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COURS DE DROIT CIVIL

SERIE N° 06

LE REGIME GENERAL DES OBLIGATIONS

On utilise l’expression « régime général des obligations »


lorsqu’on aborde un certain nombre de règles juridiques dont le
champ d’application s’étend à toutes les obligations indépendamment
de leur source.
(C’est-à-dire qu’elle soit de nature contractuelle, de nature
délictuelle ou de nature légale).
Les règles d’application générale concernent :
- La transmission des obligations ;
- L’extinction des obligations ;
- Le paiement forcé.

C’est autour de ces trois axes que sera articulé notre cours.
Nous adopterons la démarche suivante pour étudier tous ces
axes.

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PLAN DE LA LEÇON :

I- LA TRANSMISSION DES OBLIGATIONS

1- La cession de créance
2- La cession de dette

II- L’EXTINCTION DES OBLIGATIONS

1- L’extinction des obligations par le paiement


2- L’extinction des obligations par des moyens équivalents
au paiement
3- L’extinction des obligations sans paiement

III- LE PAIEMENT FORCE

1- L’exécution en nature de l’obligation et les moyens de


contrainte
2- Les garanties d’exécution exercées contre le débiteur de
façon indirecte

EXERCICE D’APPLICATION

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I- LA TRANSMISSION DES OBLIGATIONS :

Nous savons que l’obligation est un lien juridique en vertu


duquel une personne (appelée créancier) peut exiger d’une autre
personne (appelée débiteur) l’accomplissement d’une prestation qui
est dans la plupart des cas en nature ou constituée par le versement
d’une somme d’argent.
Lorsqu’on appréhende l’obligation sous l’angle de sa valeur
patrimoniale, on accepte aisément l’idée qu’elle peut faire l’objet
d’une transmission.
Dans le langage juridique on utilise, généralement, le terme
«cession » pour signifier « la transmission ».
Céder une obligation c’est donc la transmettre. Celui qui cède
c’est « le cédant », celui qui reçoit c’est « le cessionnaire ».
Pour la transmission des obligations, le code civil a prévu deux
procédés :
1- La cession de créance ;
2- La cession de dette.
Dans cette première partie du cours, nous allons examiner ces
deux techniques :
1- La cession de créance :

Qu’est ce que la cession de créance ?


1.1- Définition :
La cession de créance c’est l’acte par lequel le cédant transmet
sa créance à un tiers, le cessionnaire, qui devient à sa place créancier
du débiteur, le cédé.
Autrement dit, la cession de créance est une convention par
laquelle le créancier – ou cédant – transmet son droit de créance à un
acquéreur- ou cessionnaire.

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Cette transmission peut être faite à titre gratuit, mais le plus
souvent, il s’agit d’un contrat à titre onéreux.
Comme le prix stipulé est le plus souvent inférieur au montant
de la créance, l’utilisation de ce procédé permet au cédant d’obtenir
rapidement de l’argent liquide et au cessionnaire de réaliser un
bénéfice représenté par la différence existant entre le prix qu’il a
payé et le montant de la créance qu’il tentera de récupérer.
Par ailleurs, et conformément à l’article 239 du code civil, le
créancier est habilité à céder son droit à un tiers. Mais ce droit de
cession n’a pas un caractère absolu. Cela signifie que certaines
créances sont incessibles et ce, soit en vertu de la loi, soit en raison
de leur nature.
On dit, généralement, qu’une créance ne peut être cessible que
lorsqu’elle est saisissable.
Exemple :
Une créance incessible en vertu de la loi comme l’interdiction
de procéder à une cession globale des salaires.
Ajoutons enfin, que de l’exécution de la cession de créance
découle des effets aussi bien entre les parties qu’à l’égard des tiers.
1.2- Les effets de la cession de créance :
Nous exposerons les effets de la cession de créance entre les
parties puis à l’égard des tiers.
 Entre les parties :
La cession de créance est une convention par laquelle le cédant
(créancier) transmet son droit de créance au cessionnaire
(acquéreur).
Comme dans tous les autres contrats, la créance est transmise
du cédant au cessionnaire lorsqu’il y a échange de consentement.
Toutefois, il faut savoir que le cédant n’est pas tenu de garantir
au cessionnaire la solvabilité du débiteur.

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C’est d’ailleurs, en raison de ce risque d’insolvabilité du
débiteur que le cédant consent à transmettre sa créance à un prix
inférieur à son montant nominal.
 A l’égard des tiers :
Pour que la cession de créance soit valable, le simple échange
de consentement du cédant et du cessionnaire ne suffit pas. En effet,
le code civil exige que cet échange de consentement soit opposable
au débiteur qui est un tiers par rapport aux parties du contrat. Aussi,
certaines formalités doivent être obligatoirement respectées :
- La transmission de droit doit être acceptée par le débiteur à
moins qu’elle ne lui ait été notifiée par un acte extrajudiciaire.

- Ajoutons, également, que le créancier peut transmettre son


droit à plusieurs personnes.
Dans ce cas, il faut se demander, entre les mains de qui devra se
libérer le débiteur ?
Pour étudier ce cas, il faudra se référer au code civil, à son
article 249 qui stipule :
« En cas de conflit entre plusieurs cessions ayant pour objet
une même créance, la préférence est accordée à la cession qui est
devenue opposable aux tiers avant les autres ».
Cela signifie que c’est uniquement la cession de créance
acceptée par le débiteur dans un acte ayant date certaine qui produit
un effet.

2- La cession de dette :
Nous adoptons la même démarche que celle précédemment
utilisée. C'est-à-dire dans un premier point nous définissons la
cession de dette puis nous exposons ses conditions de mise en œuvre
et enfin nous nous interrogerons sur ses effets.

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2.1- Définition :
La cession de dette est une convention par laquelle un débiteur
(débiteur – cédant) transmet sa dette à un tiers (débiteur –
cessionnaire) qui sera désormais tenu à sa place envers le créancier
(créancier- cédé).
C'est-à-dire, un contrat par lequel une tierce personne prend en
charge la dette au lieu et à la place du débiteur.
L’article 251 du code civil définit également ce procédé en ces
termes :
« La cession de dette a lieu par accord entre le débiteur et une
tierce personne qui se charge de la dette à la place du débiteur ».
Mais, est- ce que le consentement du créancier est nécessaire
pour que la cession de dette soit valable ?
Nous répondrons à cette question en examinant les conditions
de la cession de dette.
2.2- Les conditions de la cession de dette :
Le lien qui unit le créancier au débiteur à un caractère
personnalisé. C’est pourquoi, il n’est pas admissible d’autoriser le
débiteur dont la solvabilité est une donnée fondamentale pour
l’exécution de l’obligation, de se substituer librement et facilement
un autre débiteur.

Par conséquent, la cession de dette ne peut avoir lieu que s’il y


a adhésion du créancier cédé. En effet, on ne peut imposer au
créancier un changement de débiteur contre sa volonté.
Le débiteur initial est libéré uniquement après le consentement
express du créancier.
En outre, pour écarter toute ambiguïté, l’article 252 du code
civil précise que la cession de dette n’est opposable au créancier
qu’après sa ratification par ce dernier.

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Interrogeons- nous, maintenant, sur les effets de la cession de
dette.
2.3- Les effets de la cession de dette :
Sur cette question, il faut retenir, tout simplement que la dette
est transmise avec toutes ses caractéristiques de l’ancien débiteur au
nouveau.
II- L’EXTINCTION DES OBLIGATIONS :
Pour l’étude de cette deuxième partie du cours, il faut établir
une distinction entre l’extinction des obligations par le paiement,
l’extinction par des moyens équivalents au paiement et enfin,
l’extinction des obligations sans paiement.
Dans les rapports juridiques, l’exécution est appelée
«Paiement ». Ce terme, comme nous aurons à l’expliquer plus bas,
ne désigne pas seulement la remise d’une somme d’argent, mais
l’accomplissement de toute prestation (ou abstention) qui fait l’objet
de la dette.
C’est le paiement qui provoque l’extinction de l’obligation.
Lorsque le débiteur s’exécute spontanément, le paiement est dit
volontaire. Par contre, quand le débiteur est contraint du paiement
par une action du créancier, le paiement est dit forcé.
Il arrive, également, que l’obligation s’éteigne par des moyens
équivalents au paiement ou même sans paiement.

1- L’extinction des obligations par le paiement :


Il faut, tout d’abord, s’entendre sur la signification du terme
paiement.
Dans un sens étroit, payer c’est par excellence, exécuter une
obligation de somme d’argent, c'est-à-dire un versement de monnaie,
du débiteur au créancier.

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Alors que, dans la terminologie juridique, payer c’est dénouer
le lien de droit résultant d’une obligation.
Le paiement est pur et simple s’il éteint définitivement
l’obligation, il est subrogatoire si la dette, au lieu de s’éteindre est
transférée à un autre créancier.
Enfin, l’obligation naturelle est celle qui, à la différence de
l’obligation civile, ne peut être exécutée que volontairement par le
débiteur.
1.1- Le paiement pur et simple :
Pour cerner ce point nous devons poser une série de questions
et tenter d’y répondre.
- Qui doit payer ?
Cette question renvoie à une autre question.
- Quelles sont les parties au paiement ?
Celui qui émet le paiement c’est le débiteur et celui qui le
reçoit est appelé créancier.
Vous trouverez également, dans des ouvrages de droit le mot
« solvens » qui désigne le débiteur et « l’accipiens » qui renvoie au
créancier.
 L’émission du paiement :
C’est l’article 258 du code civil qui énumère les personnes
habilitées à effectuer le paiement.
L’auteur du paiement c’est généralement, le débiteur ou son
représentant. Aux termes de l’article 258 alinéa 1er : « Le paiement
peur être effectué par le débiteur, par son représentant ou par toute
autre personne intéressée…. ».
Donc en principe, c’est le débiteur qui doit payer. Mais il peut,
également, désigné un représentant spécial, dûment mandaté pour
payer en son nom.

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En cas d’incapacité du débiteur, le paiement est accompli par le
représentant légal.
Toutefois, le paiement peut aussi émaner d’une personne qui
n’y est point intéressée. C’est le cas lorsqu’une tierce personne agit
dans une intention libérale, en vue de faire une donation indirecte au
débiteur pour lui rendre service tout simplement.
En outre, il faut savoir que le créancier peut refuser le
paiement offert par le tiers, si le débiteur s’y est opposé et a informé
le créancier de son refus.
Prenons un exemple pour illustrer le paiement émanant d’une
tierce personne.
Exemple :
Par la signature d’un chèque, le débiteur peut ordonner à sa
banque d’effectuer le paiement d’une certaine somme au profit du
bénéficiaire d’un tel titre.
 La réception du paiement :
Qui peut bénéficier du paiement ?
C’est le créancier qui reçoit le paiement. Cependant, le
débiteur et le créancier peuvent prévoir dans le contrat qui les lie
qu’un représentant du créancier joue le rôle du bénéficiaire.
Pour répondre à la question à qui doit on payer ? Il faut se
référer à l’article 267 du code civil qui énonce de façon claire :
« Le paiement doit être fait au créancier ou à son représentant.
Celui qui produit au débiteur la quittance émanant du créancier, est
ceux qualifiés pour recevoir le paiement, à moins qu’il n’ait été
convenu que le paiement devait être effectué au créancier
personnellement ».
Néanmoins, le refus du créancier est légitime si le paiement est
effectué par une tierce personne lorsque l’obligation a été conclue «
intuitu personae », c’est-à-dire en considération de la personne du
débiteur.
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Exemple :
Quand une obligation doit être exécutée personnellement par le
débiteur. C’est le cas d’une commande d’un tableau à un peintre.
L’article 169 du code civil confirme ce que nous avons exposé
plus haut à propos du caractère personnel de l’obligation.
Selon cet article :
« Lorsque la convention ou la nature de l’obligation exigent que
l’obligation de faire soit exécutée par le débiteur personnellement, le
créancier peut refuser que l’exécution soit effectuée par une autre
personne ».
Que doit- on payer ?
 L’objet du paiement :
Pour que le paiement, soit valable, il doit répondre aux
conditions de validité du contrat.
Selon l’article 276 du code civil :
« Le paiement doit porter sur l’objet même qui est dû. Le
créancier ne peut être contraint de recevoir un autre objet, même de
valeur égale ou supérieure ».
Compte tenu de ce qui a précédé, nous pouvons synthétiser la
réponse en deux points :
- Le paiement doit porter sur l’intégralité de la dette.
- Le décès du débiteur se traduit par la division de sa
dette entre ses héritiers.
Quand doit-on payer ?
La date du paiement doit être précisée.
Le moment du paiement est prévu par le code civil au cas où il
n’y aurait pas d’accord entre les parties sur la date paiement.

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En règle générale, le paiement doit être effectué dés que
l’obligation est exécutoire (terme échu).
Où doit-on payer ?
C’est l’article 286 du code civil qui aborde le lieu du paiement.
Le lieu du paiement est, en principe, celui convenu dans le
contrat. Si une disposition concernant le lieu n’a pas été prévu, il
faudra alors se conformer à l’article 282 du code civil.
On distingue deux situations différentes :
1- Lorsque l’objet du paiement est une chose certaine, le
paiement doit être fait au lieu où se trouvait la chose au
moment de la naissance de l’obligation.
2- Lorsque l’objet du paiement est une chose de genre (par
exemple : une somme d’argent), le paiement doit être fait au
domicile du débiteur.
Enfin, comme preuve du paiement, le débiteur exigera de la
part du créancier une quittance.
Examinons, maintenant, une forme spéciale de paiement : le
paiement avec subrogation.
1.2- Le paiement avec subrogation :
Dans ce sens, le plus général, le mot « subrogation » exprime
une idée de remplacement.
Il y a subrogation réelle quand une chose remplace une autre
dans un patrimoine, et subrogation personnelle quand une personne
en remplace une autre comme créancière dans le rapport
d’obligation.
La subrogation personnelle est présentée dans le code civil,
comme une modalité du paiement (articles 261 à 264).
Dans ce cas, le paiement est effectué non pas par le débiteur,
mais par un tiers.

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1.3- Le paiement d’une obligation naturelle :
Il faut savoir, tout d’abord, que l’obligation naturelle se
distingue de l’obligation civile en ce qu’elle est dépourvue d’action,
c'est-à-dire que le créancier ne dispose d’aucun moyen pour
contraindre le débiteur à s’exécuter. En effet, selon l’article 160 du
code civil « l’exécution d’une obligation naturelle ne peut pas être
exigée ».
Toutefois, le créancier dans l’obligation naturelle, à un devoir
moral de s’acquitter de sa dette.
Enfin, les obligations naturelles sont d’origine légales, (elles
ont pour source la loi) ou de création jurisprudentielle.
Nous aborderons maintenant une question du cours. Il s’agira
de présenter les procédés ayant pour objectif l’extinction des
obligations par des moyens équivalents au paiement.

2- L’extinction des obligations par des moyens équivalents


au paiement :
Nous présenterons trois procédés classiques en s’appuyant sur
des exemples pratiques.
Ces procédés sont :
- La dation en paiement.
- La novation et la délégation.
- La compensation.
2.1- La dation en paiement :
Lorsque le créancier accepte de recevoir une chose autre que
celle qui était due, par exemple une montre au lieu d’une somme de
700 DA, il y a dation en paiement.
C’est l’article 285 du code civil qui institue ce procédé en
stipulant :

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« Lorsque le créancier accepte en paiement de sa créance, une
prestation autre que celle qui lui était due, cette dation en paiement
tien lieu de paiement ».
2.2- La novation et la délégation :
 La novation :
Qu’est ce que la novation ?
La novation est l’extinction d’une obligation par création
d’une obligation nouvelle, qui prend la place de l’ancienne.
Ce procédé peut épouser trois formes (ou hypothèses) :
1ère hypothèse La novation par changement de dette.
ème
2 hypothèse La novation par changement de débiteur.
ème
3 hypothèse La novation par changement de créancier.
Nous présenterons succinctement ces trois cas de figure.
ère
1 hypothèse : Un changement de dette.
Le créancier et le débiteur demeurent les mêmes, mais ils sont
convenus de modifier la cause ou l’objet de l’obligation initiale, et de
donner ainsi, naissance à une nouvelle dette.
Exemple :
« X » loue une villa à « Y ». Par la suite, ils conviennent de
conclure un contrat de vente. « Y » veut acheter la villa de « X ». La
villa initialement louée sera désormais vendue.
2ème hypothèse : Un changement de débiteur.
Pour cette hypothèse, l’objet et la cause de la dette restent
inchangés. Le créancier est toujours le même, mais un nouveau
débiteur prend la place du premier.

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Exemple :
- Mohamed vend à Akli une voiture.
- Mohamed c’est le créancier, Akli le débiteur.
- L’objet du contrat c’est l’achat d’une voiture.
- L’objet reste le même, toutefois, au lieu que ce soit Akli qui
paye c’est une tierce personne désignée par Akli après accord
de Mohamed.
3ème hypothèse : Un changement de créancier.
L’objet, la cause et le débiteur sont inchangés, mais un
nouveau créancier prend la place du créancier originaire.
2.3- La compensation :
Quelle définition donner à la compensation dans le cadre des
modes d’extinction des obligations ?
Définition :
1- La compensation est l’extinction de deux obligations de la
même espèce, en particulier de deux obligations de somme
d’argent, existant réciproquement entre deux personnes.
L’extinction est totale, si les deux obligations ont le même
montant, partielle, jusqu'à concurrence de la plus faible, si
elles ont des montants inégaux.
2- Reformulons cette définition avec des termes plus simples :
La compensation est un mode d’extinction des obligations qui
se produit lorsque deux personnes sont toutes deux respectivement
créancières et débitrices l’une de l’autre.
En principe, la compensation s’opère de plein droit en vertu de
la loi. Elle peut résulter d’un accord des parties ou d’une décision
juridique.

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Exemple :
« X » doit 2500 DA à « Y » ;
« Y » doit 2000DA à « X », par l’effet de la compensation
seule subsistera une dette de « X » envers « Y » pour 500DA.
Toutefois, la compensation exige la réunion de certaines
conditions :
 Les conditions de la compensation :
Il faut que les obligations réciproques réunissent les conditions
suivantes :

- Il faut que les deux dettes existent entre les mêmes


personnes.
- Les deux dettes doivent être certaines, liquides (donc
pouvant être évaluées par leur montant) et exigibles, (c’est-
à-dire arrivées à leur échéance).
- Enfin, il faut que les deux dettes fassent l’objet d’une action
en justice.
Ce sont là quelques principes généraux présentés de façon très
sommaire, qui tracent le cadre juridique de la compensation.
Après avoir présenté trois procédés parmi les moyens dits
équivalent au paiement (qui visent l’extinction de l’obligation) nous
abordons maintenant l’étude de deux autres techniques qui tendent au
même objectif sans qu’il y ait, toutefois, de paiement.
Il s’agit de la remise de dette et de la prescription
3- L’extinction des obligations sans paiement :
La première source d’extinction d’une obligation sans
paiement découle d’une impossibilité d’exécution qui est due à une
cause qu’on ne peut imputer au débiteur car découlant d’un cas
fortuit ou de force majeure (incendie, guerre,…).

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En dehors de cette hypothèse, l’extinction de l’obligation (sans
que le créancier ne reçoive la prestation qui lui était due) résulte soit
d’une remise de dette qui est un acte volontaire du titulaire de la
créance, soit par prescription qui est d’origine légale (c’est-à-dire qui
est prévue par la loi).
3.1- L’extinction de l’obligation par la remise de dette :
La remise de dette (ou la remise d’obligation) est un acte
volontaire émanant du créancier et a pour finalité d’éteindre, en
dehors de toute exécution, l’obligation du débiteur.

Le cadre légal de la remise de dette est fixé par les articles 305
et 306 du code civil.
L’article 305 donne quelques éléments de définition :
« L’obligation s’éteint par la remise volontaire qui en est faite
par le créancier. La remise est parfaite dés qu’elle parvient à la
connaissance du débiteur, mais elle devient caduque si elle est
refusée par ce dernier ».
Donc, la remise de dette c’est la renonciation du créancier à son
droit de créance. La cause en est l’intention libérale du créancier.
Elle réalise donc une donation indirecte, qui n’est pas soumise
aux conditions de forme de la donation, mais doit, comme tout
contrat, même unilatéral, recueillir le consentement des deux parties.
Elle doit être acceptée par le débiteur.
3.2- L’extinction de l’obligation par prescription :
Il faut, d’abord, donner la signification du terme
« prescription ».
Au sens commun du terme, la prescription est un « ordre
formel et détaillé ». On dit alors les prescriptions de la loi, de la
morale. C'est-à-dire les lois, les maximes qu’il faut observer.

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Au sens juridique, et de façon très schématique, la prescription
c’est le délai au terme duquel une situation ou fait prolongée devient
source de droit.

Il faut, par ailleurs, établir une distinction entre deux formes


de prescription : la prescription acquisitive et la prescription
extinctive.
La prescription acquisitive : C’est celle qui crée un droit de
propriété par une possession continue.
La prescription extinctive : C’est la perte d’un droit non
exercé.
Dans le cadre de notre cours, la prescription est un mode
d’extinction des obligations résultant de l’inertie du créancier
pendant un temps plus ou moins long. Cette attitude passive du
créancier va juridiquement libérer le débiteur.
Pour l’étude de la prescription, nous allons examiner les trois
questions suivantes :
a- La durée de la prescription ;
b- La suspension et l’interruption de la prescription ;
c- Les effets de la prescription.
a- La durée de la prescription :
Comment compter le délai ?
Le comptage du délai se fait de la façon suivante :
Le délai court à partir du jour où le créancier aurait pu agir.
On calcul la prescription en jour et non en heures.
Le jour initial ne compte pas et la prescription expire au
dernier jour révolu. (voir les articles 314 et 315 du code civil).
Exemple :
Prescription de cinq (05) ans, courant du 1er janvier 2010 au 2
janvier 2015 à 24h.
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Il faut savoir, par ailleurs, que la durée de prescription n’est pas
uniforme. En effet, les articles 302 et 322 du code civil distinguent :
- La prescription de quinze ans.
- La prescription quinquennale.
- La prescription quadriennale.
- La prescription biennale.
- La prescription annuelle.
Pour chaque type d’obligation, le code civil consacre une
durée précise pour sa prescription.

Nous n’étudierons pas l’ensemble des cas prévus par la loi.


Enfin, sachez que pour ce qui est du point de départ du délai de
la prescription, et selon l’article 315 alinéa 1er du code civil : « la
prescription courte, sauf disposition spéciale, qu’a dater du jour où la
créance est devenue exigible. C’est seulement à ce moment que le
créancier est susceptible d’exercer une action.
b- La suspension et l’interruption de la prescription :
Il faut distinguer entre la suspension de la prescription et son
interruption.
 La suspension de la prescription :
La suspension de la prescription est un temps d’arrêt dans
l’écoulement du délai.
En appellation de l’article 316 alinéa 1er du code civil :
« La prescription ne court point toutes les fois qu’il y a un
obstacle, dûment justifié qui empêche le créancier de réclamer sa
créance ».

 L’interruption de la prescription :
Le créancier peut interrompe le cours de la prescription
extinctive des obligations.
Dans quels cas il peut y avoir interruption de la prescription ?
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La prescription est interrompue lorsque :

- Le créancier exerce une action en justice contre son


débiteur.
Ajoutons que la prescription résulte d’une reconnaissance
expresse ou tacite, du droit du créancier par le débiteur.

c- Enfin, l’interruption a pour effet de rendre inutile le délai déjà


couru de telle sorte qu’après l’interruption c’est un nouveau délai
qui courra.
III- LE PAIEMENT FORCE :
Quels sont les moyens dont dispose le créancier pour obliger le
débiteur à exécuter son obligation ?
Dans le cas où l’obligation n’est pas exécutée volontairement et
sans réticence, le débiteur y sera alors forcé par le créancier.
L’exécution en nature d’obligation et l’utilisation, le cas
échéant, de la mise en demeure et de l’astreinte permettent au
créancier d’obtenir une satisfaction agissant directement sur le
débiteur.
D’autre part, le créancier peut tenter d’obtenir l’exécution de
son obligation non pas en s’adressant à son débiteur, mais en mettant
en cause une tierce personne, c'est-à-dire le débiteur de ce dernier.
Nous adopterons la démarche suivante pour l’étude de cette
troisième partie du cours.
- L’exécution en nature de l’obligation et les moyens de
contrainte.
- Les garanties d’exécution exercée contre le débiteur de
façon indirecte.

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1- L’exécution en nature de l’obligation et les moyens de
contrainte :
1.1- L’exécution en nature de l’obligation :
L’article 164 du code civil énonce ce principe :
« Le débiteur est contraint d’exécuter en nature son obligation, si
cette exécution est possible ».
Toutefois, la mise en application de cette règle variera selon
qu’il s’agit d’une obligation de faire ou de ne pas faire quelque
chose.
L’exécution en nature s’impose normalement, soit parce
qu’une clause contractuelle l’exige, soit parce que la nature de
l’obligation de faire par exemple, l’obligation pour un maître de
peinture à peindre un tableau rend indispensable une exécution
personnelle par le débiteur. Evidemment, dans ce cas précis où les
qualités individuelles du débiteur sont déterminantes, le créancier est
autorisé à refuser que l’obligation soit exécutée par une tierce
personne. Il ne faut, cependant, pas déduire que le débiteur d’une
telle obligation sera physiquement contraint de fournir la prestation
promise.
En réalité, une mesure pareille porterait atteinte à la liberté
individuelle.
Dans ce cas, le débiteur qui refuse d’exécuter son obligation
peut être condamné à une exécution par équivalent. Par ailleurs, le
créancier utilisera les moyens de contrainte prévus par la loi en sa
faveur.
1.2- Les moyens de contrainte :
Nous étudierons deux procédés :
a- La mise en demeure ;
b- L’astreinte.

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a- La mise en demeure :
La mise en demeure est une demande qu’adresse le créancier
au débiteur l’invitant à exécuter sa dette.
C’est un préalable à toute exécution forcée. Ce procédé est
prévu par l’article 179 du code civil qui stipule :

« Sauf disposition contraire, la réparation n’est due que si le


débiteur est mis en demeure ».
- De quelle manière le débiteur est il constitué en demeure ?
- Dans quel cas la mise en demeure est nécessaire ?
Il faut se référer aux articles 180 et 181 pour pouvoir répondre à
ces deux questions ?
Tout d’abord, il faut noter que le débiteur est constitué en
demeure :
- Soit, par sommation ou par acte équivalent ;
- Soit, par voie postale ;
- Soit, par l’effet d’une convention stipulant que le
débiteur sera constitué en demeure par la seule
échéance du terme.
Par ailleurs, la mise en demeure n’est pas nécessaire dans les
cas suivants :
- Si l’exécution de l’obligation devient impossible ou
sans intérêt par le fait du débiteur ;
- Si l’objet de l’obligation est une indemnité due en
raison d’un fait dommageable ;
- Si l’objet de l’obligation est la restitution d’une chose
que le débiteur sait qu’il a été volé ou d’une chose
qu’il aurait en connaissance de cause, indûment
reçue ;

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- Si le débiteur déclare par écrit qu’il n’entend pas
exécuter son obligation.
b- L’astreinte :
D’une façon générale, l’astreinte peut être définie comme une
pression exercée sur le débiteur pour l’amener, sous la menace d’une
condamnation pécuniaire, dont le montant varie progressivement en
fonction de sa résistance, à exécuter une obligation en nature.
Donc, ce procédé utilisé afin de contraindre le débiteur à
exécuter personnellement son obligation. Elle se conçoit lorsque
l’obligation est un caractère personnel.
C’est au juge que revient la charge de prononcer l’astreinte.
Toutefois, il ne peut le faire s’il est confirmé que l’inexécution de
l’obligation est due à une cause qui n’est pas imputable au débiteur.
En tout état de cause, pour la mise en œuvre de l’astreinte le
juge dispose d’un pouvoir souverain pour l’accorder ou la refuser et
en fixer le montant.
2- Les garanties d’exécution exercées contre le débiteur de
façon indirecte :
Il s’agira d’abord de quelques aspects des pouvoirs du
créancier sur le patrimoine du débiteur.
Il faut savoir que conformément a la loi, le créancier a sur les
biens du débiteur une série de pouvoirs.
Le plus important de ces pouvoirs est celui de saisir les biens
du débiteur, c’est ce qu’on appelle l’exécution forcée, mais avant
l’exécution, le créancier peut prendre des mesures conservatoires.
Nous allons, donc examiner deux (02) points :
 Les mesures conservatoires
- L’action indirecte (ou oblique) ;
- L’action paulienne.

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 L’exécution forcée.

2.1- Les mesures conservatoires :


On les appelle des mesures conservatoires car ce sont des
mesures qui préparent les voies d’exécution ultérieures, en
empêchant que certains éléments ne soient soustraits du patrimoine
du débiteur.
2.2- L’exécution forcée :
L’exécution forcée sur le patrimoine s’accomplit par des
saisies. Il en est différentes sortes, mais avec des traits communs,
dans leurs conditions générales comme dans leur résultat.
Nous traiterons trois aspects de cette question :
- Conditions générales des saisies ;
- Différentes sortes de saisies ;
- Résultat des saisies.
a- Conditions générales des saisies :
Le créancier saisissant doit avoir un titre exécutoire, cette
procédure requiert l’intervention de la puissance publique, mais elle
garde un caractère individualiste.
 Le titre exécutoire :
C’est un revêtu de la formule exécutoire (c'est-à-dire l’ordre
donné par l’Etat à ses agents de coopérer à la réalisation des droits
que le titre constate).
 L’intervention de l’Etat :
L’Etat intervient dans les diverses opérations de l’exécution
forcée par l’intermédiaire d’officiers publics, auxiliaires de la justice.
Par ailleurs, certaines saisies se déroulent en forme de procès.

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b- Différentes sortes de saisies :
Les saisies d’exécution se différencient suivant les biens
qu’elles frappent. On distingue généralement :

 La saisie - arrêt : C’est pratiquement la saisie d’une


créance que le débiteur peut avoir contre un tiers.
 La saisie exécution : Ou saisie des meubles corporels,
elle fut longtemps la saisie par excellence , les
meubles étant considérés anciennement comme le
siège des dettes, elle reste la saisie la plus accessible,
celle à laquelle on recourt volontiers pour les dettes de
faible importance.
 La saisie immobilière.
c- Résultat des saisies :
Il nous semble utile de préciser que l’exécution forcée n’est
pas, pour le créancier, le pouvoir de s’emparer des biens du débiteur
et d’en devenir propriétaire, c’est le pouvoir de les faire mettre sous
le contrôle de l’autorité judiciaire, puis de les faire vendre aux
enchères publiques, enfin de se faire payer sur le prix qui en découle.
Ce que le droit accorde en définitive au créancier, c’est donc
une certaine somme d’argent extraite au patrimoine du débiteur.

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EXERCICE D’APPLICATION :
Répondre aux questions suivantes :
1- Donnez la définition de la cession de créance.
2- Qu’est ce que la dation en paiement ?
3- Citez les conditions de la compensation.
CORRECTION DE L’EXERCICE :
1- La cession de créance est une convention par laquelle le
créancier (ou cédant) transmet son droit de créance à un
acquéreur (ou cessionnaire). Cette transmission peut être faite
à titre gratuit, mais généralement il s’agit d’un contrat à titre
onéreux.
2- Lorsque le créancier accepte de recevoir une chose autre que
celle qui lui était due, à titre d’exemple des ouvrages au lieu
d’une somme d’argent, il y a dation en paiement.

L’article 285 du code civil aborde cette question en


ces termes :
« Lorsque le créancier accepte en paiement de sa créance, une
prestation autre que celle qui lui était due, cette dation en
paiement tien lieu de paiement ».
3- La compensation est un mode d’extinction des obligations qui
se produit lorsque deux personnes sont toutes deux
respectivement créancières et débitrices l’une de l’autre.
Elle s’opère de plein droit en vertu de la loi. Elle peut
résulter également d’un accord des parties ou d’une décision
judiciaire.
Pour qu’elle puisse jouer, il faut que les conditions
suivantes soient mises en œuvre :
a- Il faut que les deux dettes existent entre les mêmes
personnes.

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b- Les deux dettes doivent être certaines, liquides et
exigibles.

c- Il faut, en fin, que les deux dettes fassent l’objet d’une


action en justice.

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