Exercices
Exercices
Sylvain Ferrières
[Link]@[Link]
4. Dessiner le chemin d’expansion du revenu lorsque R varie entre 0 et 104. Que peut-on
en conclure quant aux élasticités-revenus des deux biens ?
1
1. Déterminez les fonctions de demande du consommateur pour les biens 1 et 2.
Arbitrage travail-loisir
On considère un agent économique devant arbitrer la répartition de son temps hebdomadaire
T entre un travail salarié (lui procurant un revenu, disponible pour sa consommation) et du
temps de loisir (lui procurant une certaine utilité).
Cet arbitrage est déterminé par ses préférences concernant les paniers de biens infini-
ment divisibles (x, t) où x désigne une quantité de biens consommés (au prix unitaire) et t le
temps de loisir. Ces deux biens sont des biens désirables et on suppose ici que le revenu est
intégralement utilisé pour la consommation (pas d’épargne) et que le temps, homogène dans
la semaine, n’est divisé qu’entre ces deux activités (loisir et travail). On suppose aussi que
cet agent peut choisir s’il veut travailler ou non, et, le cas échéant, combien d’heures : il ne
subit aucune obligation contractuelle en termes de temps minimal de travail, ou d’horaires
contraignants (les heures de travail sont toutes équivalentes). On suppose enfin que le salaire
w est déterminé par un marché du travail concurrentiel dans lequel l’agent n’a aucun pou-
voir de négociation. Ces préférences sont modélisées par la fonction d’utilité suivante qu’il
souhaite maximiser :
U (x, t) = t exp(− exp(−x/t)).
1. Écrire le programme d’optimisation du salarié et montrer que le prix du loisir (en coût
d’opportunité) est w.
2. Montrer que les biens x et t sont désirables pour la fonction d’utilité U . Que peut-on
en déduire concernant la contrainte budgétaire ?
4. Cette équation n’est pas résoluble algébriquement mais on peut cependant étudier la
variation de la solution t(w, T ) avec w. Montrer que l’offre maximale de travail vaut
T
ℓM = pour w = e − 1.
e
2
Économie d’échange pur : trois consommateurs, deux biens
Soit une économie comprenant trois consommateurs notés A, B et C et deux biens in-
finiement divisibles notés 1 et 2. Les préférences des trois consommateurs concernant un
panier x(x1 , x2 ) de ces deux biens sont représentées par les fonctions d’utilité suivantes :
On suppose que les consommateurs sont dotés initialement des paniers x0A (6, 6), x0B (3, 9)
et x0C (9, 3). Chaque consommateur est alors libre d’échanger avec les deux autres consom-
mateurs. On s’intéresse à l’ensemble des optima de Pareto, c’est-à-dire à l’ensemble des
allocations individuelles (xA , xB , xC ) telles que l’utilité d’un consommateur quelconque ne
peut être augmentée (par un échange) qu’au détriment d’une baisse d’utilité d’un autre con-
sommateur.
xA = (α , β)
xB = (24 − 2α/3 − 12α/β , 12β/α − β/3 − 6)
xC = (12α/β − α/3 − 6 , 24 − 2β/3 − 12β/α)
3. On s’intéresse, pour les quatre questions suivantes, aux allocations ”symétriques” pour
lesquelles α = β. Montrer que les allocations Pareto-optimales ”symétriques” sont
individuellement rationnelles (i.e. le niveau d’utilitéqatteint à l’optimum est supérieur
3
à l’utilité initiale) si et seulement si 6 ⩽ α ⩽ 9(2 − 3
4
) ≈ 9.82296.
3
6. On dit qu’une allocation possède la propriété de non-convoitise si, pour chaque consom-
mateur, le panier alloué à un autre consommateur lui procurerait une utilité inférieure
à celle que lui procure le panier qui lui a été alloué. Montrer qu’une allocation
Pareto-optimale
√
”symétrique”
√
possède la propriété de non-convoitise si et seulement si
18 √2 18 3√4
5.76679 ≈ 3+ 2 ⩽ α ⩽ 3+ 3 4 ≈ 6.22863.
7. On s’intéresse enfin à l’équilibre de marché. Le prix du bien 1 sera pris unitaire et le prix
du bien 2 égal à p. On rappelle que le taux marginal de substitution au panier optimal
est égal au rapport des prix ; ainsi, l’équilibre de marché est un optimum de Pareto. En
écrivant les contraintes budgétaires (saturées) des consommateurs A et B (d’ailleurs,
pourquoi n’a-t-on pas besoin de celle de C ?) à l’aide de la paramétrisation des al-
locations Pareto-optimales (non nécessairement symétriques), déterminer l’allocation
d’équilibre de marché et la valeur de p. Que remarque-t-on ?
Équilibres multiples
8 1
On pose r = 2 9 −2 9 (qui simplifiera les résultats), montrer que l’économie suivante comporte
plusieurs équilibres de marché:
(
1 A −8
U A (xA A
1 , x2 ) = xA
1 − 8 (x2 ) dotation : xA = (2, r)
1 B −8
U B (xB B
1 , x2 ) = − 8 (x1 ) + xB2 dotation : xB = (r, 2)
4
Coûts de court terme et de long terme
Une entreprise utilise différents facteurs dans son activité de production ; certains sont mod-
ulables à court terme, d’autres ne le sont qu’à long terme et seront considérés fixes à court
terme. Pour chaque niveau de production y, le producteur détermine la combinaison de fac-
teurs qui minimise son coût, donnant lieu à une fonction de coût total de production CT (y).
Cependant, à court terme, les facteurs fixes ne sont pas modifiables : on distingue donc une
fonction de coût total de long terme CT LT (y) et des fonctions de coût total à court terme,
associées à chaque quantité de facteur fixe utilisée.
Supposons que la fonction de coût total à court terme d’une entreprise s’écrive :
c
CT CT (y, z̄) = ay + bz̄ + , avec a, b, c > 0.
z̄ − y
Ici, la production y est restreinte à rester inférieure à z̄, facteur fixe que l’on peut
considérer comme une capacité maximale de production (par exemple, lié à la taille et
l’équipement de la fabrique). On va calculer la fonction de coût total de long terme as-
sociée (où l’on suppose donc que ce facteur fixe est modifiable à long terme).
1. Calculer la quantité de facteur fixe zb(y) qui minimise le coût de production à court
terme lorsque la production est égale à y.
5
Exercices graphiques
1. Le premier graphique représente plusieurs isoquantes d’une fonction de production à
2 facteurs : le facteur z1 , représenté en abcisse et dont le prix unitaire est p1 = 1, est
variable tandis que le facteur z2 , représenté en ordonnée et dont le prix unitaire est
p2 = 3, est fixe à court-terme.
Compléter le tableau suivant en laissant apparents les points du graphique et les con-
structions vous ayant permis de répondre.
Production cible q 9 18 27 36
Coût total pour z2 = 3 ...
Coût total de long terme
6
2. Le second graphique représente les courbes du coût marginal, du coût total moyen et
du coût variable moyen d’une entreprise opérant sur un marché en concurrence pure
en fonction de son volume de production q. On note p le prix de l’output.
Compléter le tableau suivant en laissant apparents les points du graphique et les con-
structions vous ayant permis de répondre.
Coût total pour q = 8 Offre pour p = 30 Seuil de rentabilité
Coût fixe Profit pour p = 30 Seuil de fermeture
Indication : Comment se situent les courbes les unes par rapport aux autres ?
7
Production jointe
Une entreprise utilise la même unité de production pour produire deux types de biens (bien
1 en quantité y1 et bien 2 en quantité y2 ) à partir des deux mêmes facteurs de production :
le travail (en quantité l) et l’énergie (en quantité e). La fonction de production s’écrit
2. Si p1 et p2 sont les prix des biens 1 et 2, déterminer les niveaux de production qui
maximisent le profit de l’entreprise.
8
2 Équilibre général
Économie de production : deux consommateurs, une entreprise,
deux biens
On suppose une économie composée de deux consommateurs A et B qui consomment deux
biens et d’une entreprise qui produit du bien 1 à partir du bien 2. L’entreprise appartient
au consommateur A qui en retire tout le bénéfice. Les deux consommateurs ontples dota-
tions suivantes : A(4; 4) et B(0; 12) et les fonctions d’utilité : UA (xA
1√, xA
2) = xA A
1 x2 et
B B B 2/3 B 1/3
UB (x1 , x2 ) = (x1 ) (x2 ) . La technologie de l’entreprise est : x1 = 2 x2 . On supposera
que le prix du bien 1 est unitaire et on notera p celui du bien 2.
1. Pour un profit de l’entreprise π fixé (qui revient excclusivement à A), exprimer les
demandes optimales des deux consommateurs xA A B B
1 (p, π), x2 (p, π), x1 (p) et x2 (p).
2. Déterminer la demande du facteur x∗2 (p), le niveau de production x∗1 (p) et le profit de
l’entreprise π ∗ (p).
4. Déterminer alors l’équilibre général de cette économie (le prix, les 6 quantités et le
profit).
9
Économie de production : deux consommateurs, deux entreprises,
quatre biens
Supposons que Harry et Ron aient les préférences suivantes (Cobb-Douglas) :
1 3
U = (XH ) 4 (YH ) 4
H
1 1
U = (X ) 2 (Y ) 2
R R R
L’économie est dotée d’une unité de travail et d’une unité de capital. Ces ressources sont
partagées de manière égale entre Harry et Ron, de même que la propriété de chaque firme.
Les fonctions de production sont :
1 1
x = 2 (KX ) 2 + (LX ) 2
1 1
y = 2 (KY ) 2 + (LY ) 2
(a) Offres de facteurs de production : Harry et Ron offrent tous les facteurs qu’ils
détiennent (travail et capital).
(b) Demande de facteurs de production de la firme produisant le bien X :
• Écrire le profit de l’entreprise produisant le bien X en fonction de KX , LX ,
p, r et w.
• Écrire les deux conditions du premier ordre d’optimalité de ce profit.
• En déduire que les demandes de cette entreprise sont :
p 2 p 2
KX = et LX = .
r w
(c) Demande de facteurs de production de la firme produisant le bien Y : reprendre
la démarche précédente (attention : le prix du bien Y est unitaire).
10
demandes de facteurs dans chaque fonction de production : montrer que l’on a
1 1 1 1
QX = 2p + et QY = 2 + .
r w r w
(b) Demandes en biens : remarquons que Harry et Ron ont les mêmes revenus
puisqu’ils ont les mêmes dotations et les mêmes parts sur les entreprises. No-
tons ce revenu R sans le calculer pour l’instant.
• Déterminer les deux fonctions de demande walrasienne de Ron et de Harry
(cela fait 4 fonctions) en fonction de R et p.
• Exprimer alors R en fonction de QX , QY et p (dans cet exercice, le facteur
salaire est seulement un coût de production, il ne bénéficie pas aux action-
naires Ron et Harry -qui ne sont pas salariés).
• À l’aide de cette expression de R, exprimer la demande totale de chaque bien
DX et DY .
(a) Équilibre des marchés des facteurs : déduire de la première partie une relation
entre p et r et entre p et w.
(b) Équilibre des marchés des biens : en écrivant QX = DX , déduire de la seconde
partie que p vérifie :
3(1 + p2 ) = 8p2 .
(c) Vérifier que l’on trouve le même résultat à partir de l’égalité QY = DY .
(d) Résumer toutes les caractéristiques de l’équilibre général : p, r, w, KX , KY , LX ,
LY , QX , QY , les profits de chaque entreprise et les consommations de Ron et
Harry (15 valeurs !).
11
3 Concurrence imparfaite, économie de l’incertain et
théorie des jeux
Régulation du monopole
2
Un monopole a une fonction de coût total CT (Y ) = F + Y2 , où Y représente le niveau de
production et F ⩾ 0 un coût fixe. La quantité demandée pour le bien est supposée valoir
D(p) = a − p, fonction du prix de vente p et d’un paramètre a > 0 fixé.
Dans les trois cas suivants, calculer, en fonction de a et F , le prix optimal, le profit réalisé par
le monopole, le surplus du monopole, celui des consommateurs et enfin le surplus collectif.
Comparer ces résultats lorsque F varie entre 0 et a2 /6.
1. Monopole privé. Le monopole choisit son prix de façon à maximiser son profit.
2. Tarification au coût marginal. Le monopole doit fixer un prix égal à son coût
marginal et satisfaire la demande.
• Si le monopole est libre de fixer le prix qu’il souhaite, quels sont les prix fixés sur
chaque marché ? Calculer le surplus des consommateurs sur chaque marché ainsi que
le profit du monopole et le surplus collectif (sur l’ensemble des segments).
12
Préférences prenant en compte des regrets
Étant donnés 3 états du monde équiprobables indexés par s = 1, 2 et 3, on définit le regret
moyen de la loterie x = (x1 , x2 , x3 ) par rapport à la loterie x′ = (x′1 , x′2 , x′3 ) par
3
′
X h(max(0, x′s − xs ))
R(x, x ) =
s=1
3
où h est une fonction strictement croissante (qui quantifie le regret a posteriori).
√ On dira
′ ′ ′
que la loterie x est préférée à x si R(x, x ) ⩽ R(x , x). En prenant h(x) = x, montrer
que les trois loteries suivantes forment une suite non transitive pour cette relation binaire de
préférence : x = (0, −2, 1), x′ = (0, 2, −2) et x′′ = (2, −3, −1).
13
Dopage et contrôle
Deux athlètes (joueurs notés 1 et 2) sont en compétition et ont chacun le choix de se doper ou
non avant leur confrontation. Si un seul des deux sportifs se dope, il est certain de remporter
le match, sinon, dopés ou non, les deux sportifs ont les mêmes chances de gain (la victoire
d’un participant est alors un événement aléatoire).
Le résultat du test est sans erreur : il est positif si et seulement si l’athlète contrôlé est
dopé. Dans ce cas, l’athlète est disqualifié quel que soit le résultat du match et la victoire
revient à l’autre joueur (dopé ou non). Le résultat du match n’est évidemment pas affecté
par un contrôle négatif lorsque le sportif contrôlé n’est pas dopé.
On suppose que les préférences des sportifs placent la victoire au-dessus de la défaite et
la défaite au-dessus du contrôle positif (à cause du discrédit médiatique qui en résulte). Le
comité préférera déceler un sportif dopé (ce qui améliore la réputation des organisateurs)
plutôt qu’obtenir un contrôle négatif (sans effet sur la réputation). Enfin, on supposera
d’abord que les trois joueurs sont neutres au risque.
1. Représenter cette situation d’intéraction par un jeu sous forme normale en choisissant
une représentation numérique de l’utilité associée aux différentes issues possibles après
le match et le contrôle anti-dopage, compatible avec les préférences des joueurs. Cer-
tains profils de gains sont donc des espérances d’utilité (situation ex ante).
3. On relâche l’hypothèse de neutralité au risque des joueurs qui peuvent alors être
risquophile ou risquophobe. Le comportement de chaque joueur est connu de tous
les joueurs. Plus précisément, l’utilité des différentes loteries auxquelles est confronté
chaque joueur est connaissance commune. L’ensemble des équilibres de Nash peut-il
être modifié ?
14
(et donc disqualifié). Ces probabilités sont indépendantes du résultat du match et du
sportif contrôlé. L’ensemble des équilibres de Nash peut-il être modifié ?
15
• Quel est le surplus du consommateur et le bien-être social ?
5. On suppose ici que l’entreprise 1 est en position de firme dominante (meneur) : elle
choisit sa production la première, l’entreprise 2 s’ajustant ensuite (suiveur). On parle
ici de duopole de Stackelberg.
7. Que se passe-t-il dans le cas où chacune des entreprises, croyant avoir un avantage
informationnel, après avoir calculé son profit en tant que meneur et suiveur choisit le
rôle qui lui procure le plus grand gain ? Ce qui résulte de telles circonstances conduit-il
à une situation de marché stable ? Pourquoi ?
8. Les deux firmes reconnaissent leur situation d’interdépendance et sont d’accord pour
agir de manière coordonnée afin de maximiser le profit total du groupe. Elles con-
stituent donc un cartel. Déterminer la solution maximisant le profit du cartel. Pourquoi,
dans cette solution, le coût marginal doit-il être égal dans les deux entreprises ? En
l’absence de transfert monétaire compensateur entre les entreprises, le cartel est-il sta-
ble ?
9. On suppose que les deux firmes négocient la constitution du cartel à partir de l’équilibre
de Cournot. Sur un graphique dont le système d’axes représente les profits des 2 firmes,
porter la droite représentant les différentes répartitions possibles du profit du cartel
entre les 2 firmes. À partir du point correspondant à l’équilibre de Cournot, préciser
la région de marchandange aboutissant à un cartel stable. Déterminer les profits des 2
firmes dans le cadre d’un accord conduisant à répartir de manière égale le surplus de
profit résultant du cartel.
10. Quel est alors le surplus du consommateur et le bien-être social dans ce contexte ?
16
4 Autres défaillances de marché
Équilibre avec externalités
Un apiculteur est installé près d’un verger. Indépendamment l’un de l’autre, l’apiculteur
décide du nombre x1 de ruches à installer, tandis que l’exploitant du verger décide du nombre
x2 d’arbres à planter. Les abeilles de l’apiculteur butinent sur les arbres fruitiers et fécondent
des fleurs, il en résulte une production de miel y1 et une certaine quantité de fruits récoltés
y2 , qui dépendent toutes les deux de x1 et x2 selon les fonctions de production suivantes :
(
y1 = 3α1 (x1 x2 )1/3
y2 = 3α2 (x1 x2 )1/3
Le coût marginal d’installation de x1 ruches est constant et égal à c1 et le coût marginal
de plantation de x2 arbres est constant et égal à c2 . Le miel et les fruits sont vendus à des
prix égaux à l’unité sur des marchés de concurrence pure et parfaite.
2. Pour x2 donné, quel est le choix optimal de l’apiculteur ? On notera ce choix par
x1 = R1 (x2 ) (fonction de réaction). De même, pour x1 donné, quel est le choix optimal
de l’exploitant du verger ? On notera cette fonction de réaction x2 = R2 (x1 ).
3. Déterminer l’équilibre de Nash (non coopératif) (x⋆1 , x⋆2 ) pour lequel les choix de produc-
tion vérifient simultanément : x⋆1 = R1 (x⋆2 ) et x⋆2 = R2 (x⋆1 ). En déduire les production
y1⋆ et y2⋆ et les profits dans ce cas.
4. Déterminer les choix de production (xb1 , xb2 ) qui permettent de maximiser la somme
des profits des deux exploitants. Montrer que ce profit total maximal est supérieur au
profit total des deux exploitants à l’équilibre non coopératif. Commenter.
17
2. Quel est le nombre socialement optimal de pompiers ? Pourquoi ne retrouve-t-on pas
l’équilibre de la question précédente ? Indication : on suppose ici que ”socialement
optimal” correspond à maximiser la somme des utilités.
On suppose que les bergers choisissent simultanément la taille de leur troupeau qui ira
paı̂tre sur la pâture. Ainsi nous pouvons modéliser cette situation d’intéraction sous la forme
d’un jeu statique à information complète N, (R+ , ui )i∈N où l’utilité d’un berger i ∈ N est
∗ ∗
ui (x1 , . . . , xn ) = xi · v(s) − c · xi . Supposons que
P (x∗1 , . . . , xn ) soit un équilibre de Nash en
∗
actions pures de ce jeu. On notera aussi s = xi . Ainsi, pour chaque joueur i, l’utilité
i∈N
ui (xi , x∗−i ) passe par un maximum lorsque xi = x∗i .
3. Montrer que la fonction ϕ(t) = v(t) + t · v ′ (t) est une fonction strictement décroissante.
En déduire que ŝ < s∗ et commenter ce résultat important.
18
5 Mechanism Design et économie normative
Troc de biens indivisibles
Donner un exemple concret de situation économique de troc de biens indivisibles à 3 joueurs
(sur des objets l1 , l2 et l3 ) pour laquelle le retrait du joueur 2 de cette économie (avec l’objet
l2 qui lui appartient initialement) rende, en considérant la nouvelle allocation du cœur à 2
joueurs, l’agent 3 strictement mieux loti et l’agent 1 strictement moins bien loti, que dans
l’allocation du cœur de l’économie initiale (à 3 joueurs).
Agent 1 2 3
Condorcet et Borda
Supposons que les préférences de 17 agents sur l’ensemble X = {a, b, c} des candidats soient
les suivantes :
• pour 3 agents : c ≻ a ≻ b
• pour 6 agents : a ≻ b ≻ c
• pour 4 agents : b ≻ c ≻ a
• pour 4 agents : b ≻ a ≻ c
19