SOMMAIRE
INTRODUCTION…………………………………………………………............
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I. DEFINITION DES
TERMES…………………………………………………….
1. La
Religion……………………………………………………………
…………
2. Mythe………………………………………………………………
……………..
3. Réalité……………………………………………………………
……………….
II. RELIGION MYTHE OU
REALITE……………………………………………
1. Religion
mythe………………………………………………………………
.
2. Religion
réalité………………………………………………………………
.
3. synthèse…………………………………………………………
………………
CONCLUSION………………………………………………………
……………..
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INTRODUCTION
« Mourir pour une religion ne prouve pas qu'une religion soit
véritable ou divine; cela prouve tout au plus qu'on la suppose
telle. Un enthousiaste, en mourant, ne prouve rien sinon que le
fanatisme religieux est souvent plus fort que l'amour pour la
vie ».
Cf : Jean Meslier.
Cependant : « Le vrai mystère de la religion : il y a des gens
pour la pratiquer », disait José Artur.
Face à de telles affirmations, une question s’impose. Celle de
savoir si la vérité dont se réclame toutes les religions est-elle
vrai ou une pure imagination ? En d’autres termes, LA RELIGION
EST- ELLE MYTHE OU UNE REALITÉ ? .
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I- DÉFINITION DES TERMES
1) La Religion
D’un point de vue sociologique , on nomme « RELIGION »
l’ensemble des croyances et des pratiques relatives à un
domaine sacré séparé du profane, liant l’homme ou en une
même communauté morale tous ceux qui y adhèrent à une
puissance qui les dépassent tout en les reliant entre eux et
manifestant sous des formes très diversifiées leurs rapports à
Dieu , au sacrée ou au divin . En vrai, il n’existe aucune
définition apodictique de la religion. Il est important de notifier
que la religion n’est pas seulement le faite de « croire en
Dieu » puisqu’il y a des religions sans Dieu.
2) Mythe
Ensemble de croyances, de représentations idéalisées autour
d’un personnage, d’un phénomène, d’un événement historique,
d’une technique donnant une force, une importance particulière
à un fait. Elle peut se définir aussi comme l’exposition d’une
théorie, d’une doctrine sous une forme imaginée relatant des
faits non consignés par l’histoire et transmis par tradition.
3) Réalité
Caractère de ce qui est réel, elle peut exprimer aussi
l’ensemble des phénomènes considérés comme existant
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effectivement. Cela désigne aussi Ce qui est physique, concret,
qui peut être ressentie par au moins un de nos 5 sen par
opposition à ce qui est imaginé, rêvé, fictive. Ainsi nous avons
parfois la réalité relative et la réalité absolue.
III. RELIGION MYTHE OU REALITE
1) Religion mythe
La question « y a-t-il du vrai dans les religions ? » est également
centrale pour celui qui ne croit pas et dénonce les religions
comme autant d’illusions. Pour dire que la religion est une
illusion dont les fondements sont anthropologiques, il faut être
en mesure de dire la vérité du religieux, c’est-à-dire la vérité de
l’illusion. Pour l’athée, ce qu’il y a de vrai dans la religion, ce
n’est pas l’objet de la croyance, mais le fondement de celle-ci
qui est tout autre : l’aliénation de la conscience. Pour reprendre
les mots de Feuerbach, « la conscience de Dieu est la
conscience de soi de l’homme, la connaissance de Dieu est la
connaissance de soi de l’homme. À partir de son Dieu tu
connais l’homme et inversement à partir de l’homme son Dieu :
les deux ne font qu’un ». La religion relève donc d’une
aliénation de la conscience humaine qui objective elle-même
sans s’en rendre compte ses propres qualités portées à l’infini.
L’aliénation, c’est précisément cette « carence » de la
conscience, non transparence à soi, « qui fonde l’essence
particulière de la religion ». En somme, si « Dieu était objet
pour un oiseau, il ne lui serait objet qu’à titre d’être ailé :
l’oiseau ne connaît rien de plus élevé, de plus heureux que
d’être ailé L’être suprême pour l’oiseau est précisément
l’essence de l’oiseau [8] ». Cette théorie de l’aliénation de la
conscience religieuse est de toute première importance pour
comprendre les développements postérieurs de l’anthropologie
du religieux chez Marx, Nietzsche et Freud, mais aussi le statut
même de la religion dans l’esprit de notre temps : que le
rapport de création de l’homme à Dieu se soit inversé dans la
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conscience ordinaire en une invention de Dieu par l’homme. Il
ne reste pas à la marge de cette pensée, voltaire Lorsqu’il
dit : « Ce n’est pas Dieu qui a créé l’homme, mais l’homme qui
a créé Dieu ».
2) Religion réalité
Y a-t-il du vrai dans la religion ? Cette question, aujourd’hui
largement occultée, est tout à fait décisive pour celui qui croit,
qui adhère par tradition ou par choix à une religion, et pour
celui qui ne croit pas, l’athée.
Pour celui qui croit, parce que sa croyance ne peut avoir de
sens pour lui qu’autant qu’il l’estime avoir un objet véritable.
Sans cette conviction sa croyance s’écroulerait. Ce que l’on
qualifie aujourd’hui de mythe ne vivait dans la conscience d’une
population que pour autant que celle-ci le pensait vrai. Le
mythe n’est pas un mythe pour celui qui y croit, c’est une
vérité. Il ne devient mythe que pour celui, l’ethnologue, le
psychanalyste, le philosophe ou autres, qui n’y croient pas.
Lorsque l’objet de la croyance est jugé comme faux ou fictif, le
maintien de la croyance n’est plus possible ou relève de la
simulation et de l’hypocrisie. La sincérité de la croyance est liée
à la vérité présumée de l’objet de la croyance. Cette
détermination fondamentale de la croyance ou de la foi renvoie
à un caractère intrinsèque des religions – lesquelles ne se
réduisent pas bien sûr à la foi en Dieu –, à savoir que chaque
religion se pense comme vraie et pose les autres comme
partiellement ou totalement fausses. Cette dimension de la
vérité, qui fut longtemps affirmée comme décisive par les
religions elles-mêmes, fait aujourd’hui l’objet d’un silence
pudique qui tient principalement à deux raisons.
La première tient à ce que dans l’âge séculier, qui est le nôtre,
le sens s’est distingué de la vérité. Alors que la vérité est
considérée comme l’objet propre de la science, la religion
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relèverait d’un autre ordre, celui du sens. La force des religions,
tiendrait à ce qu’elles donnent un sens à la vie, sans que la
question de la vérité ne soit posée. Dans un entretien, intitulé
Le Triomphe de la religion, Lacan disait ceci : « On ne peut
même pas imaginer comme c’est puissant la religion La religion
va donner un sens aux épreuves les plus curieuses, celles dont
les savants eux-mêmes commencent à avoir un petit bout
d’angoisse. La religion va trouver à ça des sens truculents. Il n’y
a qu’à voir comment ça tourne maintenant, comment ils se
mettent à la page » Alors que ce texte semble reposer sur la
séparation entre sens et vérité et marquer la puissance de
donation de sens de la religion par opposition au savoir
hypothétique et sans cesse réélaboré des sciences, Lacan fait
usage de la notion de « religion vraie ». À son interlocuteur qui
lui demande alors : « Qu’est-ce que cela veut dire “la religion
vraie” », il répond « il y a une religion vraie, c’est la religion
chrétienne », sans donner le moindre commencement
d’argument et comment le pourrait-il ? Qui puisse justifier ce
postulat. Il y a bien sûr quelque chose d’extravagant à faire de
la vérité une affirmation péremptoire sans arguments et sans
preuves, comme à la façon d’un maître de vérité qui ne serait
rien d’autre qu’un tyran de l’esprit, mais il y a aussi, peut-être,
chez Lacan la perception du rapport intrinsèque, bien que
occulté, entre religion et vérité : « Il s’agit simplement de savoir
si cette vérité tiendra le coup, à savoir si elle sera capable de
sécréter du sens de façon à ce que l’on en soit bien noyé. »
Sans doute voit-il que le sens religieux n’a de sens que s’il est
perçu comme sens vrai. Or, la prétendue distinction, très
largement répandue, entre sens et vérité de la croyance est
l’une des conditions de l’occultation de la question du vrai dans
les religions. L’effet corrélatif de cette distinction des domaines
entre sciences (vérité) et religions (sens) est la mise à l’écart de
la philosophie qui fait les frais de cette redistribution : remise
en question dans sa prétention à la vérité scientifique, d’un
côté, elle serait également bien impuissante dans la production
du sens, sinon dans la déconstruction de celui-ci, de l’autre.
La seconde raison pour laquelle les religions sont plutôt
discrètes dans leur prétention à la vérité tient à ce que cette
prétention a été l’instrument des persécutions, des cruautés et
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des violences les plus extrêmes. La prétention à la vérité
marquée du sceau de la divinité ou de l’absolu peut devenir une
arme sanglante lorsqu’elle est liée au pouvoir. Plus encore dans
le cas des religions prosélytes : il n’y a de salut pour personne
en dehors de la vérité. C’est pour sauver l’âme de l’hérétique
athée, juif ou autre que l’Inquisition les portait au bûcher. Cela
est encore valable aujourd’hui, en particulier dans l’islam, à
travers le wahhabisme d’où dérive une part importante de
l’islamisme intégriste barbare de notre temps. Mais là il s’agit
surtout de détruire l’impur (c’était déjà valable pour
l’Inquisition) à la fois dans le monde musulman et évidemment
en dehors de lui.
Mais précisément, ce déplacement de la vérité vers la
conviction, si important pour l’acceptation mutuelle des
religions, occulte la question de la vérité sans aucunement
l’annuler. Chaque religion continue de se rapporter à elle-même
comme vraie et de s’opposer aux autres comme fausses, mais
reste publiquement discrète sur ce point. La paix civile en
dépend.
3) Synthèse
La religion est-elle un mythe ? Formule de scandale, formule
polémique. C’est pourquoi la réponse sera double : oui et non,
car il y a du mythe dans certaines couches de la pensée
religieuse. De nos jours Chaque religion continue de se
rapporter à elle-même comme vraie et de s’opposer aux autres
comme fausses, mais reste publiquement discrète sur ce point.
La paix civile en dépend. Ce déplacement de la vérité vers la
conviction, si important pour l’acceptation mutuelle des
religions, occulte la question de la vérité sans aucunement
l’annuler.
Pour sortir des guerres effroyables de religions, où l’opposition
entre religion vraie et fausses religions on a inventé
progressivement un élément décisif, aux XVIe et XVIIe siècles le
concept de tolérance des religions. Cela fut un long processus à
la fois théorique et institutionnel. Le premier édit de tolérance
fut bien sûr l’Édit de Nantes (promulgué en 1598), mais celui-ci
comportait encore une distinction entre la religion vraie (le
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catholicisme) et la religion prétendument réformée (= RPR, à
savoir le protestantisme). Pour que la tolérance puisse atteindre
la plénitude de son concept, il fallait que cette différence
s’effaçât. Il fallait considérer autrement les religions, d’un point
de vue qui permettait de leur accorder un statut identique, une
égalité de dignité pleine et entière. À l’orthodoxie devait se
substituer une autre notion, telle qu’elle n’opposât pas les
religions entre elles, mais les rendît compatibles et co-
existantes, malgré leur prétention à la vérité exclusive. Cette
nouvelle approche des religions a été théorisée par l’admirable
Pierre Bayle. À l’orthodoxie, il oppose l’orthopraxie. Ce qui fait
l’authenticité de la foi, ce n’est pas l’objet de la croyance, mais
la sincérité de celui qui croit. Or si les religions étaient
incompatibles du point de vue de la vérité, elles deviennent
parfaitement compatibles considérées du point de vue de la
conviction. La conviction d’un chrétien ne vaut pas plus ni
moins que celle d’un juif ou d’un musulman. La différence
s’établit ici entre la sincérité et l’hypocrisie, et non plus entre la
vérité et l’erreur. À cet égard il n’y a aucune différence entre
les religions, elles sont d’égale dignité et peuvent coexister
sans se nier. Ce qui était auparavant considéré comme un
entêtement dans l’erreur, un aveuglement devant la vérité
devient désormais résistance fondée sur la liberté, c’est à-dire
en définitive sur la dignité de l’homme. C’est au vu de la
transformation de cette vérité religieuse en conviction et
mettant en jeu la dignité fondamental de l’homme autrement
dit Sa liberté que Le philosophe Alain justifie sa pensée lorsqu’il
dit : « La religion condamne la religion. Ce n’est pas l’école qui
est sans Dieu, c’est l’Église qui est sans Dieu ». Mais
précisément, ce déplacement de la vérité vers la conviction, si
important pour l’acceptation mutuelle des religions, occulte la
question de la vérité sans aucunement l’annuler. Chaque
religion continue de se rapporter à elle-même comme vraie et
de s’opposer aux autres comme fausses, mais reste
publiquement discrète sur ce point. La paix civile en dépend.
Aussi sachons que Le mythe le socle de toute représentation
sacrée :
En effet le mythe est considéré comme une histoire sacrée, et
donc une « histoire vraie », parce qu’il se réfère toujours à des
réalités. Le mythe cosmogonique est « vrai » parce que
l’existence du monde est là pour le prouver ; le mythe de
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l’origine de la mort est également « vrai » parce que la
mortalité de l’homme le prouve, et ainsi de suite.
Cela étant dit, il ne faudrait pas croire que dans le monde des
humains, certaines choses sont sacrées et que d’autres sont
profanes en elles-mêmes : rien de ce qui peuple notre monde
n’est en soi sacré ou profane : tout ce qui est sacré à un certain
moment de l’histoire humaine peut très bien devenir profane et
inversement.
L’hom-oreligiosus semble ainsi s’inspirer, d’une façon ou d’une
autre, de la pensée mythique, c’est-à-dire d’une réalité
métahistoire. La religion n’est pas une théorie abstraite qui
résiste à la raison. Elle est justifiée parce qu’elle émerge d’un
discours lointain, suprahistorique, qui formera la base de son
développement historique antérieur.
La quête de repères et de sens, l’interrogation sur le mal, la
souffrance, la justice et la mort ont poussé l’humain à absorber
une partie de la pensée mythique pour la réutiliser, même en
partie, dans le quotidien. La diversité des religions pourrait donc
s’expliquer par la diversité des structures mythiques. Mais, en
dépit de cette diversité, il existe une certaine conception du
sacré acceptée par toutes les religions. C’est au vu de cela que
Henri Bergson a pu dire que : « La religion est une création
défensive de la nature contre la représentation, par
l’intelligence, de l’inévitabilité de la mort ». « Que deviendra
l’homme, sans Dieu et sans immortalité ? Tout est permis »
disait Fiodor Dostoïevski.
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CONCLUSION
Il semblerait ainsi que le sacré soit l’acmé du mythe
métamorphosé en une réalité socio-historique mais Reste un
outil indispensable dans le contrôle de l'état de nature de
l'homme Et participe à la Canalisation des pulsions Pour
contrôler le débordement des meurs. Dès lors, la rythmicité
sacrée du mythe s’illustre tout particulièrement dans les rituels,
dans la périodicité d’un geste paradigmatique à travers lequel
quelque chose se révèle comme durable dans le flux universel.
Cette rythmicité sacrée est alors proche de la litanie, du
leitmotiv. En conséquence, le temps social se présente comme
une durée précaire, qui mène à la mort en tant qu’elle est une
perte, alors que le temps mythique, parce qu’il est sacré,
permet de penser une circularité sans perte, puisque la mort
est toujours pensée comme renaissance.
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