Problèmes Corrigés
My Ismail Mamouni
.
. 2018-2019
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Corrigé
Sous-groupes additifs de (R, +) À cause des propriétés de stabilité de G, on a −km ∈ G et g − km ∈ G ∩ [0, m[.
D'apès la dénition de m, il est impossible que g − km ∈ G ∩ R∗+ . Ceci entraîne
1. Le sous-groupe G n'est pas discret si et seulement si
g − km = 0. C'est à dire g = km donc g ∈ Zm.
∀α > 0, G ∩ ]0, α[6= ∅ 3. a. Vérication facile des propriétés de stabilité.
b. Si S est discret, d'après la question 2., il existe m > 0 tel que S = Zm.
Supposons que G ne soit pas discret. Considérons un réel x quelconque et un α > 0. Il Comme x = 1 × x + 0 × y ∈ S , il existe p ∈ Z tel que x = pm. De même,
existe un élément g ∈ G ∩ ]0, α[. Appelons n la partie entière de xg . On a alors y = 0 × 1 + 1 × y ∈ S il existe donc q ∈ Z∗ tel que y = qm. On en déduit
ng ≤ x < ng + g ng + g < ng + α ≤ x + α x y x p
m= = ⇒ = ∈Q
p q y q
donc (n + 1)g ∈ G ∩ ]x, x + α[ car G est stable.
2. a. Si x et y sont dans I (intervalle de longueur Réciproquement, si on suppose x
∈ Q,
2 ), alors :
α y
α x p x y
|x − y| ≤ <α ∃(p, q) ∈ Z × N∗ tq = ∈Q⇒ = (désigné par m)
2 y q p q
En particulier, si x et y sont deux éléments distincts de G ∩ I , un des deux réels Alors x = pm et y = qm donc x et y sont dans Zm et
x − y ou y − x est un élément de G ∩ ]0, α[ ce qui est impossible.
∀(i, j) ∈ Z2 , ix + jy = (ip + jq)m ∈ Zm ⇒ S ⊂ Zm.
Un intervalle quelconque de longueur nie est toujours inclus dans l'union d'un
nombre ni d'intervalles de longueur α2 . Chacun de ces (petits) intervalles ne peut
Ceci entraîne que S ∩ ]0, m[ est vide donc que S est discret.
contenir qu'au plus un élément de G. Par conséquent, l'intersection de G avec un
tel intervalle (borné quelconque) est vide ou nie. 4. a. Si A ∩ B était non vide, il existerait des entiers non nuls p et q tels que px = qy .
On aurait alors
b. Comme G n'est pas réduit à 0, il existe un g non nul dans G. Comme −g ∈ G on x p
= ∈Q
peut supposer g > 0. Considérons alors l'ensemble G ∩ ]0, g]. y q
Il est non vide (il contient g ) et ni d'après la question précédente. Il admet donc
b. D'après 3., S est un sous-groupe qui n'est pas discret. Pour tout α > 0, il existe
un plus petit élément que l'on note m.
donc des entiers m et n tels que mx + ny ∈ ]0, α[.
Montrons que m = min G ∩ R∗+ .
Lorsque α < min(x, y), les entiers m et n sont tous les deux non nuls. Posons
On sait déjà que
a = mx, b = −ny , alors a ∈ A et b ∈ B donc
m ∈ G ∩ ]0, g] ⊂ R∗+
D'autre part, si k ∈ G ∩ R∗+ deux cas sont possibles ∀α < min(x, y), inf{|a − b|, (a, b) ∈ A × B} ≤ α
k ≤ g alors k ∈ G ∩ ]0, g] donc m ≤ h
g < k alors m < h car m ≤ g . On en déduit que cette borne inférieure est nulle.
Ceci montre bien que m est un minorant de G ∩ ]0, g] donc le plus petit élément 5. Considérons un intervalle quelconque [u, v] dans [−1, 1], on doit montrer qu'il existe
de cet ensemble. un entier n tel que cos n ∈ [u, v].
c. D'après la dénition d'un sous-groupe (stabilité) Zm ⊂ G. Posons α = arccos v , β = arccos u et formons l'intervalle [α, β] de R.
Réciproquement, soit g ∈ G ∩ R∗+ . Notons k la partie entière de Comme 2π est irrationnel, le sous-groupe additif Z + 2πZ engendré par 1 et 2π est
m. On a alors
g
dense dans R. Il existe donc des entiers m et n tels que m + 2πn ∈ [α, β]. On en déduit
g que cos m ∈ [u, v] ce qu'il fallait montrer.
k≤ < k + 1 ⇒ km ≤ g < (k + 1)m ⇒ 0 ≤ g − km < m
m