0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
38 vues5 pages

Logique du fantasme et objet petit A

Transféré par

margad
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
38 vues5 pages

Logique du fantasme et objet petit A

Transféré par

margad
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Séance 4, « séminaire logique du fantasme 2024-2025 » 13-11-2024

Dr K. N.

La difficulté ou l'une des difficultés que je rencontre consiste à mener, de coup, deux séries
de problèmes. D'un côté, nous faire une idée, nous faire une idée précise du fantasme
psychanalyse, du fantasme au sens de Lacan. Et d'un autre côté, étudier le séminaire, la
logique du fantasme, le séminaire et ses engouements.

Si vous repartez de la quatrième découverture du séminaire pour avoir un excellent point de


perspective sur ce séminaire, vous verrez qu'il y a deux thèmes. Le premier, c'est l'articulation
du fantasme et l'opération analytique. Le deuxième, c'est une tentative de mathématisation,
de formalisation, non plus du fantasme mais de l'articulation.

Dans un cas comme dans l'autre, dans le cas de la formalisation du fantasme, dans le cadre de
l'opération analytique, comme dans le cadre de la formalisation, de la mathématisation de
l'acte sexuel, je ne sais pas si vous réalisez ce que je viens de dire, dans un cas comme dans
l'autre, Lacan fait jouer un rôle essentiel à ce qu'il appelle l'objet petit a. Nous aurons donc à
nous échailler. Vous m'entendez assez bien ou le micro c'est mieux ? C'est mieux comme ça ?
Nous aurons donc à essayer de nous familiariser avec toutes ces questions.

Et aussi avec cet élément du vocabulaire de Lacan, l'objet dit par lui, objet A ou objet petit A.
Le titre qui m'est venu aujourd'hui pour cette première séance, c'est l'invention de l'objet petit
A, un nouveau partenaire. L'invention avec l'objet petit A d'un nouveau partenaire. Cela ne
veut pas dire que je vais développer cela, mais inscrivons-le dans notre programme.

Ça a une relation avec le partenaire symptôme ? Ça anticipe le partenaire symptôme, mais le


partenaire, vous allez voir, ça anticipe. J'avais signalé que Lacan considérait que l'objet dit par
lui, objet petit A, était une invention. Son invention, c'est l'invention qui a ses yeux, selon mon
préfet donné, qui constituait à ses yeux son véritable apport à la psychologie.

Si on voulait faire l'inventair de tout ce qui l'apportait, il faudrait des années et des années.
Ceci nous demande de prendre à mesure, de prendre au sérieux cette proposition et de nous
interroger en quoi, effectivement, l'objet A de Lacan constituerait une nouveauté. On croit
que Lacan n'a pas découvert un objet, mais invente un objet.

On croit qu'on trouve l'objet petit A de Lacan. Ce n'est pas exactement l'objet freudien, ce
n'est pas l'objet des carnavrages, ce n'est pas l'objet transitionnaire d'une icône, ce n'est pas
l'objet Klémien. C'est quelque chose qui va permettre de réordonner tout ça, mais c'est
quelque chose de différent.

Donc on croit que c'est une nouveauté ou constituerait une nouveauté par rapport à ce qui
s'est avancé sous le titre de l'objet partiel. On croit qu'il s'agirait d'une novacité. Et surtout on
croit que cette novacité introduit dans le rêve de l'expérience animatrice de nouveaux
découpages, de nouvelles manières d'approcher l'opération animatrice.

Lacan avait déjà avancé dans le séminaire 6, le désir et son interprétation, que le fantasme
constituait la véritable relation d'objets. Dans le séminaire 14, il y a 8 années avant de plus, la
logique du fantasme, Lacan avance aussi qu'il entend instaurer ce qui serait le véritable statut
du fantasme. Et s'il aborde le fantasme non à partir de son version imaginaire mais par le
versant logique, c'est qu'il entend, comme il dit, structurer le fantasme, comme s'il ne l'avait
pas déjà fait.

La question pour nous c'est qu'est-ce qu'il a fait en 58-59 et qu'est-ce qu'il attend ? Le plus
amusant c'est que Lacan n'entend même pas justifier, donner des raisons pour lesquelles il
écarte d'un revers de main le fait que le fantasme, il y a aussi une dimension imaginaire qu'on
ne peut pas écarter comme ça. Il n'y a vraiment pas matière à s'écarter là-dessus. D'un revers
de main, l'aspect imaginaire du fantasme en profite de l'abord logique qui lui semble
s'imposer.

Je ne vous lis pas ça. Sous-étranges sont d'autres et sur quoi vous me permettrez de ne pas
m'étendre. Ce que le terme fantasme suggère au rapport à la fantasia, à l'imagination, vous
n'espérez pas même un instant à en marquer le contraste avec le terme de logique que
j'entends de structuration.

Il y a une petite pique en même temps pour Lacan, c'est le fantasisme. Regardez leur
vocabulaire de psychanalyse, ils vont s'attarder là-dessus. Lacan fera une autre pique à notre
séminaire sur fantasme religieux, on y reviendra.

Mais ce qui importe dans le fantasme, ce n'est pas l'imaginaire ni l'activité imaginative
fantasiante, fantasmatisante, c'est au fond la logique. Et il ajoute, c'est sans doute que le
fantasme tel que nous prétendons en instaurer le statut n'est pas aussi radicalement
antinomique qu'on peut le penser au premier abord à cette caractérisation logique qui a
proprement apparaître. Donc le fondement pour Lacan, l'essentiel, c'est le côté logique du
fantasme.

Il y a le côté imaginaire qui n'est pas à négliger, dont on ne peut pas faire l'impasse, qui existe,
mais sur quoi il faut mettre l'accent du Lacan, c'est le côté logique. Dans le séminaire 6, on
avait l'exemple, le même titre, abordé d'une manière neuve, le fantasme. Il est réduit, vous
trouverez sur la page 18-19 de la source, je vais vous y introduire.

Ce sera notre but cette année d'essayer de définir ce que le fantasme est, et peut-être même
un peu plus précisément que toute la tradition analytique n'est jusqu'ici arrivée à le faire.
Donc, on voit bien qu'il avait déjà 8-9 ans auparavant, il s'était efforcé, et tout le long d'un
séminaire qui fait 6 ans de page qu'on voulait rediter, de définir un statut du fantasme. Et, ce
qui est intéressant, c'est qu'au fond, qu'est-ce qui, malgré les avancées réalisées dans ce
séminaire, dans lequel nous reviendrons, dans lequel je vais bien parler dans la rue, qu'est-ce
qui, malgré ces avancées, laisse Lacan insatisfait ? Est-ce que dans l'expérience analytique, le
travail encore, quel est le rêve du casse-les-pieds qu'il met au travail pour, au fond,
comprendre comment il passe du premier logique à le deuxième ? Nous retrouvons la même
idée.

Creuser plus avant le statut du fantasme et sa fonction en psychologie. Ici, par un clinélogicien
qui s'apparenterait plus au véritable statut du fantasme en psychologie. Alors, la suite du
passage que j'ai lu donne une nouvelle éclairance sur les raisons de cet abord logique.

La raison vient moins, pour ainsi dire, du fantasme que de l'objet du fantasme. Et, on verra
que le principal sentiment entre la logique 1 et la logique 2 du fantasme, c'est le statut de ce
partenaire que l'objet de l'objet du fantasme. La raison que l'accord de cette proximité ou co-
appartenance du logique et du fantasme tiendrait au véritable statut, non pas du fantasme
mais au véritable statut de l'objet, de l'objet A, de l'objet du fantasme.

Aussi bien, en dépit de son trait imaginaire, l'objet A, l'objet A est bien un objet imaginaire par
un aspect, l'objet A nous apparaîtrait-il beaucoup moins apparenté que le même des
imaginaires qu'il ne semble au premier abord. Donc, au premier abord, il se présente, l'objet
du fantasme, comme un objet imaginaire. Un objet imaginaire, d'abord un image, d'abord
c'est le semblable, rival, c'est l'objet du désir, etc.

Et donc, il y a une image, et là, quand on le dit, au fond, derrière cette image, il y a l'autre
statut de l'objet. Donc, la première version du fantasme. Le deuxième temps, là, quand on va
nous dire... Alors, dans le premier temps, vous allez dire, au fond, le A dans le fantasme tel
qu'on l'a conçu et l'a pris en considération, c'est un A tel qu'au fond, c'est une image.

Mais l'image de l'A, c'est, au fond, quelque chose qui casse le réel qu'est l'objet A. Donc,
l'imaginaire, c'est ce dans son tour, ce qui se verra mieux à mesure que nous marquerons, ce
qui permet de caractériser cet objet comme valeur logique. Et c'est là qu'il ajoute, l'imaginaire,
bien plutôt, s'y accroche, l'entoure, s'y accumule, l'objet A est un autre statut. Ce qu'il est en
train de dire à ses auditeurs, c'est que je vous ai toujours dit que l'objet A, jusqu'ici, c'était un
objet imaginaire.

Aujourd'hui, je vous dis que le véritable statut de l'objet, c'est un statut réel. C'est un réel,
dans la trilogie d'Acaïmène, l'imaginaire c'est un objet qui rêve. Il nous dit deux choses.

Il nous dit premièrement, le véritable statut du fantasme, si vous voulez le comprendre,


abordez-le à partir du véritable statut, de la véritable valeur de l'autre. Au fond, si vous avez
la formule de l'essai, vous direz que nous avons une première formule du fantasme qu'on va
indiquer, nous avons une deuxième formule du fantasme, que nous allons indiquer deux. Pour
vous repérer, vous indiquez la première formule du fantasme, A-X-Y.

La deuxième formule du fantasme, A-R-R. Et on s'entend à partir de là, que derrière l'image, il
y a le rêve. Ce que vous avez écrit, c'est R en bas.

C'est A-I, A-R. A égale à deux ? Je mets un indice R pour dire A-R-R. Là, on déshabille.

Vous avez l'habit imaginaire, derrière. Monsieur, les deux logiques, c'est dans le séminaire 6 ?
Non, la première, c'est le séminaire 6. La première, c'est le séminaire 6, la fin du texte de
Lacan. C'est bien le mot diffusé, il y a une petite vidéo sur laquelle on revient.

C'est à partir du séminaire 6. On va suivre le 6. Il faut être radical. Vous allez voir que ça se
mêle. Donc, il nous dit... Je fais quelques lignes, on verra ce qu'on fait après.

Il nous dit que l'objet A, c'est une valeur logique. C'est une structure logique. Et il nous dit que
l'objet A est un rêve.

On ne sait pas ce que ça veut dire. On prend les formules d'un rêve. Donc, l'objet A nous dit
qu'il est un rêve.

C'est logique. L'objet A, au-delà de l'imaginaire, est un rêve. Oui, des questions ? Alors, vous
retrouverez la même idée avancée deux faces plus loin.
Et il nous écrit littéralement ceci. Petit a résulte d'une opération de structure logique. Donc,
l'objet petit A est à la fois une entité logique, c'est-à-dire quelque chose qu'on construit.

C'est une structure logique, c'est une valeur logique. Et en même temps, quelque chose qui a
rapport au corps. Petit A résulte d'une opération de structure logique.

Vous trouverez ça à la page 15. Cette opération n'est pas effectuée in vivo. In vivo, c'est-à-dire
sur le vivant.

Non pas même sur le vivant, non à proprement parler, au sens confus que garde pour nous le
terme de corps. Ce n'est pas nécessairement la livre de Sœur. Bon, c'est à la circoncision, c'est-
à-dire à l'amputation d'avant.

Ce n'est pas nécessairement à la livre de Sœur. Encore que ça puisse l'être, et après tout,
quand ça déchambrase pas mal les choses. Disons que quand vous avez une castration
symbolique comme la circoncision, ça facilite plus l'accès à la vue du sens que quand elle n'y
est pas, c'est-à-dire que quand elle est loin.

Ce n'est pas nécessairement que la livre de Sœur, encore que ça puisse l'être, et après tout,
quand ça déchambrase pas mal les choses. Mais enfin, il apparaît que c'est une entité si peu
appréhendée du corps. Ce qui est intéressant, c'est que là, Lacan souligne au fond les
difficultés, les difficultés en psychanalyse et hors psychanalyse.

Et ce qui nous intéresse, c'est la psychanalyse, à penser cette réalité que le corps gardait en
tête déjà une distinction, la différence entre le corps et l'anglaisisme. Et donc Lacan nous dit
que cette entité si peu appréhendée que le corps, du corps, il y a quelque chose dans ce corps,
dans cette réalité si peu appréhendée, qui se prête à cette opération de structure logique qu'il
nous reste à déterminer. Donc il nous dit que c'est une structure logique qui va opérer sur le
corps.

Et dans le corps, il y a, on verra comment, quelque chose qui prête à ça. Et il donne comme
exemple, comme traduction, vous le savez, le champ, le cibale, l'écho, le regard, la voix, ces
pièces, ces détachables, et pourtant foncièrement reliés au corps, voilà ce dont il s'agit dans
l'objet A. Donc il nous dit d'un côté, il y a quelque chose comme le résultat d'une opération
logique. Cette opération logique trouve quelque chose qui est prête à porter dans le corps.

Ce prête à porter c'est l'expression de pièces détachables et détachées du corps. C'est cette
notion de pièces détachées. Au fond, qu'est-ce que Lacan, à quoi elle correspond avec des
pièces détachables ? Dans le corps, il y a les organes, mais à côté des organes, à côté des
fonctions, il y a ce qui ne relève pas de l'organisme qui relève du corps.

Il nous dit qu'il y a des choses détachables. Pensez à ce qu'on appelle les fanères. Les fanères,
c'est les cheveux, les ongles, les cheveux, les ongles, les dents, la peau, tout ce qui peut se
détacher tout seul.

Vous avez ce qui se détache et qui tombe de soi, et puis ce qui est détachable, qui se détache
au niveau de la vue. Le chien se détache sur le corps, le sexe masculin se détache au niveau
visuel, et la voix se détache. Est-ce que détache aujourd'hui avec tous les appareils ? Le
téléphone, vous avez une voix.
Vous pouvez ne pas connaître les visages, mais imaginez tout ce que vous voulez, ou être
charmé par la voix, ou être riché par le côté criard de la voix, mais elle s'autonomise, elle se
sépare. Les enregistrements que vous avez, les disques, que ce soit Ferreux ou Caciot, ou les
Beatles ou Mick Jagger, vous avez une voix qui se détache. Vous avez une voix qui est
détachée.

Vous avez le regard aussi, c'est détachable. Ce qu'on appelle l'objet partiel, l'objet partiel,
l'objet petit, c'est quelque chose qui est lié au corps, d'une drôle de manière, qui est
détachable sous un mode matériel, à savoir comme les ongles qui tombent, etc. Et vous
regardez bien, dans les rêves d'angoisse, chez les femmes, Curieusement, les rêves d'angoisse,
c'est le rêve de mutilation, où elles perdent les cheveux ou elles perdent les dents.

C'est la perte des cheveux ou la perte des dents. Pour les hommes, ça va être autre chose, les
ventacles de mutilation, ou de perte d'objet. Mais c'est quelque chose qui vient, au fond, la
pièce détachable, c'est quelque chose qui vient donner une idée de l'objet perçu, dans le cas
du chat.

Monsieur, pour les hommes et pour les femmes, ça commence à faire bizarre aujourd'hui. Je
veux dire, pour les hommes, ils vont faire ce rêve, et pour les femmes... Comment ? Ça
commence à faire un peu bizarre. À cause du genre, à cause de la bien-pensance, et du
discours... Pas vraiment le discours genre, mais juste être masculin et être féminin, propre à
la pensée lacanienne.

Mais la question, c'est, à la fois, Lacan a répudié, ça vous le savez depuis 59, l'échelle du père
dominant, dès 1940, il a parlé du déclin du père, et donc il a reproduit, puisque n'importe qui,
le statut de la puissance féminine. Mais ça ne veut pas dire qu'il y a une puissance masculine,
il n'a toujours dit que... La question, c'est de ne pas pencher les femmes à partir de l'homme,
c'est ça. Hein ? Mais dans la clinique, par exemple, perdre les cheveux, ou perdre les femmes,
c'est quelque chose qu'on fait de rencontre à tous dans les règles de femmes.

Donc... C'est la clinique qui a montré ça. Prenez par exemple l'érotomanie. L'érotomanie, vous
ne la rencontrez pas chez les hommes.

Tous les cas d'érotomanie que vous pouvez dire, par exemple, dans celui qu'il y a le plus
travaillé, Clermont-Bourg, c'est, au fond, une clinique qui se rencontre chez les femmes. Et
donc ça montre, c'est bon, le fait que les hommes et les femmes n'ont pas le même rapport,
peu importe quel est le sexe anatomique, le même rapport à la mouche. Il y a quelque chose
qui est plus important chez les femmes, c'est la mouche.

Dans la clinique, vous voyez, elles peuvent vivre avec quelqu'un, etc., etc., avoir des relations
sexuelles satisfaisantes. Elles seraient satisfaisantes si il n'y avait pas la demande d'amour qui
restait en travers de la jambe. Mais les femmes rangées du côté du masculin ? Comment ? Les
femmes rangées côté masculin, est-ce qu'elles seraient aussi érotomaniaques ? Difficilement.

Vous aimerez peut-être aussi