Voici comment se passe l'heure hebdomadaire de dictée dans ma
classe
Je lis le texte une fois et explique aux enfants ce qu'ils n'ont pas compris. Ensuite,
tous les enfants prennent leur cahier de brouillon, excepté un volontaire qui va écrire
le texte derrière le tableau. Je dicte le texte lentement (j'évite de répéter pour obtenir
toute l'attention des enfants) en surveillant l'écriture de l'enfant qui se trouve au
tableau (afin qu'elle soit lisible par les autres). Après la dictée, je relis le texte pour
que chacun puisse vérifier s'il n'y a pas d'oublis. Les enfants soulignent les verbes
conjugués et réfléchissent aux accords de ces verbes (ils en cherchent le sujet).
Nous retournons le tableau et faisons une correction collective. Pendant ce temps,
chacun corrige son brouillon (que le maître ne regardera pas). En fin de correction,
tout le monde relit le texte au tableau et pose des questions si nécessaire.
Chacun range son brouillon et prend son cahier du jour. Commence alors la
"véritable" dictée (toujours en évitant de répéter le texte). Chacun doit penser à
sauter des lignes. J'indique la ponctuation et cale ma vitesse de lecture sur l'élève le
plus lent. Je relis le texte en fin de dictée. Chacun a le temps qu'il veut pour se relire
(généralement deux minutes suffisent). Je ramasse les cahiers et les redistribue en
les mélangeant. Chacun va devoir corriger, au stylo vert, la dictée d'un camarade. Il
réécrira les mots mal orthographiés au dessus de l'erreur, car nous avons tendance
à recopier l'erreur si nous réécrivons le mot en dessous du modèle erroné (le modèle
se trouve dans notre champ de vision). Ensuite, les correcteurs me ramènent le
cahier qu'ils ont corrigé (on voit mieux les erreurs des autres que les siennes...
Revoir l'histoire de la poutre et de l'allumette dans l'œil du voisin...) je refais une
deuxième correction et indique les groupes de mots mal orthographiés que l'enfant
devra réécrire cinq fois pour s'entraîner. Ne pas écrire un mot seul car son
orthographe dépend du contexte (mangé ou as écrit seul n'a pas de sens, par contre
tu as mangé a du sens.
les textes pour les dictées
J'utilise toutes sortes de textes littéraires ou scientifiques ayant un sens complet. On
en trouve dans plusieurs livres de français pour le cycle 3. Voici une quarantaine de
textes qui peuvent servir au cours moyen. Ils sont extraits de textes d'auteurs plus ou
moins anciens, parfois modifiés. La longueur des dictées est adaptée aux enfants de
CM. Pour des élèves de CE2, je choisis des textes plus simples.
Les habits neufs de l'empereur (1) Conte d'Andersen
Il y a plusieurs années, vivait un empereur qui aimait tellement les costumes neufs, qu'il
dépensait tout son argent pour être bien habillé. Il ne se souciait pas de ses soldats, ni du
théâtre, et n'aimait pas aller se promener dans la forêt; tout ce qui lui importait, c'était de se
montrer dans ses habits neufs. Il avait un costume pour chaque jour de la semaine et tandis
qu'on dit habituellement d'un roi qu'il est au conseil, on disait toujours de lui: "L'empereur est
dans sa garde-robe!"
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Les habits neufs de l'empereur (2) Conte d'Andersen
Dans la grande ville où il habitait, la vie était gaie et chaque jour beaucoup d'étrangers
arrivaient. Un jour, deux escrocs vinrent, prétendirent être tisserands et se targuèrent de
pouvoir tisser la plus belle étoffe que l'on pût imaginer. Non seulement les couleurs et le motif
étaient-ils exceptionnellement beaux, mais les vêtements qui en étaient confectionnés
possédaient l'étonnante propriété d'être invisibles aux yeux de ceux qui ne convenaient pas à
leurs fonctions ou qui étaient simplement idiots.
Les habits neufs de l'empereur (3) Conte d'Andersen
Dans la ville, tout le monde parlait de la magnifique étoffe, et l'empereur voulu la voir de ses
propres yeux tandis qu'elle se trouvait encore sur le métier. Accompagné de toute une foule de
dignitaires, dont le ministre et le fonctionnaire, il alla chez les deux malins escrocs, lesquels
s'affairaient à tisser sans fibres ni fils.
LA PETITE FILLE AUX ALLUMETTES (1) Conte d'Andersen
Il faisait effroyablement froid; il neigeait depuis le matin; il faisait déjà sombre; le soir
approchait, le soir du dernier jour de l'année. Au milieu des rafales, par ce froid glacial, une
pauvre petite fille marchait dans la rue: elle n'avait rien sur la tête, elle était pieds nus. Dans
son vieux tablier, elle portait des allumettes: elle en tenait un paquet à la main.
LA PETITE FILLE AUX ALLUMETTES (2) Conte d'Andersen
Des flocons de neige couvraient sa longue chevelure blonde. De toutes les fenêtres brillaient
des lumières: de presque toutes les maisons sortait une délicieuse odeur, celle de l'oie, qu'on
rôtissait pour le festin du soir: c'était la Saint-Sylvestre. Cela lui faisait arrêter ses pas errants.
LA PETITE FILLE AUX ALLUMETTES (3) Conte d'Andersen
L'enfant avait ses petites menottes toutes transies. "Si je prenais une allumette, se dit-elle, une
seule pour réchauffer mes doigts? " C'est ce qu'elle fit. Quelle flamme merveilleuse c'était! Il
sembla tout à coup à la petite fille qu'elle se trouvait devant un grand poêle en fonte, décoré
d'ornements en cuivre. La petite allait étendre ses pieds pour les réchauffer, lorsque la petite
flamme s'éteignit brusquement: le poêle disparut, et l'enfant restait là, tenant en main une
allumette noircie.
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Alphonse DAUDET : l'Arlésienne
Pour aller au village, en descendant de mon moulin, on passe devant un mas bâti près de la
route au fond d'une grande cour plantée de micocouliers. C'est la vraie maison du ménager de
Provence, avec ses tuiles rouges, sa large façade brune irrégulièrement percée, puis tout en
haut la girouette du grenier, la poulie pour hisser les meules et quelques touffes de foin brun
qui dépassent...
Les deux auberges (1)
C'était en revenant de Nîmes, une après-midi de juillet. Il faisait une chaleur accablante. À
perte de vue, la route blanche, embrasée, poudroyait entre les jardins d'oliviers et de petits
chênes, sous un grand soleil d'argent mat qui remplissait tout le ciel. Pas une tache d'ombre,
pas un souffle de vent. Rien que la vibration de l'air chaud et le cri strident des cigales.
Les deux auberges (2)
Le voisinage de ces auberges avait quelque chose de saisissant. D'un côté, un grand bâtiment
neuf, plein de vie, d'animation, toutes les portes ouvertes, la diligence arrêtée devant, les
chevaux fumants qu'on dételait, les voyageurs descendus buvant à la hâte sur la route dans
l'ombre courte des murs; la cour encombrée de mulets, de charrettes; des rouliers couchés
sous les hangars en attendant la fraîche.
Les deux auberges (3)
Elle se retourna lentement, et me laissa voir une pauvre figure de paysanne, ridée, crevassée,
couleur de terre, encadrée dans de longues barbes de dentelle rousse comme en portent les
vieilles de chez nous. Pourtant ce n'était pas une vieille femme; mais les larmes l'avaient toute
fanée.
En Camargue
Le Mas-de-Giraud est une vieille ferme des seigneurs de Barbentane, où nous entrons pour
attendre le garde qui doit venir nous chercher. Dans la haute cuisine, tous les hommes de la
ferme, laboureurs, vignerons, bergers, sont attablés, graves, silencieux, mangeant lentement,
et servis par les femmes qui ne mangeront qu'après.
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Le petit Chose (1)
Je suis né dans une ville du Languedoc où l'on trouve, comme dans toutes les villes du Midi,
beaucoup de soleil, pas mal de poussière, un couvent de carmélites et deux ou trois
monuments romains. Mon père, qui faisait à cette époque le commerce des foulards, avait,
aux portes de la ville, une grande fabrique dans un pan de laquelle il s'était taillé une
habitation commode, ombragée de platanes, et séparée des ateliers par un vaste jardin.
Le petit Chose (2)
J'avais alors six ou sept ans. Comme j'étais très frêle et maladif, mes parents n'avaient pas
voulu m'envoyer à l'école. Ma mère m'avait seulement appris à lire et à écrire, plus quelques
mots d'espagnol et deux ou trois airs de guitare, à l'aide desquels on m'avait fait, dans la
famille, une réputation de petit prodige. Grâce à ce système d'éducation, je ne bougeais jamais
de chez nous.
Le petit Chose (3)
Un singulier enfant que mon frère Jacques; en voilà un qui avait le don des larmes! D'aussi
loin qu'il me souvienne, je le vois les yeux rouges et la joue ruisselante. Le soir, le matin, de
jour, de nuit, en classe, à la maison, en promenade, il pleurait sans cesse, il pleurait partout.
Quand on lui disait : "Qu'as-tu?" Il répondait en sanglotant: "Je n'ai rien." Et, le plus curieux,
c'est qu'il n'avait rien.
Le moulin (1)
Ce sont les lapins qui ont été étonnés !... Depuis si longtemps qu'ils voyaient la porte du
moulin fermée, les murs et la plate-forme envahis par les herbes, ils avaient fini par croire que
la race des meuniers était éteinte, et, trouvant la place bonne, ils en avaient fait quelque chose
comme un quartier général.
Le moulin (2)
Il faut vous dire qu'en Provence, c'est l'usage, quand viennent les chaleurs, d'envoyer le bétail
dans les Alpes. Bêtes et gens passent cinq ou six mois là-haut, logés à la belle étoile, dans
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l'herbe jusqu'au ventre ; puis, au premier frisson de l'automne, on redescend au mas, et l'on
revient brouter les petites collines grises que parfume le romarin...
La chèvre de Monsieur Seguin (1)
M. Séguin n'avait jamais eu de bonheur avec ses chèvres. Il les perdait toutes de la même
façon : un beau matin, elles cassaient leur corde, s'en allaient dans la montagne, et là-haut le
loup les mangeait. Ni les caresses de leur maître, ni la peur du loup, rien ne les retenait.
C'était, paraît-il, des chèvres indépendantes, voulant à tout prix le grand air et la liberté.
La chèvre de Monsieur Seguin (2)
Ah! Gringoire, qu'elle était jolie la petite chèvre de M. Séguin! qu'elle était jolie avec ses yeux
doux, sa barbiche de sous-officier, ses sabots noirs et luisants, ses cornes zébrées et ses longs
poils blancs qui lui faisaient une houppelande! C'était presque aussi charmant que le cabri
d'Esméralda, tu te rappelles, Gringoire ? - et puis, docile, caressante, se laissant traire sans
bouger, sans mettre son pied dans l'écuelle. Un amour de petite chèvre...
La chèvre de Monsieur Seguin (3)
M. Séguin avait derrière sa maison un clos entouré d'aubépines. C'est là qu'il mit la nouvelle
pensionnaire. Il l'attacha à un pieu, au plus bel endroit du pré, en ayant soin de lui laisser
beaucoup de corde, et de temps en temps, il venait voir si elle était bien. La chèvre se trouvait
très heureuse et broutait l'herbe de si bon cœur que M. Séguin était ravi.
La chèvre de Monsieur Seguin (4)
Quand la chèvre blanche arriva dans la montagne, ce fut un ravissement général. Jamais les
vieux sapins n'avaient rien vu d'aussi joli. On la reçut comme une petite reine. Les
châtaigniers se baissaient jusqu'à terre pour la caresser du bout de leurs branches. Les genêts
d'or s'ouvraient sur son passage, et sentaient bon tant qu'ils pouvaient. Toute la montagne lui
fit fête.
Les étoiles
Du temps que je gardais les bêtes sur le Luberon, je restais des semaines entières sans voir
âme qui vive, seul dans le pâturage avec mon chien et mes ouailles. De temps en temps un
ermite passait par là pour chercher des simples ou bien j'apercevais la face noire de quelque
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charbonnier du Piémont; mais c'étaient des gens naïfs, silencieux à force de solitude, ayant
perdu le goût de parler et ne sachant rien de ce qui se disait en bas dans les villages et les
villes.
La cabane
Un toit de roseaux, des murs de roseaux desséchés et jaunes, c'est la cabane. Ainsi s'appelle
notre rendez-vous de chasse. Type de la maison camarguaise, la cabane se compose d'une
unique pièce, haute, vaste, sans fenêtres, et prenant jour par une porte vitrée qu'on ferme le
soir avec des volets pleins. Tout le long des grands murs crépis, blanchis à la chaux, des
râteliers attendent les fusils, les carniers, les bottes.
La dernière classe
Ce matin-là, j'étais très en retard pour aller à l'école, et j'avais grand-peur d'être grondé,
d'autant que notre maître nous avait dit qu'il nous interrogerait sur les participes, et je n'en
savais pas le premier mot. Un moment l'idée me vint de manquer la classe et de prendre ma
course à travers champs. Tout cela me tentait bien plus que la règle des participes ; mais j'eus
la force de résister, et je courus bien vite vers l'école.
La messe
C'est la messe de minuit qui commence. Dans la chapelle du château, une cathédrale en
miniature, aux arceaux entrecroisés, aux boiseries de chêne, montant jusqu'à hauteur des
murs, les tapisseries ont été tendues, tous les cierges allumés. Et que de monde! Et que de
toilettes!
Hansel et Gretel Conte de Grimm
A l'orée d'une grande forêt vivaient un pauvre bûcheron, sa femme et ses deux enfants. Le
garçon s'appelait Hansel et la fille Grethel. La famille ne mangeait guère. Une année que la
famine régnait dans le pays et que le pain lui-même vint à manquer, le bûcheron ruminait des
idées noires, une nuit, dans son lit et remâchait ses soucis. Il dit à sa femme
- Qu'allons-nous devenir ? Comment nourrir nos pauvres enfants, quand nous n'avons plus
rien pour nous-mêmes ?
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Le Petit Chaperon rouge. Conte de Grimm
Il était une fois une petite fille que tout le monde aimait bien, surtout sa grand-mère. Elle ne
savait qu'entreprendre pour lui faire plaisir. Un jour, elle lui offrit un petit bonnet de velours
rouge, qui lui allait si bien qu'elle ne voulut plus en porter d'autre. Du coup, on l'appela
"Chaperon rouge".
Le Petit Chaperon rouge (2). Conte de Grimm
Le Loup tire la chevillette, la porte s'ouvre et sans dire un mot, il s'approche du lit de la grand-
mère et l'avale. Il enfile ses habits, met sa coiffe, se couche dans son lit et tire les rideaux.
Pendant ce temps, le petit Chaperon Rouge avait fait la chasse aux fleurs. Lorsque la fillette
en eut tant qu'elle pouvait à peine les porter, elle se souvint soudain de sa grand-mère et reprit
la route pour se rendre auprès d'elle. Elle fut très étonnée de voir la porte ouverte...
BARBE BLEUE Perrault
Il était une fois un homme qui avait de belles maisons à la ville et à la campagne, de la
vaisselle d'or et d'argent, des meubles en broderie, et des carrosses tout dorés; mais par
malheur cet homme avait la barbe bleue : cela le rendait si laid et si terrible, qu'il n'était ni
femme ni fille qui ne s'enfuit devant lui.
Le Sapin Conte d'Andersen
Là-bas, dans la forêt, il y avait un joli sapin. Il était bien placé, il avait du soleil et de l'air ;
autour de lui poussaient de plus grands camarades, pins et sapins. Mais lui était si impatient
de grandir qu'il ne remarquait ni le soleil ni l'air pur, pas même les enfants de paysans qui
passaient en bavardant lorsqu'ils allaient cueillir des fraises ou des framboises.
" Oh ! si j'étais grand comme les autres, soupirait le petit sapin, je pourrais étendre largement
ma verdure et, de mon sommet, contempler le vaste monde. Les oiseaux bâtiraient leur nid
dans mes branches et, lorsqu'il y aurait du vent, je pourrais me balancer avec grâce comme
font ceux qui m'entourent. "
Le rossignol Conte d'Andersen
Dans le jardin poussaient des fleurs merveilleuses; et afin que personne ne puisse passer sans
les remarquer, on avait attaché aux plus belles d'entre-elles des clochettes d'argent qui
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tintaient délicatement. Vraiment, tout était magnifique dans le jardin de l'empereur, et ce
jardin s'étendait si loin, que même le jardinier n'en connaissait pas la fin.
Le stoïque soldat de plomb (1). Conte d'Andersen
Il y avait une fois vingt-cinq soldats de plomb, tous frères, tous nés d'une vieille cuillère de
plomb. L'arme au bras, la tête droite, leur uniforme rouge et bleu n'était pas mal du tout.
La première parole qu'ils entendirent en ce monde, lorsqu'on souleva le couvercle de la boîte
fut : des soldats de plomb ! Et c'est un petit garçon qui poussa ce cri en tapant des mains. Il les
avait reçus en cadeau pour son anniversaire et tout de suite il les aligna sur la table.
Le stoïque soldat de plomb (2). Conte d'Andersen
Les soldats se ressemblaient exactement, un seul était un peu différent, il n'avait qu'une
jambe, ayant été fondu le dernier quand il ne restait plus assez de plomb. Il se tenait cependant
sur son unique jambe aussi fermement que les autres et c'est à lui, justement, qu'arriva cette
singulière histoire.
Le stoïque soldat de plomb (3). Conte d'Andersen
Le lendemain matin, quand les enfants se levèrent, le soldat fut placé sur la fenêtre. Tout à
coup - par le fait du petit diable ou par suite d'un courant d'air -, la fenêtre s'ouvrit
brusquement, le soldat piqua, tête la première, du troisième étage. Quelle équipée ! Il atterrit
la jambe en l'air, tête en bas, sur sa casquette, la baïonnette fichée entre les pavés.
La fée du sureau Conte d'Andersen (imparfait)
- Te souviens-tu, disait le vieux marin, du temps que nous étions petits, nous courions et nous
jouions justement dans cette même cour où nous sommes assis et nous piquions des baguettes
dans la terre pour faire un jardin.
- Bien sûr, je me rappelle, répondit sa femme. Nous arrosions ces branches taillées et l'une
d'elles, une branche de sureau, prit racine, bourgeonna et devint par la suite le grand arbre
sous lequel nous deux, vieux, sommes assis.
La princesse et le porcher Conte d'Andersen (imparfait)
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Sur la tombe du père du prince poussait un rosier, un rosier miraculeux. Il ne donnait qu'une
unique fleur tous les cinq ans, mais c'était une rose d'un parfum si doux qu'à la respirer on
oubliait tous ses chagrins et ses soucis. Le prince avait aussi un rossignol qui chantait comme
si toutes les plus belles mélodies du monde étaient enfermées dans son petit gosier.
Une maison
Sur le toit de chaume, il y a des mauvaises herbes, de la mousse et un nid de cigognes. Ce sont
les cigognes surtout qui ne doivent pas manquer. Les murs penchent, les fenêtres sont basses
et une seule peut s'ouvrir. Le four ressemble à un ventre rebondi, les branches d'un sureau
tombent sur une haie, et le sureau se trouve à une mare où nagent des canards. Il y a encore là
un chien à l'attache, qui aboie après tout le monde, sans distinction.
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