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Analyse des fonctions f et g : corrigés d'exercices

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Analyse 1-PC- Corréction de la série 1 exo5 et exo6

Pr [Link]

Corrigé Exo5
La fonction f définie sur ]0, +∞[ par
r
1 p
f (x) = 1+ = u(x).
x
p
1) On sait que ( u(x))′ = u′ (x) √1 .
2 u(x)
on pose u(x) = 1 + 1
x sa dérivée est u′ (x) = − x12 .
Alors pour tout x ∈]0, +∞[
p 1 1
f ′ (x) = ( u(x))′ = −
x2 2 1 +
q
1
x

2)Pour x ∈]0, +∞[ on a f ′ (x) < 0 ceci implique que f est strictement décroissante ↘ sur ]0, +∞[.
3)Puisque f est strictement décroissante ↘ alors f est bijective de ]0, +∞[ vers J = f (]0, +∞[)

J = f (]0, +∞[) =] lim f (x); lim f (x)[


x→+∞ x→0+
r
1
lim+ f (x) = lim+ 1+ = +∞
x→0 x→0 x
r
1
lim f (x) = lim 1+ =1
x→+∞ x→+∞ x
D’où
J = f (]0, +∞[) =] lim f (x); lim f (x)[=]1 ; +∞[.
x→+∞ x→0+

4) a) On pose g(x) = f (x) − x, g est une fonction bien definie, continue et dérivable sur ]0, +∞[
et sa dérivée est

1 1
g ′ (x) = f ′ (x) − 1 = − −1 < 0 ∀x ∈]0, +∞[.
x2 2 1 +
q
1
x

Donc g est strictement décroissante ↘ sur ]0, +∞[.


Alors
g(]0, +∞[) =] lim g(x); lim+ g(x)[
x→+∞ x→0

avec
lim g(x) = lim+ f (x) − x = +∞ − 0 = +∞
x→0+ x→0

lim f (x) = lim f (x) − x = 1 − ∞ = −∞


x→+∞ x→+∞

D’où
g(]0, +∞[) =] lim g(x); lim g(x)[=] − ∞ ; +∞[.
x→+∞ x→0+

Par conséquent puisque 0 ∈ g(]0, +∞[) et g est bijective sur ]0, +∞[ vers g(]0, +∞[)
alors
∃!α ∈ ]0, +∞[ tel que g(α) = f (α) − α = 0.

1
√ √ √ √
De plus puisque g(1) = f (1) − 1 = 2 − 1 > 0 et g( 2) = f ( 2) − 2 < 0
√ √
alors d’après le théorème de valeurs intérmidière sur [1, 2] et l’unicité de α on a α ∈ ]1 ; 2[.
, b) D’après a) on a f (α) = α ceci implique que
r
1 1
1+ = α ⇒ 1+ = α2
α α

Alors
α+1
= α2 ⇒ α + 1 = α3 .
α
D’où α vérifie α3 − α − 1 = 0.
5) a) Pour tout x ∈]0, ∞[

1 1 1 1
|f ′ (x)| = + 2
q =+ q .
x 2 1+ 1 2 x2 1 + 1
x x

Pour tout x ∈ [1, ∞[ on a


r
2 1 1
1 < x 1+ ⇒ q <1
x x2 1 + 1
x

D’où
1 1 1
|f ′ (x)| = q < .
2 x2 1 + 1 2
x

b) Daprès théorème de ACC-Fini

c ∈]α, x[ (ou ]x, α[) tel que f (x) − f (α) = f ′ (c)(x − α)

D’où
1
|f (x) − f (α)| = |f ′ (c)| |(x − α)| ≤ |x − α|;
2
et puisque f (α) = α on obtient

1
|f (x) − f (α)| = |f (x) − α| ≤ |x − α|.
2

6) Soit la suite (Un ) telle que U0 = 1 et Un+1 = f (Un ), (∀n ∈ N )


a) Par recurence: Pour n = 0 U0 = 1 > 0 vrai.
On suppose que c’est vrai à l’ordre n.
Montrons que c’est vrai à l’ordre n + 1
En effet: On a l’hypothèse de recurence Un > 0 c’est à dire que Un ∈ ]0, +∞[ et puisque f est définie
sur ]0, +∞[ vers ]1 ; +∞[ alors Un+1 = f (Un ) > 1 > 0
Conclusion
∀n ∈ N Un > 0.

b) D’après 5)b en posant x = Un pour ∀n ∈ N on obtient

1
|f (Un ) − α| ≤ |Un − α|;
2

2
or Un+1 = f (Un ) d’où
1
|Un+1 − α| ≤ |Un − α|;
2
c) Par recurence:

Pour n = 0 on a |U0 − α| = |1 − α| or on sait que 1 < α < 2
ceci implique que
 0
√ 1
|U0 − α| = |1 − α| = α − 1 < 2−1<1= vrai
2
On supose que c’est à l’ordre n on vérifie à l’ordre n + 1
En effet: On a l’hypothèse de recurence
 n
1
|Un − α| < .
2

D’après 6)b et l’hypothèse de recurence, on obtient


 n  n+1
1 1 1 1
|Un+1 − α| ≤ |Un − α| < =
2 2 2 2

Conclusion  n
1
∀n ∈ N on a |Un − α| < .
2
1 n

d) Puisque 0 ≤ |Un − α| < 2 . on passe à la limite on obtient
 n
1
0 ≤ lim |Un − α| ≤ lim =0
n→+∞ n→+∞ 2

D’où
lim |Un − α| = 0 ⇒ lim Un = α
n→+∞ n→+∞

Corrigé Exo6.
sin(x)+cos(x)
1) Pour tout a ∈ R La fonction f telle que f (x) = 1+cos2 (x) est bien définie sur [a; a + 2 π]; on a
... f est continue sur [a; a + 2 π]
... f est dérivable sur ]a; a + 2 π[
sin(a+2π)+cos(a+2π) sin(a)+cos(a)
... f (a + 2π) = 1+cos2 (a+2π) = 1+cos2 (a) = f (a)
car sin(a + 2π) = sin(a) et cos(a + 2π) = cos(a)
Donc d’après le Théorème de Rolle

∃ c ∈ ]a; a + 2 π[ tel que f ′ (c) = 0.

2) Soit f une fonction continue sur [a, b] et dérivable sur ]a, b[,
on note
f (b) − f (a)
F (x) = f (x) − (x − a)
b−a
... F est continue sur [a, b]
f (b)−f (a)
... F est dérivable sur ]a, b[, et sa dérivée est F ′ (x) = f ′ (x) − b−a

3
f (b)−f (a)
... F (a) = f (a) et F (b) = f (b) − b−a (b − a) = f (a),
donc F (a) = F (b)
D’où, d’après le théorème des Acc-Fini

∃ c ∈]a, b[, tel que F ′ (c) = 0,

on a
f (b) − f (a)
F ′ (c) = f ′ (c) − =0
b−a
f (b)−f (a)
Ceci implique que f ′ (c) = b−a .
3) Soit f une fonction continue sur [0, 1] et dérivable sur ]0, 1[, telle que

f (0) = f (1) − 1.

On remarque que
f ′ (c) 4 4c
= 2 ⇔ f ′ (c) = .
c (c + 1)2 (c2 + 1)2
Le problème revient à chercher l’existance d’un réel c ∈]0, 1[, tel que

4c
f ′ (c) − =0
(c2 + 1)2
2
En effet: On pose g(x) = f (x) + x2 +1

... g est continue sur [0, 1]


... g est dérivable sur ]0, 1[, et sa dérivée est g ′ (x) = f ′ (x) − 4x
(x2 +1)2
2
... g(1) = f (1) + 12 +1 = f (1) + 1
et g(0) = f (0) + 2 = f (1) − 1 + 2 = f (1) + 1, car f (0) = f (1) − 1
donc g(1) = g(0).
Par conséquent g vérifie les hypothèses du Théorème de Rolle sur [0, 1] alors

∃ c ∈]0, 1[, tel que g ′ (c) = 0

4c
g ′ (c) = f ′ (c) − =0
(c2 + 1)2
Ceci implique que
4c 4c
f ′ (c) − =0 ⇔ f ′ (c) = .
(c2 + 1)2 (c2 + 1)2
4) Soit f la fonction définie sur R∗ par f (x) = exp( x1 )
a) ∀x > 0 fixe f est continue sur [x, x + 1] et f est dérivable sur ]x, x + 1[ et sa dérivée est

1 1
f ′ (t) = − exp( )
t2 t

alors d’après le théorème des Acc-Fini


∃ c ∈]x, x + 1[, tel que

1 1
f (x + 1) − f (x) = (x + 1 − x) f ′ (c) = f ′ (c) = − exp( )
c2 c
1 1
f (x) − f (x + 1) = + exp( )
c2 c

4
b) Puisque c ∈]x, x + 1[, on a x < c < x + 1 d’où
1 1 1
< < (•).
x+1 c x
— On applique exp sur l’inégalité (•) ci dessus on obtient
     
1 1 1
i) exp < exp < exp
x+1 c x
— De plus, on éleve la même inégalité (•) au carré on obtient
1 1 1
ii) 2
< 2 < 2
(x + 1) c x
— Puis en multipliant i) par ii) on obtient
     
1 1 1 1 1 1
2
exp < 2
exp < 2
exp
(x + 1) x+1 c c x x
puisque      
1 1 1 1
f (x) − f (x + 1) = exp − exp = + 2 exp
x x+1 c c
Alors on a        
1 1 1 1 1 1
exp < exp − exp < 2 exp
(x + 1)2 x+1 x x+1 x x
En multipliant l’inégalité ci dessus par x2 > 0 on obtient
x2 x2
        
1 2 1 1 1
2
exp < x exp − exp < 2 exp
(x + 1) x+1 x x+1 x x
Puis en passant à la limite on obtient
x2

1
lim exp = 1 exp(0) = 1
x→+∞ (x + 1)2 x+1

x2
 
1
lim exp = 1 exp(0) = 1
x→+∞ (x)2 x
d’où     
1 2 1
1 ≤ lim x exp − exp ≤ 1
x→+∞ x x+1
    
1 1
lim x2 exp − exp =1
x→+∞ x x+1
Attention: Lorsque on passe à la limite les inégalitées strictes (<, >) deviennent larges (≤, ≥).

5) Pour ∀x > 0 on a
1 x+1
ln(1 + ) = ln( ) = ln(x + 1) − ln(x).
x x
D’après le théorème des Acc-Fini sur la fonction ” ln ” défine sur [x, x + 1] pour x > 0
∃ c ∈]x, x + 1[, tel que
1 1
ln(1 + ) = ln(x + 1) − ln(x) = (x + 1 − x) ln′ (c) =
x c
Or puisque c ∈]x, x + 1[, on a x < c < x + 1 d’où
1 1 1
< < .
x+1 c x

5
ceci implique que
1 1 1 1
< ln(1 + ) = < . (⋆)
x+1 x c x
b) On multiplie par x > 0 l’inégalité (⋆) ci dessus on obtient
   x
x 1 1 x
< x ln 1 + = ln 1 + < = 1.
x+1 x x x

Puis on compose par la fonction exp on obtient


   x
x 1
exp < exp ln 1 + < exp(1) = e.
x+1 x

d’où    x
x 1
exp < 1+ < exp(1) = e.
x+1 x
En passant à la limte on a  
x
lim exp = exp(1) = e
x→+∞ x+1
par conséquent    x
x 1
e = lim exp ≤ lim 1+ ≤ exp(1) = e.
x→+∞ x+1 x→+∞ x
D’où  x
1
lim 1+ = e.
x→+∞ x

6
Exercice 1

Exercice 2 Calculer

a) DL32 x b) DL3π2 ln(sin x).

corrigé
a) On pose x = 2 + h, d’où
r  2  3 !
√ √
h √ 1h 1 h 1 h 3
2+h = 2 1+ = 2 1+ − + + o(h )
2 22 8 2 16 2
√ √ √
√ 2 2 2 2 3
= 2+ h− h + h + o(h3 ).
4 32 128

En revenant à x, on a
√ √ √
√ √ 2 2 2 2
x= 2+ (x − 2) − (x − 2) + (x − 2)3 + o((x − 2)3 )
4 32 128

Faire bien attention que le développement s’exprime en fonction de (x − 2)

Remarque: La fonction et bien continue et derivable en x = 2


alors on peut deduire l’équation de la tangente en x = 2

√ 2
Y = 2+ (x − 2)
4

ainsi la position de la courbe par rapport à Y on a − 322 (x − 2)2 ≤ 0 ceci implique que Cf est au
dessous de la tangente Y.

b) On a sin( π2 ) = 1 et ln est de C ∞ au voisinage de 1, donc f admet un développement limité à


n’importe quel ordre. On pose
π π
t=x− ⇔ x=t+
2 2
π t2 U2
f (x) = ln(sin(t + )) = ln(cos(t)) = ln(1 − + 0t3 + o(t3 )) = ln(1 + U ) = U − + o(U 2 )
2 2 2
Avec
t2
U =− + 0t3 + o(t3 ), U 2 = o(t3 ) et o(U 2 ) = o(t3 )
2
D’où
U2 t2
f (x) = U − + o(U 2 ) = − + o(t3 )
2 2
π
puis on remplace t = x − 2 on obtient

(x − π2 )2 π
DL3π2 ln(sin x) = − + o((x − )3 )
2 2

Faire bien attention que le développement s’exprime en fonction de (x − π2 )

Exercice 3 Calculer les limites suivantes


2
ex − cos x ln(1 + x) − sin x
a) lim , b) lim ,
x→0 x2 x→0 x

7
1
(1 + 3x) 3 − 1 − sin x 1
c) lim d) lim (arctan x) x2 .
x→0 1 − cos x x→0

corrigé
a) On a
2 x4 x2 x4
ex = 1 + x2 + + o(x4 ) et cos x = 1 − + + o(x4 )
2! 2! 4!
On s’aperçoit qu’en fait un dl à l’ordre 2 suffit :
2 x2 3
ex − cos x = (1 + x2 + o(x2 )) − (1 − + o(x2 )) = x2 + o(x2 )
2! 2
Ainsi 2
ex − cos x 3
= + o(1)
x2 2
(où o(1) désigne une fonction qui tend vers 0) et donc
2
ex − cos x 3
lim = .
x→0 x2 2
b) On sait que
x2 x3 x3
ln(1 + x) = x − + + o(x3 ) et sin x = x − + o(x3 ).
2 3 3!
Les dl sont distincts dès le terme de degré 2 donc un dl à l’ordre 2 suffit :
ln(1 + x) − sin x x
= − + o(x)
x 2
et ainsi
ln(1 + x) − sin x
lim = 0.
x→0 x
c)Effectuons le DL à l’ordre 2 : comme
α(α − 1) 2
(1 + x)α = 1 + αx + x + o(x2 )
2
alors
1 1
1 1 ( − 1)
(1 + 3x) 3 = 1 + 3x + 3 3 (3x)2 + o(x2 ) = 1 + x − x2 + o(x2 )
3 2
x2
sin x = x + o(x2 ) et cos x = 1 − + o(x2 )
2
Ainsi 1
(1 + 3x) 3 − 1 − sin x −x2 + o(x2 ) −1 + o(1)
= x2 =
1 − cos x 2
2 + o(x )
1/2 + o(1)
Donc 1
(1 + 3x) 3 − 1 − sin x
lim = −2
x→0 1 − cos x
d) Nous utiliserons que
   
1 1 1
(arctan x) x2 = exp ln(arctan x) = exp ln(x + o(x))
x2 x2
car arctan x = x + o(x).
Mais lorsque
x → 0+ on a ln(x + o(x)) → −∞ et x2 → 0

8
donc:
1 1
lim ln(arctan x) = lim 2 ln(x + o(x)) = −∞.
x→0 x2 x→0 x

Composé avec l’exponentielle on trouve :


1
lim (arctan x) x2 = 0
x→0

Exercice 4 Pour x ∈ R, on pose f (x) = x exp(x2 ).


1) Démontrer que f réalise une bijection de Rsur R.
2) Justifier que f −1 admet un développement limité à l’ordre 5 en 0.
3) Donner ce développement limité.

f −1 (y) = ay + by 3 + cy 5 + o(y 5 ).

Corrigé
Pour x ∈ R, on pose f (x) = x exp(x2 ).

1) La fonction f est dérivable sur R et sa dérivée est f ′ (x) = (2x2 + 1) exp(x2 ) > 0.
En particulier, f est strictement croissante. De plus,

lim f (x) = −∞ et lim f (x) = +∞.


x→−∞ x→+∞

Puisque f est de plus continue, f réalise une bijection de R sur R.


2) f ′ ne s’annulant pas, on en déduit que f −1 est de classe C ∞ , et donc admet un développement
limité à tout ordre en 0.
On remarque d’abord que f −1 (0) = 0. Écrivons le DL50 de f −1 en 0 sous la forme on remarque bien
que f est fonction impaire d’où f −1 est aussi impaire par conséquent f −1 admet un DL50 de la forme

f −1 (y) = ay + by 3 + cy 5 + o(y 5 ).

On a de plus
1
DL50 f (x) = x + x3 + x5 + o(x5 ).
2
Posons
1
y = f (x) = x + x3 + x5 + o(x5 ).
2
On a alors
1
y = x + x3 + x5 + o(x5 )
2
y2 = x2 + 2x4 + o(x5 )

y3 = y.y 2 = x3 + 3x5 + o(x5 )

y4 = x4 + o(x5 )

y5 = x5 + o(x5 ).

Il vient puisque
y = f (x) ⇔ x = f −1 (y)

9
on obtient
a
x = f −1 (y) = f −1 (f (x)) = ax + (a + b)x3 + ( + 3b + c)x5 + o(x5 ).
2
Mais, puisque
f −1 (f (x)) = x = x + o(x5 ).

Par unicité des développements limités, on en déduit que

a 5
a = 1, a+b=0 et + 3b + c = 0 ⇒ a = 1, b = −1 et c= .
2 2

On obtient finalement le DL50 suivant pour la fonction f −1 :

5
f −1 (y) = y − y 3 + y 5 + o(y 5 ).
2

Exercice 5
S
Exercice 6 Soit f l’application de Df =]1, 1[ ]1, +∞[ dans , définie pour tout x ∈ Df par :

1+x
f (x) = (x2 − 1) ln| |
1−x

1. Donner le développement limité de f, à l’ordre 3, dans un voisinage de 0.


En déduire que le graphe de f admet une tangente (T ) au point d’abscisse 0.
Donner une équation cartésienne de (T ) et préciser la position du graphe par rapport à T ).
2. En utilisant un développement asymptotique de f on +∞ démontrer que le graphe de f admet une
asymptote (A).
Donner une équation cartésienne de (A) et préciser la position du graphe de f par rapport à (A).
Corrigé
1.
1+x
f (x) = (x2 − 1) ln| | = (x2 − 1)[ln|1 + x| − ln|1 − x|]
1−x
Au voisinage de 0,

x2 x3 x2 x3
f (x) = (x2 − 1)[ln(1 + x) − ln(1 − x)] = (x2 − 1)[x − + + o(x3 )(−x − − + o(x3 ))]
2 3 2 3
2x3 2x3 4x3
= (x2 − 1)[2x + o(x3 )] = x3 x2x − + o(x3 ) = −2x + + o(x3 ).
3 3 3
Une équation de la tangente en 0 est y = 2x, et comme

4x3 4x3
f (x) − (2x) = + o(x3 ) = [1 + o(1)]
3 3
4x3
est du signe de 3 car [1 + o(1)] ≥ 0 lorsque x est proche de 0.
Si x > 0 la tangente est au dessous de la courbe.
Si x < 0 la tangente est au dessus de la courbe.
2) On pose t = 1/x,

1 1 + 1t 1 − t2 1+t
t 1 − t2 1 + t
f (1/t) = ( − 1) ln| | = ln| | = ln
t2 1 − 1t t2 1−t
t
t2 1−t

10
Lorsque x → +∞, t → 0 et au voisinage de 0,
1 − t2 1 + t 1 1+t 1 4t3 2 4t
2
ln = − 2 (t2 − 1) ln = − 2 [−2t + + o(t3 ) = − + o(t)
t 1−t t 1−t t 3 t 3
en remplace par t = 1/x

4 1
f (x) = 2x − + o( )
3x x
On trouve le développement limité généralisé en 0 d’ordre 1 à l’aide du 1).
−4 1
lim + o( ) = 0
x→+∞ 3x x
donc la droite d’équation Y = −2x est asymptote à la courbe.
−4 −4
Comme f (x) − Y = 3x + o( x1 ) = 3x (1 + o(1)) < 0 est strictement négatif lorsque x → +∞, la
courbe est au dessus de l’asymptote.

Exercice 7 On consdère les fonctions


1
f (x) = √ arcsin x et g(x) = (arcsin x)2
1 − x2
Calculer DL50 f puis en déduire DL50 g.
corrigé
Calculons DL50 f
On sait que
1 x3 3 x5
+ +o x5

arcsin x = x + +
2 3 8 5
1
arcsin′ x = √
1 − x2
1 x2 3
+ x4 + 0.x5 + o x5

√ =1+
1−x 2 2 8
D’où, on obtient
1 x3 3 x5 x2
   
1 5
 3 4 5 5

arcsin x √ = x+ + +o x 1+ + x + 0.x + o x
1 − x2 2 3 8 5 2 8
x3 3 5 1 3 1 3 5
+ x + x + ( + ) x + o x5

=x+
2 8 6 12 40
2 3 8 5 5

=x+ x + x +o x
3 15
Par conséquent puisque g ′ (x) = 2f (x) en integrant DL50 g ′ = 2f on obtient
1 2 8 2 8
DL60 g(x) − g(0) = 2 ( x2 + x4 + x6 + o x5 ) = x2 + x4 + x6 + o x5
 
2 12 90 6 45
or g(0) = 0 d’où
2 8
DL60 g(x) = x2 + x4 + x6 + o x5

6 45
Exercice 8 .
1Donner un equivalent de f au voisinage de +∞

q p 
f (x) = x x2 + x4 + 1 − x 2

11
corrigé
Posons x = 1/t alors t ∼ 0 lorsque x = +∞
s 
1 √ 
r
1 1 2 1 4
f (x) = f (1/t) = ( ) + ( ) +1−( ) 2
t t t t

1 √
 q 
1 1 p
f (x) = f (1/t) = ( ) 1+ 1 + t4 − ( ) 2
t t t


q 
1 p
f (x) = f (1/t) = ( )2 4
1+ 1+t − 2
t
on a
1 p
1 + t4 = 1 + t4 + o(t4 )
2
√ √
q r r
p 1 4 1 1
1 + 1 + t = 1 + 1 + t + o(t ) = 2 1 + t4 + o(t4 ) = 2 (1 + t4 + o(t4 ))
4 4
2 4 8
D’où
!
√ √ 1 2 √ √
r  
1 1 4 1 4
f (x) = f (1/t) = ( )2 2 4
1 + t + o(t ) − 2 = ( ) 4
2 (1 + t + o(t )) − 2
t 4 t 8

√ √ 1
 
1 2
f (x) = 2 t + o(t2 ) = 2 t2 (1 + o(1))
8 8
par conséquent
√ 1 1
f (x) = 2 (1 + o(1)) car t = 1/x
8 x2
d’où
√ 1 1
f (x) ∼ 2 au voisinage de + ∞
8 x2

12
Exercice 9 Etude de la convergence et calcul de l’integrale:

∞ ∞
2t2 + 1
Z Z
a) I1 = dt = f (t)dt Df = [0, +∞[
0 (t2 + 1)2 0

Etude de la convergence
Au voisinage +∞ on a

2t2 + 1 2
f (t) = ∼ 2 = g(t) (au voisinage de + ∞)
(t2 + 1)2 t +1
R∞ R∞
consequence 0
f (t)dt et 0
g(t)dt ont même nature.
Or Z ∞ Z ∞
2
g(t)dt = dt = [arctg(t)]+∞
0 = 2π/2 converge
0 0 t2 +1
R∞ 2t2 +1
Donc I1 = 0 (t2 +1)2 dt converge aussi.
Calcul de I1 :

∞ ∞ Z +∞
2t2 + 1 2t2 + 2 − 1
Z Z
2 1
I1 = dt = dt = [ 2 − 2 dt
0 (t2 + 1)2 0
2
(t + 1) 2
0 t + 1 (t + 1)2
∞ Z +∞ Z +∞
2t2 + 1
Z
+∞ 1 1
I1 = 2 2
dt = 2[arctg(t)]0 − 2 2
dt = π − dt
0 (t + 1) 0 (t + 1) 0 (t + 1)2
2

or d’après le cours on a pour tout n si:


Z
1
Gn (t) = dt
(t2 + 1)n

on a la relation de recurence suivante

2n − 1
Z
1 1 t
Gn+1 (t) = 2 n+1
dt = 2 n
+ Gn (t)
(t + 1) 2n (t + 1) 2n

alors pour n = 1 on a

2.1 − 1
Z
1 1 t
G1+1 (t) = G2 (t) = dt = + G1 (t)
(t2 + 1) 2 2
2.1 (t + 1) 1 2.1
Z
1 1 t 1
G2 (t) = dt = + arctg(t) + cte car G1 (t) = arctg(t) + cte
(t2 + 1)2 2 (t2 + 1)1 2
Conséquence Z +∞
1 1 t 1
dt = [ + arctg(t) + cte]+∞
0 = π/4
0 (t2 + 1) 2 2
2 (t + 1) 1 2
Conclusion:
Z ∞ Z +∞ Z +∞
2t2 + 1 +∞ 1 1
I1 = 2 2
dt = 2[arctg(t)]0 − 2 2
dt = π − dt = π − π/4 = 3π/4
0 (t + 1) 0 (t + 1) 0 (t + 1)2
2

13
1
Z r
t
b) Etude de I2 = dt surDf = [0, 1[
0 1−t
Etude de la convergence
Au voisinage 1 on a
r r
t 1
f (t) = ∼ = g(t) (au voisinage de 1)
1−t 1−t
R1 R1
conséquence 0
f (t)dt et 0
g(t)dt ont même nature. Or
Z 1 Z 1r
1 √
g(t)dt = dt = [−2 1 − t]10 = 2 converge.
0 0 1−t
Conséquence
1
Z r
t
I2 = dt converge.
0 1−t
Calcul de I2 :
On pose le changement suivant
r
t t u2
0≤u= ⇒ u2 = ⇒ t= 2
1−t 1−t u +1
dt 2u(u2 + 1) − 2uu2 2u
= ⇒ dt = 2 du
du (u2 + 1)2 (u + 1)2
en plus si t = 0 on a u = 0 et si t → 1− on a u → +∞
D’où
1 +∞
Z r Z
t 2u
I2 = dt = u du
0 1−t 0 (u2 + 1)2
I.P.P on obtient
Z +∞ +∞
−1 +∞ −1
Z
2u π
I2 = u du = [u 2 ] − 1. = 0 + [arctg(u)]+∞ =
0
2
(u + 1) 2 u +1 0 0 (u2 + 1) 0
2

Z +∞
1
c) I3 = dt sur ]0, +∞[
0 t(t + 1)
Relation de Chasles on a Z 1 Z +∞
1 1
I3 = dt + dt
0 t(t + 1) 1 t(t + 1)
Au voisinage de 0 on a
1 1
f (t) = ∼ = g(t) (au voisinage de 0).
t(t + 1) t
R1 R1
Conséquence 0
f (t)dt et 0
g(t)dt ont même nature, or
Z 1 Z 1
1
g(t)dt = dt = +∞ Diverge
0 0 t
R1
Donc 0
f (t)dt diverge aussi.
Conclusion l’intégrale principale I3 diverge aussi.
Remarque: C’est plus la peine d’etudier la convergence du second terme de la somme l’inégrale
R +∞ 1
1 t(t+1) dt.

14
Exercice 10 Etude de la convergence de I

+∞
esinx
Z
1) Etude de I1 = dx
1 x
On sait que
e−1 esinx
−1 ≤ sinx ⇒ 0 ≤ e−1 ≤ esinx ⇒ 0 ≤ g(t) = ≤
x x
Or puisque
+∞ +∞ +∞
e−1
Z Z Z
g(t)dt = = +∞ ≤ f (t)dt diverge
1 1 x 1
R +∞
alors I3 = 1
f (t)dt = +∞ diverge aussi.

Z 4
1
2) Etude de I2 = √ dt sur ] − 2, 4[
−2 −t2 + 2t + 8
on a Z 4
1
I2 = p .
−2 9 − (t − 1)2
Ensuite on pose
u=t−1 → du = dt

si t = −2 → u = −3 si t = 4 → u = 3

D’où Z 3 Z 3
1 1
I2 = √ du = du
3 1 − ( u3 )2
p
−3 9 − u2 −3
u
en posant y = 3 on btient
Z 3 Z 3 Z 1
1 1 1
I2 = √ du = du = dy = [arcsin(y)]1−1 = π
3 1 − ( u3 )2
p p
−3 9 − u2 −3 −1 1 − y2

donc I2 converge.

Z 1
3) Etude de I3 = tt−1 dt.
0

On écrit
1 (t ln(t))
f (t) = tt−1 = e(t−1) ln(t) = e(t ln(t)−ln(t)) = e(t ln(t)) e− ln(t) = e .
t
Au voisinage de x = 0 on

1 (t ln(t)) 1
f (t) =
e ∼ = g(t) (au voisinage de 0) (car t ln t → 0 t → 0).
t t
R1 R1
Conséquence 0 f (t)dt et 0 g(t)dt ont même nature, or
Z 1 Z 1
1
g(t)dt = dt = +∞ diverge.
0 0 t
R1
Donc I3 = 0
tt−1 dt diverge aussi.

15
Exercice 11 Etudier la convergence de I :

Z +∞ Z +∞
1 −t2 2
1) Etude de I1 == te (t sin(t) − cos( ))dt = f (t)dt
0 t 0
R +∞
On montre que I1 est absolument convergente c’est à dire 0 |f (t)|dt est convergente.
En effet:
2 1
f (t) = te−t (t2 sin(t) − cos( ))
t
On sait que |sin(t)| ≤ 1 et |cos(1/t)| ≤ 1 alors

2 1 2 1 2
0 ≤ |f (t)| = |te−t (t2 sin(t) − cos( ))| ≤ te−t (t2 |sin(t)| + |cos( )|) ≤ te−t (t2 + 1) = g(t)
t t
R +∞ R +∞
Conséquence si 0 g(t)dt converge alors 0 |f (t)|dt converge.
En utilisant IPP on obtient
Z +∞ +∞ 2 +∞
−e−t 2
Z Z
−t2 2
g(t)dt = te 2
(t + 1)dt = [ (t + 1)]+∞
0 + te−t dt
0 0 2 0

+∞ 2 2
−e−t 2 −e−t +∞
Z
1 1
(t + 1)]+∞
g(t)dt = [ 0 +[ ]0 = 0 + + 0 + = 1 converge.
0 2 2 2 2
R +∞ R +∞
On endéduit 0 |f (t)|dt converge ceci implique que 0 f (t)dt converge absolument.
D’où I1 converge.

Z +∞
sin(t) −t
2) Etude de I2 = e dt
0 t
On montre que I2 converge absolument.
En effet: On pose

sin(t)
g(t) = si t ̸= 0 et g(0) = 1 si t = 0.
t

la fonction g est continue sur [0, +∞[ et puisque lim g(t) = 0 alors g et bornée sur [0, +∞[
t→+∞
c’est à dire ∃M > 0 : |g(t)| ≤ M pour tout t ∈ [0, +∞[.
Conséquence Z +∞ Z +∞
sin(t) −t
0 ≤ | e |dt ≤ M e−t dt = M [−e−t ]+∞
0 =M1
0 t 0
R +∞ R +∞
Ceci implique que 0
| sin(t) −t
t e |dt converge donc I2 = 0
sin(t) −t
t e dt converge absolument.
Conclusion: I2 est convergente.

Exercice 12 Etudier la convergence les intégrales Iα et Jα suivant α.

Z +∞ Z +∞
α −t 1
Iα = t e dt et Jα = dt
0 0 tα (t + 1)

16
A) Etude de Iα

Z +∞ Z 1 Z +∞
α −t α −t
Iα = t e dt = t e dt + tα e−t dt
0 0 1

On pose
f (t) = tα e−t

i) Au voisinage de x = 0 on a

f (x) = tα e−t ∼ tα = g(t) (au voisinage de x = 0).


R1 R1
Conséquence 0
f (t)dt et 0
g(t)dt ont même nature, or
Z 1 Z 1 Z 1
α 1
g(t)dt = t dt = dt
0 0 0 t−α

converge si α > −1; diverge si α ≤ −1.

D’où Z 1
tα e−t dt converge si α > −1; diverge si α ≤ −1.
0
R +∞
ii) Au voisinage +∞: On etudie 1
tα e−t dt.
t
On pose h(t) = tα e− 2 la fonction h est continue ,≥ 0 sur [1, +∞[;
t
en plus on a lim tα e− 2 = 0 ∀α ∈ R.
t→+∞
Ceci implique que h est bornée sur [1, +∞[ c’est à dire ∃M > 0 : ≤ h(t) ≤ M
Par conéquent on a
Z +∞ Z +∞ Z +∞
α −t α − 2t − 2t t
0≤ t e dt = t e e dt = h(t) e− 2 dt
1 1 1
Z +∞ Z +∞ Z +∞
t t t 1
0≤ tα e−t dt = h(t) e− 2 dt ≤ M e− 2 dt = M [−2e− 2 ]+∞
1 = 2M e− 2
1 1 1
R +∞ α −t
Donc 1
t e dt converge pour tout α ∈ R.
Conclusion: En tenant compte de i) et ii) on a
Z +∞ Z 1 Z +∞
α −t α −t
Iα = t e dt = t e dt + tα e−t dt
0 0 1

converge si α > −1; diverge si α ≤ −1.

Etude de Jα

Z +∞ Z 1 Z +∞
1 1 1
B) Jα = α
dt = α
dt + dt
0 t (t + 1) 0 t (t + 1) 1 tα (t + 1)
j) Au voisinage de x = 0 on a

1 1
f (t) = ∼ α = g(t) (au voisinage de x = 0).
tα (t + 1) t

17
R1 R1
conséquence 0
f (t)dt et 0
g(t)dt ont même nature, or
Z 1 Z 1
1
g(t)dt = dt converge si α < 1; diverge si α ≥ 1.
0 0 tα

jj) Au voisinage de x = +∞ on a

1 1
∼ α+1 = h(t)
f (t) = (au voisinage de + ∞).
tα (t + 1) t
R∞ R∞
Conséquence 1 f (t)dt et 1 h(t)dt ont même nature, or

Z ∞ Z ∞
1
h(t)dt = dt converge si α + 1 > 1; diverge si α + 1 ≤ 1.
1 1 tα+1
D’où Z ∞ Z +∞
1
f (t)dt = dt converge si α > 0; diverge si α ≤ 0.
1 1 tα (t + 1)
Conclusion: D’après j) et jj) on obtient alors:
Z +∞
1
jα = α (t + 1)
dt converge si et seulement si α ∈]0, 1[.
0 t

18
Univérsité Chouaib Doukkali
Faculté des sciences El jadida

Corréction de Exercice.5 et Exercice.6 de la série 2


R
Exercice 13 Chercher Df de f (t)dt puis la calculer


x x
f (t) = √ √ son Df = [0, 1]
1+x+ 1−x
On travaille sur ]0, 1[ en multipliant par le conjugé on obtient

1√ √ √ 1 p p
f (t) = x( 1 + x − 1 − x) = ( x + x2 − x − x2 ).
2 2
R√ R√
il suffit de calculer A = x + x2 dx et B = x − x2 dx. on a
Z p Z r Z
1 1 1 p
x + x2 dx = (x + )2 − dx = (2x + 1)2 − 1 dx
2 4 2

Ensuite on pose le changement de variable

1
(2x + 1) = ch(t) t = argch(2x + 1) et dx = sh(t) dt
2

alors Z p Z Z
2
1 p 2
1 p 1
x + x dx = (2x + 1) − 1dx = (ch(t))2 − 1 sh(t) dt
2 2 2
p
or (ch(t))2 − 1 = sh(t)

alors
ch(2t) − 1 ch(2t) − 1
Z p Z Z
1 1
x + x2 dx = (sh(t))2 dt = dt car sh2 (t) =
4 4 2 2
ch(2t) − 1
Z p Z
1 1 1
x + x2 dx = dt = [ sh(2t) − t] + cte
4 2 8 2
Z p
1 1 1 1
A= x + x2 dx = [ sh(2t) − t] + cte = [ sh(2argch(2x + 1)) − argh(2x + 1)] + cte
8 2 8 2

Pour Z p Z r Z
2
1 2 1 1 p
B= x − x dx = −(x − ) + dx = 1 − (2x − 1)2 dx
2 4 2
Ensuite on pose le changement de variable

(2x − 1) = cos(t) avec t ∈ [0, π]

1
t = arccos(2x − 1) et dx = − sin(t) dt
2
alors
−1
Z p Z Z
1 p 1 p
x − x2 dx = 1 − (2x − 1)2 dx = 1 − cos2 t sin(t) dt
2 2 2
p
or (1 − cos(t))2 = sin(t) ≥ 0 cart ∈ [0, π]

19
alors
1 − cos(2t)
Z p Z Z
1 1
x − x2 dx = − (sin(t))2 dt = − dt
4 4 2
1 − cos(2t)
car sin2 (t) =
2
1 − cos(2t)
Z p Z
1 1 1
x − x2 dx = − dt = − [t − sin(2t)] + cte
4 2 8 2
Ensuite on remplace t = arccos(2x − 1) on obtient
Z p
1 1
x − x2 dx = − [arccos(2x − 1) − sin(2arccos(2x − 1))] + cte
8 2

Remarque: On peut simplifier l’expression de sin(2arccos(2x−1)) en utilisant les formule trigonometrique:


sin2a = 2sina cosa.
On pose a = arccos(2x + 1) on a:

sin(2arccos(2x − 1)) = 2sin(arccos(2x − 1))cos(arccos(2x − 1))

or cos(arccos(2x − 1)) = 2x − 1
p p
et sin(arccos(2x − 1)) = 1 − (cos(arccos(2x − 1))2 = 1 − (2x − 1)2 0

On obtient
p
sin(2arccos(2x − 1)) = 2(2x − 1) 1 − (2x − 1)2

D’où Z p
1 1 p
x − x2 dx = − [arccos(2x − 1) − 2(2x − 1) 1 − (2x − 1)2 ] + cte
8 2
A titre d’exo Vous pouver simplifier l’expression de sh(2argch(2x + 1)) et on conclut. Conclusion:
Z p
1 1 1 1
A= x + x2 dx = [ sh(2t) − t] + cte = [ sh(2argch(2x + 1)) − argh(2x + 1)] + cte
8 2 8 2
Z p
1 1 p
B= x − x2 dx = − [arccos(2x − 1) − 2(2x − 1) 1 − (2x − 1)2 ] + cte
8 2
1
f (t) = (A − B).
2

Exercice 14 Calculer Z r
x−1
dx
x−2
On pose r
x−1 x−1 2t2 − 1
0≤t= ⇒ t2 = ⇒ x= 2
x−2 x−2 t −1
4t(t2 − 1) − 2t(2t2 − 1) −2t
dx = 2 2
dt = 2 dt
(t − 1) (t − 1)2
D’où Z r
x−1 −2t
Z
dx = t dt
x−2 (t2 − 1)2
En utilisant IPP on obtient:
Z r Z  ′
x−1 −2t
Z
1
dx = t 2 dt == t dt
x−2 (t − 1)2 (t2 − 1)

20
Z r
x−1
Z
1 1
dx = [t 2 ]− 1 2 dt
x−2 t −1 t −1
Z r
x−1
Z
1 1 1 1
dx = [t 2 ]− [ − ] dt + cte
x−2 t −1 2 t−1 t+1
on obtient Z r
x−1 1 1
dx = [t 2 ] − [ln(t − 1) − ln(t + 1)] + cte
x−2 t −1 2
1 1 (t − 1)
= [t 2 ] − [ln ] + cte
t −1 2 (t + 1)
q
x−1
On remplace par t = x−2 on obtient
q
x−1
x−2 − 1
Z r r
x−1 x−1 1 1
dx = [ q ] − ln q + cte
x−2 x − 2 ( x−1 )2 − 1 2 x−1
x−2 x−2 + 1
q
x−1
x−2 − 1
Z r r
x−1 x−1 1
dx = [ (x − 2)] − ln q + cte
x−2 x−2 2 x−1
+1 x−2
q
x−1
p 1 −1 x−2
= [ (x − 1)(x − 2)] − ln q + cte
2 x−1
+ 1
x−2

Exercice 15 Calculer
Z
1 1
F (x) = √ dx sur R\{−1/2}.
2x + 1 x2 + x + 1
On a s 2
p 1 3 1p
x2 +x+1= x+ + = (2x − 1)2 + 3
2 4 2
on pose
dy
y = 2x + 1 ⇒ dx =
2
Ceci entraine que Z
1 2 dy
F (x) = p y ̸= 0
y y +3 2
2

Enssuite on pose
p
t= y2 + 3 =⇒ t2 = y 2 + 3 =⇒ y 2 = t2 − 3 ≥ 0
t
2y dy = 2t dt =⇒ dy = dt
y
D’où
Z Z Z Z
1 1 1 1 t 1 1
F (x) = p dy = dt = 2
dt = 2
dt car y 2 = t2 − 3
y y2 + 3 y t y y t −3
Z  √ √ i
Z 
1 1 1 1 1 h
F (x) = dt = √ √ − √ dt = √ ln|t − 3| − ln|t + 3| + Cte
t2 − 3 2 3 t− 3 t+ 3 2 3
Conclusion: On remplace par x puisque
p p
t = y 2 + 3 = (2x + 1)2 + 3 car y = 2x + 1

Alors p √
1 (2x + 1)2 + 3 − 3
F (x) = √ ln p √ + Cte.
2 3 (2x + 1)2 + 3 + 3

21

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