RATTRAPAGE HISTOIRE :
THÈME 1
LA FRANCE ET L’EUROPE FACE AUX RÉVOLUTIONS
Prologue : Contexte du XVIIIe siècle et rappels de seconde… !
Monarchie absolue : Régime politique dans lequel un roi ou un prince
possède toius les pouvoirs. Ce pouvoir est relié à la religion chrétienne,
c’est pourquoi on parle de monarchie absolue de droit divin.
Contexte historique récent : révocation de l’Édit de Nantes par Louis XIV
(1685) – fin de la tolérance religieuse en France.
1er septembre 1715 – Louis XIV met en scène sa propre mort.
Au XVIIIe siècle il y a beaucoup de « factice ».
Une guerre désastreuse pour la France : La guerre de Sept Ans (1756 –
1763)
Louis XVI : Roi de 1774-1792
Les trois ordres de la société d’Ancien Régime au XVIIIe siècle
Le Clergé (2% de la population) La Noblesse (3%) Le Tiers-État (95%)
Chapitre 1
La construction de la nation : La Révolution française et l’Empire (1789-
1815)
Comment l’idée de nation se construit-elle dans l’esprit des Français au
cours de l’enchaînement des évènements de la fin du XVIIIe et le début du
XIXe siècle ?
Contexte : naissance des USA
Introduction : « C’est une révolte ? Non Sire, c’est une révolution ! » - La
montée de la colère dans le royaume de France à la fin du XVIIIe siècle.
Consignes générales : Vous devez créer un cri de colère sur la situation du pays à la fin du XVIIIe siècle. Mais attention… votre avis ne
sera pas le même si vous êtes du peuple ou de la noblesse ! Ce cri de colère sera lu à l’oral (enregistrement) avec le ton et un membre
du peuple répondra à un membre de la noblesse.
Consignes spécifiques : La faim du peuple : Vous devez utiliser les coupures de presse à votre disposition pour répertorier tout ce qui
ne va pas dans le royaume de France. Votre vie est difficile et cela doit se sentir. Vos plaintes peuvent être violentes. Vous devez
ensuite interpeller le roi et lui demander de faire son travail de souverain et d’aider son peuple.
Étape 1 : Lire attentivement les coupures de presse et prendre précisément des notes en vrac sur la situation du royaume.
Étape 2 : Écriture du cri de colère au brouillon sur le cahier. Vous devez respecter la forme suivante :
- Un titre choc à trouver pour votre cri de colère.
- Une formule de politesse à l’égard du roi.
- Une phrase pour vous présenter vous, votre nom de et votre place dans la société (à inventer).
- Une explication claire de la situation en fonction de votre position (peuple ou noble).
- Une critique à l’égard du roi et ce qu’il fait en fonction de votre position (le peuple considère que le roi ne les écoute pas,
les nobles considèrent que le roi est trop préoccupé par les plaintes du peuple).
- Une formule de politesse à la fin.
Étape 3 : En binôme à la maison, vous vous enregistrez l’un et l’autre en vous répondant et vous m’envoyez l’enregistrement sur l’ENT
ou sur mon mail. Si certains le souhaitent, ils pourront plutôt passer en classe à l’oral.
Conseils : Mettre le ton, ne pas hésiter à critiquer voire à mépriser mais en restant toujours poli (ou alors vous cherchez des mots
familiers ou argot qui datent du XVIIIe siècle), intégrer des expressions du XVIIIe siècle (cf livret).
LEÇON :
Au nouvel an 1789, le vent de la révolte gronde en France depuis plusieurs
années. Les rudes hivers, les évènements climatiques, les problèmes
financiers et les problèmes sociaux ont gravement touché le tiers-état.
Face à l’indifférence de la noblesse et du clergé, la haine du tiers état
grandit et ils réclament d’avantage d’égalité.
Le roi Louis XVI est obligé à convoquer les États Généraux pour le 4 et 5
mai afin de réformer le royaume. Les 3 ordres de la société ont 6 mois
environ pour recueillir partout en France les Doléances qui seront lues et
traitées par le roi et son gouvernement lors des États Généraux. Sur les
sujets les plus discutés tels que la justice, la fiscalité ou le système féodal,
le roi n’écoute pas l’avis du tiers-état. La noblesse n’est pas unie autour du
roi non plus et des factions se forment.
Du côté du tiers-état les plus vigoureux dans leur mécontentement sont
les bourgeois des villes car ils participent fortement à l’économie locale,
mais n’ont aucun privilège et ne sont pas représentés au gouvernement
car tout cela est réservé à la noblesse.
États Généraux : Assemblée réunie par le roi en cas de crise. Elle compte
des représentants des 3 ordres de la société (clergé, noblesse, tiers-état).
Cette assemblée est la seule à pouvoir réformer le royaume.
II – Montagnards, Girondins, les différents « courants » de la Révolution
Française »
Quelle « France » les révolutionnaires veulent-ils créer à la fin de la
monarchie ?
A – Manon Rolland, Olympe de Gouges et les girondins : Point de passage
Girondins : Groupe politique qui gouverne avec Louis XVI pendant la
période de monarchie Constitutionnelle. Ils voudraient une France
« fédérale » dont les pouvoirs sont répartis entre l’Assemblée nationale et
les départements. Ils sont opposés aux montagnards. Quelques girondins
célèbres ; Desmoulins, Condorcet, Rolland (le couple), Charlotte Corday,
Olympe de Gouges… Ils ont le soutien des bourgeois des villes.
Document : Manon Rolland, Olympe de Gouges et le parti des Girondins
Activité
1- Quels fonctions politiques Olympe de Gouges et Manon Rolland ont-elles pu avoir ?
2- Quelles sont les convictions et idées de ces deux femmes de la Révolution ?
3- Quels éléments Olympe de Gouges et Manon Rolland nous apprennent-ils sur la Révolution française
et certains révolutionnaires ? Est-ce normal après ce que vous avez étudié dans la partie 1 ?
4- En vous basant sur les quelques éléments glanés dans les documents, de quel milieu social
semblent venir Olympe de Gouges et Manon Rolland ? À quoi le voit-on ?
5- Leur combat et leur engagement ont-ils été une réussite selon vous ? Pourquoi ?
B – L’engagement des montagnards dans le procès de Louis XVI
(décembre 1792 – janvier 1793)
Montagnards : Groupe politique favorable à une Révolution radicale et
impitoyable au nom de la loi. Ils voudraient une France « jacobine »
centrée sur Paris et une Assemblée Nationale à leur image. Ceux qui ne
pensent pas comme eux sont considérés comme « ennemis de la
Révolution ». Ils ont tout fait pour que le roi soit condamné à mort. Ils sont
opposés aux girondins. Quelques montagnards célèbres : Robespierre,
Marat, Danton, St Just…
Le procès de Louis XVI – fiche élèves
Objectif : Comprendre la logique du procès, ses implications politiques et sa
symbolique.
Consigne : Montrez en argumentant que le procès de Louis XVI a une importance
politique et symbolique par rapport à la révolution et à l’installation de la
République (depuis le 22 septembre 1792). Vous pouvez répondre par plusieurs
tirets en organisant et en hiérarchisant votre réponse.
C – L’après Louis XVI : De la « Terreur » au Directoire (1793-1795)
Terreur : Nom donné au régime politique dirigé par Robespierre et les
montagnards à la tête de la Convention entre le 5 septembre 1793 et le 27
juillet 1794 (date de la mort de Robespierre).
Directoire : Nom de l’Assemblée nationale qui remplace la Convention et
qui dure entre 1795 et 1799. Il est dirigé par les « thermidoriens », qui ont
condamné à mort Robespierre et qui sont en grande partie les héritiers
des Girondins.
Leçon
Quelques évènements de la monarchie constitutionnelle entre 1789 et
1792 et des premiers temps de la fin de la monarchie du milieu de l’année
1792 :
- 20/21 juin 1791 : Fuite manquée du roi Louis XVI. Il est rattrapé à
Varennes et accusé de trahir la France au profit des Autrichiens
notamment.
- 10 août 1792 : Prise du Palais des Tuileries. Le roi est emmené dans la
prison du temple. Prussiens et autrichiens déclarent la guerre à la France.
Fin de la monarchie.
- 20 septembre 1792 : Bataille de Valmy. Victoire de l’armée
révolutionnaire contre la Prusse et l’Autriche.
- 22 septembre 1792 : Instauration de la première République.
A l’aube de la 1ere République, l’Assemblée nationale (la Convention) a le
pouvoir mais plusieurs factions opposées existent. Les Girondins
(bourgeois des villes) s’opposent aux Montagnards (révolutionnaires
parisiens radicaux). Le roi Louis XVI est jugé et condamné à mort par les
montagnards, il sera exécuté le 21 janvier 1793 à Paris. Suite à cela, les
montagnards prennent peu à peu le pouvoir et désignent tous leurs
opposants (royalistes, girondins) puis n’importe qui comme « ennemi de la
Révolution » ou « suspect ». Le montagnard Robespierre prend la tête de
l’État au cours de l’été 1793 et ainsi commence le régime de la
« Terreur ». Ce régime, régi par le texte de la loi des suspects (17
septembre 1793) exécute beaucoup d’opposants et prend fin lorsque
Robespierre est trahi et lui-même jugé pour trahison le 28 juillet 1794. La
« Terreur » prend fin, les montagnards chutent au profit des Girondins
ayant survécu, qui fondent le 26 octobre 1795 une nouvelle assemblée : le
Directoire.
III – L’héritage de la Révolution française : Napoléon, le Consulat et
l’Empire (1799-1815)
Héritier malgré lui de la Révolution française, Napoléon est-il le
continuateur ou le fossoyeur des idéaux révolutionnaires ?
A – Contexte et chronologie de l’arrivée de Napoléon au pouvoir
Quelques dates à retenir sur la période napoléonienne :
- 9 novembre 1799 : coup d’État de Napoléon qui met fin au Directoire
(Assemblée révolutionnaire depuis 1795). Napoléon crée le Consulat.
- 2 décembre 1804 : Sacre impérial de Napoléon à Notre Dame de Paris.
Début de l’empire.
- 1815 : Napoléon abdique définitivement suite à la défaite à Waterloo et
est exilé sur l’île de Ste Hélène.
Napoléon met en place un régime autoritaire très controversé encore
aujourd’hui. C’est un dictateur mais il met fin aux guerres intérieures en
France, c’est un brillant stratège mais il enflamme l’Europe dans une
décennie de guerres, il intègre des idées de la Révolution française mais
est également très conservateur.
B – Mettre fin à la Révolution tout en récupérant l’héritage
La mort de « Louis Capet » La royauté est un crime
Charles-Henri Sanson est l’un des exécuteurs Lors du procès de Louis XVI, les débats
officiels du royaume depuis 1766. C’est lui qui s’engagent entre les députés. Saint-Just, un
est chargé d’exécuter Louis XVI. député de la Montagne, proche de
[Au sujet de Louis Capet] Voici suivant ma Robespierre, prend la parole pour dénoncer les
promesse l’exacte vérité de ce qui s’est passé. crimes de « Louis Capet » : ses opinions
Descendant de la voiture pour l’exécution, on radicales sont alors très isolées.
lui dit qu’il fallait ôter son habit. Il fit quelques Le procès doit être fait à un roi, non point pour
difficultés, en disant qu’on pouvait l’exécuter les crimes de son administration, mais pour
comme il était : quand on lui eût expliqué que celui d’avoir été roi, car rien au monde ne peut
c’était impossible, il aida lui-même à ôter son légitimiser cette usurpation ; et de quelque
habit (…). Il demanda si les tambours illusion, de quelques conventions que la
s’arrêteraient de battre : on lui répondit qu’on royauté s’enveloppe, elle est un crime éternel,
n’en savait rien. Il monta sur l’échafaud et contre lequel tout homme a le droit de s’élever
voulut foncer sur le devant, comme s’il voulait et de s’armer ; elle est un de ces attentats que
parler. Mais on lui expliqua que c’était l’aveuglement même de tout un peuple ne
impossible. Il se laisse alors conduire à l’endroit saurait justifier. (…) On ne peut point régner
où on l’attacha et où il s’écria très haut : innocemment : la folie est trop évidente. Tout
« Peuple, je meurs innocent. » Ensuite, se roi est un rebelle et un usurpateur. Les rois
retournant vers nous, il nous dit « Messieurs, je mêmes traitaient-ils autrement les prétendus
suis innocent de tout ce dont on m’inculpe. Je usurpateurs de leur autorité ? (…) Voilà les
souhaite que mon sang puisse cimenter le considérations qu’un peuple généreux et
bonheur des Français. » Voilà, citoyens, ses républicain ne doit pas oublier dans le
dernières et véritables paroles (…). Pour rendre jugement d’un roi.
hommage à la vérité, il a soutenu tout cela
avec un sang-froid et une fermeté qui nous a Saint-Just, discours d’accusation de Louis XVI,
tous étonnés. 16 novembre 1762.
Charles-Henri Sanson, lettre envoyée au
Thermomètre du jour, 21 février 1793.
En quoi le procès de Louis XVI (Capet) a une importance politique et
symbolique par rapport à la révolution et à l’installation de la République ?
Le procès de Louis XVI a une importance politique et symbolique car elle marque la
fin de la révolution
C – Un régime autoritaire et une société hiérarchisée
Activité 2
D – La construction d’une « Europe à l’heure française » ?
Activité 3
BILAN
Napoléon veut mettre fin à la Révolution en conservant certains de ses
principes :
- Code civil / code pénal repose sur l’uniformité de la loi et l’égalité de
tous devant la loi
- Laïcisation des actes d’état civil (naissance, mariage)
- Création des préfets pour enraciner liberté et égalité entre tous.
- « Masses de granit » création du franc et de la Banque de France,
des lycées et du baccalauréat, etc.
D’une manière générale, la société française est encadrée par l’État avec
une nouvelle hiérarchie. Le code civil est critiqué en France pour ses
incohérences notamment sur la question de l’égalité hommes-femmes ou
patrons-employés qui sont contraires à la Révolution française.
Laïcisation : Passage de l’autorité de l’église à l’autorité de l’État
En Europe, les espoirs s’expriment au début de la Révolution donc de 1789
à 1792-1793. Ils sont fondés sur l’attente de la révolution politique des
droits de l’homme dans leur pays. Exemple : en Pologne, la Révolution
permet la fin du système féodal. Ces espoirs disparaissent lorsque la
guerre aboutit à une occupation durable et prédatrice des territoires par la
France, lors de la période Napoléonienne. Ces déceptions et les exactions
commises suscitent des rancœurs puis des insurrections, la plus célèbre a
lieu en Espagne en 1808.
CHAPITRE 2 :
L’EUROPE ENTRE RESTAURATIONS ET RÉVOLUTIONS (1815-1848)
Comment les idées de Nation et de liberté évoluent-elles dans l’Europe post-
napoléonienne au sein du « concert européen » qui souhaite revenir à la
stabilité ?
INTRODUCTION : LA FIN DE L’EUROPE NAPOLÉONIENNE
Les différents États sont imbriqués les uns vis-à-vis des autres.
I – « L’ordre de Vienne » et la Restauration des pouvoirs monarchiques en Europe
Après la période révolutionnaire, comment les puissances européennes
restaurent-elles les pouvoirs monarchiques ?
A – Metternich et le Congrès de Vienne
Activité
1 – Comment l’ordre est-il défini par Metternich ? Qu’est-ce que cela montre ?
2 – Qui Metternich souhaite-t-il combattre et pourquoi ?
3 – Quelles sont les puissances qui garantissent l’ordre de Vienne ?
4 – Quels régimes politiques existent en Europe après le Congrès de Vienne ? Qu’est-ce que cela
montre ?
5 – Que va déclencher en Europe la mise en place de l’ordre de Vienne ?
Question de réflexion : Pensez-vous que l’ordre de Vienne va tenir longtemps ? Si oui pourquoi, si
non pourquoi ? N’hésitez pas à utiliser vos connaissances issues du chapitre précédent aussi.
1)
MÉTHODOLOGIE : RÉVISER POUR RÉPONDRE À UNE QUESTION
PROBLÉMATISÉE
SUJET : La naissance de la Nation Française lors de la Révolution française
1- Préparer l’introduction (phrase d’accroche, contextualisation, mots
du sujet, problématique, annonce du plan).
2- Trouver un plan thématique cohérent (je liste mes connaissances et
je trouve des points communs entre certaines des idées).
3- Préparer la conclusion (réponse à la problématique, synthèse rapide,
ouverture et questionnements).
4- Préparer la rédaction finale (connecteurs logiques et transitions).
Préparation de l’évaluation, recherche d’une problématique et d’un plan
1) Je trouve ma problématique
Idées de problèmes : Trouver une unité dans une période de guerres
et de révoltes / Créer une nation pendant une Révolution /
Désaccords entre révolutionnaires / Absence de dirigeants… mas qui
dirige ? Comment être uni ?
Exemples de problématiques : Comment les Français se sont-ils unis
en créant une nation au cours de temps difficiles et conflictuels de la
Révolution française ?
Comment un sentiment d’union s’est-il créé autour d’une
période de révoltes et d’oppositions ?
Comment la nation a-t-elle abouti malgré les désaccords et les
différences lors de la Révolution française ?
En quoi la Révolution française a-t-elle été le point de départ de
l’idée de nation en France ?
2) Je construis mon plan à partir de ma problématique.
Connaissances en vrac : Olympe de Gouges / Serment du Jeu de
Paume / Manon Rolland / Prise de la Bastille / La Terreur / Girondins
et Montagnards / Mort du Roi Louis XVI / 1er République / Patriotisme
et victoires (des révolutionnaires et ensuite de Napoléon) / Rumeurs
des invasions (Grande Peur) / Marche des Femmes / Assemblée
Constituante / fin de l’Ancien Régime / Textes de lois (Constitutions,
Déclarations, code civil, code pénal…) / Abolition des privilèges /
DDHC et DDFC
I – Violences, fin Ancien Régime et expériences politiques
II – La place des femmes dans la nation nouvelle
III – Oppositions d’idées et de lois et de visions pendant la
Révolution.