Cours de Beton C5L-1
Cours de Beton C5L-1
Cours de béton armé C5L : Option construction ; Références : Règles BAEL (Cours de béton armé suivant les règles
BAEL 91 et modifications 99) adapté au programme national de la RDC
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On appel granulats l’ensemble des matériaux inertes (qui ne change pas son état physique
dans la confection du béton ou le mortier et n’ont pas une réaction chimique) qui constitue le
squelette du béton. Ces matériaux inertes jouent un rôle important dans la résistance mécanique du
béton, lequel dépend de leur densité et leur propriété. Les agrégats le plus utilisés sont :
1 les sables et gravillons de rivière ou de la carrière:
Sable tout venant et sable gros : ce sable est le mélange de sable, de gravillons et les
cailloux tel qu’il est extrait du lit de la rivière. Il n’est pas pratiquement utilisé tel qu’il est
dans le béton. Apres élimination des cailloux par un premier passage dans le tamis, il reste le
gros sable composés des sables et gravillons. Le sable gros sert pour le béton de grande
masse.
2 sables fin : sont obtenus soit par broyage direct, soit par tamisage de sable tout venant. Ces
sables servent pour la confection du mortier ou pour enduit.
3 Gravillons et graviers : obtenus par tamisage de sable tout venant soit par concassage des
roches à la carrière et sont utilisés presque dans tout le béton.
4 Cailloux : ont 4 à 7 fois la grosseur de gravier, surtout employés dans les bétons de grande
masse.
5 Les sables de mer sont très impropres à la construction pour le béton armé, ils ne devront
s’employer qu’après un lavage très soignés.
Les agrégats de la carrière : sont utilisés pour la construction des grands barrages, car il
nécessite une importante qualité d’agrégats.
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Le refus : est la quantité des matériaux qui résiste sur un tamis ou une passoire. On peut
avoir le refus partiel et de refus cumulé.
Le tamisant : est la quantité des matériaux qui passe à travers un tamis ou une
passoire.
b) SEDIMENTOMETATION
Dans un bocal (récipient en verre généralement sphérique) après avoir enlevé les pierres,
placer un échantillon de sol. Ajouter un peu d’eau et utiliser le bocal comme un shaker (double
gobelet que l’on secoue). Les matériaux vont progressivement se déposer en fonction de leur
granulométrie, les éléments grossiers en bas et fins au dessus. A l’œil mesurer la hauteur des
différents horizons. Si les fines représentent plus de 12% du total l’échantillon est considéré
comme ayant beaucoup de fines, sinon il est pauvre en fines. Sil y a plus de 70% de graviers et
30% de fines par exemple, le sol est dit grossier et riche en fines.
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P= A 100 A
d
D
Avec : P= pourcentage à poids de grains qui passe au tamis de diamètre (d).
d= diamètre de maille de tamis
D= diamètre maximal de pierraille utilisée
A= coefficient variant de 10 à 14 suivant qu’il s’agit de grains arrondis ou anguleux.
En titre d’exemple :
Considérons un béton dosé à 800kg de ciment dont les granulats qui le constituent sont constitués
par un mélange des éléments arrondis et des éléments concassés, classer comme suit : 0 à 5 ; 5 à
10 et 10 à 25 mm. Chercher la composition de ces éléments suivant la formule de BELOMEY.
Solution
Formule
P= A 100 A
d
D
Cherchons la moyenne du coefficient A car on a les concassés et les arrondis.
10 14
A= 12
2
Pour les éléments de 0 à 5 mm on aura :
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P= 12 100 12
5
=51,35 P = 51%
25
Eléments de 5 à 10 :
P= 12 100 12
10
=67,65 P = 68%
25
Eléments de 10 à 25 :
P= 12 100 12
25
=100 P = 100%
25
Observation
Pour les éléments de 0 à 5, nous avons 51%
Pour les éléments de 5 à 10 nous aurons donc les éléments de 0 à 10 moins les éléments de 0 à 5.
D’où 68%-51%=17%
Pour les éléments de 10 à 25, nous aurons également les éléments de 0 à 25 moins les éléments de 0
à 10. D’où 100%-68%=32%
En conclusion, la constitution granulométrique de ce béton sera de :
51% de sable
17% de gravillons (petit gravier)
32% de graviers
Total 100%
Mode opératoire à fin d’établir une courbe granulométrique
- prelever un échantillon pour le quel 200D<P<5000D
D étant la dimension max de plus gros élément en mm et P le poids en g.
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APPLICATION NUMERIQUE
Diamètre Poids %
80 222 77,8
63 204 57,4
40 303 27,1
31,5 50 22,1
20 76 14,5
10 0 14,5
6,3 0 14,5
4 36 10,9
2 101 0,8
0,08 8 0
204 303 50 76 0 0 36 101 8
% Ø80 = 100 77,8
1000
II LES LIANTS
1) Définition : le liant est un mélange d’une substance fine ou encore substance qui
permet au mortier de durcir. Avec le sable et l’eau ce mélange constitue ce qu’on appel
mortier.
2) Sortes de liants :
a) liants aériens : chaux grasse ou vive (XG), chaux maigre, plâtre, argile (terre argileuse).
b) liants hydrauliques : chaux hydraulique (XH), ciment naturels (CN), ciments artificiel (CA),
ciments spéciaux (CS).
c) liants hydrocarbonés : bitumes, goudron, asphalte.
3) Provenance du liant :
Composition chimique
La composition habituelle d’un bon ciment varie entre les limites suivantes :
Chaux : 60 à 65 %
Cilice : 21 à 23 %
Alumine : 6 à 8 %
Oxyde de fer : 16 à 28 %
Anhydride sulfurique : 0,6 à 0,65 %
Propriétés de ciment
La faculté plus au moins grande des liants hydraulique est faire prise c à d d’agglomérer ou se
solidifier aussi bien dans l’air en milieu humide et sous l’eau. Cela est caractérisé par son indice
acide
d’hydraulicité. En chimie, cet indice est caractérisé par la fonction :
basique
Prise et durcissement du liant
L’essai se fait à l’aiguille de VICAT sur une pate de ciment pur. On parle du début le moment
où l’aiguille posée délicatement et sans choc sur la pate cessera de s’enfoncer sous son propre poids.
On parle de la fin de prise le moment où l’aiguille déposé de la même manière sur la surface de la
pate ne pénètre plus d’une quantité appréciable.
Pratiquement on peut considérer comme début de la prise le moment où la pate commence
à offrir une certaine résistance à la pénétration du doigt dans la masse et comme fin de la prise celui
où la surface de la pate n’est plus rayée par la pression de l’ongle. Les délais de la prise se compte à
partir du moment où l’eau de gâchage aura été mise en contacte avec le ciment. Pour le ciment pur,
la prise ne peut pas se produire avant 45’ et cette prise ne pourra être complète entre la 4eme et la
12eme heure.
La quantité d’eau de gâchage influence considérablement sur la durée de la prise.
Dosage de ciment
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– Autres informations
• Correspondance entre volumes de béton:
Désignation Notation Capacité Correspondance
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Emprisonner l’eau dans le béton par l’emploie des adjuvants retardateur d’eau.
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a) Béton de gravillon : dont les éléments qui le compose sont constitués des gravillons et le
sable ;
b) Béton de cailloux constitué des éléments de 30 à 70 mm, composé des cailloux, des pierres
et de sable ;
c) Béton cyclopéen : composé des pierres cassées dans le quel on incorpore des moellons de 10
à 30cm ;
a) Béton maigre : dont le dosage en ciment est inferieur à 200kg/m3, qui varie entre 100 à
200kg. ce béton est employé pour la construction des fondations, remplissage des poutres
IPN ;
b) Béton ordinaire ou moyen : dont le dosage en ciment est inferieur à 300kg/m3, qui varie
entre 200 à 250kg. Ce béton est employé pour la construction en béton de masse ;
c) Béton semi- gros : dont le dosage en ciment est compris entre 250 à 300kg/m3, ce béton est
employé pour la construction des semelles en BA, poteaux, ceinture,…
d) Béton gros : dont le dosage en ciment est compris entre 300 à 350kg/m3, ce béton est
employé pour la construction des murs de soutènement,…
e) Béton très gros : dont le dosage en ciment est compris entre 450 à 500kg/m3, ce béton est
employé pour les ouvrages immerger ou en contact avec l’eau.
2ecouche : béton qui constitue la partie résistante de la route, composition du béton 350kg de
ciment /m3, 5% de sable supérieur à 2mm, 5% de gravier de dimensions inferieur à 40mm ;
3ecouche : c’est la couche résistante à l’usure en contact direct avec les roues des véhicules,
composition, plus de 400kg de ciment par mètre cube ;
Le béton se fabrique plus à la main dans le chantier, on a toujours eu recours aux bétonnières de
capacité variable suivant l’importance du chantier.
En premier lieu une partie de l’eau qu’on fait tourner pour laver la cuve, en fin les éléments sont
introduits dans l’ordre de grosseurs décroissante tels que :
Cailloux
Graviers
Sables
Ciment
4) Transport du béton frais
Le moyen de transport doit être choisit en fonction de l’organisation du chantier, de la distance entre
le lieu de fabrication et l’endroit de mise en œuvre. Les délais entre la sortie de la bétonnière et la
mise en œuvre doit être aussi court que possible et en aucun cas ne doit dépasser la durée du début
de prise.
Ces moyens s’imposent pour des chantiers qui sont inaccessibles par des engins roulants, tels que les
ouvrages souterrains, des grands travaux, …il consiste à refouler le béton dans des tuyauteries sous
pressions depuis la bétonnière jusqu’au lieu du coulage.
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A l’heure actuelle où l’on assiste de plus à plus au développement de grands chantiers, ceci provient
d’une part de l’évolution des techniques de construction et d’autre part des quantités de béton à
mettre en œuvre dans les délais souvent très courts.
Ce pourquoi le béton préparé par des spécialistes qui disposent d’appareils équivalent, donne la
même valeur ; on obtient aussi un béton plus régulier.
L’eau est ajoutée sur chantier et le transport se fait donc à sec par camion malaxeur.
Propriétés physiques
a) Loi de Hooke (physicien et mathématicien, un Anglais de 1635 à 1703)
Elle nous dit que l’allongement L , est proportionnel à la longueur et à la charge et inversement
proportionnel au module de Young et à la section.
Lo F
L , Module de Young pour des pièces horizontales.
ES
Avec :
Lo : longueur de la pièce
F : la force appliquée
S : la section de la pièce
Avec : = contrainte
=déformation ou allongement
E= Module de Young
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NB : les coefficients de dilatation est une quantité sans unité de la longueur d’une pièce qui s’allonge.
L t 0 C
t0=Température ambiante
Nous voyons que ces coefficients de dilatation sont voisins et sont de l’ordre de 12 x 106
Le module différé du béton est donné par la relation suivante : Ev= 7000 j
Au cours de la déformation d’une pièce, celle-ci reste plane, identique en elle-même et normale à la
fibre moyenne de la pièce déformée.
c) Coefficient d’équivalence
Si l’on impose une déformation à une pièce en béton armé, en un point où l’acier et le béton sont en
contact, les déformations unitaires sont identiques. On a donc l’égalité : a b , or la déformation
des aciers et du béton sont :
a b
a et b
Ea Eb
a b Ea b
a
Ea Eb Eb
Cette égalité montre que les contraintes dans le deux matériaux sont différentes et qu’elles sont
liées par le rapport de leurs modules d’élasticité.
Par définition, on appel coefficient d’équivalence (m=n) le rapport entre le module d’élasticité de
l’acier et celui du béton.
Ea
m=n=
Eb
Convention : dans le calcul et malgré les valeurs variables du module d’élasticité de l’acier et du
béton, on prend pour m ou n= 15
Ea
Comme on sait que m=n= , donc a nb
Eb
Le béton armé est sujet au retrait pendant sa prise et l’acier ne subit aucune altération dans le
ciment.
NB : généralement Ea = 21x105
Des que la mise en œuvre est effectuée, le béton est soumis à des déformations même à l’absence
des charges.
Le retrait
C’est la diminution de la longueur d’un élément du béton, lorsque celui-ci fait prise. On peut encore
l’assimiler à l’effet d’un abaissement de la température qui entraine un raccourcissement.
3
Estimation du retrait : L L (en mm)
10000
Avec : L = raccourcissement
3 15
Solution : L=15 L 0,0045m L =4,5mm
10000
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La dilatation
C’est une augmentation du volume d’un élément du béton. On peut l’assimiler à l’effet d’une
augmentation de la température qui entraine un gonflement.
1
Le coefficient de dilatation du béton est évalué à 10-5 soit pour une variation de plus au moins
10 5
( 200c).
1 2 L
On obtient alors la dilatation en utilisant la formule suivante : L 20 5
L
10 10000
2 20
Solution : L=20m et t0= 200c , L 0,004m 4mm
10000
Fluage
C’est un phénomène de déformation provoqué dans le temps sous une charge fixe, constamment
appliquée. Cette déformation est égale au double de la déformation instantanée. Le fluage est
pratiquement au complet au bout de trois ans. Au bout d’un mois il atteint le 40% de la déformation
et au bout de 6moi le 80%.
4à5
Le fluage est déterminé par la formule ci-dessous : L L
10000
Cette déformation varie surtout avec la contrainte moyenne permanente imposée aux matériaux.
Effet poisson
Les phénomènes de dilatation étirent le béton de telle façon que l’allongement résultant compasse
le raccourcissement imposé par le retrait, si l’élément du béton était libre de se déformer. Le retrait
augmente avec le temps et la tension interne également. Si elle dépasse la limite de rupture, la
fissuration se produit.
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L’adhérence
Le béton armé est une masse essentiellement hétérogène, mais il bénéficie du fait que les
dilatations du béton et de l’acier sont très voisines à tel point que l’on peut calculer le BA comme une
pièce homogène ayant :
EXERCICES
1) Déterminer l’allongement d’une barre d’acier dont le diamètre est égal à 20mm, la longueur
L= 10m, soumise à une charge de traction de 10tonne et sachant que son module d’élasticité
E= 1000 000kg/cm².
2) Quelle est la force de traction qui peut causer un allongement de 3mm à un acier doux,
sachant que le Ø de l’acier est de 20mm et sa longueur vaut 10m et le module d’élasticité
vaut 21 x 105kg/cm²
3) TP : Une poutre en BA de 10m de long subit une variation de température de 400c, sachant
que le coefficient de dilatation est égal à 12 x 106. De combien s’allonge- t- elle ?
Inconnues :
FL 2 3,14 2 2
L = ? On sait que L = OR S= 3,14cm 2
ES 4 4
1000 10000
L 3,18cm D’où L =318mm
3,14 1000000
Inconnues :
FL L E S 2 3,14 2 2
F= ? On sait que L = F= OR S= 3,14cm 2
ES L 4 4
Les aciers sont utilisés pour constituer les armatures du béton armé. Les aciers utilisés sont :
Dans le but d’augmenter l’adhérence entre acier et béton, on utilise des armatures présentant une
forme spirale, et qui la plus part ont subit un traitement mécanique leur conférant une limite
d’élasticité très élevée. Ils ont comme avantages :
Les armatures de FeE40A et FeE40B différent rien qu’à ce qui concerne leur possibilité de façonnage.
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LA RESISTANCE ADMISSIBLE
Lors des applications, il est nécessaire de définir pour le béton comme l’acier, la valeur max de la
contrainte que chaque matériau peut supporter avec suffisamment de sécurité, pour les éléments de
construction. Cette valeur max (limite) de contrainte est appelée contrainte admissible.
Elle ne doit pas être dépassée dans les matériaux considérés (béton ou acier). Soumis aux charges
appliquées à la construction. La contrainte admissible pour l’acier théoriquement est égale à :
2 2
de la limite d’élasticité à la traction comme à la compression. D’où en'
3 3
La traction
La compression
Mais les règles des calculs de construction en BA montrent que la contrainte admissible ci-dessus
n’est valable que pour les aciers présentant une limite d’élasticité supérieure à 3340 bars.
en
La contrainte admissible de l’acier doit être frappée d’un coefficient de réduction égal à
3340
(Quand la limite d’élasticité : en < à 3340bars) ; Pour les aciers ayant une limite d’élasticité inferieur
à 3340 bars.
2 en 2
a en (Pour les aciers doux ou rond lisse) et a en (Pour les aciers à haute
3 3340 3
adhérence)
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OA : zone élastique
AB : palier de ductilité
La partie BCD : correspond à une période de déformation permanente où les allongements ne sont
plus proportionnels aux charges. Pour un effort F l’allongement est a1. Si on supprime l’effort F, la
pièce conserve son allongement a1.
L’essai de traction permet de définir plusieurs grandeurs caractéristiques du métal essayé tels que :
La limite d’élasticité ;
La contrainte de traction de l’acier ;
L’allongement relatif de l’acier tendu ou la déformation ;
Le module de Young de l’acier : E=21 x 105, selon AFNOR.
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Définition : une pièce est dite soumise à la traction simple, lorsque les forces s’exerçant sur
elle ses réduisent à une force unique N parallèle à la ligne moyenne et passant par son centre de
gravité tendant à allonger la pièce. Dans une pièce en béton armé sollicitée en traction simple, le
centre de gravité du béton coïncide avec celui des aciers et une telle pièce est appelée Tirant.
Étant donné que la mesure de sécurité du béton est négligée dans le calcul pour les pièces
soumises à la traction, les aciers seuls doivent pouvoir résister à l’effort appliqué. La section des
aciers doit être telle que, la contrainte normale de traction σa reste inferieur ou égale à la contrainte
admissible des aciers. σa ≤ σa
N
On sait que la contrainte normale de traction : σa=
As
N = effort de traction
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2
As = section des aciers mis à place, σa = σen, avec : σen= limite d’élasticité des aciers
3
Kn f kb
σ1 = et σ2 = 2,4
1 10f
K=106 si les fissurations des zones tendue sont préjudiciable parce que les éléments
considérés sont exposés aux intempéries ou peuvent être noyer alternativement ou immergé en eau
ou encore être exposé aux abris ou aux brouillards.
K= 0,5x106 si les ouvertures de fissures sont très préjudiciables parce que les éléments
considérés sont exposés à un milieu agressif ou ils doivent assurer une étanchéité.
ᶯ = coefficient de fissuration qui est égal à 1 pour le rond lisse. Pour les autres aciers la valeur
de ᶯ(Netta) est fixée par les fiches d’identification. Ainsi pour les barres à haute Adhérence ᶯ= 1,6
As
wf= pourcentage de fissuration défini par :
Bf
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Dans ce type de problème la donnée est la force de traction à équilibrer par le tirant soit N.
on se fixe σa ≤ σa et on calcul alors la section minimale des aciers donnée par la formule suivante :
N
As=
a
La section du béton est alors déterminée par une condition appelée condition de non fragilité
qui est : Asxσen>Bxσbr
On sait en effet que la résistance à la traction du béton est faible et incertaine. Pour que le
tirant ne soit pas fragile, il faut disposer une quantité d’armature minimale pour qu’il ne se rompe
pas lors que le béton se fissure ; c à d la force reprise par les aciers doit être supérieur à celle de
rupture du béton.
1
En admettant que la contrainte admissible du béton σb = σbr on obtient alors
3
AS en N
Asx σen >3B σb d’où B< ou B =
3b 3b
Connaissant As et B, on peut vérifier les conditions de non fissuration. Pour cela on calcul les
valeurs de σ1 et σ2 définies précédemment et on s’assure que la valeur de σa choisie est compatible
avec le max. si ce n’est pas le cas, on recommence les calculs avec la valeur de σa inferieur à la valeur
choisie.
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EXERCICES
1) Soit un tirant des dimensions 25x25 armé de 4Ø20. Le béton est en CPA 325 dosé en
350kg/m3. Il supporte un effort de traction de 20T. les aciers sont de nuance FeE40A (σen=4120 bars)
et σb=7kg/cm². Le contrôle stricte du béton prouve qu’après vérification, les contraintes dans les
aciers sont de l’ordre de : 1) 2746,6 ; 2) 1333,33 ; 3)1591,35 ; 4) 7008,65; 5) 7008,65
2) Soit à déterminer les armatures d’un tirant devant supportée un effort de traction
de 26T. les armatures sont de nuance FeE22. la contrainte admissible du béton σb= 5,8bars, sachant
que la fissuration est peu nuisible. Cette section est de : 1) 17,72 cm² ; 2) 14,94cm² ; 3) 14,66cm² ; 4)
18,72cm² ; 5) 16,18cm².
3) Soit à déterminer l’effort axial de traction N admissible pour les pièces dont la
section est représentée sur la figure ci-dessous. Les armatures sont de nuance FeE22, la pièce est
exposée aux intempéries et la contrainte de référence a pour valeur σb=5,8bars. Apres calcul nous
sommes libre de dire que cet effort est de : 1) 14,66 T ; 2) 8,03T ; 3) 11,77T ; 4) 14,40T ; 5) 16,02T
N° 1
Données :
B=25 x 25 = 625cm², N= 20T = 2000kg et FeE40A ou σen = 4120bars = 4200kg/cm²
A=4Ø20
Inconnues :
2 2
σ1= ? et σ2= ?, on sait que σa = σen = x4200= 2800kg/cm²
3 3
(3,14x 2²) N N 20000
A=4Ø20= 4 12,56cm² orA= a 1591,35kg / cm ²
4 a A 12,56
kb
σ1= 1333,33kg/cm² et σ2= 2,4 donc σ2= 2,4 1,6 106 b , Cherchons σb
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N N 20000kg
Si B= alors σb= , σb= d’où σb= 10,66kg/cm²
3b 3b 3 625cm ²
N° 2
Inconnues
N 2 2
As= or σa= en d’où σa = 2200 1466,66kg / cm ² , As=
a 3 3
26000kg
17,72cm ²
1466,66kg / cm ²
N° 3
Données
162
B= 25X25= 625cm², As= 4Ø16= 4x 803,84mm² 8,03cm ² , σb= 5,8kg/cm² et
4
FeE22= 2200kg/cm²
Inconnues:
N 2 2
N=? si As= N As a , Or σa= en , σa = 2200 d’où σa= 1466,66kg/cm²
a 3 3
N= σa x As
TP : 4) trouver l’armature d’un tirant de section B=(30x30cm²) qui doit résisté à une force de
traction N= 28T, sachant que la contrainte admissible des aciers σa= 1400kg/cm² et σb= 20kg/cm²
N 28000
As= = = 20cm²
a 1400
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II1 Définition : une pièce est dite soumise à la compression simple, lorsque les forces
s’exerçant sur elle ses réduisent à une force unique N parallèle à la ligne moyenne et passant par son
centre de gravité tendant à raccourcir la pièce. Ex le cas d’un pilier symétriquement chargé.
CAS D’UN PILIER SYMETRIQUEMENT CHARGE
Si nous soumettons à la pièce fig3 un effort de compression dirigé suivant son axe, cette
compression sera suffisamment faible et il se produira un raccourcissement élastique proportionnel à
l’effort appliqué. Si l’effort de compression augmente jusqu’à une certaine valeur, la pièce s’incurve
brusquement (cfr fig4). Elle prend une forme courbe et finie par se rompre sous une charge inferieur
à celle qui aura provoquée la rupture d’une pièce courte de même section transversale.
Les phénomènes décrits ci-dessus ont reçu le nom de flambement. On dit que la pièce
flambe. La valeur d’effort de compression a partir du quelle se produit le flambement s’appelle
charge critique.
La susceptibilité d’une pièce au flambement est définie par son élancement l’anda (λ) donné
lc
par la formule suivant : λ = dans d’autre manuels lc=lf = longueur du flambement de la pièce,
i
I
i= rayon de giration de la section du béton, i =
S
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Ix bh 3
Pour un rectangle : ix = or Ix = et s = b x h
S 12
bh3
12 = bh 3 h2 h2 h h h 2 3 h 2 3
D’où : ix = = = = = = = =
bh 12bh 12 12 3 4 2 3 2 3
2
43
h2 3 h 3 h 3 b 3
= , d’où : ix = et iy =
12 6 6 6
c 3
Pour un carré : IX +IY = =
6
2 2
Pour un cercle : S = et Ix=
4 64
4
64 = 4 4 2 2 2
D’où : i=ix = Iy = = = = =
2
64 2 16 16 4 4
4
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lc= 0,7lo pour la colonne encastrée dans un massif de fondation ou assemblée à des poutres
de plancher. lc= 0,9 pour d’autre cas ; par exemple pour la colonne de façade.
ELANCEMENT
lc
λ =
i
Si l’anda est inferieur ou égal à 50, on ne tient pas compte du flambement. On parle d’une
pièce courte, une pièce dont les dimensions sont telles que l’on n’a pas à se préoccuper du
flambement.
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lc Ix lc lf
Nous aurons : λ = sachant que ix = alors λ = ≤ 50 λ = ≤ 50
i S i ba 3
12
ab
lf lf lf lf 12
λ= ≤ 50 λ = ≤ 50 λ = ≤ 50 λ = ≤ 50
ba 3 a2 a a
12 ab 12 12
lf 50 lf
λ= ≤ λ = ≤ 14,4
a 12 a
Par les calculs analogues, on obtient pour les sections courantes les résultats donnés par le
tableau ci- après :
lf lf lf lf lf
≤ ≤ 13,2 ≤ 12,8 ≤ ≤ 17,7
a ht ht D D
14,4 12,5
Il est certain que l’excentrement des charges sur les poteaux augmente le risque de
flambement, ces derniers sont par ailleurs dangereux lorsque les proportions du poteau sont
H
supérieur à : a = dans cette expression : H représente la hauteur du poteau.
15
a= la plus petite dimension de la section du poteau. Ce sont généralement les poteaux des
façades et les poteaux d’angle qui sont sollicités par les charges excentrées.
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Les armatures longitudinales assurent une résistance convenable au moment que l’on
néglige en supposant que l’effort de compression est centré. Les armatures longitudinales sont
celles disposées parallèlement à l’axe longitudinal de la pièce. Ces dernières ne doivent pas avoir des
croches aux extrémités, car ils entrainent une poussée au vide. Ces aciers longitudinaux favorisent
l’équilibre sous l’effort de la flexion, ils participent à l’effort de compression avec le béton, ils
résistent aussi avec le béton au phénomène de flambement.
Les armatures transversales maintiennent les armatures longitudinales dans leurs positions
respectives te les empêchant ainsi de flamber.
NB : 1) a part les armatures transversales, Ilya aussi les épingles, frètes, cadres et étriers.
2) la où l’effort tranchant est max cela que l’on insert les armatures transversales.
Rôle :
- Elles s’opposent à l’expansion (état d’un corps qui croit en volume) latérale
du béton, augmentent la résistance du poteau à la compression et au flambement.
- Elles relient les armatures longitudinales entre elles
- Elles permettent la position adéquate des armatures longitudinales et le
respect de l’enrobage réglementaire.
Une colonne en B A soumise o une force axiale N, subit un raccourcissement. L’effort est
partagé à deux parties : Na et Nb
N= effort normal
B section du béton
Na 2
Alors nous pouvons dire ce qui suit : a = et a = en
As 3
Na
As= et Na = As x a
a
Nb
B= Nb = B x b de ce qui précède nous pouvons dire que :
b
N=Na + Nb N = As x a + B x b (2)
a B
Dans (2) mettons As et b en évidence pour avoir : N = As b or on sait que
b As
a B
m=n= N= As m b
b As
As
N = As m b B b N= As m b + B b Asm b =N-B b
As
N Bb
As = si N = Asm b + B b alors B b = N- Asm b
mb
N Asmb
B=
b
N Bb N Asmb
As = B=
mb b
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As
On sait que le pourcentage des aciers est de : wf =
B
En pratique le pourcentage des armatures longitudinales est compris entre 0,6 ≤wf≤0,8
1
Øt L
4 e 15L
Øt=0,3 ØL
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EXERCICES
Solution
Données
b =67,5kg/cm² et n=15
Vérification du flambement
lo 280 I a 3 30 3
lc= = =140cm or i = = = =8,66
2 2 S 6 6
lc 140
=16,16
i 8,66
lc 140
Pratiquement 50 4,66 50 donc la pièce ne peut pas flambée
a 30
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Suivant ce qui précède, nous avons raison de dire qu’il n’y aura pas d’armatures nécessaires.
Qu’à cela ne tienne, vérifions par la formule, pour voir si le béton seul peut supporter la charge N
B b = N 900 x 67,5 = 60750kg ; on voit que B b < N d’où la nécessité des armatures.
As
D’où le nombre d’armature est égal à avec : s = section d’une pièce
s
1209 1209
Nombre= 2
6,016 7 barres de Ø16
16 200,96
3,14
4
Données
Interrogation
Données
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Øt= 0,3ØL=0,3x20mm=6mm
a
On sait que n= a n b a 15 63,3 949,5 kg/cm²
b
Données
N Bb
On sait que As= N Asnb bB or As=
nb
2 3,14 162 a a 950
4 4 8,038cm 2 et m b 63,3kg / cm 2
4 4 b m 15
Données
2 3,14 202
C=14,6cm et B=14,6x14,6=213,16cm², As= 4 4 12,56cm 2 , m=15,
4 4
b =50kg/cm² et a =1200kg/cm²
N=Asm b +B b
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Données
23,14 122
As= 6Ø12 = 6 6 6,7824cm 2
4 4
N Bb
As= N Bb Asnb
nb
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