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1

chapitre1 : FONCTION D’UNE VARIABLE REELLE


1.1 Comportement local
Préliminaires
Soit X ⊂ R ; X 6= ∅.
* On appelle fonction numérique sur X, toute application f d’une
partie D de X dans R.On note :

f : D → R ou la fonction x 7−→ f (x)


* Si X = N, on parle de suites réelles
* X = R, on parle de fonction numérique de la variable réelle.
Définition 0.1. Soit D ⊂ R soit f : D 7−→ R et soit xo ∈ R .
On dit que f est définie au voisinage de xo (sauf peut-être en xo )
si : Il existe un ensemble U qu’on appelle voisinage de xo tel que :
U \{xo } ⊂ D (où D est l’ensemble de définition de la fonction)
Définition 0.2 (Notion de voisinage). Soit
xo ∈ R, on appelle voisinage de xo tout ensemble U de R contenant
un intervalle ouvert centré en xo .
Autrement dit : U est un voisinage de xo si et seulement s’il existe

r > 0 tel que ]xo − r; xo + r[⊂ U



Exemple 0.3. 1) x 7−→ f (x) = x − 1 donc

Df = {x ∈ R/x − 1 ≥ 0}
Df = [1, +∞[
f définie au voisinage de tout point x > 1 mais n’est pas définie au
voisinage de x = 1.
1
2) x 7−→ f (x) = x−1 , donc

Df = R\{1} ou encore
Df = ] − ∞, 1[∪]1, +∞[
f est définie au voisinage de xo = 1 sauf en 1.
Remarque 0.4. On dit que f est définie à droite de xo s’il existe
α > 0 tel que ]xo , xo + α[⊂ D
1. UCAD, Faculté des Sciences Economiques et de Gestion (FASEG), Année :
2010-2011, Première année Cours de Mathématiques, Diaraf SECK version 0.1
1
2

On dit que f est définie à gauche de x0 s’il existe


α > 0 tel que ]xo − α, xo [⊂ D
1
Exemple 0.5. ∗x 7−→ √x−1 ,
Df = {x ∈ R/x − 1 6= 0, x − 1 ≥ 0},
ou

{x ∈ R/x − 1 > 0}
Df =]1, +∞[
f est définie à droite de 1.
1
∗ x 7−→ x−1
est définie à droite et à gauche de 1.
1.1.2 Notion de limite d’une fonction :

Définition 0.6. Soit f : D → R et xo ∈ R tels que f soit définie


au voisinage de xo (sauf peut–être en xo ).
On dit que f admet une limite ` ∈ R au point xo si :
∀ε > 0, ∃α > 0/∀x ∈ D, 0 < |x − xo | < α ⇒ |f (x) − `| < ε
On dit que f (x) tend vers ` lorsque x tend vers xo .
On note : lim f (x) = ` ou f (x) → ` quand x 7−→ xo .
x→xo

Remarque 0.7. 1 - Si f admet une limite en xo , celle-ci est unique.


2 - La notion de limite en xo est indépendante de ce qui se passe
au point xo .
On peut alors avoir xo ∈ D ou xo ∈/ D.
3x2
Exemple 0.8. *1◦ ) x 7−→ f (x) = |x|
Df = R∗
donc lim f 00 = F I

0
|x| = x
si x > 0 |x| = −x si x < 0
2
· Si x > 0, f (x) = 3xx ⇒ f (x) = 3x
lim f (x) = 0
x→xo
x>0
3x2
· Si x < 0, f (x) = x
⇒ f (x) = −3x
lim f (x) = 0.
x→0
x<0

Donc lim f (x) = 0 = `


x→0
3

* Utilisons maintenant la définition pour montrer que f (x) → 0, x →


0.
3x2 3|x2 |
Pour tout x ∈ R, x 6= 0 f (x) = |x|
= |x|
⇒ f (x) = 3 |x| ∀x 6=
0
∀ε > 0, ∃ ? α > 0 :
0 < |x| < α =⇒ |f (x)| < ε comment faire ? |f (x)| = 3 |x| < ε =⇒
|x| < α3 donc α = 3ε convient.
2◦ ) Soit f définie par :

1 si x 6= 2
f (x) =
0 si x = 2
lim f (x) =? Df = R f (2) = 0
x→2
lim f (x) = 1
x→2
4

Exemple 0.9. Soit f (x) = x − 1.
Df = {x ∈ R/x − 1 ≥ 0} Df = [1, +∞[.
On ne peut pas parler de la limite de f en 1 car f n’est pas définie
au voisinage de 1.
Définition 0.10. a) Soit α un réel. On dit que α est limite à droite
en xo si : ∀ε > 0, ∃η > 0 : |x − xo | ≤ η
et x > xo =⇒ |f (x) − α| ≤ ε
b) Soit β un réel, β est dit limite à gauche de f en xo si :
∀ε > 0, ∃η > 0 : |x − xo | ≤ η
et x < xo =⇒ |f (x) − β| ≤ ε
5

Notation 0.11. On note ces limites :


· α = lim f (x) = lim+ f (x)
x→xo x→xo
x>xo

· β = lim f (x) = lim− f (x)


x→xo x→xo
x<xo

Remarque 0.12. : Soit ` ∈ R


` = lim f (x) si et seulement si β = α
x→xo
6
2
Exemple 0.13. Soit f (x) = |x|+x
x
pour x 6= 0
Etudier le comportement de f en 0.
Df = R∗
- 1er Cas :
x+x2 x(1+x)
si x ≥ 0 =⇒ |x| = x donc f (x) = x
= x
f (x) = 1 + x ∀x > 0
lim f = lim f (x) = 1
0 + x→x
x>0

- 2ème cas :
si x < 0 =⇒ |x| = −x
2
donc f (x) = −x+xx
= x(−1+x)
x
= −1 + x ∀x < 0.
lim

f = lim f (x) = −1.
0 x→x
x<0

Conclusion 0.14. : La limite de f n’existe pas en 0.


Mais il existe une limite à droite en 0 et une limite à gauche en 0.
Définition 0.15. : (Limites infinies) :
On dit que f (x) tend vers (+∞) respectivement (−∞) au point xo
.si :
∀A > 0, ∃η > 0/∀x : 0 < |x − xo | < η
=⇒ f (x) > A (cas lim f (x) = +∞)
x→xo
∀A > 0, ∃η > 0/∀x : 0 < |x − xo | < η
=⇒ f (x) < −A (cas lim f (x) = −∞)
x→xo

Exemple 0.16.
1
f (x) = Df = R\ {2}
(x − 2)2
lim f (x) = +∞
x→2

Définition 0.17. : (Limites pour x tendant vers l’infini)


On dit que f tend vers ` ∈ R lorsque x → +∞ si :

∀ε > 0, ∃B > 0/∀x ≥ B =⇒ |f (x) − `| ≤ ε


On dit que f → ` ∈ R lorsque x 7−→ −∞ si
∀ε > 0, ∃B > 0/∀x ≤ −B =⇒ |f (x) − `| ≤ ε
7

De même on peut donner un sens précis aux expressions telles que :


*
lim f (x) = −∞ (1)
x→−∞

*
lim f (x) = +∞ (2)
x→−∞

*
lim f (x) = −∞ (3)
x→+∞

*
lim f (x) = +∞ (4)
x→+∞

(1) ⇐⇒ ∀A > 0 ∃B > 0/∀x < −B =⇒ f (x) < −A


(2) ⇐⇒ ∀A > 0 ∃B > 0/∀x < −B =⇒ f (x) > A
(3) ∀A > 0 ∃B > 0/∀x > B =⇒ f (x) < −A
(4) =⇒ ∀A > 0, ∃B > 0/x > B =⇒ f (x) > A.
1.1.3 Continuité
Définition 0.18. Soit f : D −→ R et xo ∈ D,
D ⊂ R.
On suppose que f est définie au voisinage de xo .
On dit que f est continue en xo si :
· lim f (x) = f (xo ) ce qui signifie :
x→xo
1 − f (xo ) existe et est f ini, autrement dit xo ∈ Df


2 − lim f (x) existe


x→xo

 3 − lim f (x) = f (xo )
 x→xo

Exemple 0.19. 1◦ ) f (x) = 2 + x Df = R


Etude de la continuité de f en tout point xo de Df.
· f (xo ) a un sens
· f (xo ) = 2 + xo
· lim f (xo ) = 2 + xo = f (xo ).
x→xo
Donc f est√continue en tout point xo .
2◦ ) f (x) = x Df = R+ = [0, +∞[.
Etude de la continuité en tout point de xo ∈ Df \{0}

· f (xo ) = xo existe

· lim f (x) = xo = f (xo ).
x→xo
Donc f est continue en tout point xo ∈ Df \{0}.
8

Théorème 0.20. [(Composition des fonctions continues)]


f g
Soit D −→ U −→ R.
Si f est continue en xo (xo ∈ Df ) et g continue en yo = f (xo )
alors gof est continue en xo .
Exemple 0.21. √
f (x) = 2 + x
f est composée de 2 fonctions :
h
x 7−→ 2 + x
g √
y 7−→ y
f (x) = g ◦ h(x)
Df = {x ∈ R /x + 2 ≥ 0} =⇒ Df = [−2, +∞[
Soit xo ∈ Df \ {−2}.
h continue en xo
h(xo ) = yo ∈ Df (car xo + 2 = h(xo ) > 0)
g est continue en tout point yo .
Donc g ◦ h est continue en xo c’est-à-dire f continue en xo .
Définition 0.22. Soit f définie en xo et à droite de xo . On dit
que f est continue
à droite en xo si :
lim+ f (x) = f (xo )
x→xo
On définit de la même manière la continuité à gauche en xo par la
condition :
lim f (x) = f (xo )
x→x0
x<x0

Remarque 0.23. Discontinuité de Fonctions


En général s’il y a discontinuité :
1. Soit f n’a pas de limite finie en xo
2. Soit lim f (x) et lim f (x) existent mais elles sont différentes
x→x0 x→x0
x<xo x>x0
3. Soit lim f (x) = lim f (x) 6= f (xo )
x→x0 x→x0
x>xo x<xo
9

Remarque 0.24. (Prolongement par continuité)


Soit une fontion f définie au voisinage de xo , noté U sauf en xo
et telle que :
lim f (x) = ` ∈ R
x→xo

On définit : f

U −→ R 6 xo
f (x) si x =
fe : : fe(x) =
x 7−→ fe(x) ` si x = xo

f est appelée le prolongement de f par continuité.

Exemple 0.25.
x2 + 2x + 1
(x + 1)(x2 + 1)
Df = {x ∈ R /(x + 1)(x2 + 1) 6= 0}
x + 1 = 0 =⇒ x = −1
ou
x + 1 = 0 =⇒ x2 = −1 impossible
2

Df = R\{−1}
”0”
lim f (x) = FI
x→−1 0
x2 + 2x + 1 = (x + 1)2 =⇒
(x+1)2 x+1
f (x) = (x+1)(x2 +1) = x2 +1 ∀x 6= −1

lim f (x) = 0
x→−1
10

Remarque 0.26. f n’est pas continue en −1 car −1 ∈


/ Df.

Mais il existe un prolongement de f qu’on note f définie par :
 x+1
∼ ∼ si x 6= −1
f : x 7−→ f (x) = x2 +1
0 si x = −1
11

1.1.4 Problème du Calcul des limites

Soitf : D −→ R
La notation
xo ∈ R ∪ { ±∞ }
veut dire que
xo ∈ R ou xo = ±∞

Définition 0.27. Soit


f : D → R et A ⊂ D
On dit que f est majorée (respectivement minorée, bornée)
Sur A si seulement si :
· f (A) est majorée (respectivement minorée, bornée).
· f (A) majorée ⇐⇒ ∃ K ∈ R/f (x) ≤ K, ∀x ∈ A
· f (A) minorée ⇐⇒ ∃ m ∈ R/f (x) ≥ m, ∀x ∈ A
· f (A) bornée ⇐⇒∃ M ∈ R / |f (x)| ≤ M, ∀x ∈ A.

Remarque 0.28. Soit


f : D −→ R
xo ∈ R∪ { ±∞ }
Si lim f (x) existe dans R, alors f est bornée au voisinage de xo .
x→xo
12

2x+1
Exemple 0.29. (1) f (x) = x−1
on prend par exemple xo =
2 lim f (x) = 5 ∈ R.
x→2
Au voisinage de 2 f est bornée c’est-à-dire ∃M >
0 ; ∃ U voisinage de 2 tel que : ∀x ∈ U , |f (x)| ≤ M.
1
(2) f (x) = x
xo = +∞ par exemple lim f (x) = 0+ ∈ R. Donc
x→+∞
f est bornée au
voisinage de +∞ c’est-à-dire ∃ M > 0 ; ∃ U voisinage de
+∞ (U = [B, +∞[) B ∈ R,
tels que ∀x ∈ U, |f (x)| ≤ M.
13

1.1.5 Opération sur les limites


Soient f, g : D → R, xo ∈ R ∪ { ±∞ } et λ ∈ R. Si g et f
admettent des limites finies
en xo , il en est de même de f + g ; f.g ; λf ; f /g en xo .
De plus :

· lim(f + g) = limf + limg


xo xo xo

· lim(f.g) = ( limf ) .( limg)


xo xo xo

· lim λf = λ lim f
xo xo

f lim f
x
· lim = o , si limg 6= 0
xo g lim g xo
xo

Exemple 0.30. * 1◦ ) Montrer que xp −→ ap (p ∈ N) quand x −→


a.
En déduire que si P (x) est un polynôme de degré n en x alors
P (x) −→ P (a) quand x −→ a où (a ∈ R )
Solution 0.31. On sait que quand on a P1 (x) = x, si x −→ a P1 (x) −→
P1 (a) et
P1 (a) = a
xp = |x . x.{zx ... x}
p f ois

= P1 (x) . P1 (x) ... P1 (x)


↓ ↓ ↓
quand x −→ a P1 (a) P1 (a) ... P1 (a)
xp −→ P1 (a) ... P1 (a) , xp −→ |a .a ...{za = a}p
| {z }
p f ois p f ois

Si P (x) est un polynôme de degré n.


Tout polynôme de degré n s’écrit sous la forme :
an xn + an−1 xn−1 .... a2 x2 + a1 x + ao
On a déjà vu que : xp −→ ap quand x −→ a donc :
xn −→ an
xn−1 −→ an−1
..
.
x2 −→ a2
x −→ a
14

Donc an xn + an−1 xn−1 +.....+ a1 x + ao −→ an an +...+ a1 a + ao =


P (a).
x2 − a2
* 2◦ ) Déterminer lim (a ∈ R)
x−→a x−a

x 2 − a2 N (x)
lim = lim
x−→a x − a x−→a D(x)
2 2
où N (x) = −a + x et D(x) = x − a.
limN = 0 limD = 0 on a une forme indéterminée.
a a
x2 − a2 = (x − a)(x + a) donc
N (x)
D(x)
= (x−a)(x+a)
(x−a)
= x + a ∀x 6= a
N (x)
lim = 2a
D(x)
x−→a
xn −1
* 3◦ ) lim x 3 −4x2 +5x−2 n est un entier naturel différent de 1.
x−→1
On pose N (x) = x − 1 et D(x) = x3 − 4x2 + 5x − 2
n

lim N = 1n − 1 = 1 − 1 = 0
1
 
0
lim D = 0 FI
1 0
15

Formule

Xn−1
an − bn = ( a − b)( ak bn−1−k )
k=0
Xn−1
n
x −1 = (x − 1)( xk × 1n−1−k )
k=0
n−1
= (x − 1)(x + xn−2 + .... + x + 1)
D(x) = x3 − 4x2 + 5x − 2 = (x − 1) [ax2 + bx + c] où a, b, c sont à
déterminer soit par la méthode d’identification des coefficients soit par
la division euclidienne.
Un calcul simple montre que :

a = 1 b = −3 et c = 2
2
D’où D(x) = (x − 1)(x − 3x + 2)

N (x) (x − 1)(xn−1 + xn−2 + .... + x + 1)


=
D(x) (x − 1)(x2 − 3x + 2)
N (x) xn−1 + xn−2 + .... + x + 1
= ∀x 6= 1
D(x) x2 − 3x + 2
lim D = 0 lim N = n 6= 0
1 1

N ”n”
= = ∞
lim
1 D 0
Remarque : Formes indéterminées

”∞” ”0”
; ; 0 × (±∞) ; +∞ − ∞ ; −∞ + ∞
∞ 0
1.1.6 Opérations sur la Continuité
Propriétés :
Soient f et g continues en xo ∈ R et λ ∈ R alors :

f
f + g, f × g, λf, (si g(xo ) 6= 0)
g
sont continues en xo .
1◦ ) Fonctions puissances entières :

f (x) = xk k∈Z
∗ n
* Si k = n ∈ N , x 7−→ x est définie et continue en tout point xo ∈ R
16

* Si k = 0 on pose xo = 1, x 7−→ 1 est définie et continue en tout


point xo de R.
* Si k = −n, n ∈ N∗ , x 7−→ x−n = 1
xn
D = R∗ .
La fonction x 7−→ x−n est continue en tout point R∗ .

1 1 +∞ si n pair
· lim+ n = +∞ · lim− n =
x−→0 x x−→0 x −∞ si n impair

1 1 0+ si n pair
· lim n = 0+ · lim n =
x−→+∞ x x−→−∞ x 0− si n impair

2 ) Fonctions polynômes

P : R −→ R
x 7−→ P (x)
On suppose que le degré de P qu’on note d◦ P est égal à n.

P (x) = an xn + an−1 xn−1 + .... + a1 x + ao (an 6= 0)


P est continue en tout point de xo ∈ R

∗ lim P (x) = lim an xn


x−→±∞ x−→±∞
3◦ ) Fonctions rationnelles

P (x)
f : x 7−→ f (x) =
Q(x)
où P et Q sont des polynômes

Df = {x ∈ R / Q(x) 6= 0}
f est continues en tout point de Df.

4 ) Fonctions trigonométriques
a) −f : x 7−→ sin x
b) −g : x 7−→ cos x
f et g sont des fonctions définies et continues en tout point xo ∈ R
* f et g sont périodiques de période 2π c’est-à-dire ∀x ∈ R
sin(x + 2π) = sin x
on a :
cos(x + 2π) = cos x
Remarque
a)
sin x
tgx = tan x =
cos x
17

tan x est périodique de période πc’est-à-dire ∀x ∈ D tan g et si x+π ∈


Dtg
on a : tg(x + π) = tgx
b) cos2 x + sin2 x = 1
cos(a + b) = cos a cos b − sin a sin b
cos(a − b) = cos a cos b + sin a sin b
sin(a + b) = sin a cos b + cos a sin b
sin(a − b) = sin a cos b − cos a sin b
cos 2x = cos2 x − sin2 x
sin 2x = 2 sin x cos x
cos2 x = 1+cos2
2x
; sin2 x = 1−cos
2
2x

c)
x 0 π π/6

π/3 π/4

π/2 2π
3 1 2
cos 1 −1 2 2
√ √2
0 1
1 3 2
sin 0 0 2 2 2
1 0
18

d) ∀n ∈ N sin nπ = 0 cos(nπ) = (−1)n


e) La fonction cos est paire c’est-à-dire ∀x ∈ R, cos(x) = cos(−x)
f) La fonction sin est impaire c’est-à-dire ∀x ∈ R, sin(−x) =
− sin(x)
19

1.1. 9 Interprétations géométriques - Asymptotes :


Définition 0.32. Soit f : D −→ R .
* Si limf = ±∞, on dit la droite d’équation x = xo est une asymptote verticale
xo
(xo ∈ R).
* Si limf = b, b ∈ R, on dit que la droite d’équation y = b est une
±∞
asymptote horizontale.
* La droite y = mx+b (m 6= 0, b ∈ R) est droite asymptote oblique
à la courbe y = f (x) si mx + b et f(x) sont asymptotiquement
équivalentes.
Propriétés (Conditions nécessaires et suffisantes pour l’existence
d’une asymptote)
f (x)
(i) lim =m
x−→±∞ x
(ii) lim [f (x) − mx] = b
x−→±∞
sont équivalentes à : y = mx + b asymptote oblique.
20

1. 1. 10 Comparaison du comportement à l’infini des fonc-


tions logarithmiques,puissances et exponentielles :
x
(a) - lim xaα = +∞ pour a ∈ R a > 1 et α > 0
x−→+∞
Cela veut dire que : ax et une infiniment grand d’ordre supérieure
à xα .
α
(b) - lim (logx x)β = +∞ avec a ∈ 1 et a > 1 et α > 0
x−→+∞ a

loga x = `nx
`na
β∈R
(c) - lim+ x (loga )β = 0 a > 1 , α > 0
α
x−→0
”Expo l’emporte sur puissance qui l’emporte sur log”

1+x
f (x) = x2 `n
1−x
  
1 + x 6= 0
Df x ∈ R =⇒ Df = R {−1, 1} ]−∞, −1[∪
et 1 − x 6= 0
]1, +∞[
lim f (x) = +∞
x−→+∞
lim f (x) = +∞
x−→−∞
21

1.2 COMPORTEMENT GLOBAL :Continuité sur un in-


tervalle
1.2.1 Continuité sur un ensemble
Définition 0.33. Soit f : D −→ R et A ⊂ D
On dit que f est continue sur A si f est continue en tout point
de A.
Remarque 0.34. * Si A = [a, b] dire que f continue sur [a, b]
signifie
- f continue sur ]a, b[
- f continue à droite en a et à gauche en b.
22

Théorème des valeurs extrêmales (TVE)


Soient [a, b] un intervalle fermé borné de R (a < b) ; f : [a, b] −→ R
continue sur [a, b] alors :
f est bornée sur [a, b] et y atteint ses bornes
f atteint ses bornes supérieures et inférieures signifie :

∃x1 ∈ [a, b] , ∃x2 ∈ [a, b] tel que ∀x ∈ [a, b]

f (x1 ) ≤ f (x) ≤ f (x2 )


↓ ↓
borne inf borne sup .

Exemples
(1) Peut-on appliquer le TVE à la fonction définie par
f : [0, +∞[ −→ R
x 7−→ f (x) = x
f est continue sur [0, +∞[ . On ne peut pas utiliser le TVE
car [0, +∞[ n’est pas borné.
(2)
f : [0, 1] −→ R
 1
si x 6= 0
x 7−→ f (x) = x
0 si x = 0
Df = [0, 1]
f continue sur l’intervalle ]0, 1[ car fonction rationnelle.
* Continuité en 1 :
)
lim− f = 1
x−→1 =⇒ f est continue en 1
f (1) = 1

* Continuité en 0 :

)
lim+ f (x) = +∞
x−→0 f (0) 6= limf donc f n’est pas continue en 0.
f (0) = 1 0 +

Donc on ne peut pas appliquer le TVE car f n’est pas


continue
sur [0, 1] .
23

(3)
f : [0, 1[ −→ R
x 7−→ 2x
on ne peut pas appliquer le TVE car [0, 1[ n’est pas fermée.

Théorème de valeurs intermédiaires (TVI) :


Soient I un intervalle quelconque de R ;
f : I −→ R continue sur I
On pose

sup f (I) si f est majorée sur I
M=
+∞ sinon


inf f (I) si f est minorée sur I
m=
−∞ sinon
Alors f prend dans I toute valeur de l’intervalle ouvert ]m, M [ .
Autrement dit : ∀λ ∈ ]m, M [ ∃a ∈ I / f (a) = λ.
Remarque 0.35. : Il peut exister plusieurs valeurs a :
Exemple 0.36. 1 - Peut-on appliquer le TVI à :

[0, 3] −→ R −1 si 0 ≤ x < 2
f: =
x 7−→ f (x) 1 si 2 ≤ x ≤ 3
f est-elle continue sur [0, 3] .
· sur ]0, 2[ f y est continue car c’est une fonction constante.
· sur ]2, 3[ f y est continue pour la même raison.
* Continuité en 2 :)
lim f (x) = −1
x−→2−
− 1 6= 1, donc f n’est pas continue en 2 f
lim + f (x) = 1
x−→−2
n’est
pas continue en [0, 3] .
On ne peut pas appliquer le TVI.
2-

f: [0, 1] ∪ [2, 3] −→ R
| {z }
 −1 si x ∈ [0, 1]
(I) x 7−→ f (x) avec f (x)=
 1 si x ∈ [2, 3]

I n’étant pas un intervalle donc on ne peut pas appliquer le TVI.


Localisation des racines d’une équation :
24

Corollaire 0.37. Soit I ⊂ R , f : I −→ R continue sur I inter-


valle s’il existe
a et b ∈ I avec a 6= b tel que : f (a) × f (b) < 0 alors l’équation
f (x) = 0
admet au moins une racine comprise entre a et b.
Exemple 0.38. (1) f (x) = 2x3 + 3x2 − 1
Montrer que f (x) = 0 admet au moins une racine com-
prise entre
I = [0, 1]
f (0) = −1, f (1) = 4
f (0).f (1) = −4 < 0, donc ∃ xo ∈ [0, 1] f (xo ) = 0
7
(2) f (x) = x x+3
+x−1
. Montrer que f (x) = 0 à une solution sur [0, 2]
I = [0, 2] f (0) = − 31 f (2) = 129
5

f (0) · f (2) < 0
=⇒ donc ∃ xo ∈ [0, 2]  f (xo ) =
f continue sur [0, 2]
0
25

1.2.1. a Continuité par morceaux - continuité uniforme


Définition 0.39. : Soit f : D −→ R
On dit que f est continue par morceaux sur D s’il existe une
subdivision
de D en un nombre fini d’intervalles sur lesquels f est continue
et admet
des limites à droite et à gauche dans R.

x − 1 si x < 0
Exemple 0.40. (1) f (x) =
1 si x > 0
f est continue sur ]0, +∞[ car c’est une fonction constante
f est continue sur ]−∞, 0[ car c’est
une fonction affine (polynôme de d◦ 1)
lim

f = −1 lim +
f = 1 donc f n’est pas continue en 0.
0 0
f admet des limites à gauche et à droite en 0. Donc f est
continue par morceaux sur R.
(2) f (x) = x1 Df = R∗ . f est continue en tout point Df c’est-à-
dire ]−∞, 0[
et sur ]0, +∞[ . Mais elle n’est continue par morceaux sur
R car limf = ∞.
0

Définition 0.41. : (Continuité uniforme)


Soit I un intervalle de R et f : I −→ R une fonction ; on dit que
f est uniformément continue sur I si et seulement si : ∀ε > 0, ∃η(ε)
(qui dépend éventuellement de ε et seulement) (η(ε) > 0) tel que
∀x1 , x2 ∈ I ; |x1 − x2 | ≤ η =⇒ η |f (x1 ) − f (x2 )| ≤ ε.
Théorème 0.42. Toute fonction continue sur un intervalle fermé,
borné y est uniformément continue.
Exemple 0.43.
2x − 1
f (x) = Df = R\{−3}
x+3

x ∈ [1, 4]
Soit f continue sur [1, 4] car y est définie et c’est une
I = [1, 4]
fonction
rationnelle
(Théorème ci-dessus=⇒ f est uniformément continue sur [1, 4]).
1.2.2 Problèmes d’inversion d’une fonction
1.2.2 a Théorème fondamental : Fonction monotone
26

Définition 0.44. Soit f : D −→ R et A ⊂ D


On dit que f est croissante (respectivement strictement croissante)
sur
A si :
pour x, x0 ∈ A si x < x0 =⇒ f (x) ≤ f (x0 )
respectivement
(pour x, x0 ∈ A si x < x0 =⇒ f (x) < f (x0 ))
On dit que f est décroissante (respectivement strictement décroissante)
sur A si :
pour x, x0 ∈ A si x < x0 =⇒ f (x) ≥ f (x0 )
respectivement
(x, x0 ∈ A si x < x0 =⇒ f (x) > f (x0 ))
Théorème 0.45. Soient I un intervalle de R quelconque, f :
I −→ R continue et strictement monotone sur I, Alors :
f admet une réciproque notée f −1 qui est définie, continue et stric-
tement monotone dans le même sens que f sur f(I) qu’on va noter
J, (f −1 : f (I) −→ R).
1.2.2 b Exemples importants des fonctions réciproques
1. Fonctions Arcsinus
(1) Soit f : − π2 , π2 −→ R
 

x −→ sin x
f (x) = sinx
sin π2 = 1 et sin(− π2 ) = −1
f 0 (x) = cosx ≥ 0 ; ∀x ∈ − π2 , π2
 

* f continue sur − π2 , π2 et elle y est strictement crois-


 
sante.
D’après le théorème fondamental f −1 existe, elle est conti-
nue, strictement croissante sur f (I) = [−1, 1] .
f −1 est appelée Arcsinus et on note f −1 (x) = Ar sin x.
Remarque 0.46. - π2 est ”confondu” avec 3π 2
si on change
le sens trigono.
En fait - π2 est congru à 3π
2
modulo 2π et on note : − π2 ≡

2
[2π] .
27

Remarque 0.47. · Si on a h(x) = Arc sin g(x)


Dh = Dg où D est le domaine de définition
· Si on a : k(x) = sin(p(x))
Dk = Dp

x = sin y
Ainsi y = Arc sin x} ⇐⇒
| {z − π2 ≤ y ≤ π
2
est un angle

Exemple de Calcul :
Arc sin 0 = 0
Arc sin 21 = π6 ”On recherche l’angle dont le sinus est 0 et 12 ”
√ √
Arc sin 2 n’existe pas car 2 > 1.
2. Fonctions Arccosinus :
f : [0, π] −→ R
x 7−→ f (x) = cos x
0
f continue sur [0, π] et f (x) = − sin x
f est strictement décroissante.
Théorème fondamental =⇒ f −1 existe
elle est continue et strictement décroissante sur [−1, 1]
f −1 est noté Arc cos inus et on écrit : f −1 (x) = Arc cos x

x = cos y
y = Arc cos x ⇐⇒
0≤y≤π
Exemple de Calcul

Arc cos 0√ = π2 √
Arc cos 22 = π4 ”on recherche l’angle dont le cosinus est 0 et 2
2

Remarque 0.48. Si on a :
· h(x) = Arc cos g(x) . Dh = Dg où D est le domaine de définition
·k(x) = cos r(x) Dk = Dr
3. Fonction Arctangente :
f : − π2 , π2 −→ R
 
x −→ f(x) = tgx  = tan x
π π
f est continue sur − 2 , 2
0 V0
sin x
f (x) = cos x
= VU =⇒ f 0 (x) = U V√−U 2
U 0 = cosx V 0 = −sinx
2 x+sin2 x 2x sin2 x
f 0 (x) = cos cos 2x = cos12 x = cos
cos2 x
+ cos2x

f 0 (x) = 1 + tan2 x
lim + tan x = −∞
x−→− π2
28

lim− tan x = +∞
x−→ π2
f est strictement croissante sur − π2 , π2 .
 

Le théorème fondamental assure l’existence de f −1 et f −1 est stric-


tement croissante,
elle est continue sur ]−∞,
 +∞[ . On note Arctgx = f −1 (x).
x = tgy
Ainsi : y = Arctgx =⇒
− π2 < y < π2
Remarque 0.49. Si on a :
· h(x) = Arctg [g(x)] Dh = Dg
·k(x) = tg [p(x)] Dk = Dp
√ π
Exemple 0.50. Arctg0=0

Arctg 3 = 3
Arctg √13 = Arctg 33 = π6 .

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