Manuel de SVT pour 4ème au Tchad
Manuel de SVT pour 4ème au Tchad
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T EI
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VE
Edition : 2016
Collection : Ecole et savoirs
Avant – Propos
Conception :
Sous la direction de :
A. GEOLOGIE
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1. Objectifs
2. J’observe
Le globe terrestre présente des aspects divers, résultats de plusieurs activités externes
et internes. L’homme intervient également dans la modification de l’environnement par
l’exploitation des ressources naturelles.
3. J’expérimente/Je vérifie
- Recherche autour de toi ce qui peut faire l’objet d’études géologiques.
4. J’apprends
La Géologie (du grec geo = Terre, et logos = Science) est l’étude de la planète Terre dans
sa composition, sa structure, son histoire, son évolution. Alors que la Géographie (du
grec geo = Terre, et graphos = qui écrit, décrit) est la description de la Terre.
Les phénomènes étudiés, observés, ont des durées extrêmement variables : de quelques
fractions de secondes à plusieurs dizaines de millions d’années. La Géologie ne se limite
pas à l’étude de la Terre dans sa forme actuelle.
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L’âge de la Terre est estimé à 4,55 milliards d’années depuis la solidification de la croûte
originelle jusqu’à la période actuelle. L’histoire de la Terre a été divisée en ères, elles-
mêmes divisées en systèmes possédant de très nombreuses subdivisions.
A l’échelle du globe terrestre, la position des continents, la forme des océans n’ont pas
toujours été celles qu’elles sont aujourd’hui. La dérive des continents, c'est-à-dire le
déplacement des continents les uns par rapports aux autres, semble avoir été une
conséquence de l’ouverture des océans qui aujourd’hui les sépare.
La Pétrographie étudie les paysages et la description des roches tandis que la Pétrologie
étudie les mécanismes de formation des roches.
Elles servent à préparer les itinéraires, à repérer les points et à s’orienter. Elles utilisent
les cartes topographiques élaborées à partir des photographies aériennes.
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Les méthodes géochimiques consistent à doser dans les matériaux de l’écorce terrestre
quelques caractéristiques chimiques comme le pH, la concentration d’un élément ou
d’un groupe d’éléments, etc.
La première phase est un travail de terrain, au cours duquel des échantillons soit de
roches soit de sols ou de fossiles, sont prélevés.
La seconde phase est un travail de maison ou de laboratoire, au cours duquel les divers
échantillons prélevés sont l’objet d’études et d’analyses plus profondes à l’aide
d’appareils appropriés, tel que le microscope. A la fin des travaux, un rapport est rédigé,
différentes cartes géologiques sont élaborées et exploitées dans le but d’améliorer les
conditions de vie de l’homme.
C’est une technique de repérage des objets éloignés, par l’intermédiaire d’ondes
électromagnétiques réfléchies ou émises par des objets, depuis la lumière solaire
jusqu’au rayonnement radar. La télédétection est mise au point à partir de la
photographie aérienne.
5. Je m’exerce
6. Je retiens
La Géologie (du grec geo = Terre, et logos = Science) est l’étude de la planète Terre dans
sa composition, sa structure, son histoire, son évolution. La Géologie analyse
l’environnement de l’Homme, les objets étudiés appartiennent essentiellement au monde
minéral. Leur taille varie de l’infiniment petit (structure microscopique), au très grand
(plusieurs milliers de kilomètres dans le cas de l’écorce terrestre).
La géodynamique étudie les mouvements de la surface de la Terre causés par des forces
externes ou internes (érosion, séismes, volcanisme, déformations…).
Les géologies utilisent des méthodes variées dont les plus connues sont : les méthodes
cartographiques, les méthodes géologiques, les méthodes géophysiques et les méthodes
géochimiques.
7. Je m’entraîne
8. Lexique
Ere : espace de temps de longue durée qui commence à un point déterminé. Par exemple
le Quaternaire.
Topographie : discipline qui étudie la représentation graphique des formes de terrains
avec ses détails.
Affleurement : le fait d’apparaître à la surface de la terre ou de la mer.
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1. Objectifs
2. J’observe
3. J’expérimente/je vérifie
A partir de ces observations, définis ce que c’est qu’un paysage au sens géologique du
terme.
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4. J’apprends
Un paysage est défini par un relief, une végétation, des cours d’eau, des affleurements
de roches et les activités de l’homme (l’habitat, l’agriculture, l’industrie etc.)
Chaque paysage est fonction d’un climat spécifique, ainsi le paysage du désert est
différent du paysage de la forêt équatoriale. Un paysage garde des traces témoins du
climat passé qu’il a traversé.
Le climat
L’ensemble des circonstances
atmosphériques et météorologiques
(humidité, température,
précipitations) constituent le climat.
Ce climat favorise la destruction de la
roche qui à son tour améliore le
développement de la végétation. Cette
végétation peut arrêter le processus
d’érosion et accélérer ceux de
l’altération. Le sol ainsi constitué est
un équilibre à sauvegarder. ❺Un sol compacté revêtu de cuirasse. (photo CNC 2008)
L’érosion
L’érosion résulte d’un ensemble de processus qui dégradent les reliefs : écroulements,
éboulements, glissements de terrains, qui fragmentent la roche. On note entre autres, la
décomposition chimique, le vent, le gel action des eaux de ruissellement. L’érosion peut
accentuer les reliefs créant des dénivellations. L’érosion est donc le résultat de plusieurs
actions exercées sur le relief en le nivelant.
Toutes les roches de l’écorce terrestre n’ont pas les mêmes caractéristiques bien que
situées au même endroit. Leurs propriétés physiques et chimiques ne sont pas
identiques et par conséquent, ne présentent pas la même résistance face aux agents
d’érosion.
Les sols sont formés à partir de l’altération des roches en surface et elles contiennent
des substances minérales. Grâce à leurs racines, les plantes puisent dans le sol ces
éléments minéraux dissouts. Ces derniers sont indispensables à la vie de la plante verte
qui les utilise pour sa propre croissance. Ces éléments minéraux sont facteurs de la
répartition des végétaux dans la nature. Certains végétaux prolifèrent sur des sols
riches en silice, d’autres, ont pour prédilection les sols riches en calcaire, etc.
Le relief
Le relief détermine souvent l’épaisseur des sols. Dans les régions de montagnes à fortes
pentes, les eaux de ruissellement et d’infiltration emportent les éléments minéraux et les
dissolvent dans les bas-fonds. Ainsi donc, certaines plantes adaptées peuvent y pousser.
L’action de l’homme
Le climat
On appelle cours d’eau, les eaux de surface comme les fleuves, les rivières, les torrents
qui peuvent se jeter dans les lacs ou dans les étangs etc.
Le lit d’un cours d’eau est en partie déterminé par la cohérence des roches rencontrées.
Dans les cours d’une rivière, les sinuosités (méandres) sont provoquées par la présence
de roches très cohérentes qui sont souvent contournées. Les vallées étroites encaissées,
les gorges se situent dans les régions à relief dont les roches qui les constituent sont
solubilisées dans l’eau, les étangs, les rivières, les marécages sont formés grâce à la
présence des couches imperméables dans le sous-sol.
Le relief
L’importance de la pente d’un relief détermine la vitesse d’écoulement des eaux. Quand
l’eau coule rapidement, elle creuse des ravins au niveau des flancs. Les torrents
entraînent les blocs et les galets qu’ils ont arraché de leur lit. La partie aval du fleuve et
de la rivière située dans les plaines a un courant lent. Seules les petites particules sont
charriées.
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Le climat
Le climat détermine la densité des cours d’eau. Dans une région humide les cours d’eau
sont nombreux et leur débit est important. Contrairement aux régions arides, les cours
d’eau sont saisonniers. En saison sèche, le débit est nul mais il est important en saison de
pluies.
L’intervention de l’homme
L’orientation
Pour s’orienter, le Nord géographique ou NG est indiqué par une flèche dirigée vers le
haut de la feuille : c’est le Nord vrai. On indique aussi le Nord magnétique ou NM (qu’on
peut déterminer à l’aide d’une boussole). On constate qu’il existe une différence entre
NG et NM appelée déclinaison magnétique, qui varie en fonction du lieu et de l’année.
Elle est exprimée en degrés ou en grades.
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Le positionnement
Un point sur une carte est donc déterminé par ses deux coordonnées : il suffit d’abaisser
une perpendiculaire sur les côtés de la carte à partir d’un point donné.
Exemples
L’échelle
L’échelle est le rapport distance sur la carte/distance réelle horizontale sur le terrain. Par
exemple sur la carte de Mongo, 1/200.000 signifie que 1 cm sur la carte correspond à
200.000 cm sur le terrain soit 2 km.
Le relief
Le relief est représenté par deux catégories d’éléments : les point côtés et les courbes de
niveaux.
Les points côtés sont des points dont l’altitude est indiquée.
Les courbes de niveau sont des lignes reliant tous les points de même altitude. La
différence entre deux courbes est appelée équidistance. Les courbes dites maîtresses
sont repérées par des traits épais. L’espacement entre les courbes indique l’inclinaison
des pentes : plus les courbes sont serrées, plus la pente est forte, et inversement.
5. Je m’exerce
6. Je retiens
Ainsi un paysage de forêt est différent d’un paysage de savane ou du désert. Le paysage
résulte de l’interaction de tous ces différents facteurs. Tout déséquilibre en faveur de l’un
de ces facteurs entraine l’évolution du paysage dans un aspect contraire.
Pour étudier un paysage, il faut faire recours aux cartes topographiques et géologiques.
Il existe trois grands types de paysage :
- le paysage argileux (assez bonne végétation favorisant le développement de certaines
plantes) ;
- le paysage sableux (sec, sans une végétation) ;
- le paysage latéritique (sol pauvre en végétation, ne favorise pas le développement de
la plante).
Pour réaliser un profil topographie d’une région, on établit d’abord la carte
topographique. Celle-ci fait apparaître les coordonnées et les altitudes. Les courbes de
niveau obtenues permettent ainsi de construire le profil topographique.
7. Je m’entraîne
8. Lexique
Stéréoscopique : vision à trois dimension due au fait que chaque œil perçoit les objets
sous un angle légèrement différents par rapport à l’autre.
Cartes topographiques : papier comportant un plan des formes du terrain avec les détails
naturels ou artificiels qu’il porte.
Tectonique : ensemble des mouvements qui provoquent des déformations des plaques
lithosphériques.
Sinuosité : caractère de ce qui est sinueux c'est-à-dire qui décrit des courbes.
Charrier : déplacer, entraîner
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2. J’observe
Les explosions d’un volcan sont spectaculaires et ont toujours frappé les observateurs.
L’activité d’un volcan se manifeste par l’émission des produits solides, liquides ou
gazeux provenant des zones profondes du globe et s’accompagne d’un formidable
dégagement d’énergie. Les phénomènes volcaniques aériens ou sous- marins, actuels ou
passés expliquent la diversité des éruptions.
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3. J’expérimente/je vérifie
« L’éruption avait éclaté sur une fracture, soudain ouverte le long de la côte orientale de l’île au pied de l’Helgafell, volcan ancien,
en sentinelle là depuis 5000 ans. Cette fissure s’apercevait le premier jour sur un (1) kilomètre et demi de longueur. Ses deux
extrémités disparaissaient sous les eaux de l’océan. Des secousses se succédant sur une trentaine d’heures, la cassure avait
accompagné la genèse, mais une fois ouverte, les séismes s’étaient interrompus cependant que le magma, lui, avait la voie libre
vers la surface. Très liquide parce que très chaude, la lave jaillit alors le long de la faille jusqu’à plus de 100 mètres de hauteur en
un immense rideau incandescent…
Dès lors, l’éruption se développa à la fois par des explosions et des épanchements. Très tôt, la longue et mouvante muraille de
lambeaux de feu se resserra vers le milieu de la fissure jusqu’à n’être plus qu’une colonne de quelques dizaines de mètres de
large -celle-là même qui se dressait toujours et rugissait à quelques centaines de pas de nous à peine. Les millions de mètres
cubes qui étaient continuellement propulsés dans les airs retombaient en majeure partie dans un rayon d’un kilomètre ; seules
les particules les plus fines, portées par les vents, allaient se déposer loin. Cette avalanche ininterrompue s’acculait en un tas
croissant à vue d’œil : le nouveau cône volcanique. Mais ce cône s’était développé essentiellement sur le côté occidental de la
fissure, le côté « terre ferme ». Vers la mer en effet, une colossale courroie transporteuse, la coulée qui débordait par-dessus la
lèvre orientale de la faille, emmenait vers le large les scories et les bombes qui s’abattaient sur elle. (…) en trois semaines les
coulées s’étaient étalées en un vaste demi-cercle, dont le rayon dépassait quinze cent mètres et l’épaisseur par endroit
cinquante. »
Haroun Tazieff, Vingt-cinq ans sur les volcans du globe, Tomme 1, D.R
- Février 1902 : des fumerolles apparaissent au sommet de la montagne. Une odeur de soufre se répand sur Saint-Pierre.
- 22 avril : un séisme est ressenti au Prêcheur.
- 25 avril : à la suite d’une explosion, un énorme nuage de cendres s’échappe par un cratère proche du sommet. Les environs
de Saint-Pierre sont couverts d’une poudre blanche grisâtre. Le même phénomène a lieu les jours suivants.
- 28 avril : il ne pleut pas et pourtant les rivières venant du volcan sont en crue et un lac apparaît dans la caldeira.
- 29-30 avril : les séismes sont ressentis.
- 02 mai : de violentes explosions réveillent la ville. Au-dessus du volcan un énorme nuage de cendres monte à plusieurs
kilomètres.
- 05 mai : plusieurs explosions. Le lac de cratère est éjecté provoquant une collée de boue chaude qui détruit une sucrerie à
proximité de la ville.
- 06 et 07 mai : le tonnerre des détonations s’étend jusqu’à la Guadeloupe, à 160 km. Des blocs incandescents sont projetés
du cratère. Les chutes de cendres s’accroissent.
- 08 mai, à 8h02 : une nuée ardente dévale la pente de la montagne Pelée à la vitesse de 140m/s soit 500km/h et anéantit
Saint-Pierre. Les 26 000 habitants de la ville trouvent une mort instantanée.
- 20 et 26 mai, 06 juin et 09 juillet : des nuées ardentes de moins en moins intenses.
- 30 août : une nuée ardente qui dépasse en intensité celle de 08n mai dévaste une superficie deux fois plus importante, tue
les 2000 habitants de Morne Rouge à 6km de Saint-Pierre.
- D’autres nuées ardentes se produisent pendant le reste de l’année 1902 et en 1903. On en compte au total une soixantaine
d’intensités différentes.
- 21 mai 1903 : on observe au niveau du cratère un cône rocheux clair d’une hauteur d’une centaine de mètres.
- 31 mai : le cône a grandi et sa hauteur est estimée à 400m : c’est une véritable aiguille.
- 09 juillet : une nuée ardente détruit l’aiguille.
- Mi-octobre : une nouvelle aiguille solidifiée, de 100 à 150m de diamètre à la base, se forme dans le cratère. A mesure qu’elle
monte, de gros blocs se détachent de son sommet. Mais sa croissance est si rapide (parfois 20m par jour) qu’elle continue à
grandir. Huit mois plus tard, elle culmine à 310m. aucun géologue n’avait vu pareil phénomène auparavant. L’aiguille finit
par s’écrouler en septembre 1903 lors de l’émission d’une nuée ardente. Sans les écoulements, l’aiguille, qui n’a pas cessé
de croître pendant un an et demi aurait mesuré 850m de haut !
4. J’apprends
Le volcanisme est l’ensemble des phénomènes liés à l’émission d’un magma à la surface du
globe. Il constitue une manifestation de l’énergie interne du globe.
❺Coulée de lave refroidie au Kilauea (Hawaii) ❻Coulée de lave visqueuse en aiguille du mont
Wobu-Urari au Tibesti (Tchad)
Généralement, les laves qui ont une teneur en silice excessive sont dites « froides »
(900°C environ). Elles ne coulent presque pas et forme un « dôme » ou une « aiguille » à
la sortie de la cheminée. C’est le cas des édifices volcaniques du Tibesti.
Les laves intermédiaires sont moins riches en silice (55%) que les laves visqueuses. Ce
sont des laves andésitiques. En se refroidissant, elles donnent naissance aux andésites.
Les bombes volcaniques sont des lambeaux de laves projetés dans l’air et qui,
avant de retomber, subissent un mouvement de rotation, prenant la forme
ovoïdale. La forme de ces bombes est fonction de la viscosité de la lave qui leur a
donné naissance. Une lave fluide donne des bombes en forme de fuseau,
terminées par une ou deux extrémités recourbées. Les magmas très visqueux
donnent des bombes en croûte. La dimension des bombes varie de quelques
centimètres cubes à plusieurs mètres cubes.
Les scories : la projection de scories ne se produit que dans les volcans à laves
très fluides. Le magma très riche en gaz est monté très haut dans la cheminée. Les
gaz se dégagent rapidement, les bulles viennent crever la surface de la lave et, en
éclatant, arrachent des lambeaux de laves qui sont projetés dans les airs et
retombent à proximité du cratère, participant à la formation du cône volcanique.
Les lapillis : ce sont des produits solides éjectés par des explosions ayant leur
siège dans le cratère du volcan. Leur diamètre est compris entre 2mm et 2cm. Ils
sont, en général, constitués par des fragments de vieilles laves solidifiées.
4.3.1 Eruption hawaïenne (du type des volcans des Îles Hawaï dans le Pacifique Sud)
4.3.2 Eruption strombolienne (du nom de Stromboli, volcan de l’archipel des Îles Lipari)
4.3.3 Eruption vulcanienne (du nom de Vulcano, volcan des Îles Lipari)
Le volcanisme péléen est caractérisé par des explosions d’une extrême violence avec
production d’une nuée ardente. La viscosité très grande du magma empêche celui-ci de
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15 Caldeira : Le mont Pinatubo est un volcan de type explosif, situé au centre de l'île de Luçon aux
Philippines. Après son éruption de juin 1991, le sommet du volcan a cédé sa place à une caldeira (large
cuvette circulaire d'origine volcanique) d'environ 2 kilomètres de diamètre, occupée par un lac.
4.4 Les phénomènes volcaniques secondaires
L’activité volcanique du globe terrestre ne se manifeste pas seulement par des éruptions
volcaniques. D’autres phénomènes plus discrets, témoignent d’une activité en sommeil
ou ancienne. Quand on s’éloigne d’une éruption volcanique, dans l’espace ou dans le
temps, on remarque des phénomènes volcaniques secondaires : geysers, fumerolles,
sources thermales…
Les geysers (de l’Irlandais « geyser » qui signifie le « jaillisseur ») sont des sources
d’eau chaude et de vapeur jaillissant à une hauteur de plusieurs mètres au-dessus du
sol. Il s’agit en somme d’une véritable éruption, mais une éruption d’eau atteignant
une centaine de degré Celsius. Les geysers projettent de l’eau phréatique (eau
provenant des précipitations atmosphériques infiltrée dans le sol) lorsque celle-ci
est portée à la température d’ébullition par les vapeurs et les gaz volcaniques,
provenant d’un magma encore chaud.
Les observatoires installées à différents points du globe terrestre, les travaux des
géophysiciens, des vulcanologues et des chercheurs, les plongées sous-marines… ont fait
avancer la connaissance sur les éruptions volcaniques. En effet, « lorsque la pression
diminue, la solubilité des gaz présents dans le magma diminue… Si on transforme un
magma épais, homogène, en un mélange magma-bulles, ce dernier mélange, plus léger
que le magma, va avoir tendance à monter. En montant, il va se décomprimer, donc le
nombre de bulles va augmenter, rendant l’émulsion encore plus légère et ainsi de suite…
En fonction de la viscosité du magma, les bulles peuvent être petites ou grosses.
Les 2/3 soit 66% des volcans actifs sont groupés autour de l’océan Pacifique. Dans cette
zone appelée « ceinture de feu », leur répartition est très irrégulière : 45% aux arcs
insulaires du Pacifique occidental et 17% seulement aux marges du Pacifique de
l’Amérique du Nord et du Sud. L’arc indonésien est particulièrement riche en volcans
actifs. De tous les volcans actifs connus, 25% seulement se trouve en dehors du pourtour
de l’océan Pacifique. Les archipels de l’océan Pacifique central représentent 3%, l’océan
indien 1%, les Îles de l’Atlantique et les volcans sous-marins connus 13%. Les 7%
restant se répartissent dans la mer Méditerranée, l’Asie mineure et à l’intérieur des
continents, en particulier dans le grand rift est-africain.
d) La thermométrie
La surveillance thermique, mesure des variations de températures des sources et
surtout des fumerolles, montre souvent une élévation de leur température avant les
éruptions.
D’autres méthodes telles que l’étude des comportements des animaux, du magnétisme,
de la photographie spatiale en infrarouge peuvent contribuer à la prévention d’une
éruption volcanique. Toutefois aucune de ces méthodes, prise individuellement, ne
permet une prévision sûre. Seul le recoupement de toutes ces sources d’informations
fournit les résultats nécessaires à une prévision efficace.
29
5. Je m’exerce
6. Je retiens
Un volcan est un édifice construit par l’accumulation des produits des différentes
éruptions successives. Il est formé de trois (3) parties principales : un réservoir de magma
en profondeur, une (ou plusieurs) cheminée qui fait communiquer le réservoir avec la
surface et enfin à l’extérieur tout ce qui constitue l’appareil volcanique.
Le volcanisme est l’ensemble des phénomènes liés à l’émission d’un magma à la surface du
globe. Il constitue une manifestation de l’énergie interne du globe.
Les produits rejetés lors d’une éruption volcanique sont, entre autres, les laves, les gaz, les
bombes, les cendres…
Les éruptions volcaniques se décomposent en trois grandes phases.
1. La phase prémonitoire ou annonciatrice de l’éruption (grondements souterrains,
secousse du sol) ;
2. La phase paroxysmale au cours de laquelle le volcan émet des produits (explosions,
écoulements), l’éruption atteint le plus haut degré ;
3. La phase post-éruptive marquant la fin de l’éruption.
Les appareils volcaniques peuvent se regrouper en quatre types : type hawaïen (effusif),
type strombolien (mixte), type vulcanien (explosif), type peléen (explosif).
L’activité volcanique du globe terrestre se manifeste également par des phénomènes plus
discrets. Dans l’espace ou dans le temps, on remarque des phénomènes volcaniques
secondaires : geysers, fumerolles, sources thermales…
7. Je m’entraîne
a) Complète le tableau selon le modèle ci-dessous où, pour chaque type d’éruption tu
indiqueras :
- l’état de la lave : très fluide, peu fluide, visqueuse, très visqueuse…
- l’importance des coulées : absentes, courtes, longues…
- l’importance et le type des projections : cendres, bombes, blocs…
- l’importance des explosions liées à la pression des gaz : rares, faibles, moyennes,
violentes…
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Types d’éruptions
Hawaïen Strombolien Vulcanien Péléen
Caractères
Etat de la lave
Coulées
Projections
Explosions
b) Exploite ce tableau en exprimant sous forme de phrases les liens qui existeraient
entre :
- la viscosité du magma et l’importance des coulées ;
- la viscosité du magma et la possibilité d’échappement des gaz ;
- la viscosité du magma et l’importance des explosions.
8. Lexique
1. Objectifs
2. J’observe
Les séismes ou tremblements de terre sont des phénomènes brusques aux conséquences
très variables.
3. J’expérimente/Je vérifie
« A 10h34min très exactement, une
Parmi les manifestations des activités du globe formidable détonation nous atteint. Une
terrestre, les tremblements de terre ou séismes autre suit à quelques secondes. Puis c’est un
sont de toute évidence, celles qui ont le plus immense grondement souterrain qui se fait
entendre. Il dure vingt trois (23) secondes.
marqué la conscience de l’homme, tant leurs Les murs tremblent, tous les meubles sont
aspects destructeurs sont grands. renversés, des fissures apparaissent tout
autour de nous. Un grand immeuble se
Le texte ci-contre décrit le tremblement de terre balance de l’autre côté de la rue et s’effondre
d’un seul coup. En moins d’une minute, tout
du 19 septembre 1985 à Mexico. n’est plus que décombres. Des incendies
éclatent çà et là, des conduits d’eau se
Activité rompent et inondent les rues.
- Lis attentivement les deux textes puis : Une deuxième série de secousses se font
1. identifie les diverses manifestations d’un sentir 20 minutes plus tard. Moins fortes,
elles finissent tout de même par faire tomber
séisme. ce qui est encore debout. »
2. déduis-en une définition du séisme. Témoignage d’un habitant de Mexico,
3. détermine les trois phases d’un séisme et à la suite du séisme du 19 septembre 1985.
(35 000 morts)
donne en un titre.
Le 17 janvier 1995 à Kobe au Japon s’est produit « Il y avait des secousses à la fois
un tremblement de terre d’une magnitude 7,2 verticales et horizontales. Je ne pouvais
sur l’échelle de Richter. Le sol a vibré pendant 40 pas me tenir debout », raconte une
secondes, laissant 5375 victimes, 260 815 habitante de Kobe. « La secousse a été
ressentie jusqu’à Osaka et Kyoto
blessés et 80 000 immeubles détruits.
distantes de 35 et 80 km. Les dégâts y
sont toutefois plus limités qu’à Kobe. »
4. J’apprends
4.1 Les manifestations d’un séisme
Un séisme est un ébranlement, une rupture brutale du sol provoquée, en profondeur,
par un déplacement brusque des compartiments rocheux de part et d’autre d’une faille.
On observe en général trois (3) phases :
- les signes précurseurs : bruits souterrains semblables aux grondements de
tonnerre. Trépidations faibles ressenties par les animaux qui marquent leur
inquiétude et cherchent à fuir ;
- le paroxysme : cette phase est caractérisée par des successions de secousses de 1
à 2 secondes chacune qui détruisent les édifices.
- les répliques : elles sont moins violentes et de plus en plus espacées dans le mois.
Le lieu d’origine d’un séisme est appelé
foyer. Celui-ci peut être situé à des
profondeurs variables jusqu’à 700 km pour
les séismes les plus profonds.
L’épicentre du séisme est le point de la
surface de la Terre qui est situé à la
verticale du foyer ; c’est aussi le point qui
est atteint le premier par les ondes de
vibration issues du foyer. Autour de
l’épicentre, ces vibrations s’amortissent
❶ Propagation des ondes sismiques
progressivement ; les destructions
occasionnées par le séisme diminuent donc quand on s’éloigne de l’épicentre.
33
Les secousses et les fractures observées à la surface du globe sont, en général les
répercussions de phénomènes qui se déroulent en profondeur.
Un séisme de même magnitude mais dont le foyer est situé à une ou plusieurs centaines
de kilomètres de profondeur ne provoque pas autant de dégâts qu'un séisme dont le
foyer est peu profond.
L'intensité d'un séisme est estimée à partir des effets visibles (dégâts) produits à la
surface (mouvements d'objets suspendus, fissures dans les maisons, etc.). Plusieurs
échelles de mesure existent. La plus connue est l'échelle modifiée de Mercalli (encore
appelée échelle MSK (Medvedev, Sponheuer, Kamik) depuis sa révision en 1964) qui
comprend 12 degrés depuis le I (vibrations ressenties uniquement par les instruments),
jusqu'au XII (dévastation totale).
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Les géologues, après avoir observé les dégâts et interrogé les témoins, déterminent les
zones où le séisme a été ressenti avec la même intensité de l’échelle MSK. Les valeurs
sont reportées sur une carte et les points de même intensité sont joints par une ligne
appelée isoséiste. Les isoséistes déterminent donc les zones d’égale intensité. L’épicentre
est situé dans la zone de plus forte intensité.
La vitesse de déroulement du
tambour est connue. A chaque tour le
stylet enregistreur se déplace sur son
axe. On obtient des tracés parallèles. ❽Schéma du sismographe.
Lors de l’arrivée d’une secousse sismique, les trois familles d’ondes (ondes P, S et L) sont
enregistrées. Après le passage de ces ondes, le sismographe n’enregistre que des bruits
de fond.
Tout autour de l'océan Pacifique et à l'est de l'archipel des Antilles, la croûte océanique
s'enfonce lentement sous les continents. Ce phénomène de subduction provoque
d'importants frottements ; le mouvement qui s'effectue par glissements successifs est à
l'origine des séismes.
Dans ces zones, les foyers sismiques se répartissent le long de plans inclinés (ils sont de
plus en plus profonds lorsque l'on va de l'océan vers le continent). Le plan incliné
correspond à l'angle de plongée de la croûte océanique sous la croûte continentale.
Lors de la collision, les roches sont soulevées, plissées, cassées et broyées le long de
failles. Les séismes sont provoqués par les mouvements de ces failles, déplacements qui
eux-mêmes se produisent lorsque la tension accumulée fait céder les roches.
37
Les foyers de ces séismes peu profonds s'alignent le long des dorsales (chaînes
volcaniques) océaniques des océans Atlantique, Indien et Pacifique.
Ces dorsales océaniques présentent ce que l'on appelle un rift océanique. Ce rift
correspond à un fossé d'effondrement dans lequel de la croûte océanique se forme en
continu par ajout de magma. Entre deux points de la dorsale, la vitesse de production de
magma ainsi que sa quantité produite sont différentes. Ces variations entraînent des
tensions et des réajustements de la croûte océanique, à l'origine des séismes.
Une zone sismique s'étend le long de l'Afrique de l'Est jusqu'en Syrie (Moyen-Orient), en
passant par la mer Rouge. Elle correspond à une grande cassure continentale, large et
profonde, ou fossé d'effondrement, appelée rift continental. Elle est occupée par de grand
lacs (Nyassa, Tanganyika, etc.) et en son centre, son altitude est inférieure au niveau de
la mer. Les deux côtés d'un fossé d'effondrement s'écartent lentement et entraînent de
brusques affaissements à l'origine de séismes à foyers peu profonds.
Les foyers sont regroupés autour d'îles volcaniques dans les océans Indien, Atlantique et
Pacifique (par exemple, Hawaii). Ils correspondent aussi aux diverses zones volcaniques.
38
Les catastrophes sismiques sont plus soudaines et moins prévisibles que les
catastrophes volcaniques. Dans les zones où les séismes sont très réguliers, les habitants
ont opté pour les constructions asismiques dont l’une des extrêmes correspond d’une
part à la maison en carton ou en toile, et d’autre part à la maison en béton armé.
Sur le plan individuel, certaines précautions sont à, prendre avant, pendant et après un
tremblement de terre.
Après le séisme :
- secourir les personnes accidentées ;
- écouter les conseils d’urgence (à l’aide de la radio, auprès des secouristes) ;
- s’éloigner des bâtiments endommagés ;
39
5. Je m’exerce
- Explique l’origine des ondes sismiques.
- Nomme le point de la surface du globe où l’intensité du séisme est maximale.
Comment le détermine-t-on ?
- Compare les vitesses de propagation des ondes P, L et S.
- Explique comment enregistre-t-on les ondes sismiques.
- Explique comment sont répartis les séismes à la surface du globe terrestre.
6. Je retiens
7. Je m’entraîne
8. Lexique
1. Objectifs
A la fin de cette leçon, je dois être capable de :
- observer les déformations des roches
- décrire les déformations des roches ;
- définir les termes et expressions suivants : faille, pli, rejet, plan de la faille,
grabben, horst ;
- expliquer l’origine d’une faille, d’un pli ;
- expliquer la répartition des déformations sur la surface du globe ;
- réaliser un modèle explicatif d’une déformation.
2. J’observe
L’existence de déformations affectant les roches provoque des plis et des failles qui
modifient les reliefs.
42
3. J’expérimente/je vérifie
Les photos ci-dessous montrent une coupe de déformations de roches. Identifie la
déformation correspondant à un pli et la déformation correspondant à une faille. Quelles
hypothèses peux-tu formuler pour expliquer ces déformations ?
4. J’apprends
L’écorce terrestre est constituée de roches de natures différentes. On constate que la
partie superficielle du globe est constituée de reliefs variés : les montagnes, les plaines,
les volcans, les plateaux littoraux, les fonds océaniques, etc. Les roches qui constituent
ces structures ont été plus ou moins déformées au cours des temps géologiques pour
aboutir à des formations géologiques. On distingue des déformations souples ou plis et
des déformations cassantes ou failles.
43
Les plis droits sont symétriques par rapport au plan vertical de l’anticlinal (a). On
observe aussi des plis déjetés (b), déversés (c) ou couchés (d). Si le front d’un pli
couché a glissé sur d’autres terrains, le pli qui chevauche les autres prend le nom de
nappe de charriage (e). Dans un pli déversé ou couché, le flanc renversé, dit flanc
inversé, est souvent étiré. Il peut même avoir disparu. On le nomme pli-faille (f).
Une faille est une cassure de terrain, accompagnée d’un déplacement vertical ou oblique
d’un bloc rocheux par rapport à un autre.
Dans le cas d’un coulissage horizontal (3), les deux blocs glissent horizontalement l’un
par rapport à l’autre. Le déplacement ne se fait pas dans le sens vertical mais c’est un
coulissage horizontal. La faille est un décrochement. Ce type de mouvement peut se
combiner avec des mouvements de distension et de compression.
5. Je m’exerce
- Définis les termes et expressions suivants : faille, pli, rejet, plan de la faille,
grabben, horst.
- Explique comment se forment les plis et les failles.
- Dans quelle région du Tchad trouve-t-on des failles ?
47
6. Je retiens
On distingue deux grands types de déformations : les plis et les failles. Les plis se forment
dans les matériaux souples. Les failles sont fréquentes dans des matériaux rigides comme
les basaltes, les granites… Ces accidents sont témoins de l’activité du globe terrestre : ils
traduisent des mouvements de raccourcissement (convergence) ou d’écartement
(divergence) que subit la partie superficielle du globe terrestre.
Les zones superficielles du globe ayant subi des déformations de grande ampleur
correspondent principalement aux chaînes de montagnes sur les continents, et aux zones
dites d’effondrement (rifts continentaux). On en rencontre également de façon alignée au
fond des océans.
7. Je m’entraîne
8. Lexique
Convexe : qui est courbé, bombé vers l’extérieur.
Concave : qui présente une courbe en creux.
Intracontinental : qui est à l’intérieur d’un même continent.
48
- Communiquer
Représenter graphiquement
par un dessin d’observation ;
par un schéma, un dessin ou un croquis ou encore des diagrammes
ou courbes…
S’exprimer dans un langage scientifiquement et grammaticalement
correct
Présenter son travail avec un souci d’ordre et de soin
- Réaliser techniquement
Employer des techniques d’observation
50
Situation 1
Reproduis la 1ère carte puis complète-la, à l’aide de la 2ème carte en y indiquant les
différentes zones volcaniques. Formule une hypothèse pour expliquer ta réponse.
51
Situation 2
1. Objectifs
2. J’observe
3. J’expérimente/Je vérifie
- Dis comment peut-on qualifier la vitesse de l’onde L, celle des ondes P et S compte
tenu de l’allure de leurs courbes respectives.
- A l’aide d’une règle graduée, repère le temps d’arrivée de chacune de ces ondes à
5000km, à 10 000 km et à 15 000 km de l’épicentre.
d
- Calcule la vitesse de propagation des ondes en utilisant la formule v .
t
- Calcule les vitesses respectives des
ondes P et S à 5000 km, à 10 000 km, à
15000 km de l’épicentre.
4. J’apprends
L’analyse du comportement des ondes sismiques dans les milieux traversés montre que
le globe terrestre est constitué de couches concentriques de nature, d’épaisseur et de
densités variables.
5. Je m’exerce
6. Je retiens
La structure interne du globe est connue à partir de la propagation des ondes sismiques.
Le globe est formé de plusieurs couches concentriques de nature et d’épaisseur
différentes.
De la surface vers le centre, on distingue :
- la lithosphère, rigide externe, de 0 à 100 km de profondeur, constituée de la croûte
terrestre et de la partie externe du manteau ;
- l’asthénosphère, moins rigide, de 100 à 700 km de profondeur ;
- le manteau interne rigide de 700 à 2900 km ;
- à 2900 km, c’est le noyau dont la partie externe est liquide. A 5000 km, le noyau est
solide.
56
7. Je m’entraîne
8. Lexique
1. Objectifs
2. J’observe
Problèmes scientifiques
- Comment expliquer la coïncidence des activités du globe terrestre ?
- Quelle est la structure des continents et des océans ?
58
3. J’expérimente/je vérifie
Compare les cartes de répartitions des volcans, des séismes et des déformations. Réalise
un schéma de synthèse avec la carte de répartition des volcans, des séismes et des
déformations. Que peux-tu en déduire ?
4. J’apprends
La surface du globe terrestre est constituée de zones stables ou plaques, pas ou peu
actives, pouvant être totalement océanique ou comporter à la fois une partie océanique
et une partie continentale. Le domaine continental (continents et plateaux continentaux
littoraux) représente 40% de la surface du globe.
Les plaques, zones apparemment tranquilles, sont limitées par des zones étroites où
volcanisme et séisme sont importants.
Les limites des plaques qui se situent au cœur des océans (océan Atlantique, Pacifique,
Indien…) se présente sous forme de chaînes montagneuses, qu’on appelle dorsales. Elles
se caractérisent par la présence à leur sommet d’un fossé d’effondrement (grabben)
appelé rift, au niveau duquel se manifeste une activité volcanique de type effusif, ainsi
que de nombreux tremblements de terre superficiels.
59
Dans le rift, les basaltes récents ne sont pas recouverts de sédiments. Plus on s’éloigne
de la dorsale, plus la couverture des sédiments est épaisse.
a. Zones de subduction
La lithosphère océanique
froide et dense s’enfonce
dans l’asthénosphère
moins dense située sous
lithosphère continentale.
L’inclinaison de la plaque
plongeante. (ou plaque
subductée) définit par un
plan de Wadati-Benioff
marqué par des
tremblements de terre à
foyers de plus en plus
profonds.
Les foyers des séismes ne se manifestent pas au-delà de 700 km de profondeur, ce qui
est expliqué par la fusion totale de la plaque plongeante et son intégration au manteau
supérieur.
Les zones de subduction se caractérisent également par une fosse océanique (bordant
les chaînes de montagnes continentales) qui n’est rien d’autre que la matérialisation de
60
la flexion de la plaque plongeante. Les séismes profonds rencontrés dans cette zone sont
les conséquences des forces ou contraintes compressives.
b. Zones de collision
Les exemples les plus connus sont les Alpes et l’Himalaya. Dans le cas des alpes, la
collision a eu lieu entre l’Afrique et l’Europe ; et dans celui de l’Himalaya, elle a eu lieu
entre l’Inde et l’Asie. Séismes, métamorphismes et magmatisme profond sont liés à ce
mouvement de collision.
5. Je m’exerce
- Définis ce que c’est qu’une plaque. Comment peut-on caractériser ses limites ?
- Définis ce que c’est qu’une subduction une collision.
6. Je retiens
La surface du globe terrestre est constituée de zones stables ou plaques, pas ou peu
actives, pouvant être totalement océanique ou comporter à la fois une partie océanique et
une partie continentale. Le domaine continental représente 40% de la surface du globe.
Les plaques, zones apparemment tranquilles, sont limitées par des zones étroites où
volcanisme et séismes sont importants.
Dans les zones de subduction, la lithosphère océanique froide et dense s’enfonce dans
l’asthénosphère moins dense située sous la lithosphère continentale.
La collision est la conséquence de la subduction entre une plaque océanique et une plaque
continentale.
Lorsque la croûte océanique séparant initialement les deux continents est totalement
engloutie, les croûtes continentales entrent en contact. Il se produit alors une collision au
cours de laquelle les deux continents s’écrasent, se plissent, se fracturent et se
chevauchent : une chaîne de montagnes naît.
7. Je m’entraîne
A C D E F G H I J B
Abscisse (km) 0 50 150 250 300 400 450 500 550 700
Ordonnée (km) 1 0 -0,5 -0,5 -0,5 0 0,5 0 -1 -0,5
Trace le profil topographique obtenu à partir de ces données.
(Echelle : en abscisse 1 carreau = 50 km, en ordonnée 1 carreau = 1 km)
1 2 3 4 5 6 7 8
Distance des épicentres des
50 150 250 300 400 450 500 600
séismes au point A (km)
Profondeur des hypocentres
450 400 350 300 250 200 150 50
des séismes (km)
62
- Place les foyers de tous les séismes dont la profondeur a pu être déterminée.
- Interprète les données et les représentations graphiques réalisées.
8. Lexique
Courant thermique : la matière chaude véhicule avec elle de l’énergie thermique qui se
dégage sous forme de chaleur.
Cellules de convection : ensemble délimité par des mouvements ascendants et
descendants de matières chaudes.
Plateau continental : partie de la Terre qui prolonge le continent sous la mer jusqu’à une
profondeur de 200m.
63
1. Objectifs
2. J’observe
Problèmes scientifiques
- Comment expliquer la similitude et la complémentarité des continents américains et
africains ?
- Quels sont les arguments et les hypothèses qui fondent la dérivent des continents ?
64
3. J’expérimente/je vérifie
4. J’apprends
L’axe des dorsales correspond à ces montées de magma. Ces courants de très grande
amplitude sont également très lents.
Au niveau de chaque dorsale, deux plaques s’écartent sous l’action d’intenses forces
divergentes, qui s’appliquent à la croûte océanique. Au niveau des rifts, l’épanchement
du basalte émis contribue à la formation du plancher océanique. En effet, en se
refroidissant, la lave se solidifie en croûte basaltique qui comble les espaces libérés par
l’écartement des deux plaques. C’est le phénomène d’accrétion océanique.
66
Au fur et à mesure de sa mise en place, le plancher océanique est entraîné, par des forces
internes, à la manière d’un double tapis roulant vers la périphérie.
La tectonique des plaques est une théorie selon laquelle la partie superficielle de la terre
ou lithosphère est formée d’éléments rigides ou plaques qui flottent et se déplacent sur
l’asthénosphère moins rigide. Ces plaques sont constituées d’une partie du manteau
supérieur surmontée par de la croûte terrestre de nature continentale ou océanique. Les
limites des plaques sont constituées de trois types de frontières de nature distincte : les
zones d’accrétion ou d’expansion océanique, les zones de subduction et les zones de
collision.
Certains fossiles de la faune et de la flore ont été retrouvés seulement en des endroits
précis qui semblent avoir été séparés.
Par exemple, en Afrique australe et en Amérique du sud (au Brésil), on a retrouvé le
même fossile d’un reptile de l’ère primaire dénommé Mésausorus. Si cet animal pouvait
franchir une telle distance à la nage, on devrait le retrouver sur d’autres continents. Ce
qui n’est pas le cas.
Ces divers arguments ainsi que d’autres faits amènent Wegener à formuler sa théorie de
la dérive des continents. Pour lui, tous les continents étaient initialement soudés en une
masse unique, la Pangée.
Celle-ci se serait fracturée, et les fragments dériveraient et se serait séparés migrant
vers plusieurs directions.
La théorie de Wegener fut violemment contestée jusqu’à ce que des faits nouveaux
viennent compléter les explications.
En effet, plusieurs apports ont été fournis par l’étude des fonds des océans, les données
du paléomagnétisme, les alignements des volcans, les vitesses et de rapprochement ou
d’éloignement des plaques…
68
5. Je m’exerce
- Décris comment évolue le plancher océanique lors des mouvements des plaques.
- Cite les arguments qui fondent la dérive des continents.
6. Je retiens
7. Je m’entraîne
8. Lexique
Courant thermique : la matière chaude véhicule avec elle de l’énergie thermique qui se
dégage sous forme de chaleur.
Cellules de convection : ensemble délimité par des mouvements ascendants et
descendants de matières chaudes.
Plateau continental : partie de la Terre qui prolonge le continent sous la mer jusqu’à une
profondeur de 200m.
69
1. Objectifs
2. J’observe
L’exploration des fonds des océans révèle l’existence des dorsales ou rifs océaniques,
parfois accompagnées de chaînes de montagnes sous-marines. Le plancher océanique
formé au niveau du rift par accrétion s’éloigne progressivement de celui-ci. Au niveau
des frontières de convergence, le plancher peut plonger sous une plaque, la chevauchée
ou l’écraser. La matière subit ainsi un cycle de transformation.
Problèmes scientifiques :
- Comment expliquer la circulation de la matière au sein du globe terrestre ?
- Comment expliquer l’apparition des différents types de magma ?
3. J’expérimente/je vérifie
Compare les cartes de répartitions des volcans, des séismes et des déformations. Réalise
un schéma de synthèse avec la carte de répartition des volcans, des séismes et des
déformations. Que peux-tu en déduire ?
70
4. J’apprends
Il alimente les chambres magmatiques des volcans situés au-dessus.Les laves émises
sont visqueuses car elles sont riches en gaz et en silice.Ce volcanisme andésitique est de
type explosif.
71
Une libération de l’énergie interne du globe se produit dans les dorsales, les zones de
subduction et de collision.C’est aussi le lieu où les pressions, les températures varient et
induisent la fusion partielle d’une matière solide en liquide magmatique.La circulation
d’énergie créée les mouvements de convection dans le manteau. La montée des magmas
et leur émission à la surface du globe se font grâce à l’évacuation de cette énergie.
5. Je m’exerce
6. Je retiens
A la limite des plaques, dans les dorsales, les zones de subduction et de collision se libère
une énergie interne du globe.Dans ces zones, les pressions et les températures varient,
provoquant la fusion partielle d’une matière solide en un liquide magmatique. Ainsi, la
fusion partielle des roches profondes des chaines de collision produit un magma. La fusion
partielle du manteau au-dessus de la plaque plongeante d’une subduction forme un
magma andésitique.La fusion du manteau sous les dorsales donne naissance à un magma
basaltique.
Enfin l’altération de toutes les roches fournit des minéraux repris dans un cycle de
transformation qui se passe pendant de millions d’années.Le globe terrestre est le siège
d’une circulation de matière sans cesse qui alimente le cycle des roches.
7. Je m’entraîne
1. Dans les limites de la lithosphère, les zones de collision, de subduction et les dorsales
sont chacune caractérisée par un magma qui lui est propre.
a) Indique la nature des roches magmatiques présentes dans chacune des frontières
des plaques lithosphériques.
b) Précise si ces magmas parviennent à la surface du globe.
2. Décris les facteurs principaux qui interviennent dans la formation d’un magma.
8. Lexique
Performance attendue
- Communiquer
Représenter graphiquement
par un dessin d’observation ;
par un schéma, un dessin ou un croquis ou encore des diagrammes
ou courbes…
S’exprimer dans un langage scientifiquement et grammaticalement
correct
Présenter son travail avec un souci d’ordre et de soin
- Réaliser techniquement
Employer des techniques d’observation
76
Situations d’intégration
Palier 2 : Situation 2
1. Objectifs
2. J’observe
Le magma est un mélange formant une masse pâteuse, visqueuse lors d’une éruption
volcanique. Ces mélanges apparaissent à la surface de la terre par fusion partielle du
manteau supérieur et qui en refroidissant forme une roche magmatique selon les
conditions de mise en place. Ils peuvent également se solidifier en profondeur.
3. J’expérimente/je vérifie
Parmi les roches magmatiques les plus fréquentes, plus de 90% des laves sont des
basaltes. Les trachy-andésites, les phonolites, les rhyolites sont moins abondantes, la
reconnaissance précise d’une roche volcanique n’est pas toujours possible sur le terrain.
79
4. J’apprends
Le basalte
A l’œil nu ou à la loupe, on observe une pâte homogène d’aspect terne contenant des
cristaux brillants. Ces cristaux visibles à l’œil nu sont appelés phénocristaux et les roches
contenant des phénocristaux ont une structure dite porphyrique.
❶ Basalte ❷ Trachy-andésite
❸ Trachyte ❹ Rhyolite
La plupart des roches volcaniques ont une structure microlitique. Lorsque les cristaux
sont bien formés, on dit que les phénocristaux et microlitiques sont des automorphes.
Les microlites et les phénocristaux sont des roches volcaniques séparés par une
substance uniformément noire au microscope polarisant, lorsque le polariseur et
l’analyseur sont « croisés » ; cela explique que le fond homogène de la roche est
amorphe, non cristallisé donc un verre. Ainsi les roches volcaniques formées d’un verre
et des cristaux sont dites roches à structure hétérocristalline. L’obsidienne par exemple
est une roche formée uniquement de verre : elle est appelée roche à structure vitreuse.
82
c) La structure microlitique et la
formation du basalte
Cette analyse prend en compte non seulement les cristaux mais également le verre
volcanique, c'est-à-dire l’ensemble de la roche. Cette méthode, très précise, est
également applicable aux roches non cristallisées formées seulement d’un verre.
La composition chimique apporte une information importante :
- les magmas visqueux sont riches en silice,
- les magmas fluides sont pauvres en silice.
Basalte Trachyandésite
Aspect général Roche sombre Roche claire, blanc L’observation des roches permet
presque noire avec grisâtre avec cristaux aux géologues de :
cristaux - identifier les différents
Cristaux visible à Pyroxène (noir) Feldspath (blanc) minéraux ;
l’œil nu Olivine (verdâtre) Pyroxène (noir) - identifier la roche ;
Cristaux visibles Paillettes de mica, baguettes de feldspath et - connaître la composition
au microscope de pyroxène chimique.
Verre interstitiel Verre amorphe (non cristallisé)
83
Le Granite
Il existe de nombreux
granites différents : des
granites roses, des
granites gris à patine
blanche, des granites de
teinte claire, des granites
de teinte foncée, des
granites à petits grains,
des granites à gros
cristaux…
Les observations à l’œil nu et au microscope montrent que le granite est une roche
entièrement formée de cristaux : c’est une roche holocristalline. Ces cristaux imbriqués
les uns dans les autres ressemblent à des grains dont la taille est de l’ordre du
millimètre : on dit que le granite a une structure grenue. Cette structure permet de
comprendre l’imperméabilité de la roche à l’échelle de l’échantillon.
Du point de vue chimique, le granite est une roche riche en silice : le quartz est de la
silice pure, les feldspaths et les micas sont des silicates (silice associée à de l’aluminium
et à d’autres éléments chimiques).
5. Je m’exerce
Définis les mots et les expressions suivants : éruption volcanique, lave, phénocristal,
microlite, effusive, éruption explosive.
6. Je retiens
Les roches magmatiques proviennent des profondeurs du globe, elles sont stationnées
dans un réservoir appelé chambre magmatique située à environ trente kilomètres de
profondeur, puis remonte au cours de l’éruption. Les fortes températures et pressions
font casser l’écorce terrestre faisant remonter le magma à la surface. Dans le réservoir le
magma se refroidit lentement formant les phénocristaux.
Les magmas secondaires ou anatectiques formés pendant une orogénèse à la suite d’une
fusion partielle ou complète donnent un magma hybride.
7. Je m’entraîne
Un minéral cristallisé a une composition bien définie. Exemple le verre est un mélange
homogène. C’est à partir des cristaux que l’analyse des constituants d’une roche a été
menée. Les minéraux des roches volcaniques sont presque tous formés de silice (le
quartz) ou du silicate.
86
1. Objectifs :
2. J’observe :
3. J’expérimente/ je vérifie
Les roches obtenues ont une schistosité variable et une composition minéralogique qui
dépend de la nature de la roche initiale et son degré de transformation croissant.
88
4. J’apprends
Gisement
L’examen de la carte géologique du Tchad
montre que les roches métamorphiques
affleurent largement dans les massifs de
l’Ennedi et du Guéra.
On appelle schistosité l’aptitude au clivage d’une roche, c’est ce qui est exploitée par les
ardoisiers pour la confection de dalles plus ou moins épaisses utilisées dans la
construction des toitures, etc.
Les minéraux sont orientés dans les roches métamorphiques. C’est ainsi qu’on observe
différents types de métamorphismes en fonction de la variation de la pression et de la
température.
89
Le métamorphisme de contact.
Chauffé à plus de 800°C, le magma granitique fluide monte dans l’écorce terrestre en
digérant les sédiments et schistes cristallins à son contact. Lors du refroidissement lent,
les roches encaissées bénéficient d’apports minéraux. Certaines roches partiellement
digérées restent entourées par le granite. Parfois une augmentation de la température ;
locale provoque une émission interne de fluides minéralisateurs ; l’eau chaude se charge
des éléments solubles au contact du magma (hydrothermalisme).
Après l’érosion des couches de couverture, le granite apparait entouré d’une auréole de
métamorphisme de contact exemple Madagascar et parfois on assiste à des enclaves
profondes.
90
Comme on remonte plutôt dans l’écorce, l’élévation de la température n’est pas très
grande, ce métamorphisme ne fait pas apparaitre de schistosité, les argiles ne
deviennent pas des schistes mais des cornéennes.
Schistes cristallins
Le feuilletage des schistes et de l’ardoise résulte de fortes pressions sur des argiles, ceci
peut se faire également au laboratoire sous une presse hydraulique. Il apparait dans ce
cas un « débit » en feuillets parallèles cependant perpendiculaire à la presse exercée :
c’est la schistosité. Dans l’ardoise, le mica blanc en paillettes apparait et prouve le début
de recristallisation, preuve d’une nouvelle association des éléments chimiques de la
roche.
Roches Cristallophylliennes
Les lits de mica blanc ou noir alternent avec ceux de quartz ; il n’y a pas assez de
feldspath. Ces multitudes lits de mica favorisent le clivage de l’ardoise.
Plusieurs roches établissent un passage très gradué entre le granite typique et le gneiss
typique, par perte de la structure feuilletée : ce sont des roches anatexiques. Gneiss et
micaschistes sont des roches cristallines et feuilletées.
Elles sont appelées des roches cristallophylliennes (en grec cristallon, cristal et phyllon,
feuille).
91
Les quartzites : un grès pur ne contient que du quartz qui subit une recristallisation
métamorphique. Il devient du quartzite blanc compact, très dur.Jadis, les hommes les
utilisaient pour faire des outils de chasse.
Le graphite : carbone qui se forme dans les roches métamorphiques par transformations
des restes végétaux enfouis sous l’effet de la température élevée. Le graphite est utilisé
dans la fabrication des mines de crayons de dessins et des piles atomiques (piles radio).
5. Je m’exerce
- Explique comment reconnait-on une roche métamorphique ?
- Expliquez le processus de formation des roches métamorphiques.
- Décris le métamorphisme de contact et le métamorphisme général.
- Mets dans l’ordre la succession des roches suivantes : argile, micaschiste, schiste,
gneiss, granite. Justifie votre réponse.
6. Je retiens.
7. Je m’entraîne
8. Lexique
Anatexie : processus au cours duquel les roches de la croûte continentale subissent une
fusion partielle ou totale en donnant naissance à un magma.
Débiter : Découper en morceau.
Foliation/feuilleté : ensemble de plans parallèles observés dans les roches
métamorphiques et suivant lesquels cristallisent les minéraux nouveaux.
Clivage : fracture affectant les minéraux selon des plans définis.
Cornéenne : roche compacte, à grains très fins, résultant du métamorphisme de contact.
Hydrothermale : qui se rapporte aux circulations d’eaux souterraines chaudes riches en
fluides minéralisés.
93
1. Objectifs
2. J’observe
Le sable se rencontre très souvent en surface : sur les rives des cours d’eau, au bord de la
mer ou parfois recouvrant des régions entières comme dans les déserts du Sahara. Dans
le nord du Tchad, le sable couvre une grande partie du Borkou, de l’Ennedi et du Tibesti.
3. J’expérimente/je vérifie
4. J’apprends
4.1 Le sable
Les sables sont des roches constituées de grains bien séparés, mobiles les uns par
rapport aux autres : le sable est une roche meuble. Les grains de sable sont de nature
variable etleur taille varie de 0,02 à 2mm. Ce sont, pour la plupart, des grains de quartz
très dur composé de silice pure : le sable est une roche siliceuse.
a) La perméabilité
Placez différents échantillonsde sables dans un entonnoir sur lesquels vous versez la
même quantité d’eau, mesurez respectivement les temps d’écoulement.Examinez les
grains au microscope. Quelle est l’influence de la dimension des grains sur la plus ou
moins grande perméabilité du sable ? Comment se comportent les sables ?
Si avec le même dispositif expérimental, on utilise de l’eau boueuse, l’eau recueillie dans
le récipient est plus limpide. Plus les grains de sables sont gros, plus il y a une grande
perméabilité.Le sable se comporte comme un filtre pouvant retenir les débris.
b) L’insolubilité
Dans une éprouvette ou un tube de verre (tube à essai), versons du sable et de l’eau puis
agitons.Après décantation, on se rend compte que ces grains n’ont pas varié. Ceci
explique que le sable est insoluble dans l’eau.
95
c) La pureté
Dans les régions granitiques, on peut voir la formation de sable à partir du granite. Seul
le quartz, très dur et presque inaltérable, résiste bien à un long transport ; les grains de
quartz sont de formes très irrégulières dans le granite.Lorsqu’ils viennent à se séparer
lors de la destruction du granite, ils s’arrondissent lentement. Le sable, formé de grains
qui sont des débris (détritus) arrachés à une roche plus ancienne, transportés puis
déposés, est une roche d’origine détritique.
L’évolution de la forme des grains au cours de leur transport par les agents naturels (eau
et vent) permet de comparer l’accumulation actuelle et les dépôts anciens.Dans le lit des
fleuves ou des rivières se forment des bancs de sable et graviers. Au niveau de la
granulométrie, les grains sont plus gros dans le cours supérieur et plus fins vers
l’embouchure. Les grains de quartz provenant des roches grenues ou métamorphiques
érodées, se polissent et s’émoussent. Ces grains sont abandonnés tout près dans les
cours d’eau inférieur, Les lacs et cuvettes intérieures,(Tchad, Niger), les estuaires
(Sénégal) ou le delta (Nil).Ces sables fluviatiles, polis dans l’eau, restent brillants.La mer
les étale sur les plages dont ils forment la plus grande partie. La mer érode également les
falaises. Les grains de sables marins sont plus grossiers à cause de leur transport plus
localisé.
Les sables fluviaux et marins sont souvent remaniés par le vent et deviennent des sables
de dunes continentales.Cependant certains sables proviennent directement de l’érosion
des plateaux désertiques et sont appelés sables éoliens.Ces sables s’épaississent
toujours à leur bordure.
Les observationsdes sables anciens ont montré que 90% des sables sahariens sont
éoliens, mais à chaque fois il y a un mélange avec les sables des dépôts fluviatiles,
lacustres et marins (dépression de Kanem au Tchad). Ils sont les témoins d’un climat
antérieur moins aride et d’une période de la mer (Mer paléo Tchadienne). Pour
remédier à cela l’examen des grains et des fossiles est déterminant.
4.2 Le grès
Le grès est une roche sédimentaire constituée à 50% de granulés dont les dimensions
vont de 60µm (micromètre) à 21mm et, pour la moitié d’une matrice siliceuse, argileuse
ou calcaire qui constitue le ciment.La cimentation naturelle des grains de sables explique
la formation des grès :l’eau s’infiltre dissolvant une petite quantité de silice ou
calcaire(coquilles enfouies).
96
Un grès est donc un sable cimenté : un ciment siliceux réunit les grains de quartz. On
peut donc déduire que de l’eau a circulé entre les grains, entraînant un peu de leur silice
puis, en la redéposant, forme le ciment.
Sur certaines terrasses des vallées fluviales, dans les cônes de déjection des torrents et
sur les côtes rocheuses, on trouve les blocs anguleux, des galets plus ou moins arrondis,
des graviers plus petits, des sables grossiers ou plus fins. Tous ces matériaux
proviennent de la destruction des roches compactes et roulés par les eaux ou
conglomérat
5. Je m’exerce
6. Je retiens
Le sable est une roche sédimentaire meuble parceque les grains de sable coulent entre les
doigts.Ces grains sont translucides, incolores anguleux ou émoussés.
Le sable est perméable et insoluble. Ainsi, dans le lit des fleuves et rivières se forment des
bancs de sable et gravier.Leur granulométrie, grossière dans le cours supérieur, elle est de
plus en plus fine vers l’embouchure : roulés par le courant, les grains de quartz issus des
roches grenues ou métamorphiques érodées, se polissent et s’émoussent.Ils sont
abandonnés aux basses eaux dans le cours inférieur, dans les lacs et cuvettes intérieures
(Tchad,Boucle de Niger).Les estuaires (Sénégal)ou Delta (Nil).
Le grès est une roche cohérente solide, il est constitué de grains de quartz soudés entre
eux par un ciment souvent siliceux. Le grès est imperméable car l’eau ne pénètre pas dans
un échantillon.
Le sable et le grès sont utilisés par l’homme dans la fabrication du verre (vitres,,
bouteilles), dans le sablage des pièces métalliques avant peintures (voiture, coque de
navire etc.), confection du mortier de construction et pour les dallages, les pavés, les
meules à aiguiser …
7. Je m’entraîne
8. Lexique
1. Objectifs
2. J’observe
L’argile et les roches argileuses se rencontrent très souvent dans les plaines
d’inondation : dans les lits des cours d’eau ou parfois recouvrant des régions entières
comme dans les régions du centre et du sud du Tchad.
3. J’expérimente/je vérifie
Modelons une coupe en pâte argileuse plastique dans un entonnoir puis versons de
l’eau. Qu’observons-nous ?
De l’argile cuite au four se colore plus ou moins suivant la teneur en oxydes qu’elle
contient. Ecrasons un fragment de jarre ou de canari et mélangeons les résidus avec de
l’eau. Peut-on obtenir une pâte plastique ? Pourquoi ?
Décris les différentes caractéristiques de l’argile : solidité, dureté, action de l’eau, action
de l’acide chlorhydrique, action de la chaleur.
4. J’apprends
L’argile est une roche sédimentaire tendre, plastique, à l’aspect terreux et qui constitue
parfois d’énormes masses qui englobent des roches d’autres origines.
La détermination de la composition de l’argile est très difficile, car elles sont presque
toujours produites par la décomposition des roches silico-alumineuses, mêlées à des
détritus très fins.Les minéraux présents dans les argiles sont également appelés
minéraux argileux ou sialites : les montmorillonites, les lillites, la vermiculite, l’haloysite,
la kaolinite.Les dépôts d’argile riches en kaolinites et pauvres en oxydes de fer sont
exploités pour la fabrication des porcelaines.
Activité 1
Activité 2
Quelles sont les propriétés de l’argile qui permettent de l’utiliser pour faire de la
poterie ?
Quand l’argile absorbe de l’eau, elle est facile à modeler donc plastique. Cette plasticité
s’accompagne d’une imperméabilité. Portée à la cuisson, elle devient du ciment donc
permet de faire de la poterie. La porosité de l’argile permet à celle –ci d’absorber de
l’eau.
Nature chimique
L’argile est une roche sédimentaire la plus abondante dans la surface du globe. Elle est
formée de l’accumulation de particules microscopiques disposées en lamelles. Ces fines
particules sont composées de silice et d’aluminium ; ce sont des silicates d’alumine qui
proviennent de l’altération des roches magmatiques et métamorphiques.
Propriétés
L’argile sèche et l’argile humide n’ont pas les mêmes propriétés.L’argile sèche, roche
rugueuse qui s’émiette, elle est poreuse et absorbe l’eau. Quand elle est saturée d’eau,
elle devient imperméable.Cette imperméabilité de l’argile permet de distinguer les
terrains argileux de ceux qui sont sablonneux.
L’imperméabilité de l’argile s’explique par la petite taille des espaces qui séparent les
lamelles des minéraux et le gonflement de ces dernières. L’argile mouillée peut se
modeler facilement parce qu’elle est plastique. En séchant l’argile perd de l’eau,
déstabilisant ainsi la cohésion des particules et la roche devient friable. Une fois les
terrains argileux ravinés par les eaux de ruissellement, on assiste à la formation des
coulées boueuses et à des glissements des terrains.
Les cours d’eaux boueuses sont composées des particules arrachées des berges, dans les
zones argileuses, par les eaux de pluies. Ces particules sont d’origine détritique. Les
particules très grosses se déposent en vases dans l’embouchure des fleuves ou au fond
des lacs (berbère du Tchad).Les plus fines et plates peuvent flotter dans le sens du
courant d’eau pour se déposer après des centaines d’années au fond des océans.
Certaines argiles renferment les restes végétaux et d’animaux (foraminifères du Sénégal,
de côte d’ivoire, du Togo …) ou Lacustre (planorbe du Congo, Diatomées, limnées et
planorbe du Tchad).L’argile est une roche sédimentaire car elle est formée des dépôts
marins, lacustres, lagunaires.De tout ce qui précède l’argile et le sable alternent
fréquemment avec des couches d’épaisseur variable.
5. Je m’exerce
6. Je retiens
Les argiles sont des roches sédimentaires, tendres de coloration variable, mais souvent
rouge ou jaune.Elles sont généralement poreuses, elles forment avec l’eau une pâte
plastique, imperméable, à odeur caractéristique de la terre. La forte cuisson durcit les
argiles et permet de les utiliser dans la fabrication de poterie, briques et tuile. L’argile ne
fait pas effervescence à l’acide chlorhydrique. Les dépôts argileux des mares, berges de
rivières, lagunes ou lacs qui se dessèchent, se fendillent parce que l’argile a perdu de l’eau
et la cohésion des particules a disparu faisant place aux fentes. Le kaolin est une argile très
pure servant à la fabrication de la porcelaine. Les argiles sont constituées des silicates
d’alumine et s’obtiennent par cristallisation d’éléments dissous par les eaux ruisselantes
sur le terrain cristallin.Elles sont entraînées par les eaux de ruissellement et peuvent
s’entasser en argiles sédimentaires.
102
7. Je m’entraine
Prélève un échantillon d’argile dans ta localité, décris à l’œil nu les différents aspects de
l’argile, puis les aspects au microscope.
Après avoir verséquelques gouttes d’acide chlorhydrique sur un échantillon d’argile,
décris ce que tu observes.
8. Lexique
1. Objectifs
2. J’observe
Au Tchad, les roches calcaires affleurent dans le Mayo-Kebbi (Bakeu, Baouré, Tagobo-
Foulbé) d’une part, au Kanem et au nord du Tibesti d’autre part. Elles sont parfois
associées à d’autres roches siliceuses.
3. J’expérimente/je vérifie
Après avoir chauffé du calcaire ou de la craie dans un tube en verre réfractaire muni
d’un tube à dégagement, explique :
- pourquoi l’eau de chaux se trouble en
présence du dioxyde de carbone.
- pourquoi ce trouble disparaît si on ajoute une
grande quantité de dioxyde de carbone.
- pourquoi dit-on que le calcaire est du
carbonate de chaux ou carbonate de calcium.
4. J’apprends
Les calcaires se forment à la surface du globe terrestre : ce sont des roches exogènes. Ce
milieu de sédimentation correspond au milieu de vie des êtres vivants, les calcaires
contiennent souvent de nombreux fossiles.Un affleurement de calcaire permet
d’observer les couches plus souvent horizontales, superposées parallèlement les unes
sur les autres : ce sont des strates.
4.2 Observations
Sur le terrain
Activité 1 :
Sur un échantillon
Observation à l’œil nu
Observation au microscope
Le microscope permet d’observer des éléments constitutifs et la reconnaissance des
microfossiles.
Activité 2 : versons de la poudre de chaux dans de l’eau, agitons, puis filtrons : l’eau de
chaux obtenue est limpide. Mise en présence du gaz dégagé dans le flacon, cette eau
devient laiteuse. Ce gaz est du gaz carbonique.
La solidité
Certains calcaires sont durs, ils ne peuvent s’effriter avec les doigts, ils sont cohérents,
d’autres par contre sont friables et une pression des doigts permet de séparer les
éléments.
La dureté
Les calcaires sont des roches homogènes constitués par les éléments de même nature.
Certains calcaires comme la craie se laisse rayer par l’ongle, elle est tendre. La plupart ne
se laisse rayer que par une lame de couteau. Ils sont de dureté moyenne.
L’action de l’eau
Versons quelques gouttes d’eau sur un échantillon de calcaire, celles-ci pénètrent dans la
roche plus ou moins rapidement : le calcaire est une roche poreuse.
Creusons dans une coupelle sur un bloc de calcaire et versons de l’eau. Au bout de
quelques minutes, nous constatons que des gouttes d’eau suintent sous le calcaire et
tombent dans le bêcher.La craie est traversée par l’eau : elle est perméable.
Une partie du calcaire est dissoute : le calcaire est soluble dans l’eau contenant du
dioxyde de carbone.
En présence de l’eau oxygénée (eau de seltz) ou de l’eau de pluie chargée de dioxyde de
carbone, le calcaire insoluble se dissout et est transformé en hydrogénocarbonate de
calcium soluble, selon la réaction suivante :
L’action de la chaleur
Chauffons dans un tube réfractaire muni
d’un tube à dégagement, du calcaire ou de
la craie.Nous constatons au cours du
chauffage le dégagement d’un gaz qui
trouble l’eau de chaux, c’est du dioxyde de
carbone. Le calcaire se transforme en
substance grisâtre plus légère, la chaux
vive.
Observations
Dans la nature, on observe que les végétations aquatiques sont recouvertes de carbonate
de calcium au niveau de résurgences.Petit à petit, la croûte devient très importante ;
isolée, la plante meurt en laissant qu’un réseau de cavité.Une réaction inverse se produit
lorsque l’hydrogénocarbonate contenu dans l’eau se transforme en carbonate de
calcium.
Il faut préciser que les plantes vertes en présence de lumière, absorbe du dioxyde de
carbone, ce qui favorise le dépôt du calcaire.
Expérience
Dans les grottes, on observe souvent une formation de calcaire qui tombe du plafond : ce
sont les stalactites.
En face vers le bas, il apparaît d’autres excroissances : ce sont des stalagmites. Les
stalactites et les stalagmites peuvent se croiser et former des colonnes complexes.
La craie blanche, fine et tendre, renferme de nombreux fossiles qui se déposent dans les
mers. La craie est la matière principale de la fabrication du gaz carbonique utilisé dans
les boissons gazeuses.
Calcinée dans les « fours à chaux », la craie donne la chaux vive.
Les travertins, plus compacts, avec de fines empreintes de feuilles, se sont déposés en
couches stratifiées dans des lacs.
Le calcaire à gryphées est pétri de coquilles unies entre elles par un ciment .Le calcaire
de coquilles a été fabriqué par les animaux eux-mêmes. La roche a donc une origine
organique.
Il existe aussi des calcaires massifs qui ne contiennent aucune trace de stratification et
contenant de nombreux fossiles : les gastéropodes à coquille épaisse(Nérinées), des
polypiers etc. Le calcaire provient d’un ancien récif, construit petit à petit par les
polypiers.
Le calcaire oolithique est constitué de petits « œufs» collés les uns contre les autres par
un ciment. L’observation au microscope montre que chaque petit «œuf » ou oolithe est
formé de couches de calcaire cristallisé autour d’un noyau (grain de sable ou fragment
de coquille). Les roches formées d’oolithes et du ciment proviennent du calcaire déposé
et cristallisé. Les transformations observées font appel à des phénomènes chimiques.
Ainsi le calcaire oolithique est d’origine chimique.
Les calcaires sont différents les uns les autres par leurs couleurs, il est nécessaire de les
caractériser.
110
Quelques gouttes d’acide chlorhydrique déposées sur une roche calcaire ou une roche
contenant un peu de calcaire provoquent une effervescence avec dégagement de
dioxyde de carbone.
Expérience
Quand on chauffe pendant 20minutes un morceau de calcaire, de la craie par exemple, il
perd son poids initial. Le calcaire chauffé libère un gaz.
Si on recueille ce gaz, et qu’on le fait barboter dans l’eau de chaux ;cette dernière devient
trouble : ce gaz n’est autre que du gaz carbonique.
Quandon chauffe fortement de la craie, elle devient plus blanche que d’habitude et
s’effrite en poudre : c’est de la chaux vive. Quand on y ajoute quelques gouttes d’eau, elle
dégage de la chaleur et forme de la chaux éteinte suivant l’équation chimique :
Les calcaires marneux sont utilisés dans la fabrication des ciments, c’est le cas du ciment
de Baoré (Pala).
5. Je m’exerce
6. Je retiens
7. Je m’entraîne
8. Lexique
1. Objectifs
2. J’observe
Les roches, matériaux constituant l’écorce terrestre, présentent une grande diversité qui
porte non seulement sur l’origine mais aussi sur la composition minéralogique. Malgré
leurs différences, les grands groupes de roches présentent des relations étroites ; par
des transformations, on passe de l’un à l’autre, définissant ainsi un cycle des roches.
Problème scientifique :
- Comment les matériaux constitutifs du globe terrestres évoluent-ils ?
3. J’expérimente/je vérifie
Réalise une expérience sur l’érosion des roches puis explique comment les produits de
l’érosion peuvent évoluer.
114
4. J’apprends
Les sédiments qui s’accumulent sur les marges et les fonds des océans impliqués dans la
formation des chaînes de montagnes sont soumis à des pressions et des températures
élevées. Ils se transforment en roches métamorphiques. A des profondeurs suffisantes,
ils peuvent même fondre et engendrer un magma granitique.
Pour la croûte continentale, c’est plus complexe. Les mouvements de l’eau (évaporation,
précipitations) qui conditionnent son rôle, sont permis grâce à l’énergie solaire. Mais
l’eau n’agit efficacement que sur des reliefs qui résultent de l’activité interne du globle.
Enfin, la transformation des sédiments (diagenèse)en roches métamorphiques et même
en granites lors de la formation des chaînes des montagnes n’est permise que grâce au
dynamisme interne de la Terre.
Ainsi les roches basaltiques et andésitiques formées à partir des magmas s’unissent aux
continents grâce aux subductions et collisions. Ces roches subissent un cycle dans
l’écorce continentale, dès que ces roches émergent, elles sont altérées ; les produits
d’altération sont érodés puis transportés vers l’océan.
l’érosion. Les matériaux qui forment les fonds océaniques et les continents se déplacent
latéralement et verticalement et se transforment pendant les moments géologiques.
Cycle de la roche
5. Je m’exerce
6. Je retiens
Les roches basaltiques et andésitiques, produites à partir des magmas, s’incorporent aux
continents par le phénomène des subductions et collisions. Elles suivent un cycle dans
l’écorce continentale.
Dès que les roches affleurent, elles sont soumises à l’altération. Les produits d’altération
sont repris par l’érosion, transportés par différents agents vers l’océan. La sédimentation
suivie de la diagenèse assure la formation des roches sédimentaires à la surface de la
lithosphère.
116
7. Je m’entraîne
En partant d’une roche comme le granite, explique comment cette roche peut évoluer
dans le temps.
8. Lexique
TROISIEME SEMAINE
D’INTEGRATION
118
Performance attendue
- Communiquer
Représenter graphiquement
par un dessin d’observation ;
par un schéma, un dessin ou un croquis ou encore des diagrammes
ou courbes…
S’exprimer dans un langage scientifiquement et grammaticalement
correct
Présenter son travail avec un souci d’ordre et de soin
- Réaliser techniquement
Employer des techniques d’observation
119
Situations d’intégration
Situation 1
1. Objectifs
2. J’observe
Problèmes scientifiques :
- Comment s’effectue la disposition des couches des sédiments ?
- Comment la Stratigraphie et la Paléontologie permettent-elles de reconstituer et
d’expliquer l’histoire de la terre en précisant les climats anciens et les milieux dans
lesquels se sont formés les roches et les êtres vivants anciens ?
- Quelles sont les méthodes utilisées pour dater les différentes périodes géologiques ?
121
3. J’expérimente/Je vérifie
4. J’apprends
4.1 La stratigraphie
Pour retracer les grandes lignes de l’histoire de la terre, vieille de cinq milliards
d’années, l’homme ne dispose pas de documents écrits. La source d’informations
disponible et accessible demeure les roches qui, par leur nature, par les fossiles qu’elles
contiennent, lui apportent les moyens de reconstituer ces très longues périodes
géologiques. Les roches sédimentaires se présentent sous forme de couches
superposées ou strates relativement proches de l’horizontale, lorsqu’elles ne sont pas
plissées ou faillées.
La stratigraphie étudie les couches de l’écorce terrestre afin d’en établir la succession
dans le temps (âges relatifs), leurs âges réels (âges absolus), leur répartition à chaque
époque du passé.
Les sédiments s’étant déposés les uns sur les autres, s’il n’y a pas eu des déformations
du milieu, une strate quelconque est plus récente que celle qui est au-dessous et plus
ancienne que celle qui est au-dessus. Il s’agit du principe de superposition.
Si une série de roches sédimentaires a été plissée ou inclinée et repose sur elle une série
de roches horizontales, il y a discordance. On en déduit que les roches initiales ont subi
des contraintes géologiques importantes, qui sont à l’origine des déformations
observées (plis). Puis les sédiments des couches horizontales supérieures se sont
déposés au-dessus.
La strate d’une couche peut être observée sur des distances importantes. Cela signifie
que les sédiments qui la constituent se sont déposés au cours de la même période
géologique. Tous les points de cette strate sont donc du même âge. C’est le principe de
continuité.
Le principe de continuité s’applique aussi dans des conditions particulières. En effet, une
strate peut présenter sur toute son étendue, les mêmes caractéristiques du point de vue
de la nature des constituants de la roche. Mais elle peut aussi contenir localement des
éléments différents d’un autre endroit de la même couche (par exemple, des fossiles).
Elle peut également avoir été plus ou moins altérée ou érodée à certains endroits. Les
différents « visages » de cette même roche sont appelés ses « faciès ». Les faciès
caractérisent localement la roche et apportent des informations supplémentaires, mais,
dans tous les cas, ce sont toujours les sédiments de la même roche qui se sont déposés
au même moment et qui représentent donc la même période géologique qu’on peut ainsi
étudier.
4.2 La fossilisation
La fossilisation est le processus par lequel les traces ou les restes d’un végétal ou d’un
animal deviennent fossiles. Un fossile est donc un reste d’être vivant (animal, végétal) ou
de son activité (terrier, piste, trace, œuf) conservé dans la roche depuis des périodes
reculées. Lorsque les êtres vivants morts sont abandonnés sur terre à l’air libre, ils sont
rapidement détruits par les agents atmosphériques et ne laissent aucune trace. La
123
Huître bien conservée dans les terrains sédimentaires Squelette d’un vertébré de la fin de l’ère primaire
Certains fossiles ressemblent à des êtres vivants qu’on trouve encore de nos jours. Par
contre, la découverte de certains fossiles a permis de montrer que certaines espèces
animales et végétales ont vécu autrefois mais n’existent plus de nos jours car elles ont
disparu. Généralement ces espèces appartiennent à des groupes dont l’évolution très
rapide a produit des espèces successives qui ont une vie relativement brève, mais se
sont largement répandues à la surface du globe à un moment déterminé.
C’est ainsi que certains de ces fossiles caractérisent des périodes géologiques précises,
surtout s’ils ont une grande répartition géographique, une évolution rapide et une
courte durée de vie : on les appelle des fossiles stratigraphiques.
124
Les trilobites caractérisent l’ère primaire ; les ammonites caractérisent l’ère secondaire ;
les lamellibranches et les gastéropodes, l’ère tertiaire. Les fossiles précités constituent
les macrofossiles (fossiles visibles à l’œil nu). Leur fossilisation étant difficile, il est rare
d’en trouver dans les roches. On utilise alors les microfossiles (fossiles de très petites
tailles visibles uniquement au microscope) tels que les fusulines et les conodontes
(dents en forme de cône) qui sont les microfossiles caractéristiques de l’ère primaire ;
les protozoaires tels que les calpionelles (protozoaires ciliés caractérisés par de très
petites loges en forme de bouteille à fine paroi calcaire), l’orbitoline, les rosalines
caractérisent l’ère secondaire ; les nummulites, les aléolines les orbitoïdes caractérisent
l’ère tertiaire.
Par exemple, certains poissons ou des foraminifères indiquent que le dépôt des
sédiments s’est effectué en haute mer. Des débris de coquillage et des algues
correspondent à un milieu marin côtier.
Les milieux de vie et les climats anciens peuvent donc être reconstitués à l’aide des
renseignements fournis par les fossiles. Les éléments fossilisés concernent des
organismes n’existant plus de nos jours, mais aussi des organismes proches de ceux
vivant encore. Le géologue s’appuie sur le principe d’actualisme (principe selon lequel
l’étude des phénomènes géologiques nous informe sur les évènements passés car ceux-
ci se sont déroulés en suivant les mêmes lois).
Les fossiles ressemblant beaucoup à certains organismes qui vivent encore de nos jours
permettent d’avoir une idée sur le milieu et le mode de vie de leur époque. C’est le cas,
par exemple, des limnées ou des coraux.
Dans cette méthode de reconstitution, les géologues admettent que les modes de vie et
les exigences des organismes fossiles étaient les mêmes que ceux des organismes
actuels : c’est le principe de l’actualisme.
125
Les fossiles permettent de prendre connaissance des animaux et des végétaux des
époques passées. Grâce à eux, nous nous rendons compte que beaucoup d’espèces
anciennes n’existent plus aujourd’hui, qu’elles ont apparu, puis disparu, les unes après
les autres à des moments déterminés de l’histoire du globe. Certains ont persisté
pendant de très longues époques géologiques ; d’autres ont eu une durée éphémère.
On nomme évolution, les transformations successives des faunes et des flores passées.
Les fossiles nous donnent une idée de plus en plus exacte de l’évolution.
Le géologue cherche à dater une roche en un lieu donné, mais aussi à établir les relations
qui peuvent exister entre des terrains de régions parfois éloignées l’une de l’autre. Il est
aidé en cela par l’étude des fossiles.
La chronologie relative
- la méthode stratigraphique qui utilise l’arrangement des strates entre elles, dans
le sens vertical et le plan horizontal ;
- la méthode paléontologique basée sur le principe que les terrains qui contiennent
les mêmes fossiles stratigraphiques sont de même âge (principe d’identité
paléontologique).
126
La chronologie absolue
On peut appliquer la méthode de chronologie absolue pour dater les fossiles. On utilise
notamment le carbone 14 (élément radioactif) formé à partir de l’azote dans
l’atmosphère. Le carbone 14 est assimilé par les êtres vivants et la quantité ne diminue
qu’à compter de leur mort. Connaissant sa vitesse de désintégration, on peut évaluer
l’âge des fossiles. Cette méthode est fiable entre 100 et 100.000 ans. Pour les datations
de fossiles plus anciens, on utilise les mêmes méthodes que pour la datation des roches
surtout magmatiques et métamorphiques.
5. Je m’exerce
6. Je retiens
Les sédiments s’étant déposés les uns sur les autres, s’il n’y a pas eu des déformations du
milieu, une strate quelconque est plus récente que celle qui est au-dessous et plus
ancienne que celle qui est au dessus. Il s’agit du principe de superposition.
La strate d’une couche peut être observée sur des distances importantes. Cela signifie que
les sédiments qui la constituent se sont déposés au cours de la même période géologique.
Tous les points de cette strate sont donc du même âge. C’est le principe de continuité.
La fossilisation est le processus par lequel les traces ou les restes d’un végétal ou d’un
animal deviennent fossiles. Un fossile est donc un reste d’être vivant (animal, végétal) ou
de son activité (terrier, piste, trace, œuf) conservé dans la roche depuis des périodes
reculées. La condition de fossilisation est l’enfouissement rapide de l’être mort,
généralement dans les sédiments. La conservation d’un cadavre peut être totale ou
partielle.
Le géologue cherche à dater une roche en un lieu donné, mais aussi à établir les relations
qui peuvent exister entre des terrains de régions parfois éloignées l’une de l’autre. Il est
aidé en cela par l’étude des fossiles.
La chronologie relative repose sur le principe d’identité paléontologique : « un ensemble
de couches sédimentaires de même contenu paléontologique est de même âge ». Elle
s’appuie sur l’étude des fossiles stratigraphiques et les fossiles de faciès.
On peut appliquer la méthode de chronologie absolue pour dater les fossiles. On utilise
notamment le carbone 14 (élément radioactif) formé à partir de l’azote dans
l’atmosphère. Le carbone 14 est assimilé par les êtres vivants et la quantité ne diminue
qu’à compter de leur mort. Connaissant sa vitesse de désintégration, on peut évaluer l’âge
des fossiles. Cette méthode est fiable entre 100 et 100.000 ans.
127
7. Je m’entraîne
8. Lexique
1. Objectifs
2. J’observe
Problèmes scientifiques :
- Comment s’est formée la planète Terre ?
- Comment s’est déroulée l’évolution morphologique ?
- Quelle est l’origine et l’évolution de la vie sur la planète Terre ?
- Comment établit-on les grandes coupures de l’histoire de la Terre ?
129
3. J’expérimente/je vérifie
Comparez les deux images de la rubrique « j’observe ». Qu’en déduisez-vous ?
4. J’apprends
4.1 L’origine de la planète Terre
Il y a moins de 15 milliards d’années, une
« La Terre a 4600 millions d’années, soit 4,6 milliards
énorme explosion primordiale, le « Big
d’années. La Terre est plus jeune que l’Univers, mais pas
Bang », transforme une énergie colossale
tellement. L’Univers a environ 13 à 15 milliards
en matière.
d’années et la Terre s’est créée aux deux tiers de
l’histoire de l’Univers. C’est un adulte parmi les
Un million d’années plus tard, les galaxies
vieillards vénérables. La Terre s’est constituée en même
(exemple, la voie lactée, notre galaxie) se
temps que toutes les planètes sœurs et que le soleil, qui,
forment à partir des matières stellaires.
ne l’oublions pas, contient 99,8% de la masse du
système solaire. Les planètes sont, autour de ce grand
soleil
Il y a 4,8 milliards d’années, le système
solaire se forme à partir d’un ensemble
de gaz et de poussières (nébuleuse primitive). Le modèle actuel sur la formation des
planètes est représenté ci-dessous.
La Terre, troisième planète en orbite à partir du soleil, s’est formée il y a 4,6 milliards
d’années. La Terre primitive est une sphère de magma basaltique sans continents ni
océans. Sa température est supérieure à 2000°C. Elle se refroidit difficilement en raison
d’une forte énergie interne (volcanisme intense) et d’un important bombardement
météoritique.
Activité :
Analyse minutieusement les documents 1 à 4.
- Explique ce qui caractérise l’évolution morphologique de la planète Terre
pendant la période allant de -200 à -60 millions d’années.
- Indique quelles légendes seraient appropriées pour les doubles traits bleus et le
trait denté rouge.
- A l’aide des arguments tirés des documents 2, 3, 4 et 5 démontre que l’ouverture
de l’Océan Atlantique ne s’est pas faite partout en même temps.
- Relève les arguments pouvant expliquer la formation des premiers océans.
132
Les conditions sur Terre, il y a 3,8 milliards d’années, sont différentes de celles que nous
connaissons aujourd’hui :
- l’eau de mer a une température de 80°C ;
- il n’y a pas d’oxygène ;
- les gaz sont émis par les éruptions volcaniques (H2O, CO2, CH4, etc.) ;
- le rayonnement ultraviolet intense.
Dans ces conditions se forment dans l’eau de mer, les premières molécules organiques à
partir des molécules minérales. Par un processus mal connu, les premiers êtres vivants,
les bactéries (des organismes très simples), apparaissent à partir des premières
molécules organiques.
Cette proposition d’explication scientifique s’appuie d’une part sur des résultats
d’expériences menées en laboratoires par des chercheurs tels que l’américain Stanley
Miller qui, dans un ballon réunissant toutes les conditions de la Terre primitive
énumérées plus haut, a obtenu des molécules diverses : acides aminés, nucléotides,
sucres et acides gras. D’autre part on sait qu’au fond des océans actuels dans les zones
de rifts océaniques, vivent des bactéries anaérobies à une température supérieure à
80°C. Enfin, les plus anciens fossiles connus sont âgés de 3,5 milliards d’années, ce sont
des bactéries. Plus tard apparaîtront des algues microscopiques, cellules dépourvues
d’un véritable noyau.
a) Au Précambrien
Parmi les bactéries et les algues microscopiques apparues très tôt dans les eaux
terrestres, on distingue les algues bleues. Elles vont jouer un rôle majeur dans
l’évolution de la vie sur Terre. En effet, ces algues sont capables de photosynthèse : grâce
à l’énergie lumineuse, elles synthétisent leurs propres matières organiques à partir des
substances minérales qu’elles puisent dans l’environnement. Par ce phénomène, elles
dégagent du dioxygène. Peu à peu, ce gaz va enrichir l’atmosphère terrestre. Il contribue
à la formation de la couche d’ozone, et permet ainsi de protéger la surface du globe
contre les rayons ultraviolets destructeurs. D’autres forment de vie pourront alors
apparaître et se développer.
Les premiers organismes unicellulaires à vrai noyau (les Eucaryotes) sont apparus entre
-1,8 et -1,2 milliards d’années. Ils respirent.
b) Après le Précambrien
Pendant cette ère, des formes vivantes sortent du milieu marin et colonisent le milieu
terrestre (plantes et quelques vertébrés).
Dans l’histoire de la Terre, une coupure est un repère marqué par une crise biologique.
Une crise biologique se caractérise par l’apparition ou la disparition d’espèces animales
ou végétales. Suivant leur importance, les coupures établissent des séparations entre les
ères géologiques.
L’ère secondaire s’achève avec la disparition brutale des ammonites, de grands reptiles
(dinosaures) et d’autres groupes et espèces d’êtres vivants, soit près de 60% d’espèces
terrestres et marines.
L’ère tertiaire, de - 65 millions d’années à -1,8 millions d’années. Elle se caractérise par
le développement remarqué des mammifères dans tous les milieux (terrestre, aérien et
aquatique). Les premiers primates apparaissent il y a 60 millions d’années.
L’ère quaternaire, de -1,8 millions d’années à nos jours. Elle est caractérisée par la
présence de l’Homme
Ces échelles comportent tout d’abord des ères géologiques. Le temps géologique est
divisé en cinq principales ères géologiques :
- le précambrien : de l’origine de la Terre, - 4,6 milliards d’années à – 570 millions
d’années ;
- l’ère primaire : de – 570 millions d’années à -222 millions d’années ;
- l’ère secondaire : de -222 millions d’années à -65 millions d’années ;
- l’ère tertiaire : de - 65 millions d’années à - 2 millions d’années ;
- l’ère quaternaire : inférieur à - 2 millions d’années.
- L’ère primaire
est caractérisée par la
présence d’une faune
archaïque représentée
par des genres et des
espèces disparus de
nos jours.
- L’ère
secondaire est
caractérisée par des
faunes présentant un
caractère
intermédiaire.
Certaines d’entre elles
ont pu se maintenir
135
5. Je m’exerce
6. Je retiens
Il y a 4,6 milliards d’années, la Terre, comme toutes les autres planètes du système solaire,
s’est formée à partir de l’agglomération de gaz et de poussières.
Les bactéries, êtres vivants unicellulaires sans véritable noyau, sont les premières formes
de vie apparues sur Terre.
Les êtres vivants de notre planète dérivent par leur évolution d’un ancêtre commun formé
d’une seule cellule sans véritable noyau. On part d’une forme simple pour aboutir à des
formes plus complexes. Les êtres vivants sont issus les uns des autres par des
transformations successives. Les changements paléogéographiques, climatiques et
atmosphériques ont contribué à l’évolution de la vie. Des espèces animales et végétales se
sont diversifiées et ont conquis différents milieux. Beaucoup d’entre elles ont disparu.
La naissance des océans et leur expansion d’une part, la formation des chaînes de
montagnes par collision des plaques lithosphériques d’autre part, sont des faits essentiels
de l’évolution morphologique de la planète Terre au cours des derniers 200 millions
d’années.
Une coupure géologique est un repère de l’histoire de la Terre marqué par l’apparition ou
la disparition des espèces animales et végétales. Elle indique souvent la séparation entre
deux ères géologiques.
136
7. Je m’entraîne
Les fossiles retrouvés dans les roches permettent de les dater. Après avoir recopié le
tableau ci-dessous, indique par plus (+) ou moins (-) la présence ou l’absence de ces
êtres vivants aux périodes considérées.
8. Lexique
1. Objectifs
A la fin de cette leçon, je dois être capable de :
- décrire le contexte régional géologique de l’Afrique Centrale ;
- citer les grands ensembles du socle africain ;
- citer les différents affleurements du socle tchadien ;
- décrire les couvertures sédimentaires ;
- décrire les principaux affleurements volcaniques du Tchad.
2. J’observe
3. J’expérimente/je vérifie
Le Tchad, jadis occupé par la mer est aujourd’hui constitué d’un vaste désert dans sa
partie nord.
4. J’apprends
Le Précambrien
a) Le Précambrien inférieur
b) Le Précambrien moyen
Il est épais de 1500 mètres, il a été daté de -2 à -3 milliards d’années environ. Il est
moins métamorphisé que le Précambrien inférieur. Il est plissé et contient de nombreux
batholites de granite.
c) Le Précambrien supérieur
Daté entre -2 et -1 milliard d’années, il est plus rare, difficile à préciser. Il est bien connu
au Ghana et en Afrique centrale.
d) Le Précambrien terminal
C’est la période intermédiaire entre la fin du Précambrien et le début du Primaire. Il est
plissé ou ondulé en discordance avec tous les terrains antérieurs. L’ensemble des
observations réalisées sur le Précambrien permet d’affirmer que cette longue période a
été marquée par une succession de période de sédimentation (transgressions marines)
et de périodes de plissements.
a) L’ère primaire
C’est à cette époque que se développe la surrection des chaînes calédoniennes (silurien),
puis hercyniennes (Carbonifère et Permien). Ces deux orogénèses ont participé à
l’extension du continent :
- chaînes des Mauritanideset les Roquelidesà l’ouest ;
- Anti-Atlas au Nord ;
- Chaîne d’Ougartaau Nord-ouest.
L’absence des sérines marines primaires en Afrique centrale tend à prouver l’absence
d’invasion marine à cette époque.
b) L’ère secondaire
C’est à cette époque que s’est faite la séparation du continent africain et de l’Amérique
du Sud et par conséquent la formation de l’océan Atlantique. La présence de
transgressions marines attestée par l’existence d’épaisses couches de roches datées en
particulier du Jurassique et du Crétacé.
c) L’ère tertiaire
Elle est dominée par l’orogenèse alpine et surtout en Afrique du Nord (Atlas, Rif…). Des
répercussions de cette orogenèse se trouvent au Sahara (Tibesti), mais aussi en Afrique
centrale où s’observent des plissements, des failles et une grande activité volcanique.
Une transgression de faible ampleur est l’origine des dépôts de sédiments en bordure
ouest du continent.
140
d) L’ère quaternaire
Elle est caractérisée par des variations climatiques importantes : glaciations en Europe,
alternance de périodes pluvieuses et de périodes arides en Afrique.
Les variations de climat expliquent la présence de terrasses alluviales ainsi que la
formation de certaines cuirasses latéritiques.
Le Tchad se situe dans une vaste zone mobile entre le craton ouest-africain à l’Ouest, le
craton congolais au Sud et le craton nilotique au Nord. Le socle de ces cratons date du
Précambrien (- 4750 à - 570 Ma). Il constitue l’essentiel des massifs du pays (Tibesti,
Ouaddaï, Guéra, Mayo-Kébbi et la région de Baïbokoum).
Le socle
Si l’on compare la carte du relief du Tchad à celle de la géologie, on constate que les
principaux reliefs (Tibesti, Ouaddaï, Guéra, Monts de Pala) correspondent à ces
affleurements du socle et qu’ils sont entourés de dépôts sédimentaires.
La couverture sédimentaire
Le secondaire est représenté par des formations à influence marine dans le Mayo-Kebbi
et par ses formations continentales dans l’Est du Ouaddaï, le Nord de l’Ennedi et les
Erdis et le Nord du Tibesti.
- La série de Léré : D’une puissance de 150 à 200 mètres, elle forme un synclinal
étroit, orienté est-ouest, qui repose en discordance sur le socle précambrien. Elle
est représentée par des grès, des marnes et de calcaires. Dans cette série, on a
trouvé de nombreux fossiles qui permettent de l’attribuer au Crétacé inférieur.
Les formations continentales constituent le très vaste plateau des Erdis (environ
100.000 km2) et on les rencontre également au Tibesti sous forme de lambeaux. Il s’agit
d’une série appelée Grès de Nubie, qui se repose en discordance sur les formations
primaires ou sur le Précambrien.
Le faciès dominant des Grès de Nubie est celui de grès ferrugineux rouges ou bruns, à
dragées de quartz, alternant avec des niveaux peu épais d’argiles ou de marnes rouges
avec des niveaux de silex. D’une puissance de 700 mètres, les Grès de Nubie contiennent
de nombreux bois silicifiés (Dadoxylon) qui ont permis de les dater.
Dans une période datant d’environ 50 000 ans BP, à la suite d’une importante phase
humide, le lac atteignit son extension maximum (environ 850 000 km2). Un important
delta fossile du Chari (environ 40 000 km2), le premier, situé vers Niellim-Miltou,
marque les conséquences de cette première transgression au cours de laquelle le Lac
Tchad atteignit la côte 400 m.
Une seconde transgression lacustre, séparée de la première par une période sèche et
donc par une régression du lac, se produisit il y a 30 000 à 20 000 ans et fit remonter le
niveau du lac sensiblement au même niveau (400 m). C’est alors que se déposèrent les
diatomites anciennes. Le premier delta du Chari est commun à ces deux transgressions.
Les formations lacustres sont remaniées ensuite au cours de deux phases arides pour
donner deux systèmes dunaires : le premier erg, d’orientation NE-SW, observable au
Cameroun et au Nigéria et le deuxième erg, d’orientation NW-SE, atteignent au sud le
12ème parallèle.
Lors d’une nouvelle période humide, le lac Tchad connaît une troisième transgression,
nettement moins forte : il monte jusqu’au niveau 320 m, couvre 350 000 km2 et atteint
une profondeur moyenne de 40 à 50 m. Pendant cette période (12 000 à 5 400 ans BP)
se déposent les diatomites récentes, se constitue le deuxième delta du Chari, situé plus
au nord que le premier et moins important et le premier cordon sableux bordant le lac.
147
Il y a ensuite une lente régression qui amène le retrait du lac, fait émerger l’actuel
Kanem entre 5 400 et 3 200 ans BP. Un 3ème erg, superposé au 2ème, se forme alors sur les
bordures sud et sud-ouest du lac Fitri et au nord du lac Tchad.
La quatrième transgression (3 200 à 1 800 ans BP) est due à une nouvelle période
pluviale peu importante qui amène le lac au niveau 287-290 m. Il couvre alors 180 000
km2 et dessine sur la carte deux grands lacs, Djourab et Lac Tchad élargi, reliés par un
Barh El Ghazal au lit plus vaste que maintenant. La profondeur du lac est alors de 10 à
15 m. C’est pendant cette période que se forment le 3ème Delta du Chari et le second
cordon sableux sur la côte sud.
L’assèchement qui suit à partir de 1800 ans BP isole les deux lacs lorsque leur niveau
passe au-dessous de 286 m car un seuil émerge au sud de Moussoro et empêche le lac
Tchad de se déverser vers le nord par le Barh El Ghazal. Les conditions climatiques
provoquent alors l’assèchement du Djourab. Le désert de sable s’installe alors sur ces
terres asséchées. C’est ainsi que, de façon paradoxale, le Lac Tchad n’occupe pas le Bas-
Pays, région la plus basse du Tchad.
Le dernier millénaire montre plusieurs phases arides avec régression lacustre. Le Lac
Tchad s’est asséché vers 460-430 BP. La régression actuelle a commencé vers 1 900. Une
phase d’aridification est enregistrée depuis 1965, avec des années particulièrement
sèches : 1973 et 1984.
A l’heure actuelle, le Lac couvre, aux hautes eaux, environ 25.000 km2 et est à peu près à
la côte 280 m. L’erg vif est au nord du 16ème parallèle (fig. 10).
Les roches volcaniques tertiaires et quaternaires sont de loin les plus abondantes : elles
constituent l’essentiel du massif du Tibesti. Néanmoins des formations du secondaire
sont connues dans plusieurs régions du Tchad et on a découvert dans l’extrême nord des
formations de l’ère primaire.
5. Je m’exerce
6. Je retiens
L’Afrique présente quatre cratons, c'est-à-dire quatre zones stables qui sont le craton
ouest-africain, le craton soudanais ou craton nilotique, le craton du Congo et le craton du
Kalahari.
Ces cratons sont séparés par des zones mobiles ou zones instables. La géologie du
continent africain est donc dominée par les cratons qui datent du précambrien (3milliards
d’années). L’étendue, l’importance dans son histoire et la durée du Précambrien
nécessitent que les géologues lui accordent une attention particulière.
Le Tchad se situe dans une vaste zone mobile entre le craton ouest-africain à l’Ouest, le
craton congolais au Sud et le craton nilotique au Nord. Le socle de ces cratons date du
Précambrien (- 4750 à -570 Ma). Il constitue l’essentiel des massifs du pays (Tibesti,
Ouaddaï, Guéra, Mayo-Kébbi et la région de Baïbokoum).
Au Tchad, le socle est constitué de roches cristallophylliennes et de granitoïdes datées du
Précambrien. Il affleure dans les vieux massifs qui entourent le bassin du Lac Tchad.
Les formations sédimentaires couvrent environ 85% de la superficie du territoire
tchadien. Elles forment deux bassins : celui des Erdis au Nord-Est et celui du Lac Tchad
(cuvette tchadienne) dans le centre et le sud du pays. Sur le versant ouest du Tibesti
s’appuie la bordure orientale du bassin de Djado dont la plus grande partie se trouve sur
le territoire du Niger.
Les terrains volcaniques sont très répandus dans le Tibesti, mais on en trouve également
dans d’autres régions du Tchad.
Les roches volcaniques tertiaires et quaternaires sont de loin les plus abondantes : elles
constituent l’essentiel du massif du Tibesti. Néanmoins des formations du secondaire sont
connues dans plusieurs régions du Tchad
7. Je m’entraîne
8. Lexique
Craton : c’est une vaste portion de croûte continentale stable en dehors des zones
orogéniques.
Subsidence : c’est un lent mouvement d’enfoncement que l’on constate dans des zones
déterminées de l’écorce terrestre.
Pénéplaine : c’est une surface caractérisée par des fentes faibles, des vallées évasées et
des dépôts superficiels, stade final du cycle d’érosion d’un relief.
Batholite : est constitué des roches endogènes généralement granitiques.
150
QUATRIEME SEMAINE
D’INTEGRATION
151
Performance attendue
- Communiquer
Représenter graphiquement
par un dessin d’observation ;
par un schéma, un dessin ou un croquis ou encore des diagrammes
ou courbes…
S’exprimer dans un langage scientifiquement et grammaticalement
correct
Présenter son travail avec un souci d’ordre et de soin
- Réaliser techniquement
Employer des techniques d’observation
152
Situation d’intégration 1
Situation d’intégration 1
1. Objectifs
2. J’observe
Le sous-sol contient d’importantes ressources. Elles sont utilisées soit directement, soit
indirectement, soit après transformation. Certaines de ces ressources servent à la
construction, d’autres produisent de l’énergie ou encore servent de matières premières
pour l’industrie ; c’est le cas du pétrole et des gaz.
Problèmes scientifiques :
- comment se forment le pétrole brut et les gaz ?
- comment le pétrole et les gaz se présentent-ils dans le sous-sol ?
- comment exploite-on le pétrole et les gaz ?
3. J’expérimente/je vérifie
Remplis deux bouteilles dont l’une (A) contenant du pétrole lampant ; l’autre (B)
contenant du gaz liquéfié.
Pèse les deux bouteilles au départ, puis recouvrez-les. Quelques instants plus tard, les
peser à nouveau. Que remarques-tu ? Interprète les résultats.
155
4. J’apprends
Le pétrole et le gaz naturel sont des roches qui marquent la vie économique et politique
moderne. Chaque année la découverte et la mise en exploitation de nouveaux gisements
s’accroissent sur le continent.
Les géologues désignent sous le nom de l’hydrocarbure deux roches souvent associés :
- le pétrole brut, huile plus ou moins visqueuse d’où l’on tire par raffinage les
carburants et les matières premières de la pétrochimie ;
- le gaz naturel formé comme le pétrole, de combinaison d’atomes d’hydrogène et
de carbone.
L’économie du XXème siècle est étroitement liée à l’exploitation de « l’or noir », ou pétrole
brut. Avec cette roche liquide, plus facile à exploiter et à transporter.On fabrique non
seulement de carburants (essence, mazout), mais aussi de nombreux produits (les
matières plastiques par exemple).
L’étude de l’origine du pétrole fait partie de la géochimie organique qui traite des
composés du carbone.Le carbone organique qui est un constituant des organismes
animaux et végétaux, se dépose avec les sédiments dans les bassins sédimentaires. Au
cours des temps géologiques, le carbone organique est soumis à un cycle de
transformations très long, qui, selon son intensité et sa durée produit du charbon, du
kérosène (ancêtre du pétrole).La substance organique source du carbone organique est
produite continuellement à la surface de la terre et dans la mer : en milieu marin,elle est
fournie par le plancton, en milieu terrestre, l’apport de carbone organique dérive au
contraire des plantes. Lorsque dans un bassin sédimentaire le fond s’abaisse par
subsidence et que les roches mères (roches sur lesquelles se sont peu à peu entassées de
grandes épaisseurs de sédiments géologiques successifs) s’enfoncent, la température
s’accroît à diverse transformation. Le processus de formation du pétrole ou maturation
de la roche mère est la fermentation en absence d’oxygène de la matière organique.
Une installation de forage est constituée par un échafaudage métallique, appelé derrick,
qui soutient une série de tubes en acier vissés l’un sur l’autre, muni d’un trépan à
l’extrémité supérieure. Dans ces tiges de forages creuses, on fait circuler au moyen
d’une pompe, une boue fluide qui remonte à la surface en passant par l’espace situé
entre la paroi du puits de forage, elle lubrifie et refroidit le trépan, et évite la sortie du
pétrole .
Une autre fonction de la boue est de remonter à la surface des détritus du forage, pour
permettre aux géologues d’étudier l’âge et les conditions de dépôt des strates traversées.
157
Le pétrole est conduit dans les tubes vers de colonnes métalliques dans lesquelles l’huile
est séparée du gaz qui est recueilli ou brûlé à l’air libre. Exemple : cas d’exploitation du
pétrole de Komé au Tchad.
Des pompes refoulent le liquide vers les réservoirs de stockage et le gaz naturel
exploitable est canalisé et distribué par un réseau gazoducs.
Des expériences ont montré qu’en mélangeant le pétrole brut et l’eau, il surnage
l’eau.Quand on brûle le pétrole dans une soucoupe, il donne une flamme qui dépose de
carbone sur une plaque ou une assiette. Le pétrole est constitué chimiquement de
carbures d’hydrogènes ou d’hydrocarbures mêlés à des produits végétaux et animaux,
parfois à du soufre et du phosphores.
158
Le gaz de pétrole est proche de celui qui est livré en bouteilles d’acier tels que butane et
propane. Son odeur est désagréable, chauffé à des températures allant de 50° à 300°,
après avoir récupéré du soufre, le pétrole donne les sous produits suivants :
- le butane et le propane, gaz combustible vendu dans le commerce ;
- l’éther de pétrole, dissolvant ;
- l’essence, utilisée dans les moteurs ;
- le pétrole lampant ou kérosène, employé dans les lampes, les frigidaires à
absorption, les réchauds, les réacteurs d’avion ;
- les produits lourds ; gasoil des moteurs Diesel et fuel de chauffage, mazout des
chaudières industrielles et huile de graissage.
D’autres produits aussi différents en apparence tels que : le rouge à lèvres, les
pneumatiques, les insecticides, les tissus synthétiques, les explosifs … en dérivent.
Le gaz sous pression qui surmonte le brut favorise en général la montée du liquide en
début d’exploitation. Cependant une trop forte poussée est parfois la cause de pollutions
et d’incendies catastrophiques.
Le transport du brut vers le port se fait par oléoduc (pipe- line) .Exemple : le brut du
basin de Doba est transporté par pipe- line vers le port de Kribi au Cameroun et est
ensuite transporté par les navires pétrolier (tankers).Le pétrole du Bassin du Mayo-
Kebbi et de Bousso est plutôt transporté par l’oléoduc à la raffinerie de Djarmaya au
Nord de N’Djamena. Le gaz emprunte les mêmes voies : gazoduc et navire méthanier
après liquéfaction à basse température. Le Tchad n’est pas un pays d’exploitation de gaz
à but commercial.
159
5. Je m’exerce
6. Je retiens
Les pétroles sont des roches liquides de couleur noire, brune, verdâtre à odeur
caractéristique. Ils sont un mélange d’hydrocarbures composés de carbone et
d’hydrogène. Ils sont toujours associés aux gaz naturels.
Le pétrole et le gaz sont formés dans les roches –mères par la décomposition bactérienne
du plancton dans le fond des lagunes et par la décomposition des animaux et des végétaux
terrestres enfouis par sédimentation et se sont rassemblés dans les roches –magasins.
7. Je m’entraîne
Explique pourquoi dit-on que le pétrole est une ressource non renouvelable.
8. Lexique
Roche-mère : ensemble des couches géologiques dans lesquelles se sont formés des
hydrocarbures.
Roche-magasin : ensemble de couches géologiques imprégnées de pétrole ou du gaz
naturel dont elles constituent le gisement. Elle est toujours recouverte par un niveau
imperméable empêchant la migration des hydrocarbures vers le haut.
Roche-réservoir : roche -magasin.
Le trépan : outil qui, dans le sondage, attaque par percussion ou rotation le terrain
surtout le fond du trou.
Carottier : outil placé à l’extrémité d’une tige de forage et destiné à prélever des
échantillons du sous sol appelés « carottes ».
160
1. Objectifs
2. J’observe
Le Lac Tchad
L’eau est une matière minérale qui, comme l’air, est indispensable à la vie. Elle constitue
les 3/4 du poids des végétaux et les 2/3 du poids de l’Homme et des animaux. Un
homme peut rester pendant plusieurs jours sans manger mais pas plus de trois jours
sans boire de l’eau.
Une grande partie de cette eau est prélevée dans les rivières, les fleuves ou les lacs. Bien
qu’elle soit plus difficile à récupérer que l’eau de surface, l’eau souterraine, c’est-à-dire
celle qui est contenue dans le sous-sol, est recherchée pour sa qualité. L’eau souterraine
est une véritable ressource géologique.
Problèmes scientifiques :
- Comment l’eau se présente-t-elle dans le sous sol ?
- Comment les bassins d’eau sont-ils alimentés ?
- Quels sont les problèmes posés par l’exploitation des eaux ?
- Comment l’homme peut-il préserver la qualité et les réserves d’eaux ?
161
3. J’expérimente/je vérifie
4. J’apprends
La Terre est souvent appelée la « planète bleue » parce que l’eau recouvre la majorité de
la surface de la Terre (environ 71 % de la surface). Le volume d’eau sur Terre est estimé
à environ 1,4milliard de km3.
L'eau est la seule substance sur Terre qui existe naturellement sous ses trois états :
solide (glace, neige), liquide (océans, rivières) et gaz (nuages, brouillard).
Les eaux de pluies s’infiltrent dans le sol et le sous-sol (jusqu’à ce qu’elles rencontrent
une formation géologique imperméable). Elles remplissent alors les interstices ou les
fissures de la roche perméable située au-dessus : on appelle aquifère une telle roche
réservoir dans laquelle l’eau circule et forme une nappe phréatique.
Chauffée par le rayonnement solaire, l’eau des mers, des lacs, des rivières, etc.,
s’évapore peu à peu. Elle se disperse alors dans l’atmosphère sous la forme de vapeur
d’eau. En rencontrant des zones d’air froid, la vapeur secondense dans les nuages en de
minuscules gouttelettes d’eau qui peuvent sesolidifier sous forme de cristaux de glace
si l’air se refroidit suffisamment à des températures négatives.
Poussés par les vents, les nuages se déplacent dans l’atmosphère avant que l’eau qu’ils
contiennent ne retombe à la surface de la Terre, sous la forme de précipitations de pluie,
de neige ou de grêle. La neige et la grêle subissent alors une fusion, c’est-à-dire une
transformation de l’état solide à l’état liquide.
Quand elle ne tombe pas directement dans les mers et les océans, l’eau liquide due aux
précipitations diverses ruisselle à la surface du sol. Elle s’accumule peu à peu pour
163
former des rivières ou bien s’infiltre dans le sol et rejoint des nappes d’eau souterraines
avant de réapparaître à la surface sous la forme de sources.
Une partie de l’eau liquide tombée sur les terres émergées va rejoindre les mers et les
océans sous la forme de torrents, de rivières puis de fleuves. Au cours de son parcours,
l’eau s’évapore… Le cyclerecommence ainsi indéfiniment. Depuis la formation de la
Terre, il y a environ 4,5 milliards d’années, la quantité d’eau n’a pratiquement pas varié.
Autrefois les besoins en eau étaient faibles, et parfois facilement satisfaits. Ce n’est pas le
cas aujourd’hui. L’augmentation de la population et le développement de l’élevage
transhumant ont accentué la pression sur l’exploitation des eaux de surface et des eaux
souterraines. Ainsi la quantité d’eau n’ayant pas varié, on assiste progressivement à la
raréfaction des ressources en eau. Pour maintenir le niveau d’eau, malgré les besoins
grandissants, il faut protéger et gérer rationnellement les sources d’eau potable.
Alors que les eaux superficielles sont facilement récupérables, les eaux souterraines
exigent une protection préalable. Une surexploitation des eaux souterraines peut
entraîner l’épuisement de la nappe phréatique voire le tassement des terrains.
164
5. Je m’exerce
6. Je retiens
Prenant leur source en Centrafrique, les fleuves Logone et Chari arrosent la vaste
plaine du sud-ouest, inondable une partie de l’année, avant de se rejoindre à
Ndjamena, la capitale, puis d’alimenter le lac Tchad. La superficie du lac varie
entre 10.000 et26.000 km² (en saison des pluies). Mais les sécheresses des
décennies 1970 et 1980, ainsi que le pompage de ses eaux pour l’irrigation, ont
provoqué une baisse inquiétante de son niveau.
7. Je m’entraîne
8. Lexique
1. Objectifs
2. J’observe
3. J’expérimente/je vérifie
Recherche des minerais et roches exploités au Tchad et les produits issus de leurs
transformations. Situe-les dans la carte géologique du Tchad.
4. J’apprends
Les minerais sont des roches dont l’extraction fournit les métaux, des matières
premières de la métallurgie : fer, aluminium, cuivre, or, argent, manganèse, Nikel etc. Au
Tchad, l’extraction réelle n’a pas encore vu le jour. Les roches salines (sel, gypse, sels de
potasse) groupées sous le nom d’évaporites sont plus ou moins exploitées car elles
résultent d’une évaporation des eaux qui les contiennent en solution.
En Afrique, les exploitations des couches profondes du sel sont moins effectuées, mais le
sel est recueilli en surface : lagunes sursalées et croutes continentales à Taoudeni (Mali)
Idjil (Mauritanie) Agadès, Tegguida, Ntessoum (Niger)…
167
Au B.E.T, le natron existe dans des marres salées, par exemple à Ounianga-Kebir,
Ounianga-Saghir et Ouadi-Doum, déposé en surface par évaporation au-dessus des
sables, par exemple le dépôt du sel au sud de Faya, et dans les cratères volcaniques du
Tibesti (le trou de natron).
Dans la région du lac Tchad, on trouve du natron, dans des dépressions inter dunaires
du littoral du lac, dans une bande large d’environ vingt-cinq kilomètres, s’étendant de la
frontière du Niger jusqu’à Doum-Doum et dans les marres salées de la région de Nokou.
Il existe une centaine de dépressions où l’on peut rencontrer des dépôts de carbonates
sodiques, surtout la gaylussite et de trôna (ORSTOM, in O, Abdoul et al…. 1970)
précipités à partir de la nappe phréatique alimentée depuis le lac. Ces minéraux appelés
« natrons » forment une croute superficielle de quelques centimètres mais on les trouve
aussi à une profondeur de quelques mètres sous forme de couches centimétriques ou de
petits morceaux.
Les dépôts salins anciens sont nés dans les mêmes conditions que celles des dépôts
actuels dans les marins salants ou dans les chotts.
- Théorie de chotts : dans les régions désertiques sans écoulement vers la mer, les
eaux lagunaires s’évaporaient exemple les sebkhas au sud de la Tunisie. Des
pluies temporaires font dissoudre à nouveau les sels qui se déposaient dans les
bassins de plus en plus restreints où leur épaisseur augmentait. Les couches de
marnes imperméables provenant des eaux contenant des sédiments transportés,
protègent les dépôts salins contre l’action dissolvante des eaux d’infiltration.
Les minéralisations aurifères dans les ceintures de « roches vertes » au sein de presque
tous les massifs précambriens : Mayo-Kebbi, Sud Ouaddaï, Nord-ouest du Guerra et
168
Tibesti. Signalons que des minéralisations de métaux de base (cuivre, +zinc…) existent
dans le même contexte. Il s’agit de :
- minéralisations du tungstène-étain associées aux granites alcalins limitées au
massif du Tibesti ;
- graphites associés aux schistes noirs dans le Ouaddaï ;
- marbres du Sud-Ouaddaï et du Nord-Ouest du Guéra ;
- minéralisations aurifères au Ouaddaï, au Mayo-Kébbi et dans la Tandjilé ;
- uranium au nord du Tibesti, dans le Mayo-Kébbi et le Moyen-Chari ;
- minéralisations dans la couverture de la plate-forme au Nord du massif cristallin
du Ouaddaï et dans l’enveloppe sédimentaire du Tibesti ;
- calcaires et marbres du crétacé au Mayo-kebbi ;
- diatomites dans les formations quaternaires entre Mao-Faya ;
- évaporites (sel, natron….) au Nord du lac-Tchad ainsi que dans le Borkou et
l’Ennedi, au Nord du pays.
Avec les progrès de l’étude géologique et des recherches minières, d’autres indices
seront découverts et les idées sur la métallogénie du pays évolueront.
5. Je m’exerce
6. Je retiens
Le sel gemme, les sels de potasse, le gypse et l’anhydrite sont des roches tendres, plus ou
moins solubles dans l’eau. Généralement, elles ne font pas effervescence avec les acides.
Ces roches sont formées de cristaux dans les lagunes ou les chotts dont l’eau s’est
évaporée sous un climat chaud et sec. Ce sont des évaporites ou roches salines
d’évaporation.
Au Tchad, ces sels existent dans deux régions :
- au Nord, dans la région du Borkou-Ennedi-Tibesti (B.E.T) ;
- au Nord-Est du Lac-Tchad.
7. Je m’entraîne
Avec tes collègues de classe, recherche les techniques par lesquelles on obtient le sel
traditionnel dans le milieu.
8. Lexique
Plancton : ensemble des êtres de très petite taille en suspension dans la mer ou dans
l’eau douce.
Trémie : réservoir en forme de pyramide quadriangulaire.
Sebka : marécage salée qui occupe le fond d’une dépression dans les régions désertiques
et où se déposent les évaporites.
ORSTOM : Office de la Recherche Scientifique et Technique Outre-Mer.
DRGM : Direction de la Recherche Géologique et Minière.
Chott :Dépression fermée des régions arides, souvent d’origine éolienne et dont le font
est occupé par une sebka.
Barre : Longue et étroite pièce de bois, de métal, rigide et droit.
170
1. Objectifs
2. J’observe
Problèmes scientifiques :
- Comment se forme un sol ?
- Comment est organisé un sol ?
- Comment distinguer les différents
constituants d’un sol ?
3. J’expérimente/je vérifie
4. J’apprends
- l’horizon le plus profond, de couleur pâle (sans couleur nette), est constitué de la
roche-mère altérée (roche qui, en s’altérant donne naissance aux minéraux qui
contribuent à la formation du sol), devenu friable (zone d’altération de la roche-
mère). La roche mère peut être des schistes, des granites, etc.
La fraction gazeuse correspond aux différents gaz (CO2, O2,…) présents sous forme de
bulles d’air contenus entre les éléments solides du sol ou dans l’eau du sol.
Pour mieux connaître les propriétés physiques d’un sol, il est important d’en déterminer
la texture (disposition des éléments d’une roche ou d’un sol). La technique la plus
utilisée est l’analyse granulométrique. Cette technique consiste à différencier les
constituants minéraux solides d’un sol en fonction de leur taille (diamètre). Pour
effectuer cette opération, il faut isoler chaque
constituant du sol à l’aide d’une colonne de tamis de
mailles différentes.
La bonne connaissance de la texture d’un sol permet de prévoir ses propriétés physiques
telles que la porosité, l’aération et la perméabilité. Ce sont ces caractéristiques qui
174
orientent les types de cultures à y pratiquer. Ainsi, un sol sablonneux par exemple
favorise la circulation d’air (aération) et de l’eau (perméabilité). Mais sa grande
perméabilité ne retient que peu d’eau ; tandis qu’un sol limono-argileux offre à la
végétation un volume d’eau plus important mais aussi une aération plus réduite.
5. Je m’exerce
- Définis les termes suivants : profil d’un sol, horizon d’un sol.
- Cite les principaux horizons d’un sol de forêt.
- Cite les principaux constituants d’un sol.
- Explique en quoi consiste l’analyse granulométrique d’un sol.
6. Je retiens
Le sol est la partie superficielle de l’écorce terrestre résultant de l’altération sur place des
roches par l’eau, l’air et les êtres vivants, et de leur mélange à de proportion variable de
matière organique.
Le profil d’un sol est la coupe transversale verticale d’un sol, constituée d’une ou de
plusieurs couches de couleurs différentes appelées « horizons ».
Les constituants d’un sol peuvent être classés selon leur origine minérale ou organique en
trois fractions : solide, liquide et gazeux.
L’analyse granulométrique est une technique qui consiste à différencier les constituants
minéraux solides d’un sol en fonction de leur taille (diamètre). Elle permet de déterminer
la texture (disposition des éléments d’une roche ou d’un sol) d’un sol. La bonne
connaissance de la texture d’un sol permet de prévoir ses propriétés physiques telles que
la porosité, l’aération et la perméabilité.
7. Je m’entraîne
Pour obtenir la composition granulométrique d’un sol, on isole chacune des fractions qui
le constituent. On se sert du tableau ci-contre qui.
8. Lexique
175
1. Objectifs
2. J’observe
Les types des sols sont très diversifiés dans les régions géologique et géographique qu’ils occupent. Les
végétaux, pour avoir une croissance normale, doivent disposer d’un sol riche en matières nutritives. Le sol
doit avoir des propriétés physicochimiques favorables.
Problèmes scientifiques :
- Quelles sont les propriétés physicochimiques des sols ?
3. J’expérimente/je vérifie
Versements Sol 1 Sol 2
On prélève deux échantillons de roches dont on évalue la 1er 2 min 58 s 2 min 11 s
perméabilité. Pour cela, on se sert de deux cylindres 2ème 4 min 28 s 3 min 52 s
métalliques ou boîtes de conserve ouvertes aux 3ème 4 min 28 s 4 min 45 s
extrémités. 4ème 4 min 16 s 4 min 29 s
- verser 100 cm3 d’eau d’un seul coup sur chaque 5ème 4 min 27 s 5 min 17 s
échantillon ; 6ème 4 min 9 s 5 min 31 s
- mesurer le temps mis par l’eau pour disparaître 7ème 4 min 20 s 6 min 2 s
entièrement dans le sol ; 8ème 4 min 8 s 6 min 8 s
- répéter l’opération plusieurs fois, puis tracer la courbe
9ème 4 min 18 s 6 min 46 s
des temps en fonction des versements.
10ème 4 min 29 s 7 min 11 s
176
Remarque : sur l’axe des ordonnées, l’ordre de versements et sur l’axe des abscisses le
temps mis par l’eau pour disparaître dans l’échantillon de la roche.
4. J’apprends
L’évaluation de la perméabilité
Pour étudier la perméabilité d’un sol, on délimite une surface précise de celle-ci et
prévoir une quantité d’eau donnée à verser dans le sol par cette surface. La perméabilité
est la capacité d’un sol à laisser passer l’eau d’une couche supérieure à une couche
inférieure.
Mode opératoire
- dégager la surface du sol de toute la
végétation, puis enfoncer
profondément la boîte cylindrique en
la vissant ;
- prendre la précaution de ne pas
remuer le sol lorsqu’on enfonce le
cylindre ;
- verser 100 cm3 d’eau d’un seul coup et
mesurer le temps mis par l’eau pour
disparaître entièrement dans le sol ;
- répéter l’opération plusieurs fois, puis
tracer la courbe des temps en fonction des versements.
L’aération du sol dépend des vides existant entre les particules minérales. Ces espaces
sont remplis d’air. La porosité est l’ensemble des petits espaces qui séparent les
particules d’un sol ou d’une roche. Pour évaluer l’aération et donc la porosité d’un sol, il
faut en mesurer le volume.
177
Matériel nécessaire
- Une balance avec des masses marquées ;
- Une boîte de conserve ;
- Un couvercle en plastique s’adaptant parfaitement ;
- Une grille fine.
Mode opératoire
Mode opératoire
Sur le terrain, le prélèvement du sol en
place s’effectue à l’aide de la boîte
préparée. On procède de la manière
suivante :
- dégager la surface du sol de toute la
végétation, puis enfoncer
profondément et complètement la boîte
cylindrique en la vissant ;
- dégager tout autour la terre ;
- retirer la boîte pleine puis araser sa
surface et faire sécher pendant
plusieurs jours (on peut procéder de la
même manière avec plusieurs types de
sols) ;
- lorsque le sol est bien sec, peser les
différentes boîtes ; on obtient P1. La
pesée s’effectue à l’aide d’une grille et
le couvercle en plastique.
- immerger totalement la boîte fermée par la grille métallique dans de l’eau
pendant quinze à vingt minutes, jusqu’à ce qu’aucune bulle d’air ne monte plus à
la surface de l’eau. La toile métallique empêche la terre de s’échapper de même
que les bulles d’air.
178
Remarque : En plongeant la boîte dans l’eau, l’air qui est beaucoup plus léger que l’eau
s’échappe du sol et l’eau prend sa place. Par cette opération, on peut mesurer le volume
d’air contenu dans ce sol. Avant de retirer la boîte de l’eau, il faut fermer le fond avec le
couvercle afin d’empêcher l’eau de s’égoutter par le trou percé précédemment.
La comparaison entre P1 et P3 donne la quantité d’eau que le sol est capable de retenir
après la pluie : c’est la capacité en eau du sol.
Un sol perméable, poreux, a une capacité en eau plus faible qu’un sol imperméable et
moins poreux. En effet, l’air contenu dans le sol ne peut se trouver qu’entre les grains qui
constituent le sol. Plus les grains sont gros, plus l’espace entre les grains est important,
plus le sol est poreux et plus il est perméable. Par contre l’eau ne peut rester dans un sol
que si les pores entre les grains sont très fins (< 8 µm ; 1 µm = 0,000001m). Un sol qui a
donc une grande capacité en eau est un sol fin, ce qui se traduit par une perméabilité
moindre. Les propriétés d’un sol découlent donc de la composition granulométrique des
différentes fractions des éléments minéraux : sable et argile.
179
Le complexe argilo-humique
Selon la structure des sols, certains éléments utiles pour la nutrition des plantes sont
entraînés en profondeur par les eaux d’infiltration : c’est le lessivage. Ces éléments ne
peuvent plus alors être assimilés par les plantes. Toutefois, une grande partie des
éléments assimilables est retenue par le sol qui cède ensuite petit à petit ces éléments
aux plantes.
Sorgho cultivé sur un sol riche (ph CNC) Sorgho cultivé sur un sol pauvre (ph CNC)
5. Je m’exerce
6. Je retiens
- la perméabilité c'est-à-dire la capacité d’un sol à laisser passer l’eau d’une couche
supérieure à une couche inférieure ;
- la porosité, c'est-à-dire l’ensemble des petits espaces qui séparent les particules d’un
sol ou d’une roche ;
- la capacité à retenir l’eau après la pluie ;
- la granulométrie, c'est-à-dire la taille des éléments solides (sable, argile) qui
composent le sol.
La structure d’un sol est déterminée par les manières dont les constituants sont assemblés
entre eux, disposés les uns par rapport aux autres. Cette organisation dépend de la nature
des constituants et des interactions qui naissent entre les particules minérales et l’humus.
7. Je m’entraîne
Le sol conditionne la croissance des végétaux, ses propriétés sont essentielles ; ce sont la
composition granulométrique, la perméabilité et la porosité qui déterminent la richesse
du sol en air et sa capacité à retenir l’eau après la pluie et la composition
granulométrique.
a. En groupe, effectuez des mesures de
perméabilité sur divers types de sols,
suivant les modalités expérimentales pour
déterminer les propriétés physico-
chimiques du sol.
b. Tracez les courbes de perméabilité, temps
d’infiltration en fonction du volume d’eau
versée ou du nombre de versements.
c. Comparez ensuite les courbes obtenues.
8. Lexique
Lessivage : processus d’entraînement par l’eau à travers les horizons d’un sol des
substances solubles, aboutissant à la formation d’horizons lessivés.
182
1. Objectifs
A la fin de cette leçon, je dois être capable de :
- expliquer le processus de la formation et de l’évolution des sols ;
- déterminer les facteurs d’évolution des sols ;
- décrire les différents types de sol ;
- expliquer l’importance de la protection des sols.
2. J’observe
Profil d’un sol et son schéma d’interprétation Un sol rouge ferralitique forestier
Un sol n’est pas stable, c’est un ensemble naturel évoluant sous l’influence des facteurs
biologiques et climatiques (précipitations et température). Les évolutions du sol et de la
végétation sont étroitement liées et toute modification de l’une modifie l’autre dans le
même sens.
Problèmes scientifiques :
- comment se forme un sol ?
- comment évolue un sol ?
- comment protéger un sol ?
3. J’expérimente/Je vérifie
L’analyse d’un sol et de l’arène granitique révèle que ces deux formations ont en
commun :
- des grains de sable (grains de quartz) ;
- des particules d’argile.
L’humus est une formation spécifique au sol. Il est constitué de matières organiques. On
peut donc supposer qu’il provient de substances végétales et animales présentes sur et
dans le sol.
Après avoir lu attentivement le texte ci-dessus, formule une hypothèse quant à l’origine
d’un sol.
183
4. J’apprends
a. Affleurement rocheux b. Altération de la roche c. Apparition d’un horizon d. Sol brun organisé e. Sol évolué après de
mère. Installation de la humifère. Début avec apparition d’un l’horizon A2 et
végétation. d’organisation d’un sol. horizon migration des
d’accumulation. colloïdes du fer vers
l’horizon B
Un sol se met en place petit à petit à partir d’une roche dite « roche-mère ». Bien avant la
formation du sol, c’est la roche-mère qui affleure, le sol étant presque inexistant.
a. Affleurement de la roche-mère.
Elle est colonisée par les végétaux pionniers.
b. Altération de la roche-mère et installation de la végétation.
Sous l’action des écarts de température du vent, des racines des végétaux, il y a
fragmentation physique de la roche-mère. Sous l’action des eaux acides, les
fragments obtenus subissent une altération chimique.
c. Apparition d’un horizon humifère. Début de l’organisation d’un sol
Le sol est peu épais et composé de :
- nombreux cailloux, substances minérales diversifiés provenant de
l’altération chimique ;
- matière organique plus ou moins importante et de végétaux.
On dit qu’un jeune sol évolue lorsque la quantité de matières organiques qu’il contient
augmente par rapport aux éléments minéraux présents à l’origine. En effet, les matières
apportées par la présence des êtres vivants subissent des décompositions et sont ainsi
transformées en matières minérales.
Le sol est dit en équilibre lorsque les quantités de matières organiques apportées sont
égales à celles qui sont transformées en sels minéraux lors de la décomposition.
L’évolution du sol se poursuit lorsque des éléments minéraux ou organiques apportés
se déplacent dans la profondeur du sol. Ces substances « migrent » soit vers le bas, soit
vers le haut. Ces déplacements dépendent des facteurs climatiques (pluies, sécheresse)
et aboutissent à l’élaboration de différents horizons du sol.
Attention : il ne faut pas confondre les horizons des sols avec les strates formées par
sédimentation.
Dans un sol encore jeune et en évolution, les mouvements de l’eau vers le bas et le haut
vont faire subir aux éléments minéraux et organiques (dont l’humus) des déplacements
appelés « migrations » :
- sous climat à forte pluviométrie, les déplacements d’eau vers le bas ou migrations
descendantes dominent. Ils constituent le lessivage.
- en revanche, sous climat à forte évaporation (sécheresse, vent…), les
déplacements d’eau vers le haut, ou migrations ascendantes, sont les plus
importants.
L’intensité de ces migrations dépend de nombreux facteurs, parmi lesquels la
pluviométrie, la teneur du sol en calcium ainsi que la nature de l’humus formé.
L’évolution du sol et de la végétation sont étroitement liées et toute cause qui modifie
l’une modifie l’autre dans le même sens. L’homme, par sa pratique du défrichage, du
surpâturage, supprime une grande partie de la végétation et élimine, du même coup,
l’apport de matières organiques du sol. Le surpâturage provoque un tassement de sol
par les sabots des animaux d’élevage.
Il occasionne une forte diminution de la porosité du sol et par conséquent une
diminution de son aération et de sa perméabilité. L’infiltration diminue, entraînant ainsi
une augmentation du ruissellement des eaux.
Pour maintenir le sol en équilibre dans un environnement donné, afin que son
rendement soit toujours satisfaisant, il est fortement recommandé de le protéger. On
distingue plusieurs types de protection :
Protection physique
Le mulching est une technique qui consiste à recouvrir le sol de feuilles mortes ou de
pailles afin de limiter l’impact de l’eau et le ruissellement sur le sol ;
Protection biologique
Des cultures différentes ont des besoins nutritifs différents, ce qui ralentit l’épuisement
de terre. Les sols en jachère et les cultures de légumineuses (arachides, haricot, niébé,
etc.) restaurent la fertilité du sol.
Les recherches menées au sahel montrent que la présence des arbres conditionne la
restauration de la fertilité des sols. Les foyers de réactivation biologiques viennent le
plus souvent des ligneux qui arrivent à s’installer ou qui ont survécu à la perturbation.
Les arbres permettent la remontée, à partir de la zone du sous-sol, les éléments nutritifs
favorables aux tapis herbacés (ensemble des herbes qui se trouvent à la surface du sol).
La présence d’arbres et d’herbes contrarient ainsi la tendance au lessivage des éléments
du sol. Leur litière augmente localement la matière organique et favorise
mécaniquement l’infiltration. Leur ombrage abaisse la température et favorise plutôt la
vie végétale et animale en surface.
Protection chimique
5. Je m’exerce
6. Je retiens
Un sol se met en place petit à petit à partir d’une roche dite « roche-mère ». La
décomposition de la roche-mère et de la matière organique aboutissent à la formation
d’éléments solubles. Ces éléments vont donc être plus ou moins mobiles dans le sol, en
fonction de leur plus ou moins grande solubilité dans l’eau du sol.
Au début de sa formation, un sol est généralement peu épais, pauvre en matières
organiques, et contient en revanche de nombreux fragments de la roche-mère sous forme
de cailloux peu altérés. Peu à peu, les végétaux colonisent l’endroit et y apportent des
matières organiques.
187
On dit qu’un jeune sol évolue lorsque la quantité de matières organiques qu’il contient
augmente par rapport aux éléments minéraux présents à l’origine. En effet, les matières
apportées par la présence des êtres vivants subissent des décompositions et sont ainsi
transformées en matières minérales.
Le sol est dit en équilibre lorsque les quantités de matières organiques apportées sont
égales à celles qui sont transformées en sels minéraux lors de la décomposition.
L’évolution du sol se poursuit lorsque des éléments minéraux ou organiques apportées se
déplacent dans la profondeur du sol. Ces substances « migrent » soit vers le bas, soit vers
le haut. Ces déplacements dépendent des facteurs climatiques (pluies, sécheresse) et
aboutissent à l’élaboration de différents horizons du sol.
L’évolution du sol et de la végétation sont étroitement liées et toute cause qui modifie
l’une modifie l’autre dans le même sens.
Les cultures intensives détruisent les forêts, et donc la fertilité du sol et vont peu à peu
épuiser les réserves qui ne sont plus renouvelées.
Pour maintenir le sol en équilibre dans un environnement donné, afin que son rendement
soit toujours satisfaisant, il est fortement recommandé de le protéger. On distingue
plusieurs types de protection : la protection physique, la protection biologique et la
protection chimique.
7. Je m’entraîne
Pendant la saison sèche marquée, l’eau de ce sol s’évapore et des minéraux dissous,
comme le fer et l’alumine, précipitent près de la surface en formant une nouvelle
cuirasse indurée s’opposant à la pénétration des racines des végétaux de grande taille.
a) Relève les éléments de ce paysage.
b) Explique comment se forme la cuirasse latéritique actuelle.
c) Formule une hypothèse quant à l’origine du fer qui précipite pour former cette
cuirasse.
d) Explique pourquoi les arbres ne poussent pas sur une cuirasse.
e) Cite les types de climats qui favorisent la formation de la cuirasse ?
f) Relève les facteurs climatiques qui accélèrent l’altération des roches.
8. Lexique
188
CINQUIEME SEMAINE
D’INTEGRATION
189
Performance attendue
- Communiquer
Représenter graphiquement
par un dessin d’observation ;
par un schéma, un dessin ou un croquis ou encore des diagrammes
ou courbes…
S’exprimer dans un langage scientifiquement et grammaticalement
correct
Présenter son travail avec un souci d’ordre et de soin
- Réaliser techniquement
Employer des techniques d’observation
190
Les roches qui affleurent à la surface du sol sont soumises aux différents facteurs
d’érosion. Ainsi les roches granitiques et métamorphiques sont dégradées et les produits
provenant de cette dégradation sont transportés et s’accumulent pour former le sol.
CB1_P5_Situation d’intégration 1
CB1_P5_Situation d’intégration 2
Représente cette carte puis liste les principales ressources et leur gisement.
192
B. BIOLOGIE
193
Leçon 1 : La puberté
1. Objectifs
2. J’observe
Problèmes scientifiques :
- quels sont les changements dans la morphologie, la physiologie et la psychologie chez
la fille et chez le garçon ?
- quels sont les organes qui sécrètent les hormones ?
- comment se manifeste le début de la puberté chez la fille ?
3. J’expérimente/je vérifie
4. J’apprends
4.1 La puberté
La puberté est une période de la vie de l’homme pendant laquelle le corps subit des
changements très importants et très remarquables. C’est la période de la vie qui marque
le passage de l’enfance à l’adolescence
Les premiers signes de la puberté se produisent entre 9 à 10 ans chez les filles et entre
10 à 18 ans chez les garçons. La puberté se caractérise par des manifestations
morphologiques, physiologiques et psychologiques qui s’étalent sur plusieurs années :
le corps produit de nombreuses hormones (gonadostimulines) à l’origine des
transformations spectaculaires du corps. L’enfant grandit en taille, la silhouette change,
les seins se développent, les poils pubiens apparaissent, les organes génitaux se
développent. Ces signes s’accompagnent d’apparition de boutons sur le visage (acnés)
mais ils sont passagers.
Ces transformations se manifestent dans le but de rendre les enfants aptes à la fonction
de reproduction. La puberté est une période difficile à traverser. Le corps change
souvent très rapide et profondément qu’il est difficile de le reconnaitre et de
l’apprivoiser
En même temps, le larynx se développe, les cordes vocales qu’il contient se modifient, la
voie mue, elle devient plus grave. Les muscles se développent plus que chez la fille : la
silhouette est celle d’un homme.
L’apparition de la première éjaculation chez le garçon et de la périodicité des règles
chez la fille montrent que leurs organismes se sont profondément transformés et que
leurs organes reproducteurs sont fonctionnels.
4.2 L’adolescence
A cette période, l’adolescent a besoin d’être valorisé et cherche à faire comme les grands.
Il s’oppose parfois aux règles que lui imposent les adultes, le plus souvent à ses parents,
car il se tourne vers l’avenir. Il s’oppose à toute autorité, il acquiert une autonomie par
ses expériences propres. Sa personnalité change et s’affirme.
L’adolescent cherche ses propres limites, il se meten danger ou bien transgresse les
règles de la société. L’adolescence est une période de plus grande fragilité sur le plan
psychologique ; la plupart des adolescents sont anxieux ou même déprimés, les jeunes
filles surtout ont des troubles de l’alimentation comme l’anorexie et la boulimie.
Certains adolescents ont aussi des idées noires et une mauvaise image de soi qui
peuvent les amener à tenter de se suicider. Aussi certaines maladies psychiatriques
comme les troubles obsessionnels ou la schizophrénie sont souvent déclarées chez les
adolescents.
L’adolescence est donc une épreuve difficile pour beaucoup. Il faut aussi bien connaître
les risques auxquels on s’expose par certains comportements(les risques liés à la
toxicomanie, aux infections sexuellement transmissibles, à une grossesse non désirée
pour les filles etc.).
196
5. Je m’exerce
- Etablis un tableau de comparaison entre les changements qui s’opèrent chez une fille
et chez un garçon à la puberté.
6. Je retiens
La puberté est la période qui précède l’adolescence, elle se situe entre 8 à 12 ans chez la
fille et 9 à14 ans chez le garçon. Elle se manifeste par les changements morphologiques,
physiologiques et psychologiques, caractéristiques de la maturation sexuelle annonçant le
passage de l’enfance à l’adolescence et conduisant à la possibilité de procréer. La période
de la puberté varie selon les individus et les types de sociétés. Quant à la période de
l’adolescence, elle se situe entre 10 à 19ans. Elle est marquée par l’apparition de nouveaux
comportements qui peuvent avoir des conséquences sur l’adolescent dans sa vie future en
société et sa santé sexuelle et reproductive de l’individu à court et à long terme. Pour bien
traverser cette période de crise, il faut une bonne hygiène de vie.
7. Je m’entraîne
8. Lexique
Performance attendue
- Communiquer
Représenter graphiquement
par un dessin d’observation ;
par un schéma, un dessin ou un croquis ou encore des diagrammes
ou courbes…
S’exprimer dans un langage scientifiquement et grammaticalement
correct
Présenter son travail avec un souci d’ordre et de soin
- Réaliser techniquement
Employer des techniques d’observation
199
CB2_Palier 1 : Situation 1
Palier 1 : Situation 2
Quarante-cinq jours plus tard Aminé qui n’a pas vu ses règles se rend à l’hôpital et ses
soupçons sont confirmés. Elle en parle à Mboulsou qui décline la responsabilité de ce qui
s’est passé. Seule face à cette situation, Aminé se confie à une de ses camarades qui lui
conseille d’interrompre cette grossesse (IVG). Elle céda à cette tentation. Suite aux
complications, elle fut transportée d’urgence à l’hôpital, le gynécologue annonce aux
parents de Aminé que leur fille a de sérieux problèmes car son utérus est en état de
putréfaction avancée. Après cinq mois de soins intensifs, Aminé retrouve la santé mais
restera stérile toute sa vie, annonce le médecin. Humiliée, aminé ne peut plus suivre
correctement les cours et abandonne l’école. Mboulsou est en cavale et toujours
recherché par la Brigade. Aux dernières nouvelles, Mboulsou atteint de Sida se serait
refugié au Nigéria.
a) Explique les modifications qui caractérisent la puberté chez le garçon et chez la fille.
b) Explique les raisons pour lesquelles certains rapports sexuels sont dits précoces.
c) Cite les dangers de rapports sexuels précoces et non protégés.
d) Explique cette phrase : « la gestion de la puberté détermine ce que sera l’adolescent
et l’adulte. »
e) Explique les comportements à risque de Mboulsou et d’Aminé.
f) Donne quelques conseils aux deux amis pour éviter de compromettre leur avenir.
201
1. Objectifs
2. J’observe
La reproduction des êtres vivants en général passe par la reproduction sexuée. Celle de
l’homme n’est pas du reste.Aussi pour qu’il y ait fécondation, il faut la rencontre des
spermatozoïdes (gamètes mâles) et de l’ovule (gamète femelle).L’œuf qui en résulte est
le début d’un nouvel être vivant.
Problèmes scientifiques :
- quelles sont les diverses transformations qui se produisent à l’âge de la puberté ?
- comment sont produits les ovules et les spermatozoïdes ?
- quelles sont les caractéristiques des cellules reproductrices produites par l’être
humain ?
202
3. J’expérimente/je vérifie
Le maintien de la vie d’une génération à une autre n’est possible que par la reproduction
sexuée.
A partir des images observées ci-dessus, peux-tu affirmer, en expliquant que la fusion
d’un gamète mâle (le spermatozoïde) et d’un gamète femelle (ovule) donne la vie ?
4. J’apprends
Il est composé des organes externes : les testicules et le pénis, des organes internes
constitués de canaux et de glandes annexes.
Les testicules ou glandes génitales sont des glandes ovoïdes blanchâtres logés dans le
scrotum (bourse). L’étude microscopique montre que le testicule est formé d’un grand
nombre de tubes très fins pelotonnés : les tubes séminifères qui, s’ils sont déroulés, ont
une longueur de 800mètres. Dans ces tubes séminifères se forment constamment à
partir de la puberté, des millions de cellules sexuelles mâles (les spermatozoïdes).
Chaque spermatozoïde est une cellule de 6/100 de mm, avec une tête ovale et une
longue queue lui permettant de se déplacer.
203
Ces tubes se rejoignent en un fin canal : l’épididyme ; il se prolonge par le canal déférent
ou spermiducte. Dans chaque spermiducte débouche une glande : la vésicule séminale.
Une autre glande ; la prostate se trouve au niveau de l’urètre ; l’urètre pénètre alors dans
le pénis, constitué des corpscaverneux et des corps spongieux qui se gorgent de sang lors
de l’érection. L’extrémité du pénis ou gland, renflée, est couverte du prépuce. Lorsque la
verge entre en érection, le gland se découvre. La circoncision permet d’enlever
entièrement le prépuce pour laisser le gland au découvert en permanence, en raison de
santé.
L’appareil génital chez la femme est presque interne (schéma) : lesovaires ou glandes
ovoïdes sont situés dans l’abdomen ou ils sont maintenus par des ligaments et par les
vaisseaux sanguins qui les nourrissent .Autour de chaque ovaire se trouve un pavillon
au bord dentelé, élargissement d’un conduit : l’oviducte. Le pavillon et le départ de
l’oviducte constituent la trompe, recouverte à l’intérieur de cils vibratiles. Les deux
oviductes débouchent dans l’utérus d’une forme triangulaire.L’utérus se termine par le
col de l’utérus qui débouche dans le vagin : organe d’accouplement. Le vagin s’insère en
haut autour du col utérin et passe à l’extérieur au niveau de la vulve : partie externe de
l’organe génital féminin est limitée par des replis qui, latéralement, donnent des petites
lèvres et des grandes lèvres. En avant de l’orifice urinaire se trouve un autre organe
érectile : le clitoris
Chez la jeune fille, l’entrée du vagin est partiellement fermée par une membrane souple :
l’hymen qui sera déchirée lors du premier rapport sexuel. Chez la femme les voies
génitales sont totalement distinctes des voies urinaires.
Chez la femme, l’appareil génital est caractérisé par un fonctionnement cyclique qui
commence à la puberté et s’achève à la ménopause vers 45 à 50 ans.Tous les mois le
phénomène cyclique ou périodique se reproduit au niveau de l’appareil génital. Ils sont
marqués extérieurement par le rejet du « sang » appelés règles ou menstruations, d’où
le nom de cycle menstruel.
Le cycle génital commence par un écoulement sanguin qui sort au niveau de la vulve : les
règles. Un follicule se développe dans l’ovaire, il atteint progressivement la taille d’une
noisette et apparait à la surface de l’ovaire. Lorsqu’il est mûr, il éclate et libère l’ovule
qu’il contient : c’est l’ovulation. L’émission, par l’un ou l’autre des ovaires d’un ovule, se
produit en général le 14ème jour du cycle. L’ovulation n’a pas lieu chaque 14ème jour du
cycle. Ainsi, on ne peut connaître à quelques jours près, ni la durée du cycle qui va
suivre ni, dans ce cycle, la date de l’ovulation.
L’ovule libéré par un ovaire est recueilli dans la trompe deux cas se produiront :
- l’ovule n’est pas fécondé, il dégénère en 24heures ;
205
Les modifications de la muqueuse utérine et de l’un des 2 ovaires au cours du cycle sexuel
L’ovule libéré est fécondé par un spermatozoïde ; l’œuf qui en résulte est alors entraîné
le long de l’oviducte. Il arrive dans l’utérus et se fixe dans la muqueuse utérine, 6 jours et
demi après la fécondation, soit le 21e jour du cycle menstruel.
206
Les spermatozoïdes restants cherchent à atteindre l’ovule qui reste toujours proche de
son lieu d’émission parce qu’il ne peut se déplacer seul. Si l’ovule émisn’est pas fécondé
par un spermatozoïde, il meurt au bout d’un ou de deux jours.
Ce sont les variations du taux de sécrétion de ces hormones qui commandent le cycle de
l’utérus. L’ovulation correspond à l’éclatement d’un follicule qui libère l’ovule. On
appelle follicule le « petit sac » qui entoure l’ovule. Ce sont les follicules qui sécrètent les
hormones ovariennes. Les taux d’hormones sécrétés sont différents avant et après
l’ovulation.
207
5. Je m’exerce
6. Je retiens
L’appareil génital de la femme est caractérisé par un fonctionnement cyclique qui débute
à la puberté entre 10 et 15 ans et s’achève à la ménopause vers 45 et 50 ans. La période de
cycle dure 3 à 4 jours, elle est mensuel d’où le nom de menstruation. L’organe génital de
la femme comprend :
208
- les ovaires, situés dans l’abdomen ou ils sont maintenus par des ligaments et par les
vaisseaux sanguins qui les nourrissent ; l’ovaire contient les cellules sexuelles
appelés ovules. Les ovules sont formés dès la naissance de la fille. A la puberté leur
croissance provoque une augmentation de la taille des ovaires.
7. Je m’entraîne
8. Lexique
Follicule : formation anatomique en forme de sac qui entoure un organe et/ou secrète ou
excrète une substance.
Spermicide : substance chimique qui tue les spermatozoïdes.
Flagelle : organe locomoteur du spermatozoïde.
Muqueuse : membrane qui tapisse les cavités de l’organisme et qui est lubrifiée par la
sécrétion de mucus.
209
Performance attendue
- Communiquer
Représenter graphiquement
par un dessin d’observation ;
par un schéma, un dessin ou un croquis ou encore des diagrammes
ou courbes…
S’exprimer dans un langage scientifiquement et grammaticalement
correct
Présenter son travail avec un souci d’ordre et de soin
- Réaliser techniquement
Employer des techniques d’observation
211
CB2_P2_Situation d’intégration 1
Les deux schémas ci-dessous représentent les appareils reproducteurs des deux sexes
chez l’espèce humaine.
CB2_P2_Situation d’intégration 2
Une femme a noté sur un calendrier la date d’apparition et la durée moyenne de ses
règles durant cette période.
1. Objectifs
2. J’observe
Problèmes scientifiques :
- comment se déroule la fécondation chez la femme ?
- comment se développe l’embryon humain ?
- comment s’effectue la nidation de l’embryon ?
- comment les organes annexes interviennent-ils dans le développement du fœtus ?
3. J’expérimente/Je vérifie
4. J’apprends
La copulation
De l’œuf à l’embryon
- en futur embryon,
- en couches externes qui développent des prolongements : les villosités qui
s’enfoncent dans la muqueuse utérine épaisse, gonflée de sang.
- le placenta formé par les villosités qui se ramifient en direction d’espaces remplis de
sang maternel provenant des vaisseaux de l’utérus. Le placenta étroitement lié à la
paroi de l’utérus, est à la fois un organe de fixation et d’échange avec la mère. Mais le
sang du futur bébé et de la mère ne se mélange pas. Le placenta est relié à l’embryon
par le cordon ombilical. Il subsistera durant toute la période de la grossesse et
sécrète des hormones qui maintiennent l’état de la grossesse.
A partir de la 9ème semaine, l’embryon est devenu un fœtus. Il ne mesure que quatre (4)
centimètre de long, mais tous ses organes sont en place. Le cerveau n’est pas encore
entièrement formé. Les cellules cérébrales établissent de contacts les unes avec les
autres pour former les premières voies nerveuses. Sa sensibilité et sa motricité évoluent,
ses mouvements sont perçus par sa mère à partir de la seizième semaine. Au 5ème mois,
tous les organes sont formés. Il mesure environ 30 cm. A partir du 6ème mois, les
battements cardiaques sont perceptibles au stéthoscope, le rythme est très rapide.
A la fin de la période embryonnaire (fin du 2ème mois), tous les organes sont en place
sous forme d’ébauches. L’embryon ayant acquis l’aspect et les caractéristiques
essentielles de l’espèce humaine prend le nom de fœtus (début du 3ème mois).
Ce sont surtout les phénomènes de croissance qui caractérisent la vie fœtale : croissance
de la taille, (entre le 3ème et le 6ème mois), croissance de la masse (entre le 7ème et le 9ème
mois). Les organes et les appareils poursuivent aussi leur développement.
217
La durée moyenne de la grossesse chez la femme est d’environ 280 jours soit quarante
semaines lorsqu’on prend pour point de départ le premier jour des dernières règles
appelé aussi Date des Dernières Règles (DDR).
La surveillance de la femme
Une femme enceinte doit observer une certaine hygiène de vie ; elle doit bien se nourrir
c'est-à-dire de façon équilibrée et éviter de consommer certaines substances toxiques
(alcool, cigarettes…) ainsi que la prise des médicaments non ordonnés par le médecin.
Des exercices physiques bien choisis permettent aux muscles abdominaux d’assurer le
maintien de l’utérus.
La surveillance du fœtus
5. 5. Je m’exerce
6. Je retiens
7. Je m’entraîne
Le schéma ci-contre
présente les étapes de la
fécondation et du
développement de
l’embryon.
8. Lexique
219
TROISIEME SEMAINE
D’INTEGRATION
220
Performance attendue
- Communiquer
Représenter graphiquement
par un dessin d’observation ;
par un schéma, un dessin ou un croquis ou encore des diagrammes
ou courbes…
S’exprimer dans un langage scientifiquement et grammaticalement
correct
Présenter son travail avec un souci d’ordre et de soin
- Réaliser techniquement
Employer des techniques d’observation
221
CB2_P3_Situation d’intégration 1
Le cycle sexuel
1. Objectifs
2. J’observe
223
La vie d’un individu de l’espèce humaine ne commence pas le jour de sa naissance, mais
neuf mois plus tôt, le jour de la fécondation et donc au début de la grossesse.
Problèmes scientifiques :
- comment se déroule la grossesse ?
- quels sont les principaux évènements qui accompagnent la grossesse ?
- comment se déroulement l’accouchement ?
- comment le nouveau-né est-il nourrit ?
3. J’expérimente/Je vérifie
4. J’apprends
4.1 La grossesse
Il existe aussi des grossesses anormales par exemple la grossesse extra-utérine. Cette
dernière se caractérise par la fixation de l’œuf dans la trompe.
225
4.2 L’accouchement
Après 3 à 4 jours qui suit l’accouchement, le reste de cordon ombilical tombe et laisse
une cicatrice sur l’abdomen de l’enfant, c’est le nombril.
Presque tous les organes d’un être humain fonctionnent déjà dans la vie intra-utérine,
excepté les poumons ; Dès que la tête du bébé apparait hors du vagin, l’enfant fait une
profonde inspiration qui déplisse les alvéoles pulmonaires et expire en poussant son
premier cri. A partir de ce moment, la respiration devient active et ne cessera qu’à la
mort.
4.3. L’allaitement
- allaitement mixte : il est utilisé dans le cas ou la maman ne satisfait pas la ration
de l’enfant et que ce dernier n’augmente pas de poids. Les tétées doivent être
complétées par le biberon. On note les mêmes inconvénients que l’allaitement
artificiel.
L’alimentation de l’enfant doit se diversifier entre le 4ème et le 5ème mois, car le lait de la
maman s’appauvrit surtout en fer, cependant une alimentation en bouillie de farine, jus
de fruits…, peut compléter la ration alimentaire. C’est le début de sevrage. Une
alimentation exclusive à base de lait entraîne une anémie chez l’enfant et provoquant
chez ce dernier l’affaiblissement de l’organisme.
5 Je m’exerce
6 Je retiens
7 Je m’entraîne
8 Lexique
1. Objectifs
2. J’observe
Ce graphique présente
le cycle d’une femme
avec différentes
périodes féconde, non
féconde.
Une fécondationne peut
naturellement avoir
lieu qu’à la suite d’un
rapport sexuel ; mais
tous les rapports
sexuels ne conduisent
pas forcément à une
fécondation.
Problèmes scientifiques :
- comment déterminer la période féconde du cycle sexuel de la femme ?
- comment réguler les naissances ?
- comment agissent les contraceptifs ?
3. J’expérimente/Je vérifie
En réalité, la période féconde d’une femme est difficile à déterminer car les cycles
féminins sont souvent irréguliers et variables d’une femme à une autre et en fonction de
l’âge.
4. J’apprends
La naissance d’un enfant est une joie dans la famille, c’est aussi une lourde
responsabilité pour des raisons professionnelles, familiales ou de santé. Pour éviter des
grossesses non souhaitées, plusieurs méthodes contraceptives sont disponibles eu égard
à la législation, ou en fonction de l’environnement socioculturel. Il existe plusieurs
méthodes contraceptives. L’utilisation des méthodes contraceptives présente aussi bien
des avantages que des inconvénients.
La contraception est l’ensemble des méthodes qui permettent à un couple d’avoir des
relations sexuelles en évitant les risques de grossesse non souhaitée. On distingue deux
types de méthodes : les méthodes naturelles et les méthodes artificielles
Les pilules contraceptives sont de plusieurs types : son efficacité est de 100% si la prise
est régulière. Elles sont composées de deux groupes d’hormones (œstrogènes et
progestérone) à des doses variables selon les cas. Ces comprimés contiennent des
hormones de synthèse, comparables aux hormones ovariennes qui freinent la sécrétion
231
Ils comprennent les stérilets, les préservatifs, le diaphragme, les spermicides etc. Ces
divers moyens n’ont pas les mêmes mécanismes d’action, ni les mêmes indications.
Le stérilet doit être placé dans l’utérus de la femme pour une période de 2 ans
maximum et renouvelable en cas de besoin. Cette méthode ne s’utilise qu’à une femme
qui a déjà eu au moins un enfant. Les stérilets ne suppriment pas la fécondation, mais
empêchent la nidation de l’œuf.
Les stérilets sont déconseillés aux jeunes filles car, ils peuvent provoquer des infections
conduisant à la stérilité.
Avantages : ces contraceptifs permanents sont mis en place pour deux ans renouvelable
en cas de besoin.
Inconvénient : ils ne sont pas efficaces à 100%, ils peuvent être expulsés par l’utérus.
Aussi ils ne sont pas bien supportés par les femmes.
Le médecin ou le personnel d’un centre de santé est le seul interlocuteur privilégié pour
aider la femme à faire le choix de méthode contraceptive adaptée à :
- son âge, son état de santé (maladies, infections gynécologiques, avortements
spontanés etc.) ;
- la proximité d’un centre de santé ou de planification ;
- la possibilité de se procurer régulièrement le contraceptif proposé ;
- la fréquence des relations, les risques d’infections sexuellement transmissibles ;
- les impératifs d’ordre religieux, interdisant
certaines méthodes.
- Les préservatifs
Ils doivent être conservés à l’abri de la chaleur, de la lumière directe du soleil et d’une
humidité excessive. Ne pas les ranger à côté d’objets durs qui peuvent les détériorer.
Vérifier la date de péremption sur l’emballage.
Le diaphragme ou préservatif féminin (fémidom) Associé à un produit spermicide, le diaphragme arrête les
spermatozoïdes à l’entrée du col de l’utérus.
Avantage : c’est une bonne méthode.
Les ovules sont placés dans le vagin de la femme. Il faut toutefois savoir que ces produits
sont irritants pour les muqueuses et peu efficaces du point de vue contraceptif.
Il existe des méthodes chirurgicales conduisant à une stérilité définitive, irréversible,
telle que :
- les castrations ; opération consistant à supprimer les fonctions sexuelles des
testicules ;
- la ligature des trompes ou élimination des ovaires empêchant l’ovule de gagner
la cavité utérine.
5. Je m’exerce
6. Je retiens
La contraception est l’ensemble des méthodes qui permettent à un couple d’avoir des
relations sexuelles en évitant les risques de grossesse non souhaitée. Ces méthodes de
contraception sont entre autres :
Les moyens chimiques : ce sont les contraceptifs oraux (les pilules, les micropilules), les
produits injectables les spermicides…
Tous ces moyens de contraceptions permettent de réguler les naissances, mais leur
utilisation comporte moins d’avantages que d’inconvénients.
7. Je m’entraîne
8. Lexique
QUATRIEME SEMAINE
D’INTEGRATION
236
Performance attendue
- Communiquer
Représenter graphiquement
par un dessin d’observation ;
par un schéma, un dessin ou un croquis ou encore des diagrammes
ou courbes…
S’exprimer dans un langage scientifiquement et grammaticalement
correct
Présenter son travail avec un souci d’ordre et de soin
- Réaliser techniquement
Employer des techniques d’observation
237
CB2_P4_Situation d’intégration 1
CB2_P4_Situation d’intégration 2
Il arrive parfois que l’ovule fécondé (œuf) s’implante accidentellement dans la trompe.
C’est la grossesse extra-utérine. La trompe se rompt entraînant des hémorragies graves
qui mettent la vie de la femme en danger.
Les figures ci-dessous représentent les courbes thermiques d’une femme enceinte et
d’une femme dont le cycle ovarien est de 28 jours. Compare les deux courbes.
1. Objectifs
2. J’observe
3. J’expérimente/Je vérifie
Lis attentivement le tableau ci-dessus, identifie l’agent responsable de chaque IST puis
indique quels sont les organes qui sont atteints.
4. J’apprends
Les IST peuvent être causées par des micro-organismes pathogènes très divers :
bactéries, champignons microscopiques, protozoaires, ou virus.
Les principales IST d’origine bactérienne sont la blennorragie (due à la bactérie
Neisseria gonorrheae), la syphilis (Treponema pallidum), le chancre mou (Haemophilus
ducrey), et la maladie de Nicolas-Favre (Chlamydia trachomatis).
Chez l’homme
De deux à dix jours après le contact infectant, l’homme présente les symptômes
suivants : sensation de brûlures au moment de la miction (d’où le nom de chaude pisse
aussi donné à cette maladie) ; démangeaison et émission du pus par l’orifice urinaire
(c’est la blennorragie).
La blennorragie est plus apparente chez les hommes, qui présentent un écoulement aigu
de pus au niveau de l'urètre. Abondant au départ, le pus devient plus épais et plus gras.
Le passage de l'urine s'obstrue progressivement au cours de l'inflammation de la
prostate.
Sans traitement, les sécrétions de pus deviennent plus abondantes, les urines
deviennent troubles, la douleur en urinant augmente et tout le canal de l’urètre va être
241
L’atteinte chronique des vésicules séminales provoque une altération du sperme. Les
épididymites et les orchites gonococciques entraînent des douleurs dans les testicules. Si
les deux côtés sont atteints, le malade peut devenir stérile.
- Le rétrécissement de l’urètre : les
inflammations répétées de l’urètre rendent
ce canal irrégulier. Le conduit se rétrécit
par endroit. Quand le rétrécissement est
important, il faut placer les sondes pour
faire évacuer les urines.
- Les abcès et les fistules (voies anormales
d’écoulement d’un liquide dans ou hors de
l’organisme) : après de nombreuses
infections gonococciques, l’urètre s’ouvre
sur la peau, près de la racine de la verge ou
sur le scrotum provoquant une sortie de
l’urine à travers ces ouvertures.
Chez la femme
Chez la femme, les voies génitales étant différentes des voies urinaires, la gonococcie est
muette (indolore), la femme ne se rend pas compte qu’elle est malade. Mais elle est une
source d’infection pour ses partenaires. Cette période initiale est donc sournoise et
particulièrement dangereuse du fait de sa contagiosité. L'infection envahit l'urètre, le
vagin et le col de l'utérus. Le plus souvent, il n'y a pas ou très peu de symptômes
précoces, bien que l'écoulement et l'irritation des membranes muqueuses vaginales
puissent être graves.
Mal soignée, la maladie atteint toutes les parties de l’appareil génital féminin et les
complications suivantes apparaissent : la vulvo-vaginite gonococcique est une
infection de la vulve et du vagin. Elle s’accompagne de pertes blanches plus abondantes ;
la cervicite est une inflammation du col et de l’utérus. Elle devient rapidement
chronique. Les petites glandes du col utérin infectées sécrètent une glaire moins
abondante et les possibilités de grossesse sont diminuées.
Si une trompe est infectée par le gonocoque (ou les deux), la paroi fragile qui la tapisse
intérieurement se cicatrise mal et la trompe peut ne plus permettre le passage des
spermatozoïdes. Si les deux trompes sont infectées et bouchées par suite de mauvaise
cicatrisation, c’est la stérilité définitive.
Traitement
4.2 La syphilis
La syphilis est une IST très grave
due à une bactérie, le tréponème
pâle (Treponema pallidum),
microorganisme, très mobile, en
forme d’un tire- bouchon.
La syphilis existe sous deux
formes : une forme de l’adulte et
une forme de l’enfant (syphilis
congénitale), transmise de la mère
au fœtus lors de la grossesse. La bactérie responsable de la syphilis (Tréponème)
Dans la majorité des cas, la contamination se fait par contact sexuel, notamment si la
peau ou les muqueuses présentent des lésions qui permettent à la bactérie de pénétrer
dans l’organisme.
243
a) Stade primaire
b) Stade secondaire
La période secondaire, qui survient en moyenne 6 semaines plus tard (mais parfois
jusqu’à 4 ans après), est caractérisée par des éruptions cutanées généralisées. La
première floraison consiste en l’apparition de taches roses sur le tronc (roséole) et
d’ulcères non douloureux autour des muqueuses (bouche et régions génitales). La
seconde floraison consiste en l’apparition de taches brun-rouge sombre infiltrées sous la
peau, les syphilides, généralement localisées sur la paume des mains, la plante des pieds,
le visage (sillon nasogénien), autour de la bouche et de l’anus.
Les diverses lésions cutanées associées à la période secondaire, indolores, sont très
contagieuses. Par ailleurs, les phases d’éruption sont accompagnées de maux de tête, de
244
fièvre et d’un gonflement des ganglions lymphatiques. La période secondaire peut durer
de quelques mois à 2 ans.
c) Période de latence
Ce stade est caractérisé par l’absence de signes cliniques, mais par l’atteinte
inflammatoire des organes internes. Il dure de 2 à 30 ans.
d) Stade tertiaire
Dans la plupart des cas, les malades développent, au bout de 10 à 20 ans, une syphilis
tertiaire, ou syphilis symptomatique tardive. Des nodules appelés gommes apparaissent
dans les tissus sous-cutanés, les muqueuses et les organes internes. Ces gommes
peuvent être responsables de lésions osseuses importantes. Le foie et les reins peuvent
également être touchés, ainsi que les autres viscères ; l’atteinte du cœur et des
principaux vaisseaux sanguins est responsable de la plupart des décès. L’infection de
l’utérus peut être à l’origine de fausses couches, de naissances d’enfants mort-nés ou
atteints de syphilis congénitale.
Examen du Aucun
Permet de diagnostiquer la maladie de façon certaine.
sang symptôme
Les lésions fourmillent de tréponèmes et sont très Le malade est considéré comme non
Contagiosité
contagieuses contagieux
Le traitement Traitement aux résultats incertains.
Effet du Guérison rapide et totale interrompt la Ne peut pas modifier les lésions
traitement maladie irréversibles
245
Par ailleurs, il peut exister une syphilis congénitale latente, asymptomatique, qui ne peut
être révélée que par des tests de dépistage.
a) Diagnostic
Le diagnostic de la syphilis se fonde tout d’abord sur l’identification des symptômes des
premier et second stades de la maladie. Ceux-ci peuvent néanmoins passer inaperçus,
car négligés par les patients (une fois le chancre disparu, les premières manifestations
cutanées, notamment la roséole, peuvent passer pour des manifestations allergiques) ou
confondus avec les symptômes d’autres maladies. La suspicion de syphilis doit être
ensuite confirmée ou infirmée par des tests : analyse au microscope de prélèvements
(sur le chancre ou sur les lésions cutanées) visant à mettre en évidence la bactérie et/ou
des tests sanguins, généralement basés sur une technique immunologique ; tests
d’immunofluorescence (on utilise des anticorps spécifiques du tréponème, associés à
une substance fluorescente).
b) Traitement
c) Prévention
Enrayer la syphilis implique de traiter toutes les personnes ayant eu des contacts
sexuels avec une personne en période de contagion (c’est-à-dire aux premier et second
stades de la maladie), et de pouvoir effectuer un diagnostic précoce. Il n’existe ni vaccin
ni traitement préventif contre cette maladie. La prévention passe par l’utilisation de
préservatifs, par le dépistage (examens prénuptiaux, dépistage systématique chez les
femmes enceintes…) et, en milieu médical, par l’analyse des échantillons de sang et la
destruction du sang contaminé.
Les Chlamydioses :
Les chlamydioses sont des IST causées par des bactéries appelées chlamydia. Il existe
deux espèces de chlamydiae, Chlamydia trachomatis et C. psittaci ; ce sont des parasites
de petite taille (inférieure à 1 µm), dont le cycle de vie se déroule à l’intérieur de cellules
de l’organisme hôte. Les bactéries déclenchent chez leurs cellules cibles un phénomène
de phagocytose (bien que ces cellules ne soient pas habituellement des phagocytes) et se
retrouvent incluses dans des vacuoles du cytoplasme, où elles se multiplient
rapidement. Quelques heures à peine après son infestation, la cellule hôte éclate sous la
pression des micro-organismes, qui vont alors infecter d’autres cellules.
Chez la femme, les effets de l’infection par C. trachomatis sont fréquemment masqués
par les symptômes (pertes et miction difficile), semblables mais plus apparents, de la
gonorrhée qui survient souvent simultanément. Facilement traitée par des antibiotiques,
l’infection par les chlamydiae peut être grave si elle n’est pas enrayée.
247
Une autre souche de Chlamydia trachomatis, transmise par les mains sales ou les
mouches, provoque le trachome, maladie oculaire pouvant conduire à la cécité.
Très répandue dans le monde animal, Chlamydia psittaci touche particulièrement les
oiseaux, les ovins et les bovins. L’Homme la contracte par inhalation de poussières
contaminées par des oiseaux infectés. Elle provoque l’ornithose et la psittacose, deux
maladies infectieuses de gravité variable.
Le chancre mou
Le chancre mou est une plaie douloureuse qui apparaît sur les organes génitaux
externes. Le chancre mou est provoqué par une bactérie du genre Haemophilus appelée
bacille de Ducrey. Après une période d’incubation de 2 à 5 jours, une petite papule
(petite inflammation suppurante sur la peau) rouge se développe à la base du gland chez
l’homme, ou au niveau d’une grande lèvre chez la femme. Cette pustule évolue
rapidement et s’ulcère.
C’est une IST dont l’agent pathogène est un gros virus. Elle se déclare cinq (5) à dix (10)
jours après la contamination. Elle apparait sous forme d’une petite plaie au niveau des
organes génitaux particulièrement au niveau du gland ou le prépuce chez l’homme et de
la vulve chez la femme où il est beaucoup plus rare chez la femme que chez l’homme.
a) Chez l’homme
Une à six semaines après l’inoculation apparaît un gonflement des ganglions de l’aine et
parfois ceux du haut de la cuisse. Si, à ce stade, le traitement n’intervient pas, les
ganglions durcissent. Puis un abcès se développe en profondeur, la peau devient
violacée et se perce en donnant des ulcérations : un bubon (inflammation, adénite) d’un
ganglion lymphatique au cours d’une IST) se forme pouvant persister pendant plusieurs
mois, suivi d’une cicatrisation parfois irrégulière.
b) Chez la femme
Toute la région allant du pubis à l’anus se boursoufle se transformant en masses dures
par endroit, ramollie à d’autres. Ces masses évoluent en ulcérations destructrices et très
douloureuses accompagnées d’un rétrécissement du rectum. A ce stade le traitement est
long et le résultat incertain. Plus le malade est soigné tôt, plus rapide sera la guérison.
248
La candidose
La candidose est une IST provoquée par les candidasalbicans qui sont de petites levures
(champions microscopiques). La candidose provoque chez la femme des vaginites qui se
traduisent par des démangeaisons de la vulve et de l’anus. Les rapports sexuels sont
douloureux. Chez l’homme, la candidose peut se traduire le plus souvent par une
irritation du gland accompagnée de démangeaison.
L’hépatite chronique présente aussi une forme aigüe persistante où la personne infectée
est considérée comme un réservoir à virus. Cette forme n’a pas de traitement.
La transmission de ces virus se fait par voie sanguine (B, C et D), par voie sexuelle (B et
D), par la salive et les objets de toilettes souillés(B), au moment de l’accouchement,
transmission mère-enfant (B), par selles des sujets contaminés (A).
5. Je m’exerce
6. Je retiens
7. Je m’entraîne
A l’aide d’un tableau, associe à chaque IST le germe responsable : IST (Blennorragie,
syphilis, chlamydiae, le chancre mou, les condylomes génitaux, trichomonas, hépatites B
et C.
8. Lexique
1. Objectifs
2. J’observe
Découverte pour la première fois aux Etats- unis en 1981, le SIDA (Syndrome
d’Immunodéficience Acquise) sévit de façon préoccupante dans le monde entier.
C’est une pandémie qui n’épargne personne et ne fait pas de différence entre les sexes,
entre un enfant et un adulte, ni un jeune et un vieux.
Problèmes scientifiques :
- qu’est-ce que le syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA) ?
- comment se transmet le VIH ?
- comment évolue l’infection à VIH ?
- comment lutter contre l’infection à VIH ?
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3. J’expérimente/je vérifie
Le VIH/SIDA est une maladie causée par un virus et qui se transmet d’une personne à
une autre par diverses voies.
Que faire pour connaitre sa sérologie ?
Quelles seront les dispositions à prendre si le test s’avère positif ? Ou négatif ?
4. J’apprends
Le SIDA est une maladie causée par un virus. Cette maladie n’épargne personne. Elle est
souvent liée à la pauvreté et au sous-développement.
4.1 Le VIH
Le VIH est présent dans le sang, le sperme, les sécrétions vulvo-vaginal, dans les
exsudats des plaies et dans le lait maternel.
la voie sexuelle
Elle est la principale voie de transmission. Si une personne est déjà infectée et si elle
n’utilise pas le préservatif, elle peut contaminer plusieurs partenaires sexuels. Tout acte
sexuel avec pénétration présente des risques. On peut prendre en compte aussi certains
pratiques par exemple la transmission bucco-génitale.
la voie sanguine
L’utilisation des objets piquants ou tranchants souillés du sang infecté, non stérilisés et
la transfusion du sang mal contrôlé.
de la mère à l’enfant
Le VIH s’intègre dans une cellule et la tue. Il diminue ainsi les défenses de l’organisme.
Sa dissémination dans tout l’organisme hôte, favorise l’infection et la destruction de
nombreux globules blancs appelés Lymphocytes CD4. Quand un grand nombre de
252
Pour savoir si une personne est infectée par le VIH, elle doit faire un test de dépistage
c'est-à-dire un examen de sang, dans un centre de santé approprié. Le bulletin d’examen
est anonyme. Si, le résultat est positif, on dit que la personne est séropositive, si la
sérologie est négative, la personne est séronégative.
En cas d’utilisation des objets tranchants ou piquants, faire bouillir ou stériliser les
objets par l’alcool à 90°. Avant de transfuser le sang, il faut le tester minutieusement.
En cas de grossesse, consulter un médecin pour la prise en charge de la grossesse
jusqu’à l’accouchement.
La transmission du VIH ne se fait pas par simples contact, à la maison, au travail, dans les
toilettes etc.Ces situations précitées signifient que l’on peut s’occuper d’une personne
vivant avec le VIH, sans être infecté, si on observe les règles d’hygiène élémentaires.
4.8 Le traitement
Beaucoup de progrès ont été faits dans la recherche de traitements contre les VIH.
Cependant, il n’existe pas à l’heure de traitement adéquat, qui peut éradiquer le
VIH/SIDA. Les infections opportunistes sont curables si elles sont traitées par un
médecin et si les doses des produits sont respectées par le malade.
254
5. Je m’exerce
- Définis les mots et expressions suivants : SIDA, VIH, état sérologique, virus, une
personne séropositive ;
- Décris les modes de prévention du VIH.
- Enumère certaines situations dans lesquelles le VIH/SIDA ne se transmet pas.
6. Je retiens
Le SIDA est une maladie causée par un virus. Cette maladie n’épargne personne. Elle est
souvent liée à la pauvreté et du sous développement.
Le VIH est présent dans le sang, le sperme, les sécrétions vulvo-vaginal, dans les exsudats
des plaies et dans le lait maternel.
Si, le résultat est positif, on dit que la personne est séropositive, si la sérologie est
négative, la personne est séronégative.
Les principales voies de transmission sont : la voie sexuelle, la voie sanguine, de la mère à
l’enfant.
Les moyens de prévention : fidélité, abstinence, préservatif. Il n’existe pas de traitement
approprié pour éradiquer le VIH/SIDA, ni de vaccin.
7. Je m’entraîne
Répond par vrai (V) ou faux (F) devant chaque phrase et justifie tes réponses :
- le sida est une maladie qu’on peut traiter ;
- le VIH est un microbe ;
- une personne séropositive n’est pas contagieuse ;
- la transmission du VIH peut se faire par le manger ;
- sans préservatif pendant les relations sexuelles, il n’y a pas risque de
contamination ;
- le sida est une maladie imaginaire ;
- les maladies opportunistes annoncent le sida ;
- un enfant ne peut pas contacter le VIH /sida ;
- le sida est une maladie des pauvres ;
- le VIH ne tue pas une personne, mais il peut tuer les animaux.
8. Lexique
CINQUIEME SEMAINE
D’INTEGRATION
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Performance attendue
- Communiquer
Représenter graphiquement
par un dessin d’observation ;
par un schéma, un dessin ou un croquis ou encore des diagrammes
ou courbes…
S’exprimer dans un langage scientifiquement et grammaticalement
correct
Présenter son travail avec un souci d’ordre et de soin
- Réaliser techniquement
Employer des techniques d’observation
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Situations d’intégration
Situation 1
Situation 2
La figure ci-dessous présente les phases de l’infection par le virus du SIDA dans
l’organisme humain et l’évolution de la charge virale.
a) Complète, sur l’axe des abscisses les principales phases de l’évolution de la maladie.
b) Explique comment évolue le VIH dans l’organisme humain.