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Imagerie des lésions pulmonaires

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Année 2019 Thèse N° 201

Imagerie des lésions cavitaires


pulmonaires

THÈSE
PRÉSENTÉE ET SOUTENUE PUBLIQUEMENT LE 11/07/2019
PAR
M. Abdellah ENOURHBI
Né le 21Octobre 1993 à Rabat
POUR L’OBTENTION DU DOCTORAT EN MÉDECINE

MOTS-CLÉS
Lésion cavitaire pulmonaire – Excavation pulmonaire
Imagerie médicale

JURY
Mme. N. CHERIF IDRISSI EL GANOUNI PRESIDENTE
Professeur de Radiologie
Mme. M. OUALI IDRISSI RAPPORTEUR
Professeur de Radiologie
M. Y. MSOUGGAR
Professeur de Chirurgie thoracique
M. E. ATMANE JUGES
Professeur agrégé de Radiologie
Mme. S. AIT BATAHAR
Professeur agrégée de Pneumo-phtisiologie
Au moment d’être admis à devenir membre de la profession
médicale, je m’engage solennellement à consacrer ma vie au
service de l’humanité.
Je traiterai mes maîtres avec le respect et la reconnaissance
qui leur sont dus.
Je pratiquerai ma profession avec conscience et dignité. La
santé de mes malades sera mon premier but.
Je ne trahirai pas les secrets qui me seront confiés.
Je maintiendrai par tous les moyens
en mon pouvoir l’honneur et les
nobles traditions de la profession
médicale.
Les médecins seront mes frères.
Aucune considération de religion, de
nationalité, de race, aucune
considération politique et sociale, ne
s’interposera entre mon devoir et
mon patient.
Je maintiendrai strictement le respect de la vie humaine dès sa
conception.
Même sous la menace, je n’userai pas mes connaissances
médicales d’une façon contraire aux lois de l’humanité.
Je m’y engage librement et sur mon honneur.
LISTE DES
PROFESSEURS
UNIVE UNIVERSITE CADI AYYAD
FACULTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
MARRAKECH

Doyens Honoraires : Pr. Badie Azzaman MEHADJI


: Pr. Abdelhaq ALAOUI YAZIDI

ADMINISTRATION

Doyen : Pr. Mohammed BOUSKRAOUI

Vice doyen à la Recherche et la Coopération : Pr. Mohamed AMINE

Vice doyen aux Affaires Pédagogiques : Pr. Redouane EL FEZZAZI

Secrétaire Générale : Mr. Azzeddine EL HOUDAIGUI

Professeurs de l’enseignement supérieur

Nom et Prénom Spécialité Nom et Prénom Spécialité


ABKARI Imad Traumato- FINECH Benasser Chirurgie – générale
orthopédie
ABOU EL HASSAN Anésthésie- FOURAIJI Karima Chirurgie
Taoufik réanimation pédiatrique
ABOUCHADI Abdeljalil Stomatologie et chir GHANNANE Neurochirurgie
maxillo faciale Houssine
ABOULFALAH Abderrahim Gynécologie- GHOUNDALE Omar Urologie
obstétrique
ABOUSSAIR Nisrine Génétique HAJJI Ibtissam Ophtalmologie

ADERDOUR Lahcen Oto- rhino- HOCAR Ouafa Dermatologie


laryngologie
ADMOU Brahim Immunologie JALAL Hicham Radiologie

AGHOUTANE El Mouhtadi Chirurgie KAMILI El Ouafi El Chirurgie


pédiatrique Aouni pédiatrique
AIT AMEUR Mustapha Hématologie KHALLOUKI Anesthésie-
Biologique Mohammed réanimation
AIT BENALI Said Neurochirurgie KHATOURI Ali Cardiologie

AIT BENKADDOUR Yassir Gynécologie- KHOUCHANI Radiothérapie


obstétrique Mouna
AIT-SAB Imane Pédiatrie KISSANI Najib Neurologie
AKHDARI Nadia Dermatologie KOULALI IDRISSI Traumato-
Khalid orthopédie
ALAOUI Mustapha Chirurgie- vasculaire KRATI Khadija Gastro- entérologie
péripherique
AMAL Said Dermatologie KRIET Mohamed Ophtalmologie

AMINE Mohamed Epidémiologie- LAGHMARI Mehdi Neurochirurgie


clinique
AMMAR Haddou Oto-rhino- LAKMICHI Urologie
laryngologie Mohamed Amine
AMRO Lamyae Pneumo- phtisiologie LAOUAD Inass Néphrologie

ARSALANE Lamiae Microbiologie - LOUZI Chirurgie – générale


Virologie Abdelouahed
ASMOUKI Hamid Gynécologie- MADHAR Si Traumato-
obstétrique Mohamed orthopédie
ASRI Fatima Psychiatrie MANOUDI Fatiha Psychiatrie

BEN DRISS Laila Cardiologie MANSOURI Nadia Stomatologie et


chiru maxillo faciale
BENCHAMKHA Yassine Chirurgie réparatrice MOUDOUNI Said Urologie
et plastique Mohammed
BENELKHAIAT BENOMAR Chirurgie - générale MOUFID Kamal Urologie
Ridouan
BENJILALI Laila Médecine interne MOUTAJ Redouane Parasitologie

BOUAITY Brahim Oto-rhino- MOUTAOUAKIL Ophtalmologie


laryngologie Abdeljalil
BOUCHENTOUF Rachid Pneumo- phtisiologie NAJEB Youssef Traumato-
orthopédie
BOUGHALEM Mohamed Anesthésie - NARJISS Youssef Chirurgie générale
réanimation
BOUKHIRA Abderrahman Biochimie - chimie NEJMI Hicham Anesthésie-
réanimation
BOUMZEBRA Drissi Chirurgie Cardio- NIAMANE Radouane Rhumatologie
Vasculaire
BOURROUS Monir Pédiatrie NOURI Hassan Oto rhino
laryngologie
BOUSKRAOUI Pédiatrie OUALI IDRISSI Radiologie
Mohammed Mariem
CHAFIK Rachid Traumato- OULAD SAIAD Chirurgie pédiatrique
orthopédie Mohamed
CHAKOUR Mohamed Hématologie QACIF Hassan Médecine interne
Biologique
CHELLAK Saliha Biochimie- chimie QAMOUSS Youssef Anésthésie-
réanimation
CHERIF IDRISSI EL Radiologie RABBANI Khalid Chirurgie générale
GANOUNI Najat
CHOULLI Mohamed Neuro RAFIK Redda Neurologie
Khaled pharmacologie
DAHAMI Zakaria Urologie RAJI Abdelaziz Oto-rhino-
laryngologie
EL ADIB Ahmed Rhassane Anesthésie- SAIDI Halim Traumato-
réanimation orthopédie
EL ANSARI Nawal Endocrinologie et SAMKAOUI Anesthésie-
maladies Mohamed réanimation
métaboliques Abdenasser
EL BARNI Rachid Chirurgie- générale SAMLANI Gastro- entérologie
Zouhour
EL BOUCHTI Imane Rhumatologie SARF Ismail Urologie

EL BOUIHI Mohamed Stomatologie et chir SORAA Nabila Microbiologie -


maxillo faciale Virologie
EL FEZZAZI Redouane Chirurgie pédiatrique SOUMMANI Gynécologie-
Abderraouf obstétrique
EL HAOURY Hanane Traumato- TASSI Noura Maladies
orthopédie infectieuses
EL HATTAOUI Mustapha Cardiologie YOUNOUS Said Anesthésie-
réanimation
EL HOUDZI Jamila Pédiatrie ZAHLANE Mouna Médecine interne

EL KARIMI Saloua Cardiologie ZOUHAIR Said Microbiologie

ELFIKRI Abdelghani Radiologie ZYANI Mohammed Médecine interne

ESSAADOUNI Lamiaa Médecine interne

Professeurs Agrégés

Nom et Prénom Spécialité Nom et Prénom Spécialité


ABIR Badreddine Stomatologie et GHAZI Mirieme Rhumatologie
Chirurgie maxillo
faciale
ADALI Imane Psychiatrie HACHIMI Réanimation
Abdelhamid médicale
ADARMOUCH Latifa Médecine HAROU Karam Gynécologie-
Communautaire obstétrique
(médecine
préventive, santé
publique et
hygiène)
AISSAOUI Younes Anesthésie - HAZMIRI Fatima Histologie –
réanimation Ezzahra Embryologie -
Cytogénéque
AIT BATAHAR Salma Pneumo- IHBIBANE fatima Maladies Infectieuses
phtisiologie
ALJ Soumaya Radiologie KADDOURI Said Médecine interne

ANIBA Khalid Neurochirurgie LAHKIM Mohammed Chirurgie générale


ATMANE El Mehdi Radiologie LAKOUICHMI Stomatologie et
Mohammed Chirurgie maxillo
faciale
BAIZRI Hicham Endocrinologie et LOUHAB Nisrine Neurologie
maladies
métaboliques
BASRAOUI Dounia Radiologie MAOULAININE Fadl Pédiatrie
mrabih rabou (Neonatologie)
BASSIR Ahlam Gynécologie- MARGAD Omar Traumatologie -
obstétrique orthopédie
BELBACHIR Anass Anatomie- MATRANE Aboubakr Médecine nucléaire
pathologique
BELBARAKA Rhizlane Oncologie MEJDANE Abdelhadi Chirurgie Générale
médicale
BELKHOU Ahlam Rhumatologie MLIHA TOUATI Oto-Rhino -
Mohammed Laryngologie
BENHIMA Mohamed Traumatologie - MOUAFFAK Youssef Anesthésie -
Amine orthopédie réanimation
BENJELLOUN HARZIMI Pneumo- MOUHSINE Abdelilah Radiologie
Amine phtisiologie
BENLAI Abdeslam Psychiatrie MSOUGGAR Chirurgie thoracique
Yassine
BENZAROUEL Dounia Cardiologie NADER Youssef Traumatologie -
orthopédie
BOUKHANNI Lahcen Gynécologie- OUBAHA Sofia Physiologie
obstétrique
BOURRAHOUAT Aicha Pédiatrie RADA Noureddine Pédiatrie

BSISS Mohamed Aziz Biophysique RAIS Hanane Anatomie


pathologique
CHRAA Mohamed Physiologie RBAIBI Aziz Cardiologie

DAROUASSI Youssef Oto-Rhino - ROCHDI Youssef Oto-rhino-


Laryngologie laryngologie
DRAISS Ghizlane Pédiatrie SAJIAI Hafsa Pneumo- phtisiologie

EL AMRANI Moulay Driss Anatomie SALAMA Tarik Chirurgie pédiatrique

EL HAOUATI Rachid Chirurgie Cardio- SEDDIKI Rachid Anesthésie -


vasculaire Réanimation
EL IDRISSI SLITINE Pédiatrie SERGHINI Issam Anesthésie -
Nadia Réanimation
EL KHADER Ahmed Chirurgie TAZI Mohamed Hématologie- clinique
générale Illias
EL KHAYARI Mina Réanimation TOURABI Khalid Chirurgie réparatrice
médicale et plastique
EL MEZOUARI El Moustafa Parasitologie ZAHLANE Kawtar Microbiologie -
Mycologie virologie
EL MGHARI TABIB Endocrinologie et ZAOUI Sanaa Pharmacologie
Ghizlane maladies
métaboliques
EL OMRANI Abdelhamid Radiothérapie ZARROUKI Youssef Anesthésie -
Réanimation
FADILI Wafaa Néphrologie ZEMRAOUI Nadir Néphrologie

FAKHIR Bouchra Gynécologie- ZIADI Amra Anesthésie -


obstétrique réanimation
FAKHRI Anass Histologie- ZIDANE Moulay Chirurgie Thoracique
embyologie Abdelfettah
cytogénétique

Professeurs Assistants

Nom et Prénom Spécialité Nom et Prénom Spécialité

ABDELFETTAH Youness Rééducation et ELOUARDI Youssef Anesthésie


Réhabilitation réanimation
Fonctionnelle
ABDOU Abdessamad Chiru Cardio ELQATNI Mohamed Médecine interne
vasculaire
AIT ERRAMI Adil Gastro-entérologie ESSADI Ismail Oncologie Médicale

AKKA Rachid Gastro - FDIL Naima Chimie de


entérologie Coordination Bio-
organique
ALAOUI Hassan Anesthésie - FENNANE Hicham Chirurgie Thoracique
Réanimation
AMINE Abdellah Cardiologie GHOZLANI Imad Rhumatologie

ARABI Hafid Médecine HAJJI Fouad Urologie


physique et
réadaptation
fonctionnelle
ARSALANE Adil Chirurgie HAMMI Salah Eddine Médecine interne
Thoracique
ASSERRAJI Mohammed Néphrologie Hammoune Nabil Radiologie

AZIZ Zakaria Stomatologie et JALLAL Hamid Cardiologie


chirurgie maxillo
faciale
BAALLAL Hassan Neurochirurgie JANAH Hicham Pneumo- phtisiologie

BABA Hicham Chirurgie LAFFINTI Mahmoud Psychiatrie


générale Amine
BELARBI Marouane Néphrologie LAHLIMI Fatima Hématologie clinique
Ezzahra
BELFQUIH Hatim Neurochirurgie LALYA Issam Radiothérapie

BELGHMAIDI Sarah OPhtalmologie LOQMAN Souad Microbiologie et


toxicologie
environnementale
BELHADJ Ayoub Anesthésie - MAHFOUD Tarik Oncologie médicale
Réanimation
BELLASRI Salah Radiologie MILOUDI Mohcine Microbiologie -
Virologie
BENANTAR Lamia Neurochirurgie MOUNACH Aziza Rhumatologie

BENNAOUI Fatiha Pédiatrie NAOUI Hafida Parasitologie


Mycologie
BOUCHENTOUF Sidi Chirurgie NASSIH Houda Pédiatrie
Mohammed générale
BOUKHRIS Jalal Traumatologie - NASSIM SABAH Chirurgie
orthopédie Taoufik Réparatrice et
Plastique
BOUTAKIOUTE Badr Radiologie NYA Fouad Chirurgie Cardio -
Vasculaire
BOUZERDA Abdelmajid Cardiologie OUERIAGLI NABIH Psychiatrie
Fadoua
CHETOUI Abdelkhalek Cardiologie OUMERZOUK Jawad Neurologie

CHETTATI Mariam Néphrologie RAISSI Abderrahim Hématologie clinique

DAMI Abdallah Médecine Légale REBAHI Houssam Anesthésie -


Réanimation
DOUIREK Fouzia Anesthésie- RHARRASSI Isam Anatomie-
réanimation patologique
EL- AKHIRI Mohammed Oto- rhino- SAOUAB Rachida Radiologie
laryngologie
EL AMIRI My Ahmed Chimie de SAYAGH Sanae Hématologie
Coordination bio-
organnique
EL FAKIRI Karima Pédiatrie SEBBANI Majda Médecine
Communautaire
(médecine
préventive, santé
publique et hygiène)
EL HAKKOUNI Awatif Parasitologie TAMZAOURTE Mouna Gastro - entérologie
mycologie
EL HAMZAOUI Hamza Anesthésie WARDA Karima Microbiologie
réanimation
EL KAMOUNI Youssef Microbiologie ZBITOU Mohamed Cardiologie
Virologie Anas
ELBAZ Meriem Pédiatrie ELOUARDI Youssef Anesthésie
réanimation
Dédicaces
A ma très chère maman : Lalla Lamia ELOUAZZANNI.
Maman, symbole de dévouement de patience et d’amour dans ma vie, je
pourrais passer toute ma vie à chercher les mots qui conviennent, mais qui ne
sauraient exprimer mon amour et ma profonde gratitude que je te témoigne pour
tous les sacrifices que tu n’as jamais cessé de consentir pour mon instruction
ainsi que pour mon bien être .
Tu m’as donné la vie, le plus précieux de tous les cadeaux, sans toi chère
maman, je ne suis qu’un corps sans âme.
Tu es ma source de motivation et le moteur de mes ambitions, tes prières et ta
bénédiction m’ont été d’un grand secours pour mener à bien aussi mes études
que les traits de ma personnalité.
Tout ce que j’espère maman c’est d’avoir répondu aux espoirs que tu as fondé en
moi.
Ce titre de docteur en médecine, je te le dédie tout particulièrement, je te dis
tout simplement je t’aime maman, et puisse DIEU vous protéger, vous
procurer santé et bonheur et longue vie.

A mon très chère père : Abderrahim ENOURHBI.


Autant de phrases et d’expressions aussi éloquentes ne sauraient exprimer ma
gratitude et ma reconnaissance. Tu as su m’inculquer le sens de la
responsabilité, de l’optimisme et de la confiance en soi face aux difficultés de la
vie. Tes conseils ont toujours guidé mes pas vers la réussite. Ta patience sans
fin, ta compréhension et ton encouragement sont pour moi le soutien
indispensable que tu as toujours su m’apporter. Je te dois ce que je suis
aujourd’hui et ce que je serai demain et je ferai toujours de mon mieux pour
rester ta fierté et ne jamais te décevoir. Que Dieu le tout puissant te préserve,
t’accorde santé, bonheur, quiétude de l’esprit et te protège de tout mal..
A ma très chère grand-mère : Aabouch CHDADNI.
Je t’aime Nana, je t’aime beaucoup.

A mes très chères frères : Jamal-Eddine ENOURHBI et Yasser ENOURHBI .


Pour votre amour et votre soutien, Je vous dédie ce travail en témoignage de ma
profonde affection et mon attachement.

A ma très chère tante Lalla Khadija ELOUAZZANNI,


Son mari Mohamed ELBOUDALI,
Mes charmantes cousines Rima ELBOUDALI, Sara ELBOUDALI
Et mon cousin Majdi ELBOUDALI .
Pour votre foi en moi, votre soutien, votre amour, votre aide et votre présence à
mes cotés.

A ma très chère tante Lalla Fouzia ELOUAZZANNI,


Son mari Hamid EZZIZI,
Mes adorables cousins Abdelmouine EZZIZI, Simohamed EZZIZI, Saad
EZZIZI, Adnane EZZIZI
Et notre ange Hala EZZIZI .
Que ce travail soit pour vous une joie, et pour moi l’occasion de vous exprimer
mon affection et ma sincère gratitude.
A toute la famille ELOUAZZANNI .
A mes meilleurs amis (Mehdi BOUGHROUDI, Hamza BERRAD,
Salaheddine ELMOUJAHID, Bassam CHAHID, Yassine AYYADI, Yassine
OUDMINE, Walid CHNIBER, Ilyass RHALIMI, Elias DIKER, Anis
AGOUZAL,Taha ELOUICHOUANI, Soufiane IGUIDER, Younes CHIKI,
Mohamed MAHDAOUI, Ismail DHAIBA,Tarik ATMSINE, Zakaria
ELGHAZOUANI, Imad RHIOUI, Abdelhamid Elmoula, Amine
ELBOUKHTI, Badr MOUTAWAKIL, Zakaria BENMOLOD, Badr
BENMOLOD, Zakaria DARMOUCH, Nabil ZIANI, Abdelghani
MOUSSAID, Omar BERRADA, Hakim ZEKHNINI, Fawzi RAHEL,
Naji BENKHAR, Jamal KARBAL, Ayoub KARKACH, Ahmed Bouchareb,
Reda Qrifa, Oualid Bousekri, Abdsamad HASSIK, Khadija ELOUAFI,
Fadwa ELKAYLA, Abir OUCHEN, Fadwa CHICHAOUI,Oumaima
BOUANANI) .
Nos fous-rires et notre bonne humeur ont su faire face à toutes les épreuves
imposées par la vie, et pour cela, merci.
Merci de toujours être là au bon moment, merci pour vos sourires, bref, merci
d’exister. Nous avons passé la majeure partie de notre chemin ensemble, et je
sais que le meilleur reste à venir. Merci pour vos encouragements. Je vous dédie
ce travail à travers lequel je vous exprime tout mon amour et affection. Je vous
souhaite tout le bonheur du monde. Je dédie ce travail à notre grande amitié,
qui sera éternelle.
A mes trésors Sara SERGHINI et Ghita ERRAMLI.
Aucun mot ne saurait vous exprimer à quel point je suis honorée de vous avoir à
mes côtés, vous êtes une bénédiction divine.
A la plus belle Souha NAJIMI
Merci pour ta présence et ton soutien inconditionnel, Je te dédie ce travail à
travers lequel je t’exprime tout mon affection. Je te souhaite tout le bonheur du
monde.
A la mémoire de mon grand-père Moulay Abdellah Elouazzani ,de mes oncles
Sidi Mohamed ELOUAZZANI, Moulay Ahmed ELOUAZZANI et mon
ami Abdellah ELABID.
Que ce modeste travail vous rend hommage.
A ma grand-mère paternelle Fatna Enourhbi
Merci de nous avoir offert le meilleur des pêres , toute notre petite famille te
doit ce qu’elle est devenue .
A toute l’équipe de foot de La Promotion 2011
Je suis très fier d’être votre capitaine durant 7ans, on a honoré notre promotion
en gagnant le tournoi de la faculté 4 fois, je vous dédie ce travail à l’honneur de
tous les bon moments qu’on a partagé ensemble au milieu du terrain de foot.

Au peuple Wydadi et surtout les winners du quartier ELOUELFA.

A mes amis des quartiers Cite Suisse Agadir et Hay Riad Rabat.

A mes amis du lycée Al Hanane d’Agadir.


REMERCIEMENTS
A notre maître et Présidente et de thèse :
Professeur Najat CHERIF IDRISSI GANOUNI
Professeur et chef de service de Radiologie AR-RAZI CHU Mohammed VI de
Marrakech
Vous avez marqué, cher professeur, notre cursus médical par vos compétences
professionnelles et votre sagesse. L’honneur que vous nous faites en acceptant
de présider le jury de notre thèse est pour nous, l’occasion de vous témoigner
notre profonde reconnaissance pour vos qualités humaines et professionnelles.
Veuillez croire, cher maitre, en l’expression de notre grand respect .

A notre maitre et Rapporteur de thèse


Professeur Meriem OUALI IDRISSI
Professeur de Radiologie au CHU Mohammed VI à Marrakech
C'est avec un grand plaisir que je me suis adressée à vous dans le but de
bénéficier de votre encadrement et j’étais très touchée par l’honneur que vous
m’avez fait en acceptant de me confier ce travail.
Merci pour m’avoir guidé tout au long de ce travail. Merci pour l’accueil
aimable et bienveillant que vous m’avez réservé à chaque fois. Vous avez
sacrifié beaucoup de votre temps pour mener à bout ce travail et je suis très
reconnaissante des grands efforts que vous avez fournis en dirigeant ce travail.
Veuillez accepter, cher maître, dans ce travail l’assurance de mon estime et de
mon profond respect. Vos qualités humaines et professionnelles jointes à votre
compétence et votre dévouement pour votre profession seront pour moi un
exemple à suivre dans l’exercice de cette honorable mission.
A notre maitre et Juge de thèse.
Professeur Yassine MSOUGGAR.
Professeur de Chirurgie thoracique.
Chef de service de Chirurgie thoracique du CHU Mohammed VI de Marrakech.
Je suis infiniment sensible à l’honneur que vous m’avez fait en acceptant de
siéger parmi mon jury de thèse. Je tiens à exprimer ma profonde gratitude pour
votre simplicité avec laquelle vous m’avez accueillie.
Veuillez trouver ici le témoignage de ma grande estime et de ma sincère
reconnaissance.

A notre maitre et juge de thèse


Professeur El Mehdi ATMANE
Professeur agrégé de Radiologie à L’Hôpital militaire Avicenne.
Vous m’avez fait l’honneur de faire partie de notre jury. J’ai pu apprécier
l’étendue de vos connaissances et vos grandes qualités humaines. Veuillez
accepter, Professeur, mes sincères remerciements et mon profond respect.

A notre maitre et juge de thèse professeur Salma AIT BATAHAR


Professeur agrégée de Pneumo-pthisiologie au CHU Mohammed VI de
Marrakech.
C’est pour moi un grand honneur que vous acceptez de siéger parmi cet
honorable jury.
Nous avons toujours admiré vos qualités humaines et professionnelles ainsi que
votre modestie qui reste exemplaires.
Je vous exprime mes sentiments respectueux et ma gratitude.
A Docteur Hanae ELMANSOURI
et Docteur Houssein CHOUKRI AHMANNA
En gage de ma profonde estime pour l’aide que vous m’avez apporté , vous
m’avez soutenu et encouragé. Puisse Dieu vous préserver du mal et vous
combler de santé.

A tout le personnel du service Radiologie AR-RAZI CHU Mohammed VI


Merci pour votre collaboration, Je vous souhaite tout le bonheur du monde.
ABREVIATIONS
Liste des abréviations

TDM : Tomodensitométrie.

CHU : Centre hospitalier universitaire

MPR : Reconstruction multi-planaire.

LSD : Lobe supérieur droit.

LIG : Lobe inférieur gauche.

LM : Lobe moyen.

LID : Lobe inférieur droit.

DDB : Dilatation des bronches.

TDM-HR : Tomodensitométrie haute résolution.

UH : Unité Hounsfield.

BTT : Biopsie Trans-thoracique.

AEG : Altération de l’état général.

API : Aspergillose pulmonaire invasive.

ORL : Oto-rhino-laryngologique.

PR : Polyarthrite rhumatoïde.

VIH : Virus d’immunodéficience humaine.


LISTE DES FIGURES
Liste des figures

Figure 1 : Appareil de radiographie standard du service de radiologie AR-RAZI du CHU


Mohamed VI.

Figure 2 : Appareil scanner multicoupes du service Radiologie AR-RAZI du CHU


Mohamed VI.

Figure 3 : Répartition selon le sexe des patients.

Figure 4 : Biopsie percutanée sous guidage scannographique d’une lésion excavée


apicale droite.

Figure 5 : Répartition des opacités excavées selon le nombre à la radiographie


standard.

Figure 6 : Nombre des opacités excavées à la radiographie standard.

Figure7 : Répartition des opacités excavées selon le caractère unilatéral ou bilatéral à la


radiographie standard.

Figure 8 : Caractère unilatéral ou bilatéral des opacités excavées à la radiographie


standard.

Figure 9 : Répartition des opacités excavées selon le siège à la radiographie standard.

Figure 10 : Siège des opacités pulmonaires excavées à la radiographie standard.

Figure 11 : Répartition des opacités excavées selon leur limite à la radiographie standard.

Figure 12 : Limites des opacités excavés à la Radiographie standard.

Figure 13 : Répartition des opacités excavées selon l’aspect à la Radiographie standard.

Figure 14 : Aspect des opacités excavées à la radiographie standard.

Figure 15 : Fréquence des signes associés à la radiographie standard.

Figure 16 : Signes associés aux opacités pulmonaires excavées.

Figure 17 : Répartition des lésions cavitaires selon le nombre à la TDM thoracique.

Figure 18 : Nombre des lésions cavitaires à la TDM thoracique.

Figure 19 : Répartition des lésions cavitaires selon le caractère unilatéral ou bilatéral à la


TDM thoracique.
Figure 20 : Caractère unilatéral ou bilatéral à la TDM thoracique (coupes axiales
parenchymateuses).

Figure 21 : Taille de la lésion cavitaire calculée dans sa plus grande dimension sur une
coupe tomodensitométrique axiale en fenêtre parenchymateuse.

Figure 22 : Epaisseur de la paroi à la TDM thoracique

Figure 23 : Répartition des lésions cavitaires selon le contenu à la TDM thoracique.

Figure 24 : Contenu de la lésion cavitaire à la TDM thoracique (coupes axiales


parenchymateuses).

Figure 25 : Aspect des contours externes des lésions cavitaires à la TDM thoracique.

Figure 26 : TDM thoracique en fenêtres parenchymateuses montrant l’aspect des


contours externes des lésions cavitaires.

Figure 27 : Aspect des contours internes des lésions cavitaires à la TDM thoracique.

Figure 28 : Aspect des contours internes à la TDM thoracique(coupes axiales


parenchymateuses).

Figure 29 Signes associés aux lésions cavitaires pulmonaires à la TDM thoracique.

Figure 30 : Répartition des lésions cavitaires d’origine tuberculeuse selon le nombre à la


TDM thoracique.

Figure 31 : Répartition des lésions cavitaires tuberculeuses selon le caractère unilatéral ou


bilatéral à la TDM Thoracique.

Figure 32 : Répartition des lésions cavitaires tuberculeuses selon le contenu à la TDM


thoracique.

Figure 33 : Aspect des contours externes des lésions cavitaires tuberculeuses à la TDM
thoracique.

Figure 34 : Aspect des contours internes des lésions cavitaires tuberculeuses à la TDM
thoracique.

Figure 35 : Réactivation d’une tuberculose pulmonaire chez un patient âgé de 42 ans.

Figure 36 : Répartition des lésions cavitaires d’origine tumorale primitive selon le contenu
da la lésion cavitaire.

Figure 37 : Adénocarcinome bronchique chez un patient âgé de 55 ans, tabagique


chronique et admis pour hémoptysie et AEG.
Figure 38 : Carcinome épidermoïde surinfecté chez un patient âgé de 49 ans.

Figure 39 : Répartition des lésions cavitaires des abcès pulmonaires selon le nombre à la
TDM thoracique.

Figure 40 : Répartition des lésions cavitaires des abcès pulmonaires selon le caractère
unilatéral ou bilatéral à la TDM thoracique.

Figure 41 : Répartition des lésions cavitaires d’abcès pulmonaires selon le contenu.

Figure 42 : Abcès pulmonaire chez un patient âgé de 49 ans hospitalisé pour une
méningoencéphalite bactérienne.

Figure 43 : Répartition des lésions cavitaires des kystes hydatiques selon le nombre à la
TDM thoracique.

Figure 44 : Répartition des lésions cavitaires des kystes hydatiques selon le caractère
unilatéral ou bilatéral.

Figure 45 : Répartition des lésions cavitaires des kystes hydatiques selon le contenu à la
TDM thoracique

Figure 46 : Kyste hydatique pulmonaire chez un patient âgé de 25 ans admis pour une
vomique hydatique.

Figure 47 : Kyste hydatique rompu dans les bronches chez une patiente âgée de 68 ans
se présentant cliniquement pour une toux associée à une vomique hydatique.

Figure 48 : Répartition des lésions cavitaires d’aspergillose pulmonaire selon le nombre à


la TDM thoracique.

Figure 49 : Aspergillose pulmonaire chez un patient âgé de 36 ans admis pour une
hémoptysie.

Figure 50 : Répartition des lésions cavitaires d’origine tumorale secondaire selon le


contenu.

Figure 51 : Métastases pulmonaires secondaires d’un adénocarcinome du sigmoïde chez


un patient de 62 ans sous chimiothérapie.

Figure 52 : Lymphangioléiomyomatose pulmonaire chez une patiente âgée de 28 ans.

Figure 53 : Histiocytose X chez un patient âgé de 22 ans tabagique chronique admis pour
douleur basi-thoracique droite en coup de poignard.

Figure 54 : Maladie de Wegener chez une patiente âgée de 32 ans.


Figure 55 : Vue médiale des deux poumons.

Figure 56 : Segmentation pulmonaire.

Figure 57 : Systématisation de l’arbre bronchique.

Figure 58 : Vascularisation des poumons.

Figure 59 : Drainage lymphatique des poumons.

Figure 60 : Innervation des poumons.

Figure 61 : Aspergillose invasive chez un patient de 40 ans immunodéprimé.

Figure 62 : Abcès pulmonaire chez un patient âgé de 39 ans.

Figure 63 : Caverne tuberculeuse chez un patient âgé de 41 ans, VIH positif, qui se
présente pour une dyspnée d’aggravation progressive évoluant dans un
contexte de fièvre et d’altération de l’état général.

Figure 64 : Réactivation d'une tuberculose pulmonaire chez un patient de 22 ans qui s’est
manifestée cliniquement par une toux rebelle au traitement antibiotique
évoluant dans un contexte d’amaigrissement.

Figure 65 : Abcès pulmonaire chez un patient diabétique âgé de 52 ans.

Figure 66 : Kyste hydatique pulmonaire chez un patient âgé de 19 ans sans antécédents
pathologiques particuliers.

Figure 67 : Greffe aspergillaire sur un carcinome bronchique apical droit chez un patient
âgé de 43 ans tabagique chronique admis pour toux et hémoptysie.

Figure 68 : Carcinome épidermoïde chez un patient âgé de 58 ans tabagique chronique.

Figure 69 : Métastases secondaires chez un patient âgé de 65 ans, Biopsie scanno-guidée


en faveur d’un adénocarcinome pulmonaire avec métastases secondaires.

Figure 70 : Séquestration chez une fille âgée de 9 ans [86].

Figure 71 : Kyste bronchogénique chez un patient âgé de 12 ans [86].

Figure 72 : Malformationadénamatoide kystique chez une fille de 15 ans [86].

Figure 73 : Déchirure pulmonaire chez un patient de 45 ans ayant subi un traumatisme


thoracique[1].

Figure 74 : Sarcoïdose chez un patient âgé de 58 ans [30].


Figure 75 : Silicose chez un patient âgé de 62 ans jamais traité pour tuberculose se
présentant pour une dyspnée et une toux chronique évoluant depuis 12 jours
dans un contexte fébrile et AEG.

Figure 76 : Pneumopathie bilatérale avec multiples foyers de condensation délimitant


entre eux des zones saines pouvant simuler des excavations sur la
radiographie thoracique.

Figure 77 : Pseudo cavitation d’une pneumopathie lipidique secondaire à l’inhalation de


l’huile de paraffine, le centre de la pneumopathie est de densité graisseuse .

Figure 78 : Bronchectasies kystiques à distinguer des nodules excavés [1].

Figure 79 : Pseudo cavitation d’une pneumopathie lipidique secondaire à l’inhalation de


l’huile de paraffine, le centre de la pneumopathie est de densité graisseuse [1]

Figure 80 : Cavité pleurale à différencier d’une excavation intra parenchymateuse. Dans


ce cas : Pyo- pneumothorax à staphylocoque sous forme d’une cavité hydro-
aérique à angle de raccordement obtus avec la plèvre [1].

Figure 81 : Hernie diaphragmatique droite avec hernie intra-thoracique de l’estomac et


de l’angle colique droit chez un enfant de 4 ans [1].
PLAN
INTRODUCTION 01

MATERIEL ET METHODES 03
I. Période et lieu d’étude. 04
II. Documents consultés. 04
III. Critères d’inclusion. 04
IV. Critères d’exclusion. 04
V. Méthodes : 04
1. Radiographie standard thoracique. 05
2. Tomodensitométrie thoracique. 05
VI. Paramètres étudiés 07
1. Analyse Radiologique globale. 07
2. Caractéristiques radiologiques des lésions cavitaires en fonction de 08
l’étiologie.
VII. Recueil des donnés. 08
VIII. Considération éthique. 08

RESULTATS : 09
I. Profil épidémiologique et clinique. 10
1. Age. 10
2. Sexe. 10
3. Antécédents médicaux. 10
4. Habitudes toxiques. 11
5. Symptomatologie clinique. 11
6. Examen physique. 12
II. Biopsie trans-thoracique scanno-guidée avec étude anatomopathologique 13
III. Analyse radiologique globale 14
1. Radiographie standard 14
2. Tomodensitomètrie thoracique 22
IV. Diagnostic étiologique 33
V. Caractéristiques radiologiques en fonction de l’étiologie : 33
1. Tuberculose pulmonaire. 33
2. Abcès pulmonaires. 39
3. Kyste hydatique pulmonaire. 42
4. Cancer bronchique primitif. 47
5. Aspergillose pulmonaire. 51
6. Métastases pulmonaires secondaires. 55
7. Polyarthrite rhumatoïde. 58
8. Malformation broncho-pulmonaire 58
9. Lymphangiomyomatose pulmonaire. 60
10. Maladie de Wegener. 63

DISCUSSION 64
I. Généralité 65
1. Définition. 65
2. Mécanisme de formation des lésions cavitaires 65
3. Rappel Anatomique 66
II. Moyens d’exploration 76
1. Radiographie standard 76
2. Tomodensitométrie thoracique 78
3. Echographie thoracique. 80
4. IRM thoracique. 80
5. Biopsie percutanée radiologique. 81
III. Profil épidémiologique et clinique 83
1. Age. 83
2. Sexe. 83
3. Antécédents médicaux et habitudes toxiques. 84
4. Symptomatologie clinique. 85
IV. Approche sémiologique 86
1. Nombre. 86
2. Epaisseur de la paroi. 87
3. Contours de la paroi. 87
4. Contenu. 88
5. Taille. 89
6. Localisation. 90
7. Signes associés. 90
V. Diagnostic étilogique 92
1. Pathologie infectieuse 93
2. Pathologie maligne 109
3. Pathologie malformative 114
4. Pathologie traumatique 118
5. Pathologie immunologique 120
6. Autre pathologie responsable de lésion cavitaire 123
VI. Diagnostic différentiel 127
1. Fausses cavités 127
2. Pseudo-cavités 128
3. Lésion extra-pulmonaire 130

CONCLUSION 133

ANNEXE 135

RESUMES 140

BIBLIOGRAPHIE 147
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

INTRODUCTION

1
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

La lésion cavitaire pulmonaire ou opacité pulmonaire excavée, se définit par l’apparition

au sein du parenchyme pulmonaire d’une hyperclarté circonscrite, entourée d’une paroi

d’épaisseur variable dans une zone de condensation, une masse ou un nodule [1].

Le mécanisme de formation des lésions cavitaires pulmonaires est divers, majoritairement

dû à une nécrose ou une destruction tissulaire récente en plein parenchyme pulmonaire.

Les étiologies sont très nombreuses : inflammatoires, tumorales et infectieuses, mais

aussi vasculaires et congénitales.

Dans notre contexte, ces étiologies sont dominées par la tuberculose pulmonaire et le

carcinome bronchique [2,3,4].

Ceci-dit la découverte des lésions cavitaires pulmonaires est une situation fréquente pour

le radiologue, le pneumologue et le médecin généraliste ; leur découverte pose essentiellement

le problème de diagnostique étiologique.

Ainsi l’analyse radiologique rigoureuse de ces lésions cavitaires pulmonaires à la

radiographie standard et surtout à la TDM permet d’orienter le diagnostic étiologique, de

minimiser le recours aux moyens diagnostiques invasifs et d’améliorer le pronostic vital.

Les objectifs de notre travail sont les suivants :

 Décrire la sémiologie radiologique des lésions cavitaires pulmonaires.

 Préciser les principaux signes radiologiques permettant l’approche étiologique de ces

lésions cavitaires pulmonaires.

 Illustrer les différentes étiologies des lésions cavitaires pulmonaires par une iconographie

du service de radiologie AR-RAZI du CHU Mohamed VI de Marrakech.

2
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

MATERIEL
ET METHODES

3
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

I. Période et lieu d’étude :

Il s’agit d’une étude descriptive rétrospective, portant sur une série de 84 patients durant

une période de 5 ans allant du 01 janvier 2014 au 31 décembre 2018 colligée au service de

Radiologie AR-RAZI du CHU Mohamed VI de Marrakech.

II. Documents Consultés :

 Les archives du service de radiologie AR-RAZI CHU Mohamed VI.

 Les images archivées sur « PAC SOFTWAR »et « Syngo plaza ».

 Observations médicales sur « Hosix » des services de : pneumologie, oncologie, maladies

infectieuses, chirurgie thoracique

III. Critères d’inclusion :

Tous les cas de lésions cavitaires dont l’étiologie a été confirmée sur un faisceau

d’arguments cliniques, biologiques et parfois histologiques ; ayant bénéficiés d’une

radiographie standard et d’une TDM thoracique.

IV. Critères d’exclusion :

Ont été exclus de cette étude :

 Les patients n’ayant pas bénéficiés d’une radiographie standard ou d’une TDM

thoracique.

 Les patients n’ayant pas de dossier complet.

 Les patients dont l’étiologie n’a pas été confirmée.

V. Méthodes :

Nos patients ont été tous explorés par une radiographie standard puis par une TDM

thoracique.

4
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

1. Radiographie standard :

L’appareil de radiographie standard utilisé dans notre service est : Siemens Italray.

Figure 1 : Appareil de radiographie standard du service de radiologie AR-RAZI du CHU

Mohammed VI

Les incidences réalisées étaient :

 incidence de face chez tous nos patients.

 incidence de profil chez 7 patients.

2. Tomodensitométrie thoracique :

L’appareil de tomodensitométrie utilisé dans notre étude est Siemens healthiners

somaton 64 barrettes.

5
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Figure 2 : Appareil scanner multicoupes du service Radiologie AR-RAZI CHU Mohammed VI.

Le protocole général utilisé est :

 Acquisition hélicoïdale sur le thorax en haute résolution, coupe axiale avec

reconstruction MPR sans et après injection de produit de contraste.

 Etude en fenêtres parenchymateuses et médiastinales.

 Un complément d’acquisition en procubitus centré sur le thorax a été réalisé chez 10

patients.

6
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

VI. Paramètres étudiés :

A travers cette étude nous avons traité un ensemble de paramètres aussi bien

quantitatifs que qualitatifs concernant principalement l’aspect radiologique des lésions cavitaires

pulmonaires et leurs signes associés sur la radiographie standard et la TDM thoracique.

1. Analyse radiologique globale :

1.1. Radiographie standard :

Les paramètres que nous avons étudiés sur la radiographie standard sont :

 Nombre d’opacités excavées :unique ou multiples.

 Caractère unilatéral ou bilatéral.

 Localisation : basale, apicale, para hilaire.

 Limite de l’opacité excavée : nette, floue

 Aspect de l’opacité excavée : mixte, aérique, hydro-aérique, image en grelot.

 Signes associés : Nodule, élargissement médiastinal, syndrome bronchique, syndrome

alvéolaire, syndrome d’épanchement pleural liquidien, syndrome d’épanchement pleural

gazeux, cardiomégalie et autres signes associés.

1.2. Tomodensitométrie thoracique :

La TDM thoracique nous a permis de faire une analyse plus précise des paramètres

suivants :

 Nombre de lésions cavitaires : unique ou multiples.

 Caractère unilatéral ou bilatéral.

 Localisation : lobe supérieur droit, lobe supérieur gauche, lobe moyen, lobe inférieur

droit, lobe inférieur gauche.

 Taille de la lésion cavitaire : calculée dans sa plus grande dimension en cm.

7
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

 Epaisseur de la paroi : calculée dans sa plus grande épaisseur en mm.

 Contenu de la lésion cavitaire : aérique pur, hydro-aérique, partiellement solide, contenu

cavitaire triple, image en grelot.

 Aspect des contours internes : réguliers, irréguliers.

 Aspect des contours externes: réguliers, irréguliers, flous.

 Signes associés : micronodule, nodule, réticulation, foyer de dilatation de bronches, foyer

de condensation, pleurésie, pneumothorax, lyse osseuse, épaississement septal,

épaississement non septal, calcification, aspect en verre dépoli, atélectasie et autres

lésions associées.

2. Caractéristiques radiologiques des lésions cavitaires en fonction de

l’étiologie:

L’analyse radiologique globale de tous les dossiers sur la radiographie standard et la

TDM thoracique relevée par notre fiche d’exploitation (annexe 1) nous a permis de faire une

analyse spécifique des lésions cavitaires pulmonaires en fonction de l’étiologie retrouvée et

confirmée sur un faisceau d’arguments cliniques, biologiques et parfois histologiques.

VII. Recueil des données :

 Tous les dossiers radiologiques ont été relus par des radiologues seniors afin d’analyser

les lésions cavitaires pulmonaires et leurs signes associés.

 Les données exploitées ont été saisies sur Microsoft Word et Excel 2007.

VIII. Considération éthique :

Le recueil des données a été effectué avec le respect de l’anonymat des patients et de la

confidentialité des informations.

8
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

RESULTATS

9
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

I. Profil épidémiologique et clinique :

1. L’âge :

La moyenne d’âge était de 49 ans avec des extrêmes allant de 2 à 87ans.

2. Le sexe :

Une légère prédominance masculine a été retrouvée avec un sex-ratio de 3.

Sexe
Hommes Femmes

25%

75%

Figure 3 : Répartition selon le sexe des patients.

3. Antécédents médicaux :

Les antécédents médicaux étaient dominés par la tuberculose pulmonaire dans 32.1% des

cas et le contage tuberculeux dans 29.7% des cas.

Le tableau suivant cite les antécédents médicaux chez nos patients.

10
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Tableau I : Fréquence des antécédents médicaux chez nos patients.

Antécédent médical Nombre de cas (N) Pourcentage%

Tuberculose pulmonaire N=27 32.1%

Contage tuberculeux N=25 29.7%

Immunodépression N=16 19%

Diabète N=16 19%

Exposition professionnelle aux polluants N=14 16.6%

Kyste hydatique N=13 15.4%

Contact quotidien avec les animaux N=12 14.2%

Hypertension artérielle N=9 10.7%

Antécédent de néoplasie N=8 9.5%

4. Habitudes toxiques :

Les habitudes toxiques étaient dominées par le tabagisme passif dans 50% des cas et le

tabagisme actif dans 44% des cas.

Le tableau suivant cite les habitudes toxiques chez nos patients.

Tableau II : Fréquence des habitudes toxiques chez nos patients.

Habitude toxique Nombre de cas (N) Pourcentage%

Tabagisme actif N=39 46.4%

Tabagisme passif N=36 42.8%

Consommation d’alcool N=16 19%

Consommation de cannabis N=14 16.6%

Consommation de kif N=11 13%

5. Symptomatologie clinique :

La symptomatologie clinique était dominée par le syndrome bronchique dans 88% des cas

et l’altération de l’état général dans 71.4% des cas.

11
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Le tableau suivant illustre les symptômes cliniques chez nos patients.

Tableau III : Fréquence des symptômes cliniques chez nos patients.

Symptômes cliniques Nombre de cas (N) Pourcentage%

Syndrome bronchique N=74 88%

Altération de l’état général N=60 71.4%

Douleur thoracique N=50 59.5%

Fièvre N=46 54.7%

Hémoptysie N=38 45.2%

Vomique N=8 9.5%

Asymptomatique N=8 9.5%

6. Examen physique :

Malgré l’importance des signes cliniques, l’examen thoracique était normal chez presque

23.8% des patients, alors que les signes physiques ont été dominés par les râles surajoutés et le

syndrome de condensation pulmonaire.

Le tableau suivant résume les signes physiques chez nos patients.

Tableau IV: Fréquence des signes physiques des patients.

Signes physiques Nombre de cas (N) Pourcentage%

Examen normal N=20 23.8%

Râles surajoutés N=37 44%

Syndrome de condensation pulmonaire N=34 40.4%

Syndrome d’épanchement pleural liquidien N=19 22.6%

Douleur exquise N=16 19%

Epanchement pleural aérien N=12 14.2%

Asymétrie thoracique N=10 11.9%

Tuméfaction pariétale N=5 5.9%

12
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

II. Biopsie trans-thoracique scanno-guidée avec étude

anatomopathologique:

Dans notre série, on a biopsié 25 patients avec des lésions cavitaires pulmonaires soit

29% des patients de notre série.

Les prélèvements de notre série étaient exploitables dans 100% des cas et l’étude

anatomopathologique a rapporté que le pourcentage de malignité de nos prélèvements était de

68% soit 20% de toutes les lésions cavitaires de notre série : 7 cas d’ adénocarcinome + 9 cas de

carcinome épidermoide.

Figure 4 : Biopsie percutanée sous guidage scannographique d’une lésion excavée apicale droite.

13
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

III. Analyse radiologique globale :

1. Radiographie standard thoracique :

1.1. Nombre :

Les opacités excavées étaient uniques dans 60% des cas.

Nombre
Unique Multiple

40%
60%

Figure 5 : Répartition des opacités excavées selon le nombre à la radiographie standard

A B

Figure 6 : Nombre des opacités excavées à la radiographie standard.

A : Opacité excavée unique, B : Opacités excavées multiples

14
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

1.2. Caractère Unilatéral ou bilatéral :

Les opacités excavées étaient unilatérales dans 62% des cas.

Caractère unilatéral ou bilatéral


Unilatéral Bilatéral

38%
62%

Figure 7 : Répartition des opacités excavées selon le caractère unilatéral ou bilatéral à la

radiographie standard.

Figure 8 : Caractère unilatéral ou bilatéral des opacités excavées à la radiographie standard.

A : Opacité excavée unilatérale, B : Opacité excavée bilatérale.

15
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

1.3. Siège :

Les opacités excavées siégeaient au niveau apical dans 37.3% des cas, au niveau basal

dans 32.3% des cas et au niveau para-hilaire dans 30.4% des cas.

Siège
Apical Basal Para-hilaire

30.4% 37,3%

32.3%

Figure 9 : Répartition des opacités excavées selon le siège à la radiographie standard.

16
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Figure 10 : Siège des opacités pulmonaires excavées à la radiographie standard.

A : Opacité basale excavée,

B : Opacité apicale excavée,

C : Opacité parahilaire excavée.

1.4. Limite :

Les limites des opacités excavées étaient nettes dans 65% des cas.

17
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Limite
Nette Floue

35%
65%

Figure 11 : Répartition des opacités excavées selon leur limite à la radiographie standard.

A B

Figure 12: Répartition des opacités excavées selon leurs limites à la Radiographie standard.

A : Opacité excavée apicale à limite nette (flèche),

B : Opacité excavée à limite floue (flèche).

18
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

1.5. Aspect:
A B
L’aspect de l’opacité excavée était dominé par l’aspect aérique dans 36% des cas puis

hydro-aérique dans 32% des cas.

aspect en grelot Aspect


8%

Aérique
Mixte 35%
25%

Hydro-aérique
32%

Figure 13 : Répartition des opacités excavées selon l’aspect à la Radiographie standard

19
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

A B

C D

Figure 14 : Aspect des opacités excavées à la radiographie standard.


A : opacité excavée parahilaire aérique (tuberculose pulmonaire),
B : opacité excavée basale avec niveau hydro-aérique(abcès pulmonaire),
C : opacité excavée apicale en grelot (aspergillose pulmonaire),
D : opacité excavée mixte (kyste hydatique rompu dans les bronches).

20
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

1.6. Signes associés :

Les signes associés à la radiographie standard étaient dominés par le syndrome

d’épanchement pleural liquidien dans 30% des cas,le syndrome bronchique dans 23.8% des cas

et le syndrome alvéolaire dans 22% des cas.

Signes associés
Syndrome d'épanchement pleural
gazeux
5.9%

Élargissement médiastinal 16.8%

Syndrome bronchique 23.8%Signes associés


Syndrome alvéolaire 22%
Syndrome d'épanchement pleural
liquidien 30%
0 5 10 15 20 25 30

Figure 15 : Fréquence des signes associés à la radiographie standard.

21
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Figure 16 : Signes associés aux opacités pulmonaires excavées.

A : Syndrome d’épanchement liquidien pleural,

B : Hydropneumothorax,

C : Micronodules.

2. Tomodensitométrie thoracique :

2.1. Nombre:

Les lésions cavitaires étaient uniques dans 65% des cas.

22
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Nombre
Unique Multiple

35%

65%

Figure 17: Répartition des lésions cavitaires selon le nombre à la TDM thoracique

Figure 18 : TDM thoracique en coupes axiales et en fenêtres parenchymateuses.

A : Lésion cavitaire unique (flèche jaune), B : lésions cavitaires multiples (flèches rouges).

2.2. 2.2) Caractère unilatéral ou bilatéral :

Les lésions cavitaires étaient unilatérales dans 67% des cas.

23
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Caractère unilatéral ou bilatéral


Unilatéral Bilatéral

33%

67%

Figure 19 : Répartition des lésions cavitaires selon le caractère unilatéral ou bilatéral à la TDM

thoracique.

A B

Figure 20 : TDM thoracique en coupes axiales et en fenêtres parenchymateuses.

A : Lésion cavitaire unilatérale,


B : Lésion cavitaire bilatérale.
2.3. Siège :

Les lésions cavitaires siégeaient au niveau du LSD dans 28.4% des cas, au niveau du LSG

dans 19.6% des cas, au niveau du LIG dans 17.6% des cas, au niveau du LM dans 17.6% des cas

et enfin au niveau du LID dans 16.8% des cas.

24
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Tableau V: Répartition des lésions cavitaires selon le siège à la TDM thoracique.

Siège Nombre de cas (N) Pourcentage%

LSD N=42 28.4%

LSG N=29 19.6%

LIG N=26 17.6%

LM N=26 17.6%

LID N=25 16.8%

2.4. 2.4) Taille :

La moyenne de taille de la lésion cavitaire dans sa plus grande dimension était de 4.69

cm avec des extrêmes allant de 1 cm à 15 cm.

Figure 21 : Taille de la lésion cavitaire calculée dans sa plus grande dimension sur une coupe

tomodensitométrique axiale en fenêtre parenchymateuse.

2.5. Epaisseur :

La moyenne d’épaisseur de la paroi était de 4.16 mm avec des extrêmes allant de 0.2 mm à 23

mm

25
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Figure 22: Epaisseur de la paroi à la TDM thoracique

A : Coupe axiale en fenêtre médiastinale montrant une lésion cavitaire à paroi épaisse (flèche
jaune),
B : Coupe axiale en fenêtre parenchymateuse montrant des lésions cavitaires à paroi fine (flèche
rouge).
2.6. Contenu :

Le contenu de la lésion cavitaire était dominé par le contenu aérique pur dans 33% des

cas puis hydro-aérique dans 28% des cas, partiellement solide dans 18% des cas, un contenu

cavitaire triple dans 14% des cas et enfin un aspect en grelot dans 7% des cas.

Contenu
Aérique Hydro-aérique Partiellement solide
Contenu cavitaire triple aspect en grelot

7%
14% 33%

18%

28%

Figure 23 : Répartition des lésions cavitaires selon le contenu à la TDM thoracique.

26
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

B
A B B

D
C D

Figure 24 :Contenu de la lésion cavitaire à la TDM thoracique (coupes axiales

parenchymateuses).

A : Lésion cavitaire aérique (tuberculose pulmonaire),


B : Lésion cavitaire avec contenu cavitaire triple (kyste hydatique rompu dans les bronches),
C : Lésion cavitaire partiellement solide (métastases pulmonaires secondaires),
D : Lésion cavitaire avec un niveau hydro-aérique (abcès pulmonaire),
E : Lésion cavitaire avec une image en grelot (aspergillose pulmonaire).

27
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

2.7. Aspect des contours externes:

Les contours externes des lésions cavitaires étaient réguliers dans 54% des cas.

Aspect des contours externes


Réguliers Irréguliers Flous

13%

33% 54%

Figure 25 : Aspect des contours externes des lésions cavitaires à la TDM thoracique.

28
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

A B

Figure 26: TDM thoracique en fenêtres parenchymateuses montrant l’aspect des contours

externes des lésions cavitaires.

A : Lésion cavitaire avec des contours externes réguliers (flèche),

B : Lésion cavitaire avec des contours externes flous (flèche),

C : Lésion cavitaire avec des contours externes irréguliers (flèche).

29
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

2.8. Aspect des contours internes :

Les contours internes des lésions cavitaires étaient réguliers dans 60% des cas.

Aspect des contours internes


Réguliers Irréguliers

40%
60%

Figure 27 : Aspect des contours internes des lésions cavitaires à la TDM thoracique.

A B

Figure 28 :Aspect des contours internes à la TDM thoracique(coupes axiales parenchymateuses).

A : Lésion cavitaire avec des contours internes réguliers (flèche),

B : Lésion cavitaire avec des contours internes irréguliers (flèche).

30
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

2.9. Signes associés :

Les signes associés aux lésions cavitaires à la TDM thoracique étaient dominés par les

micronodules dans 45.2% des cas, foyers de condensation dans 42.8% des cas, nodules dans

30.8%.

Le tableau suivant rapporte la fréquence des signes associés à la TDM thoracique chez

nos patients.

Tableau VI : Fréquence des signes associés à La TDM thoracique.

Signes associés Nombre de cas(N) Pourcentage%

Micronodules N=38 45.2

Foyer de condensation N=36 42.8%

Nodule N=26 30.8%

Pleurésie N=22 26.4%

Adénopathie N=16 19%

Aspect en verre dépoli N=12 14.2%

Dilatation des bronches N=9 10.7%

Atélectasie N=9 10.7%

Pneumothorax N=5 5.9%

Lyse osseuse N=5 5.9%

Emphysème N=4 4.7%

Réticulation N=3 3.5%

Epaississement septal N=2 2.35%

31
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

A B

C D

Figure 29 : Signes associés aux lésions cavitaires pulmonaires à la TDM thoracique (coupes

axiales en fenêtres parenchymateuses (A,B,C) et en fenêtres médiastinales(D)

A : Pneumothorax (flèche noire) associé à des lésions cavitaires multiples,


B : Aspect en verre dépoli (flèche jaune) et foyer de condensation (flèche orange) associés à une
lésion cavitaire aérique gauche,
C : Dilatation des bronches (flèche rouge) et micronodules (flèche jaune) associés à une lésion
cavitaire droite,
D : Des adénopathies (flèche bleu) associées à des nodules excavés.

32
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

IV. Diagnostic étiologique :

Le diagnostic étiologique a été confirmé sur un faisceau d’arguments cliniques,

biologiques et parfois histologiques.

Le tableau VII énumère les diagnostics étiologiques des lésions cavitaires retrouvées

dans notre série.

Tableau VII : Répartition des étiologies retrouvées selon le nombre de cas.

Etiologie Nombre de cas (N) Pourcentage

Tuberculose pulmonaire N=23 27.3%

Cancer bronchique primitif N=16 19.2%

Abcès pulmonaire N=15 17.8%

Kyste hydatique N=13 15.4%

Aspergillose Pulmonaire N=9 10.9%

Métastases secondaires N=3 3.5%

Polyarthrite rhumatoïde N=2 2.3%

Lymphangioléiomyomatose N=1 1.2%

Histiocytose X N=1 1.2%

Maladie de Wegener N=1 1.2%

V. Caractéristiques radiologiques en fonction de l’étiologie :

1. Tuberculose pulmonaire :

Dans notre série on a recensé 23 cas de tuberculose.

 Nombre :

Les lésions cavitaires d’origine tuberculeuse étaient multiples dans 61% des cas .

33
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Nombre
Unique Multiple

39%

61%

Figure 29 : Répartition des lésions cavitaires d’origine tuberculeuse selon le nombre à la TDM

thoracique.

 Caractèreunilatéral ou bilatéral :

Les lésions cavitaires d’origine tuberculeuse étaient bilatérales dans 58% des cas.

Caractère unilatéral ou bilatéral


Unilatéral Bilatéral

42%
58%

Figure 30 : Répartition des lésions cavitaires tuberculeuses selon le caractère unilatéral ou bilatéral à la

TDM Thoracique.

34
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

 Siège:

Les lésions cavitaires d’origine tuberculeuse siégeaient préférentiellement au niveau du

LSD dans 40% des cas et au niveau du LSG dans 30% des cas.

Nous apportons dans le tableau ci-dessous les résultats du siège des lésions cavitaires

d’origine tuberculeuse à la TDM thoracique.

Tableau VIII: Répartition des lésions cavitaires tuberculeuses selon le siège à la TDM thoracique.

Siège Nombre de cas (N) Pourcentage%

LSD N=20 40%

LSG N=15 30%

LIG N=5 14%

LM N=5 10%

LID N=5 10%

 Taille:

La moyenne de taille des lésions cavitaires dans leur plus grande dimension était de 3.93

cm avec des extrêmes allant de 1.5 à 8.2 cm.

 Epaisseur de la paroi :

La moyenne d’épaisseur de la paroi des lésions cavitaires est de 3.1 mm avec des

extrêmes allant de 1mm à 11.5 mm.

Tableau IX: Répartition des lésions cavitaires tuberculeuses selon l’épaisseur de la paroi.

Epaisseur de la paroi Nombre de cas (N) Pourcentage%

Egale ou moins de 4 mm N=4 17.4%

Plus de 4 mm N=19 82.6%

35
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

 Contenu:

Le contenu était :

 Aérique pur dans 73% des cas.

 hydro-aérique dans 21,7% des cas.

 Mixte dans 5.3% des cas.

Contenu
Aerique pur Hydro arique Mixte

5%
22%

73%

Figure 32 : Répartition des lésions cavitaires tuberculeuses selon le contenu à la TDM thoracique

 Aspect des contours :

Les contours externes étaient réguliers dans 60% des cas.

Les contours internes étaient réguliers dans 63% des cas.

Contours externes
Réguliers Irréguliers

40%

60%

Figure 33 : Aspect des contours externes des lésions cavitaires tuberculeuses à la TDM

thoracique.

36
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Contours internes
Réguliers Irréguliers

37%

63%

Figure 34 : Aspect des contours internes des lésions cavitaires tuberculeuses à la TDM

thoracique.

 Signes associés :

Les signes associés aux lésions cavitaires d’origine tuberculeuse étaient dominés par

les micronodules dans 86.9% des cas.

On note que la disposition des micronodules était centrolobulaire en arbre de bourgeon

dans 85% des cas.

Le Tableau X rapporte la fréquence des signes associés aux lésions cavitaires

tuberculeuses.

Tableau X : Fréquence des signes associés aux lésions cavitaires tuberculeuses à La TDM
thoracique.
Signes associés Nombre de cas (N) Pourcentage
Micronodules N=20 86.9%
Foyer de condensation N=15 65.21%
Nodules N=13 56.5%
Adénopathies N=10 43.4%
Epanchement pleural N=7 30.4%
DDB N=6 26%
Aspect en verre dépoli N=5 21.7%
Calcification N=5 21.7%

37
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

A B

C D

Figure 35 : Réactivation d’une tuberculose pulmonaire chez un patient âgé de 42 ans.

A : radiographie standard de face montrant des lésions nodulaires et cavitaires éparses au


niveau des deux poumons ;

B, C et D : TDM thoracique en fenêtres parenchymateuses avec reconstruction axiale et


coronale montrant des lésions cavitaires prédominantes au niveau des lobes supérieurs avec
des parois épaisses et des contours externes irréguliers, on note la présence de
micronodules alvéolaires associés aux lésions cavitaires bilatérales(flèches).

38
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

2. Cancer bronchique primitif :

Dans notre série on a recensé 16 cas de carcinomes bronchiques primitifs.

 Nombre :

Les lésions cavitaires pulmonaires d’origine tumorale primitive étaient uniques dans 100%

des cas.

 Caractère unilatéral ou bilatéral :

Les lésions cavitaires pulmonaires d’origine tumorale primitive étaient unilatérales dans

100% des cas.

 Siège :

Les lésions cavitaires siégeaient préférentiellement au niveau du LSD dans 36.3% des cas.

Ce tableau cite la répartition des lésions cavitaires d’origine tumorale primitive selon le

siège à la TDM thoracique.

Tableau XI : Répartition des lésions cavitaires d’origine tumorale primitive selon le siège à la

TDM thoracique

Siège Nombre de cas (N) Pourcentage%

LSD N=6 37.5%

LIG N=4 25%

LID N=3 18.7%

LSG N=2 12.6%

LM N=1 6.2%

 Taille :

La moyenne de la taille des lésions cavitaires d’origine tumorale primitive dans leur plus

grande dimension était de 7.9 cm avec des extrêmes allant de 4 à 13 cm.

39
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

 Epaisseur de la paroi :

La moyenne de l’épaisseur pariétale des lésions cavitaires d’origine tumorale primitive

était de 8.03 mm avec des extrêmes allant de 6 à 18 mm.

 Aspect des contours :

Les contours externes étaient irréguliers dans 93.3% des cas et réguliers dans 6.7% des

cas.

Les contours internes étaient irréguliers dans 87.5% des cas et réguliers dans 12.5% des

cas.

 Contenu :

Le contenu était : partiellement solide dans 54.5% des cas, mixte dans 27.2% des cas et

aérique pur dans 18.3% des cas.

Contenu
Partiellement solide Mixte Aérique pur

18.3%

54.5%
27.2%

Figure 36 : Répartition des lésions cavitaires d’origine tumorale primitive selon le contenu da la

lésion cavitaire.

40
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

 Signes associés :

Les signes associés aux lésions cavitaires d’origine tumorale primitive étaient dominés

par les nodules dans 62.5% des cas.

Ce tableau cite la fréquence des signes associés aux lésions cavitaires pulmonaires

d’origine tumorale primitive.

Tableau XII : Fréquence des signes associés aux lésions cavitaires d’origine tumorale primitive à

La TDM thoracique.

Signes associés Nombre de cas (N) Pourcentage%

Nodules N=10 62.5%

Micronodules N=9 56.2%

Lyse osseuse N=5 31.2%

Réticulation N=4 25%

Foyer de condensation N=2 12.5%

DDB N=2 12.5%

Epaississement septal N=2 12.5%

Aspect en verre dépoli N=1 6.5%

A B

Figure 37 :Adénocarcinome bronchique chez un patient âgé de 55 ans, tabagique chronique et

admis pour hémoptysie et AEG.

Coupes tomodensitométriques axiales en fenêtres parenchymateuses (A) et médiastinales (B)


montrant une masse tissulaire du fowler droit, excavée avec paroi épaissie et des contours
internes et externes irréguliers(flèches).

41
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

B
A

Figure 38 : Carcinome épidermoïde surinfecté chez un patient âgé de 49 ans.

A : Radiographie standard thoracique de face montrant une opacité excavée du LSD avec niveau
hydro-aérique.

B: Coupes tomodensitométriques axiales en fenêtres médiastinales(figure C) et


parenchymateuses(figure B) :Lésion cavitaire du lobe supérieur droit avec un niveau hydro-
aérique et une masse tissulaire tumorale pariétale médiale(flèche).

3. Abcès pulmonaires :.

Dans notre série on arecensé 15 cas d’abcès pulmonaires.

 Nombre :

Les lésions cavitaires des abcès pulmonaires étaient uniques dans 73.3% des cas.

42
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Nombre
Unique Multiple

27%

73%

Figure 39: Répartition des lésions cavitaires des abcès pulmonaires selon le nombre à la TDM thoracique.

 Caractère unilatéral ou bilatéral :

Les lésions cavitaires des abcès pulmonaires étaient unilatérales dans 80% des cas.

Caractère unilatéral ou bilatéral


Unilatéral Bilatéral

20%

80%

Figure 40 : Répartition des lésions cavitaires des abcès pulmonaires selon le caractère unilatéral

ou bilatéral à la TDM thoracique.

 Siège :

Les lésions cavitaires des abcès pulmonaires siégeaient préférentiellement au niveau du

LID dans 36.3% des cas.

43
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Le tableau suivant rapporte la répartition des lésions cavitaires des abcès pulmonaires

selon le siège à la TDM thoracique.

Tableau XIII : Répartition des lésions cavitaires des abcès pulmonaires selon le siège à la TDM

thoracique.

Siege Fréquence (n) Pourcentage%

LID N=8 36.3%

LM N=7 31.8%

LSD N=4 18.1%

LIG N=2 9%

LSG N=1 4.5%

 Taille :

La moyenne de taille des lésions cavitaires dans leur plus grande dimension était de 4.9

cm avec des extrêmes allant de 2 à 9 cm.

 Epaisseur de la paroi :

On n’a pas pu mesurer l’épaisseur de la paroi dans 9 cas car elles étaient noyées dans les

foyers de condensation.

La moyenne d’épaisseur des parois qu’on a pu mesurer était de 3.95 mm avec des

extrêmes allant de 2 à 6.3 mm.

Tableau XIV : Répartition des lésions cavitaires des abcès pulmonaires selon l’épaisseur de la

paroi calculée en mm.

Epaisseur de la paroi Nombre de cas (N) Pourcentage%

Egale ou moins de 4mm N=3 20%

Plus de 4 mm N=3 20%

Non mesurable N=9 60%

44
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

 Contenu :

Le contenu des lésions cavitaires était :

 Hydro-aérique dans 86.6% des cas.

 Partiellement solide dans 13.4% des cas.

Contenu
Hydro-aèrique Partiellement solide

13%

87%

Figure 41 : Répartition des lésions cavitaires d’abcès pulmonaires selon le contenu.

 Aspect des contours :

Les contours externes étaient flous dans 60% des cas et réguliers dans 40% des cas.

Les contours internes étaient irréguliers dans 75.4% des cas et réguliers dans 24.6% des

cas.

 Signes associés :

Les signes associés aux lésions cavitaires des abcès pulmonaires étaient dominés par

les foyers de condensation dans 66.6% des cas.

45
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Tableau XV : Fréquence des signes associés aux lésions cavitaires d’abcès pulmonaires à la TDM

thoracique.

Signes associés Fréquence(n) Pourcentage%


Foyer de condensation N=10 66.6%
Epanchement pleural N=4 26.6%
Atélectasie N=4 26.6%
Epaississement septal N=2 13.3%
Adénopathie N=2 13.3%
Emphysème N=1 6.6%

B C

Figure 42: Abcès pulmonaire chez un patient âgé de 49 ans hospitalisé pour une

méningoencéphalite bactérienne.

Radiographie standard de face (A) montrant une opacité excavée du tiers moyen et inférieur de
l’hémichamps pulmonaire droit, à paroi supérieure épaisse, siège d’un niveau hydro-aérique
horizontal et un émoussement du cul de sac costo-diaphragmatique gauche.

TDM thoracique en coupe axiale médiastinale (B) et parenchymateuse (C) montrant une lésion
cavitaire droite siège d’un niveau hydro-aérique à paroi épaisse et des contours externes et
internes réguliers .

46
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

4. kyste hydatique pulmonaire :

On a dans notre série 13 cas de kyste hydatique.

 Nombre :

Les lésions cavitaires des kystes hydatiques étaient uniques dans 78% des cas.

Nombre
Unique Multiple

22%

78%

Figure 43 : Répartition des lésions cavitaires des kystes hydatiques selon le nombre à la TDM

thoracique.

 Caractère unilatéral ou bilatéral :

Les cavités étaient unilatérales dans 78% des cas.

Caractère unilatéral ou bilatéral


Unilatéral Bilatéral

22%

78%

Figure 44 : Répartition des lésions cavitaires des kystes hydatiques selon le caractère unilatéral

ou bilatéral.

47
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

 Siège :

Les lésions cavitaires des kystes hydatiques siégeaient préférentiellement au niveau des

lobes inférieurs dans 66.6% des cas.

Ce tableau cite la répartition des lésions cavitaires des kystes hydatiques à la TDM

thoracique.

Tableau XVI : Répartition des lésions cavitaires des kystes hydatiques selon le siège à la TDM

thoracique.

Siège Nombre de cas (N) Pourcentage%

LIG N=7 33.3%

LID N=7 33.3%

LM N=4 19%

LSG N=3 14.2%

LSD N=2 9.5%

 Taille :

La moyenne de taille deslésions cavitaires dans leur plus grande dimension était de 5.6

cm avec des extrêmes allant de 2.5 cm à 12 cm.

 Epaisseur de la paroi :

La moyenne d’épaisseur de la paroi était de 2.9 mm avec des extrêmesallant de 0.41 à 7

mm.

Tableau XVII : Répartition des lésions cavitaires des kystes hydatiques selon l’épaisseur de la

paroi.

Epaisseur de la paroi Nombre des cas (N) Pourcentage%

Egale ou moins de 4 mm N=11 84.6%

Plus de 4 mm N=2 15.4%

48
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

 Contenu :

Le contenu était :

 Mixte dans 76.9% des cas.

• Hydro-aérique dans 23.1% des cas.

Contenu
Mixte Hydro-arique

23%

77%

Figure 45 : Répartition des lésions cavitaires des kystes hydatiques selon le contenu à la TDM

thoracique.

 Aspect des contours :

Les contours externes étaient réguliers dans 69.2% des cas et irréguliers dans 30.8% des

cas.

Les contours internes étaient réguliers dans 61.5% des cas et irréguliers dans 38.5% des

cas.

 Signes associés :

Les signes associés aux lésions cavitaires des kystes hydatiques pulmonaires étaient

dominés par la pleurésie dans 46% des cas.

49
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Tableau XVIII: Répartition des lésions cavitaires des kystes hydatiques selon l’épaisseur de la

paroi.

Signes associés Nombre de cas (N) Pourcentage%

Pleurésie N=6 46%

Foyer de condensation N=4 30.7%

Atélectasie N=4 30.7%

Adénopathie N=3 23%

A B

Figure 46 : Kyste hydatique pulmonaire chez un patient âgé de 25 ans admis pour une vomique

hydatique.

TDM thoracique en fenêtres médiastinales avec reconstruction axiale (figure B) et coronale


(figure C) montrant une lésion cavitaire intraparenchymateuse à paroi fine avec niveau hydro-
aérique communiquant avec une bronche (flèche jaune).

50
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

A B

Figure 47: Kyste hydatique rompu dans les bronches chez une patiente âgée de 68 ans se

présentant cliniquement pour une toux associée à une vomique hydatique.

A: Radiographie standard thoracique montrant une opacité du lobe supérieure gauche, de


tonalité hydrique homogène à limites nettes et une opacité excavée apicale gauche d’aspect
mixte surmontée par un croissant gazeux (flèche rouge).

B : Coupe tomodensitométrique axiale en fenêtres parenchymateuses, masse liquidienne lobaire


supérieure droite à paroi épaissie bien circonscrite associée à une lésion cavitaire réalisant
l’aspect en nénuphar(flèche jaune) du segment dorsal du LSG.

5. Aspergillose pulmonaire :

On a recensé dans notre série 9 cas d’aspergillose pulmonaire.

 Nombre :

Les lésions cavitaires d’aspergillose pulmonaire étaient uniques dans 77.7% des cas.

51
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Nombre
Unique Multiple

23%

77%

Figure 48: Répartition des lésions cavitaires d’aspergillose pulmonaire selon le nombre à la TDM

thoracique.

 Caractère unilatéral ou bilatéral :

Les lésions cavitaires étaient unilatérales dans 100% des cas.

 Siège :

Les lésions cavitaires d’aspergillose pulmonaire siégeaient préférentiellement au niveau

du LSD dans 41.6% des cas.

Ce tableau énumère la répartition des lésions cavitaires d’aspergillose pulmonaire selon

le siège à la TDM thoracique.

Tableau XIX: Répartition des lésions cavitaires d’aspergillose pulmonaire selon le siège à la TDM

thoracique.

Siège Fréquence Pourcentage

LSD N=5 41.6%

LSG N=4 33.3%

LM N=1 8.3%

LID N=1 8.3%

LIG N=1 8.3%

52
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

 Taille:

La moyenne de taille des lésions cavitaires dans leur plus grande dimension était de 4.6

cm avec des extrêmes allant de 3 à 9 cm.

 Epaisseur :

La moyenne d’épaisseur de la paroi était de 4.85 mm avec des extrêmes allant de 1.6 à

8.65 mm.

Tableau XX : Répartition des lésions cavitaires selon l’épaisseur de la paroi calculée à la TDM

thoracique.

Epaisseur de la paroi Fréquence (n) Pourcentage%

Egale ou moins de 4 mm N=5 55.5%

Plus de 4 mm N=4 44.5%

 Contenu:

Le contenu de la lésion cavitaire était : partiellement solide dans 22.3% des cas et on

note l’apparition de l’image en grelot dans 77,7% des cas.

 Aspect des contours :

Les contours externes étaient réguliers dans 77.7% des cas et irréguliers dans 22.3% des

cas.

Les contours internes étaient réguliers dans 88% des cas et irréguliers dans 12% des cas.

 Signes associés :

Les signes associés étaient dominés par les foyers de condensation et l’aspect en verre

dépoli dans 55.4% des cas.

53
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Tableau XXI : fréquence des signes associés aux lésions cavitaires d’aspergillose pulmonaire à la

TDM thoracique.

Signes associés Nombre de cas (N) Pourcentage%

Foyer de condensation N=5 55.5%

Aspect en verre dépoli N=5 55.5%

Pleurésie N=4 44.4%

Adénopathie N=1 11.1%

Micronodules N=1 11.1%

A B

C D

Figure 50: Aspergillose pulmonaire chez un patient âgé de 36 ans admis pour une hémoptysie.

Scout view (A) et TDM thoracique en fenêtres parenchymateuses avec reconstruction coronale
(B),axiale (C),et axiale en procubitus montrant une lésion cavitaire du segment ventral du LSD à
paroi fine régulière, présentant des attaches pleurales, siège d'un matériel endo cavitaire mobile
en procubitusdonnat l’image en grelot (flèche).

54
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

6. Métastases pulmonaires secondaires :

On a recensé dans notre série 3 cas de métastases pulmonaires secondaires.

Les cancers primitifs à l’origine des métastases pulmonaires retrouvés dans notre série

sont : 1 cas de cancer de sein, 1 cas de cancer du sigmoïde,1 cas de cancer rectal.

 Nombre:

Les lésions cavitaires étaientmultiples dans 100% des cas.

 Caractère unilatéral ou bilatéral :

Les lésions cavitaires étaient bilatérales dans 100% des cas.

 Siège :

Les lésions cavitaires d’origine tumorale secondaire siégeaient préférentiellement au

niveau du LSD dans 35.7% des cas.

Ce tableau cite la répartition des lésions cavitaires d’origine tumorale secondaire selon le

siège à la TDM thoracique

Tableau XXII: Répartition des lésions cavitaires d’origine tumorale secondaire selon le siège à la

TDM thoracique.

Siège Nombre de cas (N) Pourcentage%

LSD N=5 35.7%

LIG N=3 21.2%

LM N=3 21.2%

LSG N=2 14.2%

LID N=1 7.1%

 Taille:

La moyenne de taille des lésions cavitaires dans leur plus grande dimension était de 4.3

cm avec des extrêmes allant de 2à9 cm.

55
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

 Epaisseur de la paroi :

La moyenne d’épaisseur de la paroi était de 4.5 mm avec des extrêmes allant de 1 mm

à11 mm.

Tableau XXIII : Répartition des lésions cavitaires d’origine tumorale secondaire selon l’épaisseur

de la paroi calculée à la TDM thoracique.

Epaisseur de la paroi Nombre de cas (N) Pourcentage (%)

Egale ou moins de 4 mm N=1 33.4%

Plus de 4 mm N=2 66.6%

 Contenu :

Le contenu était :

 Partiellement solide dans 66.6% des cas.

 Aérique pur dans 33.4% des cas.

Contenu
Partiellement solide aérique pur

33.4%

66.6%

Figure 50: Répartition des lésions cavitaires d’origine tumorale secondaire selon le contenu.

 Aspect des contours :

Les contours externes et internes étaient irréguliers dans 66.6% des cas et réguliers dans

33.4% des cas.

56
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

 Signes associés :

Ce tableau ci-dessous cite la fréquence des signes associés aux lésions cavitaires

d’origine tumorale secondaire.

Tableau XXIV: Fréquence des signes associés aux lésions cavitaires d’origine tumorale

secondaire.

Signe associé Nombre de cas (N) Pourcentage%

Nodules N=2 66.6%

Micronodules N=2 66.6%

Adénopathie N=2 66.6%

Pleurésie N=1 33.3%

Lyse osseuse N=1 33.3%

DDB N=1 33.3%

A B

Figure 51 : Métastases pulmonaires secondaires d’un adénocarcinome du sigmoïde chez un

patient de 62 ans sous chimiothérapie.

Coupes tomodensitométriques axiales en fenêtres parenchymateuses (A) et médiastinales (B)

montrant des nodules en lâcher de ballon dont la majorité sont excavés.

57
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

7. Polyarthrite rhumatoïde :

On a recensé 2 cas de polyarthrite rhumatoïde.

Ce tableau illustre les différentes caractéristiques radiologiques des lésions cavitaires de

la polyarthrite rhumatoïde à la TDM thoracique

Tableau XXV : Différentes caractéristiques radiologiques des lésions cavitaires de la polyarthrite

rhumatoïde à la TDM thoracique.

Analyse radiologique de la cavité Cas n°1 Cas n°2

Nombre Multiple Multiple

Caractère unilatéral ou bilatéral Unilatéral Unilatéral

Siège LM LSD

Taille de la cavité 1.5 cm 1cm

Epaisseur de la paroi 1.17 mm 2.4mm

Contenu Aérique Pur Partiellement solide

Contour externe Régulier Régulier

Contour interne Régulier Régulier

Signes associés Adénopathie Pleurésie unilatérale

8. Lymphangioléiomyomatose pulmonaire :

On a recensé 1 cas de Lymphangioléiomyomatose pulmonaire.

Ce tableau regroupe les différentes caractéristiques radiologiques des lésions cavitaires

de la lymphangioléiomyomatose pulmonaire à la TDM thoracique dans notre série

58
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Tableau XXVI : Différentes caractéristiques radiologiques des lésions cavitaires de la

lymphangioléiomyomatose pulmonaire à la TDM thoracique.

Analyse radiologique de la cavité Cas n°1

Nombre Multiple

Unilatéral ou bilatéral Bilatéral

Siège LIG+LID

Taille de la cavité 9cm

Epaisseur de la paroi 2.2mm

Contenu Aérique Pur

Contour externe Régulier

Contour interne Régulier

Signes associés Pneumothorax+aspect en verre dépoli

59
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

A B

C
D

Figure 52 : Lymphangioléiomyomatose pulmonaire chez une patiente âgée de 28 ans.

Radiographie thoracique de face(figure A) montrant des lésions kystiques(flèches rouges)


éparses au niveau des deux poumons,TDM thoraco-abdominale (figure B,C,D) : lésions kystiques
bilatérales (flèches rouges) à contenu aérien séparées par des zones de parenchyme sain associé
à un angiomyolipome rénal gauche(flèche jaune) rentrant dans le cadre d’une sclérose tubéreuse
de Bourneville.

9. Histiocytose X :

On a recensé 1 cas d’Histiocystose X :

Ce tableau regroupe les différentes caractéristiques radiologiques des lésions cavitaires

de l’Histiocytose X à la TDM thoracique dans notre série.

60
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Tableau XXVII : Différentes caractéristiques radiologiques des lésions cavitaires de l’Histiocytose

X à la TDM thoracique :

Analyse radiologique de la lésion cavitaire Cas n°1

Nombre Multiple

Unilatéral ou bilatéral Bilatéral

Siège Tous les lobes

Taille de la cavité 7 cm

Epaisseur de la paroi 1.5 mm

Contenu Aérique pur

Contour externe Régulier

Contour interne Régulier

Signes associés Nodules

61
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

C D

Figure 53 : Histiocytose X chez un patient âgé de 22 ans tabagique chronique admis pour

douleur basi-thoracique droite en coup de poignard.

Radiographie thoracique de face (figure A) et TDM thoracique (faite après drainage du


pneumothorax) en fenêtres parenchymateuses avec reconstruction coronale (figure B), axiale
(figure C) et sagittale (figure D) montrant des lésions kystiques diffuses(flèches noires)
prédominantes au niveau des lobes supérieurs associées à un aspect en verre dépoli des
pyramides basales(flèche blanche).

62
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

10. Maladie de Wegener :

On a recensé 1 cas de maladie de Wegener.

Ce tableau illustre les différentes caractéristiques radiologiques des lésions cavitaires de

la maladie de Wegener à la TDM thoracique.

Tableau XXVIII : Différentes caractéristiques radiologiques des lésions cavitaires de la maladie de

Wegener à la TDM thoracique.

Analyse radiologique de la cavité Cas n°1


Nombre Unique
Unilatéral ou bilatéral Unilatéral
Siège LM
Taille de la cavité 2cm
Epaisseur de la paroi 8 mm
Contenu Partiellement solide
Contour externe Irrégulier
Contour interne Irrégulier
Signes associés -

A B

Figure 54 : Maladie de Wegener chez une patiente âgée de 32 ans

TDM thoracique en coupes axiales et en fenêtres parenchymateuses (A) et médiastinales (B)


montrant une lésion cavitaire partiellement solide du lobe moyen avec des contours externes et
internes irréguliers (flèche).

63
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

DISCUSSION

64
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

I. Généralité :

1. Définition :

Une lésion cavitaire ou une opacité pulmonaire excavée est une opacité parenchymateuse

pulmonaire de taille variable, plus ou moins arrondie, à contenu hétérogène renfermant en son

sein une hyperclarté avec ou sans niveau hydro-aérique entourée d’une paroi plus ou moins

épaisse [1].

Selon la définition de la Fleishner Society, la lésion cavitaire est un espace aérien au sein

d’une condensation pulmonaire, masse ou nodule, survenant souvent suite à l’expulsion ou au

drainage de la composante nécrotique de la lésion sous-jacente par une bronche de drainage ;

elle la distingue du kyste en la définissant comme un espace parenchymateux arrondi et bien

limité, entouré par une paroi épithéliale ou fibreuse d’épaisseur variable, mais inférieure à 2 mm

survenant sans emphysème pulmonaire [5].

Le mécanisme de formation des lésions cavitaires est multiple et les étiologies sont

nombreuses : tumorales, infectieuses et inflammatoires mais aussi vasculaires et congénitales

[6].

2. Mécanisme de formation des lésions cavitaires [7] :

La majorité des lésions cavitaires résultent d’une nécrose au sein d’une condensation,

d’une masse, d’un nodule expulsé par voie bronchique ou d’une destruction bulleuse

emphysémateuse ; les cavités sont alors liées à une perte de substance.

Les autres mécanismes résultent d’une destruction mécanique sans nécrose, ou de

malformations kystiques.

Pour parler de lésion cavitaire ou cavité, la présence d’air dans la lésion est indispensable, mais

certaines cavités acquises ou congénitales sont des lésions à contenu normalement liquidien,

qui deviennent aériques ou hydro-aériques lors d’une complication.

65
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

La perte de substance peut être liée à une nécrose d’origine tumorale (cancer broncho-

pulmonaire), infectieuse (abcès) ou ischémique, cette perte de substance est éliminée par voie

bronchique et remplacée par de l’air.

La destruction pulmonaire sans nécrose aboutit à la formation de lésions cavitaires

résiduelles qui remplacent le parenchyme détruit. Cette destruction pulmonaire est d’origine

mécanique du fait d’un traumatisme, d’une obstruction aérienne distale ou d’un phénomène de

traction.

Dans certains cas, la perte de substance peut être liée à plusieurs mécanismes associés :

 Infection et ischémie dans la gangrène pulmonaire ou nécrose et obstruction

bronchiolaire par effet valve responsable de soufflure du foyer de nécrose dans certaines

infections (staphylococcies) ou inhalation (hydrocarbures).

 Les cavités en rayon de miel sont un cas très particulier, elles correspondent à une

fibrose destructrice du poumon.

 Les malformations kystiques peuvent résulter du détachement d’un bourgeon bronchique

aberrant de l’intestin primitif antérieur (kystes bronchogéniques et séquestration) ou d’un

arrêt du bourgeonnement normal et d’un développement anormal des structures

respiratoires terminales (malformations kystiques adénamatoides).

3. Rappel anatomique :

Un rappel anatomique est essentiel pour bien comprendre la radio-anatomie et l’aspect

scannographique normal des différentes structures thoraciques afin de pouvoir détecter et

localiser les lésions pathologiques.

3.1. Morphologie générale :

Le poumon ressemble à un cône à base diaphragmatique.

Les deux poumons occupent la majeure partie de la cavité thoracique et sont situés de

part et d’autre du médiastin, ils sont lisses et de consistance élastique et spongieuse.

66
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Chaque poumon est constitué d’un sommet, de trois faces et de trois bords [8] :

 Sommet ou apex : situé à l’extrémité supérieure de chaque poumon, il se projette au-

dessus de la première cote, en contact avec la base du cou.

 Face médiastinale : c’est la face interne.

 Face pariétale : c’est la face externe.

 Face diaphragmatique ou base

 Bord antérieur : sépare les faces médiastinales et pariétales en avant.

 Bord postérieur : sépare les faces médiastinales et pariétales en arrière.

 Bord inférieur : sépare les faces pariétales et diaphragmatiques.

a. Poumon droit :

Le poumon droit est constitué de trois lobes séparés par deux scissures [9] :

 Lobe supérieur : avec trois faces (médiastinale, pariétale et scissurale).

 Lobe moyen : avec quatre faces (scissurale supérieure, médiastinale, pariétale et

scissurale inférieure).

 Lobe inférieur :avec quatre faces (scissurale, médiastinale, pariétale et diaphragmatique).

b. Poumon gauche :

Le poumon gauche est constitué de deux lobes séparés par une scissure :

 Lobe supérieur : Avec trois faces (médiastinale, pariétale et scissurale).

 Lobe inférieur : Avec trois faces (scissurale, pariétale et diaphragmatique)

67
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Figure 55 : Vue médiale des deux poumons. [10]

68
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

3.2. Segmentation pulmonaire :

Chaque poumon est subdivisé en lobes, puis en segments qui sont les unités

anatomiques et chirurgicales, puis en sous-segments, puis en lobules qui sont les unités

physiologiques.

Figure 56 : Segmentation pulmonaire [10].

69
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

3.3. Systématisation pulmonaire :

L’arbre bronchique commence par la trachée, cette dernière se subdivise en deux

bronches, chacune correspondant à un poumon. Les bronches se subdivisent à leur tour en

bronches lobaires, chacune correspondant à un lobe, qui donne à leur tour des bronches

segmentaires, puis sous-segmentaires.

Ainsi la systématisation de l’arbre bronchique suit la segmentation pulmonaire [9].

Au fil des ramifications, on aboutit aux bronchioles, qui aboutissent aux lobules et

prennent le nom de rameaux bronchiaux des segments avant de donner des bronchioles

terminales. Les bronchioles terminales donnent chacune un canal alvéolaire qui se divise en un

bouquet d’alvéoles [9].

70
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Figure 57 : Systématisation de l’arbre bronchique [10]

3.4. Vascularisation :

Les poumons possèdent une vascularisation double : une vascularisation nourricière,

comme tous les organes, et une vascularisation fonctionnelle qui permet aux poumons

d’effectuer la respiration.

71
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

a. Vascularisation nourricière :

 Artères bronchiques : elles naissent de l’aorte thoracique descendante et sont au nombre

de deux, l’une droite et l’autre gauche [9]

 Veines bronchiques : on distingue les veines bronchiques antérieures et postérieures [9].

b. Vascularisation fonctionnelle :

 Artères pulmonaires : Elles naissent du tronc pulmonaire ,lui-même issu du ventricule

droit, et sont au nombre de deux : artères pulmonaires droite et gauche [8].

 Veines pulmonaires : chaque poumon a deux veines pulmonaires une supérieur et une

inférieur. elles prennent naissance au niveau du hile avant de se jeter dans l’atrium

gauche [11 -12].

c. Anastomoses vasculaires :

Elles ont une grande importance fonctionnelle, réunissant au niveau du poumon les

petites et grandes circulations et régularisant l’hématose au niveau des alvéoles [11].

Les anastomoses entre les artérioles pulmonaires et bronchiques, très nombreuses, sont

également appelées anastomoses de blocage car elles sont aussi bien susceptibles de permettre

d’arrêter le passage du sang d’un vaisseau à l’autre, dans les deux sens, pulmonaire ou

bronchique [12] ; Il existe aussi des anastomoses artério-veineuses entre les artérioles

pulmonaires et les veinules pulmonaires, soit directes, soit indirectes, par l’intermédiaire des

artères et des veines bronchiques.

Elles constituent un système de sécurité en cas de surcharge du système artériel

pulmonaire [11].

72
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Figure 58 : Vascularisation des poumons [10]

3.5. Drainage lymphatique :

Il s’effectue par l’intermédiaire de relais.

Le premier est sous forme de ganglions le long des bronches segmentaires, le deuxième

est constitué par les ganglions du ligament triangulaire, le tout est dirigé pour le poumon droit

vers le ganglion de Bartheels et pour le gauche vers le ganglion d’Engel[9]

73
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Les vaisseaux lymphatiques viennent d’un réseau périlobulaire visible à la surface des

poumons,ce réseau se déverse dans les nœuds lymphatiques trachéo-bronchiques, directement

ou par l’intermédiaire des nœuds lymphatiques pulmonaires [9].On peut distinguer dans chaque

poumon trois territoires lymphatiques :

 Territoire supérieur.

 Territoire inférieur.

 Territoire moyen.

Figure 59 : Drainage lymphatique des poumons [10]

74
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

3.6. Innervation :

Elle est sous la dépendance du plexus bronchique qui appartient au système nerveux

végétatif. Il comprend les deux pneumogastriques et la chaine orthosympathique.

Figure 60 : Innervation des poumons [10]

75
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

II. Moyens d’exploration :

L’imagerie constitue un outil diagnostique important dans le diagnostic positif et

étiologique des lésions cavitaires pulmonaires.

Les moyens d’exploration les plus employés sont la radiographie standard, et la

tomodensitométrie thoracique.

1. Radiographie standard thoracique : [13]

1.1. Avantages :

La radiographie standard thoracique est le premier examen d’imagerie effectué en

présence d’un point d’appel clinique thoracique.

Elle complète la clinique et apporte, le plus souvent, des données essentielles au

diagnostic ; sa facilité de réalisation et la vue d’ensemble qu’elle fournit sont très adaptées au

suivi évolutif des lésions pleuropulmonaires.

1.2. Principe :

C’est une méthode d’imagerie planaire utilisant les rayons X.

Elle peut être analogique, résultant de l’impression directe d’un film argentique par le

faisceau de rayons X réalisant ainsi une projection de l’ensemble du thorax sur un seul plan et

peut être numérique, la radiographie thoracique numérisée est apparue dans les années 1980.

Elle remplace progressivement la radiographie conventionnelle analogique du fait, d’une part, de

ses possibilités de post-traitement et, d’autre part, de son intégration naturelle à l’évolution vers

le « tout-numérique » de l’imagerie médicale.

Si la résolution spatiale qu’elle offre reste inférieure à celle de la radiographie analogique,

sa résolution en contraste est supérieure et la reproductibilité de la qualité des images est bien

meilleure. Plusieurs technologies sont actuellement disponibles, basées sur l’exposition d’un

détecteur spécifique avec numérisation immédiate ou secondaire. L’image peut être visualisée

sur station de travail ou reproduite sur un film.

76
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

1.3. Incidences :

a. Face et Profil :

Ce sont les incidences de base. Elles sont réalisées en apnée et en inspiration profonde,

chez un patient en position debout. Si l’état du malade ne permet pas une telle position, le cliché

de face peut être effectué en position couchée ou demi assise, mais au risque d’être moins

informatif.

L’incidence de face est toujours réalisée en premier. Elle peut être complétée par une

incidence de profil pour préciser une image anormale (topographie, dimensions, nature).

L’incidence de profil peut également être indiquée pour étudier certaines régions du thorax mal

visibles sur la face, même si celle-ci est normale : région rétrosternale, rétrocardiaque, sous-

hilaire, et les languettes pulmonaires rétrodiaphragmatiques.

b. Autres incidences :

Elles répondent à des indications particulières :

b.1. Face en expiration :

Recherche de piégeage ou de pneumothorax de faible abondance non détectable sur le

cliché en inspiration.

b.2. Face en décubitus latéral :

Recherche d’un épanchement pleural de faible abondance, par mobilisation de celui-ci.

b.3. Profil en décubitus dorsal :

De réalisation technique souvent difficile, il peut être indiqué pour la recherche de

pneumothorax de faible abondance chez un patient non mobilisable ou pour l’étude du trajet de

drains thoraciques en réanimation.

b.4. Cliché de face en hyperlordose :

Pour l’étude des apex.

77
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

1.4. Limites :

L’inconvénient le plus important est la superposition des différents constituants

thoraciques.

Ainsi plus de la moitié de la surface pulmonaire se superpose à d’autres structures :

côtes, médiastin, régions abdominales immédiatement sous-diaphragmatiques.

Plusieurs études démontrent les limites de la radiographie standard. Pour ce qui est du

dépistage du cancer bronchique, elle n’a pas montré son efficacité en termes de réduction de la

mortalité.

2. Tomodensitométrie thoracique :

2.1. Avantage : [1-13]

La supériorité de la TDM réside dans sa plus grande sensibilité de détection des lésions

cavitaires de petite taille ou siégeant dans des zones mal explorées en radiographie standard

comme l’apex pulmonaire mais aussi les régions sous pleurales, juxta-médiastinales et juxta-

diaphragmatiques.

L’analyse tomodensitométrique des lésions cavitaires permet d’apporter avec précision

certains arguments pour la discussion diagnostique. Elle permet de préciser le nombre, la taille,

le contenu, l’épaisseur et la régularité de la paroi.

La TDM permet aussi de guider les prélèvements biopsiques dans les formes atypiques

et de suivre l’évolution de la lésion cavitaire.

2.2. Principe : [14]

Les densités radiologiques des tissus sont rapportées à celle de l’eau, ce qui a permis de

définir l’échelle des unités Hounsfield (UH), qui s’étale de – 800UH pour le parenchyme

pulmonaire à + 1 000 UH pour la densité osseuse ( 0 pour l’eau ; – 30 pour la graisse).

Les coupes thoraciques transversales doivent être fines pour améliorer le pouvoir séparateur.

Elles sont réalisées habituellement sous forme de coupes jointives de l’ordre du centimètre ou

78
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

du demi-centimètre, mais on utilise de plus en plus des coupes millimétriques notamment si

l’on recherche un syndrome interstitiel.

À chaque coupe, le traitement de l’image est double, utilisant : une fenêtre

parenchymateuse, centrée sur la densité habituelle du parenchyme (– 700 UH), avec

habituellement une grande largeur de fenêtre pour mieux mettre en évidence le tissu interstitiel,

et une fenêtre médiastinale centrée sur la densité moyenne du médiastin (+ 50 UH) pour mieux

discriminer entre la tonalité hydrique et la tonalité graisseuse.

Le recours à une injection vasculaire de produit de contraste se fait cas par cas. Il est utile

pour bien mettre en évidence les adénopathies médiastinales et les distinguer des structures

vasculaires notamment chez les sujets maigres.

L’examen se fait en décubitus dorsal. Le patient doit être en apnée et le temps de coupe

est de l’ordre de 2 à 3 secondes.

La tomodensitométrie spiralée en haute résolution (TDM - HR), utilisée actuellement

avant tout, se réalise en coupes millimétriques, elle permet une meilleure étude du parenchyme

pulmonaire. Le choix des fenêtres est différent : en routine on utilise un niveau autour de – 700

UH avec une largeur de 1000 UH et plus.

On réalise des coupes axiales avec une reconstruction tridimensionnelle dans les 3 plans

de l’espace.

2.3. Limites: [13]

L’examen scannographique a des limites qui sont représentées essentiellement par son

caractère irradiant, par la nécessité de recours dans certains cas à l’injection du produit de

contraste iodé et par la nécessité d’une coopération du patient avec une apnée lors des coupes

pour obtenir une immobilité totale, ce qui est difficile à assurer chez les enfants et chez les

patients agités, ces limites peuvent amener à différer l’examen ou à le substituer par une autre

technique.

79
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Les contre-indications de la TDM thoracique sont : la grossesse, l’allergie à l’iode,

l’insuffisance rénale.

3. Echographie thoracique : [15]

C’est une technique d’imagerie du thorax utilisant les ultrasons.

La cage thoracique et le parenchyme pulmonaire normalement aéré constituent des

obstacles à leur propagation, ce qui limite les champs d’application potentiels de l’échographie

thoracique aux lésions pleuro-pariétales, à certaines lésions parenchymateuses périphériques en

contact direct avec la plèvre, à l’étude du diaphragme et à celle de certains compartiments du

médiastin.

Elle présente l’avantage d’une réalisation simple, non invasive ni irradiante, si besoin au

lit du patient, et l’inconvénient de son caractère opérateur-dépendant.

En pratique, l’échographie constitue un moyen très sensible pour le diagnostic d’un

épanchement pleural. Elle vient compléter le cliché du thorax souvent en cas d’épanchement de

faible abondance, cloisonné, enkysté, ou quand il n’est pas possible d’obtenir un cliché en

position vertical ou en décubitus latéral. Elle permet aussi d’analyser les cloisons mieux que

l’examen TDM, même si ce dernier est réalisé après injection de produit de contraste.

4. IRM: [13,16]

L’IRM est une technique radiologique qui utilise un champ magnétique statique intense et

des ondes électromagnétiques de radiofréquence.

Elle exploite les propriétés magnétiques des noyaux des atomes, en pratique clinique des

noyaux d’hydrogène (protons).

En pratique courante, l’IRM est une technique non sollicitée dans l’exploration des lésions

cavitaires pulmonaires pour les raisons suivantes :

 Sa résolution spatiale faible par rapport à la TDM.

80
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

 Sa mauvaise exploration du parenchyme pulmonaire du fait de sa nature richement aérée

et par conséquent pauvre en protons.

 Les artéfacts liés aux mouvements physiologiques du cœur et de larespiration.

Par contre, L’IRM garde un intérêt dans les tumeurs bronchiques avec extension rachidienne

et les tumeurs médiastinales.

5. Biopsie percutanée radiologique : [17, 18, 19,20]

La ponction biopsie percutanée d’une lésion focale thoracique reste une technique

couramment utilisée malgré le développement de la vidéo-thoracoscopie.

Elle est utilisée en cas de nodule ou masse d’allure néoplasique et en cas des lésions

infectieuses non étiquetées ou trainantes surtout chez les patients immunodéprimés.

Dans la littérature, le taux des prélèvements jugés adéquats par les

anatomopathologistes est de 92% à 100% même pour des nodules excavés de diamètre inférieur

à 20 mm.

La biopsie trans-thoracique a une valeur diagnostique meilleure pour les lésions

malignes que bénignes, ces données sont valables pour les lésions pulmonaires excavées.

La complication la plus fréquente de la biopsie trans-thoracique est le pneumothorax et

sa survenue dépend de trois facteurs : le type de l’aiguille employée, la distance entre la lésion

et la plèvre et la taille de la lésion ; la prévalence des pneumothorax pourrait être réduite en

pratiquant une expiration forcée et bloquée lors du retrait de l’aiguille.

Les autres complications de la biopsie trans-thoracique sont rares : hémoptysie,

hémothorax et l’hémorragie alvéolaire sévère.

Les contre-indications absolues des BTT sont les troubles de l’hémostase ou type de

lésion biopsiée (origine vasculaire ou évoquant un kyste hydatique).

81
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Les contre-indications relatives des BTT sont les antécédents de pneumonectomie,

l’hypertension artérielle pulmonaire, l’insuffisance respiratoire chronique sévère et des terrains à

risque qui augmentent le risque de pneumothorax.

5.1. Biopsie trans-thoracique scanno-guidée :

Elle se fait sous guidage tomodensitométrique, ce qui permet de définir avec précision le

trajet de l’aiguille et d’éviter ainsi les bulles d’emphysème et les gros vaisseaux.

La tomodensitométrie est la méthode de choix pour atteindre efficacement les lésions

profondes, de petite taille ou en situation délicate et elle permet aussi d’éviter les zones de

nécroses ou les zones de condensations parenchymateuses perilésionnelles.

Cette modalité est plus rentable que l’échographie et peut même être améliorée par

couplage à la fluoscopie qui permet de visualiser en temps réel la progression de l’aiguille au

moment de la procédure.

On retient cependant quelques inconvénients notamment sa durée longue, la difficulté

de procédure si le patient ne coopère pas et l’irradiation non négligeable.

5.2. Biopsie trans-thoracique écho-guidée :

La biopsie trans-thoracique écho-guidée permet un gain de temps indéniable, l’étude de

Sconfienz a montré une réduction de la durée de la procédure de 42% par rapport au scanner.

L’avantage notable par rapport au scanner est la réalisation du geste en temps réel,

permettant de visualiser la progression du bout de l’aiguille avec les mouvements respiratoires.

Elle peut être utilisée au lit du malade trouvant ainsi son intérêt chez les patients aptes à

la biopsie sous guidage échographique et difficile à mobiliser.

L’échographie présente cependant des limites notamment en cas de lésions thoraciques

et non pariétales, ceci est dû à la progression des faisceaux ultrasonores qui est bloquée par

l’air.

82
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

III. Profil épidémiologique et clinique :

1. Age :

Dans notre série, la moyenne d’âge était de 49 ans avec des extrêmes allant de 3 à 87

ans.

En effet, les études réalisées par [Link], [Link], [Link], [Link] et [Link]

ont rapporté respectivement une moyenne d’âge de 46.5, 51.3, 52.2, 53.7 et 45.2

[2,3,4,21,87] ; ceci rejoint les données de notre série qui a rapporté une moyenne d’âge de 49

ans.

Tandis qu’une étude française réalisée par [Link] en 2007 a rapporté une moyenne

d’âge plus élevée, ceci peut être dû au vieillissement de la population française [6].

Nous apportons dans ce tableau comparatif la moyenne d’âge des patients de notre série

et des séries de la littérature.

Tableau XXIX : Tableau comparatif des différentes séries selon la moyenne d’âge.

Série Nombre de cas Pays Moyenne d’âge

Notre série 84 Maroc 49

[Link] 43 Maroc 46.5

[Link] 115 Maroc 51.3

[Link] 78 Japon 53.7

[Link] 50 France 60

[Link] 107 Maroc 52.25

[Link] 121 Burkina-Faso 45.2

2. Sexe :

Dans notre série, on note une prédominance masculine avec un sex-ratio de 3, ceci

rejoint les données de la littérature [2-3-4-6,85].

83
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Nous apportons dans ce tableau comparatif le sex-ratio de notre série et des séries de la

littérature.

Tableau XXX : Tableau comparatif des différentes séries selon le sexe.

Série Pays Homme% Femme% Sex-ratio

Notre série Maroc 75% 25% 3

[Link] Maroc 79% 21% 3.76

[Link] Maroc 82.6% 17.3% 4.7

[Link] France 68% 31% 2.1

[Link] Maroc 82.8% 17.2% 4.8

[Link] Burkina-Faso 78.5% 21.5% 3.6

La prédominance masculine dans toutes les séries peut être expliquée par la

prédominance masculine dans les principales étiologies causant des lésions cavitaires

pulmonaires, notamment : le cancer bronchique primitif, la tuberculose pulmonaire, les abcès

pulmonaires, métastases pulmonaires, kystes hydatiques et l’aspergillose pulmonaire.

[29,33,34,41,48,51,52,77,78,82]

On peut aussi expliquer la prédominance masculine dans notre série par les habitudes

tabagiques dans notre pays : consommation excessive du tabac et l’âge précoce de début du

tabagisme chez les hommes.

3. Antécédents médicaux et habitudes toxiques:

Les séries de [Link], [Link] et [Link] ont rapporté que les antécédents

médicaux étaient dominés par la tuberculose pulmonaire dans respectivement 28%,26% et 25%

des cas, ceci concorde avec les résultats de notre série où les antécédents médicaux sont

dominés par la tuberculose pulmonaire dans 32.1% des cas. [2, 3,4]

On note que dans notre série, les habitudes toxiques étaient dominés par le tabagisme

actif dans 46.4% des cas et le tabagisme passif dans 42.8% des cas.

84
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Un interrogatoire précis est très important pour l’approche diagnostique devant les

lésions cavitaires pulmonaires : [22,23]

 La présence de notion de tabagisme actif et passif oriente vers un cancer bronchique

primitif et une histiocytosex.

 La présence d’immunodépression oriente vers une tuberculose pulmonaire ou une

aspergillose pulmonaire.

 La présence d’antécédent de traumatisme thoracique oriente vers un pneumatocèle.

 La présence d’antécédent de néoplasie oriente vers une métastase.

 La présence d’antécédent de kyste hydatique ou d’une notion d’un contact quotidien avec

les animaux oriente vers un kyste hydatique pulmonaire.

 La présence d’antécédent de tuberculose oriente vers une tuberculose ou une

aspergillose pulmonaire.

4. Symptomatologie clinique :

La symptomatologie clinique dans notre série étaitdominée par le syndrome bronchique

dans 88% des cas et l’altération de l’état général dans 71.4 % des cas. Ceci rejoint les données de

la littérature. [2, 3,4]

Ce tableau comparatif illustre la symptomatologie clinique de notre série et des

différentes séries de la littérature.

Tableau XXX : Tableau comparatif des différentes séries selon la symptomatologie clinique.

Syndrome Douleur
Série AEG Fièvre hémoptysie Vomique
bronchique thoracique

Notre série 88% 71.4% 59.5% 54.7% 45.2% 9.5%

[Link] (Marrakech) 91.1% 78.1% 65.1% 54.8% 53.9% -

[Link]
91.3% 74.8% - 51.3% 53% -
(Casablanca)
[Link]
91% 78.46% - 55% 54.46% -
(Casablanca)

85
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

IV. Approche sémiologique :

L’analyse radiologique et surtout tomodensitométrique des lésions cavitaires pulmonaires

permet d’apporter beaucoup d’arguments pour la discussion diagnostique.

Elle permet de préciser le nombre, l’épaisseur et la régularité de la paroi, le contenu, la

taille, la localisation et les anomalies thoraciques associées.

1. Nombre:

Les lésions cavitaires pulmonaires peuvent être uniques ou multiples.

Les séries de [Link], [Link], [Link] et [Link] ont rapporté respectivement

que les lésions cavitaires étaient uniques dans 66%, 73.9%, 74.7% et 68% ; ceci rejoint les

données de notre série qui ont rapporté que les lésions cavitaires sont uniques dans 65% des

cas. [2,4,6,24]

Le tableau comparatif ci-dessous énumère le nombre des lésions cavitaires de notre

série et des différentes séries de la littérature.

Tableau XXXI : Tableau comparatif des différentes séries selon le nombre des lésions cavitaires.

Série Nombre de cas (N) Lésions uniques(%) Lésions multiples(%)

Notre série N=84 65% 35%

[Link] N=50 66% 34%

[Link] N=115 73.9% 26.1%

[Link] N=107 74.7% 25.3%

[Link] N=36 68% 32%

Le nombre des lésions cavitaires pulmonaires chez un patient n’est pas un critère définitif

pour l’approche diagnostique mais la multiplicité oriente à priori vers la bénignité alors que

l’unicité est suspecte de malignité[6] ; cependant cet argument n’est pas toujours valable comme

le démontre la série de [Link] réalisée en 2016 et qui a rapporté que 68% des lésions cavitaires

pulmonaires uniques étaient d’origine bénigne[25].

86
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

2. Epaisseur de la paroi :

La paroi n’est bien visible que si elle est entourée de parenchyme pulmonaire bien aéré,

une paroi de plus de 4mm est généralement considérée comme épaisse, la paroi peut être

difficile à mesurer quand elle est entourée d’une condensation ou d’une masse, elle est alors

considérée comme épaisse. [7]

Cette épaisseur très variable constitue un argument qui oriente vers la bénignité ou la

malignité, il faut mesurer la zone où la paroi est la plus épaisse.

Dans l’étude de Woodring, les lésions dont la paroi mesurait moins de 1 mm d’épaisseur

étaient toujours bénignes et le pourcentage de bénignité passait à 92%,51% et 5% pour des

épaisseurs pariétales respectivement de moins de 4 mm, 5 à 15 mm et plus de 15 mm. [26]

L’étude française de [Link] réalisée en 2007 qui a étudié 50 cas de lésions cavitaires

pulmonaires a rapporté que la moyenne d’épaisseur pariétale des lésions cavitaires pulmonaires

bénignes était de 4.96 mm alors que cette moyenne s’élevait à 10.54 mm pour les lésions

cavitaires pulmonaires malignes. [6]

Dans une étude plus récente réalisée par [Link], qui a étudié en 2016 les lésions

cavitaires pulmonaires chez 96 patients, la moyenne d’épaisseur pariétale des lésions cavitaires

pulmonaires bénignes était de 7.8 mm alors que cette moyenne s’élevait à 15 mm pour les

lésions cavitaires pulmonaires malignes. [25]

On note que dans notre série que la moyenne d’épaisseur pariétale est de 4.16 mm

tandis que la moyenne d’épaisseur pariétale de la série de N. chernie était de 9.4 mm [6], On

peut expliquer cette différence par l’incidence élevée de la pathologie pulmonaire maligne en

France notamment le cancer bronchique primitif.

3. Contours de la paroi :

La régularité de la paroi, définie comme l’interface entre la lésion cavitaire et le

parenchyme pulmonaire adjacent est aussi un bon indicateur pour l’approche diagnostique bien

qu’il ne soit pas précis [6].

87
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Des contours nets, lisses et réguliers suggèrent la bénignité tandis que des contours

irréguliers spiculés suggèrent la malignité [6].

L’étude rétrospective de Honda a rapporté que la paroi interne était irrégulière dans

seulement 26% des lésions cavitaires pulmonaires d’origine bégnine alors qu’elle était irrégulière

dans 49% des lésions cavitaires pulmonaires malignes [21].

On note que dans notre série, les contours internes étaient irréguliers dans 36% des

lésions cavitaires pulmonaires alors que les contours externes étaient irréguliers dans 48% des

cas.

4. Contenu de la lésion cavitaire :

Le contenu de la lésion cavitaire est très important pour l’approche diagnostique, il peut

être : [1, 6, 7, 27,28]

 Aérique pur, cette situation peut être associée à des lésions malignes à type

d’adénocarcinome, cancer bronchiolo-alvéolaire ou à des lésions bénignes à type de

tuberculose post primaire.

 Aérique et liquidien (sang, pus, sécrétion, nécrose liquéfiée et autre),souvent

accompagné d’un niveau hydro-aérique qui est fréquemment observé dans les abcès

pulmonaires.

 Le contenu peut être partiellement solide (séquestre ,pus ,caillot, matériel parasitaire

,tumeur) et son opacité est cernée par de l’air, l’image est différente selon que l’opacité

est mobile ou fixée à la paroi :

o Une opacité arrondie, mobile et déclive dans une cavité réalise une image en grelot

qui oriente à priori vers l’aspergillose pulmonaire. Cet aspect peut aussi être vu

rarement dans le cas d’une tumeur broncho-pulmonaire, d’une tumeur broncho-

pulmonaire nécrotique ou de corps étranger inhalé et longtemps passé inaperçu.

88
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

o Une clarté arciforme qui moule une partie de l’opacité intra cavitaire donne une

image en croissant ou en ménisque ; si l’opacité est mobile, le croissant gazeux est

supérieur, dans ce cas le diagnostic est orienté vers l’aspergillome ou le kyste

hydatique rompu; si l’opacité est en partie fixée sur l’air des parois, le croissant

gazeux peut prendre n’importe quelle forme, dans ce cas le diagnostic est orienté

vers l’aspergillose pulmonaire invasive ou la gangrène pulmonaire.

o Le contenu peut être cavitaire triple ( aérique, liquide et solide) ou mixte, l’image

d’une opacité arrondie ou ondulée, silhouettée par l’air dans sa partie immergée est

dite en nénuphar, le diagnostic est orienté vers le kyste hydatique rompu.

5. Taille :

La taille n’est pas un critère distinctif pour l’approche diagnostique, mais elle peut être

utile pour le suivi de la lésion cavitaire pulmonaire [22].

La taille peut être un indicateur de probabilité de malignité, il est à noter que les cancers

non à petites cellules sont souvent plus volumineux lorsque ils sont excavés [6].

On note que dans notre série, la moyenne de taille des lésions cavitaires pulmonaires

était de 4.69 cm, ceci rejoint les données de la littérature [6,25].

Ce tableau comparatif indique la moyenne de taille des lésions cavitaires de notre série et

des différentes séries.

Tableau XXXII : Tableau comparatif des différentes séries selon la moyenne de la taille des

lésions cavitaires.

Nombre de Moyenne de taille des lésions cavitaires


Série Année Pays
patients pulmonaires
Notre série 2019 Maroc 84 4.69cm

[Link] 2007 France 50 4.3cm

[Link] 2016 Brésil 96 4 cm

89
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

6. Localisation :

La localisation des lésions cavitaires pulmonaires est un outil important pour l’approche

diagnostique et elle peut limiter le diagnostic différentiel comme par exemple la prédominance

des lésions cavitaires tuberculeuses au niveau des lobes supérieurs [22].

Il faut préciser le caractère unilatéral ou bilatéral des lésions cavitaires pulmonaires et la

localisation dominante quand ces lésions sont multiples[22].

On note que dans notre série les lésions cavitaires pulmonaires étaient unilatérales dans

60% des cas et leur localisation dans le LSD était prédominante dans 26.3% des cas.

7. Signes associés :

Il est nécessaire d’analyser le parenchyme pulmonaire adjacent, afin de distinguer :

 Une cavité pulmonaire au sein d’un poumon normal.

 Une cavité pulmonaire au sein d’un poumon pathologique.

Il est important de définir si les lésions cavitaires pulmonaires sont l’anomalie principale

ou s’ils s’intègrent dans une maladie diffuse du poumon où d’autres signes prédominent.

Les anomalies thoraciques associées peuvent être utiles pour l’approche diagnostique,

par exemple : [22]

 Une lésion cavitaire pulmonaire entourée de micronodules bronchogènes centrolobulaires

réalisant l’aspect en arbre de bourgeon peut souvent être le signe d’une myobactériose.

 La présence d’autres lésions nodulaires oriente vers une origine tumorale.

 Les condensations parenchymateuses orientent vers une origine infectieuse et peuvent

masquer la paroi de la lésion cavitaire dans le cadre d’un abcès. (figure 62)

 Une lésion cavitaire pulmonaire avec un aspect en verre dépoli associé chez un patient

immunodéprimé est hautement suggestive d’aspergillose invasive.( figure 61)

90
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

 Une lésion cavitaire pulmonaire avec un aspect en verre dépoli associé chez un patient

immunocompétent doit faire évoquer un carcinome bronchiolo-alvéolaire.

 Un aspect en verre dépoli diffus associé à une lésion cavitaire pulmonaire oriente vers

une pneumocystose ou une pneumopathie aigue lymphoïde.

L’étude de [Link] a rapporté que la présence de micronodules centrolobulaires associée à

des lésions cavitaires est un excellent indicateur de bénignité [25].

Figure 61: Aspergillose invasive chez un patient de 40 ans immunodéprimé.

TDM thoracique en coupe axiale montrant une lésion nodulaire excavée avec un aspect en verre
dépoli autour (flèche jaune).

91
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

A B

Figure 62 : Abcès pulmonaire chez un patient âgé de 39 ans

Radio thoracique de face (A) et profil (B) montrant une opacité pulmonaire excavée apicale
(flèche rouge) gauche siège d’un niveau hydro-aérique et une coupe tomodensitométrique axiale
(C) en fenêtres parenchymateuses montrant une lésion cavitaire gauche siège d’un niveau hydo-
aérique avec des contours flous et noyés dans le foyer de condensation de voisinage (flèche
jaune).

V. Diagnostic étiologique :

Il existe de multiples étiologies de lésions cavitaires pulmonaires.

Dans notre série, le diagnostic étiologique des lésions cavitaires pulmonaires était

dominé par la tuberculose pulmonaire dans 27.3% des cas, le carcinome bronchique dans 20.1%

des cas, les abcès pulmonaires dans 17.8% des cas et le kyste hydatique pulmonaire dans

15.4% des cas.

92
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Le tableau comparatif ci-dessous cite les différents diagnostiques étiologiques des

lésions cavitaires pulmonaires de notre série et des séries de la littérature et souligne la diversité

des étiologies retrouvées.

Tableau XXXIII : Tableau comparatif des différentes séries selon le diagnostic étiologique des

lésions cavitaires pulmonaires.

Tuberculose Carcinome Abcès Kyste Aspergillose Autres


Série
pulmonaire bronchique pulmonaire hydatique pulmonaire étiologies
Notre
27.3% 19% 17.8% 15.4% 10,7% 9.8%
série
[Link]
20% 34.8% 16% 6.9% 11.6% 10.7%
(Maroc)
[Link]
6% 46% 22% 2% 10% 14%
(France)
[Link]
11.5% 49.9% 11.5% - 9.8% 17.3%
(Japon)
[Link]
25% 31.2% 8.3% 8.3% 1% 26.2%
(Brésil)

Dans la majorité des séries, le diagnostic étiologique des lésions cavitaires pulmonaires

était dominé par la tuberculose pulmonaire et le carcinome bronchique.

Le diagnostic étiologique des lésions cavitaires diffère d’une région à l’autre et d’un pays

à l’autre, ceci est dû au profil épidémiologique propre à chaque région et chaque pays.

1. Pathologies infectieuses :

1.1. Tuberculose pulmonaire :

Les lésions tuberculeuses pulmonaires ont tendance à évoluer vers la nécrose caséeuse,

celle-ci peut se liquéfier et s’évacuer dans une bronche[7].

Les lésions cavitaires sont un signe d’activité de la tuberculose pulmonaire, elles résultent

de l’excavation d’un foyer de condensation ou d’une lésion nodulaire[66].

93
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Les lésions cavitaires tuberculeuses sont rares dans la tuberculose primaire, elles

s’observent dans 0 à 30% des cas selon les séries et se développent au sein d’opacités

alvéolaires qui s’étendent à partir du chancre d’inoculation[7].

A l’opposé de la primo-infection qui est un processus aigu, la tuberculose post-primaire

est chronique et fibrosante, la cavitation est beaucoup plus fréquente dans la tuberculose post-

primaire où la nécrose casséuse survient d’une manière plus rapide, compte tenu de

l’hypersensibilité préexistante qui favorise aussi la liquéfaction [29], elle est observé dans 45%

des cas selon les séries [7].

Les lésions cavitaires pulmonaires d’origine tuberculeuse sont souvent multiples mais

parfois uniques [1], de taille variable : soit petites ou volumineuses pouvant occuper la totalité

du lobe détruit [7], leurs parois peut être épaisses et irrégulières, elles deviennent

significativement fines avec le traitement [31].

Les lésions cavitaires d’origine tuberculeuse sont essentiellement localisées dans les

segments apicaux et postérieurs des lobes supérieurs. Cette distribution est attribuée à la forte

concentration d’oxygène dans les régions supérieures du poumon, incriminée en tant que

facteur d’accroissement de la virulence du bacille, ainsi qu’à un drainage lymphatique moins

efficace de ces segments comparativement aux autres régions du poumon. Il est inhabituel de

trouver une atteinte isolée des autres segments sans la présence de lésion de distribution

typique [31].

Le contenu de la lésion cavitaire pulmonaire d’origine tuberculeuse est habituellement

aérique pur mais un niveau hydro-aérique peut être observé du fait d’une liquéfaction du

caséum, d’une surinfection ou d’un saignement [31].

Les lésions cavitaires pulmonaires d’origine tuberculeuse peuvent être isolées mais elles

sont souvent associées à d’autres lésions élémentaires de la tuberculose : nodules,

micronodules, foyers de condensation [1].

94
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Les micronodules centrolobulaires au voisinage de la cavité, dont certains sont confluents

et donnent un aspect d’arbre en bourgeon, sont très évocateurs du diagnostic et correspondent

à des comblements bronchiolaires [30].

La présence de l’aspect en verre dépoli et l’épaississement des parois bronchiques

peuvent aussi orienter le diagnostic vers la tuberculose [22].

Une lésion cavitaire particulière qui peut être retrouvée lors de la tuberculose est celle

qu’on peut observer au sein d’un tuberculome ; le tuberculome est une lésion fibrocaséeuse

unique, plus ou moins encapsulée et de structure stratifiée, l’image est ronde avec des limites

souvent bien définies et mesurant de 1 à 5 cm de diamètre. La présence de calcifications

concentriques et stratifiées, et d’une cavité périphérique en forme « croissant » est assez

caractéristique [7].

Les aspects trompeurs telle qu’une localisation basale ou l’existence d’un niveau hydro-

aérique par liquéfaction du caséum ,hémorragie et surinfection peuvent faire évoquer un abcès

à pyogène, un kyste hydatique ,une tumeur nécrosée voir une infection fongique ; dans ce cas la

TDM joue un rôle fondamental dans l’orientation diagnostique en montrant des associations

lésionnelles très évocatrices de la tuberculose tel qu’une lésion cavitaire apicale au sein d’une

condensation, ou la présence de micronodules soit en périphérie de la caverne soit en

controlatéral comme signe de dissémination bronchogène [29].

La série de [Link] étudiant l’aspect radiologique de la tuberculose pulmonaire chez

40 cas a trouvé que les lésions cavitaires pulmonaires étaient présentes dans 39.28% des cas,

ces lésions cavitaires étaient multiples dans 54.4% et leurs parois étaient épaisses dans 90% des

cas [77], ce qui rejoint les données de notre série (les lésions cavitaire d’origine tuberculeuse

étaient multiples dans 61%des cas et leur parois dépassaient 4 mm dans 82.6% des cas).

On note que dans notre série, le contenu des lésions cavitaires pulmonaires était aérique

pur dans 73% et un niveau hydro-aérique était observé dans 21,7%, les contours externes étaient

réguliers dans 60% des cas alors que les contours internes étaient réguliers dans 63% des cas.

95
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

On note également que les lésions cavitaires pulmonaires tuberculeuses siégeaient

préférentiellement au niveau des lobes supérieurs dans 70% des cas et les signes associés

étaient dominés par les micronodules centrolobulaires réalisant un aspect d’arbre en bourgeon

et des foyers de condensation.

Les données de notre série rejoignent les données décrites par la littérature.

Figure 63 : Caverne tuberculeuse chez un patient âgé de 41 ans, VIH positif, qui se présente

pour une dyspnée d’aggravation progressive évoluant dans un contexte de fièvre et d’altération

de l’état général.

Radiographie thoracique de face montrant des opacités alvéolaires droites, de faible densité à
contours flous, confluentes par endroits, siège de clartés et d’une opacité excavée pulmonaire
droite bien limitée à paroi fine hétérogène avec niveau hydro aérique.

96
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Figure 64 :Réactivation d'une tuberculose pulmonaire chez un patient de 22 ans qui s’est

manifestée cliniquement par une toux rebelle au traitement antibiotique évoluant dans un

contexte d’amaigrissement.

TDM thoracique avec reconstruction multiplanaire montrant des images cavitaires apicales
droites et gauches (flèches jaunes) à contenu aérique pur avec des contours internes et externes
réguliers associées à des micronodules alvéolaires bronchés (flèches rouges).
1.2. Abcès pulmonaires :

L’abcès du poumon est un foyer de suppuration localisé qui se collecte dans une cavité

néoformée creuse par une inflammation aigue non tuberculeuse.

Les lésions cavitaires sont secondaires à une nécrose du parenchyme pulmonaire, cette

nécrose se développe généralement au sein d’un foyer pneumonique [7].

L’abcès pulmonaire s’ouvre dans les voies respiratoires et un niveau hydro-aérique

apparait[1].

97
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

La fréquence de l’excavation dépend de la nature du germe, les lésions cavitaires sont

particulièrement fréquentes avec les staphylocoques, les germes aérobies à gram négatif

(surtout Kliebsiella pneumonia et Pseudomonas aerugonisa) et les germes anaérobies [32].

Le Staphylocoque doré est souvent responsable d’une atteinte plurilobaire faite d’abcès

multiples, ceux-ci sont associés dans la moitié des cas à un épanchement pleural ; le

staphylocoque peut être responsable chez le petit enfant d’un tableau particulier appelé

staphylococcie pleuro pulmonaire responsable de lésions cavitaires volumineuses à parois

généralement fines qui s’associent à une pleurésie purulente ou à un pyo-pneumothorax [7].

Kliebsiella pneumonia survient surtout chez l’éthylique et peut être responsable d’une

nécrose précoce et extensive se développant dans une pneumonie systématisée lobaire à limites

parfois convexes dû au bombement des scissures [7].

Pseudomanas aerugonisa est responsable de pneumopathies nosocomiales souvent

bilatérales et plurifocales, les complications pleurales sont fréquentes [7].

Les germes anaérobies compliquent fréquemment une pneumopathie d’inhalation et sont

donc responsables d’une atteinte localisée basale surtout droite [7].

Il existe 2 types d’abcès particuliers qu’il ne faut pas négliger : la gangrène pulmonaire

et l’embolie septique.

 La gangrène pulmonaire est rare, son diagnostic est surtout radiologique, des petites

lésions cavitaires apparaissent dans une pneumonie initialement homogène et se

réunissent en une cavité unique contenant la masse irrégulière du séquestre pulmonaire

qui se détache progressivement des parois de l’excavation, l’air dessine alors une image

de « croissant gazeux » ; à la différence de l’abcès pulmonaire cette image méniscale

apparait lors de l’apyrexie ,il s’agit dans 50% des cas d’infections a Kliebsella pneumonia,

plus rarement a Streptocoque pneumonia, Haemophilus influenzae et Escherichia coli [7].

98
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

 Les embolies septiques correspondent à une contamination hématogène, tout foyer

infectieux peut en être le point de départ, mais le plus souvent les embolies septiques

sont causées par une endocardite droite ,une thrombophlébite septique ou l’infection

d’un cathéter veineux ; les images radiographiques sont des nodules alvéolaires

multiples a contours mal définis, ces nodules sont généralement bilatéraux et

prédominent en base et en périphérie, ces foyers peuvent être excavés avec présence

d’un niveau hydro-aérique, ils peuvent confluer et s’accompagner d’un épanchement

pleural [7],l’aspect à la TDM est très évocateur alors que la radiographie thoracique est

normale ou montre des infiltrats non spécifiques.

L’aspect radiologique de l’abcès pulmonaire est évocateur :

 La lésion cavitaire est souvent unique et lobaire inférieur de mécanisme bronchogène

(obstruction bronchique ou inhalation) parfois multiple sans topographie dominante et de

mécanisme hématogène par septicémie [1]; la série de [Link] étudiant 111 abcès

pulmonaires à Madagascar a rapporté que les abcès pulmonaires étaient uniques dans

80% [33], ce qui rejoint les données de notre série (les abcès pulmonaires étaient uniques

dans 73.3% des cas).

 La série de [Link] étudiant 60 cas d’abcès pulmonaire à Mali a rapporté un niveau hydro-

aérique dans 93.3% des cas [34], ce qui rejoint les données de notre série (86.6% des cas

présentaient un niveau hydro-aérique).

 La série de [Link] a rapporté que les abcès pulmonaires siégeaient préférentiellement au

niveau du LID dans 46.7% des cas, ce qui est proche des données de notre série qui a

rapporté que les abcès pulmonaires siégeaient préférentiellement au niveau du LID dans

36.3% des cas ; cette localisation s’explique par la position anatomique verticale de la

bronche souche droite qui est plus réceptive des particules septiques inhalées exposant

ainsi le poumon droit aux infections[34].

99
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

 La série de [Link] étudiant le profil clinique et radiologique des abcès pulmonaires à

Casablanca a rapporté que 24% des cas présentaient une pleurésie associée [35], ce qui

rejoint les données de notre série qui rapporte que 26.6% des cas d’abcès pulmonaires

ont presenté une pleurésie associée.

 La lésion cavitaire pulmonaire a une limite interne régulière ou légèrement irrégulière et

la limite externe souvent non visible car elle est noyée au sein d’un foyer de

pneumopathie, ces deux caractéristiques permettent de différencier l’abcès pulmonaire

du cancer excavé [1] ; dans notre série la limite interne des abcès pulmonaires était

régulière dans 75.4% des cas et la limite externe était floue dans 60% des cas, ce qui

rejoint les données de la littérature.

 L’épaisseur de la paroi n’est le plus souvent pas mesurable, sur les portions de l’abcès où

il y a une interface avec le parenchyme pulmonaire aéré, l’épaisseur de la paroi n’excédait

généralement pas 4 mm [30].

100
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

C
B

D E

Figure 65 : Abcès pulmonaire chez un patient diabétique âgé de 52 ans.

TDM thoracique en fenêtres parenchymateuses et médiastinales en coupes axiales (B et C) et


coupes sagittales (D et E) montrant une lésion cavitaire du LID à contours flous et siège d’un
niveau hydro aérique (flèche jaune), associée à un foyer de condensation de voisinage (flèche
rouge)

101
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

1.3. Kyste hydatique pulmonaire :

Le kyste hydatique ou maladie hydatique est une parasitose cosmopolite due au

développement chez l’Homme, hôte intermédiaire accidentel, de la forme larvaire de

l’Echinococcus granulosus [36].

Au Maroc, comme dans d’autres pays d’élevage surtout ceux du bassin méditerranéen,

cette maladie sévit à l’état endémique.

La localisation pulmonaire du kyste hydatique, vient au deuxième rang après la

localisation hépatique[36].

Son évolution peut être émaillée de complications à type de rupture, d’infection ou de

phénomènes compressifs.

La TDM permet une étude précise du kyste, confirme la nature liquidienne et permet

d’éliminer d’autres étiologies. Elle permet de détecter des kystes de petites tailles, de déterminer

leurs stades évolutifs, et surtout de faire un bilan complet d’autres localisations thoraciques

possibles qui peuvent passer inaperçues à la radiographie standard [36].

Le kyste hydatique non compliqué se traduit par une opacité de tonalité hydrique,

homogène arrondie ou ovalaire à contours nets, mesurant de 1 à 20 cm de diamètre [7].

La principale complication du kyste hydatique est la rupture, cette rupture s’effectue

généralement dans les bronches [1].

Les lésions cavitaires sont liées à la fissuration ou la rupture du kyste dans une bronche,

ces lésions sont différentes selon l’importance de cette communication [7] :

 La fissuration du péri-kyste avec respect de la membrane proligère fait pénétrer l’air

entre le péri-kyste et la membrane proligère, il s’agit alors d’un pneumo-kyste et se

traduit en imagerie par un fin croissant gazeux à la partie supérieure du kyste, plus facile

à détecter sur la TDM que sur la radiographie standard thoracique [1].

 L’image radiographique se modifie avec l’apparition transitoire d’un deuxième croissant

gazeux au-dessous du précèdent appelé « signe du double croissant gazeux », il

102
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

correspond à la juxtaposition de deux épanchements aériques péri et intra-hydatique, les

deux épanchements sont séparés par la membrane proligère flétrie et décollée [1].

 La rupture plus franche de la paroi kystique sur toute son épaisseur permet à l’air de

pénétrer à l’intérieur du kyste, rapidement la membrane proligère décollée tombe à la

surface du liquide ce qui donne l’aspect en nénuphar [1], lorsque la membrane est

totalement immergée, le niveau hydro-aérique est régulier [1].

 l’évacuation du liquide avec rétention membranaire est responsable d’une image en

grelot [7].

 l’évacuation totale du kyste est une éventualité rare de guérison spontanée et

responsable d’une image bulleuse qui disparait progressivement [1].

 Tout kyste hydatique rompu peut s’infecter et entrainer un abcès pulmonaire dont la

paroi interne est régulière. [22]

Les kystes hydatiques du poumon sont multiples dans environ 30% des cas et localisés

préférentiellement aux lobes inférieurs[22].

La série de [Link] étudiant 100 cas de kystes hydatiques pulmonaires à Fès et la série de

[Link] étudiant l’imagerie de 102 cas de kystes hydatiques pulmonairesont rapporté

respectivement que les kystes hydatiques siégeaient préférentiellement au niveau des lobes

inférieurs dans 70.8% et 58.6% des cas [78,79], ce qui rejoint les données de notre série qui

rapporte que les kystes hydatiques pulmonaires siégeaient préférentiellement au niveau des

lobes inférieurs dans 66.6% des cas.

La série de [Link] étudiant l’aspect clinique et radiologique de 26 cas de kystes

hydatiques pulmonaires et la série de [Link] étudiant les kystes hydatiques compliqués du

poumon ont rapporté respectivement que les kystes hydatiques étaient uniques dans 76% et

82.2%des cas[80-81], ce qui rejoint les données de notre série qui rapporte que les kystes

hydatiques pulmonaires étaient uniques dans 78% des cas.

103
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

La série de [Link] a rapporté que la moyenne de taille de 69 cas de kyste hydatique

pulmonaires rompus était de 5.2 cm[71], ce qui rejoint les données de notre série qui rapporte

que la moyenne de taille des lésions cavitaires d’origine hydatique était de 5.6 cm.

On note que dans notre série, le contenu des lésions cavitaires d’origine hydatique était

mixte dans 78% des cas, la moyenne d’épaisseur pariétale était de 2.9 mm et les contours

internes et externes étaient réguliers dans plus de 60% des cas.

Les signes associés étaient dominés par la pleurésie dans 54.1% des cas.

A B

C D

Figure 66 : Kyste hydatique pulmonaire chez un patient âgé de 19 ans sans antécédents

pathologiques particuliers.

Coupes tomodensitométriques en fenêtres parenchymateuses et médiastinales montrant une


lésion cavitaire du LSD siège de membranes flottantes (flèche jaune) associée à une
condensation parenchymateuse de voisinage (flèche rouge).

104
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

1.4. Aspergillose pulmonaire :

Les infections mycosiques ont une place croissante en pathologie infectieuse depuis

quelques années, ceci est dû essentiellement à la fréquence élevée des patients

immunodéprimés [7].

La mycose la plus fréquente est l’aspergillose, elle est responsable de lésions cavitaires

pulmonaires par deux mécanismes, le premier mécanisme par prolifération mycosique dans

une cavité préexistante chronique ou séquellaire donnant l’aspergillome pulmonaire, le

deuxième par invasion parenchymateuse avec nécrose et cavitation secondaire à une thrombose

artérielle pulmonaire chez des patients immunodéprimés donnant l’aspergillose invasive ou

semi-invasive [1].

 Aspergillome pulmonaire : l’aspergillome est une colonisation d’une cavité pulmonaire

préexistante par l’aspergillose qui est le plus souvent de type Fugimatus. La cavité

pulmonaire est souvent séquellaire de tuberculose ce qui explique la prédominance

topographique aux lobes supérieurs, cette lésion cavitaire peut être également en

rapport avec une sarcoïdose [37] ou une dilatation des bronches, plus rarement une bulle

d’emphysème ou de la fibrose [38].

L’image caractéristique est une lésion cavitaire contenant une masse arrondie ou ovalaire

bien limitée, dense et homogène, déclive et mobile pouvant contenir des calcifications, la plèvre

en regard est épaissie [39].

Lorsque la masse mycélienne est volumineuse, l’air intra-cavitaire se traduit par un fin

croissant gazeux supérieur, lorsque la masse est petite elle réalise une image en grelot [1].

La présence d’un niveau hydro-aérique au sein de l’aspergillome est rare, il est

généralement témoin d’une hémorragie ou moins fréquemment d’une infection [40].

Le diagnostic en imagerie se fait sur la modification de l’aspect d’une cavité connue avec

l’image de grelot intra-cavitaire, la mobilité de la truffe aspergillaire est mise en évidence par

l’acquisition scannographie en procubitus [40].

105
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Une série de 24 cas d’aspergillomes réalisée par [Link] a rapporté que les lésions

cavitaires étaient uniques dans 87.5% des cas, une atteinte des lobes supérieurs dans 79% des

cas et l’apparition d’une image en grelot dans 66.6% des cas [41].

 Aspergillose pulmonaire invasive : il s’agit d’une infection opportuniste survenant chez

un sujet immunodéprimé, l’infection s’étend au parenchyme pulmonaire par voie

hématogène entrainant une nécrose et une cavitation secondaire [1].

La grande majorité des API est vue chez des malades sévèrement immunodéprimés et

met en jeu le pronostic vital dans 60% des cas [40].

L’API se manifeste au début au stade d’aplasie fébrile par une ou plusieurs opacités

alvéolaires arrondies, à contours mal défini mesurant de un à quelques cm de diamètre [7].

Le signe de halo est un signe précoce caractérisé par un nodule aspergillaire au centre

d’une zone en verre dépoli correspondant à une extravasation d’exsudat hémorragique péri-

lésionnel [40], ce signe est évocateur du diagnostic avec une spécificité de 84% chez les patients

neutropéniques [42].

L’excavation ne survient que dans 50% des cas, elle est retardée en moyenne de 15 jours

après les premiers signes radiographiques et serait liée à la correction de la leucopénie [7].

Le contenu de la lésion cavitaire est aérique pur ou partiellement solide avec une image

en croissant, la paroi est souvent épaisse [22].

Dans la série de Green étudiant 235 cas d’API, 94% des cas avaient un ou plusieurs

nodules de grande taille, 61% des cas avaient un halo en verre dépoli perinodulaire et 30% un

foyer de condensation [43].

 Aspergillose semi-invasive :

Elles surviennent chez les patients peu immunodéprimés, souvent atteints de

bronchopneumopathie chronique, le tableau est celui d’une pneumopathie nécrosante fébrile

d’évolution progressive avec altération de l’état général [1].

106
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Les lésions cavitaires ont généralement une paroi épaisse, situées de façon prédominante

dans les lobes supérieurs, le contenu est identique à celui de l’aspergillome et la lésion cavitaire

est souvent associée à des foyers de condensation parenchymateuse ou de nodules mesurant

plus de 10 mm.[22]

La série de [Link] étudiant 36 cas d’aspergilloses pulmonaires a rapporté que les

aspergilloses pulmonaires siégeaient préférentiellement au niveau des lobes supérieurs dans

60% des cas [82], ce qui rejoint les données de notre série qui a rapporté que les aspergilloses

pulmonaires ont siégeaient électivement au niveau des lobes supérieurs dans 74.9% des cas

La série de [Link] étudiant 89 cas d’aspergilloses pulmonaires a rapporté que 30% des

cas présentaient une pleurésie associée [83], ce qui est proche de notre série qui a rapporté que

44% des cas présentaient une pleurésie associée.

On note que dans notre série le nombre de lésions cavitaires était unique dans 77.7% des

cas. Elles siégeaient au niveau des lobes supérieurs dans 74.9% des cas. La moyenne de

l’épaisseur pariétale était de 4.84 mm et les contours étaient réguliers dans 77.7% des cas.

Le contenu de la lésion cavitaire était partiellement solide dans 22.3% des cas,

l’apparition de l’image en grelot a été observée dans 77.7% des cas et les signes associés

étaient dominés par les foyers de condensation et l’aspect en verre dépoli dans 55.5% des cas.

107
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

A B

Figure 67 : Greffe aspergillairesur un carcinome bronchique apical droit chez un patient âgé de

43 ans tabagique chronique admis pour toux et hémoptysie.

TDM thoracique en fenêtres médiastinales et en coupes axiales (A,B) et coronales (C) montrant
un processus tumoral (flèche jaune) du LSD siège d’une cavité au sein de laquelle un bourgeon
tissulaire réalise l’aspect en grelot (flèche rouge).

1.5. Infection à mycobactéries non tuberculeuses :

La fréquence des infections à mycobactéries non tuberculeuses est croissante, elle est

extrêmement variable selon les régions [7].

Les mycobactéries les plus fréquentes en pathologie pulmonaire sont [Link], [Link]

intracellulare et [Link][7].

Classiquement les lésions cavitaires sont très voisines de celles de tuberculose. La série

de Christensen rapporte une cavitation des lobes supérieurs dans 87% des infections à [Link]

intracellulare et dans 96% de celles à [Link] ; ces lésions cavitaires sont le plus souvent

multiples et de grande taille [44,45].

108
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Par contre la série d’Albeda fait des constatations différentes : la moitié des patients

seulement ont des images radiographiques très proches de la tuberculose, toutefois les cavités

sont plus petites et à parois fines dans les mycobactéries non tuberculeuses ; dans l’autre

moitié des cas il n’y a pas de prédominance topographique aux lobes supérieurs et parfois des

lésions cavitaires à paroi fine qui ressemblent à des bronchectasies [46].

2. Pathologies malignes :

2.1. Cancer broncho-pulmonaire :

Les tumeurs malignes primitives s’excavent environ une fois sur six, cette excavation

concerne surtout le cancer épidermoïde dans 80% des cas, elle est rare dans les

adénocarcinomes et pratiquement inexistante dans les cancers anaplasiques à petites cellules

[7,47].

Divers mécanismes peuvent en être responsables : nécrose intratumorale, abcès

secondaire à une obstruction bronchique et infarctus pulmonaire périphérique excavé [1].

La nécrose tumorale est le mécanisme le plus fréquent, observée dans 77% des tumeurs

excavées. [47]

L’excavation peut se voir dans les tumeurs centrales ou périphériques. [7]

La lésion cavitaire formée est de taille variable, à paroi épaisse, à limites internes

irrégulières et limites externes nettes avec le parenchyme pulmonaire adjacent, contrairement à

l’abcès qui présente des limites internes régulières ou légère mentir régulières et des limites

externes floues avec le parenchyme pulmonaire adjacent. [1]

Dans de très rares cas, la paroi tumorale est fine simulant une bulle, il peut s’agir alors

d’un cancer greffé dans une cavité préexistante ou d’une nécrose tumorale extensive pseudo-

kystique. [1]

109
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Le contenu de la lésion cavitaire d’origine tumorale primitive est variable, il peut être

aérique pur par nécrose totale de la masse tumorale ou hydro-aérique en cas de surinfection ou

sous forme d’une image en grelot par détachement d’un fragment tumoral nécrosé [22].

La lésion cavitaire d’origine tumorale primitive est dans la plupart des temps unique,

mais elle peut se présenter sous forme de nodules cavitaires multiples [7].

Ainsi les arguments en faveur d’une néoplasie cavitaire primitive sont : une lésion

cavitaire unique à paroi épaisse et irrégulière ou spiculée, qui progresse et qui est souvent

associée à des nodules pulmonaires potentiellement métastatique et un envahissement de la

paroi thoracique ou du médiastin [22].

La série de [Link] étudiant 151 cas de cancer bronchique primitif a rapporté que

ces cancers siégeaient préférentiellement au niveau du LSD dans 33% des cas [48], ce qui rejoint

les données de notre série qui rapporte que les lésions cavitaires d’origine tumorale primitives

siégeaient préférentiellement au niveau du LSD dans 37.5% des cas ; cette localisation

prédominante pourrait être due à une meilleure aération des lobes supérieurs et donc une plus

grande vulnérabilité aux substances toxiques [48].

La série de Park.Y qui a comparé les lésions cavitaires d’origine tumorale primitive et les

lésions cavitaires d’aspergillome a rapporté que la moyenne d’épaisseur pariétale des lésions

cavitaires d’origine tumorale primitive était de 5.8 mm [49], par contre dans notre série la

moyenne de l’épaisseur pariétale était plus élevée (8,03 mm).

La série de [Link] a étudié 37 cas de lésions cavitaires pulmonaires a rapporté que

les contours internes et externes des lésions cavitaires pulmonaires d’origine tumorale primitive

étaient irréguliers dans 100% des cas [50], ce qui est proche de notre série qui rapporte que les

contours externes et internes étaient irréguliers respectivement dans 93.3% des cas et 87.5% des

cas.

On note dans notre série que les lésions cavitaires d’origine tumorale primitive étaient

uniques dans 100% des cas, le contenu de la lésion cavitaire était partiellement solide dans

110

A
B
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

54.5% des cas, mixte dans 27.2% des cas et aérique pur dans 18.3% des cas et les signes

associés étaientdominés par les nodules dans 62.5% des cas.

A B

Figure 68 : Carcinome épidermoïde chez un patient âgé de 58 ans tabagique chronique.

Coupes axiales tomodensitométriques en fenêtres médiastinales et parenchymateuses montrant


une lésion excavée (flèche rouge) du fowler droit à paroi épaisse avec des contours internes et
externes irréguliers entourée de micronodules bronchés en rapport avec une lymphangite
carcinomateuse (flèche jaune).
2.2. Métastases pulmonaires :

La circulation pulmonaire reçoit la totalité du sang veineux du corps humain, ceci

explique la grande fréquence des métastases pulmonaires de plusieurs cancers, celles-ci ont une

prévalence de 30 à 50% chez les patients porteurs de néoplasie thoracique ou extrathoracique ;

le rôle de filtre vasculaire joué par le parenchyme pulmonaire est la principale explication des

métastases pulmonaires [51].

111
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

La série de [Link] étudiant 76 cas de métastases pleuro-pulmonaires et la série de

[Link] étudiant 130 cas de métastases pulmonaires ont rapporté respectivement que les

cancers primitifs à l’origine de différentes métastases pulmonaires sont dominés par le cancer

du sein dans 27.6% et 25.3% des cas [51,52] : dans notre série on avait 1 cas de cancer de sein à

l’origine de métastases pulmonaires secondaires.

Les métastases pulmonaires s’excavent plus rarement que les cancers primitifs, toutes les

tumeurs peuvent être en cause mais plus particulièrement les carcinomes épidermoïdes, en

particulier oto-rhino-laryngologiques (ORL) chez l’homme et la filière génitale chez la femme

[53].

Les lésions cavitaires d’origine tumorale secondaire sont d’ordre de fréquence de 4% des

métastases pulmonaires [53], la cavitation des métastases pulmonaires peut être favorisée par la

chimiothérapie [1,22].

Les métastases excavées ont généralement une paroi épaisse mais une paroi fine et régulière

peut être observée [7], c’est le cas des métastases de sarcome osseux qui ont parfois un aspect

pseudo-kystique [22].

Toutes les métastases excavées et plus particulièrement les métastases de sarcomes

peuvent être responsables d’un pneumothorax par rupture d’une lésion cavitaire en sous

pleurale [7] A

112
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

B C

Figure 69 : Métastases secondaires chez un patient âgé de 65 ans, Biopsie scanno-guidée en

faveur d’un adénocarcinome pulmonaire avec métastases secondaires.

Radiographie thoracique de face (figure A) montrant une opacité hilaire para cardiaque droite
hétérogène excavée associée à des multiples nodules excavés.

TDM thoracique en coupes axiales et en fenêtres parenchymateuses montrant une lésion


cavitaire(flèche jaune) à contenu mixte avec des contours internes et externes irréguliers avec
une paroi épaisse associée à des nodules pulmonaires secondaires excavés en lâcher de
ballon(flèches rouges).

2.3. Lymphome :

Les lésions cavitaires sont rares lors des lymphomes, des cas de lésions cavitaires ont

été rapportés dans les lymphomes hodgkiniens et surtout non hodgkiniens primitifs ou

secondaires, elles sont souvent multiples avec des parois épaisses et une localisation

préférentielle aux lobes supérieurs. [7]

113
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

3. Pathologie malformative :

3.1. Séquestration pulmonaire :

La séquestration pulmonaire représente 0.15 à 6.5% de l’ensemble des malformations

congénitales pulmonaires [54].

Elle se définit comme une masse kystique du tissu pulmonaire non fonctionnel, sans

communication normale avec l’arbre tracheo-bronchique et qui reçoit une vascularisation

systémique artérielle anormale. [30]

On distingue les séquestrations extra-lobaires qui ont leur propre enveloppe pleurale et

les séquestrations intra-lobaires où le poumon séquestré est au contact du poumon normal[1].

Les séquestrations intra-lobaires peuvent communiquer avec l’arbre trachéo-bronchique[30]

Les lésions kystiques ou cavitaires se voient souvent dans les séquestrations intra-

lobaires et leur mécanisme n’est pas parfaitement élucidé, l’air pourrait provenir des alvéoles

collatérales voisines situées dans le poumon sain [7].

L’aspect radiographique des séquestrations est soit une masse solide et homogène à

contours lobulés, soit une opacité alvéolaire mal systématisée ou postéro-basale unilatérale, soit

des kystes uniques ou multiples à parois fines [7,30].

Leur taille et leur forme est variable et ils peuvent être purement aériques, purement

liquidiens ou hydro-aériques. [1]

Les séquestrations pulmonaires siègent préférentiellement au niveau des lobes inférieurs,

la localisation au niveau du lobe moyen est très rare, de même pour le lobe supérieur [54].

La Tomodensitométrie permet le diagnostic de certitude et la caractérisation de

l’anomalie, elle permet la visualisation et la caractérisation des vaisseaux systémiques ainsi que

l’évaluation du retour veineux [54].

L’IRM peut aider au diagnostic en mettant également en évidence l’artère nourricière

naissant de l’aorte [1].

114
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

A B

Figure 70: Séquestration chez une fille âgée de 9 ans [86].

Radio thoracique de face montre une opacité pulmonaire excavée d’aspect mixte du lobe
inferieur droit, TDM thoracique montre une masse hétérogène du LIG siège de petites
excavations, l’angiographie montre une artère anormale naissant de l’aorte thoracique
descendante.

3.2. Kyste bronchogénique :

Les kystes bronchogéniques représentent 10 à 15% des malformations pulmonaires

identifiées chez l’enfant [54].

Le kyste bronchogénique appartient au spectre des duplications digestives, dérivant d’un

bourgeon ventral anormal du tube digestif primitif, sa localisation préférentielle est le médiastin

moyen, mais il peut également se développer au niveau du parenchyme pulmonaire. Il est

prédominant dans ce cas au niveau des lobes inférieurs[54].

Le kyste bronchogénique se manifeste classiquement par une opacité de tonalité

hydrique homogène, arrondie ou ovalaire, bien limitée, à contours nets et réguliers, il peut

exister entre le kyste et l’arbre bronchique une communication soit congénitale soit le plus

souvent acquise lors d’une surinfection, dans ce cas l’aspect radiologique se modifie et peut

aboutir à l’apparition d’une image hydro-aérique.[56]

115
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Les kystes bronchogéniques pulmonaires sont en général uniques mais ils peuvent aussi

être multiples et même bilatéraux. [7]

Le kyste bronchogénique prend un aspect cavitaire lorsqu’il est en communication avec

l’arbre bronchique infecté ou non, cette infection survient dans 75% des cas et elle est

responsable de kystes à contenu aérique pur ou hydro-aérique dont les contours sont parfois

noyés dans l’opacité parenchymateuse qui entoure le kyste[1].

Les parois des kystes bronchogéniques sont fines et les contours sont réguliers [30].

Figure 71 : Kyste bronchogénique chez un patient âgé de 12 ans [86]

Radio thoracique de face dévoile une opacité excavée du lobe supérieure droit siège d’un niveau
hydro-aérique ,TDM thoracique montre une lésion cavitaire du LSD à paroi fine avec des
contours internes et externes réguliers siège d’un niveau hydro-aérique.
3.3. La malformation adénomatoide kystique :

Selon la littérature, les malformations adénomatoides kystiques représentent environ

25% des malformations broncho-pulmonaires [54].

Il s’agit d’une malformation broncho-pulmonaire définie par une prolifération

adénomatoide des structures respiratoires bronchiolaires pendant la vie embryonnaire et par la

formation de kystes communiquant entre eux [7].

Le diagnostic anténatal est possible, mais la malformation se révèle le plus souvent en

période néonatale [7].

116
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

La radiographie standard peut montrer en période post-natale une opacité plus ou moins

homogène qui va s’aérer progressivement avec apparition d’une ou de plusieurs lésions

kystiques de taille variable en fonction du type histologique, elle peut être responsable d’un

poumon clair si les parois sont fines, imperceptibles en radiologie standard. [54]

L’anomalie est généralement unilatérale et localisée à un lobe inférieur, le lobe atteint

est augmenté de volume et le médiastin refoulé. [7]

Il peut s’agir le plus fréquemment de kystes de taille variable ou bien d’une masse en nid

d’abeille constitué de fins kystes. [57]

Ces lésions kystiques peuvent avoir un contenu aérique pur, hydro-aérique et rarement

liquidien. [1]

Le diagnostic différentiel avec une séquestration pulmonaire est parfois difficile et réside

dans la détection ou non d’une vascularisation systémique. [1]

La TDM met en évidence des structures kystiques bien limitées à paroi fines et précise

bien la topographie de la malformation, elle permet aussi de la classer en trois types selon le

nombre et la taille des kystes :

 Type 1 : 1 à 4 larges kystes de 3 à 10 cm.

 Type 2 : nombreux kystes de 0.5 à 3 cm.

 Type 3 : microkystes de moins de 2 mm, occupant tout un lobe ou tout un poumon.

Ces aspects à la TDM reflètent bien l’anatomopathologie et permettent d’évoquer le

diagnostic [58].

117
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Figure 72 : Malformation a dénamatoide kystique chez une fille de 15 ans [86].

Radiographie thoraciquede face et TDM thoracique montrant des lésions kystiques de tout
l’hémichamps pulmonaire gauche.

4. Pathologie traumatique :

La présence de lésions cavitaires aériques ou hydro-aériques dans le parenchyme

pulmonaire au décours d’un traumatisme thoracique affirme la déchirure pulmonaire. [7]

La déchirure pulmonaire est responsable d’hématomes, de pneumatocèles et de lésions

cavitaires au sein d’une contusion. [22]

En fait, la TDM permet souvent d’identifier une lésion cavitaire qui est méconnue sur la

radiographie standard du thorax et qui signe la déchirure.

Les déchirures pulmonaires peuvent prendre différents aspects :

 L’hématome pulmonaire : une lésion cavitaire pleine de sang, son image radiographique

est une opacité arrondie ou ovalaire d’évolution lente ; l’air y apparait de façon retardée

et il est responsable d’un niveau hydro-aérique ou d’une image en « ménisque». [7]

 Le pneumatocèle post-traumatique : il concerne surtout les enfants et les adultes jeunes

du fait de leur compliance thoracique élevée qui permet une bonne transmission de

l’onde de choc. [59]

118
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Le traumatise thoracique initial est à l’origine d’une lacération du parenchyme

pulmonaire par un mécanisme de compression-décompression [60-61] ; les alvéoles et les

bronches distales lésées se remplissent d’air ou de sang formant alors une lésion cavitaire. [59]

Cette lésion tend à s’agrandir du fait des forces de rétraction élastique du parenchyme

pulmonaire environnant jusqu’à un point d’équilibre entre les tissus lésés et le reste du poumon.

[59]

L’aspect radiographique du pneumatocèle est une lésion cavitaire arrondie à paroi fine

[60], un niveau hydro-aérique est parfois visible en rapport avec un saignement endocavitaire.

[59]

Le pneumatocèle peut être localisé à un ou plusieurs lobes mais il épargne généralement

les apex. [59]

La radiographie du thorax ne permet le diagnostic de pneumatocèle que dans la moitié

des cas, par contre le scanner a une sensibilité de 100% [60].

Figure73: Déchirure pulmonaire chez un patient de 45 ans ayant subi un traumatisme thoracique

[1]

TDM thoracique en coupe axiale et en fenêtresparenchymateuses montrant une plage extensive


en verre dépoli du poumon droit (contusion) contenant de multiples cavités hydro-aériques
groupées en foyer du lobe inférieur droit. fracture de l’arc postérieur de la 4ème côte droite
(flèche) et un emphysème sous-cutané.

119
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

5. Pathologie immunologique :

5.1. Maladie de Wegener : (voir figure 54)

La granulomatose de Wegener est une vascularite granulomateuse nécrosante, c’est une

maladie systémique qui atteint particulièrement les poumons, la sphère ORL et les reins [62].

L’atteinte pulmonaire est la plus fréquente et elle est présente dans 70 à 90% des cas

[62].

L’aspect radiologique est évocateur : les nodules sont fréquents, excavés dans 36 à 44%

des cas [63], ils sont multiples et situés en périphérie du parenchymepulmonaire, à contours

irréguliers voire spiculés et parfois entourés d’une plage en verre dépoli liée à une hémorragie

alvéolaire [63].

L’excavation concerne surtout les nodules de plus de 20 mm et peut contenir un niveau

hydro-aérique en cas de surinfection. [62-64]

La cavitation est un signe d’activité de maladie. [7]

Sous traitement, les lésions cavitaires ont une paroi de plus en plus fine puis

généralement disparaissent avec ou sans séquelles : opacité linéaire de fibrose, emphysème

paracicatriciel et calcification [65].

L’absence de régression des lésions cavitaires ou l’apparition d’un niveau hydro-aérique

sous traitement doivent évoquer une surinfection bactérienne. [7]

Dans notre série on avait un seul cas de maladie de Wegener, la lésion cavitaire était

multiple et bilatérale, l’épaisseur pariétale était de 3 mm, les contours étaient irréguliers et le

contenu de la lésion cavitaire était hydro-aérique.

5.2. Polyarthrite rhumatoïde :

Les manifestations pleuro pulmonaires surviennent habituellement en cours d’évolution

mais peuvent parfois révéler la maladie. [22]

120
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

L’atteinte pulmonaire est plus fréquente chez l’homme, les nodules sont présents dans

6% des polyarthrites rhumatoïdes. [7]

La tomodensitométrie thoracique de haute résolution a permis de préciser la

topographie des lésions pulmonaires et leur forte prévalence (30 à 50% des PR), longtemps

sous-estimée car le tableau clinique respiratoire est souvent asymptomatique [84]

Les lésions cavitaires peuvent être uniques mais elles sont généralement multiples et

bien limitées, elles mesurent de 1 à 5 cm [7].

Les lésions cavitaires siègent préférentiellement dans les territoires sous pleuraux des

lobes supérieurs, la paroi cavitaire est un peu épaisse mais à limite interne régulière [66].

Les lésions cavitaires lors de la polyarthrite rhumatoïde peuvent se compliquer de la

sarcoïdose [1].

Dans notre série on a recensé 2 cas de polyarthrite rhumatoïde :

Les lésions cavitaires de la polyarthrite rhumatoïde de notre série étaient multiples et

siégeaient au niveau du lobe supérieur et le lobe moyen, leurs parois étaient fines et ne

dépassaient pas 2.5 mm, le contenu de la lésion cavitaire était soit aérique pur soit

partiellement solide et les contours étaient réguliers.

5.3. La sarcoïdose :

La sarcoïdose est une granulomatose systémique et elle atteint principalement l’adulte

jeune [1].

Les localisations médiastino-pulmonaires sont les plus fréquentes, observées dans plus

de 90% des cas [1].

Au cours de la sarcoïdose, les lésions cavitaires sont le plus souvent en rapport avec une

infection à pyogènes, avec un emphysème para-cicatriciel ou des bronchectasies par traction [1].

121
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Les lésions cavitaires sarcoidosiques vraies, c’est-à-dire celles dont la paroi est formée

de granulomes tuberculoïdes, sont très rares et observées dans 2 à 5% des cas [67] ; elles

seraient en rapport avec une nécrose ischémique au sein d’un conglomérat de granulomes. [1]

Ces lésions cavitaires peuvent être présentes d’emblée lors de la découverte de la

maladie ou se développer tardivement et elles sont généralement associées à d’autres images

médiastino-pulmonaires de la sarcoïdose [1].

Les lésions cavitaires peuvent être uniques ou multiples, à paroi épaisse ou fine et

généralement régulière, leur diamètre est inférieur à 5 cm [1].

Lors du suivi évolutif, la survenue d’un épaississement focal de la cavité doit faire

suspecter une complication infectieuse, en particulier aspergillaire [68].

La série de [Link] étudiant les aspects tomodensitométriques initiaux et évolutifs de 18

cas de sarcoïdoses cavitaires a rapporté que les lésions cavitaires étaient multiples chez 91.3%

des patient, la paroi était fine dans 69.9% des cas, l’évolution de la taille des cavités était

imprévisible et une résolution complète n’était vue que dans 26% des cas [69].

Figure 74 : Sarcoïdose chez un patient âgé de 58 ans [30].

TDM thoracique en coupe axiale et en fenêtres médiastinales et parenchymateuses montrant une


dystrophie parenchymateuse fibrosante bulleuse simulant des kystes parenchymateux (flèche),
en rapport avec une fibrose pulmonaire séquellaire, associée à des adénomégalies médiastinales
et hilaires calicifiées (tête de flèche) .

122
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

5.4. Lupus érythémateux disséminé :

Les lésions cavitaires sont très rarement observées lors du lupus : La série de Webb a

rapporté 5 cas de lésions cavitaires sur les 798 patients atteints de lupus érythémateux

disséminé [74], cette pathologie comporte une vascularite nécrosante qui pourrait être

responsable de nécrose ischémique avec cavitation pulmonaire. [75]

Les nodules excavés sont multiples, mal limités, de taille différente, à paroi épaisse et ils

peuvent disparaitre sous traitement corticoïde. [7]

En fait, dans la plupart des observations rapportées par la littérature, il est difficile

d’éliminer l’origine infectieuse des lésions cavitaires qui est bien plus fréquente que la nécrose

ischémique par vascularite nécrosante. [74]

Les infections bactériennes, myobactériennes ou fongiques sont particulièrement

fréquentes au cours du lupus en raison du déficit immunitaire propre à leur maladie et du

traitement corticoïde. [75]

6. Autre pathologie responsable de lésions cavitaires :

6.1. Histiocystose X : (voir figure 53)

C’est une affection rare, elle est avant tout une affection du sujet jeune avec un pic de

fréquence de la maladie entre 20 et 40 ans et une nette prédominance masculine [70].

Il s’agit d’une granulomatose à cellules de Langerhans responsable d’une prolifération

nodulaire péri-bronchiolaire suivie d’une destruction de l’épithélium bronchiolaire et d’une

dilatation progressive de la bronchiole par un mécanisme fibrosant à l’origine de formation de

kystes [71].

A la TDM, On note typiquement l’association de nodules à limites irrégulières, nodules

excavés, kystes à paroi mince et kyste à paroi épaisse [1].

L’association de nodules et de kystes à paroi épaisse est très évocatrice du diagnostic

d’histiocytose X pulmonaire et elle est retrouvée dans environ deux tiers des cas [1].

123
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Les anomalies siègent aussi bien dans les zone pulmonaires périphériques que centrales,

elles sont focales laissant entre elles des zones de parenchyme sain et prédominent le plus

souvent dans les parties supérieures et moyennes des champs pulmonaires épargnant les culs-

de-sac pulmonaires [1]

Les nodules ont une distribution centrolobulaire et les kystes pulmonaires qui

prédominent dans les formes évoluées de la maladie, sont de taille variable mais habituellement

inférieure à 1 cm et peuvent être isolés ou confluents.

6.2. Lymphangioléiomyomatose : (figure 52)

La lymphangioléiomyomatose (1% des PID) touche exclusivement les femmes en période

d’activité génitale. Elle correspond à une prolifération des cellules musculaires lisses conduisant

à des formations kystiques rondes régulières de petite taille (2 mm-2 cm) dans un parenchyme

sain [72].

Il s’agit d’une prolifération anormale des fibres musculaires lisses de la paroi

bronchiolaire entrainant une obstruction bronchiolaire, un piégeage aérien avec hyperinflation

parenchymateuse et des formations kystiques qui correspondent à des bronchiolectasies

obstructives.

Il s’agit de kystes aériques, sphériques, à paroi fine et bien définie. La taille des kystes

est très variable et ils sont souvent petits. La répartition des kystes est diffuse sans

prédominance topographique.

Dans quelques cas, on peut observer des septas épaissis, des réticulations, des petits nodules et

des aspects en verre dépoli.

L’aspect en verre dépoli observés dans environ 10% des cas peuvent correspondre à une

hémorragie ou à un œdème dû à une occlusion veinulaire ou plus rarement à la prolifération de

muscle lisse dans les parois alvéolaires.

Quelques cas de micronodules centrolobulaires dus à la prolifération de muscle lisse

autour des bronchioles ont été rapportés. [7]

124
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Les kystes peuvent se compliquer de pneumothorax s’ils sont proches de la plèvre et se

rompent dans l’espace pleural. [1]

La série de [Link] étudiant 18 cas de Lymphangioléiomyomatose a rapporté que

l’épaisseur pariétale des lésions cavitaires ou kystiques mesurait à peu près 2 mm dans 77,7%

des cas [73].

Dans notre série, les lésions de la lymphangioléiomyomatose étaient multiples et

bilatérales. Le contenu des lésions cavitaires était aérique pur et les contours étaient réguliers.

6.3. Silicose :

Il s’agit d’une pneumoconiose fibrogène due à l’inhalation de poussière renfermant de la

silice libre [22].

L’excavation n’apparait qu’à un stade évolué de la maladie dans les masses de fibrose.

Ces masses de fibrose sont des opacités non systématisées, souvent de grande taille, à

limite externe nette et à limite interne mal définie.

Initialement périphérique, les masses de fibroses se rapprochent progressivement des

hiles et sont souvent entourées de bulles d’emphysème. Elles peuvent s’excaver, le plus souvent

d’une nécrose aseptique et parfois d’une surinfection.

Il existe alors une lésion cavitaire centrale à paroi épaisse pouvant contenir un niveau

hydro-aérique [7], de topographie prédominante dans la partie supérieure et postérieure du

poumon [22] ; cette topographie est expliquée par le niveau du flux lymphatique qui est très

faible dans cette région du poumon [76].

125
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

A B B

C C

Figure 75: Silicose chez un patient âgé de 62 ans jamais traité pour tuberculose se présentant

pour une dyspnée et une toux chronique évoluant depuis 12 jours dans un contexte fébrile et

AEG.

Radio thorax de face (figure A) montrant un hydropneumothorax gauche et des opacités


excavées de l’hémichamps pulmonaire gauche, coupes tomodensitométriques axiales en
fenêtres médiastinales et parenchymateuses montrant une lésion cavitaire gauche (flèche rouge)
avec des contours internes irréguliers associée à un hydropneumothorax gauche et des masses
bilatérales(flèches jaunes).

126
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

VI. Diagnostic différentiel :

Certaines images sont faciles à différencier d’une lésion cavitaire pulmonaire lorsqu’on

dispose de deux incidences orthogonales.

En revanche certaines images pulmonaires, pleurales ou médiastinales peuvent être

difficiles à différencier d’une cavité.

1. Fausses cavités :

1.1. Territoire pulmonaire intact au sein d’un foyer de condensation :

Il peut créer l’illusion d’une lésion cavitaire pulmonaire, un comblement alvéolaire

hétérogène sur poumon emphysémateux peut donner la même impression.

Figure 76: Pneumopathie bilatérale avec multiples foyers de condensation délimitant entre eux

des zones saines pouvant simuler des excavations sur la radiographie thoracique.

1.2. Pseudo cavitation d’un nodule a contenu lipidique :

Certaines nécroses riches en lipides peuvent donner l’illusion d’une cavitation, cela

s’observe essentiellement dans les granulomes et également dans certaines pneumopathies

lipidiques d’inhalation.

127
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Figure 77 : Pseudo cavitation d’une pneumopathie lipidique secondaire à l’inhalation de l’huile

de paraffine, le centre de la pneumopathie est de densité graisseuse(flèche).

2. Pseudo-cavités :

2.1. Bronchectasiekystique :

Il existe 3 types de bronchectasies : kystiques ,cylindriques , variqueuses.

Les bronchectasies kystiques viennent au premier plan, elles sont trompeuses lorsqu’elles

sont diffuses et on cherche alors à prouver leur connexion avec l’arbre bronchique.

L’étude des coupes adjacentes montre bien l’anatomie bronchique de ces lésions.

Les bronchectasies kystiques peuvent comporter un niveau hydro-aérique, notamment

en cas de surinfection.

La TDM permet de les reconnaitre en mettant en évidence des clartés aériques

cylindriques ayant une distribution bronchique.

Les bronchectasies sont souvent associées à un épaississement bronchique et à des

impactions mucoides.

128
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Figure 78: Bronchectasies kystiques à distinguer des nodules excavé[Link], il s’agit de

bronchectasies kystiques post-tuberculeuses.[1]

2.2. Emphysème :

L’emphysème est caractérisé par un élargissement anormal des espaces aérés

pulmonaires en aval des bronches terminales associé à une destruction des parois alvéolaires.

Il ne s’agit donc pas d’une lésion cavitaire parce qu’il n’existe pas de paroi.

On distingue :

 La forme centrolobulaire : elle est fréquente chez les fumeurs et attient les bronchioles

respiratoires proximales et les alvéoles à la partie centrale de l’acinus, cette forme

prédomine aux hémichamps supérieurs.

Elle correspond à un espace de petite taille (2-8 mm) et la visibilité de l’artère

centrolobulaire est conservée.

 La forme panlobulaire : elle correspond à une dilatation des espaces aériens de l’acinus

et du lobule dans son ensemble, elle prédomine aux bases pulmonaires et il y’a une

disparition de l’artère centrolobulaire.

129
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

 La forme paraseptale : Elle atteint les cloisons alvéolaires situées au contact des septas

interlobulaires, à la périphérie de l’acinus et des [Link] forme prédomine au

niveau des apex pulmonaires.

A B

Figure 79 : Coupes tomodensitométriques d’ emphysèmes pulmonaires.

A : Emphysème centrolobulaire,
B : Emphysème panlobulaire,
C : Emphysème paraseptale.

3. Lésions extra-pulmonaires

3.1. Lésion cavitaire pleurale:

La distinction n’est pas toujours facile s’il s’agit d’une lésion cavitaire pleurale infectée

(empyème).

En radiographie, l’abcès se raccorde à angle aigu à la paroi alors que l’empyème se

raccorde en pente douce, à angles obtus. L’abcès est sphérique alors que l’empyème est

lenticulaire et se moule sur la paroi.

130
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Le caractère sphérique de l’abcès se traduit par un niveau liquide de même taille sur deux

incidences orthogonales alors que le caractère lenticulaire de l’empyème se traduit par une

grande différence de largeur du niveau mesurée sur deux incidences orthogonales, mais ces

critères peuvent être mis en défaut lorsque la collection est volumineuse.

La TDM fournit alors des informations complémentaires tout en précisant les caractères

précédents :

 L’empyème comprime le poumon, les bronches et les vaisseaux qu’il refoulent étire alors

que l’abcès remplace le poumon, les bronches et les vaisseaux ne sont pas refoulés mais

s’arrêtent brutalement à son contact.

 L’empyème a une limite nette avec le poumon voisin plus ou moins tassé alors que

l’abcès n’a pas de limites nettes avec le poumon voisin, car il est généralement entouré

par un foyer de pneumonie surtout au stade précoce.

 L’empyème est surtout caractérisé par le signe du dédoublement pleural, c’est-à-dire

l’écartement du feuillet viscéral et du feuillet pariétal séparés par le liquide.

Figure 80 : Cavité pleurale à différencier d’une excavation intra parenchymateuse. Dans ce cas :
Pyo- pneumothorax à staphylocoque sous forme d’une cavité hydro-aérique à angle de
raccordement obtus avec la plèvre (flèche)[1].

131
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

3.2. Hernie diaphragmatique :

Elle réalise une opacité rétrocardiaque, dont la limite interne n’est pas visible sous le

diaphragme sur la radiographie thoracique, témoignant de son caractère intra-abdominal (signe

de l’iceberg, sur la TDM le diagnostic est aisé en mettant en évidence des structures digestives

(estomac, intestins) herniées dans le thorax avec une continuité dans l’abdomen à travers le

diaphragme.

Figure 81 Hernie diaphragmatique droite avec hernie intra-thoracique de l’estomac et de l’angle

colique droit chez un enfant de 4 ans.[1]

132
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

CONCLUSION

133
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Les lésions cavitaires pulmonaires sont d’observation fréquente et sont caractérisées par

un polymorphisme clinique et étiologique, d’où l’intérêt de l’imagerie qui joue un rôle primordial

dans l’orientation diagnostique.

L’analyse radiologique fine des lésions cavitaires pulmonaires à la radiographie standard

et surtout à la tomodensitométrie permet d’apporter plusieurs éléments très utiles à l’approche

diagnostique telle que le nombre des lésions, l’épaisseur de la paroi,le contenu de la lésion,

l’aspect des contours et l’état du parenchyme pulmonaire adjacent.

Grace à cette analyse sémiologique et à une bonne connaissance des caractéristiques

radiologiques des lésions cavitaires décrites par la littérature, il est possible aujourd’hui de

proposer une gamme diagnostique étroite ou même un diagnostic unique.

Bien que l’aspect radiologique des lésions cavitaires est suggestif, il peut être

trompeur,d’où l’intérêt de coupler l’imagerie à la clinique , aux donnés biologiques et parfois

anatomopathologiques pour une meilleure approche du diagnostic étiologique.

134
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

ANNEXE

135
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Fiche d’exploitation :

Profil épidémiologique :

 Nom : *Prénom *N°Dossier :

* Sexe : □Masculin □Féminin *Age :

Antécédents médicaux:

Tuberculose : Oui □ Non □

kyste hydatique : Oui□ Non

Tumeur primitive : Oui □ Non □ si oui laquelle :

Immunodépression : Oui □ Non □ si oui la cause :

Hypertension artérielle : Oui □ Non □

Diabète : Oui □ Non □

* Contact quotidien avec les animaux : Oui □ Non □

*Exposition Professionnelle : Oui □ Non □ Si oui type :

Habitudes toxiques :

Tabagisme actif : Oui □ Non □

Tabagisme Passif : Oui □ Non□

Consommation de cannabis : Oui □ Non □

Consommation de Kif : Oui □ Non □

Consommation d’alcool : Oui □ Non □

136
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Symptomatologie clinique :

*Dyspnée : Oui □ Non □ Si oui, stade selon la classification de

Sadoul : Stade 1 □ Stade 2 □ Stade 3 □ Stade 4 □

*Toux : Oui □ Non □

* Douleur thoracique : Oui □ Non □

*Expectoration : Oui □ Non □

* Vomique : Oui □ Non□

* Hémoptysie : Oui □ Non□

*Fièvre : Oui□ Non□

* Altération de l’état général : Oui □ Non □

* Sueurs nocturnes : Oui □ Non □

* Troubles de Conscience : Oui □ Non □

Examen physique :

Râles surajoutées : Oui □ Non □

Syndrome de condensation pulmonaire : Oui □ Non

Syndrome d’épanchement pleural liquidien : Oui□ Non □

Douleur exquise : Oui □ Non □

Syndrome d’épanchement pleural aérien : Oui □ Non □*

Asymétrie thoracique : Oui□ Non□

Tuméfaction pariétale : Oui □ Non □

Biopsie trans-thoracique scanno-guidée :

Faite□ Non faite □ si faite, Résultat :

137
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Analyse radiologique à la radiographie standard :

*Nombre d’opacité excavée : Unique □ multiple □

*Localisation de l’opacité excavée : Unilatéral□ Bilatéral □

Basale□ Apical□ Parahilaire□

*Aspect de la paroi : Epaisse□ Fine □

* Limite de l’opacité excavée: nettes□ Floues□

* Aspect de l’image cavitaire : Image Aérique□ Image hydro-aréique□

Image mixte□ Image en grelot□

* Signes associés :

*Nodules : Oui□ Non □

*Elargissement mediastinal : Oui□ Non □

* Syndrome bronchique : Oui□ Non □

* Syndrome alvéolaire : Oui□ Non □

* Syndrome d’épanchement pleural liquidien : Oui□ Non

* Syndrome d’épanchement pleural gazeux : Oui□ Non □

* Cardiomégalie : Oui□ Non □

Analyse de la lésion cavitaire à la TDM thoracique

*Nombre de lésion cavitaire : Unique □ Multiple □

* Localisation : Unilatéral □ Bilatéral □

Lobe supérieur droit □ Lobe supérieur gauche □ Lobe inférieur droit □

Lobe Moyen□ Lobe inferieur gauche □

*Taille de la cavité en cm :

Epaisseur de la paroi en mm :

138
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Contenu de la cavité : Aérique Pur□ Niveau hydro-aérique□

Partiellement solide□ Image en grelot□

Contenu cavitaire triple □

*Contour externe de la paroi : Régulière□ Irrégulière□

Contour interne de la paroi : Régulière□ Irrégulière

*Signe associés :

* Micronodules : Oui□ Non □

Si oui disposition : aléatoire□ Centrolobulaire en arbre de bourgeon□ perivasculaire□

Nodules : Oui□ Non □

Adenopathie : Oui Non

Reticulation : Oui□ Non □

Foyer DDB : Oui□ Non □

Foyer de condensation : Oui□ Non □

*Epanchement Pleural : Oui□ Non □

Pneumothorax : Oui□ Non□

Hydropneumothorax: Oui□ Non □

Atélectasie : Oui□ Non □

Cardiomégalie : Oui□ Non □

Aspect en verre depoli : Oui□ Non □

Calcification : Oui□ Non□

139
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

RESUMES

140
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Résumé
La lésion cavitaire pulmonaire ou opacité pulmonaire excavée est une situation

relativement fréquente, c’est une opacité parenchymateuse pulmonaire de taille variable, à

contenu hétérogène, entourée d’une paroi d’épaisseur variable.

Dans le but d’analyser l’imagerie des lésions cavitaires pulmonaires et de décrire la

sémiologie radiologique des lésions cavitaires permettant l’approche étiologique des lésions

cavitaires pulmonaires, nous avons réalisé une étude rétrospective portant sur 84 cas de lésions

cavitaires pulmonaires, colligé au service de Radiologie AR-RAZI du CHU Mohamed VI durant une

période de 5 ans du 1 Janvier 2014 au 31 Décembre 2018.

Tous nos patients ont bénéficié d’une radiographie standard et d’une tomodensitométrie

thoracique.

Nous avons noté dans notre étude, une nette prédominance masculine avec un sex-ratio

de 3.

L’âge des malades de notre série varie entre 2 et 87 ans avec une moyenne d’âge de 49

ans.

Dans notre série, 25 patients ont bénéficié d’une biopsie trans-thoracique pour confirmer

la nature histologique de leurs lésions, le pourcentage de malignité relevé était de 20 % dans

notre série.

Le diagnostic étiologique était confirmé sur un faisceau d’arguments cliniques,

biologiques et parfois histologiques, il était dominé par la tuberculose pulmonaire et le

carcinome bronchique dans respectivement 27.3% et 19.2% des cas.

Les autres étiologies des lésions cavitaires dans notre série était représentée par les

abcès pulmonaires dans 17.8 % des cas , kyste hydatique pulmonaire dans 15.4 % des cas ,

141
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

l’aspergillose pulmonaire dans 10.9% des cas, métastases secondaires dans 3.5% des cas , la

lymphangioléiomyomatose dans 1.2 % des cas, l’Histiocytose X dans 1.2% des cas , la maladie de

Wegener dans 1.2% des cas

Une analyse des résultats rapportés par la radiographie standard et la tomodensitométrie

thoracique nous a permis de faire une analyse sémiologique radiologique des lésions cavitaires

dans chaque entité étiologique.

L’analyse sémiologique radiologique rigoureuse des lésions cavitaires pulmonaires

couplée au contexte clinique, biologique et parfois anatomopathologique nous permet

d’orienter précisément le diagnostic étiologique et d’améliorer le pronostic vital.

142
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

Abstract
Pulmonary cavitary lesion or pulmonary opacity excavated is a relatively common

situation, it is a pulmonary parenchymal opacity with a variable size. It’s content is

heterogeneous, surrounded by a wall of varying thickness.

In order to analyze the imaging of pulmonary cavitary lesions and to describe the

radiologic semiology of cavitary lesions allowing the etiological approach of pulmonary cavitary

lesions, we carried out a retrospective study on 84 cases of pulmonary cavitary lesions, collected

at the department of AR-RAZI Radiology of Mohamed VI University Hospital for a period of 5

years from 1 January 2014 to 31 December 2018.

All our patients received a standard x-ray and thoracic CT (computed tomography) scan.

We noted in our study, a clear male predominance with a sex ratio of 3.

The age of the patients of our series varies between 2 and 87 years with an average age

of 49 years.

In our series, 25 patients underwent a trans-thoracic biopsy to confirm the histological

nature of their lesions, the percentage of malignancy reported was 20% in our series.

The etiological diagnosis was confirmed on a cluster of clinical, biological and sometimes

histological arguments, it was dominated by pulmonary tuberculosis and bronchial carcinoma in

respectively 27.3% and 19.2% of cases.

The other etiologies of cavitary lesions in our series were represented by pulmonary

abscess in 17.8% of cases, pulmonary hydatid cyst in 15.4% of cases, pulmonary aspergillosis in

10.9% of cases, secondary metastases in 3.5% of cases, lymphangioleiomyomatosis in 1.2% of

cases, Histiocytosis X in 1.2% of cases, Wegener's disease in 1.2% of cases

143
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

An analysis of the results reported by standard radiography and thoracic computed

tomography enabled us to make a semiological radiological analysis of cavitary lesions in each

etiological entity.

The rigorous radiological semiological analysis of pulmonary cavitary lesions coupled

with the clinical, biological and sometimes anatomopathological context allows us to precisely

orient the etiological diagnosis and to improve the vital prognosis.

144
‫‪Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires‬‬

‫ﻣﻠﺧﺹ‬
‫ﺍﻵﻓﺎﺕ ﺍﻟﺘﺠﻮﻓﻴﺔ ﺍﻟﺮﺋﻮﻳﺔ ﻫﻲ ﻭﺿﻊ ﻣﺘﻜﺮﺭ ﻧﺴﺒﻴﺎ‪ ،‬ﻭﻫﻲ ﻋﺒﺎﺭﺓ ﻋﻦ ﻋﺘﺎﻣﺔ ﻣﺘﻨﻴﺔ ﺭﺋﻮﻳﺔ‬
‫ﻣﺘﺠﻮﻓﺔ ﻣﻦ ﺣﺠﻢ ﻣﺘﻐﻴﺮ ﻭﺩﻭ ﻣﺤﺘﻮﻯ ﻏﻴﺮ ﻣﺘﺠﺎﻧﺲ ﻣﺤﺎﻁﺔ ﺑﺠﺪﺍﺭ ﻣﺘﻔﺎﻭﺕ ﺍﻟﺴﻤﺎﻛﺔ‪.‬‬

‫ﺑﻬﺪﻑ ﺗﺤﻠﻴﻞ ﺍﻟﺘﺼﻮﻳﺮ ﺍﻹﺷﻌﺎﻋﻲ ﻟﻶﻓﺎﺕ ﺍﻟﺠﻮﻓﻴﺔ ﻭﻭﺻﻒ ﻋﺮﺿﻴﺎﺗﻬﺎ ﺍﻟﺘﻲ ﺗﻤﻜﻨﻨﺎ ﻣﻦ‬
‫‪ 84‬ﺣﺎﻟﺔ ﻣﻦ ﺍﻵﻓﺎﺕ‬ ‫ﺍﻟﺘﺸﺨﻴﺺ ﺍﻟﺴﺒﺒﻲ ﻟﻬﺎﺗﻪ ﺍﻵﻓﺎﺕ‪ ،‬ﻗﻤﻨﺎ ﺑﺈﻧﺠﺎﺯ ﺩﺭﺍﺳﺔ ﻁﺒﻴﺔ ﺭﺟﻌﻴﺔ ﺗﻨﺎﻭﻟﺖ‬
‫‪ 2014‬ﻭ ﺩﺟﻨﺒﺮ ‪ 2018‬ﺑﻤﺼﻠﺤﺔ‬ ‫ﺍﻟﺠﻮﻓﻴﺔ ﺍﻟﺘﻲ ﻭﻗﻊ ﺗﺸﺨﻴﺼﻬﺎ ﻓﻲ ﺍﻟﻔﺘﺮﺓ ﺍﻟﻤﻤﺘﺪﺓ ﺑﻴﻦ ﻳﻨﺎﻳﺮ‬
‫ﺍﻟﺘﺼﻮﻳﺮ ﺍﻟﻄﺒﻲ ﺍﻟﺮﺍﺯﻱ ﺑﺎﻟﻤﺴﺘﺸﻔﻰ ﺍﻟﺠﺎﻣﻌﻲ ﻣﺤﻤﺪ ﺍﻟﺴﺎﺩﺱ‪.‬‬

‫ﻛﻞ ﻣﺮﺿﺎﻧﺎ ﺍﺳﺘﻔﺎﺩﻭﺍ ﻣﻦ ﻣﺸﻌﺎﻋﻴﺔ ﺻﺪﺭﻳﺔ ﻋﺎﺩﻳﺔ ﻭﻣﻐﺮﺍﺱ ﺻﺪﺭﻱ‪.‬‬

‫ﻣﺘﻮﺳﻂ ﻋﻤﺮ ﻣﺮﺿﺎﻧﺎ ﻫﻮ ‪ 49‬ﺳﻨﺔ ﻭﺃﻏﻠﺒﻬﻢ ﺫﻛﻮﺭ )‪ 63‬ﺭﺟﻞ ﻭ ‪ 21‬ﺍﻣﺮﺃﺓ(‪.‬‬

‫ﻓﻲ ﺩﺭﺍﺳﺘﻨﺎ ﺍﺳﺘﻔﺎﺩ ‪ 25‬ﻣﺮﻳﺾ ﻣﻦ ﺧﺰﻉ ﺻﺪﺭﻱ ﻟﺘﺄﻛﻴﺪ ﺍﻟﻄﺒﻴﻌﺔ ﺍﻟﻨﺴﻴﺠﻴﺔ ﻵﻓﺎﺗﻬﻢ ﺍﻟﺠﻮﻓﻴﺔ‬
‫ﺍﻟﺮﺋﻮﻳﺔ‪ ،‬ﻧﺴﺒﺔ ﺍﻟﺨﺒﺎﺗﺔ ﺍﻟﻨﺴﻴﺠﻴﺔ ﻛﺎﻧﺖ ﻫﻲ ‪.%20‬‬

‫ﺍﻟﺘﺸﺨﻴﺺ ﺍﻟﺴﺒﺒﻲ ﻻﻵﻓﺎﺕ ﺍﻟﺠﻮﻓﻴﺔ ﻓﻲ ﺩﺭﺍﺳﺘﻨﺎ ﺗﻢ ﺗﺄﻛﻴﺪﻩ ﻋﻦ ﻁﺮﻳﻖ ﻣﺠﻤﻮﻋﺔ ﻣﻦ ﺍﻟﺤﺠﺞ‬


‫ﺍﻟﺴﺮﻳﺮﻳﺔ‪ ،‬ﺍﻟﺒﻴﻮﻟﻮﺟﻴﺔ ﻭﺍﻟﻨﺴﻴﺠﻴﺔ ﻭﻗﺪ ﻛﺎﻥ ﻳﻬﻴﻤﻦ ﻋﻠﻴﻪ ﺩﺍء ﺍﻟﺴﻞ ﺍﻟﺮﺋﻮﻱ ﻓﻲ ‪ %27.3‬ﻣﻦ ﺍﻟﺤﺎﻻﺕ‬
‫ﻭﺍﻟﺴﺮﻁﺎﻥ ﺍﻟﺮﺋﻮﻱ ﻓﻲ ‪ %19.2‬ﻣﻦ ﺍﻟﺤﺎﻻﺕ‪.‬‬

‫ﺍﻟﺘﺸﺨﻴﺺ ﺍﻟﺴﺒﺒﻲ ﻻﻵﻓﺎﺕ ﺍﻟﺠﻮﻓﻴﺔ ﺍﻷﺧﺮﻯ ﻛﺎﻥ ﻣﺘﻤﺜﻼ ﻓﻲ‪ :‬ﺍﻟﺨﻤﺞ ﺍﻟﺮﺋﻮﻱ ﺑﻨﺴﺒﺔ‬
‫‪،%10.9‬‬ ‫‪ ،%15.4‬ﻭﺭﺍﻡ ﺍﻟﺮﺷﺎﻧﻲ ﺍﻟﺠﻮﻓﻲ ﺑﻨﺴﺒﺔ‬ ‫‪ ،%17.8‬ﺍﻟﻜﻴﺲ ﺍﻟﻤﺎﺋﻲ ﺍﻟﺮﺋﻮﻱ ﺑﻨﺴﺒﺔ‬
‫ﺍﻟﻨﻘﻴﻼﺕ ﺍﻟﺜﺎﻧﻮﻳﺔ ﺍﻟﺮﺋﻮﻳﺔ ﺑﻨﺴﺒﺔ ‪ ،%3.5‬ﻭﺭﻡ ﻟﻤﻔﺎﻭﻱ ﻛﻴﺴﻲ ﺑﻨﺴﺒﺔ ‪ ،%1.2‬ﺩﺍء ﺍﻟﻤﻨﺴﺠﺎﺕ ﺇﻛﺲ‬
‫ﺑﻨﺴﺒﺔ ‪ %1.2‬ﻣﻦ ﺍﻟﺤﺎﻻﺕ ﻭ ﻣﺮﺽ ﻓﺠﻨﺮ ﺑﻨﺴﺒﺔ ‪ %1.2‬ﻣﻦ ﺍﻟﺤﺎﻻﺕ‪.‬‬

‫‪145‬‬
‫‪Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires‬‬

‫ﺗﺤﻠﻴﻞ ﺍﻟﻨﺘﺎﺋﺞ ﺍﻟﻤﺘﺤﺼﻞ ﻋﻠﻴﻬﺎ ﻓﻲ ﺩﺭﺍﺳﺘﻨﺎ ﻋﻦ ﻁﺮﻳﻖ ﺍﻹﺷﻌﺎﻋﻴﺔ ﺍﻟﺼﺪﺭﻳﺔ ﺍﻟﻌﺎﺩﻳﺔ‬


‫ﻭﺍﻟﻤﻐﺮﺍﺱ ﺍﻟﺼﺪﺭﻱ ﻣﻜﻨﻨﺎ ﻣﻦ ﻋﻤﻞ ﺗﺤﻠﻴﻞ ﻋﺮﺿﻲ ﺇﺷﻌﺎﻋﻲ ﻟﻶﻓﺎﺕ ﺍﻟﺠﻮﻓﻴﺔ ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﻜﻞ ﺗﺸﺨﻴﺺ‬
‫ﺳﺒﺒﻲ‪.‬‬

‫ﺍﻟﻤﺰﺝ ﺑﻴﻦ ﺍﻟﺘﺤﻠﻴﻞ ﺍﻟﻌﺮﺿﻲ ﺍﻹﺷﻌﺎﻋﻲ ﺍﻟﺠﻴﺪ ﻟﻶﻓﺎﺕ ﺍﻟﺠﻮﻓﻴﺔ ﻭﺍﻟﺴﻴﺎﻕ ﺍﻟﺴﺮﻳﺮﻱ‬
‫ﻭﺍﻟﻤﻌﻄﻴﺎﺕ ﺍﻟﺒﻴﻮﻟﻮﺟﻴﺔ ﻭﺍﻟﻨﺴﻴﺠﻴﺔ ﻳﻤﻜﻨﻨﺎ ﻣﻦ ﺗﻮﺟﻴﻪ ﺍﻟﺘﺸﺨﻴﺺ ﺍﻟﺠﻮﻓﻲ ﺑﺪﻗﺔ‪.‬‬

‫‪146‬‬
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires

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‫ﺃ ْﻗ ِ‬
‫ﺴﻢ ﺎہﻠﻟ ﺍﻟ َﻌ ِﻈﻴﻢ‬
‫ﺃﺭﺍﻗﺐ ﷲ ﻓﻲ ِﻣ ْﻬﻨَﺘِﻲ‪.‬‬
‫َ‬ ‫ﺃﻥ‬

‫ﻮﻥ ﺣﻴﺎﺓ ﺍﻹﻧﺴﺎﻥ ﻓﻲ ﻛﺂﻓّ ِﺔ َ‬


‫ﺃﻁﻮﺍﺭ َﻫﺎ ﻓﻲ ﻛﻞ ﺍﻟﻈﺮﻭﻑ‬ ‫ﺻ َ‬‫ﻭﺃﻥ ﺃ ُ‬
‫ﺽ‬
‫ﻼﻙ ﻭﺍﻟﻤ َﺮ ِ‬
‫ﺳ ِﻌﻲ ﻓﻲ ﺍﺳﺘﻨﻘﺎﺫﻫﺎ ِﻣﻦ ﺍﻟ َﻬ ِ‬
‫ﻭﺍﻷﺣﻮﺍﻝ ﺑﺎﺫﻻ ﻭ ْ‬
‫َ‬

‫ﻭﺍﻷﻟَﻢ ﻭﺍﻟﻘَﻠَﻖ‪.‬‬
‫ﺳﺘﺮ َﻋ ْﻮ َﺭﺗ ُﻬﻢ‪،‬‬
‫ﻛﺮﺍ َﻣﺘ ُﻬﻢ‪ ،‬ﻭﺃ ْ‬
‫ﺱ َ‬‫ﻭﺃﻥ ﺃﺣﻔَﻆَ ﻟِﻠﻨَﺎ ِ‬
‫ﺳ ﱠﺮ ُﻫ ْﻢ‪.‬‬
‫ﻭﺃﻛﺘ َﻢ ِ‬
‫ﺍﻟﺪﻭﺍﻡ ﻣﻦ ﻭﺳﺎﺋِﻞ ﺭﺣﻤﺔ ﷲ‪ ،‬ﺑﺎﺫﻻ‬
‫ﺃﻛﻮﻥ َﻋﻠﻰ َ‬
‫َ‬ ‫ﻭﺃﻥ‬
‫ِﺭ َﻋﺎﻳَﺘﻲ ﺍﻟﻄﺒﻴﺔ ﻟﻠﻘﺮﻳﺐ ﻭﺍﻟﺒﻌﻴﺪ‪ ،‬ﻟﻠﺼﺎﻟﺢ ﻭﺍﻝﻁﺎﻟﺢ‪،‬‬
‫ﻭﺍﻟﺼﺪﻳﻖ ﻭﺍﻟﻌﺪﻭ‪.‬‬
‫ﺳ ﱢﺨ َﺮﻩ ﻟِﻨَ ْﻔ ِﻊ‬
‫ﻭﺃﻥ ﺃﺛﺎﺑﺮ ﻋﻠﻰ ﻁﻠﺐ ﺍﻟﻌﻠﻢ‪ ،‬ﺃ َ‬
‫ﺴﺎﻥ ‪..‬ﻻ ﻷ َﺫﺍﻩ‪.‬‬
‫ﺍﻹ ْﻧ َ‬
‫ِ‬
‫ﻣﻴﻞ ﻓﻲ ﺍﻟ ِﻤﻬﻨَ ِﺔ ﺍﻟﻄﱢﺒﱢﻴَﺔ‬
‫ﻐﺮﻧﻲ‪ ،‬ﻭﺃﻛﻮﻥ ﺃﺧﺎ ً ﻟِ ُﻜ ﱢﻞ َﺯ ٍ‬
‫ﺼ َ‬‫ﻭﺃﻥ ﺃُ َﻭﻗّ َﺮ َﻣﻦ َﻋﻠﱠ َﻤﻨﻲ‪ ،‬ﻭﺃُ َﻋﻠّ َﻢ َﻣﻦ ﻳَ ْ‬

‫ﺍﻟﺒﺮ ﻭﺍﻟﺘﻘﻮﻯ‪.‬‬
‫ﻴﻦ َﻋﻠﻰ ﱢ‬
‫ُﻣﺘ َﻌﺎﻭﻧِ َ‬
‫ﺳ ّﺮﻱ َﻭ َﻋﻼﻧﻴَﺘﻲ‪ ،‬ﻧَﻘِﻴﱠﺔ ِﻣ ّﻤﺎ ﻳُﺸﻴﻨ َﻬﺎ َ‬
‫ﺗﺠﺎﻩَ‬ ‫ﺼ َﺪﺍﻕ ﺇﻳ َﻤﺎﻧﻲ ﻓﻲ ِ‬
‫ﻭﺃﻥ ﺗﻜﻮﻥ ﺣﻴﺎﺗﻲ ِﻣ ْ‬

‫ﺳﻮﻟِ ِﻪ َﻭﺍﻟﻤﺆ ِﻣﻨﻴﻦ‪.‬‬


‫ﷲ َﻭ َﺭ ُ‬

‫ﻭﷲ ﻋﻠﻰ ﻣﺎ ﺃﻗﻮﻝ ﺷﻬﻴﺪ‪.‬‬


‫ﺃﻁﺭﻭﺣﺔ ﺭﻗﻡ ‪201‬‬ ‫ﺳﻧﺔ ‪2019‬‬

‫ﺍﻟﺗﺻﻭﻳﺭ ﺍﻟﻁﺑﻲ ﻟﻶﻓﺎﺕ ﺍﻟﺟﻭﻓﻳﺔ ﺍﻟﺭﺋﻭﻳﺔ‬


‫ﺍﻷﻁﺮﻭﺣﺔ‬
‫ﻗﺪﻣﺖ ﻭﻧﻮﻗﺸﺖ ﻋﻼﻧﻴﺔ ﻳﻮﻡ ‪2019/07/11‬‬
‫ﻣﻦ ﻁﺮﻑ‬
‫ﺍﻟﺴﻴﺪ ﻋﺒﺪ ﷲ ﺍﻟﻨﻮﻏﺒﻲ‬
‫ﺍﻟﻤﺰﺩﺍﺩ ﻓﻲ ‪ 21‬ﺃﻛﺘﻮﺑﺮ ‪ 1993‬ﺑﺎﻟﺮﺑﺎﻁ‬
‫ﻟﻨﻴﻞ ﺷﻬﺎﺩﺓ ﺍﻟﺪﻛﺘﻮﺭﺍﻩ ﻓﻲ ﺍﻟﻄﺐ‬
‫ﺍﻟﻜﻠﻤﺎﺕ ﺍﻷﺳﺎﺳﻴﺔ‪:‬‬
‫ﺁﻓﺔ ﺟﻭﻓﻳﺔ ﺭﺋﻭﻳﺔ – ﺗﺟﻭﻑ ﺭﺋﻭﻱ – ﺗﺻﻭﻳﺭ ﻁﺑﻲ‬

‫ﺍﻟﻠﺠﻨﺔ‬
‫ﺍﻟﺭﺋﻳﺳﺔ‬ ‫ﻥ‪ .‬ﺷﺭﻳﻑ ﺇﺩﺭﻳﺳﻲ ﻛﻧﻭﻧﻲ‬ ‫ﺍﻟﺳﻳﺩﺓ‬
‫ﺃﺳﺗﺎﺫﺓ ﻓﻲ ﺍﻟﻔﺣﺹ ﺑﺎﻷﺷﻌﺔ‬
‫ﺍﻟﻣﺷﺭﻓﺔ‬ ‫ﻡ‪ .‬ﻭﺍﻟﻲ ﺇﺩﺭﻳﺳﻲ‬ ‫ﺍﻟﺳﻳﺩﺓ‬
‫ﺃﺳﺗﺎﺫﺓ ﻓﻲ ﺍﻟﻔﺣﺹ ﺑﺎﻷﺷﻌﺔ‬
‫ﻱ‪ .‬ﻣﺳﻭﻛﺭ‬ ‫ﺍﻟﺳﻳﺩ‬
‫ﺃﺳﺗﺎﺫﻓﻲ ﺟﺭﺍﺣﺔ ﺍﻟﺻﺩﺭ‬
‫ﺍﻟﺣﻛﺎﻡ‬ ‫ﺍ‪ .‬ﻋﺛﻣﺎﻥ‬ ‫ﺍﻟﺳﻳﺩ‬
‫ﺃﺳﺘﺎﺫ ﻣﺑﺭﺯ ﻓﻲ ﺍﻟﻔﺣﺹ ﺑﺎﻷﺷﻌﺔ‬
‫ﺱ‪ .‬ﺃﻳﺕ ﺑﺎﻁﺎﻫﺭ‬ ‫ﺍﻟﺳﻳﺩﺓ‬
‫ﺃﺳﺘﺎﺫﺓ ﻣﺒﺮﺯﺓ ﻓﻲ ﻁﺏ ﺍﻟﺟﻬﺎﺯ ﺍﻟﺗﻧﻔﺳﻲ‬

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