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Cours de Beton C5L-1

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1

COURS DE BETON C5L


PLAN DU COURS
PREMIERE PARTIE : LES GENERALITES SUR LE BETON
CHAPITRE I : LES COMPOSANTS DU BETON
 LES GRANULATS
 LES LIANTS
 L’EAU
CHAPITRE II : LES COMPOSITIONS DES BETONS
CHAPITRE III : LES COMPOSITIONS TRADITIONNELLES DES BETONS
CHAPITRE IV : FABRICATION ET MISE EN ŒUVRE DU BETON
CHAPITRE V : LES ARMATURES

DEUIEME PARTIE : CALCUL DU BETON ARME


CHAPITRE I : PIECE SOUMISE A LA TRACTION SIMPLE
CHAPITRE II : PIECE SOUMISE A LA COMPRESSION SIMPLE

Cours de béton armé C5L : Option construction ; Références : Règles BAEL (Cours de béton armé suivant les règles
BAEL 91 et modifications 99) adapté au programme national de la RDC

Par Ir K.M. Jadot/ Vatolya Butembo/RDC


2

PREMIERE PARTIE : LES GENERALITES SUR LE BETON


Généralité
1) Définition : Le béton est un mélange intime d’agrégats (sable, gravier) avec du
ciment dosé suivant la résistance cherchée et gâché à l’eau de façon à rendre la pate
plastique.
Lorsqu’on incorpore à ce mélange des barres de fer en acier, on parle du béton armé.
Etant donné que le béton travail mal à la traction, l’acier vient reprendre cet effort de
traction.
2) Avantages du béton
-Souplesse d’utilisation : le béton étant mis en œuvre à l’état pâteux, il est
possible de réaliser en béton armé des constructions des formes variées.
-Mise en œuvre très simple : elle ne nécessite à-peu-près pas un ouvrier
spécialisé, ce qui n’est pas le cas ni pour l’ouvrage à maçonnerie ni pour les
constructions métalliques.
-économie d’entretien et de dépense : les constructions en béton armé
suffisamment réaliser ne nécessitent pas d’entretien.
-Incombustibilité : c’est un avantage incontestable par rapport aux ouvrages
métalliques sur qui le feu a un pouvoir des déformations très considérable, sauf un
incendie très violent.
-possibilité d’obtenir les éléments préfabriqués : la préfabrication consiste à
réaliser en atelier industriel des éléments qui seront ensuite rassemblés sur chantier.
-faible encombrement : les bâtiments en béton armé permettent des
économies des épaisseurs sur le plancher, les ossatures à faible poids par rapport à
l’ouvrage à maçonnerie.
-Résistance aux efforts accidentels : le B.A est moins sensible aux efforts
rythmiques des charges roulantes.
3) inconvénients :
-Son poids : le béton a un poids propre important (valeur moyenne 2,5t/m3)
-Difficultés d’exécution : les précautions doivent être prises au niveau de la
mise en œuvre du béton ainsi que pendant sa prise.
*la mise en place des armatures doit être faite avec précision.
*la fabrication de coffrage représente un travail important bien que
l’utilisation de plus à plus courante de coffrage métallique limite cet inconvénient.

PIERRES ET SES DERIVEES


a) Origine des pierres
Elles proviennent des roches sédimentaires, éruptives et
métamorphiques, obtenue aussi par décomposition de la roche (exploitation
des carrières, par les explosifs,…)
b) Pierres employées couramment en construction
-granit : pour la maçonnerie, escalier, placage.
-calcaire :
.calcaire dur pour les moellons
.calcaire mi dur pour le placage
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.calcaire tendres pour la maçonnerie


-molasses : pierres sciées, ornementations
-grès :
.grès dur pour le pavée et la dalle
.grès schisteux pour la mosaïque
-l’ardoise : utilisée pour la couverture et revêtement de sol.
-marbre : revêtements des façades.
c) Densité des pierres
Elle varie de 2000 à 2700 kg/m3 sauf les calcaires tendres qui vont de 1500 à
2000kg/m3 =1,5 à 2t/m3.
d) Caractéristiques des pierres
1. Qualités d’une bonne pierre : texture uniforme, grains fin, homogène et compacte
avec bonne résistance à la compression au frottement et au choc, son clair sous le marteau
résistance à l’humilité et à la gèle, se laisser taillé facilement.
2. Défaut des pierres : mangue d’homogénéité, bousin, fissures, gélivité (excès de
porosité).
3. Hydrométrique : c’est la qualité d’un matériau d’absorber une quantité notable
d’eau.
Ainsi le béton dans son sens simple est constituer d’agrégats (sable, gravier) du ciment et
l’eau de gâchage.

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CHAPITRE I LES COMPOSANTS DU BETON

I1 LES GRANULANTS OU AGREGATS

On appel granulats l’ensemble des matériaux inertes (qui ne change pas son état physique
dans la confection du béton ou le mortier et n’ont pas une réaction chimique) qui constitue le
squelette du béton. Ces matériaux inertes jouent un rôle important dans la résistance mécanique du
béton, lequel dépend de leur densité et leur propriété. Les agrégats le plus utilisés sont :
1 les sables et gravillons de rivière ou de la carrière:
 Sable tout venant et sable gros : ce sable est le mélange de sable, de gravillons et les
cailloux tel qu’il est extrait du lit de la rivière. Il n’est pas pratiquement utilisé tel qu’il est
dans le béton. Apres élimination des cailloux par un premier passage dans le tamis, il reste le
gros sable composés des sables et gravillons. Le sable gros sert pour le béton de grande
masse.
2 sables fin : sont obtenus soit par broyage direct, soit par tamisage de sable tout venant. Ces
sables servent pour la confection du mortier ou pour enduit.
3 Gravillons et graviers : obtenus par tamisage de sable tout venant soit par concassage des
roches à la carrière et sont utilisés presque dans tout le béton.
4 Cailloux : ont 4 à 7 fois la grosseur de gravier, surtout employés dans les bétons de grande
masse.
5 Les sables de mer sont très impropres à la construction pour le béton armé, ils ne devront
s’employer qu’après un lavage très soignés.
Les agrégats de la carrière : sont utilisés pour la construction des grands barrages, car il
nécessite une importante qualité d’agrégats.

I2 CLASSIFICATION DES AGREGATS


Les agrégats sont classés par l’ordre de grosseurs ou suivant la granulométrie de la façon
suivante :
 Sable : *fin 0,08 à 0,5mm
*moyen 0,5 à 2mm
*gros sable 2 à 5mm
- gravillon :* petit 5 à 12mm
*moyen 12 à 16 mm
*gros 16 à 25mm
- cailloux : * petits 25 à 40 mm
* moyens 40 à 60 mm
* gros 60 à 100 mm
R m q : les agrégats fins et les farines sont inférieurs à 0,08 mm.
I3 la granulométrie
La granulométrie consiste à déterminer la répartition en poids des particules suivant leurs
dimensions à partir des tamis. Elle est le classement de la population des grains entrant dans un
mélange donné. On distingue deux types :
 La granulométrie continue : ici une partie de la population de grain est absente. Pour des
raisons d’ouvrabilité (mise en œuvre de béton frais). Le rapport gravier et sable ne doit pas
dépasser 2 à 22. Ex : sur un chantier de construction on peut admettre cette proportion de

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5

438dm3 de sable de 0 à 5mm et 792dm3 de gravier de 5 à 25mm, donc le rapport gravier et


792
sable est de  1,80 pour les chantiers secondaires où on ne fait pas d’essais (contrôle)
438
et pour des bâtiments particuliers on admet 400l de sable de 0 à 5mm et 800l de gravier de
5 à 16 ou de 5 à 32.
 La granulométrie discontinue ici toute la population de grain est présente, c’est la
granulométrie idéale.
L’analyse granulométrique
On vérifiera la cohérence du fuseau granulométrique en plaçant sur une planchette ou
carton épais un petit tas de matériaux secs. Pour cela il suffit de tapoter sur le coté de la
planchette, les éléments remontent et les éléments les plus fins descendront. Visuellement on
pourra estimer le pourcentage des différents éléments composant l’échantillon.
L’analyse granulométrique est l’opération qui consiste à classifier les grains d’un agrégat
suivant leurs grosseurs.
Elle consiste donc à mesurer la quantité des agrégats qui passent en travers des tamis de
dimension déterminées. Deux méthodes se présentent pour faire la granulométrie d’un matériau :
Le tamisage et la sédimentation.
a) LE TAMISAGE
Le tamisage est employé pour les grains dont le diamètre est supérieur à 0,074mm. Il
se fait au moyen de tamis ou passoires. Les ouvertures de tamis sont de mailler ( ),
tandis que pour les passoires sont des trous ( ). Si l’on désigne par D le diamètre du
passoire et C coté de la maille du tamis équivalent, on aura la relation suivante :
D= 1,25 X C
Lorsqu’on dispose d’une série des tamis ou des passoires les uns à la suite des autres
suivant la grosseur de leurs ouvertures, on dépose les matériaux à tamiser au tamis
supérieur, on peut avoir le refus et les tamisant ou les passant.

 Le refus : est la quantité des matériaux qui résiste sur un tamis ou une passoire. On peut
avoir le refus partiel et de refus cumulé.
 Le tamisant : est la quantité des matériaux qui passe à travers un tamis ou une
passoire.
b) SEDIMENTOMETATION
Dans un bocal (récipient en verre généralement sphérique) après avoir enlevé les pierres,
placer un échantillon de sol. Ajouter un peu d’eau et utiliser le bocal comme un shaker (double
gobelet que l’on secoue). Les matériaux vont progressivement se déposer en fonction de leur
granulométrie, les éléments grossiers en bas et fins au dessus. A l’œil mesurer la hauteur des
différents horizons. Si les fines représentent plus de 12% du total l’échantillon est considéré
comme ayant beaucoup de fines, sinon il est pauvre en fines. Sil y a plus de 70% de graviers et
30% de fines par exemple, le sol est dit grossier et riche en fines.
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i4 qualités des agrégats


Les qualités propres exigées pour les constituants inertes du béton en dehors de leurs
formes et dimensions décrits plus haut sont :
 La dureté
 La résistance
Ces qualités dépendent principalement de la nature de la roche dont sont extraits les
agrégats. On attache une grande importance à :
-la résistance aux chocs
-la résistance à la compression
-la résistance à l’usure par frottement
i5 dosage des agrégats
Sable
Pour le béton, il faut moins de 5% du poids d’éléments très fin, 20 à 25 % d’éléments fin et 50 à 70 %
d’éléments inferieur à la moitie de la dimension maximale du sable. Le poids par m3 de sable est de
1600kg.
Gravier
Précédemment nous avons souligné que les graviers sont constitués par des grains rocheux dont la
grosseur est comprise entre 5 à 25 mm. Son poids par m3 est compris entre 1400 à 1600kg.
D’après BELOMEY, pour obtenir un béton en proportion convenable, on devra réaliser une
composition granulométrique donnée par la formule suivante :

P= A  100  A
d
D
Avec : P= pourcentage à poids de grains qui passe au tamis de diamètre (d).
d= diamètre de maille de tamis
D= diamètre maximal de pierraille utilisée
A= coefficient variant de 10 à 14 suivant qu’il s’agit de grains arrondis ou anguleux.
En titre d’exemple :
Considérons un béton dosé à 800kg de ciment dont les granulats qui le constituent sont constitués
par un mélange des éléments arrondis et des éléments concassés, classer comme suit : 0 à 5 ; 5 à
10 et 10 à 25 mm. Chercher la composition de ces éléments suivant la formule de BELOMEY.
Solution
Formule

P= A  100  A
d
D
Cherchons la moyenne du coefficient A car on a les concassés et les arrondis.
10  14
A=  12
2
Pour les éléments de 0 à 5 mm on aura :

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7

P= 12  100  12
5
=51,35  P = 51%
25
Eléments de 5 à 10 :

P= 12  100  12
10
=67,65  P = 68%
25
Eléments de 10 à 25 :

P= 12  100  12
25
=100  P = 100%
25
Observation
Pour les éléments de 0 à 5, nous avons 51%
Pour les éléments de 5 à 10 nous aurons donc les éléments de 0 à 10 moins les éléments de 0 à 5.
D’où 68%-51%=17%
Pour les éléments de 10 à 25, nous aurons également les éléments de 0 à 25 moins les éléments de 0
à 10. D’où 100%-68%=32%
En conclusion, la constitution granulométrique de ce béton sera de :
 51% de sable
 17% de gravillons (petit gravier)
 32% de graviers
 Total 100%
Mode opératoire à fin d’établir une courbe granulométrique
- prelever un échantillon pour le quel 200D<P<5000D
D étant la dimension max de plus gros élément en mm et P le poids en g.

- tracer la courbe granulométrique en portant :

 En abscisse les diamètres des tamis ;


 En ordonné les pourcentages correspondant.

Poids de l’échantillon Diamètre de passoire Poids après tamisage % correspondant


d1 P1 p1
 100
PT
d2 P2
d3 P3
d4 P4
d5 P5

Courbe granulométrique idéale

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APPLICATION NUMERIQUE

Diamètre Poids %
80 222 77,8
63 204 57,4
40 303 27,1
31,5 50 22,1
20 76 14,5
10 0 14,5
6,3 0 14,5
4 36 10,9
2 101 0,8
0,08 8 0
204  303  50  76  0  0  36  101  8
% Ø80 =  100  77,8
1000

II LES LIANTS
1) Définition : le liant est un mélange d’une substance fine ou encore substance qui
permet au mortier de durcir. Avec le sable et l’eau ce mélange constitue ce qu’on appel
mortier.
2) Sortes de liants :
a) liants aériens : chaux grasse ou vive (XG), chaux maigre, plâtre, argile (terre argileuse).
b) liants hydrauliques : chaux hydraulique (XH), ciment naturels (CN), ciments artificiel (CA),
ciments spéciaux (CS).
c) liants hydrocarbonés : bitumes, goudron, asphalte.
3) Provenance du liant :

a) Chaux grasse : pierre calcaire ou pierre en chaux


b) Plâtre : gypse
c) Ciment : pierre calcaire, pierre marneuse.
d) Bitume : pétrole
e) Goudron : houille
f) Asphalte : calcaire + 20% de bitume pur
4) Utilisation du liant :
 Chaux grasse : crépissage
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 Chaux hydraulique : enduit, maçonnerie courante


 Ciment hydraulique : enduit, éléments préfabriqués et tous les travaux courants de
maçonnerie
 Plâtre : maçonnerie, enduit des murs et plafond et galandage (cloison des briques
disposées sur chant)
 Bitume : travaux d’asphaltage, enduit pour la tuyauterie.
LA CHAUX
La chaux provient de la calcination des pierres calcaires ou la cuisson de pierres calcaires.
 Défauts de la chaux :
Incuit : fragment non cuit.
Biscuit : morceaux trop calciné.

 Essai de la chaux : - sa finesse


 Sa densité apparente
 Son poids spécifique
 Sa prise
 Sa porosité
 Sa perméabilité
 Sa décomposition
 Son invariabilité du volume
 Son adhérence
LES CIMENTS
Historique
Parmi les peuples de l’antiquité ses sont les romains qui ont été le premier à utiliser le liant
hydraulique c à d les poudres fines faisant pate avec l’eau et susceptible de faire prise puis durcir
dans un milieu favorable. Seul le peuple de l’orient qui reliait leurs maçonneries avec le bitume.
Les premier liant hydraulique que connurent les grecs et le romains fut le mélange de la
chaux et de sable provenant de broyage d’un matériau volcanique. C’est adhésif était appelé ciment
pouzzolane.
Il durcit sous l’eau et donne des bonnes résistances avec la mise en pratique des
observations des plusieurs chercheurs comme : SMEOTHA à 1756, PARKER à 1796, VICAT à 1818
La fabrication d’un ciment en prise lente mais en résistance élevée revient à l’anglais APSIDIN
qui prit un brevet en 1824 ce fut le point de départ de la fabrication du ciment portland artificiel.
Ciment portland artificiel
a) Définition : le ciment portland est un produit obtenu en partant d’un
mélange artificiel de carbonate de la chaux et d’argile ou toute autres matières renfermant
essentiellement de la chaux, de la silice et de l’alumine.
Le ciment portland est le important liant hydraulique dont le degré de cuisson est de 145oc.
Le mélange est constitue de 3 parties de calcaire et 1 partie d’argile.

b) Classification du ciment portland artificiel (C P A)


 Ciment portland artificiel normal (P N) : pour exécution des ouvrages de
faible résistance et sans exigence de délai et pour le mortier de la maçonnerie et d’enduit.
 CPA haute résistance (PHR) pour les ouvrages de résistance élevée en
compression, traction et usure ; agglomérée de haute qualité et pour le béton précontraint.
 CPA haute résistance et durcissement rapide (PDR) : ouvrage pour la
résistance élevée et délai de prise court, bétonnage en basse température.
 CPC : ciment portland composé
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 CSS : ciment sur sulfate


 CMM : ciment métallique mixte
 PDR : ciment portland durcissement rapide
 CLP : ciment au laitier et à la pouzzolane
 CLX : ciment de laitier et e=au clinker
 CPF : ciment portland de fer
 CHF : ciment de hauts fourneaux

Qualité d’un bon ciment


Un bon ciment : - ne doit pas durcir très rapidement et ne doit changer de volume
pendant le durcissement. Pour reconnaitre si le ciment peut changer son volume pendant le
durcissement, on place celui-ci dans un verre mince et on laisse durcir, si le volume augment
le verre saute.
Avarie du ciment
L’avarie du ciment a pour cause principale, l’abaissement de la température. Elle se
manifeste d’abord aux contacts des parois de la barrique puis elle gagne lentement et
progressivement jusqu’au centre. Pour que le ciment puisse être réputé avarie et impropre à
la construction, il suffit de constaté quelque boule de dans. Tous les ciments avarie doivent
être rigoureusement rejetés.

Composition chimique
La composition habituelle d’un bon ciment varie entre les limites suivantes :
 Chaux : 60 à 65 %
 Cilice : 21 à 23 %
 Alumine : 6 à 8 %
 Oxyde de fer : 16 à 28 %
 Anhydride sulfurique : 0,6 à 0,65 %
Propriétés de ciment
La faculté plus au moins grande des liants hydraulique est faire prise c à d d’agglomérer ou se
solidifier aussi bien dans l’air en milieu humide et sous l’eau. Cela est caractérisé par son indice
acide
d’hydraulicité. En chimie, cet indice est caractérisé par la fonction :
basique
Prise et durcissement du liant
L’essai se fait à l’aiguille de VICAT sur une pate de ciment pur. On parle du début le moment
où l’aiguille posée délicatement et sans choc sur la pate cessera de s’enfoncer sous son propre poids.
On parle de la fin de prise le moment où l’aiguille déposé de la même manière sur la surface de la
pate ne pénètre plus d’une quantité appréciable.
Pratiquement on peut considérer comme début de la prise le moment où la pate commence
à offrir une certaine résistance à la pénétration du doigt dans la masse et comme fin de la prise celui
où la surface de la pate n’est plus rayée par la pression de l’ongle. Les délais de la prise se compte à
partir du moment où l’eau de gâchage aura été mise en contacte avec le ciment. Pour le ciment pur,
la prise ne peut pas se produire avant 45’ et cette prise ne pourra être complète entre la 4eme et la
12eme heure.
La quantité d’eau de gâchage influence considérablement sur la durée de la prise.
Dosage de ciment

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11

Béton cyclopéen 300kgs /m3


Béton de propreté : 150kgs/m3
Béton armé : 250Kgs/m3 :
Béton armé : 300Kgs/m3 :
Béton armé : 350Kgs/m3
Béton armé : 400Kgs/m3 :
Béton armé : 450Kgs/m3
Béton armé : 500Kgs/m3 :

Cadre de détermination de quantité de matériaux

POSTE DE DEVIS VOL ; SURF ; MATERIAUX S.U U Quantité


LONG
3 3
Béton de propreté. m Ciment 150kg/m Kg
3 3 3
Dos.150kg/m Sable 0.4 kg/m m
3 3
Gravier 0.8 kg/m m
3 3
Béton de dallage. Dos : m Ciment 250 kg/m Kg
3 3 3
250kg/m Sable 0.5 kg/m m
3 3
Agrégat 0.9 kg/m m
3 3 3
Béton armé. Dos : 350kg/m m Ciment 350 kg/m Kg
3 3
Sable 0.5 kg/m m
3 3
Agrégat 0.9 kg/m m
3
Acier 11O kg/m LM
3
Fil à attache 2 kg/m Kg
3
Pointes 5 kg/m
3 2
Enduit (15mm) Dos : m Ciment 6 kg/m Kg
3 2 3
450kg/m Sable 0.015 kg/m m

III L’EAU DE GACHAGE


Généralités
L’eau utilisée dans la confection du béton doit être propre, elle ne doit pas contenir de
l’argile, des matières organiques, éviter les eaux sucrières et celles contenant des acides.
On appelle eau de gâchage la quantité d’eau ajoutée à un mélange d’agrégats et de liants
pour former le béton. On appelle eau de prise la quantité absorbée par le ciment lorsque
celui-ci prend prise.
La quantité d’eau de gâchage doit être supérieure à celle de prise, parce qu’elle sert non
seulement à hydrater le liant mais aussi à mouiller les agrégats et facilité la mise en œuvre
du béton. Plus les agrégats sont meilleur, plus ils absorbent beaucoup d’eau, c’est ainsi qu’il
faut 350 litres d’eau pour mouiller 1m3 de sable fin.

Quantité d’eau de gâchage


Le dosage en eau dans le béton varie suivant :

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12

 La nature et la quantité du liant


 La finesse des agrégats
 La teneur en eau initiale des agrégats mis en œuvre
 Enfin du procédé à suivre lors de l’exécution.
Un léger excès d’eau et une légère insuffisance d’eau peuvent compromettre la qualité du
béton. Toute fois un léger excès d’eau est préférable qu’une insuffisance d’eau.

– Autres informations
• Correspondance entre volumes de béton:
Désignation Notation Capacité Correspondance

Gâchée sèche C.M. Capacité de Malaxage Volume du skip (grande benne)

Gâchée mouillée B.F. Capacité en béton Frais Volume de la benne à béton

Gâchée vibrée B.V. Capacité en béton Vibré Volume issu du quantitatif

- Le mouillage et le malaxage provoquent une contraction (fait de se resserrer) des matériaux


secs de l’ordre de 20à 25 %.
BF = CM - 25 % de CM ⇒ BF = 0,75 CM
- La vibration provoque un tassement du béton de l’ordre de 5 à 8 %.
BV = BF - 7 % de BF ⇒ BV = 0,93 BF et BV = 0,93 x 0,75 CM ⇒ BV = 0,70 CM
- Les % de contraction ou de tassement peuvent être différents selon: les granulats utilisés, la
composition granulaire, le dosage en ciment, en eau, en adjuvants.

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13

CHAPITRE II : LES COMPOSITIONS DES BETONS


i1 introduction
Le béton est un mélange du mortier et des pierres durs, naturels ou concassées ne dépassant pas la
grosseur d’un œuf.
Il sera gros ou maigre suivant la quantité qui entrera dans sa composition. La granulométrie des
agrégats et le dosage en liant sont les éléments essentiels de la qualité du béton. Le béton est donc
un mélange à proportion convenable des agrégats, du liant et de l’eau. Il peut être utilisé seul dans
cette situation, il sera appelé béton ordinaire. Au cas où les armatures sont associées au béton on
parle de béton armé.
ii2 caractéristique du béton frais
Le béton frais est un matériau qui se laisse facilement mise en œuvre par remplissage de moule aux
dimensions désirée suivie d’un serrage convenable.
1) On appelle ouvrabilité ou maniabilité : la qualité du béton de se laisser couler facilement
dans les coffrages.
2) La consistance du béton : c’est la solidité du béton ou son état de cohésion et de frottement
interne qui s’oppose plus au moins à sa déformation.
3) La plasticité du béton : est la capacité de déformation du béton sans que ses éléments ses
séparent.
4) L’homogénéité du béton : c’est l’unité des éléments du béton qui dépend de l’exécution
correcte du mélange et de leur bon malaxage.
5) La compacité du béton : c’est sa capacité d’être compact, c à d un matériau ne contenant
pas des vides à l’intérieur. On peut donc dire que le volume unitaire du béton est égal :
Vu=G+C+E+V
Avec : Vu= volume unitaire
G= granulats
C=ciment
E=eau
V=vide
La compacité est donc : G+C ou bien 1-(E+V)
Si le volume de vide est négligeable (généralement occupé par l’eau) la compacité = 1-E
D’une manière générale à une bonne compacité correspond une bonne résistance mécanique et une
bonne imperméabilité.
ii3 protection du béton frais
Une fois mis en place, le béton doit faire l’objet de précaution spéciale pour assurer un durcissement
optimal et cela sans tenir compte des conditions climatiques.
Il est important d’éviter une dessiccation (déshydratation ou séchage) trop rapide du béton par
temps chaud. Le facteur le plus apte à modifier cette donnée est l’eau de gâchage dont, il faut
empêcher un départ trop rapide.
Pour maintenir la teneur en eau du béton, les solutions suivantes sont possibles :
 Isoler le béton par une couverture imperméable sous une toiture soit directement sur le
béton.
 Maintenir le béton au contact d’une source d’humidité soit à le recouvrant des branches ou
paille saturée d’eau.

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BAEL 91 et modifications 99) adapté au programme national de la RDC

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14

 Emprisonner l’eau dans le béton par l’emploie des adjuvants retardateur d’eau.

ii4 les adjuvants ou additifs


Les adjuvants sont des produits incorporés en petite quantité dans le béton ou dans le mortier pour
améliorer sa qualité de durcissement.
Ces produits peuvent être classés comme suit :
 Fluidifiants ou réducteur d’eau : permettent de réduire le pourcentage d’eau.
 Entraineurs d’aire : améliorent la résistance au gèle du béton et accessoirement leur fluidité.
 Les plastifiants : améliorent l’ouvrabilité du béton(ou facilite le coulage du béton dans les
coffrages).
 Les hydrofuges (produits incorporer dans un liant enfin de chasser l’humidité) : sont des
accélérateurs ou retardateurs de prise et des durcisseurs des surfaces, des antis gèles, des
pigments. On peut citer par exemple des accélérateurs de prise comme :
 La potasse
 La soude
 Le chlorure de calcium
Comme retardateurs de prise :
 Le plâtre à faible quantité
 Le sulfate de fer
 Le sulfate de cuivre
 Le sulfate de zinc

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15

CHAPITRE III : LES COMPOSITIONS TRADITIONNELLES DES BETONS


III1 sortes des bétons
 Suivant les dimensions des éléments utilisés dans leurs confections

a) Béton de gravillon : dont les éléments qui le compose sont constitués des gravillons et le
sable ;
b) Béton de cailloux constitué des éléments de 30 à 70 mm, composé des cailloux, des pierres
et de sable ;
c) Béton cyclopéen : composé des pierres cassées dans le quel on incorpore des moellons de 10
à 30cm ;

 Suivant le dosage en matériaux

a) Béton maigre : dont le dosage en ciment est inferieur à 200kg/m3, qui varie entre 100 à
200kg. ce béton est employé pour la construction des fondations, remplissage des poutres
IPN ;
b) Béton ordinaire ou moyen : dont le dosage en ciment est inferieur à 300kg/m3, qui varie
entre 200 à 250kg. Ce béton est employé pour la construction en béton de masse ;
c) Béton semi- gros : dont le dosage en ciment est compris entre 250 à 300kg/m3, ce béton est
employé pour la construction des semelles en BA, poteaux, ceinture,…
d) Béton gros : dont le dosage en ciment est compris entre 300 à 350kg/m3, ce béton est
employé pour la construction des murs de soutènement,…
e) Béton très gros : dont le dosage en ciment est compris entre 450 à 500kg/m3, ce béton est
employé pour les ouvrages immerger ou en contact avec l’eau.

 Suivant la constitution des éléments


a) Béton du type A : béton en résistance très élevée, utilisé pour des ouvrages à béton armés ;
b) Béton du type B : avec faible perméabilité utilisé pour des ouvrages à la mer, par exemple
barrage, réservoir, tuyaux,…
c) Béton du type C ou non armé : on les utilise pour la construction des massifs de fondation ou
en élévation.

BETON POUR ROUTE

1ere couche : fondation constitué par les pierres cassées

2ecouche : béton qui constitue la partie résistante de la route, composition du béton 350kg de
ciment /m3, 5% de sable supérieur à 2mm, 5% de gravier de dimensions inferieur à 40mm ;

3ecouche : c’est la couche résistante à l’usure en contact direct avec les roues des véhicules,
composition, plus de 400kg de ciment par mètre cube ;

4ecouche : on n’utilise que l’eau, du ciment et le sable.


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16

CHAPITRE IV : FABRICATION ET MISE EN ŒUVRE DU BETON


1) Fabrication mécanique

Le béton se fabrique plus à la main dans le chantier, on a toujours eu recours aux bétonnières de
capacité variable suivant l’importance du chantier.

2) Sortes des bétonnières


 Bétonnière à axe verticale
 Bétonnière à axe horizontale
 Bétonnière incliné
3) Introduction des agrégats dans une bétonnière

En premier lieu une partie de l’eau qu’on fait tourner pour laver la cuve, en fin les éléments sont
introduits dans l’ordre de grosseurs décroissante tels que :

 Cailloux
 Graviers
 Sables
 Ciment
4) Transport du béton frais

Le moyen de transport doit être choisit en fonction de l’organisation du chantier, de la distance entre
le lieu de fabrication et l’endroit de mise en œuvre. Les délais entre la sortie de la bétonnière et la
mise en œuvre doit être aussi court que possible et en aucun cas ne doit dépasser la durée du début
de prise.

a) Transport par roulage


 Brouette
 Wagonnet pneumatique
 Dumper
 Camion
b) Transport par appareil de manutention
 Monte charge
 Grue
 Pont-roulant
 Courroies et tapie transporteur

c) Transport pneumatique et pompage du béton

Ces moyens s’imposent pour des chantiers qui sont inaccessibles par des engins roulants, tels que les
ouvrages souterrains, des grands travaux, …il consiste à refouler le béton dans des tuyauteries sous
pressions depuis la bétonnière jusqu’au lieu du coulage.

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17

5) Préparation du béton en centrale

A l’heure actuelle où l’on assiste de plus à plus au développement de grands chantiers, ceci provient
d’une part de l’évolution des techniques de construction et d’autre part des quantités de béton à
mettre en œuvre dans les délais souvent très courts.

Ce pourquoi le béton préparé par des spécialistes qui disposent d’appareils équivalent, donne la
même valeur ; on obtient aussi un béton plus régulier.

L’eau est ajoutée sur chantier et le transport se fait donc à sec par camion malaxeur.

• Calcul des capacités des engins de production et de transport du béton:

- à partir du quantitatif, on détermine le volume BV à couler,


- suivant le mode constructif choisi, on détermine le nombre de cycle par heure et la cadence de
production (maximum et courante),
- connaissant ces valeurs, on fait le choix de la bétonnière ou de la centrale à béton,
- en fonction de l’engin de production choisi, on fait le choix de la benne de transport (rendement
optimum: vidange de la bétonnière en une fois) suivant parc le matériel et les possibilités de la grue
(charge maximum, position) : bennes de 350 l, 500 l, 1000 l, 1500 l et
2000 l,

PROPRIETES PHYSIQUES ET MECANIQUES DU BETON

 Propriétés physiques
a) Loi de Hooke (physicien et mathématicien, un Anglais de 1635 à 1703)

Elle nous dit que l’allongement L , est proportionnel à la longueur et à la charge et inversement
proportionnel au module de Young et à la section.

Lo  F
L  , Module de Young pour des pièces horizontales.
ES

Avec :

Lo : longueur de la pièce

F : la force appliquée

S : la section de la pièce

E : Module de Young ou d’élasticité

La loi de Hooke pour des pièces courtes est donnée par :     E

Avec :  = contrainte

 =déformation ou allongement

E= Module de Young

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NB : les coefficients de dilatation est une quantité sans unité de la longueur d’une pièce qui s’allonge.

L’allongement est proportionnel à la température et au coefficient de dilatation linéaire d’un corps.

L  t 0  C

Avec : C= coefficient de dilatation linéaire

t0=Température ambiante

Pour le béton, le coefficient de dilatation varie de 0,000012 à 0,000013

Pour les aciers C = 0,0000124

Nous voyons que ces coefficients de dilatation sont voisins et sont de l’ordre de 12 x 106

Pratiquement leurs modules d’élasticité sont de :

Pour le béton E= 20000kg/mm² à 22000kg/mm²

Pour l’acier E= 2000.000kg/mm² à 22 000.000kg/mm²

Le module différé du béton est donné par la relation suivante : Ev= 7000 j

Avec : j = résistance du béton au bout d’un jour

Ev= module différé

b) Hypothèse de Navier Bernoulli

Au cours de la déformation d’une pièce, celle-ci reste plane, identique en elle-même et normale à la
fibre moyenne de la pièce déformée.

c) Coefficient d’équivalence

Si l’on impose une déformation à une pièce en béton armé, en un point où l’acier et le béton sont en
contact, les déformations unitaires sont identiques. On a donc l’égalité : a  b , or la déformation
des aciers et du béton sont :

a b
a  et b 
Ea Eb

Avec : a = déformation unitaire de l’acier

b = déformation unitaire du béton


a =contrainte normale de l’acier

b = contrainte normale du béton


Ea= module d’élasticité de l’acier
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19

Eb= module d’élasticité du béton

a b Ea  b
   a 
Ea Eb Eb

Cette égalité montre que les contraintes dans le deux matériaux sont différentes et qu’elles sont
liées par le rapport de leurs modules d’élasticité.

Par définition, on appel coefficient d’équivalence (m=n) le rapport entre le module d’élasticité de
l’acier et celui du béton.

Ea
m=n=
Eb

Convention : dans le calcul et malgré les valeurs variables du module d’élasticité de l’acier et du
béton, on prend pour m ou n= 15

Ea
Comme on sait que m=n= , donc a  nb
Eb

Le béton armé est sujet au retrait pendant sa prise et l’acier ne subit aucune altération dans le
ciment.

NB : généralement Ea = 21x105

 PROPRIETES MECANIQUES DU BETON


a) Particularité du béton

Des que la mise en œuvre est effectuée, le béton est soumis à des déformations même à l’absence
des charges.

Le retrait

C’est la diminution de la longueur d’un élément du béton, lorsque celui-ci fait prise. On peut encore
l’assimiler à l’effet d’un abaissement de la température qui entraine un raccourcissement.

3
Estimation du retrait : L   L (en mm)
10000

Avec : L = raccourcissement

L= longueur de l’élément du béton

Exemple : Si une poutre en BA a une longueur de 15m, le retrait sera de combien ?

3  15
Solution : L=15 L   0,0045m  L =4,5mm
10000

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20

La dilatation

C’est une augmentation du volume d’un élément du béton. On peut l’assimiler à l’effet d’une
augmentation de la température qui entraine un gonflement.

1
Le coefficient de dilatation du béton est évalué à 10-5 soit pour une variation de plus au moins
10 5
(  200c).

1 2 L
On obtient alors la dilatation en utilisant la formule suivante : L  20  5
L  
10 10000

Exemple : pour un chainage en BA de 20m de longueur subit une variation de température de


 200c, quelle sera sa dilatation ?

2  20
Solution : L=20m et t0=  200c , L   0,004m  4mm
10000

Fluage

C’est un phénomène de déformation provoqué dans le temps sous une charge fixe, constamment
appliquée. Cette déformation est égale au double de la déformation instantanée. Le fluage est
pratiquement au complet au bout de trois ans. Au bout d’un mois il atteint le 40% de la déformation
et au bout de 6moi le 80%.

4à5
Le fluage est déterminé par la formule ci-dessous : L  L
10000

Cette déformation varie surtout avec la contrainte moyenne permanente imposée aux matériaux.

Effet poisson

En compression comme en traction, la déformation longitudinale est aussi accompagnée d’une


déformation transversale. Le coefficient poisson est le rapport entre la déformation transversale et
longitudinale, dont la valeur varie de 0,15 à 0,32.

Condition de fissuration du béton

Les phénomènes de dilatation étirent le béton de telle façon que l’allongement résultant compasse
le raccourcissement imposé par le retrait, si l’élément du béton était libre de se déformer. Le retrait
augmente avec le temps et la tension interne également. Si elle dépasse la limite de rupture, la
fissuration se produit.

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21

L’adhérence

Le béton armé est une masse essentiellement hétérogène, mais il bénéficie du fait que les
dilatations du béton et de l’acier sont très voisines à tel point que l’on peut calculer le BA comme une
pièce homogène ayant :

 En compression les propriétés du béton ;


 En traction celle de l’acier.

La possibilité de combinaison et de résistance durable est due à :

 L’absence de réaction chimique nuisible entre la pate du ciment et l’acier ;


 L’adhérence ou colmatage entre le béton et l’acier.

NB : c’est ce qui a permis l’utilisation du béton armé, comme matériau de construction.

EXERCICES

1) Déterminer l’allongement d’une barre d’acier dont le diamètre est égal à 20mm, la longueur
L= 10m, soumise à une charge de traction de 10tonne et sachant que son module d’élasticité
E= 1000 000kg/cm².
2) Quelle est la force de traction qui peut causer un allongement de 3mm à un acier doux,
sachant que le Ø de l’acier est de 20mm et sa longueur vaut 10m et le module d’élasticité
vaut 21 x 105kg/cm²
3) TP : Une poutre en BA de 10m de long subit une variation de température de 400c, sachant
que le coefficient de dilatation est égal à 12 x 106. De combien s’allonge- t- elle ?

1) Données : Ø=20mm=2cm, L=10m=1000cm, F=10t=10000kg et E=100 000kg/cm²

Inconnues :

FL  2 3,14  2 2
L = ? On sait que L = OR S=   3,14cm 2
ES 4 4

1000 10000
 L   3,18cm D’où L =318mm
3,14  1000000

2) données : Ø=20mm=2cm, L =3mm=0,3cm et L=10m=1000cm et E= 21 x 105kg/cm²= 2100


000kg/cm²

Inconnues :

FL L  E  S  2 3,14  2 2
F= ? On sait que L =  F= OR S=   3,14cm 2
ES L 4 4

0,3cm  2100000kg / cm 2  3,14cm 2


 F= 19782kg d’où F=19,782T
100cm
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CHAPITRE V : LES ARMATURES

Les aciers sont utilisés pour constituer les armatures du béton armé. Les aciers utilisés sont :

 Le rond lisse (Acier doux)


 Les aciers à haut adhérence (crénelés et torsadés)
 Les treillis soudés
 Les tôles découpées et étirées
 Les aciers doux ont comme nuance : FeE22, FeE24 ET feE34

Les nombres 22, 24 et 34 représentent la limite d’élasticité nominale en kg/mm² à la traction et à la


compression. Ces deux valeurs étant égales, nous synthétisons leurs limités d’élasticités dans le
tableau ci- dessous :

Nuance de l’acier en en'


bars Kg/cm²
FeE22 2160 2200
FeE24 2350 2400
FeE34 3340 3400

 Acier à haute adhérence

Dans le but d’augmenter l’adhérence entre acier et béton, on utilise des armatures présentant une
forme spirale, et qui la plus part ont subit un traitement mécanique leur conférant une limite
d’élasticité très élevée. Ils ont comme avantages :

 Non emploi des crochets aux extrémités ;


 Longueur d’encrage moins grande ;
 Haute résistance à la traction,

Les armatures à haute adhérence sont reparties en 4classes :

FeE40A, FeE40B, FeE45 et FeE50

Les armatures de FeE40A et FeE40B différent rien qu’à ce qui concerne leur possibilité de façonnage.

Tableau des limites d’élasticités des aciers à haute adhérence

Classe FeE40A et FeE40B FeE45 FeE50


Ø 40 32 16
Limite d’élasticité Bars Kg/cm² Bars Kg/cm² Bars Kg/cm²
en = en' , Ø>20 4120 4200
en = en' , Ø<20 3920 4000 4410 4500 4900 5000

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23

LA RESISTANCE ADMISSIBLE

Lors des applications, il est nécessaire de définir pour le béton comme l’acier, la valeur max de la
contrainte que chaque matériau peut supporter avec suffisamment de sécurité, pour les éléments de
construction. Cette valeur max (limite) de contrainte est appelée contrainte admissible.

Elle ne doit pas être dépassée dans les matériaux considérés (béton ou acier). Soumis aux charges
appliquées à la construction. La contrainte admissible pour l’acier théoriquement est égale à :

2 2
de la limite d’élasticité à la traction comme à la compression. D’où   en'
3 3

Pour les sollicitations des premiers genres qui sont :

 La traction
 La compression

Mais les règles des calculs de construction en BA montrent que la contrainte admissible ci-dessus
n’est valable que pour les aciers présentant une limite d’élasticité supérieure à 3340 bars.

en
La contrainte admissible de l’acier doit être frappée d’un coefficient de réduction égal à
3340

(Quand la limite d’élasticité : en < à 3340bars) ; Pour les aciers ayant une limite d’élasticité inferieur
à 3340 bars.

2 en 2
a  en  (Pour les aciers doux ou rond lisse) et a  en (Pour les aciers à haute
3 3340 3
adhérence)

LES ESSAIS POUR LES ACIERS DE BETON ARME

L’essai de traction de l’acier s’effectue par l’enregistrement graphique de l’allongement d’une


éprouvette normalisée en fonction de la charge.

Diagramme de l’essai de traction

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24

OA : zone élastique

AB : palier de ductilité

BCD : zone de déformation permanente

CD : zone où se produit la striction (cassure)

La partie OB : correspond à la période de la déformation élastique, ici les allongements sont


sensiblement proportionnels aux charges. C à d que si l’effort ou la charge ne plus là, alors la pièce
reprend sa longueur initiale. Le point B marque la fin de la période élastique et la charge
correspondante F est celle de limite élastique.

La partie BCD : correspond à une période de déformation permanente où les allongements ne sont
plus proportionnels aux charges. Pour un effort F l’allongement est a1. Si on supprime l’effort F, la
pièce conserve son allongement a1.

Le point D : correspond à la phase de rupture de la pièce. En effet pour un effort Fr la rupture


s’effectue après la réduction de la section qu’on appelle striction.

L’essai de traction permet de définir plusieurs grandeurs caractéristiques du métal essayé tels que :

 La limite d’élasticité ;
 La contrainte de traction de l’acier ;
 L’allongement relatif de l’acier tendu ou la déformation ;
 Le module de Young de l’acier : E=21 x 105, selon AFNOR.

DIAGRAMME DES NUANCES DES ACIERS

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25

DEUIEME PARTIE : CALCUL DU BETON ARME

CHAPITRE I : PIECE SOUMISE A LA TRACTION SIMPLE

Définition : une pièce est dite soumise à la traction simple, lorsque les forces s’exerçant sur
elle ses réduisent à une force unique N parallèle à la ligne moyenne et passant par son centre de
gravité tendant à allonger la pièce. Dans une pièce en béton armé sollicitée en traction simple, le
centre de gravité du béton coïncide avec celui des aciers et une telle pièce est appelée Tirant.

LA CONSTITUTION DES PIECES TENDUES


La constitution des pièces tendue est analogue à celle des pièces comprimées, c.à.d. toutes
comportent des armatures longitudinales et transversales. Toute fois dans les pièces tendues comme
les armatures longitudinales ne risque pas de flamber et si ces armatures sont d’une seule longueur,
alors les armatures transversales ne jouent aucun rôle dans la résistance de la pièce. Ce sont des
simples barres de montage, destinées à maintenir les aciers longitudinaux dans leurs positions
respectives (respect d’enrobage)
Elles seront alors des barres de petite section dont l’espacement sera sensiblement égal à la
petite dimension de la section du béton.
Par contre si les armatures longitudinales ne sont pas d’une seule longueur c.à.d. s’il existe
des recouvrements, il fondra augmenter les armatures transversales dans cette zone qui devront
équilibrer l’effort d’écartement.
CALCUL DES PIECES TENDUES
Formules et règlements

Étant donné que la mesure de sécurité du béton est négligée dans le calcul pour les pièces
soumises à la traction, les aciers seuls doivent pouvoir résister à l’effort appliqué. La section des
aciers doit être telle que, la contrainte normale de traction σa reste inferieur ou égale à la contrainte
admissible des aciers. σa ≤ σa

N
On sait que la contrainte normale de traction : σa=
As

Avec : σa = contrainte normale de traction

N = effort de traction
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26

2
As = section des aciers mis à place, σa = σen, avec : σen= limite d’élasticité des aciers
3

La valeur de la contrainte admissible définie ci-dessus est fonction de caractéristique


mécanique de l’acier. On peut être amené à utiliser pour une contrainte admissible σa une valeur
inferieur en fin de limité ou d’éviter la fissuration du béton ( règle de CCBA 68 Article 49) CCBA=
calcul de construction en béton armé. La valeur à considérer pour la contrainte admissible σa est
alors limitée par la plus grande de valeurs suivantes :

Kn  f  kb
σ1 =   et σ2 = 2,4
  1  10f  

Avec : k= coefficient numérique dépendant de conséquence de fissurations de l’ouvrage et


son aspect pour lequel les valeurs sont les suivantes :

K= 1,5x106 si la fissuration est moins nuisible et ne compromet pas ni la conservation de


l’acier ni la durée de l’ouvrage.

K=106 si les fissurations des zones tendue sont préjudiciable parce que les éléments
considérés sont exposés aux intempéries ou peuvent être noyer alternativement ou immergé en eau
ou encore être exposé aux abris ou aux brouillards.

K= 0,5x106 si les ouvertures de fissures sont très préjudiciables parce que les éléments
considérés sont exposés à un milieu agressif ou ils doivent assurer une étanchéité.

ᶯ = coefficient de fissuration qui est égal à 1 pour le rond lisse. Pour les autres aciers la valeur
de ᶯ(Netta) est fixée par les fiches d’identification. Ainsi pour les barres à haute Adhérence ᶯ= 1,6

Ø= diamètre des aciers en mm

As
wf= pourcentage de fissuration défini par :
Bf

avec : As= section des barres tendues et Bf = section du béton

En résumé la valeur de la contrainte admissible sera la plus petite de valeurs déterminée


2
par : σen et le max de σ1 et σ2
3

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27

Dimensionnement des pièces soumises à la traction

Dans ce type de problème la donnée est la force de traction à équilibrer par le tirant soit N.
on se fixe σa ≤ σa et on calcul alors la section minimale des aciers donnée par la formule suivante :

N
As=
a

On a déduit le diamètre et le nombre des barres à positionner, à se référant au tableau de


caractéristique dimensionnel des aciers.(cfr C5L)

La section du béton est alors déterminée par une condition appelée condition de non fragilité
qui est : Asxσen>Bxσbr

On sait en effet que la résistance à la traction du béton est faible et incertaine. Pour que le
tirant ne soit pas fragile, il faut disposer une quantité d’armature minimale pour qu’il ne se rompe
pas lors que le béton se fissure ; c à d la force reprise par les aciers doit être supérieur à celle de
rupture du béton.

En prenant : As =section des aciers

B =section du béton, σen = Limite d’élasticité de l’acier et σbr = Contrainte de rupture du


béton

*la farce maximale équilibrée par les aciers vaut : As x σa

*la force de rupture du béton est égale à :B x σbr

*la condition de non fragilité est alors : As x σen > Bxσbr

1
En admettant que la contrainte admissible du béton σb = σbr on obtient alors
3

AS  en N
Asx σen >3B σb d’où B< ou B =
3b 3b

La section du béton doit également permettre un enrobage suffisant des armatures et


permettre un recouvrement éventuel.

Connaissant As et B, on peut vérifier les conditions de non fissuration. Pour cela on calcul les
valeurs de σ1 et σ2 définies précédemment et on s’assure que la valeur de σa choisie est compatible
avec le max. si ce n’est pas le cas, on recommence les calculs avec la valeur de σa inferieur à la valeur
choisie.

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28

EXERCICES

1) Soit un tirant des dimensions 25x25 armé de 4Ø20. Le béton est en CPA 325 dosé en
350kg/m3. Il supporte un effort de traction de 20T. les aciers sont de nuance FeE40A (σen=4120 bars)
et σb=7kg/cm². Le contrôle stricte du béton prouve qu’après vérification, les contraintes dans les
aciers sont de l’ordre de : 1) 2746,6 ; 2) 1333,33 ; 3)1591,35 ; 4) 7008,65; 5) 7008,65
2) Soit à déterminer les armatures d’un tirant devant supportée un effort de traction
de 26T. les armatures sont de nuance FeE22. la contrainte admissible du béton σb= 5,8bars, sachant
que la fissuration est peu nuisible. Cette section est de : 1) 17,72 cm² ; 2) 14,94cm² ; 3) 14,66cm² ; 4)
18,72cm² ; 5) 16,18cm².
3) Soit à déterminer l’effort axial de traction N admissible pour les pièces dont la
section est représentée sur la figure ci-dessous. Les armatures sont de nuance FeE22, la pièce est
exposée aux intempéries et la contrainte de référence a pour valeur σb=5,8bars. Apres calcul nous
sommes libre de dire que cet effort est de : 1) 14,66 T ; 2) 8,03T ; 3) 11,77T ; 4) 14,40T ; 5) 16,02T

N° 1

Données :
B=25 x 25 = 625cm², N= 20T = 2000kg et FeE40A ou σen = 4120bars = 4200kg/cm²
A=4Ø20
Inconnues :
2 2
σ1= ? et σ2= ?, on sait que σa = σen = x4200= 2800kg/cm²
3 3
(3,14x 2²) N N 20000
A=4Ø20= 4  12,56cm² orA=  a    1591,35kg / cm ²
4 a A 12,56

k  f  As 12,56 106  1,6  0,02 


σ1=   or wf=   0,02 , d’où σ1=  
  1  10xf  B 625 20  1  10  0,02 

kb
σ1= 1333,33kg/cm² et σ2= 2,4 donc σ2= 2,4 1,6  106  b , Cherchons σb

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29

N N 20000kg
Si B= alors σb= , σb= d’où σb= 10,66kg/cm²
3b 3b 3  625cm ²

1,6  106  10,66


D’où σ2= 2,4 =7008,65kg/cm²
20

En résumé la valeur de la contrainte admissible sera la plus petite de valeurs déterminée


2
par : σen et le max de σ1 et σ2, D’où a =1333,33kg/cm²
3

N° 2

Données : N=26T=26000kg, FeE22= 2200kg/cm² et σb= 5,8bars

Inconnues

N 2 2
As= or σa= en d’où σa =  2200  1466,66kg / cm ² , As=
a 3 3
26000kg
 17,72cm ²
1466,66kg / cm ²

N° 3

Données

  162
B= 25X25= 625cm², As= 4Ø16= 4x  803,84mm²  8,03cm ² , σb= 5,8kg/cm² et
4
FeE22= 2200kg/cm²

Inconnues:

N 2 2
N=? si As=  N  As  a , Or σa= en , σa =  2200 d’où σa= 1466,66kg/cm²
a 3 3

N= σa x As

N= 1466,66kg/cm² x 8,03cm² = 11777,2798kg = 11,77T

TP : 4) trouver l’armature d’un tirant de section B=(30x30cm²) qui doit résisté à une force de
traction N= 28T, sachant que la contrainte admissible des aciers σa= 1400kg/cm² et σb= 20kg/cm²

Données : B= 30 x30 =900cm², N = 28t, σa = 1400kg/cm² et σb = 20kg/cm²

N 28000
As= = = 20cm²
a 1400

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30

CHAPITRE II: PIECE SOUMISE A LACOMPESSION SIMPLE

II1 Définition : une pièce est dite soumise à la compression simple, lorsque les forces
s’exerçant sur elle ses réduisent à une force unique N parallèle à la ligne moyenne et passant par son
centre de gravité tendant à raccourcir la pièce. Ex le cas d’un pilier symétriquement chargé.
CAS D’UN PILIER SYMETRIQUEMENT CHARGE

II2 Influence de la dimension de la pièce

Si nous soumettons à la pièce fig3 un effort de compression dirigé suivant son axe, cette
compression sera suffisamment faible et il se produira un raccourcissement élastique proportionnel à
l’effort appliqué. Si l’effort de compression augmente jusqu’à une certaine valeur, la pièce s’incurve
brusquement (cfr fig4). Elle prend une forme courbe et finie par se rompre sous une charge inferieur
à celle qui aura provoquée la rupture d’une pièce courte de même section transversale.

Les phénomènes décrits ci-dessus ont reçu le nom de flambement. On dit que la pièce
flambe. La valeur d’effort de compression a partir du quelle se produit le flambement s’appelle
charge critique.

La susceptibilité d’une pièce au flambement est définie par son élancement l’anda (λ) donné
lc
par la formule suivant : λ = dans d’autre manuels lc=lf = longueur du flambement de la pièce,
i

I
i= rayon de giration de la section du béton, i =
S

Avec : I = moment d’inertie de la section, S= surface ou aire de la section transversale

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31

Ix bh 3
Pour un rectangle : ix = or Ix = et s = b x h
S 12

bh3
12 = bh 3 h2 h2 h h h 2 3 h 2 3
D’où : ix = = = = = = = =
bh 12bh 12 12 3 4 2  3 2  3
2
43  
h2 3 h 3 h 3 b 3
= , d’où : ix = et iy =
12 6 6 6

c 3
Pour un carré : IX +IY = =
6

 2  2
Pour un cercle : S = et Ix=
4 64

 4
64 =  4  4 2 2 2 
D’où : i=ix = Iy = = = = =
 2
64   2 16 16 4 4
4

La longueur du flambement lc d’une pièce est fonction de la longueur libre lo et de la nature


de liaison des extrémités.

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32

Enc Encastré Articulé Encastre Encastre Poteau


astré au au pied et aux extrémités ment rigide aux ment aux encastré
pied articulé à la tête extrémités extrémités avec
possibilité de
translation

lc = lo lc=lo lo lc=lo lc=0,7lo


lc= lc =
2xlo 2 2

lc= 0,7lo pour la colonne encastrée dans un massif de fondation ou assemblée à des poutres
de plancher. lc= 0,9 pour d’autre cas ; par exemple pour la colonne de façade.

ELANCEMENT

lc
λ =
i

Si l’anda est inferieur ou égal à 50, on ne tient pas compte du flambement. On parle d’une
pièce courte, une pièce dont les dimensions sont telles que l’on n’a pas à se préoccuper du
flambement.

Considérons une pièce rectangulaire des dimensions a x b

Avec : a = petite dimension de la section de la pièce.

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33

lc Ix lc lf
Nous aurons : λ = sachant que ix = alors λ = ≤ 50  λ = ≤ 50
i S i ba 3
12
ab

lf lf lf lf 12
λ= ≤ 50  λ = ≤ 50  λ = ≤ 50  λ = ≤ 50
ba 3 a2 a a
12  ab 12 12

lf 50 lf
 λ= ≤  λ = ≤ 14,4
a 12 a

Par les calculs analogues, on obtient pour les sections courantes les résultats donnés par le
tableau ci- après :

rectangl hexagone Octogone cercle couronne


e

lf lf lf lf lf
≤ ≤ 13,2 ≤ 12,8 ≤ ≤ 17,7
a ht ht D D
14,4 12,5

Il est certain que l’excentrement des charges sur les poteaux augmente le risque de
flambement, ces derniers sont par ailleurs dangereux lorsque les proportions du poteau sont

H
supérieur à : a = dans cette expression : H représente la hauteur du poteau.
15

a= la plus petite dimension de la section du poteau. Ce sont généralement les poteaux des
façades et les poteaux d’angle qui sont sollicités par les charges excentrées.

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34

II3 Constitution des pièces comprimées

Nécessité des armatures

Les armatures longitudinales assurent une résistance convenable au moment que l’on
néglige en supposant que l’effort de compression est centré. Les armatures longitudinales sont
celles disposées parallèlement à l’axe longitudinal de la pièce. Ces dernières ne doivent pas avoir des
croches aux extrémités, car ils entrainent une poussée au vide. Ces aciers longitudinaux favorisent
l’équilibre sous l’effort de la flexion, ils participent à l’effort de compression avec le béton, ils
résistent aussi avec le béton au phénomène de flambement.

Les armatures transversales maintiennent les armatures longitudinales dans leurs positions
respectives te les empêchant ainsi de flamber.

NB : 1) a part les armatures transversales, Ilya aussi les épingles, frètes, cadres et étriers.

2) la où l’effort tranchant est max cela que l’on insert les armatures transversales.

3) les armatures transversales luttent contre l’effort tranchant.

Rôle :

- Elles s’opposent à l’expansion (état d’un corps qui croit en volume) latérale
du béton, augmentent la résistance du poteau à la compression et au flambement.
- Elles relient les armatures longitudinales entre elles
- Elles permettent la position adéquate des armatures longitudinales et le
respect de l’enrobage réglementaire.

Détermination de la section des armatures

Une colonne en B A soumise o une force axiale N, subit un raccourcissement. L’effort est
partagé à deux parties : Na et Nb

Avec : Na = effort pris par les armatures

Nb = effort pris par le béton.

Si nous désignons par : a = contrainte normale des aciers

a = contrainte admissible des aciers

b =contrainte normale du béton

b =contrainte admissible du béton


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35

N= effort normal

n ou m = coefficient d’équivalence ou d’homogénéité

AS = section des aciers

B section du béton

Wf= pourcentage d’armatures

Na 2
Alors nous pouvons dire ce qui suit : a = et a = en
As 3

Na
As= et Na = As x a
a

Nb
B=  Nb = B x b de ce qui précède nous pouvons dire que :
b

N=Na + Nb  N = As x a + B x b (2)

 a B
Dans (2) mettons As et b en évidence pour avoir : N = As  b or on sait que
 b As 

a  B 
m=n=  N= As  m  b
b  As 

As
N = As  m  b   B  b  N= As m b + B b  Asm b =N-B b
As

N  Bb
  As = si N = Asm b + B b alors B b = N- Asm b
mb

N  Asmb
 B=
b

N  Bb N  Asmb
As = B=
mb b

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36

As
On sait que le pourcentage des aciers est de : wf =
B

En pratique le pourcentage des armatures longitudinales est compris entre 0,6 ≤wf≤0,8

Remarquons ce qui suit :

a) Si N > B b , la section de l’armature doit être calculée car la section du

béton seule ne peut supporter cet effort.

b) Si N < B b , la section de l’armature ne peut être calculer, dans ce cas nous


prévoyons des armatures des constructions constitués par des rond lisse de Ø10, car la
section des armatures est inferieur à zéro. Certaines règles admettent que le Ø des barres
d’étriers soit le quart de celle longitudinale et son espacement soit ≤ à 15 fois le Ø des
barres longitudinales.

1
Øt  L
4 e  15L

Øt=0,3 ØL

Avec : Øt = diamètre des armatures transversales


e = espacement des cadres pour les poteaux
ØL = diamètre des armatures longitudinales
II4 Les pièces frétées
Le frettage consiste à ceinturer le béton au moyen des armatures appelée frètes ; ces frètes
s’opposent à l’expansion du béton et augmente la résistance de la pièce. Ils peuvent être constitués
par :
- Les cadres carrés entourant les armatures longitudinales et suivant le contour
des pièces de forme carré. (fig1)
- Des barres repliant en forme d’épingle comme représenté sur la figure a et b
- Des frettes circulaires formant des anneaux entourant les armatures
disposées en Ellice circulaire contenu (fig. e)
Le frettage peut être utilisé dans le but d’obtenir :
*la ductilité à la rupture
*la résistance aux chocs et aux efforts localisés

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37

*l’augmentation de la contrainte de compression admissible.


RMQ : concernant l’utilisation des frettages en raison de son exécution délicate, il ya intérêt
à réserver les frettages à certains problèmes particulier tels que l’exécution des pieux et de les évités
autant que possible dans le cas courant.

Figure – Nappes de frettes en épingles à cheveux alternées

EXERCICES

1) Soit un pilier intérieur de 30 x30 cm soumis à une force de compression N = 73 T .


a) Vérifier le flambement si le pilier est encastré à ces extrémités et la hauteur
sous plafond étant de 2,80m.
b) Trouver le nombre d’armature de Ø16, sachant que la contrainte admissible
du béton est de 67,5kg/cm², celle des aciers étant de 2400kg/cm² et n=15.

Solution

Données

B= 30 x30x=900cm², N= 73 T = 73000kg, lo= 2,80m = 280cm, a =2400kg/cm²,

b =67,5kg/cm² et n=15
Vérification du flambement

lo 280 I a 3 30 3
lc= = =140cm or i = = = =8,66
2 2 S 6 6

lc 140
  =16,16
i 8,66

On voit que 16,16 est de loin inferieur à 50.

lc 140
Pratiquement  50   4,66  50 donc la pièce ne peut pas flambée
a 30

Détermination de nombre d’armature de Ø16

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38

Suivant ce qui précède, nous avons raison de dire qu’il n’y aura pas d’armatures nécessaires.
Qu’à cela ne tienne, vérifions par la formule, pour voir si le béton seul peut supporter la charge N

B b = N  900 x 67,5 = 60750kg ; on voit que B b < N d’où la nécessité des armatures.

N  Bb 73000 60750


As=   12,09cm 2  1209mm 2
nb 15  67,5

As
D’où le nombre d’armature est égal à avec : s = section d’une pièce
s

1209 1209
Nombre= 2
  6,016  7 barres de Ø16
16 200,96
3,14 
4

2) Une pièce rectangulaire de dimensions 15 x 20 cm de section, transmet au sol


de fondation ne charge de 30 T. déterminer la section des armatures si la contrainte
admissible des aciers est de 1400kg/cm² et celle du béton 69kg/cm²,n=7

Données

a=15cm, b=20cm, N=30T=30000kg, a =1400kg/cm², b =69kg/cm² et n=7 et B= 15 x 20cm =


300cm²

Condition de calcul des armatures

B b <N or B b = 300 x 69 20700kg<30000kg, d’où calcul des armatures.

N  Bb 30000  300  69


As=   19,25cm 2
nb 7  69

Interrogation

3) Sachant que le diamètre des barres longitudinale est de 20 mm, calculer la


section d’armature d’un poteau, le diamètre des étriers ainsi que la contrainte des aciers, de
30 x 30 cm de section, dont la contrainte admissible du béton est de 63,3kg/cm²,n=15. Le
poteau est sollicité par une charge de 80T qui agit axialement.

Données

B=30 x30cm = 900cm², b =63,3kg/cm² et N= 80T= 80000kg et n= 15

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39

N  Bb 80000 900  63,3


As=   24,25cm 2
nb 15  63,3

Øt= 0,3ØL=0,3x20mm=6mm

a
On sait que n=  a  n  b  a  15  63,3  949,5 kg/cm²
b

4) Déterminer la force portante de la section ci-dessous, sachant que la


contrainte des aciers est égale à 950kg/cm² et n=15, lc= 3m, et les aciers sont de FeE22

Données

B=25 x25cm= 625cm², a =950kg/cm², m=15 et FeE22= 2200kg/cm²

N  Bb
On sait que As=  N  Asnb  bB or As=
nb
 2 3,14  162 a a 950
4   4  8,038cm 2 et  m  b    63,3kg / cm 2
4 4 b m 15

N=8,038x15x63, 3+625x63,3 d’où N=471994,96kg=47,195T

5) Une pièce carrée en béton de 14,6 cm ² de coté est armé de 4Ø20. b

=50kg/cm² et a =1200kg/cm², n=15. Si le flambement est négligeable, alors la charge brute


que peut supporter la pièce (poids propre y compris) est de l’ordre de :

1)30t ; 2)25t ; 3) 15t ; 4) 20t ; 5) 5t

Données

 2 3,14  202
C=14,6cm et B=14,6x14,6=213,16cm², As= 4   4  12,56cm 2 , m=15,
4 4

b =50kg/cm² et a =1200kg/cm²

N=Asm b +B b
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40

N=12,56x15x50+213,16x50=20078kg soit N=20,078T

6) On considère un pilier carré de 6Ø12, devant supporter une charge de 20T,(


poids propre y compris ) le flambement n’est pas pris en compte, la contrainte du béton est
de 50kg/cm² et celle des aciers est de 1200kg/cm² m=20. dans ces conditions le coté de la
section du pilier mesure :

1)14,6cm ; 2) 10,7cm ; 3) 16cm ; 4) 25cm ; 5) 35cm

Données

 23,14  122
As= 6Ø12 = 6   6  6,7824cm 2
4 4

a =1200kg/cm² et b =50kg/cm², m=20 et N=20T = 20000kg

N  Bb
As=  N  Bb  Asnb
nb

N  Asnb 20000  6,7824 20  50


B   264,35cm 2  265cm 2
b 50

a= B  265  16,2  16cm

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