à une fonction de coût total de production CT (y).
Cependant, à court terme, les facteurs fixes ne sont pas modifiables : on distingue donc une
fonction de coût total de long terme CT LT (y) et des fonctions de coût total à court terme,
associées à chaque quantité de facteur fixe utilisée.

Supposons que la fonction de coût total à court terme d’une entreprise s’écrive :
c
CT CT (y, z̄) = ay + bz̄ + , avec a, b, c > 0.
z̄ − y
Ici, la production y est restreinte à rester inférieure à z̄, facteur fixe que l’on peut
considérer comme une capacité maximale de production (par exemple, lié à la taille et
l’équipement de la fabrique). On va calculer la fonction de coût total de long terme as-
sociée (où l’on suppose donc que ce facteur fixe est modifiable à long terme).

1. Calculer la quantité de facteur fixe zb(y) qui minimise le coût de production à court
terme lorsque la production est égale à y.

2. En déduire la valeur de la fonction de coût total de long terme CT LT (y).


LT
3. Montrer que la courbe de la fonction CT est la borne inférieure de la famille des
CT
courbes CT (•, z̄) z̄>0 (on dit que la courbe de coût de long terme est l’enveloppe
des courbes de coût à court terme).

5
Exercices graphiques
1. Le premier graphique représente plusieurs isoquantes d’une fonction de production à
2 facteurs : le facteur z1 , représenté en abcisse et dont le prix unitaire est p1 = 1, est
variable tandis que le facteur z2 , représenté en ordonnée et dont le prix unitaire est
p2 = 3, est fixe à court-terme.

Compléter le tableau suivant en laissant apparents les points du graphique et les con-
structions vous ayant permis de répondre.

Production cible q 9 18 27 36
Coût total pour z2 = 3 ...
Coût total de long terme

Indication : que vaut l’abcisse à l’origine d’une droite d’iso-coût lorsque p1 = 1 ?

6
2. Le second graphique représente les courbes du coût marginal, du coût total moyen et
du coût variable moyen d’une entreprise opérant sur un marché en concurrence pure
en fonction de son volume de production q. On note p le prix de l’output.

Compléter le tableau suivant en laissant apparents les points du graphique et les con-
structions vous ayant permis de répondre.
Coût total pour q = 8 Offre pour p = 30 Seuil de rentabilité
Coût fixe Profit pour p = 30 Seuil de fermeture

Indication : Comment se situent les courbes les unes par rapport aux autres ?

7
Production jointe
Une entreprise utilise la même unité de production pour produire deux types de biens (bien
1 en quantité y1 et bien 2 en quantité y2 ) à partir des deux mêmes facteurs de production :
le travail (en quantité l) et l’énergie (en quantité e). La fonction de production s’écrit

(y12 + y22 )2/3 = l1/3 + e1/3 .

Ceci signifie qu’à partir de l et de e, l’entreprise peut produire les quantités y1 et y2 si


elles vérifient la contrainte technologique ci-dessus. On note w le taux de salaire et q le prix
unitaire de l’énergie.

1. Déterminer la fonction de coût C(y1 , y2 ).

2. Si p1 et p2 sont les prix des biens 1 et 2, déterminer les niveaux de production qui
maximisent le profit de l’entreprise.

3. Comment des variations de prix affectent-elles les offres de biens de l’entreprise ?

8
2 Équilibre général
Économie de production : deux consommateurs, une entreprise,
deux biens
On suppose une économie composée de deux consommateurs A et B qui consomment deux
biens et d’une entreprise qui produit du bien 1 à partir du bien 2. L’entreprise appartient
au consommateur A qui en retire tout le bénéfice. Les deux consommateurs ontples dota-
tions suivantes : A(4; 4) et B(0; 12) et les fonctions d’utilité : UA (xA
1√, xA
2) = xA A
1 x2 et
B B B 2/3 B 1/3
UB (x1 , x2 ) = (x1 ) (x2 ) . La technologie de l’entreprise est : x1 = 2 x2 . On supposera
que le prix du bien 1 est unitaire et on notera p celui du bien 2.

1. Pour un profit de l’entreprise π fixé (qui revient excclusivement à A), exprimer les
demandes optimales des deux consommateurs xA A B B
1 (p, π), x2 (p, π), x1 (p) et x2 (p).

2. Déterminer la demande du facteur x∗2 (p), le niveau de production x∗1 (p) et le profit de
l’entreprise π ∗ (p).

3. Expliquer pourquoi on a les relations xA B A B


1 + x1 = 4 + x1 et x2 + x2 = 16 − x2 .

4. Déterminer alors l’équilibre général de cette économie (le prix, les 6 quantités et le
profit).

5. On suppose que les utilités des consommateurs sont maintenant VA = UA − x21 et


VB = UB − x21 où x1 est toujours la production de l’entreprise (elle pollue et dérange
les agents).

• Comment appelle-t-on cet effet ?


• L’équilibre général est-il modifié ?
• Est-ce toujours un optimum de Pareto ?
• Si on définit une fonction de bien-être social par S = π + VA + VB , ce bien-être
est-il optimal à l’équilibre général ?
• Si non, quels seraient les moyens permettant d’améliorer ce bien-être ?

9
Économie de production : deux consommateurs, deux entreprises,
quatre biens
Supposons que Harry et Ron aient les préférences suivantes (Cobb-Douglas) :

1 3
U = (XH ) 4 (YH ) 4
H
1 1
U = (X ) 2 (Y ) 2
R R R

L’économie est dotée d’une unité de travail et d’une unité de capital. Ces ressources sont
partagées de manière égale entre Harry et Ron, de même que la propriété de chaque firme.
Les fonctions de production sont :
  
1 1
x = 2 (KX ) 2 + (LX ) 2


 
1 1
y = 2 (KY ) 2 + (LY ) 2

Le but de cet exercice est de trouver l’équilibre concurrentiel de cette économie.

On notera p le prix du bien X, on supposera unitaire le prix du bien Y , on notera w le


salaire horaire (pour les deux entreprises) et r le coût du capital (une unité de capital coûte
r).

1. Marchés des facteurs :

(a) Offres de facteurs de production : Harry et Ron offrent tous les facteurs qu’ils
détiennent (travail et capital).
(b) Demande de facteurs de production de la firme produisant le bien X :
• Écrire le profit de l’entreprise produisant le bien X en fonction de KX , LX ,
p, r et w.
• Écrire les deux conditions du premier ordre d’optimalité de ce profit.
• En déduire que les demandes de cette entreprise sont :
 p 2  p 2
KX = et LX = .
r w
(c) Demande de facteurs de production de la firme produisant le bien Y : reprendre
la démarche précédente (attention : le prix du bien Y est unitaire).

2. Marchés des biens :

(a) Offres en biens : les offres QX de X et QY de Y sont obtenues en substituant les

10
demandes de facteurs dans chaque fonction de production : montrer que l’on a
   
1 1 1 1
QX = 2p + et QY = 2 + .
r w r w

(b) Demandes en biens : remarquons que Harry et Ron ont les mêmes revenus
puisqu’ils ont les mêmes dotations et les mêmes parts sur les entreprises. No-
tons ce revenu R sans le calculer pour l’instant.
• Déterminer les deux fonctions de demande walrasienne de Ron et de Harry
(cela fait 4 fonctions) en fonction de R et p.
• Exprimer alors R en fonction de QX , QY et p (dans cet exercice, le facteur
salaire est seulement un coût de production, il ne bénéficie pas aux action-
naires Ron et Harry -qui ne sont pas salariés).
• À l’aide de cette expression de R, exprimer la demande totale de chaque bien
DX et DY .

3. Équilibre général walrassien :

(a) Équilibre des marchés des facteurs : déduire de la première partie une relation
entre p et r et entre p et w.
(b) Équilibre des marchés des biens : en écrivant QX = DX , déduire de la seconde
partie que p vérifie :
3(1 + p2 ) = 8p2 .
(c) Vérifier que l’on trouve le même résultat à partir de l’égalité QY = DY .
(d) Résumer toutes les caractéristiques de l’équilibre général : p, r, w, KX , KY , LX ,
LY , QX , QY , les profits de chaque entreprise et les consommations de Ron et
Harry (15 valeurs !).

11
3 Concurrence imparfaite, économie de l’incertain et
théorie des jeux
Régulation du monopole
2
Un monopole a une fonction de coût total CT (Y ) = F + Y2 , où Y représente le niveau de
production et F ⩾ 0 un coût fixe. La quantité demandée pour le bien est supposée valoir
D(p) = a − p, fonction du prix de vente p et d’un paramètre a > 0 fixé.

Dans les trois cas suivants, calculer, en fonction de a et F , le prix optimal, le profit réalisé par
le monopole, le surplus du monopole, celui des consommateurs et enfin le surplus collectif.
Comparer ces résultats lorsque F varie entre 0 et a2 /6.

1. Monopole privé. Le monopole choisit son prix de façon à maximiser son profit.

2. Tarification au coût marginal. Le monopole doit fixer un prix égal à son coût
marginal et satisfaire la demande.

3. Monopole public soumis à une contrainte d’équilibre budgétaire. Le monopole


doit équilibrer ses comptes (égaler recettes et coûts) et satisfaire la demande. Il vise à
maximiser le surplus collectif.

Monopole sur un marché segmenté (discrimination au 3ème degré)


On considère un monopole confronté à un marché segmenté (il vend un bien sur plusieurs
marchés indépendants en discriminant à partir d’un signal observable : typiquement, menu
étudiant et menu classique). Pour i ∈ {1, . . . n}, les fonctions de demande sur le segment i
pour un prix pi sont égales à
ai − p i
Di (pi ) = où a1 > a2 > . . . > an > 1.
2
Le monopole vise à réaliser le profit maximal. Sa fonction de coût est C(q) = q, où q est la
production (sur l’ensemble des marchés).

• Si le monopole est libre de fixer le prix qu’il souhaite, quels sont les prix fixés sur
chaque marché ? Calculer le surplus des consommateurs sur chaque marché ainsi que
le profit du monopole et le surplus collectif (sur l’ensemble des segments).

• Le Gouvernement, décrétant que la discrimination entre les différents types de consom-


mateurs est injuste, interdit au monopole de fixer des prix différents. Quel est alors
le prix p = pi (pour tout i) choisi par le monopole ? Calculer le surplus des consom-
mateurs sur chaque marché et le profit du monopole puis comparer les résultats avec
ceux de la question précédente.

12
Préférences prenant en compte des regrets
Étant donnés 3 états du monde équiprobables indexés par s = 1, 2 et 3, on définit le regret
moyen de la loterie x = (x1 , x2 , x3 ) par rapport à la loterie x′ = (x′1 , x′2 , x′3 ) par
3

X h(max(0, x′s − xs ))
R(x, x ) =
s=1
3

où h est une fonction strictement croissante (qui quantifie le regret a posteriori).
√ On dira
′ ′ ′
que la loterie x est préférée à x si R(x, x ) ⩽ R(x , x). En prenant h(x) = x, montrer
que les trois loteries suivantes forment une suite non transitive pour cette relation binaire de
préférence : x = (0, −2, 1), x′ = (0, 2, −2) et x′′ = (2, −3, −1).

Quel est le prix d’une loterie ?



Un agent a une utilité monétaire u(x) = x et une dotation initiale w = 10. On considère
la loterie L = [(10, p), (5, 1 − p)] et on se place dans le cadre de l’espérance d’utilité.
1. Supposons que l’agent détienne cette loterie. À quel prix minimum RS est-il prêt à
vendre cette loterie ?
2. Supposons qu’il ne détienne pas cette loterie. Quelle équation du deuxième degré vérifie
le prix maximum RB auquel il est prêt à acheter cette loterie ?
3. A-t-on RS = RB ?

Risque de banqueroute d’une assurance (application du théorème


central limite)
Au cours d’une année donnée, une compagnie d’assurance assure n > 30 clients. Soit Xi
la variable aléatoire égale à la somme versée au i-ème client au cours de cette année. On
suppose que les variables aléatoires X1 , X2 , . . . , Xn sont indépendantes et de même loi.
On note E(Xi ) = µ et Var(Xi ) = σ 2 .
1. Déterminer la valeur A de la prime demandée à chaque client pour que, avec une prob-
abilité de 95%, le bénéfice réalisé au cours de cette année par l’assureur soit supérieur
à la valeur B.
2. Application numérique. On prend n = 100, µ = 300, σ 2 = 2500 et B = 5000. Que
vaut A ?
3. Déterminer, dans le même contexte, le nombre minimal n de clients pour que A ≤ 320.
4. Lorsque n est assez grand, existe-t-il une valeur minimale de A ?
5. À partir de quelle valeur de n un accroissement du nombre de clients n’entraı̂ne pas
une réduction de la prime supérieure à 5 ?

13
Dopage et contrôle
Deux athlètes (joueurs notés 1 et 2) sont en compétition et ont chacun le choix de se doper ou
non avant leur confrontation. Si un seul des deux sportifs se dope, il est certain de remporter
le match, sinon, dopés ou non, les deux sportifs ont les mêmes chances de gain (la victoire
d’un participant est alors un événement aléatoire).

Le comité d’organisation (joueur noté 3) effectue un contrôle anti-dopage après le match


mais, pour des raisons budgétaires, seulement sur un seul athlète. Il peut ou bien choisir
de contrôler 1, ou bien de contrôler 2, ou bien de contrôler un des deux sportifs au hasard,
avec la même probabilité (indépendante du résultat du match). Ce choix est décidé avant
le match sans qu’aucun des athlètes ne le sache mais ceux-ci connaissent l’existence de ces
trois alternatives de contrôle.

Le résultat du test est sans erreur : il est positif si et seulement si l’athlète contrôlé est
dopé. Dans ce cas, l’athlète est disqualifié quel que soit le résultat du match et la victoire
revient à l’autre joueur (dopé ou non). Le résultat du match n’est évidemment pas affecté
par un contrôle négatif lorsque le sportif contrôlé n’est pas dopé.

On suppose que les préférences des sportifs placent la victoire au-dessus de la défaite et
la défaite au-dessus du contrôle positif (à cause du discrédit médiatique qui en résulte). Le
comité préférera déceler un sportif dopé (ce qui améliore la réputation des organisateurs)
plutôt qu’obtenir un contrôle négatif (sans effet sur la réputation). Enfin, on supposera
d’abord que les trois joueurs sont neutres au risque.

1. Représenter cette situation d’intéraction par un jeu sous forme normale en choisissant
une représentation numérique de l’utilité associée aux différentes issues possibles après
le match et le contrôle anti-dopage, compatible avec les préférences des joueurs. Cer-
tains profils de gains sont donc des espérances d’utilité (situation ex ante).

2. Déterminer l’ensemble des équilibres de Nash de ce jeu. L’ensemble des équilibres de


Nash dépend-il de la représentation numérique choisie à la première question ?

3. On relâche l’hypothèse de neutralité au risque des joueurs qui peuvent alors être
risquophile ou risquophobe. Le comportement de chaque joueur est connu de tous
les joueurs. Plus précisément, l’utilité des différentes loteries auxquelles est confronté
chaque joueur est connaissance commune. L’ensemble des équilibres de Nash peut-il
être modifié ?

4. On relâche enfin l’hypothèse de perfection du test anti-dopage : il existe une probabilité


α faible mais non-nulle qu’un sportif dopé contrôlé ne soit pas detecté et une proba-
bilité β faible mais non-nulle qu’un sportif non-dopé contrôlé soit faussement détecté

14
(et donc disqualifié). Ces probabilités sont indépendantes du résultat du match et du
sportif contrôlé. L’ensemble des équilibres de Nash peut-il être modifié ?

5. Si la probabilité, pour le sportif 1, de gagner le match lorsque le sportif 2 a choisi


la même action (i.e. de se doper ou non) n’est plus d’une chance sur deux mais
p1 ∈]0, 1[ (connue des trois joueurs), comment le comité d’organisation doit-il changer
son protocole de contrôle (typiquement, la probabilité de contrôle de chaque sportif
-qui restera connue des sportifs) afin qu’à l’équilibre, les deux joueurs ne se dopent
pas ?

Comparaison entre les duopoles de Cournot, de Stackelberg et le


cartel
Un marché est en situation de duopole. Chacune des deux entreprises sur le marché possède
une usine dans laquelle elle peut produire jusqu’à 200 unités d’un bien. On note Qi = [0, 200]
l’ensemble des volumes de production (ou quantités) à la disposition de chaque entreprise
i ∈ N = {1, 2}.
Les deux entreprises possèdent des technologies de production différentes : les fonctions de
coûts sont CT1 = 5 q1 pour l’entreprise 1 et CT2 = 0.5 q22 pour l’entreprise 2.
Le prix de marché est déterminé par les quantités produites par chacune des entreprises. Plus
précisément, pour une paire de quantités (q1 , q2 ) ∈ Q1 × Q2 , le prix de marché (en euros)
est donné par p(q1 , q2 ) = 100 − 0.5(q1 + q2 ). Le prix p(q1 , q2 ) correspond à la disposition à
payer des consommateurs pour une unité du bien si la quantité disponible sur le marché est
q1 + q2 . À ce prix, nous supposons que chaque entreprise écoule la totalité de sa production.
Enfin, le profit de l’entreprise i ∈ {1, 2} correspond à la différence entre la recette totale
issue de la vente de l’intégralité de sa production au prix du marché et son coût total de
production. On notera πi (q1 , q2 ) le profit de l’entreprise i ∈ {1, 2} lorsque les entreprises
produisent la paire de quantités (q1 , q2 ).

1. Écrivez formellement le profit πi de chaque entreprise i ∈ {1, 2}.


2. Pour chaque quantité q1 ∈ [0, 200] que l’entreprise 1 est susceptible de produire, quelle
quantité doit produire l’entreprise 2 afin de maximiser son profit ? Cette fonction est
appelée la fonction de réaction R2 (q1 ) de l’entreprise 2.
3. Calculer de même la fonction de réaction R1 de l’entreprise 1 (fonction de la quantité
q2 mise sur le marché par l’entreprise 2).
4. On suppose ici que les entreprises décident simultanément de leur production (duopole
de Cournot).
• Déterminer l’équilibre de Cournot-Nash de ce marché (prix, quantités et profits)
en supposant que les quantités (q1 , q2 ) mises sur le marché sont telles que l’on ait
simultanément q1 = R1 (q2 ) et q2 = R2 (q1 ) (condition d’un équilibre de Nash).

15
• Quel est le surplus du consommateur et le bien-être social ?

5. On suppose ici que l’entreprise 1 est en position de firme dominante (meneur) : elle
choisit sa production la première, l’entreprise 2 s’ajustant ensuite (suiveur). On parle
ici de duopole de Stackelberg.

• Pour trouver l’équilibre de Stackelberg, on procède par un raisonnement d’induction


à rebours : connaissant la fonction de réaction de l’entreprise 2, l’entreprise 1
peut anticiper la quantité mise sur le marché par l’entreprise 2 après elle et en
tenir compte dans son calcul d’optimisation du profit. En substituant q2 = R2 (q1 )
dans le profit π1 de l’entreprise 1, déterminer la quantité q1 optimale que doit pro-
duire l’entreprise 1 pour maximiser son profit en tenant compte de sa position de
meneur.
• Déterminer alors l’équilibre de Stackelberg de cette structure de marché (prix,
quantités et profits).
• Quel est ici le surplus du consommateur et le bien-être social ?

6. Reprendre les questions précédentes en supposant que l’entreprise 2 est en position de


meneur et l’entreprise 1 en position de suiveur.

7. Que se passe-t-il dans le cas où chacune des entreprises, croyant avoir un avantage
informationnel, après avoir calculé son profit en tant que meneur et suiveur choisit le
rôle qui lui procure le plus grand gain ? Ce qui résulte de telles circonstances conduit-il
à une situation de marché stable ? Pourquoi ?

8. Les deux firmes reconnaissent leur situation d’interdépendance et sont d’accord pour
agir de manière coordonnée afin de maximiser le profit total du groupe. Elles con-
stituent donc un cartel. Déterminer la solution maximisant le profit du cartel. Pourquoi,
dans cette solution, le coût marginal doit-il être égal dans les deux entreprises ? En
l’absence de transfert monétaire compensateur entre les entreprises, le cartel est-il sta-
ble ?

9. On suppose que les deux firmes négocient la constitution du cartel à partir de l’équilibre
de Cournot. Sur un graphique dont le système d’axes représente les profits des 2 firmes,
porter la droite représentant les différentes répartitions possibles du profit du cartel
entre les 2 firmes. À partir du point correspondant à l’équilibre de Cournot, préciser
la région de marchandange aboutissant à un cartel stable. Déterminer les profits des 2
firmes dans le cadre d’un accord conduisant à répartir de manière égale le surplus de
profit résultant du cartel.

10. Quel est alors le surplus du consommateur et le bien-être social dans ce contexte ?

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4 Autres défaillances de marché
Équilibre avec externalités
Un apiculteur est installé près d’un verger. Indépendamment l’un de l’autre, l’apiculteur
décide du nombre x1 de ruches à installer, tandis que l’exploitant du verger décide du nombre
x2 d’arbres à planter. Les abeilles de l’apiculteur butinent sur les arbres fruitiers et fécondent
des fleurs, il en résulte une production de miel y1 et une certaine quantité de fruits récoltés
y2 , qui dépendent toutes les deux de x1 et x2 selon les fonctions de production suivantes :
(
y1 = 3α1 (x1 x2 )1/3
y2 = 3α2 (x1 x2 )1/3
Le coût marginal d’installation de x1 ruches est constant et égal à c1 et le coût marginal
de plantation de x2 arbres est constant et égal à c2 . Le miel et les fruits sont vendus à des
prix égaux à l’unité sur des marchés de concurrence pure et parfaite.

1. Écrire en fonction de x1 et x2 les profits des deux exploitants.

2. Pour x2 donné, quel est le choix optimal de l’apiculteur ? On notera ce choix par
x1 = R1 (x2 ) (fonction de réaction). De même, pour x1 donné, quel est le choix optimal
de l’exploitant du verger ? On notera cette fonction de réaction x2 = R2 (x1 ).

3. Déterminer l’équilibre de Nash (non coopératif) (x⋆1 , x⋆2 ) pour lequel les choix de produc-
tion vérifient simultanément : x⋆1 = R1 (x⋆2 ) et x⋆2 = R2 (x⋆1 ). En déduire les production
y1⋆ et y2⋆ et les profits dans ce cas.

4. Déterminer les choix de production (xb1 , xb2 ) qui permettent de maximiser la somme
des profits des deux exploitants. Montrer que ce profit total maximal est supérieur au
profit total des deux exploitants à l’équilibre non coopératif. Commenter.

Fourniture de bien public


La ville de Springfield compte deux habitants, Homer et Bart. Elle finance elle-même ses
services de pompiers, grâce aux contributions de ses deux résidents. Chacun de ces résidents
a une fonction d’utilité relative aux biens privés X et au nombre de pompiers M de la forme
U = 4Log(X) + Log(M ). Le nombre total de pompiers recrutés correspond à la somme des
pompiers recrutés par chacun des habitants (M = MH + MB ) et chaque habitant profite de
l’ensemble des pompiers recrutés. Homer et Bart ont tous deux un revenu équivalent à 100
euros. Le prix d’un bien privé est identique à celui d’un pompier : 1 euro.

1. Combien de pompiers seront embauchés si le gouvernement n’intervient pas ? Com-


bien seront rémunérés par Homer ? Et combien par Bart ? Indication : on pourra
déterminer l’équilibre de Nash de cette interaction après avoir calculé les fonctions de
réaction de chaque consommateur.

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2. Quel est le nombre socialement optimal de pompiers ? Pourquoi ne retrouve-t-on pas
l’équilibre de la question précédente ? Indication : on suppose ici que ”socialement
optimal” correspond à maximiser la somme des utilités.

Tragédie des Communs


Un bien commun est un bien non-exclusif (tout le monde peut en bénéficier) pour lequel les
agents sont en rivalité pour l’accès à ce bien. Par exemple, imaginons une pâture commune
disponible sans contrainte aux bergers d’un village qui peuvent librement y faire paı̂tre leur
troupeau. On notera N l’ensemble des bergers.

Pour des raisons de simplicité, on supposera ce bien divisible.


P On notera xi ∈ R le nombre
de vaches amenées par le joueur i ∈ N sur ce pré et s = xi la quantité totale de vaches
i∈N
amenées par l’ensemble des joueurs. Dans ce contexte, la valeur v(s) de ce pré pour chaque
vache ne dépendra que de la ”consommation” totale s de ce bien et on supposera que v est
positive, strictement décroissante (plus il y a de vaches, moins correctement elles peuvent
s’y nourrir donc la valeur du pré pour chaque vache diminue) et strictement concave (chaque
vache supplémentaire dévalorise un peu plus le pré que la vache ajoutée précédemment).
Enfin, le coût marginal (par vache) d’accès à ce bien sera supposé constant égal à c > 0
(coût de garde et de transhumance).

On suppose que les bergers choisissent simultanément la taille de leur troupeau qui ira
paı̂tre sur la pâture. Ainsi nous pouvons modéliser cette situation d’intéraction sous la forme
d’un jeu statique à information complète N, (R+ , ui )i∈N où l’utilité d’un berger i ∈ N est
∗ ∗
ui (x1 , . . . , xn ) = xi · v(s) − c · xi . Supposons que
P (x∗1 , . . . , xn ) soit un équilibre de Nash en

actions pures de ce jeu. On notera aussi s = xi . Ainsi, pour chaque joueur i, l’utilité
i∈N
ui (xi , x∗−i ) passe par un maximum lorsque xi = x∗i .

1. Montrer qu’on a la relation n · v(s∗ ) + s∗ · v ′ (s∗ ) = n · c.

2. Supposons maintenant que le conseil communal décide de la quantité totale optimale


ŝ de vaches à faire paı̂tre dans ce pré. Montrez qu’on a la relation v(ŝ) + ŝ · v ′ (ŝ) = c
en maximisant la somme des utilités des joueurs.

3. Montrer que la fonction ϕ(t) = v(t) + t · v ′ (t) est une fonction strictement décroissante.
En déduire que ŝ < s∗ et commenter ce résultat important.

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5 Mechanism Design et économie normative
Troc de biens indivisibles
Donner un exemple concret de situation économique de troc de biens indivisibles à 3 joueurs
(sur des objets l1 , l2 et l3 ) pour laquelle le retrait du joueur 2 de cette économie (avec l’objet
l2 qui lui appartient initialement) rende, en considérant la nouvelle allocation du cœur à 2
joueurs, l’agent 3 strictement mieux loti et l’agent 1 strictement moins bien loti, que dans
l’allocation du cœur de l’économie initiale (à 3 joueurs).

Agent 1 2 3

Objet préféré ... ... ...


Objet de rang 2 ... ... ...
Objet le moins désirable ... ... ...

Allocation du cœur à 3 joueurs ... ... ...


Allocation du cœur à 2 joueurs ... ⋆ ...

Condorcet et Borda
Supposons que les préférences de 17 agents sur l’ensemble X = {a, b, c} des candidats soient
les suivantes :

• pour 3 agents : c ≻ a ≻ b

• pour 6 agents : a ≻ b ≻ c

• pour 4 agents : b ≻ c ≻ a

• pour 4 agents : b ≻ a ≻ c

1. Déterminer le gagnant au sens de Condorcet.

2. On s’intéresse aux systèmes de vote pondéré (comme pour le concours Eurovision


de la chanson, ”à la Borda”). Dans ces systèmes, chaque agent classe l’ensemble
des candidats qui obtiennent un certain nombre de points déterminé en fonction de
son classement par l’agent (par exemple : 7 points pour le premier, 3 points pour
le deuxième et 1 point pour le troisième). Le gagnant est celui qui obtient la plus
grande somme de points. Montrer que quelles que soient les pondérations s1 ⩾ s2 ⩾ s3
attribuées aux rangs (avec la condition qu’au moins une des deux inégalités soit stricte),
c’est le candidat b qui est élu.

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