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MANAGEMENT DES

BANQUES
(VERSION PROJET)

Bob David NZOIMBENGENE LUYINDULA, PhD.


MAI 2020
Avant-propos

Etant, aujourd’hui, au centre de l’échange entre Etats, entreprises et les particuliers, les
banques sont devenues des acteurs incontournables dans l’économie contemporaine.
Cependant, les vicissitudes que subissent l’économie, de manière générale, se répercutent sur
la performance des banques. De même une contreperformance des banques aura comme
conséquence le disfonctionnement du système économique dans son ensemble, puisqu’étant la
trésorerie non seulement des entreprises, mais aussi des particuliers,…

En effet, la gestion prudentielle des banques permettra à ces dernières de prévenir


certaines situations de nature à perturber leur bon fonctionnement et par ricochet le bon
fonctionnement du système économique.

De ce fait, la gestion des banques implantées en République Démocratique du Congo fait


l’objet d’un suivi récurrent et méticuleux de la part de l’autorité de régulation, qu’est la Banque
Centrale du Congo. Cette dernière, à travers ses différentes instructions, dresse un canevas de
gestion prudentielle minimale auquel doivent se conformer toutes les banques implantées en
République Démocratique du Congo.

Ce cours, le management des banques, permet aux futurs dirigeants des banques d’acquérir des
connaissances qui leurs permettront de piloter une institution bancaire, et, simultanément, d’être
à même d’en faire le contrôle.

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INTRODUCTION

En ce début du 21ème siècle, l’économie, à travers le monde, se caractérise par un


dynamisme quasi permanent et une compétitivité, tant au niveau fonctionnel qu’opérationnel.
Cette situation n’est que le reflet d’un dynamisme accru des entreprises et autres organismes au
niveau microéconomique.

Au cours des échanges et multiples opérations, l’on retrouve les banques qui, à travers leur rôle
de collecteur d’épargne et de distributeur de crédit, assurent celui d’intermédiaire financier entre
les agents économiques.

A travers ses opérations, la banque est appelée à traiter et à négocier avec les entreprises de
plusieurs tailles ; ce qui, à côté des avantages tirés, lui occasionne certaines externalités, en
l’exposant à une série des risques, qui sont les sources potentielles de défaillance, tant dans son
fonctionnement que dans la création et la conservation des valeurs économiques et financières.

Parmi ces risques, nous pouvons citer le risque de change, le risque de crédit, le risque
opérationnel, le risque réputationnel, etc.….

Face à ces différents risques, deux attitudes sont concevables, soit la banque reporte
l’ensemble des conséquences financières de ces risques à l’époque où elles se concrétisent, soit
la banque se protège et protège tous ses partenaires, en mettant en place un bon système de
gouvernance, que l’on appelle généralement « Management des banques ».

Dans le contexte actuel de la République Démocratique du Congo, où les établissements


de crédit sont appelés à jouer un rôle important dans la reconstruction et le développement du
pays, il est recommandé aux banques de disposer d’un management efficace et adéquat, afin
d’assurer une gestion appropriée et préventive de l’institution.

Il se dégage de ce qui précède, qu’il est nécessaire d’assurer une formation relative au
management des banques à l’attention des futurs gestionnaires des établissements de crédit,
afin de les rendre capables de :

• assurer une gestion rationnelle des normes prudentielles édictées par la banque Centrale;
• gérer, de manière préventive, tous les risques attachés à l’activité bancaire ;
• assurer la bonne gouvernance dans les établissements de crédit ;
• lutter contre le blanchiment des capitaux, fléau qui attaque le système financier mondial.

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CHAPITRE I : NOTIONS DES BANQUES

I.1 Définition de la banque

E
n réalité, il est difficile de trouver une définition commune de la profession bancaire, en
raison de la multiplicité des activités exercées. Plusieurs pays définissent la banque par
ses activités.

Selon la loi française, « sont considérées comme banques, les entreprises ou


établissements qui font profession habituelle de recevoir du public, sous forme de dépôts ou
autrement, des fonds qu’ils emploient pour leur propre compte , en opérations d’escompte, en
opérations de crédit ou en opérations financières ».

Cette loi ajoute la précision que les fonds utilisés par les banques ne proviennent pas
exclusivement des dépôts effectués par leur clientèle, mais aussi de capitaux qui leur sont confiés
sous d’autres formes que celle de dépôt.

En république du Congo, la loi relative à l’activité et au contrôle des établissements de


crédit définit les établissements de crédit (qui comprennent aussi les banques) comme des
personnes morales qui effectuent à titre de profession habituelle des opérations de banque, à
savoir :

• La réception et la collecte des fonds du public ;


• Les opérations de crédit ;
• Les opérations de paiement et la gestion des moyens de paiement.

Sont considérés comme fonds reçus du public, les fonds qu‘une personne recueille
d’un tiers, notamment sous forme de dépôt, avec le droit d’en disposer pour son propre
compte, mais à charge pour elle de les restituer.

Est appelée « opération de crédit », tout acte par lequel une personne, agissant à titre
onéreux, met des fonds à la disposition d’une autre personne, ou prend dans l’intérêt de celle-ci,
un engagement par signature tel qu’un aval, un cautionnement ou une garantie.

Sont considérés comme moyens de paiement, tous les instruments qui, quel que soit le
support ou le procédé technique utilisé, permettent à toute personne de transférer les fonds.

Signalons qu’hormis les activités décrites ci-haut, les banques ou les établissements de
crédit peuvent effectuer les opérations connexes décrites à l’article 9 de la loi portant activité et
contrôle des établissements de crédit, telles que :

• Les opérations de change ;


• Le conseil et l’assistance en matière de gestion de patrimoine ;
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• Le conseil et l’assistance en matière de gestion financière ; Etc.

Au regard de ce qui précède, nous pouvons déduire que la banque joue un rôle important
dans l’économie, en collectant les capitaux auprès des personnes en capacité de financement,
pour les redistribuer aux personne en besoin de financement, par le truchement des opérations
de crédit et de placement.

I.2 Rôle des banques

L’intervention de la banque est d’une importance capitale, qui va au-delà même de ses
intérêts qu’elle projette réaliser sur les avoirs de ses clients, en ce sens que la banque ou les
établissements de crédit en général met à la disposition des opérateurs économiques en besoin
de financement les liquidités monétaires et quasi monétaires.

Les banques ou établissements de crédit facilitent les transactions des clients, en créant
la monnaie scripturale (dépôts à vue, à terme en monnaie nationale ou en monnaie étrangère),
non seulement pour les résidents, mais également pour les non-résidents. Elle mobilise,
également, des provisions pour assurer le paiement des importations à l’étranger.

Les banques jouent également un rôle important dans le marché des crédits qu’elle
organise pour le compte des emprunteurs. Il peut s’agir d’une intervention à l’économie qui se
traduit par l’octroi des crédits à court, moyen et long terme suivant les urgences ou les besoins
exprimés par les opérateurs économiques.

I.3 Classification des banques

Suivant la nature de leurs activités principales, nous pouvons énumérer les types des
banques ci-après :

 Les banques de dépôt ou commerciales ;


 Les banques d’affaires ;
 Les banques d’émission ;
 Les banques d’assurance ;
 Les banques de crédit agricole.

I.3.1 Banques de dépôt

Les banques de dépôt ont pour fonction essentielle la collecte de l’épargne et l’octroi de
crédit à court et moyen terme, à l’économie privée et au pouvoir public.

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Leurs moyens d’action sont constitués essentiellement de leurs fonds propres, les dépôts
des clients et la monnaie scripturale qu’elles créent.

I.3.2 Banques d’affaires

Les banques d’affaires sont des banques qui ont pour activité principale l’octroi des
crédits à moyen et long terme à des entreprises privées et la prise de participation dans le capital
de ces entreprises.

Contrairement à la catégorie précédente, les banques d’affaires interviennent


principalement au financement des affaires liées à l’industrie lourde de transformation où elles
déploient de grands capitaux d’investissement.

I.3.3 Banques d’émission

Ces banques émettent la monnaie et opèrent des émissions monétaires en jouant le rôle
de centralisateur du système bancaire dans un pays. Elles gardent le monopôle des émissions
des billets de banque et sauvegardent la stabilité de la monnaie nationale ou sa valeur.

Dans notre pays, la République Démocratique du Congo, la banque d’émission est la


Banque Centrale du Congo.

I.3.4 Banque d’assurance

Les banques d’assurance sont celles qui s’occupent des opérations relatives à assurer
les clients dans divers domaines. Elles protègent leurs clients par la couverture en assurance.

I.3.5 Banques de crédit agricole

Les banques de crédit agricole sont des banques qui sont spécialisées pour le
financement des compagnies agricoles à la production, à la commercialisation et à la
consommation. Elles constituent des organisations d’incitation aux activités agricoles telles que
la production vivrière et agro-industrielle.

I.4. Agrément des banques en RD Congo

Avant d’exercer une activité bancaire en République Démocratique du Congo, il faut


obtenir au préalable l’agrément de la Banque Centrale du Congo.

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Cet agrément est subordonné aux conditions ci-après :

• La banque doit être constituée en personne morale, sous la forme d’une Société
Anonyme ;
• La banque doit justifier d’un capital minimum libéré, déterminé par la Banque Centrale du
Congo (fixé à USD 30.000.000 actuellement) ;
• La banque doit répondre à un besoin économique local ou général.

Il sied important de souligner que la demande d’agrément à introduire auprès de la


Banque Centrale du Congo, doit comprendre :

• Un exemplaire original des statuts rédigés en français ;


• Une liste des actionnaires et dirigeants ;
• Les prévisions d’activité, d’implantation et d’organisation ;
• Les détails des moyens techniques et financiers que la banque entend mettre en œuvre
;
• Tous les autres éléments susceptibles d’éclairer la Banque Centrale.

Sur base de tous les documents mis à sa disposition, La Banque Centrale vérifie la
conformité de la demande aux exigences de la loi relative à l’activité et Contrôle des
établissements de crédit. Lorsque l’agrément est sollicité par une banque agréée dans un pays
étranger, la Banque Centrale du Congo consulte, avant d’accorder l’agrément, les autorités de
supervision bancaire du pays d’origine, en vue de s’assurer notamment de la crédibilité de cette
banque.

La Banque Centrale dispose d’un délai de 90 jours, à compter de la date de réception du


dossier, pour statuer et se prononcer.

L’acte d’agrément notifié par une décision de la Banque Centrale du Congo, doit être
publiée, aux frais de ladite banque, au Journal Officiel et dans au moins un des principaux
organes de la presse nationale.

Il est important de noter que même le refus d’agrément doit être notifié au promoteur par
la Banque Centrale du Congo.

I.5. Rôle de la Banque Centrale vis-à-vis des banques commerciales

La Banque centrale du Congo est l’organe régulateur de tous les établissements de crédit
établis en République démocratique du Congo. De ce fait, elle est chargée de :

 Délivrer l’agrément des établissements de crédit, de leurs dirigeants et commissaires aux


comptes ;

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 Edicter la réglementation applicable aux établissements de crédit, y compris la
réglementation comptable ;
 Veiller au respect par les banques, des dispositions légales et réglementaires qui leur
sont applicables ;
 Examiner les conditions d’exploitation des banques ;
 Veiller à la qualité de la situation financière des banques et au respect de la bonne
conduite de la profession ;
 Faciliter les règlements entre les banques par la chambre de compensation ;
 Sanctionner les manquements aux dispositions légales et réglementaires applicables aux
banques, Cette sanction peut aller jusqu’au retrait de l’agrément.

En outre, conformément à l’article 29 de la Loi n°003/2002 du 02 Février 2002, relative à


l’activité et au contrôle des établissements de crédit, les activités ou opérations ci-après sont
subordonnées à l’autorisation préalable de la banque Centrale du Congo :

a. toute modification des statuts d’un établissement de crédit ;


b. toute opération de fusion ou d’absorption intéressant un établissement de crédit ;
c. toute opération de prise de participation, d’échange des titres ou toute autre opération qui
aurait pour effet de concentrer directement ou indirectement au bénéfice d’une même
personne physique ou morale 20% au moins des droits de vote d’un établissement de
crédit ;
d. toute cession, par un établissement de crédit, de l’ensemble ou, dans les limites fixées
par la Banque Centrale, d’une partie de ses actifs, de sa clientèle ou de son activité ;
e. toute acquisition, par un établissement de crédit, des participations dans une entreprise
étrangère ;
f. toute opération de placement portant sur des titres émis par un état étranger, un
organisme international ou une entreprise étrangère ;
g. l’ouverture, le transfert ou la fermeture d’une succursale ou d’une agence d’un
établissement de crédit sur le territoire national ou à l’étranger.

Il sied important de renseigner que l’autorisation est accordée dans les limites de quatre-
vingt-dix jours (90 jours) de la date de mentionne sur l’avis de réception délivré par la Banque
Centrale. L’absence de décision à l’expiration de ce délai vaut autorisation.

Ainsi, pour s’assurer que les banques respectent les dispositions légales et
réglementaires qui leur sont applicables, la Banque Centrale procéder, régulièrement ou chaque
fois qu’elle juge nécessaire, au contrôle sur pièces et/ou sur place des banques.

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CHAPITRE II : GESTION DES NORMES PRUDENTIELLES

L
es faiblesses d'un système bancaire, que ce soit dans un pays en développement ou dans
un pays développé, peuvent menacer la stabilité financière, tant au sein de ce pays qu'à
l'échelle internationale. Ainsi, La nécessité de renforcer la solidité des systèmes financiers
fait l'objet d'une attention croissante de la part de la communauté internationale et des organes
régulateurs.

Ainsi, pour définir un cadre commun de référence bancaire et promouvoir la stabilité de la


sécurité du système financier, hormis le contrôle sur pièces qui est un contrôle à posteriori, les

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autorités de régulation, comme la Banque Centrale du Congo, édictent des normes prudentielles
qui s’appliquent aux banques, et mènent des actions de supervision préventives, c'est-à-dire
destinées à éviter la crise.

En République Démocratique du Congo, les normes prudentielles édictées par la Banque


Centrale du Congo sont toutes résumées dans l’instruction n°14, du 08 Juillet 2009 et ses
différentes modifications dont la dernière est la modification n°6 du 11 Janvier 2018.

Ces normes prudentielles édictées par la Banque Centrale du Congo peuvent être
regroupées en sept catégories, à savoir :

1. Capital Minimum et Fonds propres prudentiels ;


2. Norme de la solvabilité ;
3. Division des risques ;
4. Surveillance de la position de change ;
5. Norme de la liquidité ;
6. Limitation des participations ;
7. Transformation de créance.

II.1. Capital Minimum et Fonds propres prudentiels

En République Démocratique du Congo, les banques sont tenues, au moment de leur


création (inscription sur la liste des banques agréées), de disposer d’un capital libéré à
concurrence d’un montant minimum de USD 50.000.000.

Ce montant constitue un plancher et la Banque Centrale du Congo se réserve le droit, au


moment de l’agrément d’une banque ou ultérieurement lors de l’examen de sa situation, d’exiger
un complément de capital en fonction des prévisions d’activité lui soumises.

Contrairement à d’autres secteurs d’activité, les actionnaires des banques sont tenus de
libérer intégralement le capital minimum réglementaire en numéraire, avant de débuter leurs
activités.

En vue de renforcer cette disposition, les exigences ci-après doivent être respectées:

 Les banques doivent disposer à tout moment d’un capital social libéré égal à l’équivalent
en CDF d’un montant minimum de USD cinquante millions ;
 Toute banque doit justifier à tout moment que son actif excède effectivement d’un montant
au moins égal au capital minimum le passif dont elle est tenue envers les tiers.
Arithmétiquement, cette exigence est matérialisée par la formule suivante :

TOTAL ACTIF – DETTES A COURT, MOYEN ET LONG TERME >= 50.000.000 USD

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En matière bancaire, le respect de la norme du capital minimum est apprécié à partir des
fonds propres de base. Ce dernier est une composante des fonds propres prudentiels ou
réglementaires, qui sont constitués de :

• Fonds propres de base ;


• Fonds propres complémentaires (diminués des créances subordonnées et engagements
envers les personnes apparentées).

II.1.1 Fonds propres de base (Tiers 1)

Les fonds propres de base ont pour rôle d’assurer la continuité d’exploitation.

Suivant la réglementation bancaire, les Fonds Propres de base sont calculés de manière suivante
:

Tableau N°I : modèle de détermination des fonds propres de base

N°/COD
E Intitulé Montant
Eléments à inclure
1 Capital
2 Primes d’émission ou de fusion
3 Provision pour reconstitution du capital
4 Réserves légales, statutaires, facultatives et autres
5 Report à nouveau créditeur
6 Résultat positif du dernier exercice clos, en attente de son affectation*
Résultat en cours (positif) aux conditions de l'article 5 de l'instruction
7 n°14 après l'accord préalable de la BCC**
A Sous Total A
éléments à déduire
1 Actionnaires, restant dû
2 Actions propres détenues par l'établissement
3 Report à nouveau débiteur
4 Ecart d'acquisition (Goodwill) et autres actifs incorporelles
Résultat négatif de l'exercice clos aux conditions de l'article 5 de
5 l'instruction n°14***
Résultat en cours (négatif ) aux conditions de l'article 5 de l'instruction
6 n°14****

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7 plus-values sur Actifs Disponible à la vente
8 Actifs des fonds de pension à prestations déterminées, en termes nets
9 Impôts différés actifs*****
10 Reserve de couverture des flux de trésorerie
Provisions complémentaires (insuffisance de l'encours des provisions
11 pour pertes attendues)
Montant cumulé des gains et pertes sur les passifs financiers estimés à
12 la juste valeur, résultant de la modification du risque de crédit
Participations croisées aux fonds propres de banques, entreprises
13 d'assurance et autres entité financières
Participations de l'Etablissement dans les banques , entreprises et
autres établissements de crédit qui sortent du périmètre de la
consolidation réglementaire à hauteur de 10% au plus de leurs fonds
14 propres (montant supérieur à 10 % des propres de l'établissement)
Participations significative de l'Etablissement aux fonds propres des
banques, entreprises d'assurance et autres établissements de crédit
15 (montant supérieure à 10% des fonds propres de l'Etablissement)
sous-total des éléments à déduire des fonds propres de base de
B
catégorie 1 avant déduction des concours et garanties B
fonds propre de base catégorie 1 avant déduction des concours et
C
garanties aux personnes apparentés (XA-XB) C=A-B
Concours et garanties accordés aux personnes apparentées excédant
20 % des fonds propres réglementaires. D
fonds propre de base catégorie 1 après déduction des concours et
garanties aux apparentés E=C-D
Instruments émis conformément aux critères d'inclusion dans les autres
éléments du T1 (et qui ne font pas partie des actions ordinaires et
assimilées) suivant les conditions de l'article 6, F
Primes liées au capital résultant de l'émission des instruments compris
dans les autres éléments de T1; conformément à l'article 6 de
l'instruction 14 G
Instruments émis par les filiales consolidées de la banque et détenus par
des tiers, qui satisfont aux critères d'inclusion dans les autres éléments
de T1 (, et qui ne font pas partie des actions ordinaires et assimilées,
conformément à l'article 6 de l'instruction 14 H
I=F+G+
I Fonds propres additionnels catégorie (autres éléments de T1)******
H
Fonds propres additionnels catégorie (autres éléments de T1)
J
acceptés J

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K fonds propres de base K=E+I
Source : Tableau conçu par l’auteur sur base des informations tirées de l’instruction 14 de la
Banque Centrale du Congo

* : certifié par les commissaires aux comptes et déduction faite des prévisions des dividendes à
distribuer.

** : A condition d’une part, qu’il soit calculé après déduction de toutes les charges, dotations aux
amortissements, provisions et corrections des valeurs afférentes à la période ainsi que des impôts
prévisibles, des acomptes sur dividendes ou des prévisions de dividendes et d’autre part, qu’il
soit certifié par les commissaires aux comptes.

*** : en attente d’approbation, certifiée par le commissaire aux comptes.

**** : en prenant en compte toutes les charges, dotations aux comptes d'amortissement,
provisions et corrections de valeurs afférentes à la période.
***** : il est à noter que la compensation entre impôts différés actifs et passifs est autorisées se
ces impôts relèvent de la même autorité fiscale et sous réserve de son approbation.

Comme indiqué ci-haut, il est important de souligner que les Fonds propres de base des
banques ne peuvent à aucun moment être inférieurs au montant du capital minimum
réglementaire.

II.1.2 Fonds propres complémentaires (Tiers 2)

Les fonds propres complémentaires ont pour objet de procurer une capacité d’absorption
des pertes en cas de liquidation.

Conformément à l’article 7 de l’instruction n°14, modification n°6, les fonds propres


complémentaires, deuxième composante des fonds propres prudentiels, sont constitués des
éléments ci-après :

• Les réserves et écarts de réévaluation résultant d’opérations de réévaluation effectuées,


conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur ;
• Les dettes subordonnées dans les conditions définies dans les lignes qui suivent ;
• Les provisions générales ou les provisions ne couvrant pas un risque spécifique
constituées en couverture des pertes futures non encore identifiées, à condition qu’elles
ne soient pas affectées à une dévalorisation constatée d’actifs spécifiques ou
d’engagements connus, considérés individuellement ou en groupe ;
• Les subventions non affectées ;
• Les instruments émis par la banque qui satisfont aux critères d’inclusion dans Tiers 2 (qui
n’entrent pas dans la composition de Tiers 1) ;

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• Les primes liées au capital résultant de l’émission des instruments inclus dans Tiers 1 ;
• Les instruments émis par les filiales consolidées de la banque et détenus par des tiers,
qui satisfont aux critères d’inclusion dans Tiers 2 et qui n’entrent pas dans la composition
de Tiers 1.

Néanmoins, il s’avère nécessaire de souligner que cette définition est soumise à un


certain nombre des limites ou conditions, parmi lesquelles nous trouvons les suivantes :

• Les créances subordonnées détenues dans d’autres établissements de crédit sont


déduites des fonds propres complémentaires ou fonds propres réglementaires ;
• La part des encours et des garanties en faveur des personnes apparentées excédant
20% des fonds propres réglementaires est déduite de ces derniers.

Il sied important de souligner qu’en dehors des sanctions éventuelles prévues par la Banque
Centrale du Congo, les banques ne peuvent pas accorder des crédits ou des garanties aux
personnes apparentées pour un montant global excédant 20% de leurs fonds propres prudentiels.

Conformément à l’article n°9 de l’instruction 14, modification N°6 sont considérées


comme personnes apparentées :

• Les actionnaires, les administrateurs, les dirigeants et le personnel d’une banque ;


• Les personnes morales dans lesquelles la banque détient des participations ;
• Les filiales de l’établissement, des sociétés affiliées et toute partie sur laquelle la banque
exerce un contrôle ou qui exerce un contrôle sur elle ;
• Les personnes physiques ou morales non bancaires liées à la banque par des contrats
de garanties croisées ou de contrat d’affaires en l’occurrence la sous-traitance ou le
contrat de franchise.

Un emprunt subordonné quant à lui, est défini comme un engagement financier contracté
par un établissement de crédit auprès d’un bailleur de fonds pour notamment renforcer sa
structure financière.

En vue de faciliter la compréhension de calcul des fonds propres complémentaires et


réglementaires, une démarche de calcul est décrite dans les deux tableaux ci-dessous :

Tableau N°II : modèle de détermination des fonds propres complémentaires Intitulé

N° Intitulé Montant

Réserves et écarts de réévaluation de réévaluation résultant d'opérations


de réévaluation effectuées conformément aux dispositions législatives et
1 réglementaires en vigueur
2 Dettes subordonnées
3 Subvention non affectées

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Provisions ou réserves pour pertes sur prêts constituées en regard de
pertes futures non identifiées (aux conditions de l'article 7 de l'instruction
4 14)
Instruments émis par la banque qui satisfont aux critères d'inclusion dans
5 T2 suivant l'article 7 de l'Instruction 14
Primes liées au capital résultant de l'émission des instruments inclus
6 dans T2, suivant l'article 7 de l'Instruction 14
Les instruments émis par les filiales consolidées de la banque et détenus
par des tiers, qui satisfont aux critères d'inclusion dans T2 et qui n'entrent
7 pas dans la composition de [Link] l'article 7 de l'Instruction 14
Fonds propres complémentaires (FPC) L
M Fonds propres complémentaires acceptés (FPCA) M
Source : Tableau conçu par l’auteur sur base des informations tirées de l’instruction 14 de la
Banque Centrale du Congo

Tableau N°III : modèle de détermination des fonds propres réglementaires

N° Intitulé Montant
fonds propres de base K
Fonds propres complémentaires acceptés (FPCA) M
Fonds propres réglementaires avant déduction N=K+M
Elément à déduire de fonds propres réglementaires
Créances subordonnés aux autres Etablissements de crédit, entreprises O
d'assurance et autres entités financières
Fonds propres réglementaires P=N-O
Source : Tableau conçu par l’auteur sur base des informations tirées de l’instruction 14 de la
Banque Centrale du Congo

II.2. Norme de la solvabilité

De par leur définition, les banques sont appelées à garder les ressources du public via
les dépôts des différents clients, qu’ils soient des dépôts courants ou à terme. Sur ce, l’autorité
régulateur qu’est la « Banque Centrale du Congo », qui a pour mission de protéger l’épargne du
public, confiée aux banques, doit veiller à ce que toutes les banques soient solvables de manière
permanente.

C’est dans ce cadre que l’article 15 de l’instruction bancaire n°14, modification n°6 stipule que
les banques sont tenues de respecter de manière permanente un ratio de solvabilité au moins
égal à 10%.

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Ledit ratio est la résultante du rapport entre le montant des fonds propres réglementaires
et la somme du montant des expositions pondérées au risque de crédit et du montant des
exigences en fonds propres au titre du risque de marché et du risque opérationnel, multiplié 10.

II.2.1. Risque de crédit

Plusieurs définitions du risque de crédit existent dans la littérature financière. Mais l’on en
retiendra que le risque de crédit mesure le risque de défaillance d’une contrepartie.

Le montant des risques pondérés est déterminé en fonction du type d’exposition ; qu’il
s’agisse des éléments d’actif ou du hors-bilan. Les éléments d’actif doivent être affectés des
coefficients de pondération de 0%, 20%, 50%, 100% et 150%.

Il sied important de signaler que pour les créances, le montant assorti de la pondération
est le montant net de l’exposition(montant brut diminué des garanties) minoré de provisions
spécifiques.

En ce qui concerne les éléments de hors-bilan, ils sont convertis en équivalent-crédit, au


moyen de facteurs de conversion de 0%, 20%, 50%, et 100%. Le facteur de conversion en
équivalent crédit représente la probabilité que les engagements pris par la banque se
matérialisent et se transforment en éléments inscrits à l’actif et au passif du bilan.

Les éléments représentant un risque élevé sont pris en compte pour leur montant total,
ceux présentant un risque moyen sont pris en compte pour 50% de leur montant total, ceux
présentant un risque modéré sont pris en compte pour 20% et les éléments présentant un risque
faible ne sont pas pris en compte.

Ainsi, conformément à l’article 20 de l’instruction 14, modification n°6, les éléments de


hors bilan sont classés de la manière suivante :

1. Les éléments de hors bilan pondérés à 0% sont :


 Les facilités, découverts et engagements de crédit non utilisés de durée initiale
inférieure à un an, ou qui peuvent être annulés sans préavis.
2. L’élément de hors bilan pondérés à 20% :
 les crédits documentaires accordés ou confirmés lorsque les marchandises
servent de garantie.
3. Les éléments de hors bilan pondérés à 50% sont :
 Les engagements de payer résultant de crédit documentaires accordés ou
confirmés, sans que es marchandise servent de garantie ;
 Les cautionnements sur marchés public, les garanties de bonne fin, les
engagements fiscaux ou douaniers ;

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 Les ouvertures de crédit irrévocables ou les cautionnements ne constituant pas
un substitut de crédit ;
 Les facilités, découverts et engagements de crédit non utilisés de durée initiale
supérieure à un an.
4. Les éléments de hors bilan pondérés à 100% sont :
 Les garanties données à des crédits distribués par un autre établissement de
crédit ;
 Les acceptations des créances commerciales ;
 Les endos d’effets ne portant pas la signature d’un établissement de crédit ;
 Les ouvertures de crédit irrévocables ou les cautionnements constituant un
substitut de crédit ;
 La partie non libérée du capital souscrit dans un autre établissement.

Le calcul de l’ensemble des risques bancaires pondérés est récapitulé dans le tableau ci-
dessous.

Il est à noter que les échelons de crédit correspondent aux notations attribuées par les
agences internationales de notation, reconnues par la Banques Centrales du Congo, selon une
grille de correspondance publiée chaque année par cette dernière.

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Tableau IV : Modèle de détermination de risque de crédit

Echelon Risque net


Types d'exposition Echelon 1 Echelon 2 Echelon 3 Echelon 4 Echelon 5 Echelon 6
non noté pondéré

ME MN ME MN ME MN ME MN ME MN ME MN ME MN
les créances sur les administrations publiques locales et
20% 15% 50% 40% 100% 80% 100% 80% 100% 80% 150% 120% 100% 80% Montant
les entités publiques
Risque net bancaire
Risque net Pondéré

les créances sur les banques et établissements financiers 20% 20% 50% 40% 100% 80% 100% 80% 100% 80% 150% 120% 100% 80% Montant

Risque net bancaire

Risque net Pondéré

les expositions sur les entreprises 20% 15% 50% 40% 100% 80% 100% 80% 150% 80% 150% 120% 100% 80% Montant
Risque net bancaire

Risque net Pondéré

S/total Risque net bancaire(A)

S/total Risque net pondéré (Risque de crédit)(B)

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Echelon Echelon Echelon non Risque net
Types d'exposition Echelon 1 Echelon 3 Echelon 5 Echelon 6 pondéré
2 4 noté
les créances sur les emprunts souverains - états et
0% 20% 50% 100% 100% 150% 100% Montant
banques centrales
Risque net bancaire
Risque net Pondéré
S/total Risque net bancaire (C)

S/total Risque net pondéré (Risque de crédit) (D)

Risque net
Types d'exposition Traitement spécial
pondéré

ME MN Montant
les expositions sur la clientèle de détail(ménages et petits
entrepreneurs, non constitués sous forme de société, micro, petites
80% 70%
et moyennes entreprises)

Risque net bancaire


Risque net Pondéré
S/total Risque net bancaire (E)

S/total Risque net pondéré (Risque de crédit) (F)

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Traitement Risque net
Types d'exposition
spécial pondéré

les créances sur les banques multilatérales de développement, sur le Fonds


0% Montant
Monétaires international ou la Banque des Règlements Internationaux

Risque net bancaire


Risque net Pondéré

les créances en monnaie nationale sur la BCC 0% Montant

Risque net bancaire


Risque net Pondéré

les créances sur l'Etat de la RDC en monnaie nationale 75% Montant

Risque net bancaire


Risque net Pondéré

les expositions en monnaie nationale d'une durée initiale inférieure à 3 mois 20% Montant

Risque net bancaire


Risque net Pondéré

les expositions en devises étrangères d'une durée initiale inférieure à 3 mois 25% Montant

Risque net bancaire


Risque net Pondéré

les créances dans des éléments de fonds propres d'autres établissements


financiers, et qui ne sont pas déduits des fonds propres dans les conditions 150% Montant
prévues dans l'article 10 de l'instruction 14

Risque net bancaire


Risque net Pondéré

les crédits hypothécaires, destinés à financer la résidence de l'emprunteur 35% Montant

Risque net bancaire


Risque net Pondéré

les crédits immobiliers hypothécaires, destinés à financer l'immobilier


75% Montant
commercial ou industrie de l'emprunteur

Risque net bancaire


Risque net Pondéré

les créances pré douteuses, douteuses et compromises 150% Montant

Risque net bancaire


Risque net Pondéré
les actions 150% Montant
Risque net bancaire
Risque net Pondéré

Page 19 of 79
les avoirs en caisse et les éléments assimilés 0% Montant

Risque net bancaire


Risque net Pondéré

les autres actifs non rattachés à un type d'exposition (notamment les


100% Montant
immobilisations)

Risque net bancaire


Risque net Pondéré
les comptes de régularisation 150% Montant
Risque net bancaire
Risque net Pondéré
les créances sur les personnes apparentées 150% Montant
Risque net bancaire
Risque net Pondéré
S/total Risque net bancaire (G)

S/total Risque net pondéré (Risque de crédit) (H)

Total Risque net bancaire =A+C+E+G

Total Risque net pondéré (Risque de crédit) =B+D+F+H

Source : Tableau conçu par l’auteur sur base des informations tirées de l’instruction 14 de la
Banque Centrale du Congo

II.2.2 Risque de marché

De manière générale, le risque de marché est le risque de variation de valeur d’un actif
sur un marché organisé.

La détermination de la contribution du risque de marché au dénominateur du ratio de


solvabilité se fait au titre du risque de change que court les banques, conformément à l’article 36
de l’instruction 14 modification N°6. Les banques adoptent la démarche suivante :

 La détermination, individuelle et devise par devise, des positions de change longues ou


courtes ;
 La position la plus importante, longue ou courte, représente le risque maximum de
change ;
 On multipliée par 8 % la valeur absolue de cette position pour obtenir l’exigence en fonds
propre.

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Tableau V : Modèle de détermination du risque de crédit

Code intitulé Devise 1 Devise 2 Formule


A Somme des avoirs
B Somme des engagements
C Positions de change A-B A-B
F La position la plus importante
G Exigence en fonds propres pour le F*0,08
risque de marché
H Risque de marché G*0,1
Source : Tableau conçu par l’auteur sur base des informations tirée de l’instruction 14 de la
Banque Centrale du Congo

II.2.3. Risque Opérationnel

Le risque opération est le risque résultant de la défaillance ou l’inadéquation de processus


interne, de personnes et de système, ou des événements externes.

La détermination de la contribution du risque opérationnel au dénominateur du ratio de


solvabilité se fait, soit par le truchement de la méthode de l’indicateur de base, soit par la méthode
standard. L’application de ce dernier, par les banques, est subordonnée à l’autorisation préalable
de la Banque Centrale du Congo.

La détermination du risque opérationnel est récapitulée dans le tableau ci-dessous :

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Tableau V : modèle de détermination du risque opérationnel (méthode d’indicateur de
base)

N°/CODE Produit net bancaire MONTANT

A Exercice n-3

B Exercice n-2

C Exercice n-1

D Total (D) A+B+C

E Moyenne (E)= (A)/3 D/3

F Exigence en FP pour le Risque Opérationnel (T)=(B)*0,15 E × 0.15

G Risque opérationnel (G) F × 10

Source : Tableau conçu par l’auteur sur base des informations tirées de l’instruction 14 de la
Banque Centrale du Congo

En ce qui concerne l’approche standard, l’exigence en fonds propres est calculée


séparément par ligne de métier. L’exigence en fonds propres correspond à la moyenne sur 3 ans
du Produit Net Bancaire, multiplié par un coefficient déterminé par la Banque Centrale du Congo.

Le mode de détermination des différentes composantes du ratio de solvabilité + cousins


ayant été élucidé, il devient plus aisé de déterminer ledit ratio de solvabilité.

Ci-dessous le tableau récapitulatif de la détermination du ratio de solvabilité plus cousins.

Tableau VI : Modèle de détermination du ratio de solvabilité

N°/CODE Intitulé Montant


Risques de crédit
Risque opérationnel
Risque de marché
R TOTAL RISQUES BANCAIRES R = R1+R2+R3
Sa Ratio de solvabilité FPB catégorie 1 ≥ 6 % E/R
Sb Ratio de solvabilité Fonds Propre Additionnels catégorie 1 ≤ 1,5 % J/R
Sc Ratio de solvabilité Fonds propres de Base ≥ 7,5% K/R
Sd Ratio de solvabilité Fonds Propres Complémentaires ≤ 2,5 % M/R
Se Ratio de solvabilité global ≥ 10 % P/R
Ta Coussin de conservation des Fonds propres ≥ 0,75 % (Première année) Sa-6%
Tb Coussin de conservation des Fonds propres ≥ 1,5 % (Deuxième année) Sa-6%
Tc Coussin de conservation des Fonds propres ≥ 2,5 % (Troisième année) Sa-6%
Ua Coussins Contra cycliques ≥ 0,5 % Sa+Ta
Ub Coussin systémique ≥ 1 % Ua

Page 22 of 79
Total des coussins ≥1,5 %
Ratio de solvabilité global + l'ensemble des coussins ≥ 11,25 %
Source : Tableau conçu par l’auteur sur base des informations tirées de l’instruction 14 de la
Banque Centrale du Congo

II.2.4 Ratio de Levier

Ce ratio sert à préserver la stabilité du système bancaire, en complétant les exigences en


fonds propres sur les risques. En outre, Il permet de limiter la part des actifs de la banque qui est
financée par le fonds emprunté.

Les banques sont tenues à un ratio de levier minimum de 5 % calculé comme suit :

Tableau VII : modèle de détermination du ratio de levier

N°/code Intitulé Montant


T Total Actif

V Eléments déduits lors de la détermination des Fonds propres de catégorie 1


B
sous-total des éléments à déduire des fonds propres de base de
W
catégorie 1 avant déduction des concours et garanties T-V
X Total éléments de hors bilan assortis des FCEC

Y Total Actif déduit des éléments de T1 et Hors bilan assorti de FCEC


W+X
Ratio de levier ≥ 5 % E/Y
Source : Tableau conçu par l’auteur sur base des informations tirées de l’instruction 14 de la
Banque Centrale du Congo

II.3. Norme de la division des risques

L’instruction n°14, modification n°6 de la Banque Centrale du Congo stipule en son article
43 que les banques doivent respecter, de manière permanente, les exigences ci-après :

 Le rapport entre l’ensemble des risques nets pondérés encourus sur un même
bénéficiaire, y compris les avoirs ou les créances auprès d’un correspondant étranger et
le montant de leurs fonds propres réglementaires ne peut pas être supérieur à 25% ;
 Le rapport entre le montant total des grands risques et le montant des fonds propres
réglementaires ne peut être supérieur à 800%. Par grand risque, il faut entendre
l’ensemble des risques encourus sur les bénéficiaires dont les risques nets pondérés

Page 23 of 79
dépassent pour chacun d’entre eux 10% des fonds propres réglementaires de
l’établissement de crédit.

Contrairement à la position de la Banque Centrale du Congo, qui soutient que les


créances auprès d’un correspondant étranger doivent, aussi, être inclus dans la détermination de
l’ensemble des risques nets pondérés, la commission bancaire de l’Afrique Centrale stipule dans
le « Règlement COBAC R-93/04 », relatif à la division des risques des établissements de crédit
que encours sur des Etats membres de la BEAC ou sur des établissements de crédit dont le siège
est implanté dans le ressort géographique de la Commission Bancaire, ne sont pris en
considération dans le calcul de la division des risques.

Au regard de ce qui est décrit ci-haut, les formules de calcul de risque net pondéré sur un
même client et celui de grand risque peuvent être décrits de la manière suivante :

R. N.P.M.B < 25%


F.P. R.

S.G.R < 800%


F.P. R

S.G.R. = Somme de tous les R.N.P.M.B > 10%

Où :

R. N.P.M.B : Risques Nets Pondérés sur un Même Bénéficiaire

F.P.R : Fonds Propres Réglementaires

S.G. R. : Somme des Grands Risques

Conformément à l’article 46 de la même instruction, sont considérés comme un même


bénéficiaire :

1. Les personnes physiques ou morales qui ont des liens de capitaux tels que l’une d’entre
elles exerce sur les autres, directement ou indirectement, un pouvoir de contrôle exclusif

Page 24 of 79
ou conjoint ou une influence notable, ou qui sont soumises à une direction de fait
commune ;
2. Les personnes physiques ou morales qui sont liées de telle sorte que les difficultés
financières rencontrées par l’une ou certaines d’entre elles entraineraient nécessairement
des difficultés financières sérieuses chez l’autre ou toutes les autres.

Dans les cas ci-dessous, nous pouvons également établir que ce genre des liens existe entre
deux personnes physiques ou morales :

 Les personnes sont apparentées jusqu’au second rang ;


 Les personnes sont les filiales de la même entreprise mère ;
 Les personnes sont soumises à une direction de fait commune ;
 Les personnes sont des collectivités territoriales ou des établissements publics et ont des
liens de dépendance financière entre elles ;
 Les personnes qui sont liées par les contrats des garanties croisés ou qui entretiennent
entre elles des relations d’affaires prépondérantes, notamment lorsqu’elles sont liées par
des contrats de sous-traitance ou de franchise.

Pour rendre aisé le calcul de la division des risques, nous avons conçu le tableau modèle
ci-dessous :

Tableau N°VIII : Modèle de détermination de la division des risques

N°/CODE Intitulé Montant


P Fonds Propres Réglementaires
P×0.1
Q Seuil des grands risques (10 % FPP)
P×0.25
R Engagements nets maximum sur un même débiteur (25 % FPP)
S Engagements nets maximum ensemble des grands risques FPP x 8 P×8
Source : Tableau conçu par l’auteur sur base des informations tirées de l’instruction 14 de la
Banque Centrale du Congo

II.4. Norme de surveillance de la Position de change

Dans un établissement de crédit, le traitement des opérations en devises ne relèvent pas


exclusivement d’un service ou d’une fonction donnée. Les opérations en devises peuvent être
traitées régulièrement ou occasionnellement par n’importe quel service. Ainsi, nous pouvons
distinguer :

- Les opérations de change de trésorerie (Achat et vente des devises)

Page 25 of 79
- Les opérations de change diverses (Dépenses engagées en devises ou revenus réalisés
en devises).

Le trésorier, qui dans la plupart des banques, est responsable de la fonction relative à la
gestion des opérations de change, a souvent tendance à ne gérer que les opérations de change
de trésorerie, sans pour autant, prendre en considération les opérations de change diverses.

A titre illustratif, nous pouvons citer les cas ci-après :

• Si les revenus réalisés sont principalement issus des transactions en monnaie nationale,
et que 80% des engagements à régler sont en devises, le trésorier ne pose pas souvent
la question de savoir comment assurer ces paiements en devise ?
• La non intégration des engagements hors bilan dans les prévisions de trésorerie ; Etc.

Le fait de ne pas considérer toutes les opérations en devises dans la gestion de la


trésorerie d’une banque, peut exposer cette dernière à des contraintes de trésorerie en une
devise donnée. Cette contrainte peut être traduite :

 Par une position de change courte en une devise X, avec comme conséquence,
l’incapacité de régler les engagements libellés en devise X. D’où, l’obligation d’aller
acheter les devises à l’extérieur, ce qui pourrait couter plus cher ;
 Par une position longue en une devise donnée, pendant que la monnaie nationale est
entrain de s’apprécier. D’où l’obligation de vendre rapidement l’excédent, afin d’éviter ou
de réduire toute perte de change éventuel.

Par position de change (PC), il faut entendre la différence entre les avoirs et les
engagements, en une devise donnée ou en toutes devises confondues, diminué de l’équivalent
du capital social libéré en devise. Ainsi, nous pouvons schématiser cette définition par la formule
suivante :

PC=Avoirs en devise X – (Engagements en devise X-capital libéré en devise x)

De cette formule, nous pouvons déduire trois cas possibles, à savoir :

1. Position de change positive (longue) ;


2. Position de change négative (courte) ;
3. Position de change neutre.

La position de change est dite longue, lorsque les avoirs en devise X sont supérieurs aux
engagements en devise X (sans considérer le capital libéré en devise X).

La position de change est dite courte, lorsque les avoirs en devise X sont inférieurs aux
engagements en devise X (sans considérer le capital libéré en devise X).

Page 26 of 79
Et en fin, la position de change est dite neutre, lorsque les avoirs en devise X équivalent
exactement aux engagements en devise X (sans considérer le capital libéré en devise X).

Pour éviter toute déviation qui pourrait à court, long ou moyen terme causer du tort à la
banque et à sa clientèle (épargne publique), les Banques Centrales ou les autorités de régulation
bancaire fixent des limites ou des normes auxquelles toutes les banques doivent se conformer.

Ainsi, en République Démocratique du Congo, les banques sont tenues de respecter de


façon permanente :

 Un rapport maximum de 5% entre le montant de leur position longue ou coutre dans


chaque devise et le montant de leurs fonds propres réglementaires. Pour les devises les
plus utilisées dans leurs transactions, comme le Dollars Américains, le rapport maximum
est fixé à 10% ;
 Un rapport maximum de 15% entre la somme de toutes les positions (courtes ou longues)
des devises et la valeur de leurs fonds propres prudentiels.

Ces deux normes peuvent être présentées de la manière suivante :

Position Change
__________________________ ≤ 5% (excepté pour USD ≤ 10%
Fonds Propres Réglementaires

De ce qui précède, nous pouvons présenter le tableau de calcul de la position de change de la


manière suivante :

Tableau N°IXa: Modèle de détermination de la Position de change

DEVISE Somme des avoirs Somme des engagements Position Nette


EUR Ae Ee D=Ae-Ee
GBP Ag Eg E=Ag-Eg
USD Au Eu C=Au-Eu
Source : Tableau conçu par l’auteur sur base des informations tirées de l’instruction 14 de la
Banque Centrale du Congo

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Tableau N°IXb : Modèle d’appréciation de la Position de change

LIBELLE Montant/ME Montant /CDF Ratio en % Norme Appréciation


Fonds propres réglementaires B= A/TC A 100% - -

Risque maximum pour la position de change globale (15 % FPR) B*0.15 A*0.15 15% -
-
Risques maximum par devise (5 % FPR)) et 15 % de FPR pour B*0.05
A*0.05 (A*0.15) 5% (15%) -
les devises les plus utilisées (B*0.15) -
Position USD C Cmn=C*TC Cmn/A +ou-15% Co ou NC
+ou-
Position EUROS D Dmn=D*TC Dmn/A Co ou NC
5%
Position GBP E Emn=E*TC Emn/A +ou-5% Co ou NC
Total F=Cmn+Dmn+Emn F/A +ou-15% Co ou NC
Source : Tableau conçu par l’auteur sur base des informations tirées de l’instruction 14 de la Banque Centrale du Congo
Où :

 C : Position de change en USD ;


 NC : Non conforme ;
 TC : Taux de change applicable
 D : Position de change en Euros
 E : Position de change en GBP ;
 Co : Conforme ;

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II.5. Norme de la liquidité

La liquidité constitue un indicateur clé d’appréciation de la solvabilité immédiate d’un


établissement de crédit. Une banque qui n’est pas en mesure d’honorer, immédiatement ou dans
un délai raisonnable les chèques qui lui sont présentés au guichet de la banque ou en
compensation, est exposée au risque réputationnel. Certains bénéficiaires, clients effectifs ou
potentiels de la banque, risquent de ne plus accepter les chèques de cette banque, d’arrêter la
relation avec la banque ou de réduire le niveau des transactions.

Ainsi, afin d’assurer la liquidité des banques implantées en République Démocratique du


Congo, l’autorité régulateur qu’est la Banque Centrale du Congo exige aux banques le respect
permanent d’un ratio de liquidité de 100% entre les emplois disponibles et les ressources à un
mois au plus (confère l’article 50 de l’instruction 14, modification 6).

L’appréciation de ce ratio de liquidité s’effectue sous trois formes, à savoir :

• Le ratio de liquidité en monnaie nationale c'est-à-dire le rapport entre les emplois


disponibles en monnaie nationale (CDF) et les ressources à un mois au plus libellés en
monnaie nationale ;
• Le ratio de liquidité en devises étrangères qui représente le rapport entre les emplois
disponibles en devises étrangères et les ressources à un mois au plus libellés en devises
étrangères ;
• Le ratio de liquidité en toutes devises confondues.

Conformément à l’article 51 de l’instruction n°14, modification 6, les emplois disponibles


des banques sont constitués des actifs et des éléments hors-bilan liquides à un mois au plus ou
mobilisables à moins d’un mois au plus. De cette définition, nous pouvons déduire que les emplois
disponibles (disponibilités) d’une banque sont constitués des éléments ci-après :

• Le solde de trésorerie lorsqu’il est positif, c’est-à-dire que la banque est préteur, (la part
en devises étrangères de ce solde est prise en compte après une baisse de sa valeur de
5 %) ;
• La fraction à échoir dans un mois maximum des prêts et crédits quelles que soient leur
maturité générale (la part en devise étrangères des prêts et crédits à échoir est prise en
compte après une diminution de valeur de 5%) ;
• 70 % des billets de trésorerie et titres de créance souscrit (ayant plus d’un an à courir) ;
• 60 % des obligations et valeurs mobilières à revenu fixe ;
• 50 % d’actions et valeurs mobilières assimilées faisant l’objet d’une cotation sur un
marché organisé présentant des garanties de liquidité (ayant plus d’un an à courir) ;
• Le solde préteur des comptes de recouvrement (ayant plus d’un an à courir) ;
• Les produits à recevoir dans le mois à venir ;
• L’excédent des titres à livrer sur les titres à recevoir dans le mois à venir ;

Page 29 of 79
• L’excédent des accords de refinancement reçus d’établissements de crédit sur les
accords de financement donnés à des établissements de crédit.

Les ressources à un mois au plus quant à elles, sont constituées des éléments de passif
exigible à moins d’un mois, énumérés ci-après :

• Le solde de trésorerie lorsqu’il est négatif c'est-à-dire la banque est emprunteur;


• 100% des dépôts et comptes à terme et produits assimilés ayant au maximum un mois
à courir ;
• 25% des dépôts à vue en monnaie nationale ;
• 60% des dépôts à vue en devise étrangère ;
• 30% des livrets d’épargne ;
• Les emprunts obligataires et subordonnés remboursables dans un délai d’un mois ;
• Les soldes emprunteurs des comptes de recouvrement ;
• Les charges à payer dans le mois à venir ;
• L’excédent des titres à recevoir sur les titres à livrer dans le mois à venir ;
• L’excédent des accords de refinancement donnés à des établissements de crédit sur les
accords de financement reçus d’établissements de crédit.

En ce qui concerne le solde de trésorerie, conformément à l’article 54 de l’instruction 14


à sa modification 6, il est obtenu de la différence entre les encours débiteurs et les encours
créditeurs suivants :

1. Encours débiteurs :

 Les avoirs en caisse ;


 Les comptes débiteurs à vue auprès de la banque Centrale et auprès des correspondants
;
 Les prêts au jour le jour ;
 Les prêts ayant au maximum un mois à courir à la Banque Centrale et aux établissements
de crédit ;
 Les réserves obligatoires constituées auprès de la Banque Centrale, à concurrence de
50%;
 Les billets de trésorerie et titres de créances négociables souscrits (ayant moins d’un
mois à courir).

2. Encours créditeurs :

 Les comptes créditeurs à vue auprès de la banque Centrale et auprès des correspondants
;
 Les emprunts au jour le jour ;
 Les emprunts ayant un mois au plus à courir auprès de la Banque Centrale et des
établissements de crédit ;
Page 30 of 79
 Les titres de créance négociables émis (ayant un mois au plus à couvrir).

De manière pratique, la détermination des ratios de liquidité et solde de trésorerie


s’effectue de la manière suivante :

Tableau X : Modèle de détermination du solde de trésorerie

Intitulé Montant /CDF Montant/ME Montant total


A. Avoirs A=∑ de X B=∑ de Y C=A+B
Caisse X1 Y1 X1+Y1
BCC disponible X2 Y2 X2+Y2
Comptes nostri disponible auprès des correspondants X3 Y3
X3+Y3
Prêt au jour le jour à la BCC X4 Y4 X4+Y4
Prêt à terme à 1 mois maximum à la BCC X5 Y5 X5+Y5
Placement à la BCC à 1 mois maximum X6 Y6 X6+Y6
Prêts au jour le jour aux correspondants X7 Y7 X7+Y7
Prêts et compte à la terme aux correspondants à 1 mois
X8 Y8
maximum X8+Y8
Portefeuilles effets à la BCC à 1 mois X9 Y9 X9+Y9
Billet de trésorerie et titres des créances négociables
X10 Y10
souscrits ayant un mois au plus à courir
X10+Y10
BCC réserve obligatoire (95 %) X11 Y11 X11+Y11
B. Engagements D=∑ de Z E=∑ de V F=D+E
Découvert auprès de la BCC Z1 V1 Z1+V1
Compte lori à vue Z2 V2 Z2+V2
Marché monétaire (exclusivement) Z3 V3 Z3+V3
Refinancement auprès de la BCC Z4 V4 Z4+V4
Emprunt au jour le jour Z5 V5 Z5+V5
Emprunt à terme à 1 mois maximum Z6 V6 Z6+V6
Emprunt au jour le jour auprès des correspondants Z7 V7
Z7+V7
Compte à terme lori chez les correspondants à 1 mois Z8 V8
Z8+V8
Emprunts à CT auprès de la BCC à 1 mois Z9 V9 Z9+V9
Titres de créances négociables émis ayant un mois au plus à
Z10 V10
courir Z10+V10
C. Solde de trésorerie A-B A-D B-E C-F
Position prêteuse A > B SI A>B SI B>E SI C>F
Position emprunteuse A < B SI A<B SI B<E SI C<F
Source : Tableau conçu par l’auteur sur base des informations tirées de l’instruction 14 de la
Banque Centrale du Congo

Tableau XI : Modèle de détermination du ratio de liquidité

Page 31 of 79
Liquidité
Intitulé ME MN
globale

MB Coef. MP MB Coef. MP Total

Position prêteuse 95% 100%

Créances sur la clientèle ayant au maximum un mois à courir


95% 100%
et/ou fraction à échoir dans un mois maximum,

Encours de créances privées ayant au maximum un mois à courir


100% 100%
éligibles aux interventions de la Banque Centrale

Bons du trésor ou assimilés 90% 90%

Billets de trésorerie et titres de créances négociables


70% 70%
souscrits(ayant au plus un mois à courir)

Obligations et valeurs mobilières à revenu fixe faisant l'objet d'une


cotation sur un marché organisé présentant des garanties de 60% 60%
liquidité (ayant au plus un mois à courir)

Actions et valeurs mobilières assimilées faisant l'objet d'une


cotation sur un marché organisé présentant des garanties de 50% 50%
liquidité(ayant au plus un mois à courir)

Solde prêteur des comptes de valeurs en recouvrement ayant au


100% 100%
plus un mois à courir

Produits à recevoir dans le mois à venir 100% 100%


Excédent des titres à livrer sur les titres à recevoir dans les mois
100% 100%
à venir.
Excédent des accords de financement reçus d'établisssment de
crédit sur les accords de financement données à des 100% 100%
Etablissement de crédit.
Total avoirs A B C =A+B
Position emprunteuse 95% 100%

Dépôts et comptes à terme et produits assimilés ayant au


100% 100%
maximum un mois à courir

Dépôts à vue 60% 25%


livrets d'épargne 30% 30%
les emprunts obligataires et subordonnés remboursables dans un
100% 100%
délai d'un mois
Solde emprunteur des comptes de recouvrement 100% 100%

Charges à payer dans le mois à venir 100% 100%


Excédent des titres à recevoir sur les titres à livrer dans le mois à
100% 100%
venir

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l'excédent des accords de financement données à des
Etablissements sur les accords de financement reçus 100% 100%
d'établissement de crédit.

Total engagements D E F = D+E


Ration = Y61 (Norme de liquidité globale : Ratio ≥
100%) A/D B/E C/F
Source : Tableau conçu par l’auteur sur base des informations tirées de l’instruction 14 de la
Banque Centrale du Congo

Où :

ME = Monnaie Etrangère

MN = Monnaie Nationale

MB = Montant Brut

MP = Montant Pondéré

II.6. Norme de transformation à moyen et long terme

Conformément à l’article 55 de l’instruction 14 modification n°6, les banques sont tenue


de respecter en permanence un rapport d’au moins 80 % entre leurs fonds propres réglementaire
augmentés des ressources permanentes et la valeur comptable des actifs immobilisés et des
emplois long. Ce rapport est appelé : le coefficient des fonds propres et de ressources permanent.

Le calcul du coefficient des fonds propres et de ressources permanent se fait de la


manière suivante :

Tableau XII : modèle de détermination du coefficient de transformation à moyen et long


terme
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Intitulé Montant
Fonds propres règlementaires et Ressources permanentes
Fonds propres Réglementaires (A) (A)
les emprunts obligataires et autres ressources G
les titres de créances négociables émis par l'établissement H

les dépôts à terme (moyen et long terme) I


l'excédent des emprunts contractés auprès d'établissements de crédit
J
sur les prêts de même nature accordés à des établissements de crédit

75% des dépôts à terme à moins de 12 mois en monnaie nationale K

50% des dépôts à terme à moins de 12 mois en devises étrangères L

75% des dépôts moyens annuels à vue en monnaie nationale M

40% dépôts moyens annuels à vue en devises étrangères N

sous total ressources permanentes (B) B = G+H+I+J+K+L+M+N

Total FP augmentés des ressources permanentes (C) = (A)+(B) C = A+B


Actifs immobilisés
les immobilisations corporelles nettes des amortissements et des provisions O
les titres de participation et de filiales pour les montants bruts à l'exception de ceux des
P
établissements de crédit
les dotations des succursales et agences à l'étranger Q
les créances ou en souffrance pour leur montant brut R
la fraction ayant une durée restant à courir au-delà de 12 mois des prêts accordés à la
S
clientèle
l'excédent ayant une fraction résiduelle à courir au-delà de 12 mois des prêts accordés à des
établissements de crédit sur les emprunts de même nature contractés auprès T
d'établissements de crédit

Total actifs immobilisés et emplois longs E = O+P+Q+R+S+T


Ratio de couverture des immobilisations ≥ 100 % F = A/O
Coefficient de transformation ≥ 80 % Z = C/E
Source : Tableau conçu par l’auteur sur base des informations tirées de l’instruction 14 de la
Banque Centrale du Congo

II.7. Norme de la limitation des participations

Au sens de l’instruction 14 de la banque Centrale du Congo, sont considérées comme


participations, les titres qui :

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1. Confèrent au moins 10% du capital ou des droits de vote dans une entreprise ;
2. Permettent d’exercer, directement ou indirectement, une influence tangible sur la gestion
et la politique financière d’une entreprise.

Pour éviter aux banques de prendre de risque de participation démesurée dans une autre
entreprise, les banques sont tenues de respecter les limites de la valeur nette comptable de leur
participation de la manière suivante :

 Aucune participation ne peut excéder 15% des fonds propres prudentiels (réglementaire) ;
 L’ensemble des participations ne peut excéder 60% des fonds propres réglementaires de
la banque concernée.

Il sied de noter que les participations sont prises en compte à leur valeur nette comptable.

A titre exceptionnel, la valeur nette comptable des participations détenues dans les
établissements de crédit assujettis ou dans les entreprises dont l’activité constitue un
prolongement de l’activité de la banque détentrice ou consiste en la détention d’immobilisations
affectées à l’exploitation de l’établissement, soit, en la fourniture de services nécessaires à
l’exploitation de la banque, sont limitées à 30% des fonds propres réglementaires.

Dans ce chapitre relatif à la gestion des normes prudentielles, nous avons défini et
démontré comment calculer les différentes normes prudentielles édictées par la Banque Centrale
du Congo, à savoir : la capital minimum, les fonds propres réglementaires, la solvabilité + cousins,
division des risques, la position de change la liquidité, la transformation à long et moyen terme et
limitation des participations. De toutes ces normes prudentielles, il a été clairement établi que
la norme sur les fonds prudentiels (réglementaire) constitue un indicateur clé, en ce sens que,
presque toutes les autres normes prudentielles se mesurent par rapport aux fonds propres
réglementaires.

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CHAPITRE III : GESTION DES CREDITS

L
es créances sous forme de crédit sont l'ensemble 'de risques encourus par la banque sur
une contrepartie (personne physique ou morale) sous formes entre autres des crédits par
caisse ou d'avances en compte, quels qu'en soient la nature, la forme et le terme ; des
crédit-bail mobilier ou immobilier et des engagements par signature donnés de manière
irrévocable (tels que les cautions, avals, engagements de financement, etc.) en faveur de la
contrepartie.

Faisant l’intermédiation financière, les banques financent l’économie par notamment


l’octroi des crédits aux entreprises et aux particuliers moyennant une rémunération des prêts
consentis appelée « intérêt ».

Ce chapitre traite de différents types de crédits bancaires qui englobent les diverses
activités de prêt par les banques commerciales.

III.1. Types de crédit

Les crédits peuvent catégorisés suivant différents critères. Il peut s’agit du critère « type
d’emprunteur », critère durée du crédit Ce chapitre traite de différents types de crédits bancaires
qui englobent les diverses activités de prêt par les banques commerciales.

III.1.1 Types de crédit selon la catégorie des emprunteurs


A. Crédits aux entreprises

Pour assouvir leur besoin de financement, les entreprises recourent à plusieurs modes
de finances dont les crédits bancaires. En effet, les banques proposent plusieurs types de crédit ;
d’où la nécessité de les connaitre en fin de mieux emprunter dans une typologie de crédits
répondant aux besoins de l’entité.

Dans cette catégorie nous retrouvons :

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A.1. Crédit d’investissement

Le crédit d'investissement est un crédit qui permet à l'entreprise de réaliser des


investissements sur les immobilisations (soit pour l’acquisition, soit pour le développement ou le
renouvellement des immobilisations). Puisqu’il sert à financer les immobilisations, le crédit
d’investissement est un crédit à moyen ou à long terme.

A.2 Crédit d’exploitation ou de trésorerie

Le crédit de trésorerie est une dette à court terme que les banques accordent aux
entreprises pour leur facilité la gestion des équilibres au jour le jour.

Il y a notamment :

 L’escompte commercial : Opérations de crédit à court terme permettant au détenteur d'un


effet de commerce, qui l'endosse au profit d'un banquier, d'obtenir auprès de ce dernier
la disposition des sommes correspondantes sans attendre la date d'échéance de sa
créance, et moyennant la retenue d'intérêts appelés “escompte ” et de commissions.
 Le découvert bancaire : c’est la possibilité pour une entreprise d’avoir un compte courant
débiteur à la banque.
 Crédit de campagne : c’est un crédit offert aux entreprises qui ont une activité saisonnière.

A.3 Crédits à l'exportation/importation

Le crédit à l'exportation concerne les entreprises exportatrices/importatrices ; il sert à


financer les dépenses immédiates nécessitées par les commandes étrangères.

On trouve notamment :

- Crédit documentaire : Le crédit documentaire est une opération de crédit à court terme
ayant pour objet le financement des transactions commerciales internationales. Cet
instrument financier permet à l’acheteur d’intimer l’ordre à son banquier de verser au
banquier du vendeur la valeur des marchandises encours de route, contre remise de
documents prouvant l’expédition et la conformité des marchandises.

Par l’ouverture de crédit documentaire, l’acheteur reçoit de son banquier l’engagement de


régler au vendeur la valeur des marchandises.

A.4 Crédit-bail
Le crédit-bail, appelé également « Leasing », est une technique de financement par
laquelle une banque s’engage à acquérir un bien meuble (voiture, électroménager…) ou un bien
immeuble pour le mettre ensuite à la disposition du client, et ce, sous forme de location. Au terme
du contrat, celui-ci a l’option de pouvoir acheter le patrimoine à une valeur résiduelle qui est
généralement faible.

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B. Crédits aux particuliers

Pour répondre à certains besoins imminents à court, moyen et/ou long terme, les
particuliers, à l’image des entreprises, font recours aux crédits bancaires.

On retrouve dans cette catégorie :

B.1 Crédit à la consommation

Le crédit à la consommation est un contrat par lequel un établissement de


crédit (la banque) met à disposition d’un emprunteur une somme d’argent qui devra
être remboursée de façon échelonnée dans le temps.
B.2 Crédit immobilier

Les crédits immobiliers sont des prêts consentis par une banque à un particulier en vue
de l’acquisition d’une propriété. Celle-ci concerne les immeubles à usage d’habitation et les
immeubles à usage mixte (habitation et commercial).

B.3. Crédit-bail

Le crédit-bail, appelé également « Leasing », est une technique de financement par


laquelle une banque s’engage à acquérir un bien meuble (voiture, électroménager…) ou un bien
immeuble pour le mettre ensuite à la disposition du client, et ce, sous forme de location. Au terme
du contrat, celui-ci a l’option de pouvoir acheter le patrimoine à une valeur résiduelle qui est
généralement faible.

III.1.2 Types de crédit selon la durée des prêts

Les crédits octroyés par les banques commerciales ne s’inscrivent dans la durée de la
même manière.

Il y a :

A. Le crédit à court terme

Entrent dans cette catégorie, tous les crédits consentis pour faire face aux engagements
ponctuels. Pour une entreprise ce genre de crédit sert à couvrir notamment le déficit de trésorerie,
à renforcer l’approvisionnement en fourniture. Pour un particulier, il consiste en la consommation.
Le crédit à court terme ne dépasse pas un an.

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B. Le crédit à moyen terme

C’est tout crédit consenti aux particuliers ou aux entreprises pour une durée supérieure à
un an mais inférieure à cinq ans. Pour les particuliers, il peut servir en la consommation : achat
d’une maison, d’une moto, d’une voiture. Pour les entreprises, il peut être utilisé pour la
construction des locaux, l’acquisition de matériel ou pour l’investissement dans la recherche.

C. Crédit à long terme

C’est un crédit dont la durée est supérieure à cinq ans. Il est destiné à financer les
investissements lourds des entreprises. Pour le particulier, le crédit à long terme sert à financer
les acquisitions d’immobilisations.

III.2. Classification prudentielle des crédits


Il est un fait que les banques jouent un rôle économique important dans leur
mission de collecter les fonds et en suite de les reverser dans le circuit économique. Les
banques sont donc des agents intermédiaires, dont l’une des activités principales est
l’octroi de crédit pour financer l’économie. Leur présence constitue une nécessité vitale
dans une économie moderne pour assurer le bon fonctionnement de l’appareil
économique d’un pays et son système financier.

Certes, un système bancaire qui canalise de manière efficace les ressources


disponibles à des utilisations productives est un mécanisme puissant pour la croissance
économique, un des facteurs clés du changement social et un préalable au
développement économique. Cependant, un système bancaire qui ne canalise pas de
manière efficace et rationnelle les ressources disponibles (dépôts de reçus du public)
constitue un frein à la croissance économique et une menace pour toute la nation.

En effet, les crédits octroyés sans une analyse documentaire et financière préalable
et efficace des personnes bénéficiaires (personnes morales ou physiques), sans un suivi
permanent et efficace de ces dernières sont des facteurs qui concourent à la détérioration
du portefeuille-crédits, à l’érosion de ses fonds propres et à la perte de la solidité
financière des banques.

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Face à un portefeuille-crédits en détérioration, pour divers faits, dont ceux évoqués
ci-haut, si les modalités de classification et de provisionnement ne sont pas
suffisamment encadrées de manière prudentielle par l’autorité de régulation qu’est la
Banque Centrale du Congo, la crise d’une banque causée par la détérioration de son
portefeuille-crédits peut facilement se transformer en une crise systémique. Ce qui va
pousser le public à croire que la Banque Centrale a failli dans sa mission de protection
de l’épargne du public. Il est important de rappeler que la solidité d'un système financier
se traduit par sa capacité de prévenir les crises, leur gestion et résolution.

Ainsi, pour répondre à cette problématique, la Banque Centrale du Congo a mis


en place l’instruction n°16, qui a été modifiée pour la troisième en novembre 2018, afin
de définir les règles prudentielles relatives à la classification et au provisionnement des
créances. Cette instruction impose ainsi à toute banque établie en RDC de mettre en
place une politique de crédit, validée son Conseil d'Administration, indiquant les
modalités, conditions et procédures de (d’) :
 Octroi, d'enregistrement, de suivi et de recouvrement des crédits ;
 Analyse du portefeuille-crédit, y compris les engagements hors bilan, de manière
à détecter en amont et classer les contreparties présentant, ou susceptibles de
présenter, des fragilités financières ou autres de nature à compromettre sa
solvabilité immédiate ou future ;
 Constitution des provisions spécifiques appropriées en couverture de ses risques
de crédit ;
 Prolongation ou renouvellement des termes des crédits nécessitant la
restructuration ou le rééchelonnement.

Suivant l’instruction n°16 de la BCC, les crédits sont répartis en deux catégories,
à savoir :
 les crédits saines ;
 les crédits en souffrance.

La catégorisation des créances se fait indépendamment des garanties qui leurs sont
rattachées.

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III.2.1. Crédits sains

Sont considérées comme crédits sains, les crédits dont le remboursement intégral
du principal et/ou des intérêts s'effectue conformément aux dispositions contractuelles
et qui sont détenues sur des contreparties dont la capacité à honorer l'intégralité de leurs
engagements actuels et futurs ne soulève aucun motif d'inquiétude de la part de
l'établissement assujetti (situation financière solide, actionnariat de qualité, situation et
perspectives satisfaisantes du secteur d'activité, etc.).

Les valeurs escomptées et non échues (effets commerciaux, mobilisations de


créances sur l'étranger, etc.), acceptées par le tiré et dont la bonne fin ne soulève aucun
motif d'inquiétude sont également catégorisées dans les crédits sains.

III.2.2. Crédits en souffrance

Les crédits en souffrance sont des créances dont les recouvrements ne s'effectuent
pas conformément aux dispositions contractuelles ou qui sont détenues sur des
contreparties dont la capacité à honorer l'intégralité de leurs engagements actuels et
futurs soulève des motifs d'inquiétude. Ils se subdivisent en deux catégories suivantes :

 les crédits à surveiller ;


 les crédits non performants.
Les créances non performantes sont réparties en trois sous-catégories, à savoir :
 les créances pré-douteuses ;
 les créances douteuses ;
 les créances compromises

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Le classement d'une créance dans la catégorie « créances compromises » entraîne
le transfert, dans cette catégorie, de la totalité des créances détenues sur la contrepartie
concernée et les personnes qui lui sont liées.

Dans ce cas, la banque doit constituer des provisions couvrant l'encours global
des créances compromises.

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II.2.3 Provisionnement des créances et atténuation des risques

Selon la catégorie dans laquelle une créance est classée, la banque est appelée à
constituer des provisions. Les taux minimums de provisionnement des créances par
catégories, tels que par l’autorité de régulation, dans son instruction n°16, modification
n°3, sont présentés dans le tableau ci-dessous.

Tableau 1 : Taux de provisionnement des créances


Proportion de provisions
Créances
(en %)
Créances saines Créances saines 1
Créances à surveiller 3
Créances non Créances pré-douteuses 20
performantes Créances douteuses 50
Créances compromises 100
Source : Tableau tiré de l’instruction n°16, modification n°3 de la BCC.

Il sied de rappeler ici que les intérêts non réglés sur les créances non performantes
sont recensés et suivis de manière extra-comptable. Il n’est donc pas question de les
comptabiliser en revenus, pour les provisionner après.

Aussi, on doit noter qu’une année au plus tard après l’inscription d’une créance
dans la catégorie des créances compromises, la banque est tenue de sortir de son bilan,
ladite créance compromise intégralement provisionnée et considérée comme
irrécouvrable, pour la suivre en extra-comptable.

S’il s’agit d’une créance détenue sur des contreparties apparentées à l’institution
bancaire, l'approbation préalable de la Banque Centrale est requise, pour sa radiation ou
sa sortie du bilan. Pour effectuer le calcul des provisions en appliquant les taux indiqués
ci-dessus, il faut déduire des encours de chaque catégorie de créances, les garanties
éligibles, dans les limites réglementaires. Ci-dessous le tableau détaillé des garanties
déductibles ainsi que le taux de déduction de leur valeur.

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CHAPITRE IV : STRUCTURE ORGANISATIONNELLE ET GOUVERNEMENT
D’ENTREPRISE DANS LES ETABLISSEMENTS DE CREDIT

P
our assurer le bon fonctionnement de toute organisation ou entreprise, il est important que
les tâches et les affectations de chaque membre soient définies au préalable. Le respect
de ces tâches et affectations constituent un élément primordial pour assurer la
performance de toute organisation. C’est pourquoi, il est utile que les fonctions de chaque
intervenant soient clairement définies, et ce conformément à l’instruction 21 de la Banque
Centrale du Congo, qui porte sur le gouvernement d’entreprise.

Ainsi, dans ce chapitre, nous allons aborder :

la notion des organes, fonctions ou départements que l’on peut retrouver dans la structure
organisationnelle d’une banque ;
la notion de gouvernement d’entreprise telle qu’édictée par la Banque Centrale du Congo.

IV.1. Gouvernement d’entreprise dans une banque

Le gouvernement d’entreprise appelé en anglais « corporate governance » comprend


deux éléments, qui sont formellement liés l’un avec l’autre. Premièrement, à l’intérieur de la
banque, le gouvernement d’entreprise concerne l’organisation fonctionnelle des rapports entre
les différents organes ou fonctions de la banque (la fonction de haute direction et de surveillance
du conseil d’administration, la fonction de gestion quotidienne assurée par le Comité de direction
et la fonction de contrôle), mais aussi la composition et la structure du conseil d’administration.

Deuxièmement, le gouvernement d’entreprise d’une banque concerne l’équilibre des rapports de


la banque et ses partenaires extérieurs, plus particulièrement entre la banque, les partenaires
extérieurs et d’autres ayants droits.

Conformément à l’instruction 21 de la Banque Centrale du Congo, le gouvernement d’entreprise


d’un établissement de crédit fait référence aux relations entre ses actionnaires, son Conseil
d’Administration, la Direction Générale et les autres parties prenantes. Ainsi, le gouvernement
d’entreprise est appelé à déterminer la structure par laquelle sont définis les objectifs d’une
banque, ainsi que les moyens pour les atteindre et d’assurer une surveillance des résultats
obtenus.

Pour assurer une étude rationnelle de point, portant sur le gouvernement d’entreprise dans un
établissement de crédit, nous allons respectivement, étudier :

- Les Rôles des organes du gouvernement d’entreprise ;


- Les Comités spécialisés ;
- La prévention et gestion des conflits d’intérêt.

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IV.1.1. Rôles des organes

Pour assurer une gestion rationnelle de leurs ressources et garantir la continuité d’activité,
les banques doivent se doter des organes délibérant, d’administration, de gestion et de contrôle.
Parmi ces organes, nous pouvons citer :

 L’assemblée générale ;
 Le conseil d’administration ;
 Le Comité de Direction.

A. L’Assemblée Générale

Comme indiqué dans la première partie de ce chapitre, l’assemblée générale est


constituée des actionnaires, qui sont des personnes morales ou physiques, qui détiennent,
chacune une part du capital social de l’établissement de crédit.

Pour prendre des décisions sur la vie de la banque, les actionnaires se réunissent
périodiquement en assemblée générale ordinaire ou extraordinaire. Ainsi, ils sont tenus d’être
informés régulièrement et suffisamment de l’activité, de la situation financière et de la gestion de
l’établissement de crédit, au moyen des rapports réguliers établis et présentés par le conseil
d’administration.

Lorsque la banque est confrontée à une situation de violation grave de la réglementation


prudentielle, susceptible de compromettre sa continuité d'exploitation, particulièrement en cas
d'insuffisance de fonds propres ou de dysfonctionnement sérieux de la gouvernance, l'assemblée
générale doit être convoquée au plus tard dans les 48 heures après le constat pour prendre des
mesures correctives.

En cas de non tenue de la réunion de l'assemblée générale le commissaire aux comptes


de l'établissement assujetti doit immédiatement informer la Banque Centrale du Congo et
convoquer ladite assemblée, cela, conformément aux lois en vigueur.

En République Démocratique du Congo, la Banque Centrale du Congo peut refuser


l’entrée d’un actionnaire significatif dans le capital social d’un établissement de crédit, si elle
considère que cet actionnaire ne présente pas des qualités requises pour garantir une gestion
saine et prudentielle.

B. Le Conseil d’Administration

Le conseil d’administration est l’instance collégiale qui représente l’ensemble des


apporteurs de capitaux et à qui s’impose l’obligation d’agir en toutes circonstances dans l’intérêt
de la banque.

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Les administrateurs ainsi désignés par l’assemblée générale sont collectivement
responsables devant ladite assemblée. Pour assurer sa fonction, le Conseil d’administration
fonctionne en association, mais aussi en toute indépendance par rapport à la Direction de
l’établissement de crédit. C’est pourquoi, les administrateurs doivent avoir différents profils
d'expertise et dotés de compétences complémentaires dans les domaines bancaire ou financier,
de marché de capitaux, d'analyse financière et d'expertise comptable, de stabilité financière,
d'information financière, de nouvelles technologies de d'information, de planification stratégique,
de conformité et de gestion des risques, des politiques de rémunération, de réglementation, de
gouvernance d'entreprise. Cet équilibre dans la composition des membres de conseil
d’administration permettra un bon pilotage de l’établissement assujetti.

Le Conseil d’Administration est constitué des personnes qui reçoivent le mandat direct
des actionnaires, afin d’assurer pour compte de ces derniers, la surveillance de la situation et la
gestion de l’établissement concerné. Ces personnes mandatées par les actionnaires sont appelés
administrateurs.

Nous distinguons trois types d’administrateurs, à savoir :

1. Administrateur exécutif ou actif ;


2. Administrateur non exécutif ou passif ;
3. Administrateur indépendant.

Un administrateur actif ou exécutif est une personne physique, membre du Conseil


d’Administration, mais qui exerce simultanément les fonctions au sein de l’organe exécutif de la
banque, à savoir le comité de Direction. Par contre, un administrateur est dit non exécutif, lorsqu’il
est membre du Conseil d’Administration, sans pour autant assurer les fonctions au sein du Comité
de Direction.

L’administrateur indépendant quant à lui, est un membre du Conseil d’Administration, qui


n’entretient aucune relation de quelque nature que ce soit avec l’établissement assujetti ou le
groupe auquel il appartient, qui puisse compromettre l’exercice de sa liberté de jugement.

Afin d’assurer l’indépendance du conseil d’administration, sa composition doit


comprendre au moins trois administrateurs indépendants.

En somme, le conseil d’administration a pour missions, notamment de :

 Définir la stratégie de l’établissement de crédit ;


 Approuver les procédures, politiques, codes de conduite et valeurs de la banque ;
 Proposer à l’assemblée générale les administrateurs indépendants compétents ;

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 Désigner et évaluer les membres du comité de direction, et s’assurer que cet organe
exerce une surveillance appropriée en se conformant à la politique définie par le conseil
d’administration ;
 Contrôler la gestion et veiller à la qualité de l’information fournie aux actionnaires et au
public ;
 Veiller à l’indépendance des fonctions de gestion des risques, de conformité, de
déontologie et d’audit interne ;
 S’assurer que les auditeurs externes respectent les codes et normes de pratique
professionnelle applicables ;
 Approuver les rémunérations des membres de la direction générale et du personnel clé ;
 Surveiller le respect de la réglementation, de la déontologie, des règles de conduite et
des codes d’éthique.

En ce qui concerne la durée du mandant des administrateurs, elle est de :

− trois ans renouvelable une fois pour les administrateurs indépendants et


− six ans renouvelables pour les administrateurs non-exécutifs

Pour prévenir le conflit d’intérêt, le membre d’un conseil d’administration d’une banque ne
peut exercer une fonction dans une autre banque (établissement assujetti). En fin, il ne peut être
propriétaire ou détenir des actions en tant que personne physique dans une autre banque.

L'établissement assujetti est tenu d'informer, au plus tard dans les 48 heures après le
constat et d'une manière formelle, les parties prenantes et la Banque Centrale du Congo sur la
nature et les sources de conflits d'intérêt avérés ou susceptibles de résulter de l'organisation de
sa gouvernance ou de l'exercice de ses activités.

Pour être administrateur indépendant il ne faut pas notamment :

- être apparenté avec l'établissement assujetti, au sens de la réglementation de la Banque


Centrale du Congo ;

- être salarié ou dirigeant de l'établissement assujetti ni d'une entreprise du groupe auquel


appartient ledit établissement durant les trois dernières années ;

- être client ou fournisseur de l'établissement et ne pas avoir directement ou indirectement


avec l'établissement une relation d'affaires en cours ou durant les trois dernières années
;

- n'avoir pas été auditeur ou commissaire aux comptes de l'établissement assujetti au cours
des trois dernières années ;

- ne pas être membre de l'organe délibérant de l'établissement depuis plus de cinq ans ;

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Le président du conseil d’administration doit être un administrateur non-exécutif ou un
administrateur indépendant. Il ne peut, par conséquent, présider un comité spécialisé ni en être
membre.

Le conseil d’administration est obligé de créer cinq comités spécialisés chargés


respectivement de renforcer la gouvernance sur les fonctions d'audit, de gestion des risques,
d'éthique et de conformité, de nomination de ses membres, des mandataires sociaux et des hauts
cadres de l'établissement assujetti ainsi que de détermination de la politique de rémunération.

1° comité d’audit chargé de superviser et de s'assurer du bon fonctionnement de la fonction de


contrôle interne

2° comité des risques chargé d'examiner les stratégies de prise de risque afférentes à
l'ensemble des activités et à toutes les natures de risques, de proposer des politiques
d'appétence pour le risque approprié au regard de la tolérance au risque de l'établissement et
d'en surveiller le respect.

3° comité d'éthique et de conformité chargé d'assister l'organe délibérant dans sa mission de


surveillance de la mise en œuvre du dispositif de la fonction de conformité dans des conditions
appropriées

4° comité de nomination ou comité des ressources humaines, qui examine et évalue


l'adéquation entre, d'une part, le rôle et les responsabilités du poste à pourvoir et, d'autre part, le
profil de compétences, l'honorabilité et l'expérience des candidats.

5° comité des rémunérations chargé de déterminer un système global des rémunérations


approprié au vu de la culture d'entreprise, de l'appétence au risque, des activités et de la
rentabilité de l'établissement assujetti.

C. L’Organe Exécutif (Comité de Gestion ou de direction)

L'organe exécutif est composé au moins de deux personnes physiques : Directeur


Général et le Directeur Général Adjoint. Leur mandat est de 5 ans renouvelable une fois. La
nomination des membres de l’organe exécutif est décidée par le conseil d’administration tout
comme le renouvellement de leur mandant.

À l'expiration de son mandat dans un établissement assujetti, le membre de l'organe


exécutif ne peut exercer en cette qualité ou à un titre quelconque dans un autre établissement
assujetti qu'après une période de viduité de trois ans, courant à partir de la fin dudit mandat.

Le Comité de Direction est constitué des cadres de la banque, qui sont souvent les chefs
de département ou directeurs. Il doit être constitué d’au moins deux personnes se trouvant dans
une position qui leur permet d’exercer un contrôle réciproque et effectif.

Le comité de direction a la responsabilité de :

• Assurer la gestion courante de l’établissement ;

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• Préparer les différents rapports (de gestion, financier, etc.…) à présenter au Conseil
d’administration pour, approbation ;
• De répondre aux points relevés par l’auditeur externe ;
• D’assurer le suivi des points relevés par les auditeurs ;
• D’assurer une bonne relation avec les autorités de régulation, comme la Banque Centrale,
la CENAREF, la DGI, la DGRAD, et la DGDA ;
• Réparer le budget de la banque et d’assurer son suivi ; etc.

Pour assurer l’indépendance du Conseil d’administration, les fonctions du Président du


Conseil d’Administration et du comité de direction doivent être attribuées à deux personnes
distinctes, à savoir un administrateur passif et un administrateur actif.

Il sied important de souligner que toutes les réunions de l’assemblée générale, du Conseil
d’administration et du comité de direction, doivent être sanctionnées par des compte-rendu
(procès-verbaux) formellement revus, approuvés et conservés dans les dossiers permanents de
la banque. Les Procès-verbaux de l’assemblée générale doivent être légalisés par les autorités
compétentes.

V.2. Les directions opérationnelles dans une banque

Avant d’aborder le présent point, soulignons qu’il n’y a aucune instruction bancaire ou
une loi, qui détermine les directions qu’une organisation bancaire doit mettre en place.
Néanmoins, l’instruction n°17 relative aux règles prudentielle en matière de contrôle interne et de
conformité, modification n°1 de la Banque Centrale du Congo, exige aux banques de disposer
d’un département d’audit et un département de contrôle interne et conformité.

Suivant les standards internationaux et la pratique dans notre pays, les banques mettent
en place, en général, les départements ou directions ci-après :

1. La Direction des ressources humaines ;


2. La Direction Financière ;
3. La Direction Commerciale ;
4. La Direction des opérations ;
5. La Direction des Engagements ;
6. La Direction de la Trésorerie ;
7. La Direction de Contrôle Interne et Conformité ;
8. La Direction d’Audit Interne.

Cette liste n’est pas exhaustive.

A. Direction des Ressources Humaines

La Direction des Ressources Humaines est en charge des activités ci-après :

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 Recrutement du personnel ;
 Gestion de l’orientation et de l’intégration du personnel ;
 Gestion de redéploiement du personnel ;
 Gestion de la formation du personnel (Identification des besoins de formation,
planification, organisation et évaluation de la formation) ;
 Traitement des salaires du personnel ;
 Gestion des performances et de l’évaluation du personnel ;
 Gestion de l’action sociale (Mariage, anniversaire, naissance, maladie, deuil, etc.)
 Gestion des congés du personnel ;
 Traitement des prêts au personnel et per diem ;
 Gestion des plaintes des employés ;
 Gestion de la rupture des contrats ;
 Administration des mesures disciplinaires.

B. Direction Financière

La Direction Financière est chargé principalement de :

- La préparation des états financiers de l’établissement de crédit ;


- La préparation du rapport financier à présenter au Conseil d’Administration ;
- La coordination de l’audit externe ;
- La revue de la paie des salaires, des fournisseurs et créditeurs divers ;
- La liaison avec la Banque Centrale ;
- La préparation des rapports réglementaires exigés par la Banque Centrale et des
déclarations fiscales ;
- Paiement des impôts ;
- La coordination de la préparation du budget annuel ;
- L’évaluation de la performance de la banque par rapport au budget annuel ;
- La préparation du rapport périodique de performance ;
- L’analyse du budget du gouvernement ;
- Recherches sur le marché ;
- Suivi du budget ;Etc.

C. Direction commerciale

La Direction Commerciale s’occupe principalement des activités ci-après :

• La prospection des marchés ;


• Gestion des relations avec la clientèle ;
• La commercialisation des produits et services de la banque ;
• Octroi des facilités bancaires ;
• Négociation des tarifications préférentielles;
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• Evaluation de la performance du département par rapport au budget ;
• Identification des besoins de formation ou d’assistance des clients (principalement les
PME et PMI) ; Etc.

Dans certaines banques, la gestion des relations avec la clientèle est confiée au service
de la gestion des comptes clients. Ce qui revient à dire que les commerciaux, à travers la
prospection et la commercialisation, ramènent les clients à la banque. Une fois que la relation
d’affaires est établie, la gestion courante de la relation avec le client est confiée au gestionnaire
de compte désigné.

D. Direction des opérations

En général, les activités de la Direction des Opérations sont exécutées, à travers les
services ou branches ci-après :

 Le service des Opérations diverses ;


 Le service des opérations monnaie étrangère ;
 Le service des opérations monnaie locale ;
 Le service des agences.

D.1. Service des opérations diverses

Le service des opérations diverses s’occupe principalement de la comptabilisation des


opérations internes de la banque, c'est-à-dire, des opérations qui n’ont pas des liens avec la
clientèle de la banque. Dans certaines banques, surtout francophones, les opérations diverses
sont suivies et comptabilisées par le service de la comptabilité, qui est sous la Direction financière.

Parmi les activités couvertes par le service des opérations diverses, nous pouvons citer :

 Liquidation des dépenses du personnel ;


 Comptabilisation des dotations aux amortissements et provisions ;
 Suivi et comptabilisation des charges payées d’avance ;
 Comptabilisation des écritures d’ajustements ;
 Emission et suivi des chèques certifiés de la banque ;
 Comptabilisation des écritures de paiement des fournisseurs et créditeurs divers ;
 Comptabilisation des acquisitions et cessions (et ou déclassement) des actifs
immobilisés ;
 Comptabilisation des achats et consommations des consommables ; Etc.

D.2. Service des opérations – monnaie étrangère

Le service des opérations en monnaie étrangère est chargé de toutes les opérations avec
la clientèle, libellées en monnaies étrangères ; à l’exception des opérations de dépôt et retrait.

Ainsi, nous pouvons dire que ce service a pour attributions :

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 D’effectuer les virements et transferts libellés en monnaies étrangères ;
 D’assurer l’envoi et le suivi des chèques à l’encaissement libellés en monnaies étrangères
;
 D’effectuer et de comptabiliser toutes les opérations de bureau de change ;
 De valider les licences à l’importation et/ou à l’exportation ;
 Valider les licences RC ;
 Déclarer et reverser les redevances de change collectées pour compte la Banque
Centrale du Congo ;
 D’assurer le suivi de rapatriement des fonds pour les licences d’exportation des biens ou
services validées ;
 Traiter les remises documentaires ;
 Traiter les placements inter banques en monnaie étrangère ;
 Ouvrir, amender et payer les crédits documentaires ; Etc.

D.3. Service des opérations-Monnaie locale

Contrairement au service des opérations en monnaie étrangère, ce service est chargé de


toutes les opérations avec la clientèle, libellées en monnaie locale ; à l’exception des opérations
de dépôt et retrait.

Parmi les activités couvertes par le service des opérations-monnaie nationale, nous
pouvons citer :

o Traitement des virements et transferts libellés en monnaie nationale ;


o Traitement des opérations de régies financières (Direction Générale des Impôts, Direction
Générale des Recettes Administratives et Domaniales, Direction Générale des Douane
et Accises). Il s’agit de la collecte des impôts, droits de douane et taxes et de leur
reversement au compte du trésor public ;
o Envoi et suivi des chèques à l’encaissement libellés en monnaies monnaie nationale ;
o Gestion des opérations de la compensation ; Etc.

D.4. Service des Agences

Les agences ou branches d’une banque s’occupent des activités ci-après :

 Ouverture de comptes bancaires ;


 Vérification des signatures ;
 Traitement de demande des chèques des clients ;
 Impression des extraits bancaires ;
 Traitement des réclamations des clients ;
 Vérification des soldes ;
 Gestion des oppositions ;
 Réactivation des comptes dormants ;

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 Clôture des comptes bancaires ;
 Réception des dépôts et paiement d’espèces ;
 Traitement des opérations de messagerie financière ;
 Traitement des opérations inter-agences ;
 Gestion de la chambre forte ; Etc.

E. Direction des engagements

La Direction des Engagements est une direction qui couvre la fonction des facilités
bancaires à accorder aux clients. Dans le cadre de leurs activités, la Direction des engagements
s’occupe de :

• Revue documentaire de demande de crédit ;


• Revue financière de demande de crédit ;
• Gestion et organisation des réunions du comité de crédit ;
• Préparation du rapport sur les engagements ;
• Revue du portefeuille crédit ;
• Suivi des créances douteuses ;
• Calcul des provisions sur les crédits octroyés ;
• Préparation et transmission des rapports réglementaires de crédits, exigés par la Banque
Centrale ;
• Préparation des mains levées des garanties ; Etc.

F. Direction de la trésorérie

La fonction de la trésorerie est une fonction qui génère directement des revenus à la
banque. Les principaux revenus générés par la Direction de la trésorerie sont de deux catégories,
à savoir :

 Les revenus de change ;


 Les revenus de placement.

Les revenus de change sont des gains réalisés dans les opérations d’achat ou vente des
devises ou de la monnaie nationale.

Les revenus de placement sont des intérêts générés par :

 Les placements ou les prêts accordés à d’autres établissements de crédit ;


 La souscription aux billets de trésorerie et bons de trésor.

Outre le fait de contribuer à la réalisation des revenus de la banque, le département de la


trésorerie s’occupe également de la gestion :

 Des actifs et passifs de la banque (Asset and Liability Management) ;


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 Des comptes épargne et comptes à terme, en terme principalement des taux d’intérêt à
proposer aux clients et de la durée de placement ;
 La position de change, afin d’éviter des pertes éventuelles de change.

G. Directions de Contrôle Interne et de la Conformité

Dans tous les textes de corporate governance, le Conseil d’Administration a la


responsabilité d’assurer la haute surveillance sur la gestion du comité de direction. D’où la
nécessité de la mise en place d’un système de contrôle interne de manière à pouvoir remplir sa
fonction de haute surveillance. Ce système de contrôle interne et de la conformité recouvre aussi
la gestion des risques auxquels la banque doit faire face dans ses activités de tous les jours.

En effet, la non-conformité aux règles, qu’elles soient des lois, des instructions bancaires,
des procédures ou politiques internes, ou des règles déontologiques, expose la banque à ce que
l’on appelle « ROR : Regulatory and Operationnal Risk ».

La fonction de contrôle interne et conformité se définit ainsi comme un concept


d’organisation dans une entreprise, par lequel est assuré, que soit l’entreprise, soit ses
collaborateurs respectent les lois et instructions en vigueur, les procédures et politiques internes,
les codes de conduite, ainsi que les standards de bonne pratique.

En somme, nous pouvons dire que les activités de contrôle interne et conformité sont les
suivantes :

 Assurer les contrôles de routine, en vérifiant les opérations sur pièces;


 Évaluer le respect des normes en effectuant des revues périodiques des départements
et services de la banque ;
 Assurer la revue de la balance générale et la justification des soldes des comptes internes
;
 Assurer la formation des agents sur la lutte contre le blanchiment des capitaux et
financement de terrorisme ;
 Revue des alertes de déclaration de soupçon ;
 Préparation des déclarations de soupçon à envoyer à la CENAREF;
 Vérification du respect des normes de KYC ;
 Gestion de destruction des documents ; Etc.

IV.3. Prévention et gestion des conflits d’intérêts

Les établissements de crédit doivent prendre les mesures adéquates pour la prévention
des conflits d’intérêts et mettre en place des procédures pour la gestion des conflits d’intérêts.

Pour assurer une gestion adéquate des conflits d’intérêts :

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- La banque, via le conseil d’administration, doit définir une politique et mettre en place
des procédures pour identifier et prévenir les conflits d’intérêts ;
- La banque doit informer les parties prenantes et le marché (public) sur la nature générale
et les sources de conflits d’intérêts potentiels pouvant apparaître dans ses activités et sur
la politique suivie pour l’identification, la prévention et la gestion des conflits d’intérêts.

En cas de conflits d’intérêts entre la banque et ses actionnaires, ses administrateurs, son
personnel, ses clients, la banque doit gérer ces conflits d’une manière qui ne porte préjudice ni
aux autres parties prenantes, ni à elle-même, et documenter au moyen des informations
appropriées la manière dont ont été gérés les conflits d’intérêts.

La banque est tenue de publier au moins chaque année, par voie de presse et sur son
site internet, les informations relatives à sa gouvernance.

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CHAPITRE V : GESTION DES RISQUES

D
e par sa nature, l'activité bancaire conduit à prendre des risques très diversifiés. Les
autorités de régulation et les dirigeants des établissements de crédit doivent ainsi
comprendre correctement ces risques, qui sont sous directement rattachés à l’activité
bancaire, pour s'assurer que les banques qui sont leur contrôle ou la banque qui est sous leur
gestion, identifient, mesurent et gèrent les différents risques de manière adéquate.

V.1. Risques liés à l’activité bancaire

Parmi les risques qui sont rattachés à l’activité bancaire, nous pouvons citer :

 Le risque de crédit ;
 Le risque de marché ;
 Le risque de taux d’intérêt;
 Le risque de liquidité ;
 Le risque opérationnel ;
 Le risque de réputation.

V.1.1 Risque de crédit

L'octroi de prêts ou facilités bancaires étant l'activité première de la plupart des banques,
celles-ci doivent effectuer des évaluations financières (évaluation de la solvabilité, de la continuité
d’activité, de la rentabilité, etc.) et documentaires (KYC) approfondies des bénéficiaires desdites
facilités, car très souvent les informations financières qui soutiennent les demandes de facilité
bancaire ne s'avèrent pas toujours exactes. Aussi, il faudrait noter que la situation financière d’un
client bénéficiaire d’une facilité bancaire peut se détériorer avec le temps du fait de divers
facteurs.

Par conséquent, un risque important auquel les banques sont confrontées est le risque
de crédit ou le risque de facilité bancaire, autrement dit l'incapacité d'une contrepartie de
s'exécuter aux termes d'un accord contractuel.

Nous préférons parler du risque de facilité bancaire, par ce que ce risque s'applique non
seulement aux prêts mais aussi à d'autres éléments du bilan et du hors-bilan tels que garanties,
acceptations et opérations sur titres. De sérieux problèmes bancaires ont été enregistrés par suite
de l'incapacité de certaines banques d'identifier les actifs dégradés ou litigieux, de constituer des
provisions pour la comptabilisation de ces actifs dans les comptes des pertes et charges et de
suspendre, si nécessaire, la comptabilisation des revenus d'intérêts.
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Le fait d'encourir des risques importants envers un seul emprunteur, ou un groupe
d'emprunteurs apparentés, constitue une source commune de problèmes bancaires en raison de
la concentration du risque de crédit. De fortes concentrations peuvent également apparaître à
l'égard de certains compartiments d'activité, secteurs économiques ou régions géographiques ou
parce que des séries de prêts présentent d'autres caractéristiques qui les rendent vulnérables
aux mêmes facteurs économiques (par exemple, les opérations à effet de levier).

Les prêts apparentés - qui sont des crédits octroyés à des particuliers ou entreprises
apparentés à la banque - peuvent causer, s'ils ne sont pas convenablement octroyés et suivis,
des problèmes notables parce que les évaluations de la solvabilité de l'emprunteur ne sont pas
toujours faites de manière objective. Outre le risque de crédit de contrepartie inhérent à l'octroi
de facilités bancaires, les crédits internationaux comportent également un risque-pays, qui
désigne les risques associés au contexte économique, social et politique du pays d'origine de
l'emprunteur. Le risque-pays peut surtout apparaître lorsqu'il s'agit de prêts à des gouvernements
étrangers ou à des organismes qui en dépendent. De tels crédits n'étant généralement pas
assortis de garanties, il est recommandé d’évaluer en profondeur et en détails, les prêts ou les
investissements à l'étranger, que l'emprunteur soit public ou privé. Il existe aussi une composante
du risque-pays appelée «risque de transfert», qui survient lorsque l'obligation d'un emprunteur
n'est pas libellée dans la monnaie locale. Il peut arriver que l'emprunteur, quelle que soit sa
situation financière, ne puisse disposer de la devise dans laquelle l'obligation est libellée.

V.1.2 Risque de marché

Les banques encourent un risque de pertes sur les positions du bilan et du hors-bilan par
suite des variations des prix du marché. Les principes comptables établis font apparaître que ces
risques sont particulièrement évidents dans les activités de négociation, qu'elles portent sur des
titres de créance ou de propriété, ou dans les positions sur devises ou sur matières premières.
Un élément spécifique du risque de marché est le risque de change. Dans les transactions sur
devises, les banques agissent comme «teneurs de marché», établissant des cours pour leur
clientèle et prenant des positions ouvertes sur devises.

Les risques inhérents aux opérations de change, en particulier lorsqu'il s'agit de détenir
des positions ouvertes, augmentent en période d'instabilité de change.

Dans une situation où la monnaie locale serait entrain de perdre sa valeur (dégradation
de la valeur de la monnaie nationale), une banque qui détient une position courte en devises, va
nécessairement enregistrer des pertes de change. Outre ce fait, il faudrait noter qu’en République
Démocratique du Congo, une telle situation causerait toujours des pertes de change à la banque,
suite à la réévaluation du capital, pratique autorisée par la banque Centrale du Congo. Cela ne

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serait pas possible, si la banque avait pris l’option de conserver la position créée par l’apport du
capital en devise d’apport.

A titre illustratif, analysons le cas ci-après :

Les actionnaires d’une banque créée en Février 2017, ont libéré totalement leur apport
en capital, à concurrence de U.S.D 30 000 000. A la date de libération du capital le taux de change
est à 1000 CDF pour 1 USD.

A la clôture de l’exercice, le taux de change USD/FC est de 1600. Sachant que la banque
avait converti tout le capital en FC, pour souscrire au BTR, Quelle sera la différence de change
que la banque devra comptabiliser, suite à cette dépréciation de la monnaie nationale.

Solution

A la date de la libération, le capital sera comptabilisé au taux de 1000, soit :

Capital à comptabiliser : 30 000 000 * 1000 FC = 30 000 000 000 FC

A la fin de l’exercice comptable, la réévaluation du capital va générer une différence de change


de :

Contre-Valeur du Capital au 31/12/2017 : 30 000 000 * 1600 FC = [Link] FC

Contre-Valeur du Capital au 31/02/2017 : 30 000 000 * 1000 FC = [Link] FC

Différence de change à comptabiliser est de = [Link] FC

Ce montant de FC [Link] représente la différence de change, qui dans ce cas,


constitue une perte de change, qui doit être comptabilisé de la manière suivante :

DT / Perte de change : CDF [Link]

CT/ Provision pour reconstitution du capital : CDF [Link]

Cette différence de change ne peut être couverte que si la banque est en position longue, pour
une valeur, équivalent au minimum à USD 30 000 000.

V.1.3. Risque de taux d’intérêt

Le risque de taux d'intérêt réside dans la vulnérabilité de la situation financière d'une


banque à une évolution défavorable des taux d'intérêt. Ce risque affecte à la fois les bénéfices
d'un établissement et la valeur économique de ses créances, dettes et instruments du hors-bilan.
Les principales formes du risque de taux d'intérêt auxquelles les banques sont généralement
exposées sont les suivantes:

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1. Risque de révision de taux ;
2. Risque de base, qui est dû à une corrélation imparfaite dans l'ajustement des taux reçus
et versés sur des différents produits ;
3. Risque de clauses optionnelles.

V.1.4. Risque de liquidité

Le risque de liquidité résulte de l'incapacité d'une banque de faire face à une réduction de
son passif ou de financer un accroissement de son actif, à court terme. Lorsqu'un établissement
ne dispose pas d'une liquidité adéquate, il ne peut obtenir des fonds suffisants à un coût
raisonnable, soit en augmentant son passif, soit en convertissant rapidement des actifs ; ce qui
affecte sa rentabilité.

Dans des cas extrêmes, une liquidité insuffisante peut conduire à une situation
d'insolvabilité.

V.1.5. Risque opérationnel

Les principales catégories de risques opérationnels sont liées à des carences ou


insuffisance dans les contrôles internes et la gestion du gouvernement d'entreprise. Ces
carences ou insuffisances peuvent entraîner des pertes financières par suite d'erreurs, de
fraudes ou de l'incapacité de s'exécuter à temps ou nuire d’une manière quelconque aux intérêts
de la banque, notamment parce que les opérateurs, responsables ou autres agents auront
outrepassé leurs pouvoirs ou effectué leur activité sans respecter les principes de déontologie ou
de prudence.

D'autres aspects du risque opérationnel résident dans de graves défaillances des


systèmes d'information ou dans des événements tels qu'un gros incendie ou un désastre.

V.1.6. Risque de réputation

Le risque de réputation résulte de dysfonctionnements opérationnels, de l'incapacité de


satisfaire aux lois et réglementations applicables ou d'autres sources. Il est particulièrement
préjudiciable aux banques, étant donné que la nature de leur activité nécessite le maintien de la
confiance des déposants, des créanciers et du marché en général.

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V.2. Gestion des risques liés à l’activité bancaire

Les risques inhérents à l'activité bancaire doivent être identifiés, suivis et contrôlés. Les
dirigeants des banques doivent ainsi jouer un rôle essentiel pour faire en sorte que tous les agents
de la banque s'acquittent correctement de leurs tâches.

Une partie importante de ce processus de gestion des risques, réside dans le pouvoir
des organes de contrôle d’une banque, d'élaborer et de mettre en place des procédures et
politiques adéquates, tout en se référant à la réglementation et aux exigences prudentielles pour
contrôler ces risques.

Ainsi, les autorités de régulation bancaire qui ne doivent pas se substituer à la direction
de l'établissement, imposent des normes prudentielles minimales afin que les banques exercent
leurs activités de manière appropriée et sécurisée.

Le caractère dynamique de l'activité bancaire requiert que l’organe de contrôle et de


surveillance, le « Conseil d’Administration » organise, via l’audit interne et/ou l’audit externe, des
revues périodiques des activités de la banque, en évaluent en permanence l’efficacité des
politiques et procédures mises en place et la nécessité d'en définir de nouvelles.

En matière de risque de crédit par exemple, pour assurer une gestion adéquate de ce
risque, l’élément essentiel de tout système réside dans l'évaluation des politiques, pratiques et
procédures de la banque en matière d'octroi de prêts et d'investissement ainsi que la gestion
courante du portefeuille des crédits.

La direction de la banque et l’organe de surveillance doivent, de manière permanente,


s’assurer que, la fonction de crédit et d'investissement de leur organisation répond à des critères
objectifs et se fonde sur des principes sains. Le respect de politiques de prêt prudentes et
formelles, l'existence de procédures d'approbation et d'administration des prêts et une
documentation appropriée sur les crédits sont des éléments essentiels de la gestion, par une
banque, de l'activité de prêt. Les activités de crédit et d'investissement devraient être basées sur
des critères d'acceptation prudents, approuvés par le conseil d'administration et clairement
expliqués aux responsables et agents qui gèrent les activités liées aux facilités bancaires
(personnel du département de crédit).

Il est également important que les autorités de contrôle déterminent dans quelle mesure
l'établissement prend ses décisions de crédit indépendamment de conflits d'intérêts et de
pressions inappropriées émanant de tiers. Les banques doivent également disposer d'un
processus bien élaboré pour assurer un suivi permanent des relations de crédit, y compris de la
situation financière des emprunteurs. Un élément-clé de tout système d'information de la direction
devrait consister en une base de données fournissant les détails essentiels sur le portefeuille de
prêts, y compris sur la notation et le classement internes des prêts.

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En matière de la gestion du risque de marché et celui du taux d’intérêt, le conseil
d’administration et la direction de la banque doivent s’assurer que cette dernière dispose des
politiques et procédures adéquates pour évaluer la qualité de leurs actifs et l'adéquation de leurs
provisions et réserves pour pertes sur prêts.

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CHAPITRE VI : LES BANQUES FACE A LA LUTTE CONTRE LE
BLANCHIMENT DES CAPITAUX
VI.1. Notions de blanchiment des capitaux

N
ous avons toujours évoqué le dicton selon lequel « le bien mal acquis ne profite jamais »,
mais aujourd’hui l’on se demande si, l’exercice des activités de blanchiment des capitaux
ne remet pas cette affirmation en question.

L’activité des organisations criminelles de type mafieux tend toujours vers la réalisation
de profits pécuniaires. Parmi les activités criminelles, qui sont sources de profits et capitaux sales,
nous pouvons citer le trafic de substances illicites, les opération d’achat et vente des drogues ou
tout autre bien ou marchandises dont la circulation est réglementée ou interdite, le trafic d’êtres
humains, etc.

Notons que d’importants bénéfices sont également dégagés de pratiques telles que le
proxénétisme, le racket, l’escroquerie, la fraude ou détournement où de fraudes fiscales a grande
échelle. Ces activités, si elles apparaissent pour le moins disparates, ont pour trait commun de
se situer en dehors de l’économie légale et d’être de ce fait fort rentables.

Le phénomène du blanchiment d’argent constitue un processus, qui a pour but de


permettre l’utilisation d’argent d’origine illicite dans l’économie légale, en faisant disparaître
progressivement le lien entre cet argent et l’infraction dont il est issu.

Les fléaux de blanchiment des capitaux et le financement de terrorisme font aujourd’hui


l’objet des préoccupations de l’ensemble des états et des organisations internationales (ONU,
PNUD, Groupe d’Action Financière sur le blanchiment des capitaux « GAFI », etc). Cette
préoccupation accompagnée par une prise de conscience de presque tous les états s’est
matérialisée par l’élaboration et la mise en place des cadres juridiques et structures appropriées
en vue, de renforcer les mesures et les actions de lutte contre le blanchiment des capitaux et le
financement de terrorisme. C’est dans ce cadre que l’Assemblée Nationale et le président de la
République Démocratique du Congo ont, respectivement, adopté et promulgué la loi n°04/016 du
19 Juillet 2004 portant « Lutte contre le blanchiment des capitaux et financement de terrorisme
».

Conformément à cette loi, sont considérés comme constitutifs de l’infraction de


blanchiment de capitaux ou de financement de terrorisme, les actes ci-dessous, commis
intentionnellement, à savoir :

1. La conversion, le transfert ou la manipulation des biens dans le but de dissimuler ou de


déguiser l’origine illicite desdits biens ou d’aider toute personne qui est impliquée dans la
commission de l’infraction principale à échapper aux conséquences juridiques de ses
actes ;

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2. La dissimulation ou le déguisement de la nature, de l’origine, de l’emplacement, de la
disposition, du mouvement ou de la propriété réels des biens ;
3. L’acquisition, la détention ou l’utilisation des biens par une personne qui sait, qui suspecte
ou qui aurait dû savoir que lesdits biens constituent un produit d’une infraction ;
4. La connaissance, l’intention, ou la motivation nécessaire en tant qu’élément de l’infraction
peuvent être déduites des circonstances factuelles objectives.

Le fait d’une part, de fournir, de collecter, de réunir ou de gérer par quelque moyen que
ce soit, directement ou indirectement, des fonds, des valeurs ou des biens dans l’intention de les
voir utilisés ou en sachant qu’ils seront utilisés, en tout ou en partie, en vue de commettre un acte
de terrorisme indépendamment de la survenance d’un tel acte.

Pour participer de manière efficace à l’éradication de ce fléau de blanchiment des


capitaux, il est opportun pour les banquiers, de comprendre les trois phases de blanchiment des
capitaux, que sont :

a. Le placement ;
b. L’empilage ;
c. La conversion, parfois appelée intégration.

1. Le placement

La première étape, le placement, consiste à faire entrer les profits illicites dans le circuit
économique légal par différents moyens dont le placement bancaire est quantitativement le plus
important. En effet, les établissements de crédit sont depuis longtemps le vecteur principal de
circulation de l’argent. Cette étape est la plus risquée car c’est celle qui se situe le plus près de
l’infraction d’origine.

2. L’empilage

La deuxième étape est celle de l’empilage, terme qui désigne la multiplication de


transactions effectuées les unes après les autres de manière à créer un réseau d’une complexité
telle que la remontée à la source de l’argent devient très ardue voire impossible pour les autorités
de police ou de contrôle. Ces transferts sont faits dans un anonymat complet grâce aux montages
de plus en plus sophistiqués qui allient le jeu du secret bancaire, d’autres secrets professionnels
et l’intervention de sociétés écrans souvent domiciliées dans des paradis fiscaux et bancaires.
Entre tant d’autres, les réseaux interbancaires tels SWIFT et CHIPS sont pointés du doigt pour
être un moyen peu surveillé de faire circuler d’importantes sommes d’argent très rapidement à
travers le monde.

3. La conversion ou l’intégration
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La dernière étape du processus est la conversion, également appelée intégration, qui
consiste à réintroduire l’argent en fin de processus dans l’économie légale, en le mêlant de
préférence avec des fonds d’origine licites. L’achat d’œuvres d’art ou les acquisitions
immobilières sont un très bon moyen de conserver l’argent de manière légale.

Pour rendre facile la compréhension de la définition de blanchiment des capitaux et


financement de terrorisme, il est indispensable que nous puissions définir les expressions ci-
après :

 Produit d’infraction ;
 Bien ;
 Ayant-droit économique ;
 Gel ou saisie ;
 Fonds

Produit d’infraction.

L’expression produit d’infraction désigne tout bien ou tout avantage économique tiré
directement ou indirectement d’une ou de plusieurs infractions. Cet avantage peut consister en
un bien.

Bien

Le terme bien quant à lui désigne tous les types d’avoirs, corporels ou incorporels,
meubles ou immeubles, tangibles ou intangibles, fongibles ou non fongibles ainsi que les actes
juridiques ou documents attestant la propriété de ces avoirs ou des droits y relatifs, y compris
sous forme électronique ou numérique.

Ayant-droit économique

L’expression « ayant-droit économique » désigne le mandat, c’est-à-dire la personne pour


le compte de laquelle le mandataire agit ou pour le compte de laquelle l’opération est réalisée.

Gel ou saisie

Les termes « gel » ou « saisie » désignent l’interdiction temporaire du transfert, de la


conversion, de la disposition ou du mouvement des biens ou le fait d’assumer temporairement la
garde ou le contrôle des biens sur décision d’un tribunal ou d’une autre autorité compétente.

Fonds

Le terme « fonds » s’entend des biens de toute nature, corporels ou incorporels, mobiliers
ou immobiliers, tangibles ou intangibles acquis par quelque moyen que ce soit, et des documents
ou instruments juridiques sous quelque forme que ce soit, y compris sous forme électronique ou
numérique, qui attestent un droit de propriété ou un intérêt sur ces biens, et notamment les crédits

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bancaires, les mandats, les actions, les titres, les obligations, les traites et les lettres de crédit,
sans que cette énumération soit limitative.

Contrairement à ce que pensent bon nombre des gens, la loi portant lutte contre le
blanchiment des capitaux et financement de terrorisme, ne s’applique pas seulement aux
banques, mais à toute personne physique ou morale qui, dans le cadre de sa profession, réalise,
contrôle ou conseille des opérations entraînant des dépôts, des échanges, des placements, des
conversions ou tous autres mouvements de capitaux.

Ainsi, nous pouvons déduire que cette loi s’applique aux personnes ci-après :

1. Etablissements de crédit ;
2. Banque Centrale ;
3. Bureaux de change ;
4. Entreprises d’assurance ;
5. Intermédiaires en assurance ou réassurance ;
6. Sociétés de loterie ;
7. Gérants, propriétaires et directeurs des casinos ;
8. Notaires ;
9. Avocats ;
10. Sociétés immobilières ;
11. Conseillers en opérations immobilière ;
12. Commissaires aux comptes ;
13. Experts comptables ;
14. Conseillers fiscaux ; Etc.

Il sied important de noter que cette liste n’est pas exhaustive.

VI.2. Principe de Know Your Customer « KWC »

En vue de préserver le système financier et d’éradiquer le phénomène de blanchiment


des capitaux et financement de terrorisme, toute personne assujettie à cette loi, est tenue de
s’assurer de l’identité et de l’adresse de ses clients, avant d’établir une relation d’affaires.

Au nombre des mesures arrêtées pour éviter qu’une banque ne soit impliquée dans une
infraction du blanchiment des capitaux ou de financement de terrorisme, figurent notamment la
vigilance et la prudence avant, pendant et après la relation avec un client donné.

Cette vigilance et prudence veut qu’une banque mette en place les dispositifs adéquats
pour s’assurer de l’identité et de l’adresse de leurs clients potentiels, avant d’établir une relation
(ouverture d’un compte, location de coffre-fort, etc.).

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Ainsi, à l’origine, avant même d’établir une relation avec un client potentiel, les agents de
la banque (Agents commerciaux, gestionnaires des comptes et chefs d’agence), doivent
s’assurer qu’ils ont collecté assez d’éléments importants, qui ont permis de connaître le client.

Par connaitre le client (personne morale ou physique), il faut entendre « identifier le client
(s’assurer de l’identité et de l’adresse physique) et réunir les informations nécessaires sur sa
personne et son profil (le type et la nature de ses affaires, les sources de ses fonds et de ses
actifs, ses partenaires, etc.).

Ce principe de « Know Your Customer » ne s’applique pas simplement à l’ouverture de


compte ou au moment de l’établissement d’une relation d’affaire, mais s’applique de manière
permanente et continue.

Les banques doivent ainsi disposer des politiques et des procédures, relatives à la mise
à jour des profils de clients; qui peuvent ne pas rester constants.

Les informations ainsi obtenues sur un client donné, doivent être correctement
conservées, pendant dix ans après la clôture des comptes ou la cessation des relations avec un
client donné.

En République Démocratique du Congo, les documents requis avant d’établir une relation
d’affaire sont les suivants :

1. Relation d’affaire avec un client individuel


a. Document officiel original en cours de validité et comportant une photographie,
faisant preuve d’identité et de l’adresse de la personne ;
b. Carte de travail et/ou visa d’établissement pour un étranger
2. Relation d’affaire avec une personne morale
a. Statuts notariés ;
b. Tout document établissant que la personne morale a été légalement constituée et
qu’elle a une existence réelle (Numéro de Registre de Commerce et Crédit
Mobilier, Identification Nationale, Acte d’agrément des ONGs et ASBLs,
personnalité juridique, etc.) ;
c. Documents attestant la délégation des pouvoirs des mandataires de la personne
morale ;
d. Document officiel original en cours de validité et comportant une photographie,
faisant preuve d’identité et de l’adresse des mandataires et ayants droits
économiques de la personne morale ; Etc.

A ce jour, l’identification est même requise pour les clients occasionnels.

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VI.3. Revue des transactions

Dans le cadre de la lutte contre le blanchiment des capitaux, la gestion des comptes
bancaires nécessite une revue régulière des transactions ou opérations des clients de la banque.

Cette revue régulière des transactions des clients permet à la banque d’identifier les
transactions qui ne cadrent pas avec le profil du client, transactions qualifiées de suspectes.

Suivant le principe de la prévention et conformément à la loi n°04/016 du 19 Juillet 2004


portant « Lutte contre le blanchiment des capitaux et financement de terrorisme », les banques
sont tenues de déclarer à la Cellule Nationale des Renseignements Financiers, les transactions
des clients, lorsqu’elles portent sur des fonds suspectés provenant de l’accomplissement d’une
ou de plusieurs infractions, ou d’être liés au financement du terrorisme. Il en est de même pour
les transactions des clients, qui ne cadrent pas avec leur profil.

Les banques ont l’obligation de déclarer les opérations réalisées même s’il a été
impossible de surseoir à leur exécution ou s’il n’est apparu que postérieurement à la réalisation
de l’opération que celle-ci portait sur des fonds suspects. Elles sont également tenues de
déclarer, sans délai, toute information tendant à renforcer le soupçon ou à l’infirmer.

Les déclarations de soupçon sont transmises à la Cellule Nationale des Renseignements


Financiers par tout moyen écrit ou par téléphone. S’il s’agit d’une télécopie, celle-ci doit
être confirmée dans le plus bref délai par le dépôt ou l’envoi de l’original.

S’il s’agit d’une déclaration faite téléphoniquement, elle doit être confirmée par écrit dans
les formes précisées ci-avant.

Les déclarations de soupçon doivent contenir les informations ci-après :

- L’identification du client concerné ;


- Le montant et la date de la transaction ;
- La description de l’opération ;
- Toute indication utile sur les personnes y participant ;
- Les raisons pour lesquelles l’opération a déjà été ou doit être exécutée ;
- Le délai dans lequel l’opération suspecte doit être exécutée.

Dès qu’elle est saisie d’une déclaration de soupçon, la Cellule Nationale des
Renseignements Financiers en accuse réception.

Bien que tenu au secret professionnel, aucune poursuite pour violation du secret
professionnel ne peut être engagée contre les banques, ses dirigeants ou les agents de
conformité qui, de bonne foi, ont transmis les informations ou effectué les déclarations prévues
par les dispositions de la loi.

Page 67 of 79
Aucune action en responsabilité civile, pénale ou disciplinaire ne peut être intentée, ni
aucune sanction professionnelle prononcée contre les personnes ou les dirigeants et préposés
des banques qui, de bonne foi, ont transmis les informations ou effectué les déclarations prévues
par les dispositions de la loi, même si les enquêtes ou les décisions judiciaires n’ont donné lieu à
aucune condamnation.

Parlant de la Cellule Nationale des Renseignements Financiers, organe habilité à


recevoir, analyser et traiter les déclarations auxquelles sont tenues les banques, c’est une cellule
créée par la loi n°04/016 du 19 Juillet 2004 portant « Lutte contre le blanchiment des capitaux et
financement de terrorisme », dotée d’une autonomie financière, d’un pouvoir de décision propre
et placée sous la tutelle du Ministère des Finances.

La mission de la Cellule des Renseignements Financiers est de recueillir et de traiter les


renseignements financiers sur les circuits de blanchiment de capitaux et de financement du
terrorisme.

A cet effet, la Cellule Nationale des Renseignements Financiers collabore avec le


Ministère de la Justice.

Mesuresmesures formation proce

VI.4. Sanctions

Conformément à la loi n°04/016 du 19 Juillet 2004 portant « Lutte contre le blanchiment


des capitaux et financement de terrorisme », les personnes qui auront commis un fait de
blanchiment, seront punies de cinq à dix ans de servitude pénale et d’une amende dont le
maximum est égal à six fois le montant de la somme blanchie.

Le complice du blanchiment est puni de la même peine que l’auteur principal.

Les personnes morales autres que l’Etat, pour le compte ou au bénéfice desquelles une
infraction subséquente a été commise par l’un de leurs organes ou représentants, seront punies
d’une amende d’un taux égal au quintuple des amendes spécifiées pour les personnes
physiques, sans préjudice de la condamnation de ces dernières comme co-auteurs ou complices
de l’infraction.

Les personnes morales (banques, sociétés immobilières, cabinets d’audit, etc.) peuvent,
en outre, être condamnées :

 à l’interdiction à titre définitif ou pour une durée de cinq ans au plus, d’exercer directement
ou indirectement certaines activités professionnelles ;
 à la fermeture définitive ou pour une durée de cinq ans au maximum, de leurs
établissements ayant servi à commettre l’infraction ;
 à la dissolution lorsqu’elles ont été créées pour commettre les faits incriminés ;

Page 68 of 79
 au paiement des frais de publication de la décision par la presse écrite ou par tout autre
moyen de communication audiovisuelle.

Lorsque, par suite soit d’un grave défaut de vigilance, soit d’une carence dans
l’organisation des procédures internes de prévention du blanchiment, un établissement de crédit,
tout autre intermédiaire financier ou toute autre personne physique ou morale assujettie à la loi
portant lutte contre le blanchiment des capitaux et financement de terrorisme, aura méconnu
l’une des obligations qui lui sont assignées par ladite loi, l’autorité disciplinaire ou de contrôle
peut agir, d’office, dans les conditions prévues par les règlements professionnels et administratifs.

Dans ce cas, elle avise la Cellule Nationale des Renseignements Financiers des
procédures disciplinaires engagées et, au terme de celles-ci, des décisions qui les sanctionnent.

Seront punis de servitude pénale de 2 à 5 ans et d’une amende dont le maximum est égal
à trois fois le montant de la somme blanchie :

 Les personnes et les dirigeants ou préposés des établissements de crédit qui auront
sciemment fait, au propriétaire des sommes ou à l’auteur des infractions visées audit
article, des révélations sur la déclaration qu’ils sont tenus de faire ou sur les suites qui lui
ont été réservées ;
 Ceux qui auront sciemment détruit ou soustrait des registres ou documents dont la durée
de conservation est prévue dans la loi ;
 ceux qui, ayant eu connaissance en raison de leur profession d’une enquête pour des
faits de blanchiment, en auront sciemment informé par tous moyens, la ou les personnes
visées par l’enquête ;
 ceux qui auront communiqué, aux autorités judiciaires ou aux fonctionnaires compétents
pour constater les infractions d’origine et subséquentes, des actes ou documents qu’ils
savaient être tronqués ou erronés, sans les en informer ;
 ceux qui auront communiqué des renseignements ou documents aux personnes non
autorisées ;
 ceux qui n’auront pas procédé à la déclaration de soupçon, alors que les circonstances
de l’opération amenaient à déduire que les fonds pouvaient provenir d’une des
infractions.

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ANNEXE

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Répertoire d’instructions de la Banques Centrale du Congo

Numéro de
N° Intitulé Personnes Assujetties
l'INST/CIRC

Crédits aux entreprises et


1 1 Les banques
aux particuliers
Opérations des marchés
2 4 Les banques
monétaires et d'avances.
3
1. les banques ;
2. les coopératives d’épargne et de crédit
;
3. les caisses d’épargnes ;
4 5 Centrale des risques
4. les institutions financières spécialisées
;
5. les sociétés financières ;
6. les autres organismes de crédit.
Les crédits à moyen ou long
5 8 Les banques
terme
6 9 Situation Active et Passive Les banques agréées
Coefficient de réserve
7 10 Les banques
obligatoire
8 11 Rémunération des dépôts Les banques agréées
9 12 Les taux d'Intérêts débiteurs Les banques agréées
1. les banques ;
2. les coopératives d’épargne et de crédit
;
10 13 Mise à I ‘index 3. les caisses d’épargnes ;
4. les institutions financières spécialisées
;
5. les sociétés financières.
Normes Prudentielles de
11 14 Les banques
Gestion

Page 71 of 79
1. les banques ;
2. les coopératives d’épargne et de crédit
;
3. les caisses d’épargnes ;
4. les institutions financières spécialisées
Normes relatives à la lutte
;
12 15 contre le blanchiment de
5. les sociétés financières ;
capitaux.
6. autres intermédiaires financiers ; et
7. toute personne physique et morale qui,
dans le cadre de sa profession, réalise,
contrôle ou conseille des opérations
entrainant des dépôts, des changes, des
placements, des conversions ou tous
autres mouvements de capitaux.
1. les banques ;
2. les coopératives d’épargne et de crédit
Règles prudentielles
;
relatives à la classification et
13 16 3. les caisses d’épargnes ;
au provisionnement des
4. les institutions financières spécialisées
créances.
;
5. les sociétés financières.
1. les banques ;
2. les coopératives d’épargne et de crédit
Les règles prudentielles en ;
14 17 matière de contrôle interne 3. les caisses d’épargnes ;
et de conformité. 4. les institutions financières spécialisées
;
5. les sociétés financières.
Conditions d'agrément des
banques et de leurs
15 18 dirigeants ainsi que de Les banques
modification de leurs
situations statutaires.

Page 72 of 79
1. les banques ;
2. les coopératives d’épargne et de crédit
Dispositions relatives au
;
commissariat aux comptes
16 19 3. les caisses d’épargnes ;
des établissements de
4. les institutions financières spécialisées
crédit.
;
5. les sociétés financières.
Emission par adjudication
des Billets de Trésorerie de
17 20 Les banques
la Banque Centrale du
Congo.
1. les banques ;
gouvernement d'entreprises 2. les institutions financières spécialisées
18 21 dans les établissements de ;
crédit 3. les sociétés financières ;
4. les caisses d’épargnes.
1. les banques ;
2. les institutions financières spécialisées
19 22 La Gestion des Risques ;
3. les sociétés financières ;
4. les caisses d’épargnes.
1. les banques ;
2. les coopératives d’épargne et de crédit
L’exercice du pouvoir ;
20 23 disciplinaire de la Banque 3. les caisses d’épargnes ;
Centrale du Congo 4. les institutions financières spécialisées
;
5. les sociétés financières.
1. les banques ;
2. les coopératives d’épargne et de crédit
;
3. les caisses d’épargnes ;
21 36 La continuité d'activité
4. les institutions financières spécialisées
;
5. les sociétés financières, et
6. les institutions de micro finance.

Page 73 of 79
1. les banques ;
2. les coopératives d’épargne et de crédit
;
La fixation du taux effectif 3. les caisses d’épargnes ;
22 38
global, en abrégé "TEG" 4. les institutions financières spécialisées
;
5. les sociétés financières, et
6. les institutions de micro finance.
1. les banques ;
2. les coopératives d’épargne et de crédit
;
La gestion des plaintes de la 3. les caisses d’épargnes ;
23 39
clientèle 4. les institutions financières spécialisées
;
5. les sociétés financières, et
6. les institutions de micro finance.
1. les banques ;
2. les coopératives d’épargne et de crédit
;
la publication des conditions 3. les caisses d’épargnes ;
24 40
de banque 4. les institutions financières spécialisées
;
5. les sociétés financières, et
6. les institutions de micro finance.
Transport et transfert des
280
25 fonds en Monnaie Nationale Les banques agréées
(CIRCULAIRE)
et en devises étrangères.
Exportation et importation
physiques des billets de
282 banque libellés en monnaies
26 Les banques agréées
(CIRCULAIRE) étrangères et transport de
fonds sur le territoire
national.
Instructions administratives
relatives au prélèvement et
au versement de la Les banques agréées
27
redevance de contrôle de
change.

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Consignation des signes
28 Les banques agréées
monétaires.
29 Assurance séjour de fonds Les banques agréées
Déclaration des plafonds
30 d'encaisses couvertes par Les banques agréées
une police d'assurance.
Règlements des créances
31 Les banques agréées
d'Etat.
la modification de la section
5 des tarifs et conditions de
32
la Banque Centrale du
Congo.
instruction administrative
33 relative à la gestion des Les banques agréées
opérations de change.

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BIBSLIORPHIE

TEXTES DE BASE

Loi N°003/2002 du 02 février 2002 relative à l’activité et au contrôle des établissements de


crédit.

Loi N°04/016/ du 19 Juillet 2004, portant « lutte contre les blanchement des capitaux et
financement de terrorisme ».

Banque Centrale du Congo (2019), l’instruction n°14 modification n°6 relative aux « normes
prudentielle de gestion ».

Banque Centrale du Congo (2006), l’instruction n°15 relative à la « lutte contre le blanchiment
des capitaux et financement du terrorisme ».

Banque Centrale du Congo (2019), l’instruction n° 17 relative aux « règles prudentielles en


matière de contrôle interne et de conformité ».

Banque Centrale du Congo, L’instruction n° 18 relative aux « conditions d'agrément des


banques et de leurs dirigeants ainsi que de modification de leurs situations statutaires ».

Banque Centrale du Congo (2019), l’instruction n° 21 relative au « gouvernement d'entreprises


dans les établissements de crédit ».

Banque Centrale du Congo, l’instruction n° 22 relative à « La gestion des risques ».

Banque Centrale du Congo, l’instruction n°23 relative à « l'exercice du pouvoir disciplinaire de


la Banque Centrale du Congo »

Banque Centrale du Congo (2018), l’instruction n°36 relative à « La continuité d'activité ».

[Link], [Link] (2010), cours du Management des banques.

OHADA (2017), « Acte Uniforme Relatif Au Droit Comptable Et A L’information Financière »

OUVRAGES DE REFERENCE

D. OGIEN, Comptabilité et audit bancaire, Paris, Dunod, 2è édition, 2008

[Link] et S. MAHIER-LEFRANÇOIS, Techniques bancaires, Paris, Dunod, 2017

T. PERAN, G. BOURDEAUX, S. de COUSSERGUES, Gestion de la banque : normes et réglementations


à jour : nouvelles stratégies bancaires, Dunod, 2017

Page 76 of 79
J. MCMILAN, pourquoi les banques vont disparaitre, JCLattès, 2018

PERIODIQUES ET SITES INTERNET

Groupe Revue Financière, [Link]

Banque Centrale du Congo, [Link]

Page 77 of 79
TABLE DE MATIERE

AVANT-PROPOS............................................................................................................................................................... 1
INTRODUCTION ................................................................................................................................................................ 2
CHAPITRE I : NOTIONS DES BANQUES .......................................................................................................................... 3
I.1 DEFINITION DE LA BANQUE ........................................................................................................................................... 3
I.2 ROLE DES BANQUES.................................................................................................................................................... 4
I.3 CLASSIFICATION DES BANQUES ..................................................................................................................................... 4
I.3.1 Banques de dépôt.............................................................................................................................................. 4
I.3.2 Banques d’affaires ............................................................................................................................................. 5
I.3.3 Banques d’émission........................................................................................................................................... 5
I.3.4 Banque d’assurance ......................................................................................................................................... 5
I.3.5 Banques de crédit agricole................................................................................................................................. 5
I.4. AGREMENT DES BANQUES EN RD CONGO...................................................................................................................... 5
I.5. ROLE DE LA BANQUE CENTRALE VIS-A-VIS DES BANQUES COMMERCIALES .......................................................................... 6
CHAPITRE II : GESTION DES NORMES PRUDENTIELLES .............................................................................................. 8
II.1. CAPITAL MINIMUM ET FONDS PROPRES PRUDENTIELS .................................................................................................... 9
II.1.1 Fonds propres de base (Tiers 1) ..................................................................................................................... 10
II.1.2 Fonds propres complémentaires (Tiers 2)........................................................................................................ 12
II.2. Norme de la solvabilité...................................................................................................................................... 14
II.2.1. Risque de crédit............................................................................................................................................. 15
II.2.2 Risque de marché........................................................................................................................................... 20
II.2.4 Ratio de Levier .............................................................................................................................................. 23
II.3. NORME DE LA DIVISION DES RISQUES ......................................................................................................................... 23
II.4. NORME DE SURVEILLANCE DE LA POSITION DE CHANGE ................................................................................................ 25
II.5. NORME DE LA LIQUIDITE............................................................................................................................................ 29
II.6. NORME DE TRANSFORMATION A MOYEN ET LONG TERME ............................................................................................... 33
II.7. NORME DE LA LIMITATION DES PARTICIPATIONS............................................................................................................ 34
CHAPITRE III : GESTION DES CREDITS ........................................................................................................................ 36
III.1. TYPES DE CREDIT ................................................................................................................................................... 36
III.1.1 TYPES DE CREDIT SELON LA CATEGORIE DES EMPRUNTEURS ...................................................................................... 36
A. Crédits aux entreprises........................................................................................................................................ 36
A.1. Crédit d’investissement..................................................................................................................................... 37
A.2 Crédit d’exploitation ou de trésorerie .................................................................................................................. 37
A.3 Crédits à l'exportation/importation ...................................................................................................................... 37
A.4 Crédit-bail ......................................................................................................................................................... 37
B. CREDITS AUX PARTICULIERS ........................................................................................................................................ 38
B.1 Crédit à la consommation .................................................................................................................................. 38
B.2 Crédit immobilier ............................................................................................................................................... 38
B.3. Crédit-bail ........................................................................................................................................................ 38
III.1.2 TYPES DE CREDIT SELON LA DUREE DES PRETS......................................................................................................... 38
A. Le crédit à court terme.................................................................................................................................... 38
B. Le crédit à moyen terme ................................................................................................................................. 39
C. Crédit à long terme......................................................................................................................................... 39
III.2. CLASSIFICATION PRUDENTIELLE DES CREDITS............................................................................................................. 39
III.2.1. CREDITS SAINS.................................................................................................................................................... 41
III.2.2. CREDITS EN SOUFFRANCE..................................................................................................................................... 41
II.2.3 PROVISIONNEMENT DES CREANCES ET ATTENUATION DES RISQUES .............................................................................. 43

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CHAPITRE IV : STRUCTURE ORGANISATIONNELLE ET GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE DANS LES
ETABLISSEMENTS DE CREDIT...................................................................................................................................... 44
IV.1. GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE DANS UNE BANQUE.................................................................................................... 44
IV.1.1. Rôles des organes........................................................................................................................................ 45
V.2. Les directions opérationnelles dans une banque ............................................................................................... 49
IV.3. Prévention et gestion des conflits d’intérêts ...................................................................................................... 54
CHAPITRE V : GESTION DES RISQUES......................................................................................................................... 56
V.1. RISQUES LIES A L’ACTIVITE BANCAIRE ........................................................................................................................ 56
V.1.1 Risque de crédit ............................................................................................................................................. 56
V.1.2 Risque de marché .......................................................................................................................................... 57
V.1.3. Risque de taux d’intérêt ................................................................................................................................ 58
V.1.4. Risque de liquidité ........................................................................................................................................ 59
V.1.5. Risque opérationnel...................................................................................................................................... 59
V.1.6. Risque de réputation .................................................................................................................................... 59
V.2. GESTION DES RISQUES LIES A L’ACTIVITE BANCAIRE ..................................................................................................... 60
CHAPITRE VI : LES BANQUES FACE A LA LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT DES CAPITAUX............................... 62
VI.1. NOTIONS DE BLANCHIMENT DES CAPITAUX ................................................................................................................. 62
VI.2. PRINCIPE DE KNOW YOUR CUSTOMER « KWC » ........................................................................................................ 65
VI.3. REVUE DES TRANSACTIONS ..................................................................................................................................... 67
VI.4. SANCTIONS ........................................................................................................................................................... 68
ANNEXE .......................................................................................................................................................................... 70
REPERTOIRE D’INSTRUCTIONS DE LA BANQUES CENTRALE DU CONGO .................................................................................. 71
BIBSLIORPHIE................................................................................................................................................................ 76
TEXTES DE BASE....................................................................................................................................................... 76
OUVRAGES DE REFERENCE..................................................................................................................................... 76
PERIODIQUES ET SITES INTERNET .......................................................................................................................... 77
TABLE DE MATIERE....................................................................................................................................................... 78

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