0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
48 vues20 pages

Livret Regles

Ce document fait une étude sur les menstrues afin de mieux les comprendre

Transféré par

davidmekontsokue
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
48 vues20 pages

Livret Regles

Ce document fait une étude sur les menstrues afin de mieux les comprendre

Transféré par

davidmekontsokue
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Les règles

Comment utiliser ce livret ?

Dans ce livret, tu trouveras beaucoup


d’informations sur les règles. À la
fin il y a un lexique dans lequel tu
retrouveras les mots en gras et en
italique. N’hésite pas à t’approprier
ce livret : tu peux aller voir les pages
qui t’intéressent d’abord et revenir
aux autres après !

Les règles, qu’est-ce que c’est ? 4

Le cycle menstruel 6
Sommaire

Concrètement, à quoi ça ressemble ? 8

Les règles oui, mais encore ? 10

Les protections périodiques 12

Tabous et idées reçues 14

Bonus : être un·e allié·e en or 17

Lexique 18

Dépôt légal Juillet 2022 - Planning Familial 35,


11 bd du Maréchal de Lattre de Tassigny, 35000 Rennes
Tirage par l’association BUG
3

Les règles,
c’est normal
et ça concerne tout
le monde.
Même les personnes qui ne les ont pas ! Si c’est ton cas, dans ton
entourage, tu peux avoir des proches qui ont ou vont avoir leurs règles.
Tu pourras être leur allié·e en étant là pour les écouter, en parler, leur
donner une protection périodique (voir p. 12) ou simplement ne pas te
moquer d’une tache de sang sur un pantalon !

Trop souvent associées à la honte, les règles sont parfois source de gêne.
C’est pourquoi il est important d’en parler et de comprendre ce qu’elles
sont pour prendre soin de soi et de ses proches. Que tu aies tes règles
ou non, ces quelques pages devraient t’éclairer !

Enfin, il est possible d’avoir ses règles sans être une fille ou au contraire
être une fille sans avoir ses règles (voir p. 19). Si tu as des questions
sur ce sujet, n’hésite pas à te rendre dans des associations comme le
Planning Familial ou les centres LGBTI+ qui pourront te donner des
réponses !
4

Les règles,
Qu’est-ce que c’est ?
c’est quoi au juste ?
Avoir ses règles c’est normal : ça arrive à 3,5 milliards de personnes dans
le monde ! C’est un écoulement de sang qui provient de l’utérus et qui
dure environ entre 3 et 7 jours, tous les mois. La toute première fois que
l’on a ses règles, c’est souvent une surprise : on retrouve un peu de sang
dans ses sous-vêtements. Ne t’inquiète pas, les règles s’écoulent par
petites gouttes, rien à voir avec le flux de l’urine !

Parfois, pour parler des règles on parle de « menstruations », du latin


mensis, le « mois », puisque les règles surviennent environ tous les mois.

Tu verras que beaucoup de personnes n’osent pas nommer les règles


ou les menstruations, et utilisent encore d’autres mots pour les définir,
tu as peut-être entendu parler des “ragnagnas” par exemple ? Le sujet
est parfois tabou, mais il n’y a rien de honteux à avoir ses règles et à en
parler. C’est le droit de chaque personne de les nommer comme elle veut
et d’en parler, ou pas, à qui elle veut !

Schéma d’une vulve

Appareil génital vu de l’intérieur


5

Pourquoi
on a ses règles ?
Quand on a ses règles c’est que
notre corps se développe et
nous indique que, d’un point de
vue biologique, il est prêt pour
concevoir des enfants.

La plupart du temps, on a ses
premières règles entre 11 et 14
ans, mais ça peut être avant ou
après. Il n’y a pas à s’inquiéter de
ne pas avoir ses règles en même
temps que les autres. Par contre
si cette situation te pèse, n’hésite
pas à en parler à une personne de
confiance.

Les règles surviennent environ une


fois par mois. Un cycle dure en
moyenne 28 jours, mais là encore,
il s’agit d’une moyenne ! Chaque
cycle peut être différent : plus long,
plus court, parfois ça dépend des
mois et même des moments de la La fréquence
vie. On dit qu’un cycle commence
le premier jour des règles, et qu’il
se termine le premier jour des
règles suivantes. Les règles peuvent mettre
plusieurs années à se régulariser et
c’est normal. Certaines personnes
auront toujours un cycle irrégulier,
mais parfois les irrégularités
du cycle sont liées à : l’anxiété,
l’alimentation, le changement de
poids, les contraceptifs, et bien
d’autres !
Tips

Si tu veux mieux connaître tes


cycles, tu peux utiliser des petits
calendriers, soit sous format papier,
ou sur ton téléphone. Ça peut aussi
permettre de noter les symptômes
que l’on a (voir p. 10) pour pouvoir
anticiper la prochaine fois !
6

Le cycle menstruel
Le cycle menstruel, c’est le corps qui se prépare à une éventuelle
grossesse. S’il n’y a pas de grossesse, les règles surviennent et c’est
reparti pour un tour ! Deux hormones interviennent dans le cycle
menstruel : les œstrogènes et la progestérone. Elles ont un effet
sur les organes reproducteurs, mais aussi sur le corps tout entier et
l’humeur (voir p. 10) !

Le savais-tu ?

Une fécondation peut avoir lieu lorsque le sperme


rentre dans l’utérus, comme lors d’un rapport
sexuel avec pénétration. Les spermatozoïdes se
décomposent vite à l’air libre, une fécondation
ne peut pas avoir lieu en prenant un bain après
quelqu’un par exemple.
7

Première partie du cycle

Au début, ce sont les


œstrogènes qui s’activent :
elles préparent un nid douillet
pour une éventuelle grossesse
dans l’utérus : l’endomètre
(c’est-à-dire la paroi à l’intérieur
de l’utérus) s’épaissit. Quand le
niveau d’œstrogènes est à son
maximum, c’est le top départ
pour lancer l’ovulation !

14 jours avant les prochaines règles

C’est l’ovulation ! C’est-à-dire que l’ovocyte sort


de l’ovaire pour aller dans la trompe à la rencontre
Seconde partie du cycle d’un spermatozoïde.

Maintenant, c’est au tour de la progestérone, qui


aide à préparer l’endomètre. S’il y a fécondation,
l’oeuf pourra se poser dans l’utérus.

Le savais-tu ?

Le cycle dure en moyenne 28 jours mais il peut varier


Ce que tu peux retenir : d’une personne à l’autre (21 à 45 jours en général).

Soit un spermatozoïde rentre dans l’ovocyte :


C’est la fécondation, qui donne un œuf, et si cet œuf arrive à s’accrocher dans l’utérus alors la
grossesse peut se développer.

Soit il n’y a pas fécondation ou l’œuf n’arrive pas à s’accrocher :


La paroi de l’endomètre qui s’était épaissie pour accueillir l’œuf se détache et est évacuée : ce sont les
règles.
8

Concrètement,
à quoi ça ressemble ?
9
La quantité :

Ça peut paraître impressionnant


quand on le voit par exemple sur
une serviette, mais en fait on ne
perd en moyenne « que »
30 ml de sang au cours d’un cycle
(l’équivalent de deux cuillères à
soupe !). Encore une fois, c’est une
moyenne et ça dépend de chaque
personne.

La couleur :

Elle varie également selon les personnes et les


situations. Les règles sont rouge vif quand les
contractions qui les ont provoquées viennent de se
produire et que le sang s’écoule aussitôt : c’est le cas
lorsqu’on est debout ou qu’on bouge. Au contact de
l’air, le sang brunit et les écoulements peuvent être
rouge foncé voire marron. C’est comme lorsqu’on
saigne du nez : d’abord le sang est rouge vif, et quand
il a séché, il s’assombrit.

La texture :

Elle peut être plus ou moins


épaisse. Comme c’est l’endomètre
qui se décompose, il peut y avoir
des petits caillots, c’est normal !

L’odeur :

Il peut y avoir une odeur mais ça n’a rien d’anormal


ou de repoussant ! C’est seulement si l’odeur est
vraiment forte ou inhabituelle que tu peux demander
un avis médical. L’odeur peut provenir soit de
l’oxydation du sang, quand il est en contact avec
l’air et les composants chimiques d’une serviette,
soit lorsqu’une protection périodique est gardée un
peu trop longtemps. Mais pas de panique, il y a très
peu de chance que cette odeur arrive aux nez des
personnes qui sont à côté !
10

Les règles oui,


Les symptômes peuvent être différents d’une personne à une autre et ils peuvent aussi changer en fonction
des moments de la vie mais voici un petit inventaire des effets du cycle menstruel :

Les mêmes que le SPM, avec


Déprime, fatigue, irritabilité, ventre
en bonus : mal de ventre (c’est
ballonné, fort appétit, maux de tête,
l’utérus qui se contracte pour
mal de dos, insomnie, problèmes
évacuer l’endomètre), acné,
de concentration, seins douloureux,
diarrhée ou constipation.
prise de poids : tout ça, c’est le
Pas toujours facile tout ça…
fameux syndrome prémenstruel
(SPM) ! C’est à cause de la
chute des œstrogènes et de la
progestérone.

Règles
j1

Le taux d’hormones augmente et j14


avec elles, la libido (c’est-à-dire le Ovulation
désir sexuel) !

Mais aussi parfois des douleurs


dans le ventre, les seins un
peu tendus, voire du spotting
(quelques gouttes de sang dans
les sous-vêtements) mais pas de
panique, c’est assez rare !

Le savais-tu ?

Avant les règles et tout au long du cycle, tu peux avoir des pertes
blanches. Il s’agit de sécrétions vaginales, qui à l’image de la salive ou
des larmes, protègent ton organisme contre les bactéries et diverses
agressions, et lubrifient le vagin et la vulve, pour plus de confort.
Elles peuvent avoir des aspects très différents selon les jours : plutôt
crémeuses, collantes, fluides, « blanc d’œufs » : tout ça est normal !
11

mais encore ?
Les douleurs font partie des règles mais ce n’est pas « normal » de souffrir. Alors voici quelques petits tips pour
soulager les douleurs :

La chaleur : prendre un bain


chaud ou se mettre une bouillote
sur le ventre peut grandement
aider ! À l’inverse le froid peut
aussi soulager la douleur, à
chacun·e sa recette !

Boire une tisane : par exemple à


la camomille.

Se masturber : hé oui, lorsqu’on


se touche le sexe et qu’on ressent
du plaisir, les hormones secrétées
peuvent diminuer les douleurs !

Se médicamenter :
(antispasmodique, paracétamol
ou ibuprofène), à voir avec un·e
médecin ou sage-femme de
préférence. Attention à ne pas
prendre d’aspirine qui fluidifie le
sang !

Bouger : faire un peu de sport si


ça fait du bien.

Certaines contraceptions
hormonales peuvent aussi aider à Et si les douleurs sont trop importantes, il faut en parler à ses parents,
soulager les douleurs. des ami·es, l’infirmier·ère scolaire, un·e médecin, elles peuvent être le
signe d’une maladie : l’endométriose.
Et surtout : prendre soin de soi et L’endométriose est encore peu connue mais touche 1 personne réglée
s’écouter ! Chaque personne est la sur 10. Les premiers symptômes sont de fortes douleurs, pendant et
mieux placée pour savoir ce qui lui après les règles. Plus on la prend en charge tôt, plus on peut limiter son
fait du bien ou non ! évolution et les douleurs qui vont avec.
Les protection
12

Le mot d’ordre : trouve la méthode qui t

Les réutilisables :
Les + : écologiques et économiques à long terme !
Les - : pas toujours pratiques selon les contextes (si on n’a pas de quoi les laver par exemple) et le prix de
départ est plus cher que pour les jetables mais moins cher à long terme !

Les serviettes lavables (ou réutilisables)

Utilisation : Ce sont des serviettes en tissu qui s’accrochent autour du slip, souvent à l’aide
d’un bouton pression. Le tissu absorbe le liquide des règles. Il y en a pour tous les flux !
Fréquence de changement : Toutes les 4 à 6h environ.
Prix : Autour de 15 € la serviette, il faut en moyenne 2-3 serviettes par jour.

Les sous-vêtements menstruels

Utilisation : Ce sont des sous-vêtements spéciaux, avec un fond plus épais pour absorber
le liquide. Rien de plus simple pour leur utilisation : il faut le mettre comme un sous-
vêtement !
Il est conseillé de les pré-laver rapidement à la main avant de les passer à la machine.
Fréquence de changement : Les marques proposent plusieurs modèles en fonction du
flux, cela te permet d’ajuster selon les moments de ton cycle. Ce sous-vêtement est fait pour
tenir 12h, mais en fonction de comment tu te sens il faudra peut-être le changer pendant la
journée.
Prix : C’est environ 30 € le slip et il en faut plusieurs pour pouvoir les changer/laver/sécher.

La cup (ou coupe menstruelle)

Utilisation : La cup s’insère dans le vagin en la pliant en deux. Une fois posée, elle s’ouvre
et se colle contre les parois vaginales ce qui permet de recueillir le sang, sans fuite. Ce n’est
pas toujours facile de mettre une cup, certaines personnes y arrivent sans problème alors
que d’autres sont moins à l’aise.
Fréquence de changement : maximum toutes les 6 heures.
Prix : Entre 15 et 25 €.
Tips

Pour mettre une protection, il faut bien se laver les mains avant (et pas que après) car les mains sont pleines de
bactéries qui ne font pas forcément bon ménage avec une vulve et un vagin.
Il ne faut jamais garder une cup ou un tampon plus de 6h et donc, il ne faut pas en mettre la nuit. Le fait de
garder une cup et surtout un tampon trop longtemps dans son vagin peut provoquer ce que l’on appelle un
« syndrome du choc toxique » : c’est très rare, mais ça peut être grave. Si tu utilises un tampon ou une cup
et que tu te sens mal (fièvre importante, vomissements, etc), n’hésite pas à consulter un·e professionnel·le de
santé en urgence.
ns périodiques
13

te convient pour te sentir à l’aise !

Les jetables (à jeter dans la poubelle, pas dans les toilettes !)


Les + : faciles à utiliser et à trouver
Les - : pas très écolos, et on ne sait pas toujours ce qu’il y a dedans...

Les serviettes jetables

Utilisation : Après l’avoir enlevée de sa pochette, il faut la coller à l’intérieur du slip et


rabattre les ailettes (s’il y en a) autour du sous-vêtement.
Fréquence de changement : Toutes les 3 à 4 h environ.
Prix : Une boîte de 24 serviettes coûte entre 3 et 6 €.

Les protège-slips

C’est le même principe que les serviettes, mais en beaucoup plus fin. Ça permet de protéger
ses sous-vêtements au début ou à la fin de ses règles, lorsque le saignement est très peu
abondant. Tu peux en mettre pour te rassurer quand tu ne sais pas trop quand tes règles
doivent arriver.

Les tampons

Utilisation : Il existe des tampons avec ou sans applicateur. Sans applicateur, il faut le
pousser avec un doigt dans son vagin, sur environ deux phalanges, pour que le tampon soit
bien placé et ne provoque pas de gêne. Lorsqu’il est bien placé, on ne sent rien.
Sinon l’applicateur remplace le doigt : il faut le déplier et insérer le bout dans son vagin. On
pousse doucement sur le piston pour faire sortir le tampon de son étui et qu’il vienne se
positionner au bon endroit dans le vagin. Attention, on ne doit pas mettre plusieurs tampons
en même temps !
Fréquence de changement : Toutes les 3 à 6 h maximum.
Prix : Une boîte de 24 tampons coûte entre 3 et 7 €.

Tips :

Pour insérer une cup ou un tampon, il faut l’enfoncer dans le vagin vers les fesses.
En effet, le vagin n’est pas un tube vertical mais incliné.
Sâche aussi qu’il existe différentes tailles et capacités d’absorption, qui permettent d’adapter les protections
à son flux et aux différents moments de son cycle, en fonction de l’importance de ses saignements. On peut
mettre des protections moins absorbantes en début et fin de cycle, et plus absorbantes au milieu, ou encore
pour la nuit.
14

Tabous et
idées reçues
Les règles, c’est sale... FAUX !

Certaines personnes pensent que les règles sont sales,


mais tu l’auras compris, il s’agit d’une sécrétion de ton
corps comme une autre. C’est comme si on trouvait
que les larmes étaient sales, drôle d’idée non ? C’est
d’ailleurs pour cette raison qu’on parle de plus en plus
de protections périodiques et non plus de protections
hygiéniques, car les règles ne sont pas sales !

On est de mauvaise humeur quand


on a ses règles... FAUX !

Comme tu as pu le voir un peu plus haut, les règles


peuvent jouer sur l’humeur mais il ne faut pas en faire
une généralité ! D’autant que parfois, ce symptôme a lieu
avant les règles et non pas les jours des saignements.
Et puis, il peut y avoir beaucoup d’autres raisons au
quotidien d’être de mauvaise humeur... Donc le fameux
« T’as tes règles ou quoi ? » on oublie !

Les règles, c’est la honte... FAUX !

Même s’il appartient à chacun·e de vouloir en parler


ou non, les règles n’ont rien de honteux. On connait
tous et toutes des personnes qui ont leurs règles :
les membres de notre famille, les autres élèves de ta
classe ou même ton ennemie jurée ! Il est important
d’en parler tous et toutes ensemble et de déconstruire
les idées reçues qui sont souvent fausses. Casser ce
tabou, c’est permettre à chacun·e de se sentir bien
avec son propre corps ou de comprendre ce qui se
passe dans le corps de l’autre sans jugement. Alors
qu’on les ait ou pas, les règles concernent tout le
monde !
15
Une femme est impure quand elle a ses
règles... FAUX !

C’est bien entendu faux. Avoir ses règles n’a jamais fait
tourner la mayonnaise comme on le disait autrefois !
Malheureusement dans beaucoup d’endroits, on pense
encore que les femmes sont impures lorsqu’elles
saignent, ce qui les oblige à quitter leur maison le temps
de leurs règles et de vivre isolées pendant ces périodes.

On ne peut pas aller à la piscine / faire du sport... FAUX !

Il est tout à fait possible de faire du sport quand on a ses règles, c’est
même parfois une façon d’atténuer les douleurs. Parfois il arrive que
la douleur soit trop importante : il faut alors l’expliquer à ta ou ton
professeur·e. Pour les baignades, des solutions existent : on peut tout à
fait se baigner avec un tampon ou une cup, la piscine ne deviendra pas
rouge, rassure-toi !

On n’a pas ses règles quand on est enceint·e...

Vrai la plupart du temps, mais il arrive que ce ne soit


pas le cas !
Pendant les premiers mois de grossesse, on peut
avoir des « règles anniversaires » : c’est comme si
le corps se souvenait que normalement il se passait
quelque chose à cette date là.
Il existe aussi le déni de grossesse : la personne
est enceinte mais n’a pas les signes classiques de
grossesse (arrêt des règles, ventre qui grossit...) Ces
situations sont très rares mais nous rappellent qu’il
vaut mieux vérifier en faisant un test de grossesse si
jamais il y a eu un rapport sexuel non protégé.

Les protections périodiques ne sont pas des


produits de première nécessité... FAUX !

Un produit de première nécessité, c’est quelque chose qui est


indispensable pour vivre dignement : c’est-à-dire se nourrir, se laver,
s’habiller, se soigner, se loger, se déplacer ou encore s’instruire.
Les protections périodiques (serviettes, tampons, cup etc.) en font donc
partie ! Mais leur prix rend parfois leur accès difficile, on appelle ça la
précarité menstruelle.
16
Avoir ses règles c’est être prêt·e pour avoir des relations
sexuelles... FAUX !

Ça n’a rien à voir ! On peut avoir passé la puberté depuis longtemps et


ne pas avoir envie de sexualité, à chacun·e son rythme !

On ne doit pas mettre de tampon


si on n’a jamais eu de rapport sexuel avec
pénétration... FAUX !

C’est faux, on peut mettre un tampon ou une cup


même si on n’a jamais eu de rapport sexuel avec
pénétration, là encore, ça n’a rien à voir !
Au passage, l’hymen (dont tu as peut-être déjà
entendu parler) est une petite membrane fine
et souple, située au niveau du vagin, qui peut se
distendre, se rompre, disparaître à la puberté ou
même n’avoir jamais été là, sans que cela ne soit
forcément lié à la pénétration.

Avoir ses règles tous les mois est indispensable pour


être en bonne santé... FAUX !

C’est faux, si les douleurs sont trop insupportables, certaines pilules


permettent de ne plus avoir ses règles. Ce traitement est par exemple
utilisé pour les personnes atteintes d’endométriose (tu te souviens, c’est
la maladie qui augmente les douleurs). Prendre un contraceptif
hormonal est une décision qui doit être réfléchie et éclairée avec un·e
professionnel·le·s de santé. Si le début de tes règles se passe bien, il
n’est pas obligatoire d’aller voir un·e gynécologue ou un·e sage-femme
tout de suite. C’est à toi de voir quand tu en ressens le besoin. Lors d’une
consultation gynécologique, l’examen et le toucher vaginal ne sont pas
des passages obligés. Tu as le droit de les refuser ou de demander à
te les faire expliquer. Si tu as des questions à ce sujet n’hésite pas à en
discuter avec une personne de confiance ou à venir au Planning Familial
ou dans un centre de planification.

On ne doit pas avoir de relations sexuelles pendant ses règles... FAUX !

On fait comme on veut ! Il est possible d’avoir des relations sexuelles à


n’importe quel moment du cycle. Règles ou pas, le plus important, c’est
que les partenaires se sentent en confiance et soient d’accord pour aller
plus loin. On ne doit jamais se sentir forcé·e de faire quoi que ce soit, c’est
la règle d’or !

Bien sûr, il ne faut pas oublier de se protéger car le fait d’avoir ses
règles n’empêche pas de tomber enceinte ni d’attraper des maladies
sexuellement transmissibles. Là encore si tu as des questions, rapproche-
toi des associations spécialisées sur le sujet, elles sont là pour ça.
17

Être un·e
allié·e en or
Aie toujours des protections périodiques
à portée de main !

En effet, un bon moyen d’aider à faire disparaître le tabou des règles,


c’est de toujours avoir à disposition des protections périodiques sur toi
ou chez toi, pour dépanner les personnes dans le besoin, comme on le
fait avec les mouchoirs.
Bonus

C’est le combat de Jose, un adolescent américain de 15 ans, qui milite


pour que les garçons aient toujours une protection périodique sur eux.
Cela permet de briser le tabou, tout en étant utile !

Autre point important : si une personne autour de toi a des douleurs, ne


minimise pas ce qu’elle ressent : elle seule le sait ! Essaie plutôt de lui
proposer de l’aide, de lui rendre service. Bref, sois à son écoute.
18

Allié·e : dans ce contexte, c’est une personne qui n’a pas de règles
mais qui peut être un soutien pour les personnes qui les ont.

Cycle menstruel : c’est la période entre le premier jour des règles


jusqu’au premier jour des règles suivantes.

Endomètre : c’est ce qui recouvre les parois de l’utérus. Cela permet


à l’œuf de se développer s’il y a une grossesse. S’il n’y a pas de
grossesse, l’endomètre se décompose : ce sont les règles.

Fécondation : c’est la rencontre d’un ovocyte (qui devient alors


ovule) et d’un spermatozoïde.

Ménopause : période à partir de laquelle les ovaires arrêtent de


produire des ovocytes (environ vers 50 ans).
et autres mots qui te seront utiles !

Menstruations : ce sont les règles.

Oestrogènes et progestérone : ce sont les deux hormones


grandement responsables du cycle menstruel (même si ce ne sont
pas les seules !).
Lexique

Ovaires : c’est là où se préparent les ovocytes.

Ovocyte : c’est la cellule qui est libérée au moment de l’ovulation, on


l’appelle aussi le « gamète femelle ».

Ovule : généralement on entend parler d’ovule, mais le vrai terme


est « ovocyte ». L’ovocyte c’est la cellule qui est expulsée des
ovaires. Ce n’est que s’il est fécondé qu’on parle d’« ovule ».

Protection périodique : ce que l’on met lorsque l’on a ses règles,


pour éviter que le sang coule dans son sous-vêtement directement.

Puberté : la puberté correspond au passage de l’enfance à


l’adolescence. Tout le corps évolue et grandit. Il y a une accélération
de la croissance et le développement des organes sexuels
reproducteurs.

Spermatozoïde : les spermatozoïdes sont les cellules contenues


dans le sperme, ils sont également appelés “gamètes mâles”. Un
seul spermatozoïde fécondera un ovule, ce qui pourra amener à une
grossesse.

SPM : syndrome pré-menstruel. C’est l’ensemble des effets


physiques et psychologiques que l’on peut avoir avant l’arrivée des
règles.

Spotting : saignement léger qui peut survenir au cours du cycle (en


dehors de la période des règles).

Utérus : partie du corps où se développe la grossesse lorsqu’il y en


a une. C’est aussi de l’utérus que viennent les règles lorsqu’il n’y a
pas de grossesse.
19

Aparté sur
le genre et le sexe
Lorsqu’un bébé nait on lui attribue un genre (fille ou garçon) en
fonction de son sexe (qui est lié à ses gènes, ses hormones et ses
organes génitaux).

On est cisgenre lorsqu’on se reconnait dans ce genre. Au contraire, on est


transgenre quand on ne se reconnait pas dans ce genre.

L’identité de genre, c’est l’expérience personnelle d’être profondément


homme, femme ou aucun de ces genres (on parle souvent de
non-binarité). C’est donc différent de notre sexe qui est lié à nos
caractéristiques biologiques uniquement. C’est pour ça qu’on peut être
un garçon et avoir un utérus et donc avoir ses règles. Et inversement, être
une fille et ne pas avoir d’utérus, et donc ne pas avoir ses règles.

Les personnes intersexes ont des gènes, hormones et organes génitaux


qui ne sont pas typiquement « masculins » ni typiquement « féminins ».
L’intersexuation concerne les caractéristiques biologiques d’une personne
et non son identité de genre.
Les règles
Ce petit livret t’aidera à mieux
comprendre ce que sont les règles,
que tu les aies ou non !

Si tu as la moindre question sur les règles, la sexualité ou autre,


n’hésite pas à en parler à une personne de confiance, à aller à l’infirmerie
scolaire (s’il y en a une) ou à te rendre dans un Centre de Santé Sexuelle
(CSS) comme par exemple les Plannings Familiaux.
Tu peux aussi appeler le numéro vert national Sexualités, IVG, contraception.

Ces personnes sont là exprès pour répondre à tes questions !

Tu peux retrouver le Planning Familial le plus proche de chez toi sur :


planning-familial.org
ou rechercher “ Centre de Santé Sexuelle + le nom de ton département ” sur
internet.

Crédits :
Création graphique : Nathan Maine (@xtransmutationx)
Photographie : Gaël Deroche (@photographe_paris)
Écriture : Planning Familial 35
Livret réalisé avec le soutien du Département d’Ille-et-Vilaine

Vous aimerez peut-être aussi