Économie politique
Dans le cadre du cours de micro économie, définir et expliquer les concepts ci-après :
Cartel
En économie, un cartel est un accord entre plusieurs entreprises du même secteur pour limiter la
concurrence en fixant les prix des produits, en se répartissant des parts de marché ou en coordonnant
leur production. Les cartels peuvent être illégaux selon les lois de la concurrence en vigueur, car ils
peuvent entraîner des distorsions du marché et des préjudices pour les consommateurs.
En dehors du contexte économique, le terme "cartel" peut également désigner une entente entre
plusieurs parties ou groupes pour travailler ensemble en vue d'atteindre un objectif commun, souvent
de manière secrète ou non transparente. Par exemple, un cartel peut se former dans le domaine de la
drogue pour contrôler le trafic et les territoires, ou dans le domaine du sport pour influencer les
résultats des compétitions. Dans ce sens large, un cartel est souvent associé à des activités illicites ou
clandestines.
Groupe
En économie, le terme "groupe" peut faire référence à différentes réalités en fonction du contexte. Voici
quelques exemples:
1. Groupe d'entreprises : Il s'agit d'un ensemble de sociétés liées entre elles par des participations
croisées ou des liens capitalistiques. Ces groupes peuvent être structurés de différentes manières, par
exemple en holding avec une société mère détenant des participations dans des filiales.
2. Groupe d'individus ou de consommateurs : Dans le cadre d'études de marché ou d'analyses
économiques, un groupe peut désigner une catégorie particulière de personnes partageant des
caractéristiques communes, telles que des habitudes de consommation, des revenus similaires, etc.
3. Groupe de pays : En macroéconomie, le terme peut également faire référence à un regroupement de
pays ayant des objectifs communs ou coopérant dans le cadre de politiques économiques ou
commerciales communes, comme dans le cas des groupes régionaux ou des unions douanières.
Il est important de tenir compte du contexte spécifique dans lequel le terme "groupe" est employé en
économie pour en comprendre le sens précis.
Au sens large, en dehors du contexte économique spécifique que j'ai mentionné précédemment, le
terme "groupe" peut désigner un ensemble d'individus ou d'entités qui se rassemblent autour d'un
intérêt commun, d'un objectif partagé, ou simplement pour interagir ensemble. Ces groupes peuvent
être formels ou informels, temporaires ou permanents, et se retrouvent dans divers domaines de la
société tels que la politique, la culture, la société civile, les loisirs, etc.
Les groupes peuvent jouer un rôle important dans la construction de l'identité sociale, le soutien mutuel
au sein de la communauté, la prise de décision collective, la diffusion des idées et des valeurs, et bien
d'autres aspects de la vie en société. Ils peuvent varier en taille, en structure et en fonction, mais
partagent souvent l'idée de regrouper des individus ou des entités autour d'un élément commun.
Conglomérat
Un conglomérat au sens large fait référence à une entreprise qui possède plusieurs divisions ou filiales
dans des secteurs d'activité différents. En microéconomie, le terme peut également être utilisé pour
décrire une structure de marché où un petit nombre de grandes entreprises contrôlent l'offre de biens
ou de services.
La notion de conglomérat (ou concentration d’entreprises) renvoie à un regroupement d’entreprises qui
exercent dans des branches d’activité différentes. Généralement, à la tête de cette concentration, une
maison mère possède plusieurs filiales.
Qu’est-ce qu’un conglomérat ?
On parle de conglomérat quand au moins deux entreprises se réunissent et qu’elles appartiennent à des
secteurs d’activités différents. Il s’agit donc de la concentration de plusieurs entreprises qui travaillent
sur des marchés distincts, mais qui sont reliées.
En principe, une entreprise prédomine, elle se nomme la société mère. C’est elle qui prend la tête de la
fusion ou de l’acquisition. Les entités économiques qui y sont associées se nomment alors les filiales.
Les entreprises qui sont dans ce conglomérat gardent une certaine indépendance même si la société
mère est majoritaire et qu’elle doit être consultée. Par conséquent, leur lien n’est que financier et leur
permet, grâce à cette diversification, de toucher plus de marchés.
Un conglomérat peut ainsi représenter plusieurs secteurs très variés et sans rapports les uns avec les
autres.
Holding
La holding est une société qui a pour vocation de regrouper des associés ou actionnaires qui souhaitent
acquérir une influence significative dans les sociétés détenues par celle-ci.
Il existe deux types de sociétés holding :
Les sociétés holding passives, qui se contentent uniquement de détenir des participations dans d’autres
sociétés ;
Les sociétés holding actives, qui, en plus de ce qui a été précisé juste avant, fournissent des services à
leurs filiales.
Création d’une société holding
La création d’une société holding est exactement similaire à la création de tout autre type de société.
Toutefois, l’objet social doit être adapté et prévoir que la société servira notamment à détenir des
participations dans d’autres sociétés, et également de fournir un support administratif à ses filiales si les
fondateurs optent pour une holding active.
Les fondateurs devront surtout se pencher sur le choix de la structure juridique de la holding, et sur les
opérations qu’ils réaliseront avec la holding.
Le choix de la forme juridique pour la holding
Comme pour toutes les créations d’entreprise, une étape importante de la constitution d’une société
holding réside dans le choix de la structure juridique appropriée.
Quelle forme juridique retenir ? Une SA, une SAS, une SARL, une société civile… ? Ce sera aux fondateurs
de comparer toutes les possibilités et de retenir celle qui leur convient le mieux.Les principaux
avantages de la holdingEn plus d’isoler les fonctions supports dans la holding et de mutualiser ainsi
certains services pour les filiales, il existe plusieurs autres avantages de recourir à la société holding,
dont notamment : Le régime mère-fille, l’intégration fiscale et les effets de levier.Le régime mère et
filialeLa société holding, dès lors qu’elle détient une participation d’au moins 5% dans une autre société
depuis plus de deux ans, peut opter pour le régime mère-fille.Ce régime consiste à éviter une double
imposition : Le bénéfice est taxé dans la société qui l’a généré, et ensuite dans la société holding lors de
la distribution des dividendes (pour la quote-part qui lui revient).En résumé, les dividendes versés par la
filiale et provenant de bénéfices normalement imposés à son niveau remontent en quasi-franchise
fiscale au niveau de la maison mère qui ne paye donc pas d’impôt à ce titre : Seule une quote-part de 5%
du montant des bénéfices remontés sera réintégré dans le résultat imposable de la holding.L’intégration
fiscaleL’intégration fiscale consistera cette fois-ci à « globaliser » le paiement de l’impôt sur les
bénéfices.Tous les bénéfices, ainsi que les pertes, des sociétés intégrées fiscalement seront imposés en
même temps. Les pertes des unes pourront ainsi venir compenser les bénéfices des autres afin de
permettre de payer globalement moins d’impôts.Plusieurs conditions doivent toutefois être
remplies :Toutes les sociétés intégrées fiscalement doivent être soumises à l’IS et clôturées leur exercice
comptable à la même date ;La société holding doit détenir au moins 95% du capital des sociétés
intégrées ;La société holding ne doit pas être détenu à 95% ou plus par une société soumise à l’IS ;Enfin,
des règles de territorialités sont prévues pour les sociétés intégrées fiscalement.
Trust
Un trust est une grande entreprise qui possède des positions fortes, voire dominantes, sur plusieurs
marchés proches, au sein d'un secteur industriel. Le droit de la concurrence vise à lutter contre les trusts
qui peuvent se rendre coupables d'abus de position dominante.
Les avantages de transférer votre entreprise dans un trust
Les trusts sont souvent associés à la richesse et à la planification successorale. Cependant, les
entrepreneurs peuvent également bénéficier de cette structure juridique généralement méconnue. Les
trusts (ou fiducie) offrent un certain nombre d'avantages uniques pour les entrepreneurs, notamment la
protection des actifs, la confidentialité, la gestion flexible des affaires et la planification fiscale.
Qu'est-ce qu'un trust et comment fonctionne-t-il ?
Un trust est une structure juridique dans laquelle une personne (le constituant) transfère la propriété de
ses actifs à une autre personne ou entité (le fiduciaire) afin de les gérer pour le bénéfice d'un ou
plusieurs tiers (le(s) bénéficiaire(s)). Cela permet au fiduciaire de détenir légalement les actifs, tandis
que le bénéficiaire en conserve les avantages.
Le fonctionnement d'un trust repose sur un document juridique appelé acte de trust, qui établit les
termes et les conditions du trust. Cet acte précise les pouvoirs et les responsabilités du fiduciaire, les
droits et les intérêts du bénéficiaire, ainsi que les objectifs du trust.
Maintien d’un accès et d’un contrôle appropriés des actifs
L'un des aspects les plus attrayants des trusts pour les entrepreneurs est la possibilité de maintenir un
accès et un contrôle appropriés sur leurs actifs. Contrairement à d'autres structures juridiques, telles
que les sociétés, où les propriétaires peuvent perdre un certain contrôle une fois les actifs transférés, les
trusts offrent une flexibilité et une gestion continuée des affaires.
Lorsque vous transférez vos actifs à un trust, vous pouvez nommer un fiduciaire de confiance pour gérer
ces actifs conformément aux termes spécifiés dans l'acte de trust. Cela permet de s'assurer que vos
actifs sont gérés de manière compétente et dans votre intérêt. En conservant un certain contrôle sur les
actifs, les entrepreneurs peuvent s'assurer que leurs objectifs financiers et commerciaux sont respectés.
En effet, le maintien d'un accès aux actifs est également essentiel pour les entrepreneurs qui souhaitent
continuer à bénéficier de la propriété et des avantages de leurs actifs, même s'ils ne les détiennent plus
personnellement. Grâce à un trust, vous pouvez spécifier dans l'acte de fiducie les conditions dans
lesquelles vous pouvez accéder ou utiliser les actifs du trust. Cela peut inclure des dispositions pour
utiliser les revenus générés par les actifs ou même pour récupérer la propriété des actifs dans certaines
circonstances.
La protection des actifs
L'un des avantages les moins connus des trusts pour les entrepreneurs est la protection des actifs qu'ils
offrent. Lorsque vous transférez vos actifs à un trust, vous pouvez bénéficier d'une protection
supplémentaire contre les créanciers, les litiges et autres risques financiers.
Lorsqu'un actif est détenu directement par un individu, il est généralement exposé aux créanciers
potentiels en cas de faillite personnelle ou de poursuites judiciaires. Cependant, en transférant ces actifs
à un trust, vous pouvez les protéger de telles situations. Les actifs détenus dans un trust sont séparés de
vos biens personnels et ne font pas partie de votre patrimoine personnel.
Les trusts peuvent également servir de protection contre les risques financiers liés aux entreprises. Par
exemple, si vous êtes propriétaire d'une entreprise et que celle-ci fait faillite, les actifs détenus dans un
trust peuvent être protégés contre les créanciers de l'entreprise. Cela peut vous permettre de rebondir
plus facilement et de protéger vos actifs personnels en cas de difficultés financières liées à votre
entreprise.
La confidentialité
Un autre avantage des trusts pour les entrepreneurs est la confidentialité. Lorsqu'un actif est détenu
directement par un individu, il est souvent plus facile pour le public d'accéder aux informations
concernant cet actif.
Un trust est une grande entreprise qui possède des positions fortes, voire dominantes, sur plusieurs
marchés proches, au sein d'un secteur industriel.