Imagerie des lésions pulmonaires
Imagerie des lésions pulmonaires
THÈSE
PRÉSENTÉE ET SOUTENUE PUBLIQUEMENT LE 11/07/2019
PAR
M. Abdellah ENOURHBI
Né le 21Octobre 1993 à Rabat
POUR L’OBTENTION DU DOCTORAT EN MÉDECINE
MOTS-CLÉS
Lésion cavitaire pulmonaire – Excavation pulmonaire
Imagerie médicale
JURY
Mme. N. CHERIF IDRISSI EL GANOUNI PRESIDENTE
Professeur de Radiologie
Mme. M. OUALI IDRISSI RAPPORTEUR
Professeur de Radiologie
M. Y. MSOUGGAR
Professeur de Chirurgie thoracique
M. E. ATMANE JUGES
Professeur agrégé de Radiologie
Mme. S. AIT BATAHAR
Professeur agrégée de Pneumo-phtisiologie
Au moment d’être admis à devenir membre de la profession
médicale, je m’engage solennellement à consacrer ma vie au
service de l’humanité.
Je traiterai mes maîtres avec le respect et la reconnaissance
qui leur sont dus.
Je pratiquerai ma profession avec conscience et dignité. La
santé de mes malades sera mon premier but.
Je ne trahirai pas les secrets qui me seront confiés.
Je maintiendrai par tous les moyens
en mon pouvoir l’honneur et les
nobles traditions de la profession
médicale.
Les médecins seront mes frères.
Aucune considération de religion, de
nationalité, de race, aucune
considération politique et sociale, ne
s’interposera entre mon devoir et
mon patient.
Je maintiendrai strictement le respect de la vie humaine dès sa
conception.
Même sous la menace, je n’userai pas mes connaissances
médicales d’une façon contraire aux lois de l’humanité.
Je m’y engage librement et sur mon honneur.
LISTE DES
PROFESSEURS
UNIVE UNIVERSITE CADI AYYAD
FACULTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
MARRAKECH
ADMINISTRATION
Professeurs Agrégés
Professeurs Assistants
A mes amis des quartiers Cite Suisse Agadir et Hay Riad Rabat.
TDM : Tomodensitométrie.
LM : Lobe moyen.
UH : Unité Hounsfield.
ORL : Oto-rhino-laryngologique.
PR : Polyarthrite rhumatoïde.
Figure 11 : Répartition des opacités excavées selon leur limite à la radiographie standard.
Figure 21 : Taille de la lésion cavitaire calculée dans sa plus grande dimension sur une
coupe tomodensitométrique axiale en fenêtre parenchymateuse.
Figure 25 : Aspect des contours externes des lésions cavitaires à la TDM thoracique.
Figure 27 : Aspect des contours internes des lésions cavitaires à la TDM thoracique.
Figure 33 : Aspect des contours externes des lésions cavitaires tuberculeuses à la TDM
thoracique.
Figure 34 : Aspect des contours internes des lésions cavitaires tuberculeuses à la TDM
thoracique.
Figure 36 : Répartition des lésions cavitaires d’origine tumorale primitive selon le contenu
da la lésion cavitaire.
Figure 39 : Répartition des lésions cavitaires des abcès pulmonaires selon le nombre à la
TDM thoracique.
Figure 40 : Répartition des lésions cavitaires des abcès pulmonaires selon le caractère
unilatéral ou bilatéral à la TDM thoracique.
Figure 42 : Abcès pulmonaire chez un patient âgé de 49 ans hospitalisé pour une
méningoencéphalite bactérienne.
Figure 43 : Répartition des lésions cavitaires des kystes hydatiques selon le nombre à la
TDM thoracique.
Figure 44 : Répartition des lésions cavitaires des kystes hydatiques selon le caractère
unilatéral ou bilatéral.
Figure 45 : Répartition des lésions cavitaires des kystes hydatiques selon le contenu à la
TDM thoracique
Figure 46 : Kyste hydatique pulmonaire chez un patient âgé de 25 ans admis pour une
vomique hydatique.
Figure 47 : Kyste hydatique rompu dans les bronches chez une patiente âgée de 68 ans
se présentant cliniquement pour une toux associée à une vomique hydatique.
Figure 49 : Aspergillose pulmonaire chez un patient âgé de 36 ans admis pour une
hémoptysie.
Figure 53 : Histiocytose X chez un patient âgé de 22 ans tabagique chronique admis pour
douleur basi-thoracique droite en coup de poignard.
Figure 63 : Caverne tuberculeuse chez un patient âgé de 41 ans, VIH positif, qui se
présente pour une dyspnée d’aggravation progressive évoluant dans un
contexte de fièvre et d’altération de l’état général.
Figure 64 : Réactivation d'une tuberculose pulmonaire chez un patient de 22 ans qui s’est
manifestée cliniquement par une toux rebelle au traitement antibiotique
évoluant dans un contexte d’amaigrissement.
Figure 66 : Kyste hydatique pulmonaire chez un patient âgé de 19 ans sans antécédents
pathologiques particuliers.
Figure 67 : Greffe aspergillaire sur un carcinome bronchique apical droit chez un patient
âgé de 43 ans tabagique chronique admis pour toux et hémoptysie.
MATERIEL ET METHODES 03
I. Période et lieu d’étude. 04
II. Documents consultés. 04
III. Critères d’inclusion. 04
IV. Critères d’exclusion. 04
V. Méthodes : 04
1. Radiographie standard thoracique. 05
2. Tomodensitométrie thoracique. 05
VI. Paramètres étudiés 07
1. Analyse Radiologique globale. 07
2. Caractéristiques radiologiques des lésions cavitaires en fonction de 08
l’étiologie.
VII. Recueil des donnés. 08
VIII. Considération éthique. 08
RESULTATS : 09
I. Profil épidémiologique et clinique. 10
1. Age. 10
2. Sexe. 10
3. Antécédents médicaux. 10
4. Habitudes toxiques. 11
5. Symptomatologie clinique. 11
6. Examen physique. 12
II. Biopsie trans-thoracique scanno-guidée avec étude anatomopathologique 13
III. Analyse radiologique globale 14
1. Radiographie standard 14
2. Tomodensitomètrie thoracique 22
IV. Diagnostic étiologique 33
V. Caractéristiques radiologiques en fonction de l’étiologie : 33
1. Tuberculose pulmonaire. 33
2. Abcès pulmonaires. 39
3. Kyste hydatique pulmonaire. 42
4. Cancer bronchique primitif. 47
5. Aspergillose pulmonaire. 51
6. Métastases pulmonaires secondaires. 55
7. Polyarthrite rhumatoïde. 58
8. Malformation broncho-pulmonaire 58
9. Lymphangiomyomatose pulmonaire. 60
10. Maladie de Wegener. 63
DISCUSSION 64
I. Généralité 65
1. Définition. 65
2. Mécanisme de formation des lésions cavitaires 65
3. Rappel Anatomique 66
II. Moyens d’exploration 76
1. Radiographie standard 76
2. Tomodensitométrie thoracique 78
3. Echographie thoracique. 80
4. IRM thoracique. 80
5. Biopsie percutanée radiologique. 81
III. Profil épidémiologique et clinique 83
1. Age. 83
2. Sexe. 83
3. Antécédents médicaux et habitudes toxiques. 84
4. Symptomatologie clinique. 85
IV. Approche sémiologique 86
1. Nombre. 86
2. Epaisseur de la paroi. 87
3. Contours de la paroi. 87
4. Contenu. 88
5. Taille. 89
6. Localisation. 90
7. Signes associés. 90
V. Diagnostic étilogique 92
1. Pathologie infectieuse 93
2. Pathologie maligne 109
3. Pathologie malformative 114
4. Pathologie traumatique 118
5. Pathologie immunologique 120
6. Autre pathologie responsable de lésion cavitaire 123
VI. Diagnostic différentiel 127
1. Fausses cavités 127
2. Pseudo-cavités 128
3. Lésion extra-pulmonaire 130
CONCLUSION 133
ANNEXE 135
RESUMES 140
BIBLIOGRAPHIE 147
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
INTRODUCTION
1
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
d’épaisseur variable dans une zone de condensation, une masse ou un nodule [1].
Dans notre contexte, ces étiologies sont dominées par la tuberculose pulmonaire et le
Ceci-dit la découverte des lésions cavitaires pulmonaires est une situation fréquente pour
Illustrer les différentes étiologies des lésions cavitaires pulmonaires par une iconographie
2
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
MATERIEL
ET METHODES
3
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Il s’agit d’une étude descriptive rétrospective, portant sur une série de 84 patients durant
une période de 5 ans allant du 01 janvier 2014 au 31 décembre 2018 colligée au service de
Tous les cas de lésions cavitaires dont l’étiologie a été confirmée sur un faisceau
Les patients n’ayant pas bénéficiés d’une radiographie standard ou d’une TDM
thoracique.
V. Méthodes :
Nos patients ont été tous explorés par une radiographie standard puis par une TDM
thoracique.
4
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
1. Radiographie standard :
L’appareil de radiographie standard utilisé dans notre service est : Siemens Italray.
Mohammed VI
2. Tomodensitométrie thoracique :
somaton 64 barrettes.
5
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Figure 2 : Appareil scanner multicoupes du service Radiologie AR-RAZI CHU Mohammed VI.
patients.
6
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
A travers cette étude nous avons traité un ensemble de paramètres aussi bien
quantitatifs que qualitatifs concernant principalement l’aspect radiologique des lésions cavitaires
Les paramètres que nous avons étudiés sur la radiographie standard sont :
La TDM thoracique nous a permis de faire une analyse plus précise des paramètres
suivants :
Localisation : lobe supérieur droit, lobe supérieur gauche, lobe moyen, lobe inférieur
7
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
lésions associées.
l’étiologie:
TDM thoracique relevée par notre fiche d’exploitation (annexe 1) nous a permis de faire une
Tous les dossiers radiologiques ont été relus par des radiologues seniors afin d’analyser
Les données exploitées ont été saisies sur Microsoft Word et Excel 2007.
Le recueil des données a été effectué avec le respect de l’anonymat des patients et de la
8
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
RESULTATS
9
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
1. L’âge :
2. Le sexe :
Sexe
Hommes Femmes
25%
75%
3. Antécédents médicaux :
Les antécédents médicaux étaient dominés par la tuberculose pulmonaire dans 32.1% des
10
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
4. Habitudes toxiques :
Les habitudes toxiques étaient dominées par le tabagisme passif dans 50% des cas et le
5. Symptomatologie clinique :
La symptomatologie clinique était dominée par le syndrome bronchique dans 88% des cas
11
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
6. Examen physique :
Malgré l’importance des signes cliniques, l’examen thoracique était normal chez presque
23.8% des patients, alors que les signes physiques ont été dominés par les râles surajoutés et le
12
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
anatomopathologique:
Dans notre série, on a biopsié 25 patients avec des lésions cavitaires pulmonaires soit
Les prélèvements de notre série étaient exploitables dans 100% des cas et l’étude
68% soit 20% de toutes les lésions cavitaires de notre série : 7 cas d’ adénocarcinome + 9 cas de
carcinome épidermoide.
Figure 4 : Biopsie percutanée sous guidage scannographique d’une lésion excavée apicale droite.
13
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
1.1. Nombre :
Nombre
Unique Multiple
40%
60%
A B
14
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
38%
62%
radiographie standard.
15
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
1.3. Siège :
Les opacités excavées siégeaient au niveau apical dans 37.3% des cas, au niveau basal
dans 32.3% des cas et au niveau para-hilaire dans 30.4% des cas.
Siège
Apical Basal Para-hilaire
30.4% 37,3%
32.3%
16
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
1.4. Limite :
Les limites des opacités excavées étaient nettes dans 65% des cas.
17
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Limite
Nette Floue
35%
65%
Figure 11 : Répartition des opacités excavées selon leur limite à la radiographie standard.
A B
Figure 12: Répartition des opacités excavées selon leurs limites à la Radiographie standard.
18
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
1.5. Aspect:
A B
L’aspect de l’opacité excavée était dominé par l’aspect aérique dans 36% des cas puis
Aérique
Mixte 35%
25%
Hydro-aérique
32%
19
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
A B
C D
20
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
d’épanchement pleural liquidien dans 30% des cas,le syndrome bronchique dans 23.8% des cas
Signes associés
Syndrome d'épanchement pleural
gazeux
5.9%
21
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
B : Hydropneumothorax,
C : Micronodules.
2. Tomodensitométrie thoracique :
2.1. Nombre:
22
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Nombre
Unique Multiple
35%
65%
Figure 17: Répartition des lésions cavitaires selon le nombre à la TDM thoracique
A : Lésion cavitaire unique (flèche jaune), B : lésions cavitaires multiples (flèches rouges).
23
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
33%
67%
Figure 19 : Répartition des lésions cavitaires selon le caractère unilatéral ou bilatéral à la TDM
thoracique.
A B
Les lésions cavitaires siégeaient au niveau du LSD dans 28.4% des cas, au niveau du LSG
dans 19.6% des cas, au niveau du LIG dans 17.6% des cas, au niveau du LM dans 17.6% des cas
24
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
LM N=26 17.6%
La moyenne de taille de la lésion cavitaire dans sa plus grande dimension était de 4.69
Figure 21 : Taille de la lésion cavitaire calculée dans sa plus grande dimension sur une coupe
2.5. Epaisseur :
La moyenne d’épaisseur de la paroi était de 4.16 mm avec des extrêmes allant de 0.2 mm à 23
mm
25
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
A : Coupe axiale en fenêtre médiastinale montrant une lésion cavitaire à paroi épaisse (flèche
jaune),
B : Coupe axiale en fenêtre parenchymateuse montrant des lésions cavitaires à paroi fine (flèche
rouge).
2.6. Contenu :
Le contenu de la lésion cavitaire était dominé par le contenu aérique pur dans 33% des
cas puis hydro-aérique dans 28% des cas, partiellement solide dans 18% des cas, un contenu
cavitaire triple dans 14% des cas et enfin un aspect en grelot dans 7% des cas.
Contenu
Aérique Hydro-aérique Partiellement solide
Contenu cavitaire triple aspect en grelot
7%
14% 33%
18%
28%
26
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
B
A B B
D
C D
parenchymateuses).
27
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Les contours externes des lésions cavitaires étaient réguliers dans 54% des cas.
13%
33% 54%
Figure 25 : Aspect des contours externes des lésions cavitaires à la TDM thoracique.
28
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
A B
Figure 26: TDM thoracique en fenêtres parenchymateuses montrant l’aspect des contours
29
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Les contours internes des lésions cavitaires étaient réguliers dans 60% des cas.
40%
60%
Figure 27 : Aspect des contours internes des lésions cavitaires à la TDM thoracique.
A B
30
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Les signes associés aux lésions cavitaires à la TDM thoracique étaient dominés par les
micronodules dans 45.2% des cas, foyers de condensation dans 42.8% des cas, nodules dans
30.8%.
Le tableau suivant rapporte la fréquence des signes associés à la TDM thoracique chez
nos patients.
31
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
A B
C D
Figure 29 : Signes associés aux lésions cavitaires pulmonaires à la TDM thoracique (coupes
32
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Le tableau VII énumère les diagnostics étiologiques des lésions cavitaires retrouvées
1. Tuberculose pulmonaire :
Nombre :
Les lésions cavitaires d’origine tuberculeuse étaient multiples dans 61% des cas .
33
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Nombre
Unique Multiple
39%
61%
Figure 29 : Répartition des lésions cavitaires d’origine tuberculeuse selon le nombre à la TDM
thoracique.
Caractèreunilatéral ou bilatéral :
Les lésions cavitaires d’origine tuberculeuse étaient bilatérales dans 58% des cas.
42%
58%
Figure 30 : Répartition des lésions cavitaires tuberculeuses selon le caractère unilatéral ou bilatéral à la
TDM Thoracique.
34
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Siège:
LSD dans 40% des cas et au niveau du LSG dans 30% des cas.
Nous apportons dans le tableau ci-dessous les résultats du siège des lésions cavitaires
Tableau VIII: Répartition des lésions cavitaires tuberculeuses selon le siège à la TDM thoracique.
LM N=5 10%
Taille:
La moyenne de taille des lésions cavitaires dans leur plus grande dimension était de 3.93
Epaisseur de la paroi :
La moyenne d’épaisseur de la paroi des lésions cavitaires est de 3.1 mm avec des
Tableau IX: Répartition des lésions cavitaires tuberculeuses selon l’épaisseur de la paroi.
35
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Contenu:
Le contenu était :
Contenu
Aerique pur Hydro arique Mixte
5%
22%
73%
Figure 32 : Répartition des lésions cavitaires tuberculeuses selon le contenu à la TDM thoracique
Contours externes
Réguliers Irréguliers
40%
60%
Figure 33 : Aspect des contours externes des lésions cavitaires tuberculeuses à la TDM
thoracique.
36
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Contours internes
Réguliers Irréguliers
37%
63%
Figure 34 : Aspect des contours internes des lésions cavitaires tuberculeuses à la TDM
thoracique.
Signes associés :
Les signes associés aux lésions cavitaires d’origine tuberculeuse étaient dominés par
tuberculeuses.
Tableau X : Fréquence des signes associés aux lésions cavitaires tuberculeuses à La TDM
thoracique.
Signes associés Nombre de cas (N) Pourcentage
Micronodules N=20 86.9%
Foyer de condensation N=15 65.21%
Nodules N=13 56.5%
Adénopathies N=10 43.4%
Epanchement pleural N=7 30.4%
DDB N=6 26%
Aspect en verre dépoli N=5 21.7%
Calcification N=5 21.7%
37
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
A B
C D
38
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Nombre :
Les lésions cavitaires pulmonaires d’origine tumorale primitive étaient uniques dans 100%
des cas.
Les lésions cavitaires pulmonaires d’origine tumorale primitive étaient unilatérales dans
Siège :
Les lésions cavitaires siégeaient préférentiellement au niveau du LSD dans 36.3% des cas.
Ce tableau cite la répartition des lésions cavitaires d’origine tumorale primitive selon le
Tableau XI : Répartition des lésions cavitaires d’origine tumorale primitive selon le siège à la
TDM thoracique
LM N=1 6.2%
Taille :
La moyenne de la taille des lésions cavitaires d’origine tumorale primitive dans leur plus
39
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Epaisseur de la paroi :
Les contours externes étaient irréguliers dans 93.3% des cas et réguliers dans 6.7% des
cas.
Les contours internes étaient irréguliers dans 87.5% des cas et réguliers dans 12.5% des
cas.
Contenu :
Le contenu était : partiellement solide dans 54.5% des cas, mixte dans 27.2% des cas et
Contenu
Partiellement solide Mixte Aérique pur
18.3%
54.5%
27.2%
Figure 36 : Répartition des lésions cavitaires d’origine tumorale primitive selon le contenu da la
lésion cavitaire.
40
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Signes associés :
Les signes associés aux lésions cavitaires d’origine tumorale primitive étaient dominés
Ce tableau cite la fréquence des signes associés aux lésions cavitaires pulmonaires
Tableau XII : Fréquence des signes associés aux lésions cavitaires d’origine tumorale primitive à
La TDM thoracique.
A B
41
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
B
A
A : Radiographie standard thoracique de face montrant une opacité excavée du LSD avec niveau
hydro-aérique.
3. Abcès pulmonaires :.
Nombre :
Les lésions cavitaires des abcès pulmonaires étaient uniques dans 73.3% des cas.
42
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Nombre
Unique Multiple
27%
73%
Figure 39: Répartition des lésions cavitaires des abcès pulmonaires selon le nombre à la TDM thoracique.
Les lésions cavitaires des abcès pulmonaires étaient unilatérales dans 80% des cas.
20%
80%
Figure 40 : Répartition des lésions cavitaires des abcès pulmonaires selon le caractère unilatéral
Siège :
43
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Le tableau suivant rapporte la répartition des lésions cavitaires des abcès pulmonaires
Tableau XIII : Répartition des lésions cavitaires des abcès pulmonaires selon le siège à la TDM
thoracique.
LM N=7 31.8%
LIG N=2 9%
Taille :
La moyenne de taille des lésions cavitaires dans leur plus grande dimension était de 4.9
Epaisseur de la paroi :
On n’a pas pu mesurer l’épaisseur de la paroi dans 9 cas car elles étaient noyées dans les
foyers de condensation.
La moyenne d’épaisseur des parois qu’on a pu mesurer était de 3.95 mm avec des
Tableau XIV : Répartition des lésions cavitaires des abcès pulmonaires selon l’épaisseur de la
44
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Contenu :
Contenu
Hydro-aèrique Partiellement solide
13%
87%
Les contours externes étaient flous dans 60% des cas et réguliers dans 40% des cas.
Les contours internes étaient irréguliers dans 75.4% des cas et réguliers dans 24.6% des
cas.
Signes associés :
Les signes associés aux lésions cavitaires des abcès pulmonaires étaient dominés par
45
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Tableau XV : Fréquence des signes associés aux lésions cavitaires d’abcès pulmonaires à la TDM
thoracique.
B C
Figure 42: Abcès pulmonaire chez un patient âgé de 49 ans hospitalisé pour une
méningoencéphalite bactérienne.
Radiographie standard de face (A) montrant une opacité excavée du tiers moyen et inférieur de
l’hémichamps pulmonaire droit, à paroi supérieure épaisse, siège d’un niveau hydro-aérique
horizontal et un émoussement du cul de sac costo-diaphragmatique gauche.
TDM thoracique en coupe axiale médiastinale (B) et parenchymateuse (C) montrant une lésion
cavitaire droite siège d’un niveau hydro-aérique à paroi épaisse et des contours externes et
internes réguliers .
46
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Nombre :
Les lésions cavitaires des kystes hydatiques étaient uniques dans 78% des cas.
Nombre
Unique Multiple
22%
78%
Figure 43 : Répartition des lésions cavitaires des kystes hydatiques selon le nombre à la TDM
thoracique.
22%
78%
Figure 44 : Répartition des lésions cavitaires des kystes hydatiques selon le caractère unilatéral
ou bilatéral.
47
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Siège :
Les lésions cavitaires des kystes hydatiques siégeaient préférentiellement au niveau des
Ce tableau cite la répartition des lésions cavitaires des kystes hydatiques à la TDM
thoracique.
Tableau XVI : Répartition des lésions cavitaires des kystes hydatiques selon le siège à la TDM
thoracique.
LM N=4 19%
Taille :
La moyenne de taille deslésions cavitaires dans leur plus grande dimension était de 5.6
Epaisseur de la paroi :
mm.
Tableau XVII : Répartition des lésions cavitaires des kystes hydatiques selon l’épaisseur de la
paroi.
48
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Contenu :
Le contenu était :
Contenu
Mixte Hydro-arique
23%
77%
Figure 45 : Répartition des lésions cavitaires des kystes hydatiques selon le contenu à la TDM
thoracique.
Les contours externes étaient réguliers dans 69.2% des cas et irréguliers dans 30.8% des
cas.
Les contours internes étaient réguliers dans 61.5% des cas et irréguliers dans 38.5% des
cas.
Signes associés :
Les signes associés aux lésions cavitaires des kystes hydatiques pulmonaires étaient
49
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Tableau XVIII: Répartition des lésions cavitaires des kystes hydatiques selon l’épaisseur de la
paroi.
A B
Figure 46 : Kyste hydatique pulmonaire chez un patient âgé de 25 ans admis pour une vomique
hydatique.
50
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
A B
Figure 47: Kyste hydatique rompu dans les bronches chez une patiente âgée de 68 ans se
5. Aspergillose pulmonaire :
Nombre :
Les lésions cavitaires d’aspergillose pulmonaire étaient uniques dans 77.7% des cas.
51
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Nombre
Unique Multiple
23%
77%
Figure 48: Répartition des lésions cavitaires d’aspergillose pulmonaire selon le nombre à la TDM
thoracique.
Siège :
Tableau XIX: Répartition des lésions cavitaires d’aspergillose pulmonaire selon le siège à la TDM
thoracique.
LM N=1 8.3%
52
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Taille:
La moyenne de taille des lésions cavitaires dans leur plus grande dimension était de 4.6
Epaisseur :
La moyenne d’épaisseur de la paroi était de 4.85 mm avec des extrêmes allant de 1.6 à
8.65 mm.
Tableau XX : Répartition des lésions cavitaires selon l’épaisseur de la paroi calculée à la TDM
thoracique.
Contenu:
Le contenu de la lésion cavitaire était : partiellement solide dans 22.3% des cas et on
Les contours externes étaient réguliers dans 77.7% des cas et irréguliers dans 22.3% des
cas.
Les contours internes étaient réguliers dans 88% des cas et irréguliers dans 12% des cas.
Signes associés :
Les signes associés étaient dominés par les foyers de condensation et l’aspect en verre
53
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Tableau XXI : fréquence des signes associés aux lésions cavitaires d’aspergillose pulmonaire à la
TDM thoracique.
A B
C D
Figure 50: Aspergillose pulmonaire chez un patient âgé de 36 ans admis pour une hémoptysie.
Scout view (A) et TDM thoracique en fenêtres parenchymateuses avec reconstruction coronale
(B),axiale (C),et axiale en procubitus montrant une lésion cavitaire du segment ventral du LSD à
paroi fine régulière, présentant des attaches pleurales, siège d'un matériel endo cavitaire mobile
en procubitusdonnat l’image en grelot (flèche).
54
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Les cancers primitifs à l’origine des métastases pulmonaires retrouvés dans notre série
sont : 1 cas de cancer de sein, 1 cas de cancer du sigmoïde,1 cas de cancer rectal.
Nombre:
Siège :
Ce tableau cite la répartition des lésions cavitaires d’origine tumorale secondaire selon le
Tableau XXII: Répartition des lésions cavitaires d’origine tumorale secondaire selon le siège à la
TDM thoracique.
LM N=3 21.2%
Taille:
La moyenne de taille des lésions cavitaires dans leur plus grande dimension était de 4.3
55
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Epaisseur de la paroi :
à11 mm.
Tableau XXIII : Répartition des lésions cavitaires d’origine tumorale secondaire selon l’épaisseur
Contenu :
Le contenu était :
Contenu
Partiellement solide aérique pur
33.4%
66.6%
Figure 50: Répartition des lésions cavitaires d’origine tumorale secondaire selon le contenu.
Les contours externes et internes étaient irréguliers dans 66.6% des cas et réguliers dans
56
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Signes associés :
Ce tableau ci-dessous cite la fréquence des signes associés aux lésions cavitaires
Tableau XXIV: Fréquence des signes associés aux lésions cavitaires d’origine tumorale
secondaire.
A B
57
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
7. Polyarthrite rhumatoïde :
Siège LM LSD
8. Lymphangioléiomyomatose pulmonaire :
58
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Nombre Multiple
Siège LIG+LID
59
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
A B
C
D
9. Histiocytose X :
60
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
X à la TDM thoracique :
Nombre Multiple
Taille de la cavité 7 cm
61
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
C D
Figure 53 : Histiocytose X chez un patient âgé de 22 ans tabagique chronique admis pour
62
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
A B
63
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
DISCUSSION
64
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
I. Généralité :
1. Définition :
Une lésion cavitaire ou une opacité pulmonaire excavée est une opacité parenchymateuse
pulmonaire de taille variable, plus ou moins arrondie, à contenu hétérogène renfermant en son
sein une hyperclarté avec ou sans niveau hydro-aérique entourée d’une paroi plus ou moins
épaisse [1].
Selon la définition de la Fleishner Society, la lésion cavitaire est un espace aérien au sein
limité, entouré par une paroi épithéliale ou fibreuse d’épaisseur variable, mais inférieure à 2 mm
Le mécanisme de formation des lésions cavitaires est multiple et les étiologies sont
[6].
La majorité des lésions cavitaires résultent d’une nécrose au sein d’une condensation,
d’une masse, d’un nodule expulsé par voie bronchique ou d’une destruction bulleuse
malformations kystiques.
Pour parler de lésion cavitaire ou cavité, la présence d’air dans la lésion est indispensable, mais
certaines cavités acquises ou congénitales sont des lésions à contenu normalement liquidien,
65
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
La perte de substance peut être liée à une nécrose d’origine tumorale (cancer broncho-
pulmonaire), infectieuse (abcès) ou ischémique, cette perte de substance est éliminée par voie
résiduelles qui remplacent le parenchyme détruit. Cette destruction pulmonaire est d’origine
mécanique du fait d’un traumatisme, d’une obstruction aérienne distale ou d’un phénomène de
traction.
Dans certains cas, la perte de substance peut être liée à plusieurs mécanismes associés :
bronchiolaire par effet valve responsable de soufflure du foyer de nécrose dans certaines
Les cavités en rayon de miel sont un cas très particulier, elles correspondent à une
3. Rappel anatomique :
Les deux poumons occupent la majeure partie de la cavité thoracique et sont situés de
66
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Chaque poumon est constitué d’un sommet, de trois faces et de trois bords [8] :
a. Poumon droit :
Le poumon droit est constitué de trois lobes séparés par deux scissures [9] :
scissurale inférieure).
b. Poumon gauche :
Le poumon gauche est constitué de deux lobes séparés par une scissure :
67
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
68
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Chaque poumon est subdivisé en lobes, puis en segments qui sont les unités
anatomiques et chirurgicales, puis en sous-segments, puis en lobules qui sont les unités
physiologiques.
69
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
bronches lobaires, chacune correspondant à un lobe, qui donne à leur tour des bronches
Au fil des ramifications, on aboutit aux bronchioles, qui aboutissent aux lobules et
prennent le nom de rameaux bronchiaux des segments avant de donner des bronchioles
terminales. Les bronchioles terminales donnent chacune un canal alvéolaire qui se divise en un
70
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
3.4. Vascularisation :
comme tous les organes, et une vascularisation fonctionnelle qui permet aux poumons
d’effectuer la respiration.
71
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
a. Vascularisation nourricière :
b. Vascularisation fonctionnelle :
Veines pulmonaires : chaque poumon a deux veines pulmonaires une supérieur et une
inférieur. elles prennent naissance au niveau du hile avant de se jeter dans l’atrium
c. Anastomoses vasculaires :
Elles ont une grande importance fonctionnelle, réunissant au niveau du poumon les
Les anastomoses entre les artérioles pulmonaires et bronchiques, très nombreuses, sont
également appelées anastomoses de blocage car elles sont aussi bien susceptibles de permettre
d’arrêter le passage du sang d’un vaisseau à l’autre, dans les deux sens, pulmonaire ou
bronchique [12] ; Il existe aussi des anastomoses artério-veineuses entre les artérioles
pulmonaires et les veinules pulmonaires, soit directes, soit indirectes, par l’intermédiaire des
pulmonaire [11].
72
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Le premier est sous forme de ganglions le long des bronches segmentaires, le deuxième
est constitué par les ganglions du ligament triangulaire, le tout est dirigé pour le poumon droit
73
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Les vaisseaux lymphatiques viennent d’un réseau périlobulaire visible à la surface des
ou par l’intermédiaire des nœuds lymphatiques pulmonaires [9].On peut distinguer dans chaque
Territoire supérieur.
Territoire inférieur.
Territoire moyen.
74
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
3.6. Innervation :
Elle est sous la dépendance du plexus bronchique qui appartient au système nerveux
75
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
tomodensitométrie thoracique.
1.1. Avantages :
diagnostic ; sa facilité de réalisation et la vue d’ensemble qu’elle fournit sont très adaptées au
1.2. Principe :
Elle peut être analogique, résultant de l’impression directe d’un film argentique par le
faisceau de rayons X réalisant ainsi une projection de l’ensemble du thorax sur un seul plan et
peut être numérique, la radiographie thoracique numérisée est apparue dans les années 1980.
ses possibilités de post-traitement et, d’autre part, de son intégration naturelle à l’évolution vers
sa résolution en contraste est supérieure et la reproductibilité de la qualité des images est bien
meilleure. Plusieurs technologies sont actuellement disponibles, basées sur l’exposition d’un
détecteur spécifique avec numérisation immédiate ou secondaire. L’image peut être visualisée
76
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
1.3. Incidences :
a. Face et Profil :
Ce sont les incidences de base. Elles sont réalisées en apnée et en inspiration profonde,
chez un patient en position debout. Si l’état du malade ne permet pas une telle position, le cliché
de face peut être effectué en position couchée ou demi assise, mais au risque d’être moins
informatif.
L’incidence de face est toujours réalisée en premier. Elle peut être complétée par une
incidence de profil pour préciser une image anormale (topographie, dimensions, nature).
L’incidence de profil peut également être indiquée pour étudier certaines régions du thorax mal
visibles sur la face, même si celle-ci est normale : région rétrosternale, rétrocardiaque, sous-
b. Autres incidences :
cliché en inspiration.
pneumothorax de faible abondance chez un patient non mobilisable ou pour l’étude du trajet de
77
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
1.4. Limites :
thoraciques.
Plusieurs études démontrent les limites de la radiographie standard. Pour ce qui est du
dépistage du cancer bronchique, elle n’a pas montré son efficacité en termes de réduction de la
mortalité.
2. Tomodensitométrie thoracique :
La supériorité de la TDM réside dans sa plus grande sensibilité de détection des lésions
cavitaires de petite taille ou siégeant dans des zones mal explorées en radiographie standard
comme l’apex pulmonaire mais aussi les régions sous pleurales, juxta-médiastinales et juxta-
diaphragmatiques.
certains arguments pour la discussion diagnostique. Elle permet de préciser le nombre, la taille,
La TDM permet aussi de guider les prélèvements biopsiques dans les formes atypiques
Les densités radiologiques des tissus sont rapportées à celle de l’eau, ce qui a permis de
définir l’échelle des unités Hounsfield (UH), qui s’étale de – 800UH pour le parenchyme
Les coupes thoraciques transversales doivent être fines pour améliorer le pouvoir séparateur.
Elles sont réalisées habituellement sous forme de coupes jointives de l’ordre du centimètre ou
78
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
habituellement une grande largeur de fenêtre pour mieux mettre en évidence le tissu interstitiel,
et une fenêtre médiastinale centrée sur la densité moyenne du médiastin (+ 50 UH) pour mieux
Le recours à une injection vasculaire de produit de contraste se fait cas par cas. Il est utile
pour bien mettre en évidence les adénopathies médiastinales et les distinguer des structures
L’examen se fait en décubitus dorsal. Le patient doit être en apnée et le temps de coupe
avant tout, se réalise en coupes millimétriques, elle permet une meilleure étude du parenchyme
pulmonaire. Le choix des fenêtres est différent : en routine on utilise un niveau autour de – 700
On réalise des coupes axiales avec une reconstruction tridimensionnelle dans les 3 plans
de l’espace.
L’examen scannographique a des limites qui sont représentées essentiellement par son
caractère irradiant, par la nécessité de recours dans certains cas à l’injection du produit de
contraste iodé et par la nécessité d’une coopération du patient avec une apnée lors des coupes
pour obtenir une immobilité totale, ce qui est difficile à assurer chez les enfants et chez les
patients agités, ces limites peuvent amener à différer l’examen ou à le substituer par une autre
technique.
79
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
l’insuffisance rénale.
obstacles à leur propagation, ce qui limite les champs d’application potentiels de l’échographie
médiastin.
Elle présente l’avantage d’une réalisation simple, non invasive ni irradiante, si besoin au
épanchement pleural. Elle vient compléter le cliché du thorax souvent en cas d’épanchement de
faible abondance, cloisonné, enkysté, ou quand il n’est pas possible d’obtenir un cliché en
position vertical ou en décubitus latéral. Elle permet aussi d’analyser les cloisons mieux que
l’examen TDM, même si ce dernier est réalisé après injection de produit de contraste.
4. IRM: [13,16]
L’IRM est une technique radiologique qui utilise un champ magnétique statique intense et
Elle exploite les propriétés magnétiques des noyaux des atomes, en pratique clinique des
En pratique courante, l’IRM est une technique non sollicitée dans l’exploration des lésions
80
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Par contre, L’IRM garde un intérêt dans les tumeurs bronchiques avec extension rachidienne
La ponction biopsie percutanée d’une lésion focale thoracique reste une technique
Elle est utilisée en cas de nodule ou masse d’allure néoplasique et en cas des lésions
anatomopathologistes est de 92% à 100% même pour des nodules excavés de diamètre inférieur
à 20 mm.
malignes que bénignes, ces données sont valables pour les lésions pulmonaires excavées.
sa survenue dépend de trois facteurs : le type de l’aiguille employée, la distance entre la lésion
Les contre-indications absolues des BTT sont les troubles de l’hémostase ou type de
81
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Elle se fait sous guidage tomodensitométrique, ce qui permet de définir avec précision le
trajet de l’aiguille et d’éviter ainsi les bulles d’emphysème et les gros vaisseaux.
profondes, de petite taille ou en situation délicate et elle permet aussi d’éviter les zones de
Cette modalité est plus rentable que l’échographie et peut même être améliorée par
moment de la procédure.
Sconfienz a montré une réduction de la durée de la procédure de 42% par rapport au scanner.
L’avantage notable par rapport au scanner est la réalisation du geste en temps réel,
Elle peut être utilisée au lit du malade trouvant ainsi son intérêt chez les patients aptes à
et non pariétales, ceci est dû à la progression des faisceaux ultrasonores qui est bloquée par
l’air.
82
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
1. Age :
Dans notre série, la moyenne d’âge était de 49 ans avec des extrêmes allant de 3 à 87
ans.
En effet, les études réalisées par [Link], [Link], [Link], [Link] et [Link]
ont rapporté respectivement une moyenne d’âge de 46.5, 51.3, 52.2, 53.7 et 45.2
[2,3,4,21,87] ; ceci rejoint les données de notre série qui a rapporté une moyenne d’âge de 49
ans.
Tandis qu’une étude française réalisée par [Link] en 2007 a rapporté une moyenne
d’âge plus élevée, ceci peut être dû au vieillissement de la population française [6].
Nous apportons dans ce tableau comparatif la moyenne d’âge des patients de notre série
Tableau XXIX : Tableau comparatif des différentes séries selon la moyenne d’âge.
[Link] 50 France 60
2. Sexe :
Dans notre série, on note une prédominance masculine avec un sex-ratio de 3, ceci
83
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Nous apportons dans ce tableau comparatif le sex-ratio de notre série et des séries de la
littérature.
La prédominance masculine dans toutes les séries peut être expliquée par la
prédominance masculine dans les principales étiologies causant des lésions cavitaires
[29,33,34,41,48,51,52,77,78,82]
On peut aussi expliquer la prédominance masculine dans notre série par les habitudes
tabagiques dans notre pays : consommation excessive du tabac et l’âge précoce de début du
Les séries de [Link], [Link] et [Link] ont rapporté que les antécédents
médicaux étaient dominés par la tuberculose pulmonaire dans respectivement 28%,26% et 25%
des cas, ceci concorde avec les résultats de notre série où les antécédents médicaux sont
dominés par la tuberculose pulmonaire dans 32.1% des cas. [2, 3,4]
On note que dans notre série, les habitudes toxiques étaient dominés par le tabagisme
actif dans 46.4% des cas et le tabagisme passif dans 42.8% des cas.
84
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Un interrogatoire précis est très important pour l’approche diagnostique devant les
aspergillose pulmonaire.
La présence d’antécédent de kyste hydatique ou d’une notion d’un contact quotidien avec
aspergillose pulmonaire.
4. Symptomatologie clinique :
dans 88% des cas et l’altération de l’état général dans 71.4 % des cas. Ceci rejoint les données de
Tableau XXX : Tableau comparatif des différentes séries selon la symptomatologie clinique.
Syndrome Douleur
Série AEG Fièvre hémoptysie Vomique
bronchique thoracique
[Link]
91.3% 74.8% - 51.3% 53% -
(Casablanca)
[Link]
91% 78.46% - 55% 54.46% -
(Casablanca)
85
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
1. Nombre:
que les lésions cavitaires étaient uniques dans 66%, 73.9%, 74.7% et 68% ; ceci rejoint les
données de notre série qui ont rapporté que les lésions cavitaires sont uniques dans 65% des
cas. [2,4,6,24]
Tableau XXXI : Tableau comparatif des différentes séries selon le nombre des lésions cavitaires.
Le nombre des lésions cavitaires pulmonaires chez un patient n’est pas un critère définitif
pour l’approche diagnostique mais la multiplicité oriente à priori vers la bénignité alors que
l’unicité est suspecte de malignité[6] ; cependant cet argument n’est pas toujours valable comme
le démontre la série de [Link] réalisée en 2016 et qui a rapporté que 68% des lésions cavitaires
86
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
2. Epaisseur de la paroi :
La paroi n’est bien visible que si elle est entourée de parenchyme pulmonaire bien aéré,
une paroi de plus de 4mm est généralement considérée comme épaisse, la paroi peut être
difficile à mesurer quand elle est entourée d’une condensation ou d’une masse, elle est alors
Cette épaisseur très variable constitue un argument qui oriente vers la bénignité ou la
Dans l’étude de Woodring, les lésions dont la paroi mesurait moins de 1 mm d’épaisseur
L’étude française de [Link] réalisée en 2007 qui a étudié 50 cas de lésions cavitaires
pulmonaires a rapporté que la moyenne d’épaisseur pariétale des lésions cavitaires pulmonaires
bénignes était de 4.96 mm alors que cette moyenne s’élevait à 10.54 mm pour les lésions
Dans une étude plus récente réalisée par [Link], qui a étudié en 2016 les lésions
cavitaires pulmonaires chez 96 patients, la moyenne d’épaisseur pariétale des lésions cavitaires
pulmonaires bénignes était de 7.8 mm alors que cette moyenne s’élevait à 15 mm pour les
On note que dans notre série que la moyenne d’épaisseur pariétale est de 4.16 mm
tandis que la moyenne d’épaisseur pariétale de la série de N. chernie était de 9.4 mm [6], On
peut expliquer cette différence par l’incidence élevée de la pathologie pulmonaire maligne en
3. Contours de la paroi :
parenchyme pulmonaire adjacent est aussi un bon indicateur pour l’approche diagnostique bien
87
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Des contours nets, lisses et réguliers suggèrent la bénignité tandis que des contours
L’étude rétrospective de Honda a rapporté que la paroi interne était irrégulière dans
seulement 26% des lésions cavitaires pulmonaires d’origine bégnine alors qu’elle était irrégulière
On note que dans notre série, les contours internes étaient irréguliers dans 36% des
lésions cavitaires pulmonaires alors que les contours externes étaient irréguliers dans 48% des
cas.
Le contenu de la lésion cavitaire est très important pour l’approche diagnostique, il peut
Aérique pur, cette situation peut être associée à des lésions malignes à type
accompagné d’un niveau hydro-aérique qui est fréquemment observé dans les abcès
pulmonaires.
Le contenu peut être partiellement solide (séquestre ,pus ,caillot, matériel parasitaire
,tumeur) et son opacité est cernée par de l’air, l’image est différente selon que l’opacité
o Une opacité arrondie, mobile et déclive dans une cavité réalise une image en grelot
qui oriente à priori vers l’aspergillose pulmonaire. Cet aspect peut aussi être vu
88
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
o Une clarté arciforme qui moule une partie de l’opacité intra cavitaire donne une
hydatique rompu; si l’opacité est en partie fixée sur l’air des parois, le croissant
gazeux peut prendre n’importe quelle forme, dans ce cas le diagnostic est orienté
o Le contenu peut être cavitaire triple ( aérique, liquide et solide) ou mixte, l’image
d’une opacité arrondie ou ondulée, silhouettée par l’air dans sa partie immergée est
5. Taille :
La taille n’est pas un critère distinctif pour l’approche diagnostique, mais elle peut être
La taille peut être un indicateur de probabilité de malignité, il est à noter que les cancers
non à petites cellules sont souvent plus volumineux lorsque ils sont excavés [6].
On note que dans notre série, la moyenne de taille des lésions cavitaires pulmonaires
Ce tableau comparatif indique la moyenne de taille des lésions cavitaires de notre série et
Tableau XXXII : Tableau comparatif des différentes séries selon la moyenne de la taille des
lésions cavitaires.
89
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
6. Localisation :
La localisation des lésions cavitaires pulmonaires est un outil important pour l’approche
diagnostique et elle peut limiter le diagnostic différentiel comme par exemple la prédominance
On note que dans notre série les lésions cavitaires pulmonaires étaient unilatérales dans
60% des cas et leur localisation dans le LSD était prédominante dans 26.3% des cas.
7. Signes associés :
Il est important de définir si les lésions cavitaires pulmonaires sont l’anomalie principale
ou s’ils s’intègrent dans une maladie diffuse du poumon où d’autres signes prédominent.
Les anomalies thoraciques associées peuvent être utiles pour l’approche diagnostique,
réalisant l’aspect en arbre de bourgeon peut souvent être le signe d’une myobactériose.
masquer la paroi de la lésion cavitaire dans le cadre d’un abcès. (figure 62)
Une lésion cavitaire pulmonaire avec un aspect en verre dépoli associé chez un patient
90
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Une lésion cavitaire pulmonaire avec un aspect en verre dépoli associé chez un patient
Un aspect en verre dépoli diffus associé à une lésion cavitaire pulmonaire oriente vers
TDM thoracique en coupe axiale montrant une lésion nodulaire excavée avec un aspect en verre
dépoli autour (flèche jaune).
91
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
A B
Radio thoracique de face (A) et profil (B) montrant une opacité pulmonaire excavée apicale
(flèche rouge) gauche siège d’un niveau hydro-aérique et une coupe tomodensitométrique axiale
(C) en fenêtres parenchymateuses montrant une lésion cavitaire gauche siège d’un niveau hydo-
aérique avec des contours flous et noyés dans le foyer de condensation de voisinage (flèche
jaune).
V. Diagnostic étiologique :
Dans notre série, le diagnostic étiologique des lésions cavitaires pulmonaires était
dominé par la tuberculose pulmonaire dans 27.3% des cas, le carcinome bronchique dans 20.1%
des cas, les abcès pulmonaires dans 17.8% des cas et le kyste hydatique pulmonaire dans
92
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
lésions cavitaires pulmonaires de notre série et des séries de la littérature et souligne la diversité
Tableau XXXIII : Tableau comparatif des différentes séries selon le diagnostic étiologique des
Dans la majorité des séries, le diagnostic étiologique des lésions cavitaires pulmonaires
Le diagnostic étiologique des lésions cavitaires diffère d’une région à l’autre et d’un pays
à l’autre, ceci est dû au profil épidémiologique propre à chaque région et chaque pays.
1. Pathologies infectieuses :
Les lésions tuberculeuses pulmonaires ont tendance à évoluer vers la nécrose caséeuse,
Les lésions cavitaires sont un signe d’activité de la tuberculose pulmonaire, elles résultent
93
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Les lésions cavitaires tuberculeuses sont rares dans la tuberculose primaire, elles
s’observent dans 0 à 30% des cas selon les séries et se développent au sein d’opacités
est chronique et fibrosante, la cavitation est beaucoup plus fréquente dans la tuberculose post-
primaire où la nécrose casséuse survient d’une manière plus rapide, compte tenu de
l’hypersensibilité préexistante qui favorise aussi la liquéfaction [29], elle est observé dans 45%
Les lésions cavitaires pulmonaires d’origine tuberculeuse sont souvent multiples mais
parfois uniques [1], de taille variable : soit petites ou volumineuses pouvant occuper la totalité
du lobe détruit [7], leurs parois peut être épaisses et irrégulières, elles deviennent
Les lésions cavitaires d’origine tuberculeuse sont essentiellement localisées dans les
segments apicaux et postérieurs des lobes supérieurs. Cette distribution est attribuée à la forte
concentration d’oxygène dans les régions supérieures du poumon, incriminée en tant que
efficace de ces segments comparativement aux autres régions du poumon. Il est inhabituel de
trouver une atteinte isolée des autres segments sans la présence de lésion de distribution
typique [31].
aérique pur mais un niveau hydro-aérique peut être observé du fait d’une liquéfaction du
Les lésions cavitaires pulmonaires d’origine tuberculeuse peuvent être isolées mais elles
94
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Une lésion cavitaire particulière qui peut être retrouvée lors de la tuberculose est celle
qu’on peut observer au sein d’un tuberculome ; le tuberculome est une lésion fibrocaséeuse
unique, plus ou moins encapsulée et de structure stratifiée, l’image est ronde avec des limites
caractéristique [7].
Les aspects trompeurs telle qu’une localisation basale ou l’existence d’un niveau hydro-
aérique par liquéfaction du caséum ,hémorragie et surinfection peuvent faire évoquer un abcès
à pyogène, un kyste hydatique ,une tumeur nécrosée voir une infection fongique ; dans ce cas la
TDM joue un rôle fondamental dans l’orientation diagnostique en montrant des associations
lésionnelles très évocatrices de la tuberculose tel qu’une lésion cavitaire apicale au sein d’une
40 cas a trouvé que les lésions cavitaires pulmonaires étaient présentes dans 39.28% des cas,
ces lésions cavitaires étaient multiples dans 54.4% et leurs parois étaient épaisses dans 90% des
cas [77], ce qui rejoint les données de notre série (les lésions cavitaire d’origine tuberculeuse
étaient multiples dans 61%des cas et leur parois dépassaient 4 mm dans 82.6% des cas).
On note que dans notre série, le contenu des lésions cavitaires pulmonaires était aérique
pur dans 73% et un niveau hydro-aérique était observé dans 21,7%, les contours externes étaient
réguliers dans 60% des cas alors que les contours internes étaient réguliers dans 63% des cas.
95
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
préférentiellement au niveau des lobes supérieurs dans 70% des cas et les signes associés
étaient dominés par les micronodules centrolobulaires réalisant un aspect d’arbre en bourgeon
Les données de notre série rejoignent les données décrites par la littérature.
Figure 63 : Caverne tuberculeuse chez un patient âgé de 41 ans, VIH positif, qui se présente
pour une dyspnée d’aggravation progressive évoluant dans un contexte de fièvre et d’altération
de l’état général.
Radiographie thoracique de face montrant des opacités alvéolaires droites, de faible densité à
contours flous, confluentes par endroits, siège de clartés et d’une opacité excavée pulmonaire
droite bien limitée à paroi fine hétérogène avec niveau hydro aérique.
96
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Figure 64 :Réactivation d'une tuberculose pulmonaire chez un patient de 22 ans qui s’est
manifestée cliniquement par une toux rebelle au traitement antibiotique évoluant dans un
contexte d’amaigrissement.
TDM thoracique avec reconstruction multiplanaire montrant des images cavitaires apicales
droites et gauches (flèches jaunes) à contenu aérique pur avec des contours internes et externes
réguliers associées à des micronodules alvéolaires bronchés (flèches rouges).
1.2. Abcès pulmonaires :
L’abcès du poumon est un foyer de suppuration localisé qui se collecte dans une cavité
Les lésions cavitaires sont secondaires à une nécrose du parenchyme pulmonaire, cette
apparait[1].
97
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
particulièrement fréquentes avec les staphylocoques, les germes aérobies à gram négatif
Le Staphylocoque doré est souvent responsable d’une atteinte plurilobaire faite d’abcès
multiples, ceux-ci sont associés dans la moitié des cas à un épanchement pleural ; le
staphylocoque peut être responsable chez le petit enfant d’un tableau particulier appelé
Kliebsiella pneumonia survient surtout chez l’éthylique et peut être responsable d’une
nécrose précoce et extensive se développant dans une pneumonie systématisée lobaire à limites
Il existe 2 types d’abcès particuliers qu’il ne faut pas négliger : la gangrène pulmonaire
et l’embolie septique.
La gangrène pulmonaire est rare, son diagnostic est surtout radiologique, des petites
qui se détache progressivement des parois de l’excavation, l’air dessine alors une image
apparait lors de l’apyrexie ,il s’agit dans 50% des cas d’infections a Kliebsella pneumonia,
98
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
infectieux peut en être le point de départ, mais le plus souvent les embolies septiques
sont causées par une endocardite droite ,une thrombophlébite septique ou l’infection
d’un cathéter veineux ; les images radiographiques sont des nodules alvéolaires
prédominent en base et en périphérie, ces foyers peuvent être excavés avec présence
pleural [7],l’aspect à la TDM est très évocateur alors que la radiographie thoracique est
mécanisme hématogène par septicémie [1]; la série de [Link] étudiant 111 abcès
pulmonaires à Madagascar a rapporté que les abcès pulmonaires étaient uniques dans
80% [33], ce qui rejoint les données de notre série (les abcès pulmonaires étaient uniques
La série de [Link] étudiant 60 cas d’abcès pulmonaire à Mali a rapporté un niveau hydro-
aérique dans 93.3% des cas [34], ce qui rejoint les données de notre série (86.6% des cas
niveau du LID dans 46.7% des cas, ce qui est proche des données de notre série qui a
rapporté que les abcès pulmonaires siégeaient préférentiellement au niveau du LID dans
36.3% des cas ; cette localisation s’explique par la position anatomique verticale de la
bronche souche droite qui est plus réceptive des particules septiques inhalées exposant
99
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Casablanca a rapporté que 24% des cas présentaient une pleurésie associée [35], ce qui
rejoint les données de notre série qui rapporte que 26.6% des cas d’abcès pulmonaires
la limite externe souvent non visible car elle est noyée au sein d’un foyer de
du cancer excavé [1] ; dans notre série la limite interne des abcès pulmonaires était
régulière dans 75.4% des cas et la limite externe était floue dans 60% des cas, ce qui
L’épaisseur de la paroi n’est le plus souvent pas mesurable, sur les portions de l’abcès où
100
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
C
B
D E
101
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Au Maroc, comme dans d’autres pays d’élevage surtout ceux du bassin méditerranéen,
localisation hépatique[36].
phénomènes compressifs.
La TDM permet une étude précise du kyste, confirme la nature liquidienne et permet
d’éliminer d’autres étiologies. Elle permet de détecter des kystes de petites tailles, de déterminer
leurs stades évolutifs, et surtout de faire un bilan complet d’autres localisations thoraciques
Le kyste hydatique non compliqué se traduit par une opacité de tonalité hydrique,
Les lésions cavitaires sont liées à la fissuration ou la rupture du kyste dans une bronche,
traduit en imagerie par un fin croissant gazeux à la partie supérieure du kyste, plus facile
102
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
deux épanchements sont séparés par la membrane proligère flétrie et décollée [1].
La rupture plus franche de la paroi kystique sur toute son épaisseur permet à l’air de
surface du liquide ce qui donne l’aspect en nénuphar [1], lorsque la membrane est
grelot [7].
Tout kyste hydatique rompu peut s’infecter et entrainer un abcès pulmonaire dont la
Les kystes hydatiques du poumon sont multiples dans environ 30% des cas et localisés
La série de [Link] étudiant 100 cas de kystes hydatiques pulmonaires à Fès et la série de
respectivement que les kystes hydatiques siégeaient préférentiellement au niveau des lobes
inférieurs dans 70.8% et 58.6% des cas [78,79], ce qui rejoint les données de notre série qui
rapporte que les kystes hydatiques pulmonaires siégeaient préférentiellement au niveau des
poumon ont rapporté respectivement que les kystes hydatiques étaient uniques dans 76% et
82.2%des cas[80-81], ce qui rejoint les données de notre série qui rapporte que les kystes
103
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
pulmonaires rompus était de 5.2 cm[71], ce qui rejoint les données de notre série qui rapporte
que la moyenne de taille des lésions cavitaires d’origine hydatique était de 5.6 cm.
On note que dans notre série, le contenu des lésions cavitaires d’origine hydatique était
mixte dans 78% des cas, la moyenne d’épaisseur pariétale était de 2.9 mm et les contours
Les signes associés étaient dominés par la pleurésie dans 54.1% des cas.
A B
C D
Figure 66 : Kyste hydatique pulmonaire chez un patient âgé de 19 ans sans antécédents
pathologiques particuliers.
104
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Les infections mycosiques ont une place croissante en pathologie infectieuse depuis
immunodéprimés [7].
La mycose la plus fréquente est l’aspergillose, elle est responsable de lésions cavitaires
pulmonaires par deux mécanismes, le premier mécanisme par prolifération mycosique dans
deuxième par invasion parenchymateuse avec nécrose et cavitation secondaire à une thrombose
semi-invasive [1].
préexistante par l’aspergillose qui est le plus souvent de type Fugimatus. La cavité
topographique aux lobes supérieurs, cette lésion cavitaire peut être également en
rapport avec une sarcoïdose [37] ou une dilatation des bronches, plus rarement une bulle
L’image caractéristique est une lésion cavitaire contenant une masse arrondie ou ovalaire
bien limitée, dense et homogène, déclive et mobile pouvant contenir des calcifications, la plèvre
Lorsque la masse mycélienne est volumineuse, l’air intra-cavitaire se traduit par un fin
croissant gazeux supérieur, lorsque la masse est petite elle réalise une image en grelot [1].
Le diagnostic en imagerie se fait sur la modification de l’aspect d’une cavité connue avec
l’image de grelot intra-cavitaire, la mobilité de la truffe aspergillaire est mise en évidence par
105
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Une série de 24 cas d’aspergillomes réalisée par [Link] a rapporté que les lésions
cavitaires étaient uniques dans 87.5% des cas, une atteinte des lobes supérieurs dans 79% des
cas et l’apparition d’une image en grelot dans 66.6% des cas [41].
La grande majorité des API est vue chez des malades sévèrement immunodéprimés et
L’API se manifeste au début au stade d’aplasie fébrile par une ou plusieurs opacités
Le signe de halo est un signe précoce caractérisé par un nodule aspergillaire au centre
d’une zone en verre dépoli correspondant à une extravasation d’exsudat hémorragique péri-
lésionnel [40], ce signe est évocateur du diagnostic avec une spécificité de 84% chez les patients
neutropéniques [42].
L’excavation ne survient que dans 50% des cas, elle est retardée en moyenne de 15 jours
après les premiers signes radiographiques et serait liée à la correction de la leucopénie [7].
Le contenu de la lésion cavitaire est aérique pur ou partiellement solide avec une image
Dans la série de Green étudiant 235 cas d’API, 94% des cas avaient un ou plusieurs
nodules de grande taille, 61% des cas avaient un halo en verre dépoli perinodulaire et 30% un
Aspergillose semi-invasive :
106
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Les lésions cavitaires ont généralement une paroi épaisse, situées de façon prédominante
dans les lobes supérieurs, le contenu est identique à celui de l’aspergillome et la lésion cavitaire
plus de 10 mm.[22]
60% des cas [82], ce qui rejoint les données de notre série qui a rapporté que les aspergilloses
pulmonaires ont siégeaient électivement au niveau des lobes supérieurs dans 74.9% des cas
La série de [Link] étudiant 89 cas d’aspergilloses pulmonaires a rapporté que 30% des
cas présentaient une pleurésie associée [83], ce qui est proche de notre série qui a rapporté que
On note que dans notre série le nombre de lésions cavitaires était unique dans 77.7% des
cas. Elles siégeaient au niveau des lobes supérieurs dans 74.9% des cas. La moyenne de
l’épaisseur pariétale était de 4.84 mm et les contours étaient réguliers dans 77.7% des cas.
Le contenu de la lésion cavitaire était partiellement solide dans 22.3% des cas,
l’apparition de l’image en grelot a été observée dans 77.7% des cas et les signes associés
étaient dominés par les foyers de condensation et l’aspect en verre dépoli dans 55.5% des cas.
107
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
A B
Figure 67 : Greffe aspergillairesur un carcinome bronchique apical droit chez un patient âgé de
TDM thoracique en fenêtres médiastinales et en coupes axiales (A,B) et coronales (C) montrant
un processus tumoral (flèche jaune) du LSD siège d’une cavité au sein de laquelle un bourgeon
tissulaire réalise l’aspect en grelot (flèche rouge).
La fréquence des infections à mycobactéries non tuberculeuses est croissante, elle est
Les mycobactéries les plus fréquentes en pathologie pulmonaire sont [Link], [Link]
intracellulare et [Link][7].
Classiquement les lésions cavitaires sont très voisines de celles de tuberculose. La série
de Christensen rapporte une cavitation des lobes supérieurs dans 87% des infections à [Link]
intracellulare et dans 96% de celles à [Link] ; ces lésions cavitaires sont le plus souvent
108
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Par contre la série d’Albeda fait des constatations différentes : la moitié des patients
seulement ont des images radiographiques très proches de la tuberculose, toutefois les cavités
sont plus petites et à parois fines dans les mycobactéries non tuberculeuses ; dans l’autre
moitié des cas il n’y a pas de prédominance topographique aux lobes supérieurs et parfois des
2. Pathologies malignes :
Les tumeurs malignes primitives s’excavent environ une fois sur six, cette excavation
concerne surtout le cancer épidermoïde dans 80% des cas, elle est rare dans les
[7,47].
La nécrose tumorale est le mécanisme le plus fréquent, observée dans 77% des tumeurs
excavées. [47]
La lésion cavitaire formée est de taille variable, à paroi épaisse, à limites internes
l’abcès qui présente des limites internes régulières ou légère mentir régulières et des limites
Dans de très rares cas, la paroi tumorale est fine simulant une bulle, il peut s’agir alors
d’un cancer greffé dans une cavité préexistante ou d’une nécrose tumorale extensive pseudo-
kystique. [1]
109
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Le contenu de la lésion cavitaire d’origine tumorale primitive est variable, il peut être
aérique pur par nécrose totale de la masse tumorale ou hydro-aérique en cas de surinfection ou
sous forme d’une image en grelot par détachement d’un fragment tumoral nécrosé [22].
La lésion cavitaire d’origine tumorale primitive est dans la plupart des temps unique,
mais elle peut se présenter sous forme de nodules cavitaires multiples [7].
Ainsi les arguments en faveur d’une néoplasie cavitaire primitive sont : une lésion
cavitaire unique à paroi épaisse et irrégulière ou spiculée, qui progresse et qui est souvent
La série de [Link] étudiant 151 cas de cancer bronchique primitif a rapporté que
ces cancers siégeaient préférentiellement au niveau du LSD dans 33% des cas [48], ce qui rejoint
les données de notre série qui rapporte que les lésions cavitaires d’origine tumorale primitives
siégeaient préférentiellement au niveau du LSD dans 37.5% des cas ; cette localisation
prédominante pourrait être due à une meilleure aération des lobes supérieurs et donc une plus
La série de Park.Y qui a comparé les lésions cavitaires d’origine tumorale primitive et les
lésions cavitaires d’aspergillome a rapporté que la moyenne d’épaisseur pariétale des lésions
cavitaires d’origine tumorale primitive était de 5.8 mm [49], par contre dans notre série la
les contours internes et externes des lésions cavitaires pulmonaires d’origine tumorale primitive
étaient irréguliers dans 100% des cas [50], ce qui est proche de notre série qui rapporte que les
contours externes et internes étaient irréguliers respectivement dans 93.3% des cas et 87.5% des
cas.
On note dans notre série que les lésions cavitaires d’origine tumorale primitive étaient
uniques dans 100% des cas, le contenu de la lésion cavitaire était partiellement solide dans
110
A
B
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
54.5% des cas, mixte dans 27.2% des cas et aérique pur dans 18.3% des cas et les signes
A B
explique la grande fréquence des métastases pulmonaires de plusieurs cancers, celles-ci ont une
le rôle de filtre vasculaire joué par le parenchyme pulmonaire est la principale explication des
111
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
[Link] étudiant 130 cas de métastases pulmonaires ont rapporté respectivement que les
cancers primitifs à l’origine de différentes métastases pulmonaires sont dominés par le cancer
du sein dans 27.6% et 25.3% des cas [51,52] : dans notre série on avait 1 cas de cancer de sein à
Les métastases pulmonaires s’excavent plus rarement que les cancers primitifs, toutes les
tumeurs peuvent être en cause mais plus particulièrement les carcinomes épidermoïdes, en
[53].
Les lésions cavitaires d’origine tumorale secondaire sont d’ordre de fréquence de 4% des
métastases pulmonaires [53], la cavitation des métastases pulmonaires peut être favorisée par la
chimiothérapie [1,22].
Les métastases excavées ont généralement une paroi épaisse mais une paroi fine et régulière
peut être observée [7], c’est le cas des métastases de sarcome osseux qui ont parfois un aspect
pseudo-kystique [22].
peuvent être responsables d’un pneumothorax par rupture d’une lésion cavitaire en sous
pleurale [7] A
112
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
B C
Radiographie thoracique de face (figure A) montrant une opacité hilaire para cardiaque droite
hétérogène excavée associée à des multiples nodules excavés.
2.3. Lymphome :
Les lésions cavitaires sont rares lors des lymphomes, des cas de lésions cavitaires ont
été rapportés dans les lymphomes hodgkiniens et surtout non hodgkiniens primitifs ou
secondaires, elles sont souvent multiples avec des parois épaisses et une localisation
113
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
3. Pathologie malformative :
Elle se définit comme une masse kystique du tissu pulmonaire non fonctionnel, sans
On distingue les séquestrations extra-lobaires qui ont leur propre enveloppe pleurale et
Les lésions kystiques ou cavitaires se voient souvent dans les séquestrations intra-
lobaires et leur mécanisme n’est pas parfaitement élucidé, l’air pourrait provenir des alvéoles
L’aspect radiographique des séquestrations est soit une masse solide et homogène à
contours lobulés, soit une opacité alvéolaire mal systématisée ou postéro-basale unilatérale, soit
Leur taille et leur forme est variable et ils peuvent être purement aériques, purement
la localisation au niveau du lobe moyen est très rare, de même pour le lobe supérieur [54].
l’anomalie, elle permet la visualisation et la caractérisation des vaisseaux systémiques ainsi que
114
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
A B
Radio thoracique de face montre une opacité pulmonaire excavée d’aspect mixte du lobe
inferieur droit, TDM thoracique montre une masse hétérogène du LIG siège de petites
excavations, l’angiographie montre une artère anormale naissant de l’aorte thoracique
descendante.
bourgeon ventral anormal du tube digestif primitif, sa localisation préférentielle est le médiastin
hydrique homogène, arrondie ou ovalaire, bien limitée, à contours nets et réguliers, il peut
exister entre le kyste et l’arbre bronchique une communication soit congénitale soit le plus
souvent acquise lors d’une surinfection, dans ce cas l’aspect radiologique se modifie et peut
115
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Les kystes bronchogéniques pulmonaires sont en général uniques mais ils peuvent aussi
l’arbre bronchique infecté ou non, cette infection survient dans 75% des cas et elle est
responsable de kystes à contenu aérique pur ou hydro-aérique dont les contours sont parfois
Les parois des kystes bronchogéniques sont fines et les contours sont réguliers [30].
Radio thoracique de face dévoile une opacité excavée du lobe supérieure droit siège d’un niveau
hydro-aérique ,TDM thoracique montre une lésion cavitaire du LSD à paroi fine avec des
contours internes et externes réguliers siège d’un niveau hydro-aérique.
3.3. La malformation adénomatoide kystique :
116
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
La radiographie standard peut montrer en période post-natale une opacité plus ou moins
kystiques de taille variable en fonction du type histologique, elle peut être responsable d’un
poumon clair si les parois sont fines, imperceptibles en radiologie standard. [54]
Il peut s’agir le plus fréquemment de kystes de taille variable ou bien d’une masse en nid
Ces lésions kystiques peuvent avoir un contenu aérique pur, hydro-aérique et rarement
liquidien. [1]
Le diagnostic différentiel avec une séquestration pulmonaire est parfois difficile et réside
La TDM met en évidence des structures kystiques bien limitées à paroi fines et précise
bien la topographie de la malformation, elle permet aussi de la classer en trois types selon le
diagnostic [58].
117
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Radiographie thoraciquede face et TDM thoracique montrant des lésions kystiques de tout
l’hémichamps pulmonaire gauche.
4. Pathologie traumatique :
En fait, la TDM permet souvent d’identifier une lésion cavitaire qui est méconnue sur la
L’hématome pulmonaire : une lésion cavitaire pleine de sang, son image radiographique
est une opacité arrondie ou ovalaire d’évolution lente ; l’air y apparait de façon retardée
du fait de leur compliance thoracique élevée qui permet une bonne transmission de
118
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
bronches distales lésées se remplissent d’air ou de sang formant alors une lésion cavitaire. [59]
Cette lésion tend à s’agrandir du fait des forces de rétraction élastique du parenchyme
pulmonaire environnant jusqu’à un point d’équilibre entre les tissus lésés et le reste du poumon.
[59]
L’aspect radiographique du pneumatocèle est une lésion cavitaire arrondie à paroi fine
[60], un niveau hydro-aérique est parfois visible en rapport avec un saignement endocavitaire.
[59]
Figure73: Déchirure pulmonaire chez un patient de 45 ans ayant subi un traumatisme thoracique
[1]
119
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
5. Pathologie immunologique :
maladie systémique qui atteint particulièrement les poumons, la sphère ORL et les reins [62].
L’atteinte pulmonaire est la plus fréquente et elle est présente dans 70 à 90% des cas
[62].
L’aspect radiologique est évocateur : les nodules sont fréquents, excavés dans 36 à 44%
des cas [63], ils sont multiples et situés en périphérie du parenchymepulmonaire, à contours
irréguliers voire spiculés et parfois entourés d’une plage en verre dépoli liée à une hémorragie
alvéolaire [63].
Sous traitement, les lésions cavitaires ont une paroi de plus en plus fine puis
Dans notre série on avait un seul cas de maladie de Wegener, la lésion cavitaire était
multiple et bilatérale, l’épaisseur pariétale était de 3 mm, les contours étaient irréguliers et le
120
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
L’atteinte pulmonaire est plus fréquente chez l’homme, les nodules sont présents dans
topographie des lésions pulmonaires et leur forte prévalence (30 à 50% des PR), longtemps
Les lésions cavitaires peuvent être uniques mais elles sont généralement multiples et
Les lésions cavitaires siègent préférentiellement dans les territoires sous pleuraux des
lobes supérieurs, la paroi cavitaire est un peu épaisse mais à limite interne régulière [66].
sarcoïdose [1].
siégeaient au niveau du lobe supérieur et le lobe moyen, leurs parois étaient fines et ne
dépassaient pas 2.5 mm, le contenu de la lésion cavitaire était soit aérique pur soit
5.3. La sarcoïdose :
jeune [1].
Les localisations médiastino-pulmonaires sont les plus fréquentes, observées dans plus
Au cours de la sarcoïdose, les lésions cavitaires sont le plus souvent en rapport avec une
infection à pyogènes, avec un emphysème para-cicatriciel ou des bronchectasies par traction [1].
121
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Les lésions cavitaires sarcoidosiques vraies, c’est-à-dire celles dont la paroi est formée
de granulomes tuberculoïdes, sont très rares et observées dans 2 à 5% des cas [67] ; elles
seraient en rapport avec une nécrose ischémique au sein d’un conglomérat de granulomes. [1]
Les lésions cavitaires peuvent être uniques ou multiples, à paroi épaisse ou fine et
Lors du suivi évolutif, la survenue d’un épaississement focal de la cavité doit faire
cas de sarcoïdoses cavitaires a rapporté que les lésions cavitaires étaient multiples chez 91.3%
des patient, la paroi était fine dans 69.9% des cas, l’évolution de la taille des cavités était
imprévisible et une résolution complète n’était vue que dans 26% des cas [69].
122
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Les lésions cavitaires sont très rarement observées lors du lupus : La série de Webb a
rapporté 5 cas de lésions cavitaires sur les 798 patients atteints de lupus érythémateux
disséminé [74], cette pathologie comporte une vascularite nécrosante qui pourrait être
Les nodules excavés sont multiples, mal limités, de taille différente, à paroi épaisse et ils
En fait, dans la plupart des observations rapportées par la littérature, il est difficile
d’éliminer l’origine infectieuse des lésions cavitaires qui est bien plus fréquente que la nécrose
C’est une affection rare, elle est avant tout une affection du sujet jeune avec un pic de
kystes [71].
d’histiocytose X pulmonaire et elle est retrouvée dans environ deux tiers des cas [1].
123
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Les anomalies siègent aussi bien dans les zone pulmonaires périphériques que centrales,
elles sont focales laissant entre elles des zones de parenchyme sain et prédominent le plus
souvent dans les parties supérieures et moyennes des champs pulmonaires épargnant les culs-
Les nodules ont une distribution centrolobulaire et les kystes pulmonaires qui
prédominent dans les formes évoluées de la maladie, sont de taille variable mais habituellement
d’activité génitale. Elle correspond à une prolifération des cellules musculaires lisses conduisant
à des formations kystiques rondes régulières de petite taille (2 mm-2 cm) dans un parenchyme
sain [72].
obstructives.
Il s’agit de kystes aériques, sphériques, à paroi fine et bien définie. La taille des kystes
est très variable et ils sont souvent petits. La répartition des kystes est diffuse sans
prédominance topographique.
Dans quelques cas, on peut observer des septas épaissis, des réticulations, des petits nodules et
L’aspect en verre dépoli observés dans environ 10% des cas peuvent correspondre à une
124
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
l’épaisseur pariétale des lésions cavitaires ou kystiques mesurait à peu près 2 mm dans 77,7%
bilatérales. Le contenu des lésions cavitaires était aérique pur et les contours étaient réguliers.
6.3. Silicose :
L’excavation n’apparait qu’à un stade évolué de la maladie dans les masses de fibrose.
Ces masses de fibrose sont des opacités non systématisées, souvent de grande taille, à
hiles et sont souvent entourées de bulles d’emphysème. Elles peuvent s’excaver, le plus souvent
Il existe alors une lésion cavitaire centrale à paroi épaisse pouvant contenir un niveau
poumon [22] ; cette topographie est expliquée par le niveau du flux lymphatique qui est très
125
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
A B B
C C
Figure 75: Silicose chez un patient âgé de 62 ans jamais traité pour tuberculose se présentant
pour une dyspnée et une toux chronique évoluant depuis 12 jours dans un contexte fébrile et
AEG.
126
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Certaines images sont faciles à différencier d’une lésion cavitaire pulmonaire lorsqu’on
1. Fausses cavités :
Figure 76: Pneumopathie bilatérale avec multiples foyers de condensation délimitant entre eux
des zones saines pouvant simuler des excavations sur la radiographie thoracique.
Certaines nécroses riches en lipides peuvent donner l’illusion d’une cavitation, cela
lipidiques d’inhalation.
127
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
2. Pseudo-cavités :
2.1. Bronchectasiekystique :
Les bronchectasies kystiques viennent au premier plan, elles sont trompeuses lorsqu’elles
sont diffuses et on cherche alors à prouver leur connexion avec l’arbre bronchique.
L’étude des coupes adjacentes montre bien l’anatomie bronchique de ces lésions.
en cas de surinfection.
impactions mucoides.
128
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
2.2. Emphysème :
pulmonaires en aval des bronches terminales associé à une destruction des parois alvéolaires.
Il ne s’agit donc pas d’une lésion cavitaire parce qu’il n’existe pas de paroi.
On distingue :
La forme centrolobulaire : elle est fréquente chez les fumeurs et attient les bronchioles
La forme panlobulaire : elle correspond à une dilatation des espaces aériens de l’acinus
et du lobule dans son ensemble, elle prédomine aux bases pulmonaires et il y’a une
129
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
La forme paraseptale : Elle atteint les cloisons alvéolaires situées au contact des septas
A B
A : Emphysème centrolobulaire,
B : Emphysème panlobulaire,
C : Emphysème paraseptale.
3. Lésions extra-pulmonaires
La distinction n’est pas toujours facile s’il s’agit d’une lésion cavitaire pleurale infectée
(empyème).
raccorde en pente douce, à angles obtus. L’abcès est sphérique alors que l’empyème est
130
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Le caractère sphérique de l’abcès se traduit par un niveau liquide de même taille sur deux
incidences orthogonales alors que le caractère lenticulaire de l’empyème se traduit par une
grande différence de largeur du niveau mesurée sur deux incidences orthogonales, mais ces
La TDM fournit alors des informations complémentaires tout en précisant les caractères
précédents :
L’empyème comprime le poumon, les bronches et les vaisseaux qu’il refoulent étire alors
que l’abcès remplace le poumon, les bronches et les vaisseaux ne sont pas refoulés mais
L’empyème a une limite nette avec le poumon voisin plus ou moins tassé alors que
l’abcès n’a pas de limites nettes avec le poumon voisin, car il est généralement entouré
Figure 80 : Cavité pleurale à différencier d’une excavation intra parenchymateuse. Dans ce cas :
Pyo- pneumothorax à staphylocoque sous forme d’une cavité hydro-aérique à angle de
raccordement obtus avec la plèvre (flèche)[1].
131
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Elle réalise une opacité rétrocardiaque, dont la limite interne n’est pas visible sous le
de l’iceberg, sur la TDM le diagnostic est aisé en mettant en évidence des structures digestives
(estomac, intestins) herniées dans le thorax avec une continuité dans l’abdomen à travers le
diaphragme.
132
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
CONCLUSION
133
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Les lésions cavitaires pulmonaires sont d’observation fréquente et sont caractérisées par
un polymorphisme clinique et étiologique, d’où l’intérêt de l’imagerie qui joue un rôle primordial
diagnostique telle que le nombre des lésions, l’épaisseur de la paroi,le contenu de la lésion,
radiologiques des lésions cavitaires décrites par la littérature, il est possible aujourd’hui de
Bien que l’aspect radiologique des lésions cavitaires est suggestif, il peut être
134
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
ANNEXE
135
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Fiche d’exploitation :
Profil épidémiologique :
Antécédents médicaux:
Habitudes toxiques :
136
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Symptomatologie clinique :
Examen physique :
137
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
* Signes associés :
*Taille de la cavité en cm :
Epaisseur de la paroi en mm :
138
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
*Signe associés :
139
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
RESUMES
140
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Résumé
La lésion cavitaire pulmonaire ou opacité pulmonaire excavée est une situation
sémiologie radiologique des lésions cavitaires permettant l’approche étiologique des lésions
cavitaires pulmonaires, nous avons réalisé une étude rétrospective portant sur 84 cas de lésions
cavitaires pulmonaires, colligé au service de Radiologie AR-RAZI du CHU Mohamed VI durant une
Tous nos patients ont bénéficié d’une radiographie standard et d’une tomodensitométrie
thoracique.
Nous avons noté dans notre étude, une nette prédominance masculine avec un sex-ratio
de 3.
L’âge des malades de notre série varie entre 2 et 87 ans avec une moyenne d’âge de 49
ans.
Dans notre série, 25 patients ont bénéficié d’une biopsie trans-thoracique pour confirmer
notre série.
Les autres étiologies des lésions cavitaires dans notre série était représentée par les
abcès pulmonaires dans 17.8 % des cas , kyste hydatique pulmonaire dans 15.4 % des cas ,
141
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
l’aspergillose pulmonaire dans 10.9% des cas, métastases secondaires dans 3.5% des cas , la
lymphangioléiomyomatose dans 1.2 % des cas, l’Histiocytose X dans 1.2% des cas , la maladie de
thoracique nous a permis de faire une analyse sémiologique radiologique des lésions cavitaires
142
Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
Abstract
Pulmonary cavitary lesion or pulmonary opacity excavated is a relatively common
In order to analyze the imaging of pulmonary cavitary lesions and to describe the
radiologic semiology of cavitary lesions allowing the etiological approach of pulmonary cavitary
lesions, we carried out a retrospective study on 84 cases of pulmonary cavitary lesions, collected
All our patients received a standard x-ray and thoracic CT (computed tomography) scan.
The age of the patients of our series varies between 2 and 87 years with an average age
of 49 years.
nature of their lesions, the percentage of malignancy reported was 20% in our series.
The etiological diagnosis was confirmed on a cluster of clinical, biological and sometimes
The other etiologies of cavitary lesions in our series were represented by pulmonary
abscess in 17.8% of cases, pulmonary hydatid cyst in 15.4% of cases, pulmonary aspergillosis in
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etiological entity.
with the clinical, biological and sometimes anatomopathological context allows us to precisely
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ﻣﻠﺧﺹ
ﺍﻵﻓﺎﺕ ﺍﻟﺘﺠﻮﻓﻴﺔ ﺍﻟﺮﺋﻮﻳﺔ ﻫﻲ ﻭﺿﻊ ﻣﺘﻜﺮﺭ ﻧﺴﺒﻴﺎ ،ﻭﻫﻲ ﻋﺒﺎﺭﺓ ﻋﻦ ﻋﺘﺎﻣﺔ ﻣﺘﻨﻴﺔ ﺭﺋﻮﻳﺔ
ﻣﺘﺠﻮﻓﺔ ﻣﻦ ﺣﺠﻢ ﻣﺘﻐﻴﺮ ﻭﺩﻭ ﻣﺤﺘﻮﻯ ﻏﻴﺮ ﻣﺘﺠﺎﻧﺲ ﻣﺤﺎﻁﺔ ﺑﺠﺪﺍﺭ ﻣﺘﻔﺎﻭﺕ ﺍﻟﺴﻤﺎﻛﺔ.
ﺑﻬﺪﻑ ﺗﺤﻠﻴﻞ ﺍﻟﺘﺼﻮﻳﺮ ﺍﻹﺷﻌﺎﻋﻲ ﻟﻶﻓﺎﺕ ﺍﻟﺠﻮﻓﻴﺔ ﻭﻭﺻﻒ ﻋﺮﺿﻴﺎﺗﻬﺎ ﺍﻟﺘﻲ ﺗﻤﻜﻨﻨﺎ ﻣﻦ
84ﺣﺎﻟﺔ ﻣﻦ ﺍﻵﻓﺎﺕ ﺍﻟﺘﺸﺨﻴﺺ ﺍﻟﺴﺒﺒﻲ ﻟﻬﺎﺗﻪ ﺍﻵﻓﺎﺕ ،ﻗﻤﻨﺎ ﺑﺈﻧﺠﺎﺯ ﺩﺭﺍﺳﺔ ﻁﺒﻴﺔ ﺭﺟﻌﻴﺔ ﺗﻨﺎﻭﻟﺖ
2014ﻭ ﺩﺟﻨﺒﺮ 2018ﺑﻤﺼﻠﺤﺔ ﺍﻟﺠﻮﻓﻴﺔ ﺍﻟﺘﻲ ﻭﻗﻊ ﺗﺸﺨﻴﺼﻬﺎ ﻓﻲ ﺍﻟﻔﺘﺮﺓ ﺍﻟﻤﻤﺘﺪﺓ ﺑﻴﻦ ﻳﻨﺎﻳﺮ
ﺍﻟﺘﺼﻮﻳﺮ ﺍﻟﻄﺒﻲ ﺍﻟﺮﺍﺯﻱ ﺑﺎﻟﻤﺴﺘﺸﻔﻰ ﺍﻟﺠﺎﻣﻌﻲ ﻣﺤﻤﺪ ﺍﻟﺴﺎﺩﺱ.
ﻓﻲ ﺩﺭﺍﺳﺘﻨﺎ ﺍﺳﺘﻔﺎﺩ 25ﻣﺮﻳﺾ ﻣﻦ ﺧﺰﻉ ﺻﺪﺭﻱ ﻟﺘﺄﻛﻴﺪ ﺍﻟﻄﺒﻴﻌﺔ ﺍﻟﻨﺴﻴﺠﻴﺔ ﻵﻓﺎﺗﻬﻢ ﺍﻟﺠﻮﻓﻴﺔ
ﺍﻟﺮﺋﻮﻳﺔ ،ﻧﺴﺒﺔ ﺍﻟﺨﺒﺎﺗﺔ ﺍﻟﻨﺴﻴﺠﻴﺔ ﻛﺎﻧﺖ ﻫﻲ .%20
ﺍﻟﺘﺸﺨﻴﺺ ﺍﻟﺴﺒﺒﻲ ﻻﻵﻓﺎﺕ ﺍﻟﺠﻮﻓﻴﺔ ﺍﻷﺧﺮﻯ ﻛﺎﻥ ﻣﺘﻤﺜﻼ ﻓﻲ :ﺍﻟﺨﻤﺞ ﺍﻟﺮﺋﻮﻱ ﺑﻨﺴﺒﺔ
،%10.9 ،%15.4ﻭﺭﺍﻡ ﺍﻟﺮﺷﺎﻧﻲ ﺍﻟﺠﻮﻓﻲ ﺑﻨﺴﺒﺔ ،%17.8ﺍﻟﻜﻴﺲ ﺍﻟﻤﺎﺋﻲ ﺍﻟﺮﺋﻮﻱ ﺑﻨﺴﺒﺔ
ﺍﻟﻨﻘﻴﻼﺕ ﺍﻟﺜﺎﻧﻮﻳﺔ ﺍﻟﺮﺋﻮﻳﺔ ﺑﻨﺴﺒﺔ ،%3.5ﻭﺭﻡ ﻟﻤﻔﺎﻭﻱ ﻛﻴﺴﻲ ﺑﻨﺴﺒﺔ ،%1.2ﺩﺍء ﺍﻟﻤﻨﺴﺠﺎﺕ ﺇﻛﺲ
ﺑﻨﺴﺒﺔ %1.2ﻣﻦ ﺍﻟﺤﺎﻻﺕ ﻭ ﻣﺮﺽ ﻓﺠﻨﺮ ﺑﻨﺴﺒﺔ %1.2ﻣﻦ ﺍﻟﺤﺎﻻﺕ.
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Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
ﺍﻟﻤﺰﺝ ﺑﻴﻦ ﺍﻟﺘﺤﻠﻴﻞ ﺍﻟﻌﺮﺿﻲ ﺍﻹﺷﻌﺎﻋﻲ ﺍﻟﺠﻴﺪ ﻟﻶﻓﺎﺕ ﺍﻟﺠﻮﻓﻴﺔ ﻭﺍﻟﺴﻴﺎﻕ ﺍﻟﺴﺮﻳﺮﻱ
ﻭﺍﻟﻤﻌﻄﻴﺎﺕ ﺍﻟﺒﻴﻮﻟﻮﺟﻴﺔ ﻭﺍﻟﻨﺴﻴﺠﻴﺔ ﻳﻤﻜﻨﻨﺎ ﻣﻦ ﺗﻮﺟﻴﻪ ﺍﻟﺘﺸﺨﻴﺺ ﺍﻟﺠﻮﻓﻲ ﺑﺪﻗﺔ.
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Imagerie des lésions cavitaires pulmonaires
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ﺃ ْﻗ ِ
ﺴﻢ ﺎہﻠﻟ ﺍﻟ َﻌ ِﻈﻴﻢ
ﺃﺭﺍﻗﺐ ﷲ ﻓﻲ ِﻣ ْﻬﻨَﺘِﻲ.
َ ﺃﻥ
ﻭﺍﻷﻟَﻢ ﻭﺍﻟﻘَﻠَﻖ.
ﺳﺘﺮ َﻋ ْﻮ َﺭﺗ ُﻬﻢ،
ﻛﺮﺍ َﻣﺘ ُﻬﻢ ،ﻭﺃ ْ
ﺱ َﻭﺃﻥ ﺃﺣﻔَﻆَ ﻟِﻠﻨَﺎ ِ
ﺳ ﱠﺮ ُﻫ ْﻢ.
ﻭﺃﻛﺘ َﻢ ِ
ﺍﻟﺪﻭﺍﻡ ﻣﻦ ﻭﺳﺎﺋِﻞ ﺭﺣﻤﺔ ﷲ ،ﺑﺎﺫﻻ
ﺃﻛﻮﻥ َﻋﻠﻰ َ
َ ﻭﺃﻥ
ِﺭ َﻋﺎﻳَﺘﻲ ﺍﻟﻄﺒﻴﺔ ﻟﻠﻘﺮﻳﺐ ﻭﺍﻟﺒﻌﻴﺪ ،ﻟﻠﺼﺎﻟﺢ ﻭﺍﻝﻁﺎﻟﺢ،
ﻭﺍﻟﺼﺪﻳﻖ ﻭﺍﻟﻌﺪﻭ.
ﺳ ﱢﺨ َﺮﻩ ﻟِﻨَ ْﻔ ِﻊ
ﻭﺃﻥ ﺃﺛﺎﺑﺮ ﻋﻠﻰ ﻁﻠﺐ ﺍﻟﻌﻠﻢ ،ﺃ َ
ﺴﺎﻥ ..ﻻ ﻷ َﺫﺍﻩ.
ﺍﻹ ْﻧ َ
ِ
ﻣﻴﻞ ﻓﻲ ﺍﻟ ِﻤﻬﻨَ ِﺔ ﺍﻟﻄﱢﺒﱢﻴَﺔ
ﻐﺮﻧﻲ ،ﻭﺃﻛﻮﻥ ﺃﺧﺎ ً ﻟِ ُﻜ ﱢﻞ َﺯ ٍ
ﺼ َﻭﺃﻥ ﺃُ َﻭﻗّ َﺮ َﻣﻦ َﻋﻠﱠ َﻤﻨﻲ ،ﻭﺃُ َﻋﻠّ َﻢ َﻣﻦ ﻳَ ْ
ﺍﻟﺒﺮ ﻭﺍﻟﺘﻘﻮﻯ.
ﻴﻦ َﻋﻠﻰ ﱢ
ُﻣﺘ َﻌﺎﻭﻧِ َ
ﺳ ّﺮﻱ َﻭ َﻋﻼﻧﻴَﺘﻲ ،ﻧَﻘِﻴﱠﺔ ِﻣ ّﻤﺎ ﻳُﺸﻴﻨ َﻬﺎ َ
ﺗﺠﺎﻩَ ﺼ َﺪﺍﻕ ﺇﻳ َﻤﺎﻧﻲ ﻓﻲ ِ
ﻭﺃﻥ ﺗﻜﻮﻥ ﺣﻴﺎﺗﻲ ِﻣ ْ
ﺍﻟﻠﺠﻨﺔ
ﺍﻟﺭﺋﻳﺳﺔ ﻥ .ﺷﺭﻳﻑ ﺇﺩﺭﻳﺳﻲ ﻛﻧﻭﻧﻲ ﺍﻟﺳﻳﺩﺓ
ﺃﺳﺗﺎﺫﺓ ﻓﻲ ﺍﻟﻔﺣﺹ ﺑﺎﻷﺷﻌﺔ
ﺍﻟﻣﺷﺭﻓﺔ ﻡ .ﻭﺍﻟﻲ ﺇﺩﺭﻳﺳﻲ ﺍﻟﺳﻳﺩﺓ
ﺃﺳﺗﺎﺫﺓ ﻓﻲ ﺍﻟﻔﺣﺹ ﺑﺎﻷﺷﻌﺔ
ﻱ .ﻣﺳﻭﻛﺭ ﺍﻟﺳﻳﺩ
ﺃﺳﺗﺎﺫﻓﻲ ﺟﺭﺍﺣﺔ ﺍﻟﺻﺩﺭ
ﺍﻟﺣﻛﺎﻡ ﺍ .ﻋﺛﻣﺎﻥ ﺍﻟﺳﻳﺩ
ﺃﺳﺘﺎﺫ ﻣﺑﺭﺯ ﻓﻲ ﺍﻟﻔﺣﺹ ﺑﺎﻷﺷﻌﺔ
ﺱ .ﺃﻳﺕ ﺑﺎﻁﺎﻫﺭ ﺍﻟﺳﻳﺩﺓ
ﺃﺳﺘﺎﺫﺓ ﻣﺒﺮﺯﺓ ﻓﻲ ﻁﺏ ﺍﻟﺟﻬﺎﺯ ﺍﻟﺗﻧﻔﺳﻲ