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Traitement des minerais d'or réfractaires

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MINISTRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR DE BURKINA FASO

LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION UNITE – PROGRES - JUSTICE

INSTITUT SUPERIEUR PRIVE DE


TECHNOLOGIE

DOMAINE : Sciences et technologies

MENTION : Génie minier

SPECIALITE : Exploration et Exploitation

MODULE DU PROJET : Traitement de minerais et Optimisation

THEME :

Minerais réfractaires de type graphiteux, procédés de


traitement (cas de l’or)

Présenté par KY Astride Guibien, NIKIEMA Ezéchiel, OUEDRAOGO Ibrahim,


SAWADOGO Moussa et SORE Abdoul Kader étudiants à l’Institut Supérieur de
Technologie

L3 / GENIE MINIER

Professeur :

Monsieur SAWADOGO Abdou

Enseignant à l’IST

ANNEE ACADEMIQUE : 2023-2024


PLAN
INTRODUCTION

I. Caractéristiques et minéralogie des


minerais d’or réfractaires de type
graphiteux
1. Caractéristiques
2. Minéralogie des minerais réfractaires d’or
de type graphiteux
II. Procédés de traitement
1. Préparation mécanique (concassage /
broyage)
2. Les techniques de traitement des minerais
d’or réfractaire de type graphiteux

CONCLUSION

BIBLIOGRAPHIE

1
INTRODUCTION
La valorisation de l'or réfractaire pose plusieurs défis techniques, économiques et
environnementaux, que l'industrie minière doit surmonter pour améliorer l'efficacité de sa
récupération. Ces minerais d’or réfractaire de type graphiteux sont des minerais qui sont
naturellement résistant à la récupération par des procédés standards. Autrement dit, ces
minerais sont considérés comme réfractaire si l'extraction de l'or au cyanure après broyage et
concentration par voie physique est inférieure à 80 %. Cet effet de réfraction est dus souvent à
la présence de composants tels que le soufre, le carbone organique (le cas du graphite) ou
certains métaux, qui empêchent l'or d'être facilement dissous et récupéré. Le graphite se
présente sous forme d'un arrangement hexagonal de couches de carbone, où chaque couche
est composée de six atomes de carbone.

2
I. Caractéristiques et minéralogie des minerais d’or réfractaires de
type graphiteux
1. Caractéristiques

Les principales caractéristiques du minerai d’or réfractaire sont entre autres :

 l’inclusion dans des minéraux sulfureux : l'or est souvent piégé dans des minéraux
tels que la pyrite (FeS2) et l'arsénopyrite (FeAsS), ce qui empêche les solutions de
cyanure d'accéder directement aux particules d'or pour les dissoudre.
 la présence de carbone organique : dans le cas de certains minerais, la récupération
d’or est limitée par la présence de matière carbonée naturelle, qui adsorbe l’or à partir
de la solution alcaline de cyanure. Ces minerais sont le plus souvent appelés minerais
preg-robbing. Dans cette section, le terme preg-robbing fait allusion aux espèces de
carbone naturel ou matières carbonées dans le minerai d’or tels que le graphite par
exemple.
 la présence de minéraux argileux : les minerais réfractaires peuvent contenir des
minéraux argileux qui interfèrent avec le processus de lixiviation, réduisant ainsi
l'efficacité de la récupération.
 la difficulté de broyage du minerai et les coûts élevés de traitement : les minerais
réfractaires peuvent nécessiter un broyage très fin pour exposer suffisamment d'or aux
réactifs chimiques, ce qui augmente les coûts de traitement.
 la formation de passivation : certains minéraux présents dans le minerai peuvent
réagir avec le cyanure ou l'oxygène pour former une couche passive sur les particules
d'or, empêchant leur dissolution.

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2. Minéralogie des minerais réfractaires d’or de type graphiteux

La minéralogie associée aux minerais d’or carbonés peut être assez variable. Ce sont
généralement des matériaux carbonés tels que les copeaux de bois, le carbone non carbonaté,
Pyrite (FeS2) et Arsénopyrite (FeAsS) , Chalcopyrite (CuFeS2), Galène (PbS), Sphalérite
(ZnS) ; oxydes de fer tels que l'hématite (Fe203) ou la goethite (FeO(OH)) qui peuvent
encapsuler l'or ou se former lors de la décomposition des sulfures.

II. Procédés de traitement


1. Préparation mécanique (concassage / broyage)

Généralement appelé opérations de fragmentation. Ces opérations consistent à réduire la taille


des blocs du minerai brute pour avoir des particules de l’ordre du millimètre ou du micron.
Ces opérations sont assurées par des concasseurs et des broyeurs de différents types et sont
classés respectivement par les cribles et ensuite les hydrocyclones. Une fois ces opérations
achevées, les produits issus de la classification de l’hydrocyclone sera acheminée vers l’usine
pour la valorisation.

2. Les techniques de traitement des minerais d’or réfractaire de type


graphiteux

Pour la valorisation de l’or de façon standard, plusieurs méthodes sont utilisées en fonction de
la minéralogie des conditions de l'usine de traitement et du budget d'investissement. Ce sont la
concentration gravimétrique, la flottation, la lixiviation et l’amalgamation. La lixiviation et la
flottation sont les procédés qui sont les plus employés pour la récupération de l’or réfractaire
mais il est nécessaire de faire des prétraitements afin d’augmenter le taux de récupération.
Nous avons entre autres l’utilisation des circuits CIL ou RIL, l’aveuglement de la matière
carbonée, la calcination ou grillage et la chloration.

4
a- L’utilisation des circuits CIL ou RIL

Dans ces cas, un adsorbant plus puissant pour le cyanure d’or est utilisé pour concurrencer la
matière carbonée dans le minerai. L’efficacité du charbon actif utilisé dépend de sa capacité
d’adsorption d’or qui peut être de deux ordres de grandeur plus élevé que celle de la matière
carbonée naturelle (Sibrell, 1991). Par exemple, dans un minerai légèrement carboné
provenant du gisement de Carlin, environ 70% de l’or a été récupéré en utilisant un procédé
CIL contre 15% de récupération lorsque la lixiviation se fait sans charbon actif (Afenya,
1991). Une préoccupation importante dans le cas du CIL est la perte de carbone en raison de
la longue durée du processus (18 h). Le carbone granulé normal (3,35 X 1,7 mm) utilisé dans
les usines CIL est soumis à une contrainte constante de contact avec des particules de quartz
du minerai. Cette contrainte provoque une attrition et produit des particules de carbone fines
chargées d’or vers les résidus, exactement comme le fait la matière carbonée. Une alternative
en cours d’étude est l’utilisation de poudre de charbon actif magnétique (ou Magnetic
Activated Carbon, MAC) (Miller et al., 2004 ; Duyvesteyn et al., 2002) qui a un taux
d’adsorption d’or plus élevé que le carbone actif granulé en raison de sa plus petite taille de
particules (100 μm) (Munoz et al., 2003). Le problème des pertes d’or par attrition est évité
puisque le MAC est déjà en poudre, de sorte qu’il peut rester pendant une longue période dans
la pulpe, pour être séparé à la fin du processus par magnétisme. Des taux de récupération
magnétiques élevés, dépassant 99% du MAC chargé d’or ont été enregistrés (Munoz et al.,
2002). Le procédé RIL utilise des résines échangeuses d’ions en contact direct avec la pulpe
de cyanuration pour récupérer l’or au fur et à mesure que la lixiviation a lieu. Même si le
procédé RIL a été utilisé dans l’ancienne Union soviétique depuis des décennies, il y a peu
d’applications dans le reste du monde. Les résines ont un avantage sur le charbon actif, en
particulier leur sélectivité élevée pour l’adsorption/élution des composés ainsi que leur
capacité de charge et la vitesse de chargement plus rapide. Cependant, le coût plus élevé par
rapport au charbon actif et la faible résilience à la rupture pendant le traitement sont les
inconvénients les plus importants (Wan et Miller, 1990). Un avantage important du processus
RIL sur le CIL est la possibilité d’utiliser des agents aveuglants en combinaison avec la résine
pour traiter un minerai hautement preg-robbing. Les résines ne sont pas facilement encrassées
par les composés organiques de sorte qu’elles maintiennent des performances d’extraction
d’or élevées même en présence d’agents aveuglants organiques (Green et al., 2002).

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b- L’aveuglement de la matière carbonée

Certains réactifs chimiques passivent la matière carbonée par, une adsorption sélective ou un
mouillage de la surface du carbone (Afenya, 1991). La technique d’aveuglement n’a été jugée
que partiellement efficace (Scheiner, 1987). Adams et Burger (1998) travaillant sur un minerai
de schiste carboné, ont testé 16 différents matériaux tensioactifs et huiles, ainsi que leurs
combinaisons, en essayant de couvrir une large gamme de propriétés. Ils ont constaté que la
plupart des réactifs nécessitaient des concentrations élevées (>1%) pour affecter l’activité du
carbone naturel, probablement en mouillant complètement la particule de carbone. Un
polyoxyéthylène à longue chaîne (NP10) était le seul réactif qui a produit un effet à de faibles
concentrations (10 mg/l). Le sulfate lauryl de sodium et le sulfonate de pétrole avec NP10 et
NP10/kérosène étaient les réactifs les plus prometteurs à des concentrations d’environ 500
mg/l. Aucun de ces réactifs aveuglants n’a produit une récupération d’or supérieure à 75%
pour le minerai de schiste carboné. En combinant le prétraitement par aveuglement avec un
procédé CIL pour deux minerais fortement preg-robbing provenant de la mine Gold Quary, il
a été constaté que les taux de récupération de l’or ont évolué de 13,5% à 70,5% et de 4,2% à
67% en utilisant de l’huile moteur comme produit tensioactif (Adams, 2005). Des études
antérieures concernant l’aveuglement de matériaux carbonés preg-robbing ont indiqué que les
réactifs de flottation (xanthates, huile de pin) et des hydrocarbures non polarisés tels que le
diesel, le pétrole léger, le fioul et le kérosène pourraient être utilisés. Également, les sels
d’acide laurique, le savon et les sous-produits du savon, le RV-2 (acide p-nitro-benzol
azosalicylique) auraient un effet aveuglant (Menne, 2003 ; Afenya, 1991).

c- La calcination ou grillage

Le grillage s’est avéré être la technique la plus appropriée pour détruire les matières
carbonées ainsi que pour oxyder les sulfures normalement associés au minerai et est
largement appliqué (Afenya, 1991 ; Fernandez et al., 2000). Des températures de grillage
inférieures à 600°C sont courantes, ce qui oxyde la matière carbonée et les minéraux sulfurés
dans le minerai. Le choix de la température dépend de la minéralogie du minerai, de la
méthode et des conditions de fonctionnement spécifiques, telles que la taille des particules et
le débit de gaz. Un problème associé à certains minerais carbonés est la présence du mercure
et/ou d’arsenic, qui constitue une préoccupation pour l’environnement. Des techniques de
récupération par aspiration puis dissolution ont été développées pour l’élimination du mercure
et du dioxyde de soufre (Scheiner, 1987) ; le grillage en deux étapes permet de contrôler la
libération d’arsenic gazeux.

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d- La chloration

La chloration dans le traitement de l'or réfractaire est une technique utilisée pour extraire l'or des
minerais dits "réfractaires". Cela implique l'utilisation de chlore pour transformer l'or contenu dans le
minerai réfractaire en chlorure d'or (AuCl3). Le minerai est ensuite traité avec du chlore gazeux ou des
agents chlorants (comme l’hypochlorite de sodium ou de calcium (NaOCl, Ca(OCl)2)) à haute
température (généralement autour de 300-500 °C). L’hypochlorite et l’oxygène générés réagissent
avec la matière carbonée, entraînant une passivation ou une désactivation du carbone. Le chlorure d'or
formé est ensuite condensé et dissous dans de l'eau ou dans une solution aqueuse appropriée,
permettant ainsi l'extraction de l'or.

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CONCLUSION

Les procédés de traitement de l'or réfractaire sont essentiels pour maximiser la récupération
de l'or à partir de minerais qui contiennent des impuretés, comme les sulfures ou les matières
carbonées, qui empêchent l'extraction efficace de l'or par des méthodes conventionnelle
comme la cyanuration et la flottation. Grâce aux avancées technologiques ; ces procédés
permettent d’avoir une approche intégrée, prenant en compte l'ensemble des facteurs
économiques, techniques et environnementaux pour garantir une exploitation minière durable
et rentable.

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BIBLIOGRAPHIE

 (Green et al., 2002)


 (Menne, 2003 ; Afenya, 1991)
 (Munoz et al., 2002)
 (Adams, 2005)
 www.techniques-ingenieur.fr

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