Support Management de Banque
Support Management de Banque
BANQUES
(VERSION PROJET)
Etant, aujourd’hui, au centre de l’échange entre Etats, entreprises et les particuliers, les
banques sont devenues des acteurs incontournables dans l’économie contemporaine.
Cependant, les vicissitudes que subissent l’économie, de manière générale, se répercutent sur
la performance des banques. De même une contreperformance des banques aura comme
conséquence le disfonctionnement du système économique dans son ensemble, puisqu’étant la
trésorerie non seulement des entreprises, mais aussi des particuliers,…
Ce cours, le management des banques, permet aux futurs dirigeants des banques d’acquérir des
connaissances qui leurs permettront de piloter une institution bancaire, et, simultanément, d’être
à même d’en faire le contrôle.
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INTRODUCTION
Au cours des échanges et multiples opérations, l’on retrouve les banques qui, à travers leur rôle
de collecteur d’épargne et de distributeur de crédit, assurent celui d’intermédiaire financier entre
les agents économiques.
A travers ses opérations, la banque est appelée à traiter et à négocier avec les entreprises de
plusieurs tailles ; ce qui, à côté des avantages tirés, lui occasionne certaines externalités, en
l’exposant à une série des risques, qui sont les sources potentielles de défaillance, tant dans son
fonctionnement que dans la création et la conservation des valeurs économiques et financières.
Parmi ces risques, nous pouvons citer le risque de change, le risque de crédit, le risque
opérationnel, le risque réputationnel, etc.….
Face à ces différents risques, deux attitudes sont concevables, soit la banque reporte
l’ensemble des conséquences financières de ces risques à l’époque où elles se concrétisent, soit
la banque se protège et protège tous ses partenaires, en mettant en place un bon système de
gouvernance, que l’on appelle généralement « Management des banques ».
Il se dégage de ce qui précède, qu’il est nécessaire d’assurer une formation relative au
management des banques à l’attention des futurs gestionnaires des établissements de crédit,
afin de les rendre capables de :
• assurer une gestion rationnelle des normes prudentielles édictées par la banque Centrale;
• gérer, de manière préventive, tous les risques attachés à l’activité bancaire ;
• assurer la bonne gouvernance dans les établissements de crédit ;
• lutter contre le blanchiment des capitaux, fléau qui attaque le système financier mondial.
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CHAPITRE I : NOTIONS DES BANQUES
E
n réalité, il est difficile de trouver une définition commune de la profession bancaire, en
raison de la multiplicité des activités exercées. Plusieurs pays définissent la banque par
ses activités.
Cette loi ajoute la précision que les fonds utilisés par les banques ne proviennent pas
exclusivement des dépôts effectués par leur clientèle, mais aussi de capitaux qui leur sont confiés
sous d’autres formes que celle de dépôt.
Sont considérés comme fonds reçus du public, les fonds qu‘une personne recueille
d’un tiers, notamment sous forme de dépôt, avec le droit d’en disposer pour son propre
compte, mais à charge pour elle de les restituer.
Est appelée « opération de crédit », tout acte par lequel une personne, agissant à titre
onéreux, met des fonds à la disposition d’une autre personne, ou prend dans l’intérêt de celle-ci,
un engagement par signature tel qu’un aval, un cautionnement ou une garantie.
Sont considérés comme moyens de paiement, tous les instruments qui, quel que soit le
support ou le procédé technique utilisé, permettent à toute personne de transférer les fonds.
Signalons qu’hormis les activités décrites ci-haut, les banques ou les établissements de
crédit peuvent effectuer les opérations connexes décrites à l’article 9 de la loi portant activité et
contrôle des établissements de crédit, telles que :
Au regard de ce qui précède, nous pouvons déduire que la banque joue un rôle important
dans l’économie, en collectant les capitaux auprès des personnes en capacité de financement,
pour les redistribuer aux personne en besoin de financement, par le truchement des opérations
de crédit et de placement.
L’intervention de la banque est d’une importance capitale, qui va au-delà même de ses
intérêts qu’elle projette réaliser sur les avoirs de ses clients, en ce sens que la banque ou les
établissements de crédit en général met à la disposition des opérateurs économiques en besoin
de financement les liquidités monétaires et quasi monétaires.
Les banques ou établissements de crédit facilitent les transactions des clients, en créant
la monnaie scripturale (dépôts à vue, à terme en monnaie nationale ou en monnaie étrangère),
non seulement pour les résidents, mais également pour les non-résidents. Elle mobilise,
également, des provisions pour assurer le paiement des importations à l’étranger.
Les banques jouent également un rôle important dans le marché des crédits qu’elle
organise pour le compte des emprunteurs. Il peut s’agir d’une intervention à l’économie qui se
traduit par l’octroi des crédits à court, moyen et long terme suivant les urgences ou les besoins
exprimés par les opérateurs économiques.
Suivant la nature de leurs activités principales, nous pouvons énumérer les types des
banques ci-après :
Les banques de dépôt ont pour fonction essentielle la collecte de l’épargne et l’octroi de
crédit à court et moyen terme, à l’économie privée et au pouvoir public.
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Leurs moyens d’action sont constitués essentiellement de leurs fonds propres, les dépôts
des clients et la monnaie scripturale qu’elles créent.
Les banques d’affaires sont des banques qui ont pour activité principale l’octroi des
crédits à moyen et long terme à des entreprises privées et la prise de participation dans le capital
de ces entreprises.
Ces banques émettent la monnaie et opèrent des émissions monétaires en jouant le rôle
de centralisateur du système bancaire dans un pays. Elles gardent le monopôle des émissions
des billets de banque et sauvegardent la stabilité de la monnaie nationale ou sa valeur.
Les banques d’assurance sont celles qui s’occupent des opérations relatives à assurer
les clients dans divers domaines. Elles protègent leurs clients par la couverture en assurance.
Les banques de crédit agricole sont des banques qui sont spécialisées pour le
financement des compagnies agricoles à la production, à la commercialisation et à la
consommation. Elles constituent des organisations d’incitation aux activités agricoles telles que
la production vivrière et agro-industrielle.
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Cet agrément est subordonné aux conditions ci-après :
• La banque doit être constituée en personne morale, sous la forme d’une Société
Anonyme ;
• La banque doit justifier d’un capital minimum libéré, déterminé par la Banque Centrale du
Congo (fixé à USD 30.000.000 actuellement) ;
• La banque doit répondre à un besoin économique local ou général.
Sur base de tous les documents mis à sa disposition, La Banque Centrale vérifie la
conformité de la demande aux exigences de la loi relative à l’activité et Contrôle des
établissements de crédit. Lorsque l’agrément est sollicité par une banque agréée dans un pays
étranger, la Banque Centrale du Congo consulte, avant d’accorder l’agrément, les autorités de
supervision bancaire du pays d’origine, en vue de s’assurer notamment de la crédibilité de cette
banque.
L’acte d’agrément notifié par une décision de la Banque Centrale du Congo, doit être
publiée, aux frais de ladite banque, au Journal Officiel et dans au moins un des principaux
organes de la presse nationale.
Il est important de noter que même le refus d’agrément doit être notifié au promoteur par
la Banque Centrale du Congo.
La Banque centrale du Congo est l’organe régulateur de tous les établissements de crédit
établis en République démocratique du Congo. De ce fait, elle est chargée de :
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Edicter la réglementation applicable aux établissements de crédit, y compris la
réglementation comptable ;
Veiller au respect par les banques, des dispositions légales et réglementaires qui leur
sont applicables ;
Examiner les conditions d’exploitation des banques ;
Veiller à la qualité de la situation financière des banques et au respect de la bonne
conduite de la profession ;
Faciliter les règlements entre les banques par la chambre de compensation ;
Sanctionner les manquements aux dispositions légales et réglementaires applicables aux
banques, Cette sanction peut aller jusqu’au retrait de l’agrément.
Il sied important de renseigner que l’autorisation est accordée dans les limites de quatre-
vingt-dix jours (90 jours) de la date de mentionne sur l’avis de réception délivré par la Banque
Centrale. L’absence de décision à l’expiration de ce délai vaut autorisation.
Ainsi, pour s’assurer que les banques respectent les dispositions légales et
réglementaires qui leur sont applicables, la Banque Centrale procéder, régulièrement ou chaque
fois qu’elle juge nécessaire, au contrôle sur pièces et/ou sur place des banques.
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CHAPITRE II : GESTION DES NORMES PRUDENTIELLES
L
es faiblesses d'un système bancaire, que ce soit dans un pays en développement ou dans
un pays développé, peuvent menacer la stabilité financière, tant au sein de ce pays qu'à
l'échelle internationale. Ainsi, La nécessité de renforcer la solidité des systèmes financiers
fait l'objet d'une attention croissante de la part de la communauté internationale et des organes
régulateurs.
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autorités de régulation, comme la Banque Centrale du Congo, édictent des normes prudentielles
qui s’appliquent aux banques, et mènent des actions de supervision préventives, c'est-à-dire
destinées à éviter la crise.
Ces normes prudentielles édictées par la Banque Centrale du Congo peuvent être
regroupées en sept catégories, à savoir :
Contrairement à d’autres secteurs d’activité, les actionnaires des banques sont tenus de
libérer intégralement le capital minimum réglementaire en numéraire, avant de débuter leurs
activités.
En vue de renforcer cette disposition, les exigences ci-après doivent être respectées:
Les banques doivent disposer à tout moment d’un capital social libéré égal à l’équivalent
en CDF d’un montant minimum de USD cinquante millions ;
Toute banque doit justifier à tout moment que son actif excède effectivement d’un montant
au moins égal au capital minimum le passif dont elle est tenue envers les tiers.
Arithmétiquement, cette exigence est matérialisée par la formule suivante :
TOTAL ACTIF – DETTES A COURT, MOYEN ET LONG TERME >= 50.000.000 USD
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En matière bancaire, le respect de la norme du capital minimum est apprécié à partir des
fonds propres de base. Ce dernier est une composante des fonds propres prudentiels ou
réglementaires, qui sont constitués de :
Les fonds propres de base ont pour rôle d’assurer la continuité d’exploitation.
Suivant la réglementation bancaire, les Fonds Propres de base sont calculés de manière suivante
:
N°/COD
E Intitulé Montant
Eléments à inclure
1 Capital
2 Primes d’émission ou de fusion
3 Provision pour reconstitution du capital
4 Réserves légales, statutaires, facultatives et autres
5 Report à nouveau créditeur
6 Résultat positif du dernier exercice clos, en attente de son affectation*
Résultat en cours (positif) aux conditions de l'article 5 de l'instruction
7 n°14 après l'accord préalable de la BCC**
A Sous Total A
éléments à déduire
1 Actionnaires, restant dû
2 Actions propres détenues par l'établissement
3 Report à nouveau débiteur
4 Ecart d'acquisition (Goodwill) et autres actifs incorporelles
Résultat négatif de l'exercice clos aux conditions de l'article 5 de
5 l'instruction n°14***
Résultat en cours (négatif ) aux conditions de l'article 5 de l'instruction
6 n°14****
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7 plus-values sur Actifs Disponible à la vente
8 Actifs des fonds de pension à prestations déterminées, en termes nets
9 Impôts différés actifs*****
10 Reserve de couverture des flux de trésorerie
Provisions complémentaires (insuffisance de l'encours des provisions
11 pour pertes attendues)
Montant cumulé des gains et pertes sur les passifs financiers estimés à
12 la juste valeur, résultant de la modification du risque de crédit
Participations croisées aux fonds propres de banques, entreprises
13 d'assurance et autres entité financières
Participations de l'Etablissement dans les banques , entreprises et
autres établissements de crédit qui sortent du périmètre de la
consolidation réglementaire à hauteur de 10% au plus de leurs fonds
14 propres (montant supérieur à 10 % des propres de l'établissement)
Participations significative de l'Etablissement aux fonds propres des
banques, entreprises d'assurance et autres établissements de crédit
15 (montant supérieure à 10% des fonds propres de l'Etablissement)
sous-total des éléments à déduire des fonds propres de base de
B
catégorie 1 avant déduction des concours et garanties B
fonds propre de base catégorie 1 avant déduction des concours et
C
garanties aux personnes apparentés (XA-XB) C=A-B
Concours et garanties accordés aux personnes apparentées excédant
20 % des fonds propres réglementaires. D
fonds propre de base catégorie 1 après déduction des concours et
garanties aux apparentés E=C-D
Instruments émis conformément aux critères d'inclusion dans les autres
éléments du T1 (et qui ne font pas partie des actions ordinaires et
assimilées) suivant les conditions de l'article 6, F
Primes liées au capital résultant de l'émission des instruments compris
dans les autres éléments de T1; conformément à l'article 6 de
l'instruction 14 G
Instruments émis par les filiales consolidées de la banque et détenus par
des tiers, qui satisfont aux critères d'inclusion dans les autres éléments
de T1 (, et qui ne font pas partie des actions ordinaires et assimilées,
conformément à l'article 6 de l'instruction 14 H
I=F+G+
I Fonds propres additionnels catégorie (autres éléments de T1)******
H
Fonds propres additionnels catégorie (autres éléments de T1)
J
acceptés J
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K fonds propres de base K=E+I
Source : Tableau conçu par l’auteur sur base des informations tirées de l’instruction 14 de la
Banque Centrale du Congo
* : certifié par les commissaires aux comptes et déduction faite des prévisions des dividendes à
distribuer.
** : A condition d’une part, qu’il soit calculé après déduction de toutes les charges, dotations aux
amortissements, provisions et corrections des valeurs afférentes à la période ainsi que des impôts
prévisibles, des acomptes sur dividendes ou des prévisions de dividendes et d’autre part, qu’il
soit certifié par les commissaires aux comptes.
**** : en prenant en compte toutes les charges, dotations aux comptes d'amortissement,
provisions et corrections de valeurs afférentes à la période.
***** : il est à noter que la compensation entre impôts différés actifs et passifs est autorisées se
ces impôts relèvent de la même autorité fiscale et sous réserve de son approbation.
Comme indiqué ci-haut, il est important de souligner que les Fonds propres de base des
banques ne peuvent à aucun moment être inférieurs au montant du capital minimum
réglementaire.
Les fonds propres complémentaires ont pour objet de procurer une capacité d’absorption
des pertes en cas de liquidation.
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• Les primes liées au capital résultant de l’émission des instruments inclus dans Tiers 1 ;
• Les instruments émis par les filiales consolidées de la banque et détenus par des tiers,
qui satisfont aux critères d’inclusion dans Tiers 2 et qui n’entrent pas dans la composition
de Tiers 1.
Il sied important de souligner qu’en dehors des sanctions éventuelles prévues par la Banque
Centrale du Congo, les banques ne peuvent pas accorder des crédits ou des garanties aux
personnes apparentées pour un montant global excédant 20% de leurs fonds propres prudentiels.
Un emprunt subordonné quant à lui, est défini comme un engagement financier contracté
par un établissement de crédit auprès d’un bailleur de fonds pour notamment renforcer sa
structure financière.
N° Intitulé Montant
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Provisions ou réserves pour pertes sur prêts constituées en regard de
pertes futures non identifiées (aux conditions de l'article 7 de l'instruction
4 14)
Instruments émis par la banque qui satisfont aux critères d'inclusion dans
5 T2 suivant l'article 7 de l'Instruction 14
Primes liées au capital résultant de l'émission des instruments inclus
6 dans T2, suivant l'article 7 de l'Instruction 14
Les instruments émis par les filiales consolidées de la banque et détenus
par des tiers, qui satisfont aux critères d'inclusion dans T2 et qui n'entrent
7 pas dans la composition de [Link] l'article 7 de l'Instruction 14
Fonds propres complémentaires (FPC) L
M Fonds propres complémentaires acceptés (FPCA) M
Source : Tableau conçu par l’auteur sur base des informations tirées de l’instruction 14 de la
Banque Centrale du Congo
N° Intitulé Montant
fonds propres de base K
Fonds propres complémentaires acceptés (FPCA) M
Fonds propres réglementaires avant déduction N=K+M
Elément à déduire de fonds propres réglementaires
Créances subordonnés aux autres Etablissements de crédit, entreprises O
d'assurance et autres entités financières
Fonds propres réglementaires P=N-O
Source : Tableau conçu par l’auteur sur base des informations tirées de l’instruction 14 de la
Banque Centrale du Congo
De par leur définition, les banques sont appelées à garder les ressources du public via
les dépôts des différents clients, qu’ils soient des dépôts courants ou à terme. Sur ce, l’autorité
régulateur qu’est la « Banque Centrale du Congo », qui a pour mission de protéger l’épargne du
public, confiée aux banques, doit veiller à ce que toutes les banques soient solvables de manière
permanente.
C’est dans ce cadre que l’article 15 de l’instruction bancaire n°14, modification n°6 stipule que
les banques sont tenues de respecter de manière permanente un ratio de solvabilité au moins
égal à 10%.
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Ledit ratio est la résultante du rapport entre le montant des fonds propres réglementaires
et la somme du montant des expositions pondérées au risque de crédit et du montant des
exigences en fonds propres au titre du risque de marché et du risque opérationnel, multiplié 10.
Plusieurs définitions du risque de crédit existent dans la littérature financière. Mais l’on en
retiendra que le risque de crédit mesure le risque de défaillance d’une contrepartie.
Le montant des risques pondérés est déterminé en fonction du type d’exposition ; qu’il
s’agisse des éléments d’actif ou du hors-bilan. Les éléments d’actif doivent être affectés des
coefficients de pondération de 0%, 20%, 50%, 100% et 150%.
Il sied important de signaler que pour les créances, le montant assorti de la pondération
est le montant net de l’exposition(montant brut diminué des garanties) minoré de provisions
spécifiques.
Les éléments représentant un risque élevé sont pris en compte pour leur montant total,
ceux présentant un risque moyen sont pris en compte pour 50% de leur montant total, ceux
présentant un risque modéré sont pris en compte pour 20% et les éléments présentant un risque
faible ne sont pas pris en compte.
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Les ouvertures de crédit irrévocables ou les cautionnements ne constituant pas
un substitut de crédit ;
Les facilités, découverts et engagements de crédit non utilisés de durée initiale
supérieure à un an.
4. Les éléments de hors bilan pondérés à 100% sont :
Les garanties données à des crédits distribués par un autre établissement de
crédit ;
Les acceptations des créances commerciales ;
Les endos d’effets ne portant pas la signature d’un établissement de crédit ;
Les ouvertures de crédit irrévocables ou les cautionnements constituant un
substitut de crédit ;
La partie non libérée du capital souscrit dans un autre établissement.
Le calcul de l’ensemble des risques bancaires pondérés est récapitulé dans le tableau ci-
dessous.
Il est à noter que les échelons de crédit correspondent aux notations attribuées par les
agences internationales de notation, reconnues par la Banques Centrales du Congo, selon une
grille de correspondance publiée chaque année par cette dernière.
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Tableau IV : Modèle de détermination de risque de crédit
ME MN ME MN ME MN ME MN ME MN ME MN ME MN
les créances sur les administrations publiques locales et
20% 15% 50% 40% 100% 80% 100% 80% 100% 80% 150% 120% 100% 80% Montant
les entités publiques
Risque net bancaire
Risque net Pondéré
les créances sur les banques et établissements financiers 20% 20% 50% 40% 100% 80% 100% 80% 100% 80% 150% 120% 100% 80% Montant
les expositions sur les entreprises 20% 15% 50% 40% 100% 80% 100% 80% 150% 80% 150% 120% 100% 80% Montant
Risque net bancaire
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Echelon Echelon Echelon non Risque net
Types d'exposition Echelon 1 Echelon 3 Echelon 5 Echelon 6 pondéré
2 4 noté
les créances sur les emprunts souverains - états et
0% 20% 50% 100% 100% 150% 100% Montant
banques centrales
Risque net bancaire
Risque net Pondéré
S/total Risque net bancaire (C)
Risque net
Types d'exposition Traitement spécial
pondéré
ME MN Montant
les expositions sur la clientèle de détail(ménages et petits
entrepreneurs, non constitués sous forme de société, micro, petites
80% 70%
et moyennes entreprises)
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Traitement Risque net
Types d'exposition
spécial pondéré
les expositions en monnaie nationale d'une durée initiale inférieure à 3 mois 20% Montant
les expositions en devises étrangères d'une durée initiale inférieure à 3 mois 25% Montant
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les avoirs en caisse et les éléments assimilés 0% Montant
Source : Tableau conçu par l’auteur sur base des informations tirées de l’instruction 14 de la
Banque Centrale du Congo
De manière générale, le risque de marché est le risque de variation de valeur d’un actif
sur un marché organisé.
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Tableau V : Modèle de détermination du risque de crédit
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Tableau V : modèle de détermination du risque opérationnel (méthode d’indicateur de
base)
A Exercice n-3
B Exercice n-2
C Exercice n-1
Source : Tableau conçu par l’auteur sur base des informations tirées de l’instruction 14 de la
Banque Centrale du Congo
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Total des coussins ≥1,5 %
Ratio de solvabilité global + l'ensemble des coussins ≥ 11,25 %
Source : Tableau conçu par l’auteur sur base des informations tirées de l’instruction 14 de la
Banque Centrale du Congo
Les banques sont tenues à un ratio de levier minimum de 5 % calculé comme suit :
L’instruction n°14, modification n°6 de la Banque Centrale du Congo stipule en son article
43 que les banques doivent respecter, de manière permanente, les exigences ci-après :
Le rapport entre l’ensemble des risques nets pondérés encourus sur un même
bénéficiaire, y compris les avoirs ou les créances auprès d’un correspondant étranger et
le montant de leurs fonds propres réglementaires ne peut pas être supérieur à 25% ;
Le rapport entre le montant total des grands risques et le montant des fonds propres
réglementaires ne peut être supérieur à 800%. Par grand risque, il faut entendre
l’ensemble des risques encourus sur les bénéficiaires dont les risques nets pondérés
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dépassent pour chacun d’entre eux 10% des fonds propres réglementaires de
l’établissement de crédit.
Au regard de ce qui est décrit ci-haut, les formules de calcul de risque net pondéré sur un
même client et celui de grand risque peuvent être décrits de la manière suivante :
Où :
1. Les personnes physiques ou morales qui ont des liens de capitaux tels que l’une d’entre
elles exerce sur les autres, directement ou indirectement, un pouvoir de contrôle exclusif
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ou conjoint ou une influence notable, ou qui sont soumises à une direction de fait
commune ;
2. Les personnes physiques ou morales qui sont liées de telle sorte que les difficultés
financières rencontrées par l’une ou certaines d’entre elles entraineraient nécessairement
des difficultés financières sérieuses chez l’autre ou toutes les autres.
Dans les cas ci-dessous, nous pouvons également établir que ce genre des liens existe entre
deux personnes physiques ou morales :
Pour rendre aisé le calcul de la division des risques, nous avons conçu le tableau modèle
ci-dessous :
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- Les opérations de change diverses (Dépenses engagées en devises ou revenus réalisés
en devises).
Le trésorier, qui dans la plupart des banques, est responsable de la fonction relative à la
gestion des opérations de change, a souvent tendance à ne gérer que les opérations de change
de trésorerie, sans pour autant, prendre en considération les opérations de change diverses.
• Si les revenus réalisés sont principalement issus des transactions en monnaie nationale,
et que 80% des engagements à régler sont en devises, le trésorier ne pose pas souvent
la question de savoir comment assurer ces paiements en devise ?
• La non intégration des engagements hors bilan dans les prévisions de trésorerie ; Etc.
Par une position de change courte en une devise X, avec comme conséquence,
l’incapacité de régler les engagements libellés en devise X. D’où, l’obligation d’aller
acheter les devises à l’extérieur, ce qui pourrait couter plus cher ;
Par une position longue en une devise donnée, pendant que la monnaie nationale est
entrain de s’apprécier. D’où l’obligation de vendre rapidement l’excédent, afin d’éviter ou
de réduire toute perte de change éventuel.
Par position de change (PC), il faut entendre la différence entre les avoirs et les
engagements, en une devise donnée ou en toutes devises confondues, diminué de l’équivalent
du capital social libéré en devise. Ainsi, nous pouvons schématiser cette définition par la formule
suivante :
La position de change est dite longue, lorsque les avoirs en devise X sont supérieurs aux
engagements en devise X (sans considérer le capital libéré en devise X).
La position de change est dite courte, lorsque les avoirs en devise X sont inférieurs aux
engagements en devise X (sans considérer le capital libéré en devise X).
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Et en fin, la position de change est dite neutre, lorsque les avoirs en devise X équivalent
exactement aux engagements en devise X (sans considérer le capital libéré en devise X).
Pour éviter toute déviation qui pourrait à court, long ou moyen terme causer du tort à la
banque et à sa clientèle (épargne publique), les Banques Centrales ou les autorités de régulation
bancaire fixent des limites ou des normes auxquelles toutes les banques doivent se conformer.
Position Change
__________________________ ≤ 5% (excepté pour USD ≤ 10%
Fonds Propres Réglementaires
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Tableau N°IXb : Modèle d’appréciation de la Position de change
Risque maximum pour la position de change globale (15 % FPR) B*0.15 A*0.15 15% -
-
Risques maximum par devise (5 % FPR)) et 15 % de FPR pour B*0.05
A*0.05 (A*0.15) 5% (15%) -
les devises les plus utilisées (B*0.15) -
Position USD C Cmn=C*TC Cmn/A +ou-15% Co ou NC
+ou-
Position EUROS D Dmn=D*TC Dmn/A Co ou NC
5%
Position GBP E Emn=E*TC Emn/A +ou-5% Co ou NC
Total F=Cmn+Dmn+Emn F/A +ou-15% Co ou NC
Source : Tableau conçu par l’auteur sur base des informations tirées de l’instruction 14 de la Banque Centrale du Congo
Où :
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II.5. Norme de la liquidité
• Le solde de trésorerie lorsqu’il est positif, c’est-à-dire que la banque est préteur, (la part
en devises étrangères de ce solde est prise en compte après une baisse de sa valeur de
5 %) ;
• La fraction à échoir dans un mois maximum des prêts et crédits quelles que soient leur
maturité générale (la part en devise étrangères des prêts et crédits à échoir est prise en
compte après une diminution de valeur de 5%) ;
• 70 % des billets de trésorerie et titres de créance souscrit (ayant plus d’un an à courir) ;
• 60 % des obligations et valeurs mobilières à revenu fixe ;
• 50 % d’actions et valeurs mobilières assimilées faisant l’objet d’une cotation sur un
marché organisé présentant des garanties de liquidité (ayant plus d’un an à courir) ;
• Le solde préteur des comptes de recouvrement (ayant plus d’un an à courir) ;
• Les produits à recevoir dans le mois à venir ;
• L’excédent des titres à livrer sur les titres à recevoir dans le mois à venir ;
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• L’excédent des accords de refinancement reçus d’établissements de crédit sur les
accords de financement donnés à des établissements de crédit.
Les ressources à un mois au plus quant à elles, sont constituées des éléments de passif
exigible à moins d’un mois, énumérés ci-après :
1. Encours débiteurs :
2. Encours créditeurs :
Les comptes créditeurs à vue auprès de la banque Centrale et auprès des correspondants
;
Les emprunts au jour le jour ;
Les emprunts ayant un mois au plus à courir auprès de la Banque Centrale et des
établissements de crédit ;
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Les titres de créance négociables émis (ayant un mois au plus à couvrir).
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Liquidité
Intitulé ME MN
globale
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l'excédent des accords de financement données à des
Etablissements sur les accords de financement reçus 100% 100%
d'établissement de crédit.
Où :
ME = Monnaie Etrangère
MN = Monnaie Nationale
MB = Montant Brut
MP = Montant Pondéré
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1. Confèrent au moins 10% du capital ou des droits de vote dans une entreprise ;
2. Permettent d’exercer, directement ou indirectement, une influence tangible sur la gestion
et la politique financière d’une entreprise.
Pour éviter aux banques de prendre de risque de participation démesurée dans une autre
entreprise, les banques sont tenues de respecter les limites de la valeur nette comptable de leur
participation de la manière suivante :
Aucune participation ne peut excéder 15% des fonds propres prudentiels (réglementaire) ;
L’ensemble des participations ne peut excéder 60% des fonds propres réglementaires de
la banque concernée.
Il sied de noter que les participations sont prises en compte à leur valeur nette comptable.
A titre exceptionnel, la valeur nette comptable des participations détenues dans les
établissements de crédit assujettis ou dans les entreprises dont l’activité constitue un
prolongement de l’activité de la banque détentrice ou consiste en la détention d’immobilisations
affectées à l’exploitation de l’établissement, soit, en la fourniture de services nécessaires à
l’exploitation de la banque, sont limitées à 30% des fonds propres réglementaires.
Dans ce chapitre relatif à la gestion des normes prudentielles, nous avons défini et
démontré comment calculer les différentes normes prudentielles édictées par la Banque Centrale
du Congo, à savoir : la capital minimum, les fonds propres réglementaires, la solvabilité + cousins,
division des risques, la position de change la liquidité, la transformation à long et moyen terme et
limitation des participations. De toutes ces normes prudentielles, il a été clairement établi que
la norme sur les fonds prudentiels (réglementaire) constitue un indicateur clé, en ce sens que,
presque toutes les autres normes prudentielles se mesurent par rapport aux fonds propres
réglementaires.
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CHAPITRE III : GESTION DES CREDITS
L
es créances sous forme de crédit sont l'ensemble 'de risques encourus par la banque sur
une contrepartie (personne physique ou morale) sous formes entre autres des crédits par
caisse ou d'avances en compte, quels qu'en soient la nature, la forme et le terme ; des
crédit-bail mobilier ou immobilier et des engagements par signature donnés de manière
irrévocable (tels que les cautions, avals, engagements de financement, etc.) en faveur de la
contrepartie.
Ce chapitre traite de différents types de crédits bancaires qui englobent les diverses
activités de prêt par les banques commerciales.
Les crédits peuvent catégorisés suivant différents critères. Il peut s’agit du critère « type
d’emprunteur », critère durée du crédit Ce chapitre traite de différents types de crédits bancaires
qui englobent les diverses activités de prêt par les banques commerciales.
Pour assouvir leur besoin de financement, les entreprises recourent à plusieurs modes
de finances dont les crédits bancaires. En effet, les banques proposent plusieurs types de crédit ;
d’où la nécessité de les connaitre en fin de mieux emprunter dans une typologie de crédits
répondant aux besoins de l’entité.
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A.1. Crédit d’investissement
Le crédit de trésorerie est une dette à court terme que les banques accordent aux
entreprises pour leur facilité la gestion des équilibres au jour le jour.
Il y a notamment :
On trouve notamment :
- Crédit documentaire : Le crédit documentaire est une opération de crédit à court terme
ayant pour objet le financement des transactions commerciales internationales. Cet
instrument financier permet à l’acheteur d’intimer l’ordre à son banquier de verser au
banquier du vendeur la valeur des marchandises encours de route, contre remise de
documents prouvant l’expédition et la conformité des marchandises.
A.4 Crédit-bail
Le crédit-bail, appelé également « Leasing », est une technique de financement par
laquelle une banque s’engage à acquérir un bien meuble (voiture, électroménager…) ou un bien
immeuble pour le mettre ensuite à la disposition du client, et ce, sous forme de location. Au terme
du contrat, celui-ci a l’option de pouvoir acheter le patrimoine à une valeur résiduelle qui est
généralement faible.
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B. Crédits aux particuliers
Pour répondre à certains besoins imminents à court, moyen et/ou long terme, les
particuliers, à l’image des entreprises, font recours aux crédits bancaires.
Les crédits immobiliers sont des prêts consentis par une banque à un particulier en vue
de l’acquisition d’une propriété. Celle-ci concerne les immeubles à usage d’habitation et les
immeubles à usage mixte (habitation et commercial).
B.3. Crédit-bail
Les crédits octroyés par les banques commerciales ne s’inscrivent dans la durée de la
même manière.
Il y a :
Entrent dans cette catégorie, tous les crédits consentis pour faire face aux engagements
ponctuels. Pour une entreprise ce genre de crédit sert à couvrir notamment le déficit de trésorerie,
à renforcer l’approvisionnement en fourniture. Pour un particulier, il consiste en la consommation.
Le crédit à court terme ne dépasse pas un an.
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B. Le crédit à moyen terme
C’est tout crédit consenti aux particuliers ou aux entreprises pour une durée supérieure à
un an mais inférieure à cinq ans. Pour les particuliers, il peut servir en la consommation : achat
d’une maison, d’une moto, d’une voiture. Pour les entreprises, il peut être utilisé pour la
construction des locaux, l’acquisition de matériel ou pour l’investissement dans la recherche.
C’est un crédit dont la durée est supérieure à cinq ans. Il est destiné à financer les
investissements lourds des entreprises. Pour le particulier, le crédit à long terme sert à financer
les acquisitions d’immobilisations.
En effet, les crédits octroyés sans une analyse documentaire et financière préalable
et efficace des personnes bénéficiaires (personnes morales ou physiques), sans un suivi
permanent et efficace de ces dernières sont des facteurs qui concourent à la détérioration
du portefeuille-crédits, à l’érosion de ses fonds propres et à la perte de la solidité
financière des banques.
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Face à un portefeuille-crédits en détérioration, pour divers faits, dont ceux évoqués
ci-haut, si les modalités de classification et de provisionnement ne sont pas
suffisamment encadrées de manière prudentielle par l’autorité de régulation qu’est la
Banque Centrale du Congo, la crise d’une banque causée par la détérioration de son
portefeuille-crédits peut facilement se transformer en une crise systémique. Ce qui va
pousser le public à croire que la Banque Centrale a failli dans sa mission de protection
de l’épargne du public. Il est important de rappeler que la solidité d'un système financier
se traduit par sa capacité de prévenir les crises, leur gestion et résolution.
Suivant l’instruction n°16 de la BCC, les crédits sont répartis en deux catégories,
à savoir :
les crédits saines ;
les crédits en souffrance.
La catégorisation des créances se fait indépendamment des garanties qui leurs sont
rattachées.
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III.2.1. Crédits sains
Sont considérées comme crédits sains, les crédits dont le remboursement intégral
du principal et/ou des intérêts s'effectue conformément aux dispositions contractuelles
et qui sont détenues sur des contreparties dont la capacité à honorer l'intégralité de leurs
engagements actuels et futurs ne soulève aucun motif d'inquiétude de la part de
l'établissement assujetti (situation financière solide, actionnariat de qualité, situation et
perspectives satisfaisantes du secteur d'activité, etc.).
Les crédits en souffrance sont des créances dont les recouvrements ne s'effectuent
pas conformément aux dispositions contractuelles ou qui sont détenues sur des
contreparties dont la capacité à honorer l'intégralité de leurs engagements actuels et
futurs soulève des motifs d'inquiétude. Ils se subdivisent en deux catégories suivantes :
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Le classement d'une créance dans la catégorie « créances compromises » entraîne
le transfert, dans cette catégorie, de la totalité des créances détenues sur la contrepartie
concernée et les personnes qui lui sont liées.
Dans ce cas, la banque doit constituer des provisions couvrant l'encours global
des créances compromises.
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II.2.3 Provisionnement des créances et atténuation des risques
Selon la catégorie dans laquelle une créance est classée, la banque est appelée à
constituer des provisions. Les taux minimums de provisionnement des créances par
catégories, tels que par l’autorité de régulation, dans son instruction n°16, modification
n°3, sont présentés dans le tableau ci-dessous.
Il sied de rappeler ici que les intérêts non réglés sur les créances non performantes
sont recensés et suivis de manière extra-comptable. Il n’est donc pas question de les
comptabiliser en revenus, pour les provisionner après.
Aussi, on doit noter qu’une année au plus tard après l’inscription d’une créance
dans la catégorie des créances compromises, la banque est tenue de sortir de son bilan,
ladite créance compromise intégralement provisionnée et considérée comme
irrécouvrable, pour la suivre en extra-comptable.
S’il s’agit d’une créance détenue sur des contreparties apparentées à l’institution
bancaire, l'approbation préalable de la Banque Centrale est requise, pour sa radiation ou
sa sortie du bilan. Pour effectuer le calcul des provisions en appliquant les taux indiqués
ci-dessus, il faut déduire des encours de chaque catégorie de créances, les garanties
éligibles, dans les limites réglementaires. Ci-dessous le tableau détaillé des garanties
déductibles ainsi que le taux de déduction de leur valeur.
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CHAPITRE IV : STRUCTURE ORGANISATIONNELLE ET GOUVERNEMENT
D’ENTREPRISE DANS LES ETABLISSEMENTS DE CREDIT
P
our assurer le bon fonctionnement de toute organisation ou entreprise, il est important que
les tâches et les affectations de chaque membre soient définies au préalable. Le respect
de ces tâches et affectations constituent un élément primordial pour assurer la
performance de toute organisation. C’est pourquoi, il est utile que les fonctions de chaque
intervenant soient clairement définies, et ce conformément à l’instruction 21 de la Banque
Centrale du Congo, qui porte sur le gouvernement d’entreprise.
la notion des organes, fonctions ou départements que l’on peut retrouver dans la structure
organisationnelle d’une banque ;
la notion de gouvernement d’entreprise telle qu’édictée par la Banque Centrale du Congo.
Pour assurer une étude rationnelle de point, portant sur le gouvernement d’entreprise dans un
établissement de crédit, nous allons respectivement, étudier :
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IV.1.1. Rôles des organes
Pour assurer une gestion rationnelle de leurs ressources et garantir la continuité d’activité,
les banques doivent se doter des organes délibérant, d’administration, de gestion et de contrôle.
Parmi ces organes, nous pouvons citer :
L’assemblée générale ;
Le conseil d’administration ;
Le Comité de Direction.
A. L’Assemblée Générale
Pour prendre des décisions sur la vie de la banque, les actionnaires se réunissent
périodiquement en assemblée générale ordinaire ou extraordinaire. Ainsi, ils sont tenus d’être
informés régulièrement et suffisamment de l’activité, de la situation financière et de la gestion de
l’établissement de crédit, au moyen des rapports réguliers établis et présentés par le conseil
d’administration.
B. Le Conseil d’Administration
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Les administrateurs ainsi désignés par l’assemblée générale sont collectivement
responsables devant ladite assemblée. Pour assurer sa fonction, le Conseil d’administration
fonctionne en association, mais aussi en toute indépendance par rapport à la Direction de
l’établissement de crédit. C’est pourquoi, les administrateurs doivent avoir différents profils
d'expertise et dotés de compétences complémentaires dans les domaines bancaire ou financier,
de marché de capitaux, d'analyse financière et d'expertise comptable, de stabilité financière,
d'information financière, de nouvelles technologies de d'information, de planification stratégique,
de conformité et de gestion des risques, des politiques de rémunération, de réglementation, de
gouvernance d'entreprise. Cet équilibre dans la composition des membres de conseil
d’administration permettra un bon pilotage de l’établissement assujetti.
Le Conseil d’Administration est constitué des personnes qui reçoivent le mandat direct
des actionnaires, afin d’assurer pour compte de ces derniers, la surveillance de la situation et la
gestion de l’établissement concerné. Ces personnes mandatées par les actionnaires sont appelés
administrateurs.
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Désigner et évaluer les membres du comité de direction, et s’assurer que cet organe
exerce une surveillance appropriée en se conformant à la politique définie par le conseil
d’administration ;
Contrôler la gestion et veiller à la qualité de l’information fournie aux actionnaires et au
public ;
Veiller à l’indépendance des fonctions de gestion des risques, de conformité, de
déontologie et d’audit interne ;
S’assurer que les auditeurs externes respectent les codes et normes de pratique
professionnelle applicables ;
Approuver les rémunérations des membres de la direction générale et du personnel clé ;
Surveiller le respect de la réglementation, de la déontologie, des règles de conduite et
des codes d’éthique.
Pour prévenir le conflit d’intérêt, le membre d’un conseil d’administration d’une banque ne
peut exercer une fonction dans une autre banque (établissement assujetti). En fin, il ne peut être
propriétaire ou détenir des actions en tant que personne physique dans une autre banque.
L'établissement assujetti est tenu d'informer, au plus tard dans les 48 heures après le
constat et d'une manière formelle, les parties prenantes et la Banque Centrale du Congo sur la
nature et les sources de conflits d'intérêt avérés ou susceptibles de résulter de l'organisation de
sa gouvernance ou de l'exercice de ses activités.
- n'avoir pas été auditeur ou commissaire aux comptes de l'établissement assujetti au cours
des trois dernières années ;
- ne pas être membre de l'organe délibérant de l'établissement depuis plus de cinq ans ;
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Le président du conseil d’administration doit être un administrateur non-exécutif ou un
administrateur indépendant. Il ne peut, par conséquent, présider un comité spécialisé ni en être
membre.
2° comité des risques chargé d'examiner les stratégies de prise de risque afférentes à
l'ensemble des activités et à toutes les natures de risques, de proposer des politiques
d'appétence pour le risque approprié au regard de la tolérance au risque de l'établissement et
d'en surveiller le respect.
Le Comité de Direction est constitué des cadres de la banque, qui sont souvent les chefs
de département ou directeurs. Il doit être constitué d’au moins deux personnes se trouvant dans
une position qui leur permet d’exercer un contrôle réciproque et effectif.
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• Préparer les différents rapports (de gestion, financier, etc.…) à présenter au Conseil
d’administration pour, approbation ;
• De répondre aux points relevés par l’auditeur externe ;
• D’assurer le suivi des points relevés par les auditeurs ;
• D’assurer une bonne relation avec les autorités de régulation, comme la Banque Centrale,
la CENAREF, la DGI, la DGRAD, et la DGDA ;
• Réparer le budget de la banque et d’assurer son suivi ; etc.
Il sied important de souligner que toutes les réunions de l’assemblée générale, du Conseil
d’administration et du comité de direction, doivent être sanctionnées par des compte-rendu
(procès-verbaux) formellement revus, approuvés et conservés dans les dossiers permanents de
la banque. Les Procès-verbaux de l’assemblée générale doivent être légalisés par les autorités
compétentes.
Avant d’aborder le présent point, soulignons qu’il n’y a aucune instruction bancaire ou
une loi, qui détermine les directions qu’une organisation bancaire doit mettre en place.
Néanmoins, l’instruction n°17 relative aux règles prudentielle en matière de contrôle interne et de
conformité, modification n°1 de la Banque Centrale du Congo, exige aux banques de disposer
d’un département d’audit et un département de contrôle interne et conformité.
Suivant les standards internationaux et la pratique dans notre pays, les banques mettent
en place, en général, les départements ou directions ci-après :
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Recrutement du personnel ;
Gestion de l’orientation et de l’intégration du personnel ;
Gestion de redéploiement du personnel ;
Gestion de la formation du personnel (Identification des besoins de formation,
planification, organisation et évaluation de la formation) ;
Traitement des salaires du personnel ;
Gestion des performances et de l’évaluation du personnel ;
Gestion de l’action sociale (Mariage, anniversaire, naissance, maladie, deuil, etc.)
Gestion des congés du personnel ;
Traitement des prêts au personnel et per diem ;
Gestion des plaintes des employés ;
Gestion de la rupture des contrats ;
Administration des mesures disciplinaires.
B. Direction Financière
C. Direction commerciale
Dans certaines banques, la gestion des relations avec la clientèle est confiée au service
de la gestion des comptes clients. Ce qui revient à dire que les commerciaux, à travers la
prospection et la commercialisation, ramènent les clients à la banque. Une fois que la relation
d’affaires est établie, la gestion courante de la relation avec le client est confiée au gestionnaire
de compte désigné.
En général, les activités de la Direction des Opérations sont exécutées, à travers les
services ou branches ci-après :
Parmi les activités couvertes par le service des opérations diverses, nous pouvons citer :
Le service des opérations en monnaie étrangère est chargé de toutes les opérations avec
la clientèle, libellées en monnaies étrangères ; à l’exception des opérations de dépôt et retrait.
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D’effectuer les virements et transferts libellés en monnaies étrangères ;
D’assurer l’envoi et le suivi des chèques à l’encaissement libellés en monnaies étrangères
;
D’effectuer et de comptabiliser toutes les opérations de bureau de change ;
De valider les licences à l’importation et/ou à l’exportation ;
Valider les licences RC ;
Déclarer et reverser les redevances de change collectées pour compte la Banque
Centrale du Congo ;
D’assurer le suivi de rapatriement des fonds pour les licences d’exportation des biens ou
services validées ;
Traiter les remises documentaires ;
Traiter les placements inter banques en monnaie étrangère ;
Ouvrir, amender et payer les crédits documentaires ; Etc.
Parmi les activités couvertes par le service des opérations-monnaie nationale, nous
pouvons citer :
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Clôture des comptes bancaires ;
Réception des dépôts et paiement d’espèces ;
Traitement des opérations de messagerie financière ;
Traitement des opérations inter-agences ;
Gestion de la chambre forte ; Etc.
La Direction des Engagements est une direction qui couvre la fonction des facilités
bancaires à accorder aux clients. Dans le cadre de leurs activités, la Direction des engagements
s’occupe de :
F. Direction de la trésorérie
La fonction de la trésorerie est une fonction qui génère directement des revenus à la
banque. Les principaux revenus générés par la Direction de la trésorerie sont de deux catégories,
à savoir :
Les revenus de change sont des gains réalisés dans les opérations d’achat ou vente des
devises ou de la monnaie nationale.
En effet, la non-conformité aux règles, qu’elles soient des lois, des instructions bancaires,
des procédures ou politiques internes, ou des règles déontologiques, expose la banque à ce que
l’on appelle « ROR : Regulatory and Operationnal Risk ».
En somme, nous pouvons dire que les activités de contrôle interne et conformité sont les
suivantes :
Les établissements de crédit doivent prendre les mesures adéquates pour la prévention
des conflits d’intérêts et mettre en place des procédures pour la gestion des conflits d’intérêts.
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- La banque, via le conseil d’administration, doit définir une politique et mettre en place
des procédures pour identifier et prévenir les conflits d’intérêts ;
- La banque doit informer les parties prenantes et le marché (public) sur la nature générale
et les sources de conflits d’intérêts potentiels pouvant apparaître dans ses activités et sur
la politique suivie pour l’identification, la prévention et la gestion des conflits d’intérêts.
En cas de conflits d’intérêts entre la banque et ses actionnaires, ses administrateurs, son
personnel, ses clients, la banque doit gérer ces conflits d’une manière qui ne porte préjudice ni
aux autres parties prenantes, ni à elle-même, et documenter au moyen des informations
appropriées la manière dont ont été gérés les conflits d’intérêts.
La banque est tenue de publier au moins chaque année, par voie de presse et sur son
site internet, les informations relatives à sa gouvernance.
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CHAPITRE V : GESTION DES RISQUES
D
e par sa nature, l'activité bancaire conduit à prendre des risques très diversifiés. Les
autorités de régulation et les dirigeants des établissements de crédit doivent ainsi
comprendre correctement ces risques, qui sont sous directement rattachés à l’activité
bancaire, pour s'assurer que les banques qui sont leur contrôle ou la banque qui est sous leur
gestion, identifient, mesurent et gèrent les différents risques de manière adéquate.
Parmi les risques qui sont rattachés à l’activité bancaire, nous pouvons citer :
Le risque de crédit ;
Le risque de marché ;
Le risque de taux d’intérêt;
Le risque de liquidité ;
Le risque opérationnel ;
Le risque de réputation.
L'octroi de prêts ou facilités bancaires étant l'activité première de la plupart des banques,
celles-ci doivent effectuer des évaluations financières (évaluation de la solvabilité, de la continuité
d’activité, de la rentabilité, etc.) et documentaires (KYC) approfondies des bénéficiaires desdites
facilités, car très souvent les informations financières qui soutiennent les demandes de facilité
bancaire ne s'avèrent pas toujours exactes. Aussi, il faudrait noter que la situation financière d’un
client bénéficiaire d’une facilité bancaire peut se détériorer avec le temps du fait de divers
facteurs.
Par conséquent, un risque important auquel les banques sont confrontées est le risque
de crédit ou le risque de facilité bancaire, autrement dit l'incapacité d'une contrepartie de
s'exécuter aux termes d'un accord contractuel.
Nous préférons parler du risque de facilité bancaire, par ce que ce risque s'applique non
seulement aux prêts mais aussi à d'autres éléments du bilan et du hors-bilan tels que garanties,
acceptations et opérations sur titres. De sérieux problèmes bancaires ont été enregistrés par suite
de l'incapacité de certaines banques d'identifier les actifs dégradés ou litigieux, de constituer des
provisions pour la comptabilisation de ces actifs dans les comptes des pertes et charges et de
suspendre, si nécessaire, la comptabilisation des revenus d'intérêts.
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Le fait d'encourir des risques importants envers un seul emprunteur, ou un groupe
d'emprunteurs apparentés, constitue une source commune de problèmes bancaires en raison de
la concentration du risque de crédit. De fortes concentrations peuvent également apparaître à
l'égard de certains compartiments d'activité, secteurs économiques ou régions géographiques ou
parce que des séries de prêts présentent d'autres caractéristiques qui les rendent vulnérables
aux mêmes facteurs économiques (par exemple, les opérations à effet de levier).
Les prêts apparentés - qui sont des crédits octroyés à des particuliers ou entreprises
apparentés à la banque - peuvent causer, s'ils ne sont pas convenablement octroyés et suivis,
des problèmes notables parce que les évaluations de la solvabilité de l'emprunteur ne sont pas
toujours faites de manière objective. Outre le risque de crédit de contrepartie inhérent à l'octroi
de facilités bancaires, les crédits internationaux comportent également un risque-pays, qui
désigne les risques associés au contexte économique, social et politique du pays d'origine de
l'emprunteur. Le risque-pays peut surtout apparaître lorsqu'il s'agit de prêts à des gouvernements
étrangers ou à des organismes qui en dépendent. De tels crédits n'étant généralement pas
assortis de garanties, il est recommandé d’évaluer en profondeur et en détails, les prêts ou les
investissements à l'étranger, que l'emprunteur soit public ou privé. Il existe aussi une composante
du risque-pays appelée «risque de transfert», qui survient lorsque l'obligation d'un emprunteur
n'est pas libellée dans la monnaie locale. Il peut arriver que l'emprunteur, quelle que soit sa
situation financière, ne puisse disposer de la devise dans laquelle l'obligation est libellée.
Les banques encourent un risque de pertes sur les positions du bilan et du hors-bilan par
suite des variations des prix du marché. Les principes comptables établis font apparaître que ces
risques sont particulièrement évidents dans les activités de négociation, qu'elles portent sur des
titres de créance ou de propriété, ou dans les positions sur devises ou sur matières premières.
Un élément spécifique du risque de marché est le risque de change. Dans les transactions sur
devises, les banques agissent comme «teneurs de marché», établissant des cours pour leur
clientèle et prenant des positions ouvertes sur devises.
Les risques inhérents aux opérations de change, en particulier lorsqu'il s'agit de détenir
des positions ouvertes, augmentent en période d'instabilité de change.
Dans une situation où la monnaie locale serait entrain de perdre sa valeur (dégradation
de la valeur de la monnaie nationale), une banque qui détient une position courte en devises, va
nécessairement enregistrer des pertes de change. Outre ce fait, il faudrait noter qu’en République
Démocratique du Congo, une telle situation causerait toujours des pertes de change à la banque,
suite à la réévaluation du capital, pratique autorisée par la banque Centrale du Congo. Cela ne
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serait pas possible, si la banque avait pris l’option de conserver la position créée par l’apport du
capital en devise d’apport.
Les actionnaires d’une banque créée en Février 2017, ont libéré totalement leur apport
en capital, à concurrence de U.S.D 30 000 000. A la date de libération du capital le taux de change
est à 1000 CDF pour 1 USD.
A la clôture de l’exercice, le taux de change USD/FC est de 1600. Sachant que la banque
avait converti tout le capital en FC, pour souscrire au BTR, Quelle sera la différence de change
que la banque devra comptabiliser, suite à cette dépréciation de la monnaie nationale.
Solution
Cette différence de change ne peut être couverte que si la banque est en position longue, pour
une valeur, équivalent au minimum à USD 30 000 000.
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1. Risque de révision de taux ;
2. Risque de base, qui est dû à une corrélation imparfaite dans l'ajustement des taux reçus
et versés sur des différents produits ;
3. Risque de clauses optionnelles.
Le risque de liquidité résulte de l'incapacité d'une banque de faire face à une réduction de
son passif ou de financer un accroissement de son actif, à court terme. Lorsqu'un établissement
ne dispose pas d'une liquidité adéquate, il ne peut obtenir des fonds suffisants à un coût
raisonnable, soit en augmentant son passif, soit en convertissant rapidement des actifs ; ce qui
affecte sa rentabilité.
Dans des cas extrêmes, une liquidité insuffisante peut conduire à une situation
d'insolvabilité.
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V.2. Gestion des risques liés à l’activité bancaire
Les risques inhérents à l'activité bancaire doivent être identifiés, suivis et contrôlés. Les
dirigeants des banques doivent ainsi jouer un rôle essentiel pour faire en sorte que tous les agents
de la banque s'acquittent correctement de leurs tâches.
Une partie importante de ce processus de gestion des risques, réside dans le pouvoir
des organes de contrôle d’une banque, d'élaborer et de mettre en place des procédures et
politiques adéquates, tout en se référant à la réglementation et aux exigences prudentielles pour
contrôler ces risques.
Ainsi, les autorités de régulation bancaire qui ne doivent pas se substituer à la direction
de l'établissement, imposent des normes prudentielles minimales afin que les banques exercent
leurs activités de manière appropriée et sécurisée.
En matière de risque de crédit par exemple, pour assurer une gestion adéquate de ce
risque, l’élément essentiel de tout système réside dans l'évaluation des politiques, pratiques et
procédures de la banque en matière d'octroi de prêts et d'investissement ainsi que la gestion
courante du portefeuille des crédits.
Il est également important que les autorités de contrôle déterminent dans quelle mesure
l'établissement prend ses décisions de crédit indépendamment de conflits d'intérêts et de
pressions inappropriées émanant de tiers. Les banques doivent également disposer d'un
processus bien élaboré pour assurer un suivi permanent des relations de crédit, y compris de la
situation financière des emprunteurs. Un élément-clé de tout système d'information de la direction
devrait consister en une base de données fournissant les détails essentiels sur le portefeuille de
prêts, y compris sur la notation et le classement internes des prêts.
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En matière de la gestion du risque de marché et celui du taux d’intérêt, le conseil
d’administration et la direction de la banque doivent s’assurer que cette dernière dispose des
politiques et procédures adéquates pour évaluer la qualité de leurs actifs et l'adéquation de leurs
provisions et réserves pour pertes sur prêts.
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CHAPITRE VI : LES BANQUES FACE A LA LUTTE CONTRE LE
BLANCHIMENT DES CAPITAUX
VI.1. Notions de blanchiment des capitaux
N
ous avons toujours évoqué le dicton selon lequel « le bien mal acquis ne profite jamais »,
mais aujourd’hui l’on se demande si, l’exercice des activités de blanchiment des capitaux
ne remet pas cette affirmation en question.
L’activité des organisations criminelles de type mafieux tend toujours vers la réalisation
de profits pécuniaires. Parmi les activités criminelles, qui sont sources de profits et capitaux sales,
nous pouvons citer le trafic de substances illicites, les opération d’achat et vente des drogues ou
tout autre bien ou marchandises dont la circulation est réglementée ou interdite, le trafic d’êtres
humains, etc.
Notons que d’importants bénéfices sont également dégagés de pratiques telles que le
proxénétisme, le racket, l’escroquerie, la fraude ou détournement où de fraudes fiscales a grande
échelle. Ces activités, si elles apparaissent pour le moins disparates, ont pour trait commun de
se situer en dehors de l’économie légale et d’être de ce fait fort rentables.
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2. La dissimulation ou le déguisement de la nature, de l’origine, de l’emplacement, de la
disposition, du mouvement ou de la propriété réels des biens ;
3. L’acquisition, la détention ou l’utilisation des biens par une personne qui sait, qui suspecte
ou qui aurait dû savoir que lesdits biens constituent un produit d’une infraction ;
4. La connaissance, l’intention, ou la motivation nécessaire en tant qu’élément de l’infraction
peuvent être déduites des circonstances factuelles objectives.
Le fait d’une part, de fournir, de collecter, de réunir ou de gérer par quelque moyen que
ce soit, directement ou indirectement, des fonds, des valeurs ou des biens dans l’intention de les
voir utilisés ou en sachant qu’ils seront utilisés, en tout ou en partie, en vue de commettre un acte
de terrorisme indépendamment de la survenance d’un tel acte.
a. Le placement ;
b. L’empilage ;
c. La conversion, parfois appelée intégration.
1. Le placement
La première étape, le placement, consiste à faire entrer les profits illicites dans le circuit
économique légal par différents moyens dont le placement bancaire est quantitativement le plus
important. En effet, les établissements de crédit sont depuis longtemps le vecteur principal de
circulation de l’argent. Cette étape est la plus risquée car c’est celle qui se situe le plus près de
l’infraction d’origine.
2. L’empilage
3. La conversion ou l’intégration
Page 63 of 79
La dernière étape du processus est la conversion, également appelée intégration, qui
consiste à réintroduire l’argent en fin de processus dans l’économie légale, en le mêlant de
préférence avec des fonds d’origine licites. L’achat d’œuvres d’art ou les acquisitions
immobilières sont un très bon moyen de conserver l’argent de manière légale.
Produit d’infraction ;
Bien ;
Ayant-droit économique ;
Gel ou saisie ;
Fonds
Produit d’infraction.
L’expression produit d’infraction désigne tout bien ou tout avantage économique tiré
directement ou indirectement d’une ou de plusieurs infractions. Cet avantage peut consister en
un bien.
Bien
Le terme bien quant à lui désigne tous les types d’avoirs, corporels ou incorporels,
meubles ou immeubles, tangibles ou intangibles, fongibles ou non fongibles ainsi que les actes
juridiques ou documents attestant la propriété de ces avoirs ou des droits y relatifs, y compris
sous forme électronique ou numérique.
Ayant-droit économique
Gel ou saisie
Fonds
Le terme « fonds » s’entend des biens de toute nature, corporels ou incorporels, mobiliers
ou immobiliers, tangibles ou intangibles acquis par quelque moyen que ce soit, et des documents
ou instruments juridiques sous quelque forme que ce soit, y compris sous forme électronique ou
numérique, qui attestent un droit de propriété ou un intérêt sur ces biens, et notamment les crédits
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bancaires, les mandats, les actions, les titres, les obligations, les traites et les lettres de crédit,
sans que cette énumération soit limitative.
Contrairement à ce que pensent bon nombre des gens, la loi portant lutte contre le
blanchiment des capitaux et financement de terrorisme, ne s’applique pas seulement aux
banques, mais à toute personne physique ou morale qui, dans le cadre de sa profession, réalise,
contrôle ou conseille des opérations entraînant des dépôts, des échanges, des placements, des
conversions ou tous autres mouvements de capitaux.
Ainsi, nous pouvons déduire que cette loi s’applique aux personnes ci-après :
1. Etablissements de crédit ;
2. Banque Centrale ;
3. Bureaux de change ;
4. Entreprises d’assurance ;
5. Intermédiaires en assurance ou réassurance ;
6. Sociétés de loterie ;
7. Gérants, propriétaires et directeurs des casinos ;
8. Notaires ;
9. Avocats ;
10. Sociétés immobilières ;
11. Conseillers en opérations immobilière ;
12. Commissaires aux comptes ;
13. Experts comptables ;
14. Conseillers fiscaux ; Etc.
Au nombre des mesures arrêtées pour éviter qu’une banque ne soit impliquée dans une
infraction du blanchiment des capitaux ou de financement de terrorisme, figurent notamment la
vigilance et la prudence avant, pendant et après la relation avec un client donné.
Cette vigilance et prudence veut qu’une banque mette en place les dispositifs adéquats
pour s’assurer de l’identité et de l’adresse de leurs clients potentiels, avant d’établir une relation
(ouverture d’un compte, location de coffre-fort, etc.).
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Ainsi, à l’origine, avant même d’établir une relation avec un client potentiel, les agents de
la banque (Agents commerciaux, gestionnaires des comptes et chefs d’agence), doivent
s’assurer qu’ils ont collecté assez d’éléments importants, qui ont permis de connaître le client.
Par connaitre le client (personne morale ou physique), il faut entendre « identifier le client
(s’assurer de l’identité et de l’adresse physique) et réunir les informations nécessaires sur sa
personne et son profil (le type et la nature de ses affaires, les sources de ses fonds et de ses
actifs, ses partenaires, etc.).
Les banques doivent ainsi disposer des politiques et des procédures, relatives à la mise
à jour des profils de clients; qui peuvent ne pas rester constants.
Les informations ainsi obtenues sur un client donné, doivent être correctement
conservées, pendant dix ans après la clôture des comptes ou la cessation des relations avec un
client donné.
En République Démocratique du Congo, les documents requis avant d’établir une relation
d’affaire sont les suivants :
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VI.3. Revue des transactions
Dans le cadre de la lutte contre le blanchiment des capitaux, la gestion des comptes
bancaires nécessite une revue régulière des transactions ou opérations des clients de la banque.
Cette revue régulière des transactions des clients permet à la banque d’identifier les
transactions qui ne cadrent pas avec le profil du client, transactions qualifiées de suspectes.
Les banques ont l’obligation de déclarer les opérations réalisées même s’il a été
impossible de surseoir à leur exécution ou s’il n’est apparu que postérieurement à la réalisation
de l’opération que celle-ci portait sur des fonds suspects. Elles sont également tenues de
déclarer, sans délai, toute information tendant à renforcer le soupçon ou à l’infirmer.
S’il s’agit d’une déclaration faite téléphoniquement, elle doit être confirmée par écrit dans
les formes précisées ci-avant.
Dès qu’elle est saisie d’une déclaration de soupçon, la Cellule Nationale des
Renseignements Financiers en accuse réception.
Bien que tenu au secret professionnel, aucune poursuite pour violation du secret
professionnel ne peut être engagée contre les banques, ses dirigeants ou les agents de
conformité qui, de bonne foi, ont transmis les informations ou effectué les déclarations prévues
par les dispositions de la loi.
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Aucune action en responsabilité civile, pénale ou disciplinaire ne peut être intentée, ni
aucune sanction professionnelle prononcée contre les personnes ou les dirigeants et préposés
des banques qui, de bonne foi, ont transmis les informations ou effectué les déclarations prévues
par les dispositions de la loi, même si les enquêtes ou les décisions judiciaires n’ont donné lieu à
aucune condamnation.
VI.4. Sanctions
Les personnes morales autres que l’Etat, pour le compte ou au bénéfice desquelles une
infraction subséquente a été commise par l’un de leurs organes ou représentants, seront punies
d’une amende d’un taux égal au quintuple des amendes spécifiées pour les personnes
physiques, sans préjudice de la condamnation de ces dernières comme co-auteurs ou complices
de l’infraction.
Les personnes morales (banques, sociétés immobilières, cabinets d’audit, etc.) peuvent,
en outre, être condamnées :
à l’interdiction à titre définitif ou pour une durée de cinq ans au plus, d’exercer directement
ou indirectement certaines activités professionnelles ;
à la fermeture définitive ou pour une durée de cinq ans au maximum, de leurs
établissements ayant servi à commettre l’infraction ;
à la dissolution lorsqu’elles ont été créées pour commettre les faits incriminés ;
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au paiement des frais de publication de la décision par la presse écrite ou par tout autre
moyen de communication audiovisuelle.
Lorsque, par suite soit d’un grave défaut de vigilance, soit d’une carence dans
l’organisation des procédures internes de prévention du blanchiment, un établissement de crédit,
tout autre intermédiaire financier ou toute autre personne physique ou morale assujettie à la loi
portant lutte contre le blanchiment des capitaux et financement de terrorisme, aura méconnu
l’une des obligations qui lui sont assignées par ladite loi, l’autorité disciplinaire ou de contrôle
peut agir, d’office, dans les conditions prévues par les règlements professionnels et administratifs.
Dans ce cas, elle avise la Cellule Nationale des Renseignements Financiers des
procédures disciplinaires engagées et, au terme de celles-ci, des décisions qui les sanctionnent.
Seront punis de servitude pénale de 2 à 5 ans et d’une amende dont le maximum est égal
à trois fois le montant de la somme blanchie :
Les personnes et les dirigeants ou préposés des établissements de crédit qui auront
sciemment fait, au propriétaire des sommes ou à l’auteur des infractions visées audit
article, des révélations sur la déclaration qu’ils sont tenus de faire ou sur les suites qui lui
ont été réservées ;
Ceux qui auront sciemment détruit ou soustrait des registres ou documents dont la durée
de conservation est prévue dans la loi ;
ceux qui, ayant eu connaissance en raison de leur profession d’une enquête pour des
faits de blanchiment, en auront sciemment informé par tous moyens, la ou les personnes
visées par l’enquête ;
ceux qui auront communiqué, aux autorités judiciaires ou aux fonctionnaires compétents
pour constater les infractions d’origine et subséquentes, des actes ou documents qu’ils
savaient être tronqués ou erronés, sans les en informer ;
ceux qui auront communiqué des renseignements ou documents aux personnes non
autorisées ;
ceux qui n’auront pas procédé à la déclaration de soupçon, alors que les circonstances
de l’opération amenaient à déduire que les fonds pouvaient provenir d’une des
infractions.
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ANNEXE
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Répertoire d’instructions de la Banques Centrale du Congo
Numéro de
N° Intitulé Personnes Assujetties
l'INST/CIRC
Page 71 of 79
1. les banques ;
2. les coopératives d’épargne et de crédit
;
3. les caisses d’épargnes ;
4. les institutions financières spécialisées
Normes relatives à la lutte
;
12 15 contre le blanchiment de
5. les sociétés financières ;
capitaux.
6. autres intermédiaires financiers ; et
7. toute personne physique et morale qui,
dans le cadre de sa profession, réalise,
contrôle ou conseille des opérations
entrainant des dépôts, des changes, des
placements, des conversions ou tous
autres mouvements de capitaux.
1. les banques ;
2. les coopératives d’épargne et de crédit
Règles prudentielles
;
relatives à la classification et
13 16 3. les caisses d’épargnes ;
au provisionnement des
4. les institutions financières spécialisées
créances.
;
5. les sociétés financières.
1. les banques ;
2. les coopératives d’épargne et de crédit
Les règles prudentielles en ;
14 17 matière de contrôle interne 3. les caisses d’épargnes ;
et de conformité. 4. les institutions financières spécialisées
;
5. les sociétés financières.
Conditions d'agrément des
banques et de leurs
15 18 dirigeants ainsi que de Les banques
modification de leurs
situations statutaires.
Page 72 of 79
1. les banques ;
2. les coopératives d’épargne et de crédit
Dispositions relatives au
;
commissariat aux comptes
16 19 3. les caisses d’épargnes ;
des établissements de
4. les institutions financières spécialisées
crédit.
;
5. les sociétés financières.
Emission par adjudication
des Billets de Trésorerie de
17 20 Les banques
la Banque Centrale du
Congo.
1. les banques ;
gouvernement d'entreprises 2. les institutions financières spécialisées
18 21 dans les établissements de ;
crédit 3. les sociétés financières ;
4. les caisses d’épargnes.
1. les banques ;
2. les institutions financières spécialisées
19 22 La Gestion des Risques ;
3. les sociétés financières ;
4. les caisses d’épargnes.
1. les banques ;
2. les coopératives d’épargne et de crédit
L’exercice du pouvoir ;
20 23 disciplinaire de la Banque 3. les caisses d’épargnes ;
Centrale du Congo 4. les institutions financières spécialisées
;
5. les sociétés financières.
1. les banques ;
2. les coopératives d’épargne et de crédit
;
3. les caisses d’épargnes ;
21 36 La continuité d'activité
4. les institutions financières spécialisées
;
5. les sociétés financières, et
6. les institutions de micro finance.
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1. les banques ;
2. les coopératives d’épargne et de crédit
;
La fixation du taux effectif 3. les caisses d’épargnes ;
22 38
global, en abrégé "TEG" 4. les institutions financières spécialisées
;
5. les sociétés financières, et
6. les institutions de micro finance.
1. les banques ;
2. les coopératives d’épargne et de crédit
;
La gestion des plaintes de la 3. les caisses d’épargnes ;
23 39
clientèle 4. les institutions financières spécialisées
;
5. les sociétés financières, et
6. les institutions de micro finance.
1. les banques ;
2. les coopératives d’épargne et de crédit
;
la publication des conditions 3. les caisses d’épargnes ;
24 40
de banque 4. les institutions financières spécialisées
;
5. les sociétés financières, et
6. les institutions de micro finance.
Transport et transfert des
280
25 fonds en Monnaie Nationale Les banques agréées
(CIRCULAIRE)
et en devises étrangères.
Exportation et importation
physiques des billets de
282 banque libellés en monnaies
26 Les banques agréées
(CIRCULAIRE) étrangères et transport de
fonds sur le territoire
national.
Instructions administratives
relatives au prélèvement et
au versement de la Les banques agréées
27
redevance de contrôle de
change.
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Consignation des signes
28 Les banques agréées
monétaires.
29 Assurance séjour de fonds Les banques agréées
Déclaration des plafonds
30 d'encaisses couvertes par Les banques agréées
une police d'assurance.
Règlements des créances
31 Les banques agréées
d'Etat.
la modification de la section
5 des tarifs et conditions de
32
la Banque Centrale du
Congo.
instruction administrative
33 relative à la gestion des Les banques agréées
opérations de change.
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BIBSLIORPHIE
TEXTES DE BASE
Loi N°04/016/ du 19 Juillet 2004, portant « lutte contre les blanchement des capitaux et
financement de terrorisme ».
Banque Centrale du Congo (2019), l’instruction n°14 modification n°6 relative aux « normes
prudentielle de gestion ».
Banque Centrale du Congo (2006), l’instruction n°15 relative à la « lutte contre le blanchiment
des capitaux et financement du terrorisme ».
OUVRAGES DE REFERENCE
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J. MCMILAN, pourquoi les banques vont disparaitre, JCLattès, 2018
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TABLE DE MATIERE
AVANT-PROPOS............................................................................................................................................................... 1
INTRODUCTION ................................................................................................................................................................ 2
CHAPITRE I : NOTIONS DES BANQUES .......................................................................................................................... 3
I.1 DEFINITION DE LA BANQUE ........................................................................................................................................... 3
I.2 ROLE DES BANQUES.................................................................................................................................................... 4
I.3 CLASSIFICATION DES BANQUES ..................................................................................................................................... 4
I.3.1 Banques de dépôt.............................................................................................................................................. 4
I.3.2 Banques d’affaires ............................................................................................................................................. 5
I.3.3 Banques d’émission........................................................................................................................................... 5
I.3.4 Banque d’assurance ......................................................................................................................................... 5
I.3.5 Banques de crédit agricole................................................................................................................................. 5
I.4. AGREMENT DES BANQUES EN RD CONGO...................................................................................................................... 5
I.5. ROLE DE LA BANQUE CENTRALE VIS-A-VIS DES BANQUES COMMERCIALES .......................................................................... 6
CHAPITRE II : GESTION DES NORMES PRUDENTIELLES .............................................................................................. 8
II.1. CAPITAL MINIMUM ET FONDS PROPRES PRUDENTIELS .................................................................................................... 9
II.1.1 Fonds propres de base (Tiers 1) ..................................................................................................................... 10
II.1.2 Fonds propres complémentaires (Tiers 2)........................................................................................................ 12
II.2. Norme de la solvabilité...................................................................................................................................... 14
II.2.1. Risque de crédit............................................................................................................................................. 15
II.2.2 Risque de marché........................................................................................................................................... 20
II.2.4 Ratio de Levier .............................................................................................................................................. 23
II.3. NORME DE LA DIVISION DES RISQUES ......................................................................................................................... 23
II.4. NORME DE SURVEILLANCE DE LA POSITION DE CHANGE ................................................................................................ 25
II.5. NORME DE LA LIQUIDITE............................................................................................................................................ 29
II.6. NORME DE TRANSFORMATION A MOYEN ET LONG TERME ............................................................................................... 33
II.7. NORME DE LA LIMITATION DES PARTICIPATIONS............................................................................................................ 34
CHAPITRE III : GESTION DES CREDITS ........................................................................................................................ 36
III.1. TYPES DE CREDIT ................................................................................................................................................... 36
III.1.1 TYPES DE CREDIT SELON LA CATEGORIE DES EMPRUNTEURS ...................................................................................... 36
A. Crédits aux entreprises........................................................................................................................................ 36
A.1. Crédit d’investissement..................................................................................................................................... 37
A.2 Crédit d’exploitation ou de trésorerie .................................................................................................................. 37
A.3 Crédits à l'exportation/importation ...................................................................................................................... 37
A.4 Crédit-bail ......................................................................................................................................................... 37
B. CREDITS AUX PARTICULIERS ........................................................................................................................................ 38
B.1 Crédit à la consommation .................................................................................................................................. 38
B.2 Crédit immobilier ............................................................................................................................................... 38
B.3. Crédit-bail ........................................................................................................................................................ 38
III.1.2 TYPES DE CREDIT SELON LA DUREE DES PRETS......................................................................................................... 38
A. Le crédit à court terme.................................................................................................................................... 38
B. Le crédit à moyen terme ................................................................................................................................. 39
C. Crédit à long terme......................................................................................................................................... 39
III.2. CLASSIFICATION PRUDENTIELLE DES CREDITS............................................................................................................. 39
III.2.1. CREDITS SAINS.................................................................................................................................................... 41
III.2.2. CREDITS EN SOUFFRANCE..................................................................................................................................... 41
II.2.3 PROVISIONNEMENT DES CREANCES ET ATTENUATION DES RISQUES .............................................................................. 43
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CHAPITRE IV : STRUCTURE ORGANISATIONNELLE ET GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE DANS LES
ETABLISSEMENTS DE CREDIT...................................................................................................................................... 44
IV.1. GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE DANS UNE BANQUE.................................................................................................... 44
IV.1.1. Rôles des organes........................................................................................................................................ 45
V.2. Les directions opérationnelles dans une banque ............................................................................................... 49
IV.3. Prévention et gestion des conflits d’intérêts ...................................................................................................... 54
CHAPITRE V : GESTION DES RISQUES......................................................................................................................... 56
V.1. RISQUES LIES A L’ACTIVITE BANCAIRE ........................................................................................................................ 56
V.1.1 Risque de crédit ............................................................................................................................................. 56
V.1.2 Risque de marché .......................................................................................................................................... 57
V.1.3. Risque de taux d’intérêt ................................................................................................................................ 58
V.1.4. Risque de liquidité ........................................................................................................................................ 59
V.1.5. Risque opérationnel...................................................................................................................................... 59
V.1.6. Risque de réputation .................................................................................................................................... 59
V.2. GESTION DES RISQUES LIES A L’ACTIVITE BANCAIRE ..................................................................................................... 60
CHAPITRE VI : LES BANQUES FACE A LA LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT DES CAPITAUX............................... 62
VI.1. NOTIONS DE BLANCHIMENT DES CAPITAUX ................................................................................................................. 62
VI.2. PRINCIPE DE KNOW YOUR CUSTOMER « KWC » ........................................................................................................ 65
VI.3. REVUE DES TRANSACTIONS ..................................................................................................................................... 67
VI.4. SANCTIONS ........................................................................................................................................................... 68
ANNEXE .......................................................................................................................................................................... 70
REPERTOIRE D’INSTRUCTIONS DE LA BANQUES CENTRALE DU CONGO .................................................................................. 71
BIBSLIORPHIE................................................................................................................................................................ 76
TEXTES DE BASE....................................................................................................................................................... 76
OUVRAGES DE REFERENCE..................................................................................................................................... 76
PERIODIQUES ET SITES INTERNET .......................................................................................................................... 77
TABLE DE MATIERE....................................................................................................................................................... 78
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