PLAN DE TRAVAIL
INTRODUCTION
I. PRESENTATION DU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE
DAKAR ET DU TRIBUNAL DU COMMERCE.
1. Le Tribunal de Grande Instance de Dakar.
2. Le Tribunal du Commerce.
II. PRESENTATION DES RAPPORTS D’AUDIENCE.
1. Présentation des différents acteurs de l’audience.
2. Présentation des parties à l’audience
3. Présentation des faits
4. Prétention des parties
5. Présentation des solutions juridiques
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INTRODUCTION
Les métiers du droit sont des carrières qui demandent une maîtrise des
connaissances du droit et de l’environnement du droit. Les étudiants, désireux de
suivre un cursus dans ce domaine, sont amenés à découvrir et à maîtriser cet
environnement.
L'univers du droit est vaste et complexe, avec de nombreuses théories et principes à
apprendre. Cependant, la théorie ne peut se suffire à elle-même, il est important de la
confronter à la pratique pour une meilleure compréhension. C'est pourquoi, dans le
cadre de notre cursus en droit, nous avons eu l'opportunité de réaliser un rapport sur la
pratique professionnelle. Une occasion unique de découvrir l'envers du décor des
tribunaux et d'assister à des audiences réelles, afin de mettre en pratique nos
connaissances théoriques et de les approfondir. Dans ce rapport, nous vous
présenterons nos observations, nos analyses et nos réflexions sur cette expérience
enrichissante qui nous a permis de découvrir les réalités du métier d'avocat et de
renforcer notre compréhension du monde juridique.
Notre travail portera d’abord sur les tribunaux, en l’occurrence la présentation du
Tribunal de Grande Instance de Dakar ainsi que du Tribunal de Commerce. Nous
présenterons le déroulement de l’audience. Enfin, nous rédigerons deux(02) rapports
d’audiences issus respectivement du TGI et du Tribunal du Commerce où nous
exposerons ses différents acteurs, les parties au procès, les faits relatés, la prétention
des parties et conclurons par des solutions que nous suggérerons pour ces affaires.
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I. PRESENTATION DU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE DAKAR ET
DU TRIBUNAL DU COMMERCE.
1. Le Tribunal de Grande Instance de Dakar
Le Tribunal de Grande Instance de Dakar est la plus haute juridiction de première
instance au Sénégal. C’est la juridiction civile de premier degré de droit commun dont
la compétence territoriale s’étend aux départements de Dakar et Rufisque qui
correspondent à son ressort.
Le Tribunal de Grande Instance est compétent en matière civile pour trancher les
litiges opposant des personnes physiques et/ou morales privées non commerçantes,
ainsi que les litiges entre les personnes publiques comme l’Etat sauf pour recours pour
excès de pouvoir. Il est également compétent en matière commerciale, concurremment
avec le tribunal de commerce, pour trancher les litiges commerciaux lorsque le
demandeur n’est pas commerçant. Il est aussi juge d’appel des décisions rendues par
le tribunal d’instance en matière civile, commerciale et en matière de contravention.
Cette juridiction dispose de plusieurs chambres spécialisées pour traiter différents
types d’affaires. Il s’agit de:
La chambre civile qui traite des affaires civiles telles que les litiges entre
particuliers, les contrats, les responsabilités civiles, etc.
La chambre criminelle, compétente pour juger les délits tels que les vols, les
agressions, les violences, les escroqueries, etc.
La chambre des mineurs qui est chargée de traiter les affaires impliquant des
mineurs, qu’il s’agit de délits ou de situations de danger.
La chambre sociale qui traite des litiges liés au droit du travail, aux accidents du
travail, aux prestations sociales, etc.
La chambre commerciale, compétente pour juger des litiges commerciaux entre
entreprises ou commerçants.
La chambre d’instruction, chargée de mener l’instruction dans les affaires
criminelles et de décider s’il Y’as lieu de renvoyer l’affaire devant une juridiction
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de jugement.
La chambre de l’exécution qui est compétente pour assurer l’exécution des
décisions de justice rendues par les autres chambres du tribunal.
Au niveau de sa composition, nous avons les Magistrats du Siège, notamment le
Président du Tribunal, le Premier Vice-président, le Doyen des juges, les Vice-
présidents, les Juges, les Juges d’instruction. Il Y’a également les Magistrats du
Parquet qui sont entre autres le Procureur de la République, le Procureur adjoint à
Dakar, le Premier substitut et les substituts.
2. Le Tribunal de Commerce.
Le Tribunal de Commerce de Dakar est l'une des institutions judiciaires clés du
Sénégal, spécialisée dans le règlement des litiges commerciaux. Son organisation
comprend plusieurs entités essentielles qui collaborent pour assurer le bon
déroulement des affaires. Nous retrouvons notamment La Chambre Commerciale qui
constitue l'un des piliers de cette organisation. Composée de magistrats spécialisés
dans le domaine commercial, cette chambre est chargée d'examiner et de juger les
affaires liées au milieu des entreprises et du commerce. Son expertise spécifique lui
permet de traiter efficacement les litiges relevant de ce domaine.
Au sein du Tribunal de Commerce de Dakar, la chambre commerciale est en effet la
seule chambre spécialisée dans le traitement des affaires commerciales. Contrairement
à d'autres structures judiciaires qui peuvent être divisées en plusieurs chambres
spécialisées, le Tribunal de Commerce de Dakar est généralement pourvu d'une seule
chambre commerciale, composée de magistrats spécialisés dans les litiges et les
questions relevant du domaine commercial.
Ensuite, il y’a le Greffe du Tribunal joue un rôle crucial dans la gestion des dossiers et
des documents relatifs aux affaires commerciales. Il assure la bonne conservation des
registres et des archives du tribunal, facilitant ainsi un suivi rigoureux des procédures
et des décisions prises dans le cadre des litiges commerciaux.
Et enfin, le Ministère Public représente les intérêts de la société au sein du Tribunal de
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Commerce. Cet organe joue un rôle de supervision essentiel, veillant à ce que les
décisions prises soient alignées sur la législation en vigueur et qu'elles garantissent
l'équité des décisions rendues.
En ce qui concerne les compétences du Tribunal de Commerce de Dakar, il est investi
du pouvoir de juger divers types de litiges commerciaux. Cela inclut notamment les
différends relatifs aux contrats commerciaux, les procédures de recouvrement de
dettes, les situations de sauvegarde, de redressement et de liquidation judiciaire, ainsi
que les contentieux entre associés ou actionnaires de sociétés commerciales. Ce large
spectre de compétences lui confère un rôle central dans le maintien de la stabilité et de
l'équité dans les relations commerciales et entrepreneuriales.
Enfin, le Tribunal de Commerce de Dakar exerce sa juridiction sur l'ensemble du
territoire de la région de Dakar. Cette zone d'influence lui confère une portée
considérable dans le traitement des litiges commerciaux et la résolution des différends
au sein de ce pôle économique majeur du Sénégal.
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RAPPORTS D’AUDIENCES
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Compte rendu Audience 1
Tribunal de Grande Instance de Dakar, Chambre Criminelle.
Séance du 23 Novembre 2023.
Accusation: ESCROQUERIE.
Prévenu: Adama DIA.
Le prévenu n’a pas désiré avoir un avocat.
Partie civile: Astou SENE.
L’entreprise: Tamsir NDAW (Son représentant).
Témoins: Youssouf Dia, Ousmane DIA, Sira DIA, Mamour SARR, Mamadou BA,
Sega Diouf.
Faits: Adama DIA est accusé d’avoir vendu un même terrain à plusieurs personnes.
Acteurs du procès
Le président : dirige l'audience, garantissant le respect des règles et assurant
l'équilibre des débats entre les parties en présence.
Les deux assesseurs : participent activement à la délibération, offrant une
perspective supplémentaire pour parvenir à un jugement éclairé et juste.
Le procureur : représente les intérêts de l'État et veille à l'application de la loi dans
le cadre des affaires judiciaires, contribuant ainsi à maintenir l'équité et l'intégrité du
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processus judiciaire.
Le greffier : consigne fidèlement l'ensemble des débats et autres éléments essentiels
de l'audience, garantissant ainsi la traçabilité et l'authenticité des échanges pour toute
procédure ultérieure.
Le prévenu
Monsieur DIA refuse de reconnaître les faits. A sa connaissance, le terrain de son père
n’a jamais fait l’objet d’une vente et surcroît de deux ventes. Ayant alors hérité du
terrain après le décès de son père, il l’a alors vendu à un montant de 94 millions de
francs à Mamour, le mari de Astou. Le contrat a été régulièrement formé et signé
devant un notaire. Il n’a jamais eu vent du fait que ce terrain a été vendu par son père
à une entreprise avant son décès. Et que son pétit frère a également fait une vente sur
la moitié du même terrain après le décès de leur père.
Partie civile
Monsieur Adama lui a vendu un terrain à 94 millions, le montant ayant été versé à ce
dernier. Cependant ce terrain avait déjà été vendu à une entreprise dans sa totalité, en
plus. Et il prétend ne pas être au courant de cela. Il prétend qu’il est de bonne foi.
Maintenant l’entreprise prétend que le contrat de vente conclu entre M. SARR et M.
DIA est nul.
L’entreprise par voie de son représentant
Le régrété Monsieur Ibrahima DIA a conclu un contrat de vente avec nous de son
vivant. Maintenant Madame SENE prétend avoir conclu un contrat de vente sur le
même terrain. Ceci dit ce contrat de vente ne peut être valable puisque le terrain a déjà
fait l’objet d’une vente. La famille Dia n’a plus aucun droit sur ce terrain. De plus, le
contrat est nul car le nom de la propriété n’a fait l’objet d’aucune mutation depuis sa
prétendue acquisition. Raison principale au fait que l’on n’a pas jugé nécessaire de
porter plainte.
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Témoins
Sa sœur Sira déclare également les mêmes propos. Son père n’a jamais déclaré d’une
vente de ce terrain. Le frère du père défunt tient également les mêmes déclarations
que sa nièce. Ils n’ont jamais reçu un acte de vente. Ousmane DIA, Sega DIOUF
soutiennent au contraire que Monsieur IBRAHIMA DIA a vendu le terrain avant son
décès mais n’ont pas eu vent de la seconde vente frauduleuse de Youssouf DIA. Le
frère de Adama, Ousmane prétend également que pendant la distribution de l’héritage
de son père, il a été dit que le défunt avait vendu le terrain. Mamadou BA défend aussi
que le père d’Adama avait vendu le terrain. Youssouf quant à lui défend qu’il n’a
jamais eu connaissance de la vente effectuée par son père, ni récemment de celle son
frère Adama.
Procureur
La vente de l’immeuble a été fait sur la base d’une fausse déclaration. Donc le
prévenu devrait être déclaré coupable et condamné à un an de prison ferme.
Jugement
Audience reportée pour le 30 novembre 2023.
Conclusion juridique apportée
M. Adama DIA pourrait être confronté à plusieurs chefs d'accusation potentiels en lien
avec cette affaire, notamment l’escroquerie. En effet, s'il est prouvé qu'il avait
connaissance de la vente antérieure et qu'il a sciemment dissimulé cette information
pour effectuer sa propre vente, il pourrait faire l'objet de poursuites pour escroquerie.
Cependant, on peut également noter l’obtention indue de fonds S'il est établi qu'il a
délibérément tiré profit de la vente du terrain en connaissance de la situation, il
pourrait également être accusé d'obtention indue de fonds. Enfin de fraude Si les
preuves démontrent qu'il a intentionnellement induit en erreur l'acheteur final en
omettant des informations cruciales sur la propriété, il pourrait être accusé de fraude.
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Compte rendu Audience 2
Tribunal de Commerce de Dakar, Chambre Correctionnelle.
Séance du 04 décembre 2023- Salle 3
Accusation: VIOLATION DU CONTRAT.
Prévenu: Mamadou DIENG
Avocat: Maître Camille GOMIS
Demandeur: La Société Textile Royale par son représentant Jean Jacques NDOUR.
Avocat: Maître Ousmane SOW
Faits: M. DIENG est accusé d’avoir rompu délibérément un contrat
d’approvisionnement exclusif au profit d’un concurrent, causant un préjudice
financier substantiel à ladite société.
Acteurs du procès
Le président : dirige l'audience, garantissant le respect des règles et assurant
l'équilibre des débats entre les parties en présence.
Les deux assesseurs : participent activement à la délibération, offrant une
perspective supplémentaire pour parvenir à un jugement éclairé et juste.
Le procureur : représente les intérêts de l'État et veille à l'application de la loi dans
le cadre des affaires judiciaires, contribuant ainsi à maintenir l'équité et l'intégrité du
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processus judiciaire.
Le greffier : consigne fidèlement l'ensemble des débats et autres éléments essentiels
de l'audience, garantissant ainsi la traçabilité et l'authenticité des échanges pour toute
procédure ultérieure.
Le demandeur
La décision de Mamadou DIENG de rompre délibérément le contrat
d'approvisionnement exclusif avec notre entreprise a conduit à une perte de chiffre
d'affaires significative, mettant en péril notre activité commerciale. Cette action a
violé clairement les termes établis dans notre accord, causant un préjudice financier
injuste pour lequel nous recherchons une réparation appropriée. La Société Textile
Royale, représentée par M. NGOUR, réclame des dommages et intérêts en raison de
pertes financières importantes à la rupture du contrat d'approvisionnement exclusif.
En outre, elle exige l’annulation immédiate du contrat concurrent signé par Mamadou
DIENG, avec l'annulation de toute vente associée et la restitution des profits obtenus.
Le prévenu
M. DIENG, en réponse, dénonce les manquements de la Société Textile Royale
concernant la qualité des produits livrés, soulignant leur impact négatif sur la
réputation de sa boutique. La Société Textile Royale a failli à ses engagements en
fournissant des produits de qualité inférieure, affectant grandement la réputation de
notre commerce. La diminution de notre chiffre d'affaires est directement liée à ces
manquements, nous plaçant dans une situation préjudiciable et justifiant ainsi notre
demande de réparation ainsi que la nécessité d'une révision des termes du contrat
initial afin de garantir une qualité adéquate des produits approvisionnés.
Maître Ousmane SOW
Les preuves irréfutables démontrent sans équivoque la violation flagrante du contrat
par M. Mamadou DIENG. L'entreprise que je représente a subi un impact financier
substantiel et un préjudice moral indéniable suite à cette transgression. Il est impératif
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que nous préservions l'intégrité des accords commerciaux légalement établis afin de
maintenir un environnement commercial équitable et respectueux des contrats. La
Société Textile Royale réclame des dommages et intérêts s'élevant à 500 000 000
francs CFA en raison de la perte de chiffre d'affaires consécutive à la rupture du
contrat d'approvisionnement exclusif. Ainsi que la résiliation du contrat conclu entre
M. DIENG et la société concurrente. Enfin, la société demande réparation pour
préjudice moral, considérant la violation manifeste du contrat commercial établi
comme étant d'une gravité importante.
Maître Camille GOMIS
Les manquements de la Société Textile Royale envers mon client sont incontestables,
entrainant un impact notable sur la réputation commerciale de Mamadou DIENG. Il
est crucial de reconnaître la pertinence de nos demandes de réparation, ainsi que la
nécessité impérieuse de réviser le contrat initial pour préserver l'intégrité des relations
commerciales dans notre pays. Nous formulons une contre-demande de 300 000 000
francs CFA afin de compenser le préjudice subi à la suite de la baisse significative de
son chiffre d'affaires, attribué aux défauts des produits fournis par la Société Textile.
Procureur
Les faits démontrent clairement que M. DIENG a délibérément rompu un contrat
commercial équitable avec la Société Textile Royale. Cette action unilatérale a porté
préjudice à l'entreprise en causant des pertes financières substantielles, sapant ainsi la
confiance dans les accords commerciaux établis. Nous soutenons fermement que la
décision de ce commerçant de rompre cet engagement devrait être condamnée, et que
des mesures appropriées doivent être prises pour rétablir l'équité dans cette affaire
commerciale.
Conclusion juridique apportée
Concernant la requête de la Société Textile Royale : Si les preuves présentées
indiquent clairement la violation du contrat par Mamadou DIENG, il serait alors
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justifié d'accorder à la Société Textile Royale des dommages et intérêts pour
compenser la perte financière subie. En se basant sur le Code de Commerce
sénégalais, cette violation du contrat pourrait constituer un cas de non-respect des
engagements commerciaux à l’encontre de M. DIENG, poursuivi en vertu des
dispositions prévues dans le Code de Commerce en matière de contrats commerciaux.
De plus, une résiliation immédiate du contrat concurrent signé par Mamadou DIENG
avec annulation des ventes associées pourrait être ordonnée.
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