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Faiblesses du secteur bancaire en RDC

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Les failles (faiblesses) du secteur bancaire en RDC

1. Une réglementation inadéquate et mauvaise qualité des institutions

Une réglementation lourde et les coûts afférents à la constitution du dépôt et à la liquidation de


l’épargne sont notamment des freins pesants. Les banques exigent au minimum trois
documents dont la carte d’identité que n’ont pas 16% des congolais majeurs. En outre, la
mauvaise qualité des institutions constitue un autre blocage.

En effet, 67% des congolais constituent des épargnes informelles de manières diverses : 40,2%
thésaurisent et 19,43% procèdent par la tontine. Par ailleurs, 4,02% constituent leur épargne en
achetant des biens supérieurs (précieux) alors que 3,35% confient leur épargne monétaire au
près d’une personne de confiance.

2. Taux d’inflation

Les banques rémunèrent l’épargne par un taux d’intérêt fixe. En outre, il est établi en économie
que l’inflation favorise les débiteurs (banques) aux détriments des créanciers (épargnants). Si
l’inflation est nulle, l’effet de l’inflation sur l’intérêt est nul. Cependant, la RDC connait un taux
d’inflation moyen annuel (2002-2007) de 14%. Donc, un taux d’intérêt nominal inférieur à 14% a
produit in fine un intérêt négatif. Cela signifie qu’en termes réels l’épargnant perd à chaque
franc le différentiel entre le taux d’intérêt nominal et le taux d’inflation. L’instabilité de la
politique monétaire n’encourage pas l’épargne.

3. Quant au taux de bancarisation, il est nettement en deçà de la moyenne d’Afrique


subsaharienne, qui se situe à 25 %. Il est donc stagnant autour de 6%. La marge de progression
est donc considérable pour les banques opérant en RD Congo. Le secteur souffre d’une fragilité
chronique qui a conduit deux établissements (la Biac et la Fibank) à mettre la clé sous la porte.
Le passage, en 2015, du nombre de provinces de 11 à 26 n’a rien arrangé.

Certaines entités issues de ce découpage administratif n’accueillent aucune agence bancaire,


faute de dynamisme économique. Dans leur stratégie d’implantation, les banques privilégient
les régions minières, les grandes villes et une poignée de centres urbains dans l’est du pays.

Nos banques sont concentrées dans les grandes villes, alors que 65 % de la population vit en
milieu rural. Conséquence : il n’y a pas assez d’agences de proximité.

4. Le secteur bancaire en RDC porte aussi sur le manque d’efficacité des mesures mises en
œuvre dans le cadre de la lutte contre le blanchiment des capitaux.

Ensuite, il n’y a pas de mesures appropriées pour inciter les Congolais à ouvrir un compte
bancaire. Il faudrait en particulier que les différentes autorités soutiennent les approches visant
à réduire le nombre de transactions en espèces. Un autre frein est lié au coût que représente la
tenue d’un compte.

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