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Origine de l'oxygénation terrestre

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Activité 2 : L’origine de l’oxygénation de l’atmosphère terrestre

Au cours de l’histoire de la Terre, la composition de l’atmosphère a évolué. Ainsi, l’atmosphère s’est d’abord appauvri en
H2O ce qui a permis la formation des 1 ers océans, dans lesquels se sont formées et déposées des roches carbonatées. Ces
dernières ont très largement contribué au stockage d’une quantité considérable de CO 2, gaz initialement présent dans
l’atmosphère terrestre. Ces mécanismes sont datés d’il y a environ 3,5 Ga. L’oxygénation de l’atmosphère est beaucoup
plus récente puisqu’on estime qu’elle s’est produite il y a 2 Ga alors même que les traces les plus anciennes de la présence
de dioxygène en milieu océanique remontent à 3,8 Ga.
On cherche à déterminer l’origine du dioxygène qui est apparu sur Terre et à expliquer pourquoi la diffusion du
dioxygène des océans vers l’atmosphère a nécessité 1,8 Ga !

1. L’origine du dioxygène terrestre


Parmi les formes de vie les plus anciennes découvertes sur Terre, se
trouvent les stromatolites, dont les plus anciens sont datés d’environ 3,5
milliards d’années et ont été découverts notamment en Australie et en
Afrique du Sud. Les stromatolithes sont des constructions calcaires qui
ont une forme de colonne ou de boule. On peut observer et étudier des
stromatolithes actuels, en particulier en Australie ou aux Bahamas. Leur
étude a permis de montrer que ces structures calcaires sont élaborées par
des cyanobactéries qui constituent un groupe particulier de bactéries.
Les cyanobactéries actuelles sont présentes dans des milieux très
différents : océans, rivières, lacs, zones humides, comme celles
appartenant au genre Nostoc, présent dans nos régions. On en trouve
Document 1 : Stromatolithes actuels - Western
aujourd’hui assez facilement sur des rochers ou des trottoirs humides et Australia source : © 2005 T.S. McCarthy, B. Rubidge
elles se présentent sous la forme de pellicules noires ou verdâtres.
Le document 2 ci-contre présente le résultat de
l’enregistrement de la concentration en O 2 et en
CO2 dans une culture de Nostoc placée à l’obscurité
puis à la la lumière.

a. Exploiter le texte ainsi que les documents 1 et 2 pour indiquer comment les cyanobactéries ont pu contribuer à
l’évolution de la composition chimique des océans à partir de 3,5 Ga.
b. Réaliser l’observation microscopique de cyanobactéries (Nostoc) :
- réaliser une préparation microscopique de Nostoc en prélevant un très petit fragment (environ 5 mm) de Nostoc que vous
placerez entre lame et lamelle ;
- observer votre échantillon au microscope afin de visualiser les colonies de cyanobactéries
c. Identifier et indiquer une caractéristique cellulaire visible en microscopie qui permet de confirmer le rôle des
cyanobactéries dans l’enrichissement des océans en O2.
2. Mécanismes de l’enrichissement de l’atmosphère terrestre en O2
Différents indices géologiques ont donc révélé le décalage temporel entre l’apparition du dioxygène (O 2) dans les océans
(environ -3,8 Ga) et sa présence dans l’atmosphère (environ -2 Ga). En effet, les formations de fers rubanés, sont des
roches sédimentaires qui se sont formées dans les océans entre -3,8 et -2 Ga. Ces roches contiennent essentiellement de
l’hématite (Fe2O3), minéral dans lequel le fer est à l’état oxydé, Fe 3+. Les roches continentales se sont formées au contact
de l’atmosphère et celles contenant du fer oxydé n’apparaissent que plus récemment, il y a environ 2 Ga. Ces roches
constituent des sols rouges.

Le décalage entre l’oxygénation des océans et l’oxygénation de l’atmosphère a fait l’objet de plusieurs hypothèses. La
plus commune propose que l’O2, produit dans les océans, a d’abord été stocké dans certains minéraux très abondants
dans les océans, puis a diffusé secondairement vers l’atmosphère, lorsque la concentration en O 2 dans les océans
était devenue très élevée.

• On cherche dans un 1er temps à valider cette hypothèse


a. Mettre en évidence expérimentalement que le Fe2+ peut stocker du O2 et produire ainsi du Fe3+
Le fer existe à l’état naturel sous différentes formes : le fer ferreux noté Fe 2+ qui est soluble et le fer ferrique noté Fe 3+, qui
provient de l’oxydation du Fe2+ en présence d’O2. Le Fe3+ est beaucoup moins soluble et a donc tendance à précipiter.

Matériel à disposition
- béchers - solution d’eau distillée - dispositif de mesure de la concentration en O2 avec sonde à O2
- solution d’eau riche en O2 - solution dissoute de Sulfate de Fer, donc contenant du Fe2+
- pipettes, agitateur
- solution de NaOH : révélateur des différentes formes de fer
- bulleur
- coloration verte en présence de Fe2+ - coloration jaune orangée en présence de Fe3+

Protocoles à réaliser
1. Stockage du O2 en présence de Fe2+ A faire au bureau, par petits groupes
- Expérience 1 :
- mesurer et noter la teneur en O2 de la solution d’eau riche en O2
- ajouter quelques gouttes de la solution dissoute de sulfate de fer et noter la teneur en O 2
- rincer la sonde à O2 avec de l’eau distillée
- Expérience 2 :
- recommencer le même protocole avec la même solution d’eau riche en O 2 mais en y ajoutant quelques gouttes d’eau
distillée (à la place du sulfate de fer)

2. Oxydation du Fe2SO4 A faire par binôme à sa paillasse


- dans un petit bécher, dissoudre 2 spatules de solution solide de sulfate de fer dans 20 mL d’eau du robinet
- ajouter quelques gouttes de NaOH
- observer la formation d’un précipité coloré
- placer le bulleur dans la solution liquide du bécher, puis observer la nouvelle couleur du précipité

b. Présenter puis exploiter les résultats obtenus pour chacune des deux expériences afin de valider l’hypothèse
envisagée.

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