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Cours Le Temps

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Le temps passe naturellement.

Le passé, le présent et le futur nous


apparaissent nettement séparés. Une fuite irréversible du temps serait
la preuve que l’existence n’est qu’un passage entre la vie et mort,
marqué par la peur de la mort. Condamné à subir le passage du temps,
l’homme devrait le maîtriser pour ne pas le perdre en oubliant qu’il doit
mourir. Pourtant le mot « vécu », grammaticalement passif et passé ne
traduit pas bien l’expérience de l’existence : la vie c’est au présent et
c’est actif. Nous connaissons le goût de la vie, le sentiment d’étrangeté
qu’elle procure et qui est une des composantes de l’existence.
Définition:
Le temps est ce qui mesure l’existence (l’existence étant le fait d’être
réellement)
Le temps mesure, (c’est à dire compte) et affecte (c’est-à-dire change
et trouble) l’existence. On peut connaître les effets du temps que le
temps en lui- même et nous n’avons qu’une connaissance du temps
relative à notre conscience de ses effets sur l’existence mais nous ne
savons pas si le temps existe en lui- même ou seulement dans la
conscience d’un sujet capable de se souvenir et d’anticiper.
Savons- ns vraiment ce qu’est le temps?
Nous éprouvons le passage du tps et nous ne pouvons pas le [Link]
effets st tangibles (Ex : les rides, les fruits qui murissent…)
Il peut être présenté comme un cycle (pour la nature) ou comme une
dévoration (Cronos dévorant ses enfants)
Repères : subjectif / objectif: Les effets du temps sont objectifs, vérifiables et mesurables dans
l’espace, en revanche, l’écoulement bref ou rapide du temps est apprécié subjectivement, par la
conscience.

1. Le temps n’est que dans notre esprit.


En apparence, les années, les minutes et les secondes matérialisent
l’existence du temps. Mais nous pensons à tort, que le temps existe
hors de notre esprit.
Sans attention de notre esprit au moment présent, ni le passé ni
l’avenir n’existe.
Même le présent n’existe que par l’attention de l’esprit qui le retient
par le souvenir et par l’attente. Augustin propose une solution pour
concilier notre compréhension immédiate du temps et l’impossibilité
de prouver qu’il existe : le temps dépend de notre esprit (réf. texte
d’Augustin)
2. Nous ne sommes pas vraiment « dans» le temps
L’horloge, l’agenda et le sablier matérialisent le temps en le
représentant dans l’espace. Kant présente plutôt le temps comme un
cadre mental inné qui structure nos impressions intérieures en les
situant (selon l’avant et l’après). Il procède donc par simple analogie
avec l’espace qui structure les impressions extérieures (en fonction du
proche et du lointain).
Mais pour avoir une idée exacte de la durée pure, il faudrait plutôt se
plonger dans notre vie intérieure. En substituant l’intuition à
l’intelligence, Bergson tente de décrire plus qualitativement que
quantitativement le temps. Il veut rendre compte de la vivacité de la
mémoire. Il évoque également le spectre ou l’élasticité. Ainsi la durée
est création infinie de chacun de ses instants. En tombant dans le
passé, ils sont éclairés différemment par le présent qui disparaît.

Exister, est-ce subir le temps?


Le temps définit ce qui existe : Il limite et détermine. Chaque être aurait
pu ne pas être et chaque être, après le hasard de sa naissance, doit
affronter la nécessité d’avoir à mourir. Pourtant bien que nous n’ayons
pas choisi d’exister (de naître, de vieillir, et d’avoir à mourir), le temps
serait-il le symbole de notre entrave ou paradoxalement la meilleure
preuve de notre liberté?
(Repères : nécessaire/ contingent/ possible) (essentiel/accidentel) Est nécessaire ce qui ne peut
pas ne pas être et dont l’essence implique l’existence. Est contingent ce qui pourrait ne pas être :
il est contingent que tel être existe car il aurait pu ne pas naître mais dès qu’il est en vie il ne
peut pas ne pas mourir. L’existence est ouverte sur le possible)

1. Il ne faut pas manquer d’attention au temps sinon l’existence


serait trop courte.
La brièveté de l’existence ne signifie pas pour autant qu’elle n’ait
pas de valeur ou doive paralyser l’action. L’art de vivre suppose de
faire un bon usage du temps. Dans l’antiquité, le loisir compte
beaucoup plus que le travail. Il donne le temps de réfléchir, de
purifier son esprit, d’évaluer son existence. On peut donc prendre
son temps, même quand le temps presse, l’essentiel est de prendre
soin de son âme. Les épicuriens conseillent de profiter de l’instant
présent (carpe diem, cueille le jour) et de ne pas craindre la mort.
Les stoiciens comme Marc Aurèle, préconisent d’accepter la mort, le
destin, et de ne pas gaspiller le temps. Comme une pièce de théâtre
dont l’auteur a fixé la durée, nous avons reçu une existence (un rôle)
que nous n’avons pas choisie. Mais ce que nous pouvons choisir
c’est de bien jouer notre rôle, quel qu’il soit. Marc Aurèle explique
que ce n’est pas la durée de notre existence qui en fait la valeur,
mais l’attention que nous portons à chaque instant comme s’il était
le dernier. (Réf. Textes d’Epicure, de Sénèque).

2. Nous nous trompons sur le temps (Réf. Pascal, Nietzsche)


Nous oublions que le temps passe et presse. Le temps nous est compté
et il faudrait se rappeler de nos limites, ne pas se disperser. Mais il est
trop angoissant de penser à la mort et de rester ferme dans les
épreuves.
« A chaque jour suffit sa peine », « vanité des vanités, tout est vanité »
dit l’Evangile. Ces citations nous informent sur la valeur du présent. Le
présent a quelque chose de bon et il est inutile de se faire du souci pour
le lendemain. Le présent a aussi quelque chose de triste car on ne peut
pas le retenir, comme rien de ce qu’on a construit ou aimé ou gagné.
Pascal évoque une incapacité à faire du présent un don et une occasion
de préparer sa mort. « Nous ne vivons jamais mais nous espérons de
vivre » écrit Pascal.
Mais selon Nietzsche, pour aimer la vie, il ne faut pas l’évaluer en
fonction de la mort ni de la pensée d’une vie après la mort. Se donner à
la vie comme si elle ne devait pas s’arrêter témoigne d’un immense
amour de la vie, car nous pensons à la mort quand la vie nous fait peur.

3. Etre mortel ne nous empêche pas d’être libres.


Rien ne limite ma liberté : « On est condamnés à être libres »(Sartre).
L’existence humaine est plus éclairée par le futur que par le présent. La
contingence nous fait découvrir notre existence sous un angle
nouveau : elle est libre, elle est faite de nos choix possibles.
Pour Sartre, rien ne limite ma liberté, même la mort, car mon existence
n’est faite que de mes choix possibles ; la mort n’en fait pas partie.
Heidegger va encore plus loin : la mort, à laquelle on ne peut pas
s’attendre, puisqu’elle n’est comparable à quelque chose que nous
préparons, prouve notre liberté. Le fait d’avoir à mourir de sa propre
mort fonde le fait d’avoir à vivre sa propre vie. Je suis un sujet libre et
différent des autres jusqu’à ma mort, que nul ne vivra à ma place. La
mort des autres ne me donne aucune recette pour mourir. Je suis libre
parce que je suis mortel et non pas bien que je sois mortel.

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