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III- L’AVENEMENT DE L’IMPERIALISME EUROPEENE AU MAGHREB

Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, presque tous les pays européens
possèdent des colonies à travers le monde ; parmi ces pays européens, on note
la France et l’Angleterre, qui s’étaient particulièrement illustrées en se taillant
vaste empire colonial, au sein duquel on dénote les Etats d’Afrique
septentrionale. A la veille de l’impérialisme les Etats maghrébins étaient sous la
domination de l’empire Turc Ottoman ; la région comptait : les provinces ou
régences et certains états indépendants.

1. Les conquêtes françaises


En Afrique septentrionale, la France s’était respectivement emparée de
plusieurs territoires : Algérie, Tunisie, et Maroc.

 La conquête de la régence de l’Algérie


La conquête de la régence de l’Algérie par la France résulte d’un incident
diplomatique survenu en 1880. En effet, au cours d’une discussion portant sur
le règlement de la « dette de blé » française, le Dey Hussein avait frappé le
consul René Duval de son « chasse-mouche ». Pour laver cet affront, les navires
français bombardèrent la ville d’Alger et le Dey Hussein capitule le 05 Juillet
1830. L’Algérie devient alors une colonie de peuplement de la France.
« L’expédition d’Alger, a été entreprise en Mai 1830 par le gouvernement de
Charles X, pour détourner l’attention des français sur leurs difficultés politiques
intérieures. L’armée française s’empare de la ville le 5 Juillet 1930. Une partie
importante de l’opinion publique français était défavorable à l’installation
permanente en Algérie, jugée trop couteuse en hommes et en finances (…).
Dès 1834, les militaires français passent des accords avec Abd-El-Kader l’émir
de Mascara (dans l’Ouest algérien), accord renouvelé en 1937. Celui-ci profite
du soutien français pour s’imposer aux autres chefs locaux et organiser un Etat
et une armée. Fin 1839, Abd-El-Kader, déclare la Guerre Sainte contre les
français. L’armée française commandée par le général Bugeaud, riposte avec
les méthodes adaptées au terrain montagneux et à la mobilité de l’adversaire.
Elle pratique aussi des ravages afin de priver Abd-El-Kader de ravitaillement.
Après la prise de sa capitale mobile (Smala) en 1843, Abd-El6Kader, s’allie au
sultan du Maroc. Mais les français battent l’armée marocaine à Isly (Aout 1844)
et la flotte française bombarde les ports marocains de Tanger et Mogador.
Abandonné par son allié marocain Abd-El-Kader poursuit la lutte. En Décembre
1847, il se rend au général Lamoricière ».

 La conquête de la régence de la Tunisie


Après le déclin de l’empire Turc-Ottoman en Afrique du Nord, le Bey de la
régence de Tunis s’était endetté auprès de la France, l’Italie, et de l’Angleterre.
A la suite d’un incident frontalier survenu sur la frontière (Algérie-Tunisie), le
ministre français envoie une expédition militaire en 1881 pour s’emparer de ce
territoire. L’armée oblige le Bey à signer le traité de Bardo (12 Mai 1881) ; Ce
traité qui place la Tunisie sous protectorat sera complété plus tard par la
convention de Marsa en 1883.

 La conquête du royaume indépendant du Maroc


Après la mort du sultan Moulay Hassan en 1894, le désordre s’installa dans le
royaume indépendant du Maroc qui ne parvenait plus à percevoir les impôts.
Dès lors, les grandes puissances européennes profitèrent de la situation pour
intervenir dans les affaires intérieures marocaines. L’influence de la France et
de l’Espagne grandit rapidement, mais l’Allemagne tenue à l’écart, menaça la
France par les coups de Tanger (1905) et d’Agadir (1911). Lors de la dernière
crise franco-allemande au Maroc (coup d’Agadir), elle eut des compensations
territoriales en AEF (Afrique Equatoriale Française) pour laisser les mains libres
à la France. En 1912, le Maroc devient protectorat français.
« La situation diplomatique du Maroc avait été fixé en 1880 par la conférence
internationale. Quand le gouvernement français a voulu étendre son influence
au Maroc, il prit soin de s’assurer de la bonne volonté de l’Italie, de l’Angleterre
et de l’Espagne en leur laissant les mains libres respectivement en Tripolitaine,
en Egypte et dans le Rift. Puis en 1904, il négocia avec le sultan un statut de
collaboration franco-marocaine (…). A la demande expresse du Chancelier,
Guillaume II débarqua à Tanger pour quelques heures (Mars 1905) et il y eut un
entretien avec l’oncle du sultan (…). La conférence d’Algésiras chargée de
régler la situation du Maroc fut une autre déception pour l’Allemagne (…).
L’Allemagne n’attendait qu’une occasion pour manifester son
mécontentement. La France la lui fournit elle-même ; à la demande du sultan
du Maroc qui y était assiégé par les rebelles ; elle lança une expédition sur Fès
(Avril 1911).

2. La conquête anglaise

1. La conquête de la régence de l’Egypte


Au début du XXe, l’Egypte se développe sous le règne du Pacha Mehmet Ali ;
malgré la construction du canal de Suez, les difficultés commencent sous le
règne de son successeur Pacha Ismaël qui se retrouve dans l’incapacité de
rembourser les dettes contractées auprès de la France et de l’Angleterre. Dès
lors, prenant pour prétexte le massacre des chrétiens à Alexandrie, l’Angleterre
occupe l’Egypte.

3. Les Autres conquêtes en Afrique du Nord


Outre que les 2 puissances (France, Angleterre), fortement ressentis au
Maghreb, il en ressort néanmoins les autres puissances européennes
présentes en Afrique blanche ou septentrionale.

 La conquête espagnole
En regard de la prodigieuse expansion outre-Atlantique, les efforts des
Espagnols en Afrique du Nord (qui se traduisent par l’installation des comptoirs
ou présides) expriment la permanence des historiques hispano-maghrébins. Ils
sont par la similitudes des géographiques (Andalousie-Maroc) et la persistance
de l’esprit de croisade.
Si l’on met à part la colonisation des îles Canaries, réunies à la Couronne en
1479, la croisade espagnole au Maghreb apparait à la fois comme réaction
militaire à la piraterie barbaresque en Méditerranée occidentale, un effort pour
rompre les contacts entre morisques d’Espagne (musulmans convertis de force
au christianisme) et musulmans du Maghreb, et pour se doter d’un semis
d’escales. En voici les principaux faits : cession de Melilla par les portugais en
1497 ; prise de El-Marsa El-Kebir (Mers el-Kebir) 1505, de Wahrân (Oran) 1509,
de Bejaïa (Bougie) et de Tripoli 1510, d’Alger puis de Djerba 1520, de Tunis
1534.
 La conquête italienne
Le royaume de l’Italie a développé un empire colonial de la fin du XIXe siècle au
milieu du XXe siècle. L’apogée de cet empire se situe en 1940 : l’Italie possède
alors des territoires en méditerranée, en Afrique, en Asie et dans les Balkans.
Tout comme l’Allemagne l’Italie apparait donc tardivement dans le « marché »
colonial ; elle se doit donc de concurrencer ses rivaux européens dans le
domaine colonial, mais aussi dans les domaines naval et militaire.
A partir de 1929, l’expansion impérialiste devient un des thèmes favoris des
discours de Mussolini. Il soutient ainsi que l’expansion coloniale est une
nécessité démographique et économique pour un comme l’Italie. L’expansion
colonialiste se retrouve aussi dans le désir de Mussolini de remplacer le
Royaume-Uni et, dans une moindre mesure, la France en tant que puissance
dominante en Méditerranée. L’Italie s’opère donc dans tout le monde entier
comme les autres puissances européennes, et on la retrouve cependant en
Afrique Orientale et septentrionale. Dans le septentrion l’Italie annexe la Libye.
Plus au Nord l’Italie acquiert en 1911, les territoires africains de la Tripolitaine
et de la Cyrénaïque au détriment de l’empire ottoman, conformément au traité
de Lausanne, après la courte guerre italo-turque. La proximité de cette colonie
vis-à-vis de la métropole est évidemment un atout majeur. Peu après
l’annexion de ces territoires, l’Italie signe un traité avec la France, où la France
et l’Italie se reconnaissent mutuellement dans leurs territoires coloniaux, et
pour fixer les frontières de l’Afrique du Nord. En 1934, la Tripolitaine et la
Cyrénaïque sont unies pour former la colonie de la Libye, un nom utilisé 1 500
ans auparavant par l’empereur Dioclétien.

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