Livret Programme (Réparé) - 1
Livret Programme (Réparé) - 1
PROGRAMMES DE L’ENSEIGNEMENT
DU PREMIER DEGRE
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INSTRUCTIONS OFFICIELLES
HORAIRES ET PROGRAMMES DE
L’ENSEIGNEMENT DU 1ER DEGRE
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PREFACE
Une volonté collective de réforme globale de notre système éducationnel est née de l’impérieuse
nécessité d’adapter l’école aux changements économiques, politiques et socioculturels intervenus
depuis 1967 dans la vie de notre pays.
Cette réforme, promulguée par l’ordonnance n°16 du 6 mai 1975, a dégagé les options
fondamentales de l’Ecole Nouvelle à savoir :
Une commission nationale mise en place par l’arrêté n°9/MENRS du 4 Avril 1980 vient d’achever
l’élaboration des nouveaux programmes et instructions officielles, conformément aux orientations
définies par le Parti et le Gouvernement.
Tels que conçus, les nouveaux programmes sont fonctionnels, pratiques et souples, ils constituent,
en principe, un instrument que les enseignants doivent eux-mêmes adapter quotidiennement aux
réalités du milieu en vue d’une efficacité plus accrue de leur action éducative.
Dans ce sens, il leur appartient de prendre conscience de leur responsabilité qui implique désormais
plus de disponibilités, d’imagination, d’esprit de créativité, bref d’efforts permanents de recherche,
de documentation et d’information.
Je souhaite ardemment que ces nouveaux programmes indiquent clairement à chacun, la voie à
suivre pour faire de l’Ecole Nouvelle une communauté plus éducative et un facteur déterminant de
changement de la société togolaise.
Kossou AMOUZOU
Ministre de l’Enseignement des Premier et Deuxième Degrés.
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DIRECTIVES PEDAGOGIQUES
Depuis l’année 1975, nous attendions avec impatience, les nouveaux programmes qui répondraient à
l’esprit, aux principes et aux objectifs de la Réforme de l’Enseignement que tous les Togolais ont
contribué à mettre en place.
- une école formant un individu sain, « ouvert d’esprit capable de s’adapter aisément à toutes
les situations nouvelles, plein d’initiatives et apte à agir sur le milieu pour le transformer » ;
- une école adaptée au milieu en développement et permettant d’accéder à toutes les formes
d’expression et en particulier, les formes d’expressions togolaises et africaines : expression
orale, plastique, musicale, scientifique, etc.
Pour répondre à ces objectifs, les nouveaux programmes s’articulent autour de quatre pôles de
disciplines, à savoir :
- Langues et littérature
- Mathématique
- Disciplines d’éveil à dominante intellectuelle
- Disciplines d’éveil à dominante esthétique.
D’abord en langues et littérature, les récents apports de la linguistique nous imposent les principes
suivants :
- principe de l’oralité : on apprend à parler avant d’apprendre à lire et à écrire. C’est pourquoi
il importe de privilégier à tous les cours l’expression orale et de partir de l’oral pour aborder
l’écrit. C’est dans ce même ordre d’idées qu’au cours préparatoire, l’apprentissage du
langage devance celui de la lecture ;
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- principe de la globalité : la langue est un tout. Elle doit être enseignée de manière globale,
sans cloisons étanches entre les disciplines qui concourent à son perfectionnement et à son
enrichissement.
Quant à la mathématique, elle demeure un langage universel qui pénètre toutes les autres disciplines
pour les éclairer davantage. Aujourd’hui, nul ne peut se passer de cet outil fondamental. Ses
objectifs, dans l’enseignement du premier degré, demeurent, sous une forme rénovée, forts
modestes et essentiellement pratiques. Mais ils mettent suffisamment l’accent sur l’entraînement au
raisonnement, sur la formation de l’esprit de logique, tout en permettant à l’enfant de mieux
comprendre, de mieux mémoriser les notions et les techniques opératoires pour traduire d’une
façon plus expressive et plus précise les réalités que notre besoin de développement et les mutations
rapides du monde contemporain nous imposent.
Aussi, les enseignants sont-ils invités à s’informer, à s’adapter continuellement pour se mettre à la
hauteur de leur tâche et à enseigner cette discipline avec une application particulière.
Toutes ces notions doivent être abordées dans une optique telle que l’enfant puisse connaître la vie
organique de l’être vivant (humain, animal, végétal), aimer les activités manuelles, s’intéresser aux
problèmes familiaux, ruraux ou urbains, aux techniques de protection et de sécurité, etc. bref, il
s’agit d’amener l’enfant à acquérir des connaissances pratiques pouvant lui permettre de contribuer
activement et efficacement au développement socio économique du milieu. C’est pourquoi les
programmes insistent sur la pratique de l’étude du milieu qui reste le départ et l’arrivée de toutes
acquisitions scientifiques.
L’histoire, la géographie, l’éducation morale, civique et politique mettront un accent particulier sur la
connaissance du pays et l’amour de la patrie, sur les notions d’unité, de solidarité nationale et
internationale.
L’attention des enseignants doit être, par ailleurs, attirée sur la place importante que les nouveaux
programmes réservent aux disciples autrefois négligées : la musique, les arts plastiques, l’éducation
physique et sportive etc. Elles sont réhabilitées par la réforme et leur contribution est aussi
indispensable pour l’épanouissement de l’enfant togolais.
Enfin, il n’est pas superflu de souligner l’esprit de la méthodologie qui doit sous-tendre l’action sur le
terrain. En fait, quel que soit l’esprit de rénovation qui anime les nouveaux programmes, il est clair
que les méthodes, procédés et techniques qu’utilise le maître, contribuent dans une large mesure, à
l’efficacité de son action.
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C’est pourquoi, il n’est pas permis de perdre de vue les principes énoncées ci-après :
- « L’enfant sera le propre artisan de son savoir » : il sera constamment incité à collaborer avec
son maître pour découvrir par lui-même les notions que l’on voudra lui faire acquérir ;
- l’accent sera mis, plus sur la formation de l’aptitude au raisonnement de l’esprit critique, du
développement du sens de l’équilibre dans la pensée que sur l’entassement des
connaissances académiques et théoriques ;
- l’interdisciplinarité sera de règle à tout moment. Cela signifie qu’aucune discipline n’est
isolée ou ne se suffit à elle-même. Les différentes disciplines prendront appui les unes sur les
autres dans un esprit de globalité qui caractérise la vie elle-même.
Pour se faire, la technique de l’étude du milieu nous paraît la plus indiquée. Elle doit être exploitée
dans toutes les disciplines.
Nous restons convaincus que les enseignements appliqueront les nouveaux programmes et les
nouvelles méthodes avec intelligence, esprit d’initiative et l’enthousiasme du citoyen militant que le
Parti et l’Etat ont toujours apprécié dans leur comportement et dans leur manière générale
d’appréhender les problèmes nationaux, particulièrement ceux de la formation de la jeunesse.
Les nouveaux programmes demeurent perfectibles. Liberté est donc laissée aux enseignants
d’imaginer, d’inventer et de créer. L’essentiel est d’atteindre les objectifs que nous assignons à
l’école nouvelle : former un citoyen, responsable, consciencieux, complet, disponible et utile dans les
diverses opérations que nécessite notre développement économique et sociale.
Kodjo AGBENOWOSSI-KOFFI
Directeur de l’Enseignement du Premier Degré
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INSTRUCTIONS OFFICIELLES
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LANGUES ET LITTERATURE
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PREAMBULE
Le souci de l’unité nationale impose deux langues nationales : l’Ewé et le Kabyè qui doivent être
enseignées comme langues de communication et de culture.
Quant au français, bien que langue seconde, il reste à la fois une langue de communication, de
culture et d’accession à la science et à la technologie.
Afin de répondre aux objectifs de la réforme, l’enseignement des langues nationales et celui du
français débutent simultanément dès le CPI.
Cependant il apparaît indispensable de prévoir trois mois de décalage entre l’enseignement oral et
l’enseignement écrit du français, et un an de décalage entre l’enseignement oral et l’enseignement
écrit des langues nationales.
Tout message oral entre deux ou plusieurs personnes, à propos d’une situation, d’un évènement,
constitue l’expression orale.
Soutenue par les gestes et la voix, l’expression orale est plu expressive que l’expression écrite.
Cependant elle diffère de celle-ci car elle utilise un vocabulaire, une grammaire et une syntaxe
spécifiques.
On apprend à parler avant d’apprendre à lire et à écrire. Ainsi la langue parlée est la référence
permanente de l’enfant en face de la langue écrite.
En effet dans toutes les sociétés et à priori dans les sociétés à culture orale comme la nôtre, la
communication orale dans les relations humaines est plus courante que la communication écrite. Elle
est aussi plus personnalisée. L’enfant qui s’exprime se découvre et se révèle aux autres. C’est aussi
par l’expression orale permanente et libre que l’élève acquiert l’habitude de parler et saisit
intuitivement les structures fondamentales de la langue d’apprentissage.
C’est pourquoi il importe de privilégier à tous les cours l’expression orale et de partir de l’oral pour
aborder l’écrit.
II – OBJECTIFS GENERAUX
D’une manière générale, apprendre à communiquer, à discuter, à créer, tels sont les objectifs que
vise l’expression orale. Ces objectifs se traduisent par des compétences précises que l’éducateur
s’efforcera de faire acquérir à l’enfant à travers toutes les activités d’expression orale :
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- savoir accepter les idées d’autrui.
Dès le cours préparatoire, on abordera l’acquisition de toutes ces compétences dans la mesure du
possible.
Pour une rénovation efficace de l’enseignement de l’expression orale il est vivement recommandé
aux maîtres de s’inspirer des principes et méthodologies qui suivent :
A – PRINCIPES
L’éducateur recherchera dans la préparation quotidienne de sa classe, l’application des principes qui
rendent l’expression orale vivante, concrète, précise et efficace. Ces principes sont :
PRINCIPE DE LA GLOBALISATION
La langue étant un tout, on abordera son enseignement dans sa globalité. Cela veut dire que les
barrières étanches entre ses différentes disciplines seront supprimées. Il s’agira de l’enseignement de
la langue à dominante lecture, grammaire, etc. Dans cette approche, l’expression orale devient la
source d’un enseignement pluridisciplinaire et décloisonné.
L’expression orale peut aussi susciter, orienter l’intérêt des enfants vers des activités qui s’adaptent
aux disciplines d’éveil (sciences, histoire, géographie) et aux disciplines artistiques (travaux manuels,
dessin, musique, etc.)
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PRINCIPE DE MOTIVATION
Il s’agit de susciter la curiosité, et l’intérêt, pour déclencher le besoin, le plaisir de communiquer chez
l’enfant. C’est pourquoi les thèmes pour être fonctionnels, doivent être illustrés par des situations
réelles ou semi-réelles. Ces situations peuvent être :
On doit se convaincre que parler aisément facilite l’acquisition et la maîtrise de la lecture et de l’écrit.
C’est pourquoi l’éducateur doit parler moins et laisser les enfants s’exprimer. Il convient aussi de
respecter scrupuleusement les séances d’entrainement oral. Enfin les exercices oraux doivent servir
de point de départ aux exercices écrits dans l’enseignement de toute langue.
Il faut aussi laisser l’enfant s’exprimer librement comme il veut et comme il peut ; et le maître
n’interviendra que pour faire redresser les erreurs les plus fréquentes.
Parler librement ne peut seul permettre de bien s’exprimer. Chaque langue à ses lois internes de
fonctionnement qu’il faut maîtriser pour accéder à une expression à la fois correcte et vraiment libre.
Il est donc clair que l’enfant doit être soumis à des exercices oraux systématiques d’entraînement à
un langage plus élaboré. Ce sont des exercices structuraux ou d’imprégnation.
PRINCIPE DE LA COMMUNICATION
La communication entre maître et élèves doit être certes entretenue, mais l’on doit favoriser au
maximum la communication horizontale entre les élèves.
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Sur le plan pédagogique
On partira des productions orales de l’enfant qui seront progressivement améliorées par équipes, par
la classe et enfin seulement par le maître.
Celui-ci proposera des modèles, non dans un but de répétition et de mémorisation, mais en vue
d’asseoir, par des manipulations, des automatismes susceptibles d’aider à l’acquisition d’une
expression à la fois correcte et personnelle.
L’enfant devra exprimer les réalités vécues. Il devra donc découvrir et exprimer un « savoir » élaboré
par lui-même.
Il s’agit donc de fonder l’enseignement de l’expression orale sur les méthodes actives.
L’enfant doit pouvoir parler avec assurance et facilité. Cet objectif implique pour être atteint que
l’élève soit sécurisé c’est-à-dire mis en confiance. Une pédagogie de la réussite s’impose. Le maître
doit plus encourager les élèves, en mettant en valeur leurs réussites personnelles que pénaliser
constamment les fautes qui doivent certes être corrigées mais collectivement et de manière
impersonnelle.
Le maître ne doit pas être, le seul à exposer, à donner la parole, à répondre aux élèves. Ce rôle doit
être joué aussi par chacun des enfants.
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Sur le plan matériel
Il s’agit ici de revoir autant que possible la disposition des élèves pour permettre une communication
maximale entre eux. Selon le mode du déroulement de l’entretien, on pourrait adopter les
dispositions suivantes :
Entretien collectif
- grouper les élèves en cercles concentriques dans un espace libre de la classe, dans la cour de
l’école, ou à l’extérieur.
- aligner les tables d’élèves soit en lignes parallèles, les élèves étant assis, face à face, soit en
cercle, soit en « fer à cheval ».
Disposer les élèves par équipes autour de quelques tables. Dans tous les cas le maître se placera de
manière à se trouver dans le champ de vision des élèves.
Chaque langue à une *phonologie*, une *syntaxe*, une *prosodie* particulières. Le maître doit
éviter que l’enfant ne transpose les éléments d’une langue à l’autre. C’est le problème des
interférences. On veillera à la coordination de la voix et de l’oreille en s’assurant une bonne
prononciation, une bonne accentuation, une bonne intonation. On s’attachera à faire comprendre les
termes, les structures et leur utilisation correcte.
B – METHODOLOGIE
Compte tenu du bilinguisme qui caractérise l’enseignement de la langue à l’école nouvelle d’une
part et d’autre part des différences linguistiques par nature et par niveau existant entre nos élèves,
il est conseillé deux méthodes : une méthode naturelle et une méthode semi-directive.
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METHODE NATURELLE
Elle est recommandée pour les élèves locuteurs de la langue ou ceux ayant atteint un niveau de
pratique suffisante d’une langue donnée. Elle associe la liberté de l’expression orale à la nécessité
d’une structuration de celle-ci. Elle suit une démarche comportant trois étapes :
Etape de l’expression libre : c’est la phase dans laquelle le maître procède à la motivation, à la
libération de l’expression de l’enfant. C’est aussi le moment où le maître relève dans l’expression
orale des enfants les incorrections les plus fréquentes sur le plan syntaxique, lexical et phonétique
sans procéder aux corrections.
Etape de l’expression dirigée : c’est la période où le maître doit intervenir pour apprendre aux
enfants à améliorer leur observation et leur expression.
L’observation est orientée vers une ligne directrice par des questions précises. Le maître fera
substituer aux incorrections l’expression juste que l’enfant reprendra.
Etape de l’expression structurée : il s’agit de partir de l’incorrection la plus fréquente constatée lors
de l’expression libre pour faire acquérir à l’enfant un langage correct. On procédera à des
manipulations orales par répétition, par substitution, par transformation pour en assurer l’acquisition
par imprégnation.
METHODE SEMI-DIRECTIVE
Au début de l’apprentissage, elle s’adapte à la situation des non locuteurs des langues nationales et
du français. Elle comporte donc deux étapes :
Etape de l’expression dirigée : elle part des situations de motivation qui permettent à l’enfant de
comprendre les productions du maître après élucidation.
Le maître veillera à une reproduction et à une mémorisation parfaite du modèle par répétition et
imitation. Il s’assurera de l’articulation, de la prononciation, de l’intonation. En ce qui concerne
l’élucidation il s’attachera à faire comprendre les termes, les structures par l’action, le concret, la
mime, les questions.
Etape de l’expression libre : elle est un processus d’imprégnation et de réemploi progressif des
structures acquises. Elle comporte trois phases :
- l’exploitation : utilisation de la structure nouvelle des phrases variées pour une acquisition
intuitive de l’usage
- la fixation : renforcement de l’acquisition et de l’emploi de la structure par des exercices
structuraux de répétition, de substitution, de transformation, d’expansion.
- le transfert libre : utilisation de la structure pour l’expression de nouvelles situations
spontanées, créées ou suggérées par le maître.
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Comme activités d’expression, on retiendra :
Pour le Cours Préparatoire : le compte rendu oral, la conversation, le dialogue. Ces exercices
d’expression seront motivés par l’observation du réel, des images, par la dramatisation, par le récit.
Pour le Cours Elémentaire et le Cours Moyen : en plus des exercices précédents, sont recommandés
l’enquête, l’exposé, l’interview, le débat, le compte rendu d’une histoire racontée ou lue, la
dramatisation d’un récit, la constitution orale d’un texte, la récitation des poèmes, des saynètes, etc.
IV – EVALUATION
L’expression orale est une activité qui influe sur toutes les autres disciplines de l’école élémentaire et
conditionne le progrès scolaire de l’enfant. Il importe de la valoriser par une évaluation dont les
éléments d’appréciation peuvent être, à titre indicatif, les suivants :
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ENSEIGNEMENT DE LA RECITATION
I – OBJECTIFS GENERAUX
La récitation est l’une des formes d’études d’une langue. Elle contribue à éveiller la sensibilité
esthétique de l’élève et à éduquer son goût.
Elle vise essentiellement la perception par l’enfant de la beauté poétique d’un texte et sa
familiarisation aux structures fonctionnelles de la langue. Au-delà de l’imprégnation esthétique et
poétique, la récitation est aussi source d’imprégnation morale à condition que le texte choisi reflète
cette essence morale.
Les exercices de récitation réalisent une véritable éducation en ce qu’ils tendent à la formation du
sens du rythme et au perfectionnement de l’expression orale sans oublier les ressources qu’elle
apporte aussi à l’expression écrite.
II – METHODOLOGIE
Quel que soit le cours, il existe une exigence fondamentale qui doit guider le maître dans le choix des
morceaux à étudier. C’est l’exigence de beauté.
Ce critère de beauté doit être satisfait et occasionner une source d’enrichissement pour l’enfant ; la
sensibilité et le goût de l’enfant sont enrichis de même que sa langue à travers « les mots et les
formes choisis pour les créer ».
D’une manière générale les textes choisis pour les exercices de récitation devront être relativement
courts et d’accès facile pour leur rapide compréhension. Par ailleurs ces textes seront tirés par
priorité du patrimoine culturel et littéraire africain.
Le texte à dire peut être un poème ou une prose. Le choix des textes ne saurait être le privilège
exclusif du maître. Ce dernier doit inviter les élèves à choisir eux-mêmes les textes qui leur plaisent.
Cette latitude laissée à l’élève permettra au maître de déceler la particularité de son goût et dévaluer
le degré de compréhension et de pénétration des textes.
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LA LECON DE RECITATION
COURS PREPARATOIRE
Les enfants apprendront par audition le texte choisi, audition d’un enregistrement de préférence.
Mais si l’exemple doit être fourni par le maître lui-même, il devra alors dire le texte sur un ton
naturel et faire preuve d’une prononciation parfaite. Il invitera ensuite les élèves individuellement à
l’imiter. Le texte sera repris plusieurs fois pour fixer la bonne prononciation et l’intonation correcte.
COURS ELEMENTAIRE
COURS MOYEN
Les directives pédagogiques édictées plus haut sont toutes valables aussi pour le CM. Mais ici, l’élève
du cours moyen plus outillé en compétence langagière sera l’objet d’une véritable initiation
poétique. L’élève sera invité à créer lui-même ou avec le concours de ses collègues des textes qu’il
dira ensuite devant eux.
La dramatisation des textes de récitation n’est pas inopportune si elle doit contribuer à comprendre
le texte et à mieux restituer l’âme du morceau.
La beauté d’un texte de récitation tient à l’harmonie qui unit les significations, les sonorités et le
rythme ainsi que parfois à sa richesse morale. Le maître veillera toujours à faire sentir ces différents
éléments dans le choix des textes et surtout dans leur interprétation.
Au CE comme au CM, chaque élève sera invité à reproduire sur un cahier sa propre anthologie des
textes étudiés qu’il s’efforcera d’illustrer librement.
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ENSEIGNEMENT DE L’EXPRESSION ECRITE
Définition
Alors que l’expression orale est un code de signalisation auditive fondée sur la parole, l’expression
écrite est un code de signalisation visuelle fondée sur l’écriture.
Contrairement à l’oral qui dans la transmission des sentiments des idées, outre l’utilisation des mots,
a recours aussi aux mimiques, aux intonations etc., l’écrit adopte le culte de l’exactitude et de la
précision avec l’usage à grande échelle des monèmes* et des graphèmes* et révèle les différents
aspects des niveaux et registres de langue.
L’expression écrite est une activité purement individuelle, et comme telle, elle révèle au lecteur (et
au correcteur) la personnalité profonde du scripteur.
En définitive, l’expression écrite, est une forme non seulement plus élaborée mais aussi plus soignée
du langage.
Importance
L’expression écrite et l’expression orale constituent deux pôles majeurs dans le système global de la
communication et plus particulièrement de la communication verbo-linguistique.
Aussi l’expression écrie est-elle considérée comme le couronnement et le contrôle de tous les
exercices, disciplines et activités spécifiques de l’apprentissage de la langue. En d’autres termes,
l’orthographe, la grammaire, la lecture, la récitation, la rédaction, etc. concourent toutes à la maîtrise
de l’expression écrite.
L’expression écrite conserve néanmoins son autonomie opérationnelle puisqu’elle possède son code
propre dont le respect permet d’apprécier la maîtrise de la langue par l’enfant :
- elle exige la fixation des idées notamment leur classement dans un ordre d’analyse quel que
soit le sujet soumis à la réflexion de l’élève et l’observation d’une logique et d’une cohérence
internes rigoureuses au cours du développement des idées.
Monème* : mot considéré comme fragment d’un enchaînement séquentiel constituant un message
linguistique. Ex : le chat a attrapé une souris : (il y a six monèmes) 1 2 3 4 5 6.
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Graphème* : signe graphique ou en somme les lettres écrites de l’alphabet. Ex : grand = 5
graphèmes.
- elle entraîne l’élimination des ratés et des redites que l’on rencontre souvent dans les
discours oraux, pour aller à l’essentiel de la façon la plus économique et la plus dense.
II – OBJECTIFS GENERAUX
- savoir exprimer clairement sa pensée et ses sentiments par les mots et les expressions
appropriés.
- être capable d’ordonner ses idées autour d’un thème et de produire un texte cohérent.
- avoir le goût et l’habitude d’écrire
- être capable de lire, de comprendre un texte qui contient les structures fondamentales de la
langue d’apprentissage et d’en rendre compte par écrit.
Principes
La méthodologie de l’apprentissage de l’expression écrite devra se fonder sur les principes suivants :
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l’étude analytique de la langue, car l’écrit est un moyen de consolider l’oral et de l’accorder à
l’évolution de la pensée de l’enfant.
Il est donc recommandé aux maîtres de partir de l’oral pour arriver à l’écrit et ce, pour tout exercice.
Le langage de l’enfant y gagnera en spontanéité et l’apprentissage de l’expression écrite en sera
facilité.
Par ces moyens, on déclenche chez l’enfant le désir d’écrire pour exprimer ses sentiments et ses
idées. Les productions personnelles réussies seront valorisées par le groupe classe si possible par les
familles.
4) – Pour maîtriser l’expression écrite, l’enfant doit posséder les moyens linguistiques
nécessaires : structures, vocabulaire, syntaxe, etc. Un moyen s’offre à l’enseignant, c’est
l’imprégnation par les textes d’auteurs. Là réside l’importance qui doit être accordée à la
lecture, à l’apprentissage de la récitation ou encore à la pratique des exercices de
reconstitution et de résumé de texte.
5) Sans pour autant bannir les autres types d’exercices, il convient d’accorder une importance à
l’expression libre car elle donne à l’enfant l’envie d’écrire puisqu’il traduit ainsi son
expérience personnelle.
C’est dire qu’à partir de l’expression propre à l’enfant, le maître s’efforcera d’améliorer le
fond et la forme au niveau du groupe ou de la classe.
7) – Faire écrire chaque jour, reste un principe essentiel sans lequel toutes les techniques
d’apprentissage seraient entièrement inefficaces. La maîtrise de l’expression écrite comme
de l’expression orale suppose que l’on s’exerce le plus possible. Les maîtres ne devront pas
l’oublier.
Dans l’enseignement de l’expression écrite, les maîtres apporteront un soin particulier aux
problèmes de l’orthographe et de la syntaxe. En effet bien souvent, la langue est beaucoup plus
parlée qu’écrite. En ce sens, on ne fait pas attention au graphe* de tel ou tel mot. Par ailleurs,
l’orthographe est un système bien trop complexe pour qu’il soit demandé aux enfants d’en maîtriser
parfaitement et dès le départ toutes les règles, de même au niveau de la syntaxe, l’enfant rencontre
de nombreuses difficultés.
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Graphe* : signe par lequel un son est représenté sur papier ou sur toute surface plane.
Au départ il écrira comme il parle. Il ne faut pas lui en tenir rigueur pour éviter de la bloquer.
Cependant le maître s’attachera à lui faire acquérir une maîtrise progressive de la langue en insistant
chaque fois sur les fautes essentielles. Le maître veillera à lui apprendre à se servir du dictionnaire et
même des manuels de grammaire en vue de corriger lui-même ses fautes.
Le système des fiches autocorrectives sera également d’un grand secours. D’une façon générale,
l’enfant doit apprendre à écrire correctement par des exercices appropriés : exercices à trous,
reconstitution de texte, rédaction d’articles pour le journal scolaire, etc.
METHODOLOGIE
Démarches méthodiques
La maîtrise de l’expression écrite suppose que l’on s’exerce le plus possible. Le maître ne doit pas
l’oublier. C’’est pourquoi il convient d’entraîner systématiquement l’enfant à écrire et ne plus
considérer l’expression écrite comme un simple couronnement de la lecture, du vocabulaire, de la
grammaire, de la conjugaison, de la récitation, etc. Certes, l’expression écrite est tributaire des
apports de ces différentes disciplines, mais elle fait surtout appel à d’autres compétences qui ne
s’acquièrent pas automatiquement au moyen des disciplines visées ci-dessus.
- la capacité de mobiliser ses expériences et des connaissances autour d’un thème ou d’un
sujet donné ;
- la capacité de choisir parmi les matériels linguistiques, qui sont à sa disposition (mots et
expressions) et qui sont les mieux indiqués par rapport à un sentiment, à une idée précise
qu’il veut exprimer ou communiquer ;
Par ailleurs, l’enfant a souvent tendance à traduire littéralement les formes de la langue maternelle
dans la langue étrangère, et à écrire comme il parle. C’est pourquoi un des objectifs de
l’apprentissage de l’expression écrite est de donner très tôt à l’élève, une prise de conscience de la
différence qui existe entre la langue écrite et la langue orale d’une part, entre les structures de la
langue maternelle et celles de la langue étrangère d’autre part.
C’est en raison de toutes ces difficultés qu’un entrainement systématique est indispensable. Cet
entrainement à l’expression écrite se réalise par deux démarches complément aires :
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1) – Méthode naturelle : Elle va du spontané à l’élaboré. A partir d’une motivation fournie par
le maître, ou propre à l’enfant, celui-ci rédige un texte soit librement, soit après une
préparation collective (compréhension du sujet, recherche d’idées, etc.).
Le texte choisi fait l’objet de discussions, de retouches collectives portant à la fois sur la
logique des enchaînements des idées et sur la correction de la langue. Le texte ainsi élaboré
peut servir de point de départ aux divers apprentissages : grammaire, conjugaison, lecture,
vocabulaire. Le texte peut être illustré pendant des heures de dessin et faire l’objet de
publication dans le journal scolaire.
Le but de cette différente exploitation est de fournir à l’élève, les structures et formes plus élaborées
qu’il pourra manipuler au cours d’une seconde étape sous forme d’exercices structuraux.
Au cours de la 3ème étape, l’élève pourra dans sa libre expression réinvestir, c’est-à-dire réutiliser les
acquisitions des étapes antérieures.
ACTIVITES
COURS PREPARATOIRE 1ère ANNEE
L’enfant baigne dans l’oralité. L’apprentissage de l’expression écrite sera fondé sur la leçon de
langage et la progression en lecture : copie de mots et de phrases simples légendes expliquant une
série de gravures et de dessins, exercices à trous, exercices de reconstitution de phrases à partir de
mots mis en désordre.
Les mêmes exercices reviennent mais dès lors, l’enfant passe à l’écrit proprement dit. On lui
demandera à l’écrit de décrire une succession de gravures ou de dessins, de répondre à des
questions simples ou portant sur des exercices structuraux. Le maître lui fera copier des textes
courts, ou écrire sous sa dictée les mots- clés rencontrés au cours de la leçon de langage et de
lecture. A la fin de chaque séance de fixation, l’élève écrira une phrase construite par lui-même.
COURS ELEMENTAIRE
Le maître amènera l’enfant à construire à partir de ses lectures ou de ses expériences personnelles
des phrases simples ou de courts paragraphes en rapport avec les exercices d’expression orale. A
l’aide de questions simples, il l’initiera à la rédaction de textes narratifs ou descriptifs ou même au
résumé de texte.
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L’enfant rédigera également des comptes rendus de visites, ou fera preuve d’imagination à travers le
texte libre ou la composition de saynètes ou de scénarios à partir des textes étudiés. Il lui proposera
des exercices de reconstitution de phrases ou de texte. Il est enfin recommandé au maître d’initier
les élèves dès ce moment à la correspondance qu’ils adresseront soit à des correspondants précis,
choisis par eux-mêmes, soit à des classes entières.
Mais dans chaque exercice, le maître devra veiller à favoriser l’autonomie et l’originalité du langage
de chaque enfant.
COURS MOYEN
L’objectif principal est d’amener l’enfant à trouver les mots et les structures propres à l’expression
complète et cohérente de sa pensée et à écrire correctement dans une langue simple et dépouillée.
Outre ces exercices dont la liste n’est pas exhaustive, le maître devra faire des exercices
systématiques :
- Des rédactions libres : le sujet est choisi par l’enfant mais le travail est rendu à une date
précise ;
- Des textes libres, des saynètes, des scénarios ;
- Des rédactions imposées : le sujet est choisi par le maître et le travail est effectué en temps
limité ;
- Des reconstitutions de texte qui permettent aux élèves d’acquérir une certaine maîtrise du
style ;
- Des comptes rendus de visites, de lectures ou d’enquêtes et des synthèses qui
développement chez l’enfant les aptitudes à la prise de notes ou à la rédaction de rapports et
d’affiches ;
- Des rédactions de lettres.
A travers ces types d’activités, on visera les différentes formes de style : dialogue, narration et
description.
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D’une manière générale dans toutes les matières, le maître veillera à discipliner le raisonnement de
l’enfant sans pour autant négliger la forme de l’expression. Il devra habituer l’enfant à décrire
correctement le fait observé et l’entrainer à une observation rigoureuse. Dans ce domaine par
exemple, les élèves seront amenés à composer des résumés pour les leçons de géographie ou de
sciences naturelles. De même, à travers les exercices et problèmes de mathématiques, l’enseignant
habituera les enfants à avoir une expression claire et précise.
L’important est d’amener l’enfant du CM à posséder une maîtrise plus parfaite de la langue courante.
L’apprentissage ne se limitera donc pas à l’heure des exercices de langues.
Les maîtres devront conduire l’enseignement de toutes les autres matières dans une option
interdisciplinaire afin qu’elles concourent toutes d’une manière ou d’une autre à la maîtrise de
l’expression écrite.
IV – EVALUATION
Ici, l’évaluation permet d’apprécier les idées et de s’assurer du respect rigoureux des règles apprises
et appliquées au cours des exercices préparatoires à la rédaction. Entendue ainsi, l’évaluation
englobe :
- Des exercices systématiques (sujets imposés ou libres)
- Le dépistage des fautes par le maître chez lui
- Il devra souligner les fautes qu’il devra regrouper en :
- Faute de syntaxe : phrases mal construites, répétition ;
- Faute de lexique : impropriété du vocabulaire ;
- Faute d’orthographe : transcription, grammaire, conjugaison.
Dans l’appréciation générale, le maître doit faire des remarques portant sur le fond, c’est-à-dire les
idées, les agencements, etc. il devra signaler toutes ces fautes par des signes conventionnels
préalablement choisis en accord avec la classe, et les consigner d’avance dans un cahier :
- Le compte-rendu de rédaction
Il comprend deux phases :
- Une phase collective
- Une phase individuelle
Phase collective : cette phase collective comporte également deux étapes : le compte rendu oral et
la correction écrite.
Au cours du compte rendu oral relativement bref, le maître fera des remarques générales à la classe,
il insistera sur les fautes couramment commises en insistant sur la nature de ces fautes. On procède à
la correction orale de quelques unes d’entre elles.
La correction collective écrite est la partie la plus importante du travail à faire. Le maître doit retenir
tout au plus deux fautes de syntaxe ou de lexique les plus commises par la classe sur lesquelles on
25
procèdera à une correction systématique. Le maître pourra proposer aux élèves des exercices
d’entrainement pour fixer la forme correcte étudiée.
Phase individuelle : chaque élève est invité maître à procéder à la correction de ses fautes en tenant
compte des remarques faites pendant la phase de correction collective. Le maître assiste les élèves
en difficulté.
Après ce compte rendu, le maître vérifiera chez lui les corrections faites par les élèves. Il encouragera
l’enfant qui aura amélioré son travail initial.
En ce qui concerne, en particulier le texte libre, le maître fera lire chaque production par son auteur
et fera élire par la classe le texte qui sera exploité. Les petites erreurs seront corrigées par le groupe-
classe qui proposera des amendements.
ENSEIGNEMENT DE LA LECTURE
1 – IMPORTANCE
La lecture permet d’accéder à la pensée d’autrui. C’est une discipline fondamentale, un instrument
d’acquisition de connaissances, un support de l’expression écrite et de l’expression orale (compte
rendu de lecture, résumé de texte, vocabulaire, grammaire, exercice d’imitation de style à partir de
modèle de texte, etc.)
La lecture apparaît ainsi comme la discipline-clé, puisque sans elle, les autres disciplines ne sont pour
les élèves, que des domaines fermés. C’est un moyen de culture permanente : en effet, au moment
où les techniques et les structures économiques et sociales évoluent si rapidement, notre devoir est
de donner à l’enfant les moyens de se tenir au courant.
II – OBJECTIFS GENERAUX
Comme il a été déjà souligné, la lecture est une discipline-clef qui permet à l’enfant d’accéder au
code écrit de la langue, c’est-à-dire à sa forme la plus élaborée.
- Savoir lire correctement et de manière compréhensible pour autrui, d’où nécessité de bien
prononcer, de bien articuler, de respecter la ponctuation et les liaisons, de bien marquer
l’intonation, etc.
- Apprendre à lire silencieusement, la lecture étant avant tout un acte individuel ; cette lecture
silencieuse visera l’économie et l’efficacité : il s’agit d’obtenir une lecture silencieuse rapide
conduisant l’enfant à tirer l’essentiel du texte lu ;
- Donner à l’enfant l’envie et le goût de lire ; on développe ainsi chez lui l’aptitude à une
culture permanente ;
26
- Sur le plan intellectuel, savoir tirer un jugement d’un texte lu ;
- Sur le plan esthétique, savoir apprécier la beauté d’un texte (style, poésie).
Tous ces objectifs doivent être poursuivis à tous les cours. La seule différence à observer cependant,
sera le choix opéré entre les textes qui doivent être adaptés au niveau de chaque cours.
En effet, le code écrit est fait de signes conventionnels dont il faut respecter l’orthographe et les
accords grammaticaux.
La langue française n’est pas une langue phonétique mais une langue alphabétique. Ainsi le même
graphème ou signe écrit peut se prononcer de différentes manières.
En outre, les ressemblances sont très fréquentes entre les lettres de l’alphabet français au niveau de
la graphie.
Ex. p et q ; b et d ; n et m ; etc.
27
Les recherches psychologiques concluent que pour chaque enfant il existe un âge idéal pour
entraîner un apprentissage qui réclame les aptitudes physiques et intellectuelles. Le faire
précocement peut être lourd de conséquences. Le faire tard peut ne pas favoriser l’optimalisation
des performances. Dès lors, il faut accepter comme normal le fait que les enfants normaux de même
âge psychologique ne réalisent pas les mêmes performances. On n’ignore pas non plus que du point
de vue du développement mental, certains enfants se révèlent précoces, cependant que d’autres
accusent du retard. Parents et enseignants gagnent à être patients si 5 – 6 ans les aptitudes à la
lecture tardent à faire jour.
Ces quelques aspects de la complexité de la langue écrite d’une part, la différence entre la langue
maternelle et seconde d’autre part (interférences phonétiques, lexicales, et syntaxiques) expliquent
largement les difficultés que rencontrent les élèves au cours de l’apprentissage de la lecture. Ces
difficultés ne doivent donc pas échapper à la conscience de l’instituteur.
IV – PRINCIPES ET METHODOLOGIE
PRINCIPES
Du fait qu’en lecture et dans la langue française, il n’existe pas de correspondance terme à terme
entre graphème et phonème*, une méthode de lecture fondée uniquement sur le déchiffrage est
inadéquate.
L’acte de lire repose essentiellement sur la compréhension et celle-ci suppose une connaissance
préalable de la langue parlée. C’est pourquoi dans le cas de l’apprenant d’une langue étrangère,
l’apprentissage du langage doit devancer l’apprentissage systématique de la lecture.
Compte tenu de la psychologie de l’enfant du cours préparatoire, certains pré-requis à la lecture sont
nécessaires avant d’aborder l’apprentissage systématique de celle-ci. Ces pré-requis sont obtenus
par des exercices spécifiques :
METHODOLOGIE
COURS PREPARATOIRE
D’après ce que l’on sait de la psychologie génétique et de la psycholinguistique, l’enfant a une
perception globale ou syncrétique des choses ; aussi lire, c’est de gagner d’un texte le sens et la
signification.
PHONEME * : c’est l’élément le plus simple du langage ; il est représenté graphiquement par des
signes. Voir par ex. dans le mot « marché », les phonèmes [m] [a] [r] [s] [e] correspondant aux
graphèmes français : m, a, r, c, h, é.
28
Il est donc nécessaire de partir du global pour aller vers le détail, de la phrase vers les signes. Ceci
traduit sur le plan de la lecture par la nécessité de partir de la phrase ou du mot pour aller vers la
conquête des signes (syllabes – lettres). Ainsi la méthode syncrétique ou à point de départ global
semble s’imposer. Cette méthode se caractérise par la démarche suivante :
1ère étape : Acquisition globale : cette étape est caractérisée par la formulation et la compréhension
du texte ou de la phrase à lire. Le maître doit s’interdire rigoureusement de travailler sur les syllabes
et les lettres. Il s’appliquera à faire comprendre le sens du texte, de la phrase et des mots. Cette
compréhension est obtenue par la réalisation effective du schéma suivant :
L’appropriation globale des phrases et des mots se réalise par divers jeux de reconnaissance et de
reconstitution de texte. La lecture de ces phrases et mots est rendue possible grâce aux exercices
préparatoires à la lecture.
2ème étape : Analyse : au cours de cette étape, le texte étant compris, le maître orientera ses efforts
uniquement, vers l’acquisition des signes et notamment vers l’apprentissage des syllabes et des
lettres ou des sons.
Cette étude sera amorcée après la révision de l’étape précédente, par la mise en relief du mot clé
dont on dégage la syllabe à étudier. Sa reconnaissance et sa lecture seront poursuivies en la
discriminant par comparaison dans un groupe de syllabes déjà connues.
3ème étape : Lecture du texte : avec les étiquettes contenant les mots étudiés, le maître pourra
amener les enfants à composer de nouvelles phrases. Le texte peut être illustré par le maître ou par
les élèves. Le maître devra inviter les enfants à la lecture silencieuse du texte produit dont la
compréhension sera contrôlée par de questions simples. Le texte sera ensuite lu à haute voix et l’on
veillera à obtenir immédiatement une lecture à la fois correcte et expressive.
REMARQUES IMPORTANTES
On associera constamment la lecture à l’écriture à la fin de chacune des étapes. Chaque séance
commencera par la révision des acquisitions antérieures.
On constate généralement que les maîtres consacrent une seule séance pour l’étude des quatre
étapes préconisées par la méthode ci-dessus. Ce qui constitue une erreur pédagogique très grave. IL
est donc recommandé de ne consacrer qu’une séance à chaque étape. L’apprentissage de
l’expression orale précèdera celui de la lecture d’au moins 3 mois consacrés aux exercices de pré-
requis.
29
COURS ELEMENTAIRE
On aura achevé de monter les automatismes de déchiffrages, l’élève prouvera par l’intonation et les
inflexions de voix conséquentes aux différents types de phrases qu’il comprend et vit dans une
certaine mesure le texte. On veillera particulièrement à la prononciation, à l’articulation, aux liaisons,
à la ponctuation, etc…
La lecture silencieuse sera poursuivie avec des questions de contrôle sur la compréhension.
COURS MOYEN
Le maître s’efforcera d’obtenir des élèves une lecture courante et expressive fondée avant tout sur la
compréhension. Pour favoriser cette compréhension, toute séance de lecture à haute voix doit être
précédée d’une séquence de lecture silencieuse suivie d’un contrôle tendant à dégager le sens
général du texte. Il doit être prévu des séances systématiques de lecture silencieuse contrôlée
chaque fois par des questions orales ou écrites portant sur l’intelligence du texte. Ces questions
permettront à l’enfant non seulement de découvrir les idées contenues dans le texte, mais aussi
d’émettre un jugement personnel afin de développer son esprit critique.
En lecture à haute voix comme en lecture silencieuse, les élèves de ce niveau seront initiés à la lecure
rapide.
Au Cours Elémentaire et au Cours Moyen, compte tenu des difficultés particulièrement éprouvées
par les élèves, le maître s’emploiera à entraîner systématiquement les élèves à mieux lire, par des
exercices appropriés de déchiffrement de sons, de compréhension et d’interprétation.
V – MOTIVATIONS
On a souvent déploré que peu de nos concitoyens instruits aiment lire. C’est dire en d’autres termes
que l’école n’a pas su communiquer ou du moins n’a pas pu communiquer aux élèves le goût de la
lecture.
Dès le début de la scolarité, « la lecture devrait s’inscrire dans une situation significative » c’est-à-dire
correspondre à un besoin : besoin de comprendre un message, besoin de recevoir les informations
d’un correspondant, besoin de nourrir son imagination, d’enrichir son univers, etc…
Le scolaire commun fait de morceaux choisis est insuffisant pour créer le goût de lire. Il faut lire
aussi :
30
- Les textes de lecture suivie ;
- Les textes écrits par les enfants (recueil des meilleures rédactions, journaux) ;
- Les romans écrits pour enfants ;
- Les contes, les légendes, les belles histoires, les journaux, le textes publicitaires, les
ordonnances médicales etc.
Les textes insipides rebutent ; il en est de même des productions dans un style savant.
Les livres ou textes bien illustrés, de contenu adapté au niveau de la classe et riche pour nourrir
l’intelligence, la sensibilité et l’imagination, pour amuser et divertir peuvent susciter le besoin de lire
et le désir d’aller jusqu’au bout. Il faut toutefois écarter les ouvrages nuisibles à l’équilibre moral des
enfants.
On ne saurait insister assez sur la nécessité de monter des bibliothèques dans les écoles, comme
dans les familles. Car beaucoup d’enfants sont issus de milieux socioculturels défavorisés.
En compensation le maître saura introduire ses élèves dans les bibliothèques extra-scolaires qui
comportent des rayons pour enfants avec des facilités de prêts.
IV – EVALUATION
Le maître devra apprécier les automatismes de déchiffrage et le degré de compréhension, les deux
aspects étant intimement liés. L’appréciation portera sur les éléments suivants :
- La prononciation ;
- L’articulation ;
- Le respect de la ponctuation ;
- La diction et l’intonation ;
- La sensibilité (comment l’élève vit les états d’âme de l’auteur), etc.
- Questions de contrôle oral ou écrit sur le sens des mots, des images, etc… dans leur
contexte…
- Questions de contrôle sur la compréhension des idées. Les réflexions que suscite chez l’élève
la pensée de l’auteur (au CM) ;
- Exercice d’imitation du style (oral ou écrit) ;
- Résumé et/ou dramatisation du texte lu. L’évaluation dans d’autres disciplines en particulier
en étude de texte en orthographe et en rédaction sera considérée comme une évaluation
indirecte en lecture.
31
ENSEIGNEMENT DU VOCABULAIRE
I – DEFINITION
Le besoin de dire et celui de parler restent à l’état de pure intention fugitive s’ils ne sont pas
exprimés par la parole.
Actualisant d’abord la pensée ou l’idée, la parole ensuite se matérialise, se fixe et devient message à
travers l’agencement d’uns suite de symboles phoniques conventionnels propres à une langue et
appelés généralement « mots ». Mais il convient d’apporter une clarification si modeste soit-elle à la
notion de « mot ». Elle est ici ambivalente. Le mot dit « graphique » est considéré comme l’ensemble
des lettres entre deux blancs d’une page manuscrite ou imprimée. Par exemple dans la phrase « je
vais », il y a bien deux mots graphiques ; « courageusement » est un seul mot graphique.
Viennent après les mots dits à unité lexicale qui ne sont, dans le langage classique autre chose que
des noms composés, les locutions, etc… Ainsi : « arc-en-ciel », « de temps à autre » représentent
chacun un mot à une seule unité de signification, mais comportant respectivement trois et quatre
mots graphiques.
II – OBJECTIFS
L’importance du vocabulaire dans une langue n’est plus à réaffirmer. Il constitue le support
fondamental sans lequel aucune discipline spécifique de la langue ne saurait avoir un contenu réel.
Alain écrivait d’ailleurs que « tout n’est qu’une question de vocabulaire ». il est en effet clair que la
priorité reconnue à l’expression orale exige désormais que l’apprenant comprenne le sens des mots
qu’il emploie, de ceux aussi qu’il perçoit à l’occasion de ses lectures et des autres apprentissages.
Ainsi donc, les objectifs pédagogiques visés en vocabulaire à l’école élémentaire sont :
32
o * Par compréhension : préciser le sens des mots, faire découvrir les différentes
acceptions des mots étudiés dans des contextes variés, fixer l’ensemble de ces
acquisitions par des réemplois appropriés.
o * Par extension : faire le tour du champ sémantique de ce mot (mots de la même
famille, mots de sens voisin, mots de sens contraire).
- Etudier les structures lexicales qui permettent à l’élève d’exprimer sa pensée avec clarté et
justesse ;
- Consolider les acquisitions au moyen de fréquents exercices de réemploi.
- Fixer la graphie des mots et structures lexicales.
PRINCIPES
il convient d’accorder plus d’importance à la qualité du vocabulaire qu’à sa quantité car il ne sert à
rien d’apprendre beaucoup de mots sans être en mesure de les employer correctement dans des
circonstances variées.
Dans l’acquisition du vocabulaire usuel, la maîtrise des mots les plus fréquents est fondamentale. Ce
sont eux qui meublent généralement les conversions les plus courantes. Ils sont donc fonctionnels à
tout moment : c’est pourquoi ils sont encore appelés mots-outils.
Les mots plus rares auxquels on fait appel dans les situations bien définies sont les mots disponibles.
C’est pourquoi autant que possible le maître devra se référer au vocabulaire fondamental de la
langue française en Afrique.
33
Les structures lexicales et les mots nouveaux étudiés doivent servir pour parler des êtres et des
choses et non pour simplement les désigner dans un contexte de communication et une structure
nouvelle ne saurait être considérée comme acquise que si elle permet un transfert dans les contextes
variés sur un autre plan de la réflexion ou de la pensée.
METHODOLOGIE
Elle est caractérisée après l’étude des structures nouvelles par le jeu des oppositions, des
rapprochements, des permutations ou des transformations, etc. Cette phase permet une
consolidation du vocabulaire acquis par l’enfant de façon naturelle ou à travers les autres disciplines
et activités. Il se familiarise par la même occasion avec les structures des mots et de la langue :
préfixe, radical, suffixe, homonyme, synonyme, etc.
3) Phase de fixation
C’est le moment des réemplois fonctionnels du matériel linguistique étudié avec le souci de varier les
contextes en vue de faciliter la réalisation des différents transferts.
4) Phase de transfert
La quatrième phase connaît l’utilisation de l’acquis dans d’autres activités créatrices ; l’expression
libre orale ou écrite ou autres exercices d’application proposés par le maître. Il convient de rappeler
au maître qu’au stade d’étude ou de fixation des structures, les activités ludiques peuvent constituer
un support précieux.
COURS PREPARATOIRE
Le nombre de mots ou structures à étudier doit être, d’une manière générale, dosé selon l’âge et le
niveau des élèves.
Les activités langagières procèdent par approche structuro-globale. Mais le maître progressivement
peut conduire l’élève à se familiariser avec la forme nominale, verbale ou adjective d’un mot, en
liaison directe avec la lecture et plus tard avec l’écrit. Il s’attachera cependant à l’emploi de sa forme
la plus usuelle.
Les mots à étudier et qui occasionneront la réalisation des structures sont d’abord choisis parmi ceux
qui se situent dans le même champ sémantique ou bien se retrouvent dans un même centre
34
d’intérêt. Mais il importe que le maître fasse bien maîtriser les mots à haute fréquence qui
constituent les premiers mots-outils indispensables à la réalisation des phrases nucléaires
fondamentales (phrases simples).
COURS ELEMENTAIRE
Il convient de rappeler que l’équipement linguistique de l’élève au cours élémentaire surtout celui
du cours élémentaire première année n’étant pas encore très affirmé, le maître devra au début
consolider cet acquis par la reprise ou la révision des structures fondamentales manipulées par
l’élève au cours des activités langagières antérieurs puis il introduira progressivement le lexique des
centres d’intérêt prévus aux programmes.
Le sens fonctionnel, donc dynamique d’un mot n’est repérable que dans une vivante situation
d’apprentissage. Le maître évitera donc de présenter le mot d’une façon isolée, la tentation étant de
vouloir en donner un sens figé, non relié à une situation concrète. bref le mot doit être toujours
étudié en association de signification avec les autres mots de la chaîne parlée que représente une
phrase.
Le mot pouvant revêtir une pluralité de significations, il importe de faire remarquer ce caractère
polysémique par la multiplication des exercices structuraux qui rendent compte de cette variété.
En d’autres termes, étudier un mot, c’est accéder à une notion plurielle de son emploi.
L’utilisation des groupes nominaux et des groupes verbaux judicieusement conçus en conformité
avec les normes de la syntaxe pourra encore renforcer la maîtrise des structures et déboucher sur les
transformations et les généralisations individuelles différées.
A ce stade, il n’y a plus gère de différence entre l’exercice de construction de phrases et la leçon de
vocabulaire.
La dramatisation peut également suppléer le manque de support audiovisuel. Elle est susceptible
d’occasionner la libéralisation spontanée des structures déjà maitrisées ainsi que les modulations
originales qui peuvent en découler.
A partir d’un sujet simple proposé par le maître, celui-ci pourra tester la valeur des acquisitions
antérieures en ordonnant la rédaction de petits paragraphes. Au cours de ces exercices, les mots déjà
appris seront réemployés. Le maître saisira ainsi l’occasion de valider ou non leur utilisation.
35
Au cours des réalisations des phrases par les élèves, le maître évitera de faire des redressements
intempestifs. Il faut qu’il respecte l’originalité et la spontanéité de l’expression, même si elle charrie
des incorrections dans son premier jet, car on peut y déceler l’existence d’une fécondité potentielle
de l’imagination reproductrice ou inventive chez l’élève. Une gaucherie, un bredouillement sont
autant d’indicateurs susceptibles d’éclairer l’action future du maître.
COURS MOYEN
Les stratégies prescrites au cours élémentaire sont valables au cours élémentaire sont valables au
cours moyen.
Cependant il y a lieu de renforcer le bagage verbo-conceptuel de l’élève de lier les mots et les idées
aux situations vécues ou créées de même qu’aux objets, de faire sentir la polyvalence des mots ou
d’inviter les élèves dans la perspective d’une expression livre à créer des textes où ces mots sont
utilisés dans des contextes différents.
Il faut aussi prendre soin de lier ici les exercices d’évaluation de l’acquisition du vocabulaire aux
exercices préparatoires à la rédaction.
IV – EVALUATION
Cependant il faut comprendre que ceux-ci ne sont que des exercices immédiats de contrôle. La
sédimentation définitive des structures lexicales se fera lentement. Elle ne saurait être valablement
testée qu’à travers les disciplines de la langue, susceptibles de faire appel au vocabulaire acquis de
façon systématique.
1) Expression orale
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- Comptes rendus oraux d’évènements vécus ;
- Oralisassions après les séances de lecture individuelle ;
- Discussions libres autour du texte etc.
2) Expression écrite
- Construction de phrases ;
- Résumé de texte ;
- Construction de paragraphes ;
- Compte rendu d’évènements vécus ;
- Rédaction.
La leçon de vocabulaire vise l’acquisition et le réemploi correct des mots simples ou formant des
unités lexicales. Il faut éviter de faire acquérir par l’enfant des mots dont l’usage n’est pas courant
dans son environnement socioculturel. Le vocabulaire fondamental, premier et deuxième degrés,
adapté au contexte africain sera l’élément référentiel lexical de base où l’enseignant puisera.
ENSEIGNEMENT DE LA GRAMMAIRE
I – DEFINITION
Elle est au contraire fondée sur le maniement de la langue orale et écrite. Le maniement crée des
automatismes linguistiques qui favorisent l’expression orale et écrite.
II – OBJECTIFS
Pour définir les objectifs, il faut enfin recourir aux apports les plus indiscutables de la linguistique
moderne. Celle-ci considère la langue comme un système c’est-à-dire un ensemble de structures
soutenu par un réseau de lois liées entre elles.
37
Dans cette perspective, enseigner la grammaire surtout à l’école primaire, c’est faire comprendre,
faire assimiler comment la langue fonctionne de l’oral à l’écrit.
Aussi, les objectifs spécifiques à atteindre sont :
Il s’agit ainsi de mettre à la disposition de l’expression orale et écrite, des éléments indispensables à
sa maîtrise.
III – METHODOLOGIE
On part d’une situation liée au vécu de l’enfant. Par un dialogue entre le maître et la classe, on
traduit cette situation par des phrases orales d ans lesquelles le maître essaie d’introduire la
structure à manipuler.
Elle est d’abord orale puis écrite. Il s’agit de proposer aux enfants une série d’exercices permettant
de manipuler les structures. On crée ainsi certaines habitudes physiques (phonation, respiration) et
intellectuelles (découverte intuitive du fonctionnement de la structure). Autant que possible, chaque
élève doit prendre la parole dans cette phase de manipulation orale. Viennent ensuite les
manipulations écrites exécutées collectivement ou individuellement.
Il s’agit, à partir des manipulations précédentes de faire prendre conscience des rapports entre les
ensembles, des règles qui président aux fonctionnements des structures étudiées. Tout ceci conduit
l’élève à procéder à des classements en distinguant ce qui est fixe, ce qui varie, ce que l’on peut
supprimer, etc. en fonction du sens.
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4ème étape : Exercices d’application oraux et écrits
Ce sont des exercices qui permettent d’appliquer les règles découvertes au cours des différentes
manipulations tâtonnantes de l’étape précédente.
Il est important ici de multiplier les exercices pour assurer les automatismes et faciliter les transferts.
Les exercices de l’étape expérimentale fondés sur la pratique et la découverte des règles de
fonctionnement de la langue, doivent habituer les élèves, aux grandes opérations linguistiques
appelées exercices structuraux et qui comprennent :
IV – EVALUATION
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Elle portera sur les éléments ci-après :
- L’aisance dans les manipulations sur la phrase à l’oral comme à l’écrit
- Les réflexes dans l’application des règles
- La faculté d’identification des structures minimales et des opérateurs de transformation
- La maîtrise de l’expression orale et écrit.
ENSEIGNEMENT DE L’ORTHOGRAPHE
I – OBJECTIFS
L’orthographe est la graphie des mots conformément aux règles spécifiques de la langue concernée.
Pour y réussir, il faut être capable de :
- Discriminer les sons de la langue (perception auditive)
- Observer correctement les graphies (perception visuelle) ;
- Maîtriser et régler la vitesse de sa main sur celle de la pensée (motricité)
- Identifier les fonctions ou relations grammaticales (connaissance des règles d’accords)
- Découvrir et retenir les pièges de l’orthographe d’usage ;
- Maîtriser l’orthographe des mots à usage courant en prenant pour référence le lexique du
français fondamental.
Interviennent donc dans l’apprentissage de l’orthographe non seulement la connaissance des règles
d’accords grammaticaux et des pièges de l’orthographe d’usage, mais en premier lieu les mémoires
auditive, visuelle et motrice.
Dans l’affirmative, le maître s’efforcera d’aider l’élève à sa libérer de ces troubles. S’il ne le peut tout
seul, il s’adressera à ses supérieurs hiérarchiques pour y contribuer et, au besoin, il fera appel à des
spécialistes psychologues et neurologues.
Une fois ces préalables psychologiques assurés, l’enseignant de l’orthographe visera à donner à
l’élève du premier degré la connaissance d’abord implicite puis explicite des règles de
l’orthographe grammaticale et de l’orthographe d’usage.
D’une façon générale, cet enseignement se fera en permanence à l’occasion de la lecture, du
langage, du vocabulaire, de la grammaire, de la conjugaison, et de toutes les autres disciplines
(disciplines d’éveil, mathématique…). On peut l’assurer de la façon la plus systématique à partir d’un
texte choisi par le maître, du texte libre, du texte reconstitué et de la dictée.
II – DIFFICULTE DE LA MATIERE
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Il ne faut jamais perdre de vue que l’orthographe est une matière aride.
Elle présente sans doute moins de difficultés dans les langues nationales parce que la graphie y colle
davantage à l’oral : en dehors des sons dz, ts, tsy, kp, et gb, en éwé et en kabyè, à chaque
« phonème » ou « son » simple correspond en général un graphème ou forme graphique simple, et
tous les graphèmes sont prononcés.
Ce n’est pas le cas en français ou le même phonème peut être transcrit avec plusieurs graphes
différents. Ainsi le son [s] est transcrit de six manières différentes dans les mots « son, façon, passion,
ceci, nation, science » ; le son [k] de cinq manières différentes dans les mots « vacant, manquant,
kaki, écho, nickel », etc. inversement, le même graphème peut se prononcer de plusieurs manières
différentes. Il en va ainsi des mots « sceau, ciseau, puits, puis » ou le même graphème « s » est
prononcé [s], [z] ou n’est pas prononcé… Enfin l’orthographe grammaticale française est rendue
encore plus déroutante par le fait que plusieurs graphèmes distinctifs ne sont pas prononcés.
C’et en raison de ces difficultés qu’il importe d’accorder à l’enseignement de l’orthographe une
grande importance en utilisant une méthodologie fondée sur la motivation et une progression
appropriées.
Pour motiver les élèves, il faut les faire participer à tout le processus de l’apprentissage. En particulier
lorsque le maître dispose d’un mimographe, il est attrayant pour les élèves de participer à
l’impression du texte sur lequel porte l’apprentissage de l’orthographe.
On limitera les difficultés que les élèves peuvent éprouver en choisissant des mots ou des textes
qu’ils connaissent et comprennent déjà. Si le texte choisi leur est inconnu, il faut d’abord l’étudier
avec eux et en discuter avec eux afin de susciter leur intérêt.
Enfin il convient de tenir à leur disposition dans la classe le matériel susceptible de les aider à
l’apprentissage collectif et individuel : manuels de grammaire et de lecture, dictionnaire…
41
On peut les inviter à rechercher dans le fichier autocorrectif et dans les livres de grammaire les
remèdes aux fautes qu’ils auront commises à propos d’un texte libre, d’un article de journal scolaire,
d’un texte de correspondance scolaire ou d’un compte rendu.
Progression
Au Cours Préparatoire, l’apprentissage de l’orthographe consistera essentiellement à faire observer
et articuler attentivement et correctement les mots, les syllabes et les phonèmes et à les faire écrire.
Au Cours Elémentaire, la même approche sera observée en première année. En deuxième année, on
peut commencer un enseignement systématique limité à un petit nombre de règles.
L’orthographe en tant que discipline normative n’a sa place qu’au Cours Moyen pour la langue
française. On se limitera cependant à la maîtrise des trois types de règles fondamentales suivantes :
- L’accord du nom ou genre et en nombre ;
- L’accord de l’adjectif en genre et en nombre ;
- Les marques de la conjugaison dans les temps les plus usuels présent, passé composé,
imparfait, futur simple, futur périphrastique, le participe passé, l’infinitif.
L’orthographe des langues nationales oppose moins de difficultés aux élèves. Son apprentissage
systématique commencera plus tôt dès la première année du Cours Elémentaire.
Techniques
Pour être actif, l’enseignement de l’orthographe requiert la participation des élèves à leur propre
apprentissage. Dans cette optique, les élèves seront amenés à s’exercer en orthographe d’usage et
en orthographe grammaticale. L’orthographe d’usage s’intéresse à la graphie des mots liée à la
correspondance : graphème, phonème. C’est pourquoi son apprentissage se fait à l’occasion des
leçons de lecture, de vocabulaire, au cours des exercices de copie, de dictée de sons, de syllabes, de
mots et d’exercices spécifiques de comparaison de graphie des mots.
L’orthographe grammaticale ou orthographe de règles d’accords, demande que l’on écrive des mots
en tenant compte des variations qu’ils subissent du fait de leurs relations avec les autres termes de
phrase. L’acquisition de la pratique de ces règles d’accords permet la fixation des automatismes des
règles d’accords grammaticaux.
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Le maître peut offrir d’autres techniques. Après avoir lu et étudié un texte qui aura intéressé les
élèves, le maître attirera leur attention sur les données analogiques ou différentielles contenues dans
deux énoncés, celui du texte et un autre auquel il est rapproché.
Ex : Je le sais je l’essaie
Il a voulu il l’a voulu
Il a fait il l’a fait
Sur la même voie, en rapprochant et en comparant les finales des formes verbales, le maître attirera
l’attention des élèves sur les formes qui se terminent par s et celles qui n’en comportent pas ; celles
en t, celles en d, celles en nt, celles qui se terminent une simple voyelle…
D’une façon générale, le maître inventera les techniques appropriées aux types de fautes qu’il
observera chez ses élèves.
TYPES DE DICTEES
Il existe plusieurs types de dictées :
1°) La dictée dirigée et expliquée : le maître fait réfléchir les élèves au fur et à mesure que la dictée
progresse, sur tous les points où ils risqueraient de se tromper.
Son but est de permettre à la classe entière de ne commettre aucune erreur. Cette forme de dictée
est à cet égard très efficace et formatrice.
2°) La dictée préparée : elle est préparée à une séance antérieure immédiatement avant la dictée du
texte. Le maître lits et fait lire à haute voix un texte relativement court selon le niveau et attire
l’attention sur :
- Le sens général
- Les accords grammaticaux
- L’orthographe des mots usuels
Le maître pose ou se laisse poser toutes les questions qui peuvent provoquer les éclaircissements. La
dictée est faite au terme de ces opérations.
La dictée immédiate ou différée peut parfois se limiter aux phrases sur lesquelles a porté l’étude
pourvu qu’elles forment un tout cohérent.
Une dictée trop préparée qui ne laisse plus à l’élève qu’un léger effort de mémoire est inefficace.
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3°) L’auto-dictée : c’est la reproduction de mémoire d’une texte lu, reconstitué et mémorisé ou d’un
texte de récitation préalablement appris. Le texte doit être très court et réduit à une phrase au CP,
deux ou trois phrases a CE, trois à cinq phrases au CM.
4°) La dictée orale : le maître lit lentement une phrase. Par questions, il demande l’orthographe d’un
mot d’usage, la terminaison d’un verbe, l’application d’une règle. Utiliser le procédé La Martinière.
IV – EVALUATION
L’évaluation intervient au terme d’une période d’acquisitions en orthographe d’usage et
grammaticale. Ces acquisitions doivent être renforcées par des révisions. Au terme de ces
opérations, l’évaluation s’effectue par des exercices de contrôle orthographique.
Ce contrôle se fera deux fois au moins par mois. Il devra reprendre l’ensemble des difficultés
abondées dans une période donnée. Il sera minutieusement composé par le maître.
La correction de la dictée
Corriger quelqu’un c’est le mettre en situation de se corriger lui-même. Le maître ne doit pas être le
seul, correcteur de l’élève.
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La première source d’information est l’ensemble des élèves, le fichier auto-correctif, le dictionnaire,
le manuel de grammaire, le livre de lecture…
Le maître restera donc discret dans ses interventions.
ENSEIGNEMENT DE L’ECRITURE
I – OBJECTIFS
Considérée comme la science des ânes, l’écriture est souvent reléguée au second plan. Et pourtant
tout le monde se plaint des copies et lettres illisibles et mal présentées.
C’est pourquoi il convient de redonner à l’écriture la place qu’elle mérite dans la formation de
l’élève. L’enseignement de l’écriture tout au long de la scolarité visera à obtenir une écriture lisible,
courante, propre, régulière et si possible élégante. Il contribue également à développer l’habileté
manuelle, la maîtrise du corps et l’organisation spatiale chez l’enfant.
II – METHODOLOGIE
EXERCICES PREPARATOIRES
Bien avant l’âge scolaire, l’enfant trace partout des signes indéchiffrables. A partir de quatre ans il
donne des formes plus ou moins régulières à ces signes. Plus tard il est capable de dessiner par
imitation des lettres ou des mots.
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Aussi est-il opportun que des exercices préparatoires précèdent l’apprentissage de l’écriture. Dans
les jardins d’enfants ces exercices sont intégrés aux activités ludiques auxquelles il faut ajouter les
activités de dessin et de peinture qui éduquent la main. Les exercices de contrôle sensorimoteurs
comme colorier les dessins d’animaux ou d’objets préparent également à la maîtrise du geste. Les
exercices de graphisme préparent plus directement à l’écriture.
LECON D’ECRITURE
La leçon d’écriture d’une lettre comporte une phrase d’observation et une phrase de reproduction.
Pendant la première phrase, la classe observe la lettre qu’on décomposera au besoin pour faire voir
les différentes parties.
Exemples :
Les élèves ne devront pas observer passivement. Ils doivent au cours de cette phrase acquérir les
gestes nécessaires pour reproduire correctement les lettres ou les chiffres.
Le travail à exécuter sur les ardoises ou dans les cahiers ne sera pas une course de vitesse.
Il n’est donc pas acceptable qu’en moins de cinq minutes la séance soit achevée et le soit mal pour
bon nombre d’élèves. Il ne faut pas sacrifier le soin à la rapidité. C’est pourquoi le maître règlera
l’allure des élèves au profit de l’application.
Le maître s’efforcera de bien écrire lui-même, car les élèves ont pour référence les modèles qu’il leur
donne soit au tableau, soit dans les cahiers, il devra posséder un cahier de modèles d’écriture.
L’élève adoptera une seule forme de graphie (droite ou penchée) de même qu’il sera libre d’écrire
avec la main gauche ou avec la main droite selon des tendances. La façon dont il se tiendra pour
écrire conditionnera son succès. Le maître y veillera pour prévenir par ailleurs les malformations
physiques qu’occasionneraient les mauvaises tenues.
Dès les cours préparatoire, le maître donnera à ses élèves l’habitude d’une bonne présentation
pendant les séances consacrées aux leçons d’écritures comme pendant tous les exercices écrits.
III – EVALUATION
Le maître évaluera ses élèves sur la base de plusieurs critères :
- Formation régulière des lettres ou des chiffres,
- Respect du corps d’écriture,
- Espacements réguliers entre les lettres et entre les mots,
- Liaison des lettres à l’intérieur du mot,
- Non panachage de l’écriture droite et de l’écriture penchée,
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- Propreté,
- Titres bien soulignés,
- Disposition du titre et des différentes activités du jour.
En plus de l’écriture des lettres isolées, l’évaluation portera essentiellement sur la copie de mots ou
de phrases, sur les devoirs écrits, sur la présentation des cahiers de leçons.
MATHEMATIQUE
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ENSEIGNEMENT DU CALCUL MENTAL
Le calcul mental permet d’entraîner l’élève sans l’aide de l’écrit au calcul rapide et exact.
Pour cela on familiarisera l’élève avec les nombres, leurs combinaisons et leurs relations, créant ainsi
une imagination numérique enrichissante.
Cette gymnastique intellectuelle doit être conduite par le procédé La Marinière sous forme de jeux,
d’exercices ou de problèmes simples et pratiques qui créent une atmosphère de détente et de joie.
48
ENSEIGNEMENT DE LA MATHEMATIQUE
CALCUL
I – OBJECTIFS GENERAUX
L’enseignement de la mathématique à l’Ecole Elémentaire vise à initier l’enfant au raisonnement
logique, à développer l’imagination, le goût de la recherche et l’esprit de créativité.
L’enfant doit aussi parfaitement maitriser le sens et la pratique des quatre opérations à partir des
situations et de manipulations nombreuses et variées, savoir utiliser les outils et les instruments
courants de mesure.
Il fera appel à des situations tirées du vécu de l’enfant, liées à ses intérêts spontanés ou provoqués.
L’exploitation de ces situations qui se fait collectivement ou individuellement, devra aboutir :
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Les activités topologiques favorisent l’éveil de la curiosité, le sens de l’observation et le désir de
l’expérimentation de l’enfant. Elles contribuent à la formation de la pensée logique et préparent de
façon intuitive et empirique à la prise de conscience de propriétés géométriques.
Ce sont des exercices relatifs à la connaissance du schéma corporel, des jeux concernant la situation
relative d’objets, des jeux de déplacement et de parcours, des activités de découpage et de pliage,
des jeux de construction dans l’espace.
OPERATION PRE-NUMERIQUES
CONNAISSANCE DU NOMBRE
La classification des objets et leur mise en correspondance doivent amener l’enfant à déboucher sur
la notion de nombre.
L’enfant devra alors apprendre à associer un nombre à une collection d’objets donnés.
L’étude des nombres lui sera rendue d’autant plus facile qu’il aura déjà appris à classer les objets de
son environnement et de son imagination. Il sera alors aisé au maître de passer à la présentation du
nombre, à sa reconnaissance et à son symbole.
NUMERATION
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Le problème de la numération consiste à nommer et à écrire tous les nombres avec un jeu de chiffres
et un vocabulaire réduit, tout comme on écrit les mots d’une langue avec un nombre défini et réduit
de lettres.
Le fonctionnement d’un système de numération de position dont la base est petite se découvre et se
pratique plus aisément. Aussi est-il conseillé de partir des bases inférieures à 10, deux bases au plus
(4 et 5 par exemple). On abordera ensuite et privilégiera en définitive la base 10.
Il importe que l’enfant à la fin du Cours Préparatoire ait correctement assimilé le sens et la technique
de l’addition et de la soustraction.
Les buts visés sont :
- L’analyse et la reconnaissance de situations faisant intervenir la somme de deux puis de plus
de deux nombres, la soustraction de deux nombres
- L’élaboration de la table d’addition
- La familiarisation avec les résultats en vue de leur mémorisation.
TECHNIQUES OPERATOIRES
Même si l’approche de la technique des opérations peut s’appuyer éventuellement sur des
manipulations dans des systèmes de numération de base inférieure à 10, la maîtrise et la pratique de
la technique opératoire à travers diverses étapes qu’elles impliquent, ne doivent concerner que des
calculs à base 10. Il est indispensable que des exercices entretiennent constamment la maîtrise de
ces techniques au-delàs de la phase de découverte et de première assimilation.
COURS ELEMENTAIRE
INITIATION AU RAISONNEMENT
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L’introduction de notions précises sur les ensembles doit être abordée à partir de l’étude de
situations simples de la vie courante ;
Il importe que l’enseignant à ce niveau accorde aux activités (jeux logiques par exemple) une
attention toute particulière. Il amènera progressivement l’enfant à ce but en lui proposant des
situations faisant appel à l’observation approfondie, à la réflexion.
Dans cette formation du raisonnement mathématique, la géométrie occupe elle aussi une place
privilégiée.
OPERATIONS NUMERIQUES
L’enfant doit ici maîtriser parfaitement les quatre opérations dans les différentes bases et en
particulier en base 10.
L’étude et l’écriture des nombres seront poursuivies jusqu’à 10.000.
L’étude de l’addition et de ses propriétés, de la soustraction sera complétée par celle de la
multiplication et de la division.
On entamera l’étude de la distributivité de la multiplication sur l’addition.
L’enfant complètera la table de multiplication et celle de Pythagore.
Enfin on abordera la notion de quotient exact à partir d’opérations simples de type 2 x = 44, quelle
est la valeur de x, puis l’on débouchera sur la division avec reste.
GEOMETRIE
En raison de la valeur formatrice de la géométrie, il faut habituer l’enfant à construire lui-même des
modèles à étudier.
Il doit être placé dans une situation de recherche permanente pour aboutir par des comparaisons,
des analogies et des mesures, à des propriétés caractéristiques de certaines figures telles que
l’égalité de la mesure de tous les secteurs angulaires droits. L’utilisation de l »équerre, du compas et
du rapporteur doit lui devenir familière à la fin de ce cours.
L’étude de droites parallèles devra partir de l’observation d’objets tels que les bords d’une règle
plate, de la table du maître, etc.
En géométrie, l’accent sera mis sur l’apprentissage du tracé de figures telles que la droite, le triangle,
le cercle et les quadrilatères simples d’une part, et celui de l’évaluation des aires par quadrillage et
par calcul de l’autre.
MESURES
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La mesure occupe une place très importante dans le programme. Elle sera abordée à partir d’unités
de mesures locales (le pied, la boîte de cigarettes, le bras, etc.), puis l’on introduira les unités de
mesures conventionnelles à savoir : le mètre, le litre, le kilogramme, et les mesures usuelles.
En conclusion, le Cours Elémentaire se présente comme étant une classe d’initiation à la précision
tant au niveau du vocabulaire mathématique qu’à celui des mesures du raisonnement.
COURS MOYENS
Au Cours Moyen, l’enfant doit savoir manipuler sans hésitation les quatre opérations déjà maîtrisées
au Cours Elémentaire surtout en base 10. En plus la révision des propriétés de l’addition et de la
multiplication qui sont : la commutativité et l’associativité, l’accent sera mis sur la distributivité de la
multiplication, sur l’addition.
Cette étude sera complétée par celle de la commutativité de la soustraction et de la division ; cette
dernière opération sera étudiée de façon plus approfondie avec un diviseur comportant quatre
chiffres.
La division euclidienne sera faite avec minutie. On mettra l’accent sur le calcul rapide et mental. Ces
calculs porteront sur les quatre opérations et en particulier sur la multiplication et la division des
nombres par 10 ; 100 ; 25 ; 0,25 ; 50 ; 0,50 ; 75 ; 0,75 etc.
Les élèves apprendront à manipuler les nombres à virgule et surtout les multiplier et à les diviser par
10, 100, et 1000.
En géométrie, on poursuivra l’étude des polygones déjà vus au Cours Elémentaire que l’on
complètera par le trapèze et les autres polygones. On reprendra l’étude du triangle avec ses droites
remarquables.
Dans l’étude du cercle, les élèves essayeront de déterminer expérimentalement le (pi) à partir des
droites remarquables de cette figure. Il en sera de même pour le calcul de l’aire du disque.
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On abordera l’étude des solides par des exercices d’observation, de développement et de
construction de ces solides. Cela permettra d’obtenir de façon aisé le volume de ces solides.
L’étude des unités de mesures conventionnelles, de leur multiple et sous multiples les sera
poursuivie et approfondie. On entraînera les élèves à l’utilisation des instruments courants de
mesure et à la pratique des opérations de conversion.
ACTIVITES D’EVEIL
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ENSEIGNEMENT DE L’HISTOIRE
I – OBJECTIFS GENERAUX
L’objet de l’histoire est l’étude du passé des hommes. De ce fait son enseignement vise l’acquisition
par l’enfant de la notion de durée, de l’idée d’évolution de modes de vie à travers les âges.
Cet enseignement qui développe l’esprit d’observation, le jugement et l’esprit critique contribue
également à la formation morale, civique et patriotique.
Devant la diversité des civilisations, l’histoire permet d’éveiller l’esprit de compréhension entre les
hommes, de tolérance et de sens de la solidarité universelle.
COURS MOYEN
55
L’élève du CM doit avoir une connaissance sommaire mais exacte des divisions historiques :
préhistoire et histoire. Il doit connaître les grandes lignes de l’histoire du Togo. On y insistera sur
l’esprit de tolérance, d’unité et de solidarité nationale.
Afin de lui permettre d’acquérir la notion d’évolution et de diversité des civilisations, on fera
découvrir les étapes essentielles de l’histoire africaine et du monde.
On développera particulièrement à ce cours l’esprit de tolérance, de solidarité entre les générations
et les peuples et le sens de l’unité africaine.
Comme au Cous Elémentaire il est recommandé de partir des enquêtes : vestiges, récits, textes,
gravures, cartes, croquis etc…
L’enfant sera amené à découvrir progressivement lui-même les faits historiques et leurs relations. Il
recherchera ainsi leurs causes et leurs conséquences.
Les notions essentielles à acquérir seront fixées au moyen des cartes, de croquis et de résumé
succinct.
ENSEIGNEMENT DE LA GEOGRAPHIE
I – OBJECTIFS GENERAUX
La géographie étudie l’homme et le milieu dans leurs relations réciproques. Il s’agit de faire
comprendre à l’enfant l’influence du milieu géographique sur le mode de vie de l’homme et l’a ction
de l’homme sur le milieu.
COURS ELEMENTAIRE
Les leçons de géographie sont d’abord des « leçons de choses ». Elles sont donc faites à partir de
l’observation d’exemples concrets pris dans le milieu. A défaut on partira de maquettes réalisées
dans la cour de l’école, de cartes, de gravures, du globe ou de croquis faits au tableau. Les notions à
retenir seront progressivement découvertes par les élèves à la suite des observations, des
descriptions, des comparaisons et des explications. Elles seront portées au tableau au fur et à mesure
du déroulement de la leçon. Les principaux phénomènes géographiques physiques et humains
étudiés seront situés dans l’espace et dans le temps. Comme au Cours Elémentaire, les enfants
seront initiés au tracé de croquis et de cartes simples.
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EDUCATION MORALR CIVIQUE ET POLITIQUE
I – OBJECTIFS GENERAUX
L’éducation morale, civique et politique vise la formation de l’homme et du citoyen. Elle développe
chez lui la sensibilité, la volonté, la conscience, le patriotisme, le respect de la personne humaine, le
goût de l’initiative, le sens des responsabilités et de la solidarité.
Cette éducation doit être conçue comme une imprégnation permanente durant toute la vie scolaire
et non une distribution théorique de connaissances supplémentaires.
Les méthodes employées s’adapteront à l’âge et à l »évolution psychologique de l’enfant au cours de
sa scolarité. Ainsi quelques grands principes devront toujours rester présents à l’esprit des
éducateurs :
- Que par son caractère, par son comportement, son langage, le maître soit lui-même le plus
persuasif des exemples ;
- Qu’il éveille constamment la sensibilité des enfants et suscite des réactions émotionnelles ;
- Qu’il respecte dans l’enfant la personne humaine, c’est-à-dire qu’il substitue aux
traditionnels rapports d’autorité une atmosphère de confiance et un dialogue permanent qui
favorisent le libre épanouissement de la personnalité de l’enfant.
Ainsi, l’éducateur, conscient de sa responsabilité, s’attachera avant tout à créer un climat
psychologique qui fera aimer l’école et respecter les personnes âgées plutôt que de les craindre.
Faire acquérir de bonnes habitudes aux enfants : ordre, hygiène, politesse, exactitude, etc.
Faire prendre conscience à l’enfant que les personnes de son entourage sont à son service et lui
aussi doit être au service des autres. Cet éveil de la conscience morale se fera par de petites
causeries, des contes moraux simples, de courts récits.
La vie quotidienne à l’école fournira également l’occasion de modèles de conduites qui touchent la
sensibilité et font naître un début de réflexion.
Pour la protection de soi, il s’agira de mettre l’enfant en garde contre certaines pratiques
susceptibles de nuire à sa propre santé et à celle de son entourage.
57
En conclusion il s’agit d’émouvoir les petits, de susciter et d’obtenir leur adhésion volontaire aux
résolutions prises en commun et d’éveiller a ce qu’ils agissent en conséquence.
Les remarques faites par le Cours Préparatoire sont également valables pour le Cours Elémentaire et
le Cours Moyen.
De plus, au Cours Elémentaire et au Cours Moyen, le maître fera organiser et animer les activités
scolaires par divers comités (comités de santé, de sport, d’activités culturelles, d’entretien du
domaine scolaire, de gestion du matériel et des fonds de l’école, de production, etc…) de manière à
ce que les élèves apprennent à vivre réellement les notions de respect mutuel, d’entraide, de
responsabilité et de poursuite d’un idéal commun pour le développement économique, social et
culturel de toute la communauté (scolaire, familiale, villageoise, régionale, nationale).
La leçon au Cours Elémentaire et au Cours Moyen orientera la réflexion de l’enfant sur des thèmes
empruntés à la vie quotidienne plutôt que sur des récits moraux imaginaires. Il sera ainsi
progressivement préparé à réfléchir, à juger et à agir par lui-même, et à pratiquer les principales
vertus individuelles et sociales, à avoir l’esprit d’équipe, l’amour du travail, l’amour du pays, le sens
de la scolarité humaine.
Les entretiens garderont toujours le ton familier du débat et pourraient être suivis de lectures, en
relation avec les événements puisés de préférence dans l’actualité nationale et internationale.
L’éducateur devra également tirer profit du comportement de ses élèves pendant leurs activités
libres (récréation, jeux, etc.).
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PREVENTION ROUTIERE
I – OBJECTIFS GENERAUX
Aider les enfants par des conseils pratiques, à éviter les dangers liés au trafic routier. Ces conseils
porteront sur :
- L’utilisation de la voie publique par le piéton, par le cycliste et le motocycliste.
- Des notions élémentaires et pratiques sur le code de la route et les signalisations usuelles.
Les leçons seront des exercices pratiques organisés tantôt dans les établissements, tantôt sur la voie
publique.
COURS MOYEN
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On utilisera les matériaux locaux permettant de concrétiser les leçons.
I – OBJECTIFS GENERAUX
L’éducation scientifique et l’initiation à la vie pratique ont pour contenu les notions de la biologie
animale et végétale, des sciences physiques, de l’agriculture, de l’artisanat, de la technologie, du
secourisme, de l’éducation pour la santé et pour la nutrition, de l’éducation familiale et sexuelle.
Elles visent essentiellement un but éducatif et utilitaire.
1 – BUT EDUCATIF (formation intellectuelle et morale)
- LA FORMATION INTELLECTUELLE
L’éducation scientifique et l’initiation à la vie pratique éveillent et stimulent la curiosité,
l’imagination, disciplinent l’attention et le raisonnement, développent l’esprit d’observation et de
découverte, familiarisent l’enfant avec la notion de loi…
- LA FORMATION MORALE
L’éducation scientifique et l’initiation à la vie pratique exigent patience et opiniâtreté, inclinent à la
modestie, au respect de la règle et du travail sur toute ses formes.
2 – BUT UTILITAIRE
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Il n’est pas prévu de séances spécifiques d’éducation scientifique et d’initiation à la vie pratique à
l’emploi du temps du Cours Préparatoire.
Les activités et les notions préconisées en ce domaine seront abordées en :
- Langage : notion d’espace et de temps ; notion de vie de l’être humain, notion de vie de
l’animal et de la plante ;
- Calcul : notion de matière ;
- Travaux manuels : notion de matière et de finalité d’un objet technique. Les notions de la
sexualité seront abordées d’une façon informelle à travers les faits de la vie courante, (je
connais mon corps, la vie des animaux, des plantes, ..). il n’est pas question de faire une
description anatomique des organes génitaux externes.
L’enfant sera associé à la création et à l’entretien des parterres, des jardins et des champs scolaires, à
la protection des arbres.
En éducation pour la santé et pour la nutrition, en éducation familiale, l’enfant sera : initier à la prise
de bonnes habitudes au sein des différents comités scolaires. On l’informera des dangers liés à
l’usage des drogues : tabac, alcool.
En tout état de cause, le maître doit entraîner l’enfant à des savoir faire simples mais précis.
COURS ELEMENTAIRE
Les notions de biologie de ce cours sont conçues dans un esprit écologique ; il s’agit de faire saisir par
l’enfant, à partir de l’observation de son environnement immédiat, la place de l’homme au sein du
monde animal et du monde végétal. L’accent sera donc mis non pas sur l’idée académique de
classification, mais sur les différents types de relations entre l’homme et les êtres vivants.
On étudiera les plantes cultivées, les aliments et les problèmes de la nutrition et les animaux
familiers du milieu. Cette étude sera pratique et axée sur la manière d’améliorer les espèces cultivées
et élevées, les techniques culturales, les techniques de la conservation des produits et l’équilibre de
l’alimentation.
Les problèmes de la sexualité seront étroitement liés à l’étude de la biologie animale et végétale, à
savoir : description sommaire et hygiène des organes génitaux externes.
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d’éveiller chez les enfants la curiosité, l’esprit critique, le sens d’observation, de jugement, etc. On
essaiera autant que possible de tirer parti de l’explication et divers faits pour la vie pratique.
Les activités seront minutieusement préparées et étroitement liées au dessin, au calcul, etc.
L’éducation pour la santé et pour la nutrition, l’éducation familiale et le secourisme ont pour
objectifs d’amener l’enfant à :
- Mettre en application le principe : « il vaut mieux prévenir que guérir » ;
- Prendre conscience des responsabilités individuelles et collectives pour la santé de tous ;
- Acquérir de bonnes habitudes pratiques ;
- Prendre conscience de la nécessité d’une alimentation saine et équilibrée ;
- Eviter l’automédication, l’usage des drogues (tabac, alcool)
- Pratiquer le secourisme.
Des exercices pratiques, à partir des constatations faites dans le milieu, seront à la base de cet
enseignement. Ils doivent déboucher sur l’action immédiate : propreté corporelle ; assainissement
du milieu scolaire par la création et l’utilisation de dépotoirs, d’urinoirs et de latrines ; contrôle des
aliments vendus aux élèves,, etc.
Les élèves seront, en outre, exhortés à participer dans leur milieu, aux opérations d’éducation pour la
santé, aux activités de secourisme etc.
COURS MOYEN
62
Les concepts de biologie seront abordés lors de l’étude du corps humain, de son fonctionnement et
de ses maladies. L’enfant sera sensibilisé aux problèmes généraux de l’environnement biologique
(protection de la nature).
Au Cours Moyen, les problèmes de la sexualité feront l’objet d’étude anatomique, physiologique et
médicale, à l’occasion des cours de biologie.
Les notions des sciences physiques abordées au Cours Elémentaire seront approfondies. Une large
place sera faite à l’observation active, à l’expérimentation, à l’analyse, à la schématisation pour
déboucher sur des définitions précises et des lois générales.
Au cours de ces activités, l’encadrement sera effectif avec le concours possible de personnes
ressources.
Pour ce qui concerne l’éducation pour la santé et pour la santé et pour la nutrition, de l’éducation
familiale et le secourisme, il faudra :
- Consolider les acquis du Cours Elémentaire ;
- Sensibiliser fortement les élèves à leurs responsabilités de futurs pères ou mères de famille
en leur faisant acquérir des notions simples et précises sur les principales maladies et leur
prévention, en leur faisant prendre conscience de l’importance des vaccinations et en les
initiant à l’économie domestique ;
- Les rendre capables de donner les premiers soins de secours à une personne en danger ;
- Les mettre en garde contre l’usage des drogues, tabac, alcool, chanvre indien…,
- Les familiariser avec les organismes qui œuvrent pour le bien-être social à savoir : la Croix
Rouge, l’Association pour le bien-être familial, etc. et les encourager à y militer.
Les leçons seront essentiellement basées sur les problèmes observés par les enfants dans leur milieu.
Elles seront appuyées dans la mesure du possible, par des visites aux dispensaires, aux centres
sociaux, etc.
Les enfants seront ensuite amenés à jouer des rôles au sein des comités de santé scolaires pour être
habitués à la pratique des règles d’hygiène et des techniques de secourisme.
63
Le maître usera le tact dans l’exploitation des problèmes de tabous, des us et coutumes liés à la
santé, dans le milieu : il ne rejettera pas brutalement les problèmes de tabous soulevés par les
enfants ; il ne s’y laissera pas entraîner mais essaiera de leur trouver une explication scientifique.
En conclusion, les moissons des enquêtes permettront de trier les faits et les problèmes précis du
thème retenu. La nécessité de comprendre pour résoudre ces problèmes exigera l’observation et
l’expérimentation qui seront systématiquement organisées par le maître.
Ces actions déboucheront sur la découverte de lois qui orienteront l’action pratique des élèves en
vue de l’amélioration des activités et techniques du milieu.
I – IMPORTANCE
Le mouvement étant un besoin vital pour l’homme, la pratique assidue de l’éducation physique et
sportive répond à ce besoin. Elle contribue aussi au développement harmonieux du corps, entretient
et maintient la santé physique, morale et intellectuelle de l’individu et partant de toute la société ;
car elle constitue une saine distraction.
Par ailleurs, il est scientifiquement démontré que le développement intellectuel est en étroite liaison
avec le développement physique. C’est donc une erreur de penser que le développement de
l’intelligence peut se dissocier de celui du corps, et que la pratique sportive est une perte de temps
pour les élèves.
II – CONCEPTION
Alors que la pratique de l’éducation physique était conçue comme une série d’activités que le maître
imposait à l’élève, la nouvelle orientation de cette discipline repose essentiellement sur le dépistage
des aptitudes et déficiences d’ordre moteur et psychomoteur à travers des jeux collectifs pré-sportifs
en vue de la mise en place d’une batterie d’exercices qui permettent d’assurer une meilleure
intervention du maître auprès de chaque élève.
Il s’agit sur la base d’une connaissance de la spécificité de chaque activité, de réaliser à travers la
pratique multiforme, un effort d’intégration dans un ensemble réellement éducatif, permettant de
64
développer pleinement les capacités motrices et psychomotrices que l’on recherche et au-delà les
qualités de citoyen.
III – OBJECTIFS
L’enseignement de l’éducation physique et sportive est très important dans la formation de l’enfant.
Il vise essentiellement :
IV – PRINCIPES ET METHODOLOGIE
PRINCIPES
L’enseignement de l’éducation physique et sportive découle d’un certain nombre de principes :
- Faire participer tous les élèves : le fait de se sentir utile, présente pour l’enfant un facteur
psychologique très important en ce qui concerne son intégration au groupe ;
- Adapter les règles de jeu au niveau de chaque classe : le maître, plus tolérant au début, sera
progressivement plus exigeant pour le respect des règles de jeu ;
- Organiser la classe en équipes ;
- Observer les élèves au vue de dépister les déficiences et les aptitudes.
METHODOLOGIE
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ORGANISATION DE LA CLASSE
Au cours des rencontres compétitives entre les équipes de la classe, le maître ne peut arrêter le jeu
que lorsqu’il doit exiger une correction sportive parfaite. S’il intervient, c’est à un arrêt naturel de la
rencontre pour améliorer telle ou telle situation de jeu ou pour proposer de nouvelles structures de
jeu.
L’unité de travail (atelier) : elle est composée de 3 équipes. Le nombre d’unités est fonction de
l’effectif de la classe et des installations dont dispose l’école. Pendant que les 2 équipes jouent, la
3ème assume les tâches d’officiels (arbitre, juge, marqueur). Le tournoi comprend 3 rencontres. Pour
éviter le travail en miettes, chaque unité de travail doit faire 2 ou 3 séances dans un même atelier
afin de permettre aux élèves l’assimilation suffisante de la leçon.
L’éventail des activités choisies ne devra être ni trop ouvert pour éviter des dispersions empêchant
les acquisitions réelles, ni trop fermé au risque de ne pas atteindre toutes les fins éducatives.
DEMARCHE METHODIQUE
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- La prise en main
- La mise en train
- La partie principale
- Le retour au calme.
LA PRISE EN MAIN
Elle consiste à mettre les élèves en ordre et à leur expliquer ce qu’ils doivent faire sur le terrain
(3mn).
LA PRISE EN TRAIN
C’est une préparation psychomotrice à la partie principale de la séance, une alerte physiologique,
une préparation pédagogique de ce qui va suivre. Elle comprendra donc des déplacements (marche
et course alternées. (5 mn).
LA PARTIE PRINCIPALE
Elle comprend :
- Pour les enfants de 5 à 8 ans (jeux pré-sportifs, danses folkloriques et jeux traditionnels)
- Pour les enfants de 9 à 12 ans (des exercices d’assoupissements et de musculation, des
initiations aux activités physiques et sportives et éventuellement des tournois).
LE RETOUR AU CALME
Après le retour au rythme cardiaque normal, le maître assurera la mise en ordre pour la classe. En
conclusion, la partie principale d’une séance d’éducation physique et sportive comprend :
- Explication et démonstration du jeu ou de l’exercice ;
- Déroulement du jeu ou de l’exercice au cours duquel le maître note les « manques » et les
aptitudes ;
- Phrase corrective et de consolidation.
V – EVALUATION
L’observation des progrès accomplis par les élèves est une préoccupation constante de l’instituteur.
Les épreuves de contrôle ne doivent pas faire l’objet de séances particulières. Elles se situent dans le
cadre des séances normales sans interruption du travail.
C’est par ce contrôle continu qu’une note d’éducation physique et sportive sera attribuée à l’élève à
la fin de l’année.
67
EDUCATION MUSICALE
I – OBJECTIFS
La musique est présente dans notre vie de façon permanente sous plusieurs aspects (vocal et
instrumental) et dans les circonstances les plus variées. C’est pourquoi son enseignement s’avère
nécessaire dans nos écoles.
Pour que cet enseignement soit vivant, le maître doit être capable de communiquer à ses élèves son
propre enthousiasme pour la matière. L’idéal dans son cours de musique est d’aider l’enfant à :
II – METHODOLOGIE
COURS PREPARATOIRE
Choisir des chants dont les mélodies sont légères et agréables, les textes courts et les paroles
simples.
Les morceaux peuvent être des chansons locales ou étrangères. L’enseignement musical se fera par
audition.
A l’exécution d’une chanson, mettre l’accent sur la bonne articulation des mots en veillant sur la
vocalisation et sur la respiration, acte intelligent dans la phrase chantée.
Initier les enfants à battre la mesure et à jouer des instruments simples. L’apprentissage des chants
traditionnels et folkloriques et l’initiation à l a pratique instrumentale peuvent se faire avec le
concours des chanteurs et troubadours du milieu.
COURS ELEMENTAIRE
Les recommandations du Cours Préparatoire sont valables pour le Cours Elémentaire. En plus, on
apprendra des chants à partir des textes écrits au tableau, on introduira l’apprentissage du solfège.
68
COURS MOYEN
Les recommandations du Cours Elémentaire sont également valables pour le Cours Moyen. On
renforcera l’étude du solfège et la pratique instrumentale.
III – EVALUATION
L(‘évaluation des élèves se fera dans tous les domaines de l’apprentissage :
- Exécution de chant
- Connaissance du solfège
- Pratique instrumentale.
ARTS PLASTIQUES
I – IMPORTANCE
Les arts plastiques font partie des impulsions de l’homme dans son effort d’adaptation à l’univers. Ils
sont un tout indissociable de la culture.
L’africain les a liés aux croyances pour exprimer l’existence des divinités et cela depuis son origine.
II – OBJECTIFS
Le dessin, la peinture et la sculpture sont des moyens d’expressions vivantes. Les arts plastiques,
moyen privilégié de connaissance de l’enfant, permettent de découvrir une pensée, d’éveiller des
facultés latentes, de développer l’esprit d’imagination et de créativité.
A l’école, les buts de l’enseignement des arts plastiques sont ceux définis dans les Instructions
Officielles publiées en 1968 :
- « Former le goût de l’enfant
- Développer sa faculté d’observation
- Lui fournir le moyen de traduire ses conceptions
- Assurer une adresse manuelle suffisante
- Développer le goût artistique qui sera utile plus tard dans la pratique du métier… »
III – METHODOLOGIE
La pratique des arts plastiques est recommandée dès le bas âge et poursuivie de façon interrompue
en vue d’une évolution graduelle.
69
Compte tenu de la diversité et de la délicatesse des valeurs artistiques, l’enseignant doit respecter la
liberté de l’enfant et créer une atmosphère favorable à son épanouissement dans ce domaine ;
Pour ce faire, il convient de suivre les trois principes ci-après :
On éveillera l’enfant à la beauté plastique par des causeries avec des documents à l’appui : photos,
illustrations, objets décoratifs et à la connaissance e certaines règles naturelles : l’esthétique, la
composition artistique, l’équilibre et l’harmonie.
III – EVALUATION
Pour évaluer dans tous les cours, le maître pourra tenir compte des critères suivants :
- Forme
- Harmonie
- Couleur
- Expressivité
- Fidélité dans la reproduction.
Il est indispensable de comprendre l’élève et de tenir compte de sa maturité.
ETUDE DU MILIEU
70
I – INTRODUCTION
Comme le préconise la Réforme, les Nouveaux Programmes donneront une place privilégiée à la
connaissance du milieu immédiat qui doit servir de base pour l’élargissement des connaissances vers
le monde extérieur.
« Les Nouveaux Programmes dit encore la Réforme, doivent être essentiellement pratiques et axés,
de ce fait, sur la connaissance du milieu ».
Ainsi conçue, l’étude du milieu n’est ni une matière ni une discipline à enseigner. Elle est une
méthode ou un procédé d’enseignement. Elle est un support pédagogique efficace pour favoriser
d’un côté la connaissance du milieu et de l’autre, l’action, sur ce milieu en vue de sa transformation
selon les besoins et la vision de l’homme.
Les deux conceptions, au lieu de s’exclure ou de s’exposer, se complètent. Le milieu doit donc être le
point de départ et la fin de l’étude, il doit également être chemin faisant, le prétexte pour aborder
toutes les disciplines.
Les hommes vivent en un temps donné, dans un milieu géographique donné. Ils nouent entre eux
des rapports économiques et sociaux.
71
Le milieu est à la fois le lieu dans lequel s’exercent l’activité humaine (sol, climat, végétation, …) et le
groupement humain lui-même avec les installations, les transformations qu’il a apportées et les
relations qui lient ses membres entre eux.
Le milieu conditionne l’homme et l’homme agit sur le milieu. La prise de conscience de cette
interaction, c’est-à-dire la réponse de l’homme à l’influence du milieu, est le point de départ de
l’étude.
Précisions
- La conscience de tout individu est tributaire de la culture qui l’environne et dont il a la
communication, au sein de la vie sociale, par l’expression des émotions et le langage. Celui-ci
qui définit et classe les aspects du réel dans un réseau de relations, transmet à l’enfant la
connaissance du milieu et des problèmes qui s’y posent.
- En retour, l’homme a sur le milieu une action d’autant plus efficace que sa connaissance de la
réalité et des lois d’évolution est plus grande. « On ne commande à la nature qu’en lui
obéissant »c’est-à-dire en suivant son mouvement incessant, les raisons de son évolution,
pour pouvoir intervenir opportunément.
En bref, il ne s’agit pas de connaître pour connaître, pour savoir, mais il importe de connaître pour
agir. C’est le grand « pourquoi » théorique et pratique de l’étude du milieu.
72
- L’étude du milieu permet de réduire, sinon d’éliminer, les difficultés résultant de l’utilisation
à l’école, d’une langue qui n’est pas la langue maternelle. Elle introduit l’élément
compresseur dans l’acquisition des connaissances.
- Elle permet d’aborder les problèmes d’une façon globale, le milieu étant un tout en
perpétuelle évolution. L’interdisciplinarité qui introduit le milieu correspond plus
rigoureusement à la réalité.
- C’est à la fois un moyen d’acquisition des connaissances et la mise en œuvre d’une
pédagogie globale et pratique.
En effet, elle permet de mettre l’enfant en activité en lui faisant acquérir certaines techniques et de
le placer en situation d’apprentissage.
- L’étude du milieu est nécessaire pour organiser, au niveau des travailleurs l’alphabétisation
fonctionnelle.
- Qu’il s’agisse des enfants ou des adultes, l’étude du milieu aide à dégager les centres
d’intérêt et les motivations génératrices de toute action.
- Enfin, la connaissance du milieu est un facteur d’intégration et de tolérance. Car, en même
temps qu’elle attache l’homme à son milieu, elle lui permet de saisir autrui tel qu’il est et non
tel qu’on le souhaiterait, sans pour autant abandonner l’esprit critique et une volonté
dynamique de progrès.
En résumé, « l’étude du milieu est conçue comme un moyen de formation des élèves et de
transformation du milieu ».
L’étude du milieu doit permettre à chaque élève :
- De prendre confiance dans les valeurs de sa propre culture ;
- De connaître son milieu pour agir sur lui et l’améliorer ;
- D’aborder les problèmes d’une façon globale comme c’est la vie quotidienne.
D’autre part, l’étude du milieu doit contribuer à rapprocher l’école et le milieu, l’école et la vie.
73
Le problème ou la situation de départ doit conduire les élèves à des observations dans le milieu
(enquêtes, observations individuelles etc…) pour la recherche de réponses aux questions qui ont été
soulevées.
3- Exploitation disciplinaire du thème
La phase précédente a conduit le maître et les élèves à une première synthèse. Partant de ce travail,
le maître va imaginer des prolongements dans les différentes disciplines (expression graphique,
mathématiques, expressions écrites, histoire, géographie…)
Selon la deuxième conception, la démarche peut se résumer à :
1- Observation motivée d’un aspect du milieu (étude du milieu).
Elle peut être menée à partir :
- De l’exposé d’une expérience personnelle (élèves, mais aussi autre personne du milieu)
- D’une recherche de thèmes d’étude faite par les élèves en début d’année ;
- D’une explication motivée, par le maître ou une autre personne, du sujet d’étude ;
- De réflexions des élèves sur leur vie,…
-
2 – Découverte d’un problème du milieu (étude dans/avec le milieu).
Elle se fait grâce à :
- Des enquêtes (observation dirigée vers le sujet d’étude)
- L’observation de documents (objets, outils, listes, dessins, mesures prises, dossiers,
graphiques…)
Les élèves rendent compte de leurs travaux.
3 – « Rationalisation » des données du milieu (étude pour le milieu)
On met en œuvre les différentes disciplines scolaires nécessaires pour apporter une réponse au
problème qui s’est posé au cours de la phase précédente. Par la même occasion on abordera toutes
les autres disciplines (langue, histoire, géographie, expression graphique, plastique etc…).
4 – Retour au milieu (amélioration du milieu)
L’école fait part de ses découvertes et de ses conclusions. Elle propose des solutions pratiques en vue
d’améliorer la situation du milieu.
CENTRE D’INTERET
La réforme a retenu l’étude du milieu comme voie d’accès à la connaissance active raisonnée et
scientifique de l’environnement et comme base des acquisitions dans toutes les disciplines
d’enseignement.
Le second objectif de l’étude du milieu implique que l’on parle toujours su vécu des enfants de
manière que, dans l’apprentissage de la langue en particulier, le vocabulaire et les structures
phonologiques et grammaticales correspondent à des réalités concrètes dans l’esprit des enfants.
74
C’est dans ce souci que l’étude du milieu portera sur l’environnement immédiat puis
progressivement lointain des enfants. Pour spécifier cet environnement et y mettre un certain ordre
de classement, des centres d’intérêt ont été choisis. Chaque centre d’intérêt est structuré en thèmes
qui seront répartis sur les deux années de chaque cours. Mais l’ordre de classement n’est pas un
ordre chronologique obligatoire d’enseignement. Toujours dans le souci de partir du vécu des
enfants, le maître saura saisir l’occasion fortuite d’événements pour l’étude des thèmes
(phénomènes naturels, naissances, décès et funérailles, etc).
L’étude des thèmes se fera selon des techniques variées en raison de la nature des thèmes et dans
les limites des disponibilités du maître, de l’environnement et du temps.
Au cours Préparatoire, on utilisera selon le cas, les visites, les objets, les images et l’écoute de
documents sonores ; au Cours Elémentaire et au Cours Moyen, on ajoutera les enquêtes, les
documents écrits et les compte rendus. A défaut de visites, d’enquêtes et d’objets, on apportera en
classe des images, des documents écrits et sonores, qui serviront de point de départ aux
apprentissages. Dans tous les cas, on partira toujours de l’observation structurée (guidée) et on
recourra autant que possible aux techniques des mimes et de la dramatisation.
Les centres d’intérêt sont les mêmes pour les langues nationales et le français.
Chaque centre d’intérêt est prévu pour une quinzaine
L’année scolaire comptant trente-deux semaines, il restera une quinzaine que le maître pourra
utiliser pour les révisions et les évaluations ponctuelles au Cours Préparatoire et eu Cours Moyen.
Toutefois, certains centres d’intérêt pourront être épuisés en moins d’une quinzaine parce que les
concepts retenus seront plus faciles à assimiler. D’autres exigeront davantage de temps. Il
appartiendra au maître de disposer du temps en conséquence pour terminer les programmes.
75
HORAIRES ET EMPLOIS DU TEMPS
76
HORAIRES HEBDOMADAIRES
DISCIPLINES CP CE CM
CP1 14H 00
1/ Français CP2 10H 00’ 10H 00 8H 10’
Expression orale :
- Langage 3H 55’
- Construction de phrases 20’ 20’
- Elocution
- Récitation 30’ 50’ 20’
Expression écrite :
- Construction de phrases 55’ 20’
- Rédaction 50’
- Etude de texte
- Compte rendu de rédaction 40’
- Contrôle orthographique 30’ 40’
- Lecture CP1 6H 20’ 2H 25’ 1H 50’
CP2 3H 30’
- Vocabulaire 1H 20’ 40’
- Grammaire et Conjugaison 1H 30’ 1H 20’
- Orthographe CP1 3H 15’ 50’ 40’
- Ecriture et Copie CP2 2H 05’ 1H 00’ 30’
2/ Langue Nationale :
Expression orale :
77
- Langage 2H 50’
- Construction de phrases 30’ 20’
- Elocution 40’
- Récitation 15’ 20’ 25’
Expression écrite :
- Lecture CP2 2H05’ 1H20’ 1H00’
- Vocabulaire 20’ 20’
- Conjugaison 30’ 40’
- Exercice écrit 20’ 20’
- Ecriture CP2 1H10’ 20’ 15’
II – MATHEMATIQUES
Calcul oral 1H40’ 2H00’ 2H00’
Calcul écrit 2H30’ 2H00’ 2H40’
III – ACTIVITES D’EVEIL 4H25’ 8H10’ 9H20’
Histoire 35’ 40’
Géographie et Cartographie 35’ 1H05’
Education morale civique et politique 1H00’ 1H00’ 1H00’
Prévention routière 15’ 20’ 30’
Education scientifique et à la vie pratique 1H20’ 1H25’
Education physique et sportive 1H40’ 45’ 1H30’
Education musicale 30’ 40’ 20’
Arts plastiques 1H00’ 55’ 50’
Activités agricoles manuelles et culturelles 2H00’ 2H00’
78
EMPLOI DU TEMPS DU COURS PREPARATOIRE 1ère ANNEE
79
11H15 – 11H30 15’ musicale Musicale
INTERCLASSE
80
11H15 – 11H30 15’ musicale Musicale
INTERCLASSE
N.B. Jeudi et Vendredi : Expression orale, Lecture, Ecriture et Récitation en langues nationales.
Lecture
Vocabulaire 40’ Expression Vocabulaire Grammaire et Vocabulaire
Expression Orale 40’ Conjugaison 40’ L.N. 40’
orale (construction Education Orthographe Exercice écrite
(Elocution) 20’ de phrases) scientifique grammaticale 20’ L.N. 20’
10H – 11H30 90’ Orthographe 20’ et initiation Arts plastiques 30’ Lecture
D’usage 30’ Grammaire à la vie silencieuse L.N.
et pratique 40’ 30’
Conjugaison Récitation L.N.
50’ 20’
R&citation
20’
81
INTERCLASSE
Education Géographie Contrôle
scientifique et 35’ orthographiqu
initiation à la Expression
15H – 16H05 65’ vie pratique 40’ écrite e 30’
(construction LIBRE Histoire 35’
Arts plastiques de phrases)
25’ 30’
Activités
16H05 – 16H15 10’ RECREATION agricoles
manuelles et
Education
culturelles
16H15 – 16H40 25’ Lecture Physique Expression
Education et Sportive écrite
20’ musicale 45’ LIBRE Construction
16H40 – 17H00 de phrases 25’
82
Récitation
L.N.10’
INTERCLASSE
Grammaire Géographie
15H00 – 15H40 et Histoire
40’ conjugaison Activités
LIBRE agricoles
Arts cartographie Arts plastiques manuelles
15H40 – 16H05 25’ plastiques et
culturelles
16H05 - 16H15 10’
RECREATION
Education Education Education
scientifique physique et physique et
16H15 – 17H00 45’ et initiation à sportive sportive
la vie LIBRE
pratique
INTRODUCTION
Compte tenu des objectifs que la réforme vient de leur assigner, certaines disciplines traditionnelles,
sur les nouveaux emplois du temps ont changé d’appellation.
Le présent commentaire a pour but d’expliquer les termes nouveaux. Par ailleurs, il est nécessaire de
faire remarquer que c’est pour favoriser « d’Etude du milieu » et l’interdisciplinarité qu’il est
regroupé, au niveau de chaque journée, les séances des activités de mathématique d’une part et
d’autre part celles des activités des langues.
Le temps prévu pour le compte rendu de rédaction peut être consacré, au début de l’année à des
exercices systématiques de préparation à la rédaction.
83
REDACTION OU ETUDE DE TEXTE
Le « ou » signifie qu’il faut alterner les séances de rédaction et celles d’étude de texte.
GRAMMAIRE ET CONJUGAISON
Sur l’emploi du temps, grammaire et conjugaison sont des disciplines intimement liées parce que
l’approche pédagogique consiste à faire manipuler la langue de l’oral à l’écrit pour créer des
automatismes linguistiques.
CONTROLE ORTHOGRAPHIQUE
Les Instructions Officielles prescrivent ce type d’exercices pour les classes des CE et CM. Elles sont
assez explicites là-dessus. Le contrôle orthographique portera sur l’ensemble des difficultés abordées
chaque semaine. Il comprend :
- Les exercices de grammaire et conjugaison
- Les exercices de dictée.
Le maître composera des textes judicieux où les difficultés seront rassemblées d’une manière
intelligente.
EXPRESSION ORALE
Au CP l’expression orale est synonyme de langage en français et en langues nationales,
Au CE et au CM elle comprend des exercices d’élocution et de construction de phrases.
IMPREGNATION MORALE
Le choix de l’expression « imprégnation morale » au CP pour remplacer « éducation morale » vise à
suggérer au maître que l’enseignement de cette discipline consiste à faire exécuter des actes
concrets de manière que l’élève en acquiert de bonnes habitudes de conduite vis-à-vis de lui-même
et de la société.
EDUCATION MORALE
Le terme « éducation morale » est préférable à celui d’ « instruction morale » pour la raison que l’on
recherche surtout, non seulement la connaissance, mais aussi l’imprégnation et la pratique de
l’enseignement donné. Les élèves doivent vivre les leçons reçues pour améliorer leur comportement
dans le sens où le veut la société dans laquelle ils vivent.
84
Par l’appellation « Education Scientifique et Initiation à la Vie Pratique (EDU SIVIP) la réforme veut
mettre l’accent sur un enseignement essentiellement pratique, axé sur l’étude du milieu. Le maître
doit partir toujours des réalités vécues par les élèves pour expliquer les notions qu’il veut enseigner.
Le terme « Initiation à la vie pratique » fait allusion aux opérations concrètes à faire réaliser par les
élèves. Il ;enseigne au maître que dans l’acquisition des connaissances scientifiques, les élèves
doivent nécessairement associer l’activité des sens et l’activité de l’esprit pour comprendre les
« choses » et les réaliser.
En conclusion, la connaissance doit partir des réalités vécues et aboutir à l’action.
EDUCATION MUSICALE
Autrefois on s’est limité à l’apprentissage du chant. L’appellation « éducation musicale englobe
l’apprentissage du chant et si possible, celui de solfège et l’exercice des instruments de musique.
ARTS PLASTIQUES
On entend par « Arts plastiques » le dessin, la peinture, le modelage, la sculpture. Au cours d’une
séance donnée, il est question de faire exécuter uniquement le dessin ou la peinture ou le modelage
etc. Ensuite on peut organiser des séances d’expression libre ou chaque élève choisirait l’activité
d’expression qui lui plaît.
85
PROGRAMMES
COURS PREPARATOIRE
86
LANGUES ET LITTERATURE
1° - L’ECOLE
Observation spontanée puis
- Sur le chemin de l’école dirigée par le maître
- Dans la cour de l’école
- En classe
2° - LA FAMILLE
- Les membres de la famille : papa maman père mère frères Visites, images, dramatisation
et sœurs garçons et filles…
- Ce que je fais à la maison le matin à midi et le soir
3° - AU VILLAGE
87
- L’éclairage : lampes, électricité
- Au marché
4° - A LA VILLE
5° - COUTUMES ET TRADITIONS
6° - USINES ET METIERS
7° - LES ANIMAUX
Observation, mimes, visites de
- Quelques insectes documents, images
- Quelques reptiles
8° - LA CHASSE ET LA PECHE
88
11° - LE CORPS HUMAIN
13° - PAYSAGES
ECRITURE
COURS PREPARATOIRE 1ère ANNEE
- Etude des lettres par familles : moyenne cursive et fine cursive en minuscule.
i, u, t
nmvwrp
coadgesx
lbhkf
jygz
89
CALCUL MENTAL
COURS PREPARATOIRE
Table d’addition
CALCUL
- Notion d’égalité
- Notion de nombre : études des nombres : 3, 5, 2, 6, 1, 4…
- Notion de zéro
90
2ème - Comparaison des nombres : symbole (et)
TRIMESTRE - Notion d’ordre
- Etude des nombres 8, 7, 9
- Somme de 2 nombres, exemples :
1+3= ; .+. = 6
1+. = 5 ; .+.=…
- Différence de 2 nombres, exemples :
9-5 = …
6-…=2
N.B. les élèves apprendront à manipuler les pièces de 1F, 5F, 10F, en relation
avec l’étude des nombres.
3ème
91
TRIMESTRE N.B. les élèves appendront à manipuler les pièces de 1F, 5F, 10F, 25F, 50F, et
100F en relation avec l’étude des nombres.
- La famille, se compose du père, de mère, des frères, des sœurs, des grands-parents, des
oncles, des tantes, cousins, cousines.
- J’aime mes parents, j’aime ma famille
- Je respecte mes parents, mes grands-parents, mes aînés, et les adultes
- Je protège mes petits frères et sœurs
- Je salue tout le monde le matin, au réveil, avant d’aller à l’école, au retour de l’école, avant
de se coucher.
- J’aide tout le monde dans la famille
- Je dis merci.
2 – A la maison
92
- Je me débarbouille. Je nettoie mes dents
- Je balaie ma chambre, la cour, la cuisine
- Je fais la vaisselle
- Je me lave et m’habille … (cf hygiène)
- J’aide ma mère à la cuisine (garçon et fille)
- Le samedi et pendant les vacances, j’aide mes parents à la maison, au champ, au marché
- Je fais mes devoirs de classe
- J’apprends mes leçons.
N.B. Les habitudes de propreté corporelle, vestimentaire, des mains et des dents sont à développer
durant toute l’année.
B. – L’ELEVE A L’ECOLE
1 – Sur le chemin de l’école
3 – A l’école
- Je viens tous les jours à l’école
- J’arrive à l’heure à l’école
- Je salue les maîtres et mes camarades
- Je balaie la classe, je nettoie le bureau, j’enlève la poussière.
93
- J’aime mon village, ma ville, mon pays
- J’aide à nettoyer mon quartier, mon village, ma ville
- J’aide les personnes âgées, handicapées, en danger
- J’appelle mon maître, mon père ou toute autre personne plus âgée au secours en cas
d’accident.
- Je respecte les personnes âgées
- Je cède ma place aux personnes âgées et aux dames
- Je frappe avant d’entrer
- Je protège les animaux domestiques.
D – PROTECTION DE L’ENFANT
- Mettre les objets durs ou tout corps étranger dans le nez, la bouche, l’oreille, le sexe, est à
éviter.
- Tenter l’extraction du corps étranger de l’orifice naturel par l’enfant est dangereux
- Protéger l’enfant contre l’emploi des outils tranchants ou pointus
- Faire sortir les élèves en ordre pour éviter les bousculades
- Organiser de bons jeux pour éviter les accidents
- Interdire l’amusement avec du feu, de l’allumette, de l’essence, du pétrole, des
médicaments, des insecticides, causes de dangers)
- Aller à l’hôpital quand on est malade
- Donner la signification d’une Croix-Rouge sur fond blanc.
PREVENTION ROUTIERE
94
- Je cherche et je trouve : exercices pratiques à l’aide d’images ou dans la cour et sur la
chaussée.
Course
95
- Relais simple : relais concours – relais navette
- Course au fanion
- Vitesse navette – vitesse poursuite
- Le béret
- Course d’obstacles
Saut
Lancer
- Gagne terrain
- Lancer par – dessus un obstacle – individuel ou par équipes
- Lancer dans une zone – individuel ou par équipes
- Une ou deux danses par trimestre – choisir les danses du milieu d’abord, puis introduire les
danses d’autres régions :
- Agbeko
- Gbekon
- Lawa
- Kamou
- Akpe etc.
EDUCATION MUSICALE
Le programme comportera :
ARTS PLASTIQUES
Libres crayonnages
Coloriage
Premières notions de dessin : lignes et formes
Dessins libres : * scènes de la vie familiale, villageoise, scolaire
* scènes de culture, de récolte, de basse-cour
* illustrations de petites histoires racontées
96
Illustrations libres en rapport avec les leçons de langage et de lecture
Peinture
Collage, découpage de papiers et de cartons pour jeux et décorations
97
COURS ELEMENTAIRE
1° - L’ECOLE
Observation spontanée puis
- Sur le chemin de l’école dirigée par le maître
- Dans la cour de l’école
- En classe
- Les activités à l’école
2° - LA FAMILLE
Visites, images, enquête,
- Les membres de la famille. dramatisation
- Ce que je fais les samedis, les dimanches et les jours de
fête.
3° - AU VILLAGE
98
- La maison, la concession, le quartier, le sentier, la rue, la
ruelle, la route Observation, enquête, visites,
- Les points d’eau : au marigot, au puits, à la fontaine dramatisation, plan du village
- L’éclairage : lampes, électricité
- Au marché, à la boutique
- Sur la place publique
- Les lieux sacrés : chez le féticheur, à l’église, au temple, à
la mosquée
4° - A LA VILLE
5° - COUTUMES ET TRADITIONS
Observation, compte rendu,
- Cérémonies de chez nous (fêtes traditionnelles, autres images, dramatisation, sketch
fêtes, etc)
- Visites officielles
6° - USINES ET METIERS
- Les ouvriers et artisans du milieu : chez le tisserand, chez Images, documents écrits,
le cordonnier, chez la potière, chez le bijoutier, chez le visites, enquêtes, observation,
boulanger, le boucher, chez le forgeron etc. dramatisation.
7° - LES ANIMAUX
8° - LA CHASSE ET LA PECHE
99
- Les animaux sauvages : à la chasse Compte rendu, images,
- Les poissons : à la pêche dramatisation
13° - PAYSAGES
- Le paysage qui nous entoure : les arbres, la brousse, les Observation, classe –
rivières, la mer, le lac, la lagune, la plage, la plaine, la promenade, enquête, images,
montagne, la colline… illustrations.
100
- La lettre Mimes, dramatisation,
- La radio, la télévision observation, exercice.
- Communication téléphonique
- Le journal
GRAMMAIRE
I – LA PHRASE
1°/ Identification
La phrase et la ponctuation
Les pauses à l’oral
Les marques de pauses à l’écrit
- Le point
- Le point d’interrogation
- Le point d’exclamation
- Les deux points
- La lettre majuscule commençant la phrase
101
- La phrase déclarative
- La phrase interrogative
- La phrase impérative
- La phrase exclamative
Le genre
Le nombre
102
COURS ELEMENTAIRE 1ère ANNEE
Lorsqu’elles sont en position de complément, ces formes s’emploient après les prépositions
à, avec, après, devant, chez, autour de, à côté de, près de, loin de etc.
Elle et Elles s’emploient aussi comme sujets de verbes et peuvent être détachées en début
de phrase. Lui et eux peuvent aussi être détachées de la même manière. Bien distinguer ces
différents emplois.
3°/ Lui, leur
Lorsqu’elles sont en position de complément, ces formes remplacent les groupes nominaux
compléments d’objet direct.
Distinguer nettement leur du déterminant correspondant
Ex : je leur donne leur (s) cahier (s)
Le pronom personnel complément leur est invariable, tandis que le déterminant varie en
nombre.
4°/ Moi, toi, lui
Dans les emplois
- Moi, je, toi, tu, lui, il
- C’est moi, c’est toi, c’est lui
- Après les prépositions
103
1°/ Les démonstratifs
- Celui-ci, celui-là
- Celle-ci, celle-là
- Ceux-ci, celles-là
- Faire la liaison avec le déterminants ce, cette, ces
IV – LE VERBE : CONJUGAISON
1°/ Présent, futur simple, et futur périphrastique des verbes avoir, aller, être
2°/ présent, futur simple, futur périphrastique, imparfait, passé simple et passé composé
Des verbes.
En er
En ir – issons
Du 3ème groupe : venir, tenir, dire, faire, savoir, pouvoir, vouloir
3+/ L’impératif
1°/ où ? quand ?
2°/ préposition ° qui/quoi
104
3+/ Est-ce que
VI – LA QUANTITE ET L’INTENSITE
1°/ le comparatif
2°/ beaucoup / pas beaucoup ; peu / un peu
3°/ trop / assez / pas assez
4°/ négation du comparatif
5°/ plus … plus ; moins… moins ; plus…moins ;
6°/ le superlatif
ORTHOGRAPHE
A – Orthographe grammaticale
Elle sera limitée à :
- La règle de l’e (marque du féminin)
- La règle de l’s (marque du pluriel)
- L’accord du verbe avec son sujet
- L’accord de l’adjectif avec le nom
- Et, est, a, à
B – Orthographe d’usage
- Bl, cl, gl, fl
- Br, gr, fr, cr
- Al, ac, or, er
- Ch, j
- Ou, oi, on, an, iu
- C et ç
- Ill
- M devant p, b, m
- Le son gu
- La terminaison en ette
A – Orthographe grammaticale
105
1 – Leçons systématiques
Le féminin:
- Marque du féminin en e,
- Marque du féminin en ère, tte, euse, une
- Marque du pluriel en s
- Marque du pluriel en x
2 – Autres difficultés
- Et – est
- A–à
- On – ont
- Ou – où
- Son – sont
- Ce - se
B – Orthographe d’usag
En plus du programme du CE1, ajouter :
Au – eau
In – ain
G – gue
G–j
S – ze
S – sse
Terminaisons en ent (noms et adjectifs) te, tié, tion, eur, mots commençant par h.
ECRITURE
1er Trimestre
2ème Trimestre
I HK Z
PB RF
SLDCG
XEI
UVWN
OQ
106
3ème Trimestre
CALCUL MENTAL
REPARTITION MENSUELLE
1 – table d’addition de 2 et de 5
Table de soustraction de 2 et de 5
2 – table d’addition de 3
Table de soustraction de 3
3 – table d’addition de 4
Table de soustraction de 4
107
9 – révision générale
REPARTITION MENSUELLE
Révision
4 – suite d’additions et de soustractions de 1 à 7
Tables de multiplication et de division par 5 et par 7
Révision
7 - suite d’additions de nombres d’un chiffre
Additions de deux nombres de 2 chiffres
Ajouter 11, 12
Révision des tables de multiplication
Multiplier un nombre par 4, c’est le multiplier par 2 puis par 2
Diviser un nombre par 4, c’est le diviser par 2 puis par 2
Multiplier par 10, 100, 1000
Diviser par 5
8 – multiplier un nombre par 5, c’est multiplier par 10 puis diviser le résultat par 2 ou le diviser par 2
puis multiplier le résultat par 10.
Diviser un nombre par 5, c’est le diviser par 10, et multiplier le résultat par 2
Addition de 2 nombres de 2 chiffres – ajouter 19, 29, 39 etc.
Révision des tables de multiplication
Multiplier et diviser par 2, 20 ; par 4 (2 x 2) ; par 6 (3 x 2) ; par 8 (2 x 2 x 2).
108
9 – addition de nombres d’un chiffre
Soustraction de 19, 29, 39
Révisions des tables de multiplication
Multiplier par 25 ( : 4 et x 100)
Diviser par un diviseur à un chiffre avec reste.
N.B. Toutes les tables doivent être bien sues avant l’entrée au CM.
CALCUL
109
addition sans retenue dans les convexité ou de (le gramme), de monnaie
différentes bases et en concavité (le franc).
1er particulier 10
Trimestre Notion de côté
Propretés de l’addition Triangle
(commutativité – associativité)
Différence de deux nombres :
soustraction sans et avec
retenue dans les différentes
bases et en particulier dans la
base 10.
110
Quadrilatère
Droites parallèles
111
- Gain, traitement, salaire
3ème
Trimestre
112
de 2 droites sécantes - Exercices pratiques de
- somme et différence dans les - notion de segment mesures à l’école et dans
différentes bases pour aboutir de droite : le milieu
à des exercices à base de 10. comparaison de
segment de droite
- propriétés de l’addition - les triangles
1er
quelconques,
Trimestre Propretés de l’addition rectangle isocèle,
équilatéral
Prix d’achat, prix de revient,
prix de vente, bénéfice, perte.
113
- notion de périmètre :
- division d’un nombre par un exercices pratiques sur
2ème autre nombre : notion de les figures
Trimestre quotient et de reste. géométriques
quelconques et
- gain, dépenses, économie, particulières :
dette, partages égaux et rectangle, carré,
inégaux. cercle, triangle
équilatéral.
- calcul de la mesure
d’une dimension
- quadrillage et
déplacement.
114
3ème
Trimestre
Révision : petits
Révision : problèmes Révision : problèmes problèmes pratiques,
pratiques oraux et écrits sur pratiques oraux et oraux et écrits sur les
les nombres étudiés en écrits de géométrie mesures en relation avec
relation avec la géométrie et en relation avec. les nombres étudiés et la
les mesures. géométrie.
HISTOIRE
1er Trimestre
L’école : création (date), les grands événements vécus par l’école, les anciens de l’école. Le quartier,
le village ou la ville, le canton, la préfecture, la région : l’histoire brève de chaque localité.
2ème Trimestre
Le Togo
115
Le peuplement du Togo
La nation togolaise
3ème Trimestre
Les grandes étapes de la préhistoire : âge de la pierre taillée, de la pierre polie, des métaux.
L(histoire et les quatre époques historiques : antiquité, moyen-âge, temps moderne, époque
contemporaine.
L’imprimerie.
GEOGRAPHIE
116
LE TOGO
C – L’ELEVE ET SA REGION
117
D – L’ETAT ET LA NATION
- Le Président de la République
- Le Parti
- Le Gouvernement
- L’Assemblée Nationale
- La devise, l’hymne, l’emblème.
PREVENTION ROUTIERE
- Observons une route
- Les diverses parties d’une route, d’une rue
- Les usages de la chaussée et des accotements
- La circulation des véhicules à la droite
- Je ne joue pas sur le trottoir, sur la chaussée et dans la rue
- Je marche à ma gauche le jour et la nuit
- Je rencontre un groupe de piétons, un cortège, conduite à tenir
- Je traverse correctement une chaussée
- Je traverse correctement un carrefour, un rond-point, une place
- J’utilise les trottoirs
- Je connais et je respecte les passages matérialisés et les bandes jaunes.
- Je connais et respecte les signaux des agents
- Je ne laisse pas divaguer les animaux sur la route
- Je suis dans un groupe de piétons, dans un cortège : comportement sur la route, précautions
à prendre
- Je cherche et je trouve : exercices pratiques à l’aide d’images ou dans la cour et sur la
chaussée.
118
tubercules : ignames, manioc, de classification.
patate douce, etc.… Si cela n’est guère possible, on fera
l’horticulture décorative (décoration de l’école)
3 – Les plantes cultivées pour leurs Chaque élève ou groupe d’élèves doit être
LES fruits ou graines : palmier, responsable d’une parcelle.
VEGETAUX cocotier, papayer, oranger, Se procurer les plantes auprès des organismes
ET bananier d’agriculture. L’organisation des plantations fera
L’HOMME l’objet d’un commun accord avec les autorités
- légumineuses : haricot, locales (l’ombrage, l’ornement, le reboisement,
- graminées : mil, maïs, arachides la création d’un verger, l’aménagement et la
décoration de l’école).
4 – les plantes cultivées pour leur
valeur médicinale
5 – le jardin potager
6 – Préparation de la journée de
l’arbre.
Secours et soins apportés en cas - monter des types d’actes concrets à accomplir
de : et les attitudes de prévention à développer
- Accident (aborder les cas les plus fréquents)
SECOURISME - Empoisonnement ou
intoxication - montrer comment faire appel aux agents de
- Piqûres d’insectes ou de la santé.
morsures d’animaux.
119
l’école
- nécessité de faire comprendre aux enfants
2 – Initiation à l’emploi de certains que certains produits locaux valent tout autant
produits et matériels d’entretien : que ceux importés.
Savon, citron, cendre, végétaux, Organiser des séances sous forme d’ateliers
ACTIVITES charbon, sable, etc. pour l’acquisition de la dextérité manuelle et
PRATIQUES de la justesse de la vue. Eviter les corvées.
3 – Activités manuelles :
découpage, tissage, collage, N.B. l’ensemble de ces activités pratiques est à
couture (sens du tissu, points de étaler sur toute l’année scolaire.
base)
Enfilage, poterie, vannerie, etc.
120
- les mouches et moustiques
- termites
- rats, souris et musaraignes
- serpent
- scorpions
1 – la circoncision et
HYGIENE éventuellement l’excision. Partir des pratiques du milieu
2 – L’hygiène des organes
génitaux
Secours et soins apportés en cas - Montrer des types d’actes concrets à
de : accomplir et les attitudes de prévention à
- accident développer. (aborder les cas les plus
- empoisonnement ou intoxication fréquents)
SECOURISME - piqûres d’insectes ou de - Montrer comment faire appel aux agents de
121
morsures d’animaux la Santé.
1 – Entretien de la propreté de - les élèves seront entraînés à respecter les
l’école principales règles d’hygiène.
2 – Construction et entretien des - nécessité de faire comprendre aux élèves
ACTIVITES latrines et urinoirs que certains produits locaux valent tout
PRATIQUES 3 – Initiation à l’emploi de autant que ceux importés.
certains produits et matériels - organiser des séances sous forme d’ateliers
d’entretien : savon, citron, cendre, pour l’acquisition de la dextérité manuelle et
végétaux, charbon, sable etc. de la justesse de vue. (éviter les corvées)
4 – Activités manuelles : N.B. l’ensemble de ces activités pratiques
Découpage, collage, couture, (sens est à étaler sur toute l’année scolaire.
du tissu, points de base), enfilage,
poterie, vannerie, menuiserie,
petite mécanique…
1 – Etat solide Partir de l’observation d’un corps qui peut
2 – Etat liquide facilement se présenter sous les trois états :
NOTION 3 – Etat gazeux eau, bougie. Les élèves doivent trouver après
D’ETAT ET DE des expériences que la matière se présente
LA MATIERE sous 3 états. Il ne faut pas aborder les
propretés des états.
1 – Les combustibles solides : bois,
charbon de bois
LES 2 – Les combustibles liquides :
COMBUSTIBLES huile, pétrole, essence, alcool On étudiera un type de combustible de
chaque catégorie.
FORMES JOUEES
122
JEUX PRE-SPORTIFS
Course
- Relais simple – relais concours – relais navette
- Course au fanion
- Vitesse navette – vitesse poursuite
- Le béret
- Course d’obstacles.
Saut
- Longueur poursuite avec ou sans élan – individuel ou par équipes
- Sauter et toucher un objet suspendu, avec élan, sans élan, individuel ou par équipes
- Franchissement d’obstacles.
Lancer
- Gagne terrain
- Lancer par-dessus un obstacle – individuel ou par équipes
- Lancer dans une zone individuel ou par équipes
- une ou deux danses par trimestre – choisir les danses du milieu d’abord, puis introduire les danses
d’autres régions.
- agbéko - gbekon
- lawa, kamou
- akpè etc.
ACTIVITES PHYSIQUES
ATHLETISME
1 – Course de vitesse
Connaître les commandements
Course progressive
Courir en ligne droite
Traverser la ligne d’arrivée en pleine vitesse.
123
2 – Course de relais
Apprendre :
- A assurer la liaison entre les relayeurs et relayés.
- A passer le témoin.
3 - Obstacles
Passage global ou diverses séquences d’appui (insister sur le rythme)
4 - Endurance
Apprendre :
- A tenir une distance (600m pour les garçons et 400m pour les filles)
- A tenir une distance dans un temps donné.
5 – Lancer (Poids)
- Tenue de l’engin,
- Lancer sans élan
- Lancer avec élan
6 – Sauts
Longueur : apprendre à mieux courir et trouver la zone d’appel dans la course sans piétiner (lier
course et impulsion).
Hauteur : apprendre à mieux sauter vers le haut après avoir trouvé la zone d’impulsion saut libre,
saut ciseaux, saut plané ou ventral.
Triple saut : le rythme sans élan, avec élan ; insister sur le rythme.
GRIMPER
Apprentissage du grimper, bras et jambes, sur corde avec nœuds.
ACTIVITES SPORTIVES
SPORTS COLLECTIFS
1 – Le football à 7 et à 11
2 – Le handball
Faire acquérir les éléments principaux de base passes, réceptions, dribbles et tirs au panier
124
3 – Le basketball
Faire acquérir les éléments principaux de base passes, réceptions, dribbles et tirs au panier.
4 – Le volleyball
Faire acquérir les éléments principaux de base : service, réception, passe, smash et contre.
JEUX TRADITIONNELS : (suivant les milieux) insister sur le rythme et les règles.
EDUCATION MUSICALE
- Hymne national
- Chant choral
- Solfège :
* étude des sons, de la gamme, de la portée, des intervalles simples,
* mesure à 2, 3, et 4 temps,
* étude des durées : ronde, noire et silences correspondants
- pratique instrumentale : instruments traditionnels et autres.
125
ARTS PLASTIQUES
- dessins d’observation
On encouragera la sculpture.
126
COURS MOYEN
2° - LA FAMILLE
127
- Au marché, à la boutique
- sur la place publique Enquête, plan du village,
- chez le chef dramatisation
- les lieux sacrés : chez le féticheur, à l’église, au temple, à la
mosquée.
4° - A LA VILLE
5° - COUTUMES ET TRADITIONS
- Fêtes nationales
- manifestations culturelles
- intronisation d’un chef coutumier Observation, compte rendu,
- mariage, naissance, baptême images, reportage de journal.
- décès et funérailles
6° - USINES ET METIERS
- à l’usine : usine d’égrenage, féculerie, brasserie, raffinerie, Visites, documents écrits, images,
aciérie, usine textile, huilerie enquête
7° - LES ANIMAUX
8° - LA CHASSE ET LA PECHE
- les animaux et oiseaux sauvages, à la chasse Visites de zoo, compte rendu,
Les poissons, à la pêche images.
128
11° - SANTE, HYGIENE, MALADIES
- les maladies : les maladies contagieuses et la vaccination Documents écrits, images, vécu des
(variole, rougeole, varicelle, tuberculose) enfants
- les accidents, la morsure de serpent et Secourisme.
12° - PAYSAGE
- le paysage qui nous entoure Observation, visites, enquêtes,
Les plantations : le verger, les arbres spéciaux images, documents, collections,
- la végétation naturelle : forêt, brousse herbier
- je protège la nature
GRAMMAIRE
129
2°/ La phrase à verbe être
3°/ Les correspondances avoir / être
4°/ La construction indirecte : les prépositions
5°/ Groupes indirectes permutables / non permutables
I – LES EMPLOIS
De qui, que, dont.
II – L’EXPRESSION
- de la cause
- du temps
- de la manière
130
- de la condition.
- prendre
- en – yer
- devoir, recevoir
- falloir
- asseoir.
ORTHOGRAPHE
Les principales difficultés orthographiques ci-après doivent faire l’objet d’un enseignement
systématique au Cours Moyen.
A – Orthographe grammaticale
a – à ; et – est ; on – ont.
Son – sont ; se – ce ; ou – où
Ses – ces ; c’est – s’est ; s’était - c’était
Peu- peut
131
La – là – l’a ; on n’…
Près – prêt ; ma – m’a ; mon – m’ont
B – Orthographe d’usage
é–è
ée – eu
Cas ou s = ze et s = se
Pluriel des noms terminés par ou, al, all
Emploi de la cédille m devant p, b, et m
Mots terminés par ition, et ation
Terminaisons en ment, té, eur, oir.
A – Orthographe grammaticale
Ni – n’y ; si – s’y ; sans – s’en
Leur – leurs ; ais – ai ; erai – erais
Amment – emment ; quel…que – quelque ; qu’il le – qu’il l’…
B – Orthographe d’usage
ECRITURE
1er Trimestre
132
2ème Trimestre
3ème Trimestre
- Révision
- exercices d’application.
CALCUL MENTAL
REPARTITION MENSUELLE
133
- avec passage de la dizaine
Additionner un nombre de 2 chiffres et un nombre de 3 chiffres.
- sans passage de la dizaine, de la centaine
Avec passage
Ajouter 9, 19, 29, 39, etc…
Ajouter 11, 21, 31, etc…
REVISION
134
9 – Révision générale
REPARTITION MENSUELLE
REVISION
4 – Multiplier par 5, 50, 500
Multiplier par 15
Multiplier par 25, 250, 2500
Multiplier par 75
Multiplier par 125
135
Diviser par 20, 30 ; 40
Diviser par 4, 8
REVISION
7 - Diviser par 0,5
Diviser par 0,25, 2,5
Diviser par 0,75, 7,5
Diviser par 0,125, 1,25, 12,5
Diviser par 1,5, 15, 150
9 – Révision générale
136
l’addition, produit d’un construction
nombre par 10, 100, 1000…
- prix d’achat, prix de revient,
prix de vente. Bénéfice, perte,
facture.
Révision : problèmes pratiques Révision : problèmes Révision : problèmes
oraux et écrits sur les nombres pratiques oraux et écrits de pratiques oraux et écrits
137
- proportionnalités : d’un polygone régulier.
pourcentage – masse Observation du pavé, du
3ème
volumique – échelle et plan cube, du cylindre.
Trimestre déplacement des mobiles. Développement et
Mouvements uniformes. construction. Calcul des
Partages. aires et des volumes.
138
100, 1000. recherche expérimentale.
139
mouvements
uniformes.
HISTOIRE
1er Trimestre
LE TOGO
140
- le Parti
2ème Trimestre
3ème Trimestre
Définition de la préhistoire : préciser les âges, les origines des premiers hommes et leur mode de vie.
Définition de l’histoire : préciser les notions de génération, siècle, période, époque, millénaire.
L’histoire commence avec l’écriture en Egypte. L’Egypte ancienne : les grandes divisions de son
histoire, la vie à l’époque des pharaons.
GEOGRAPHIE
A – LE TOGO
141
Les industries
Les voies de communication
Le commerce
L’organisation administrative et les villes.
Le Ghana
La République Populaire du Bénin
La Haute-Volta
C – LE CONTINENT AFRCAIN
Europe : généralités
Asie : généralités
Amérique : généralités
Océanie : généralités
La France : généralités, villes, population, commerce, industries.
Etude comparée des pays suivants : la Grande-Bretagne, l’Allemagne Fédérale, l’U.R.S.S., les U.S.A., le
Canada et la République Populaire de Chine.
La famille et l’école : droits et devoirs respectifs des parents, des enfants : hommage à nos disparus,
relation entre l’école et la famille.
Les relations avec les autres enfants du quartier, de l’école : les loisirs, les sorties, travail en groupe,
respect d’autrui et du bien d’autrui.
Le code de la famille : quelques éléments essentiels.
La vie sexuelle : quelques aspects :la virginité, la liberté sexuelle, les méfaits de la prostitution.
L’étude critique de quelques coutumes de la région (enquête).
142
SA COMMUNE – SA PREFECTURE – SA REGION
- Solidarité
- Participation
- Fêtes traditionnelles
- Structures administrative et politique. Respect de l’autorité.
domaine politique
domaine social
domaine économique
domaine culturel.
- Les Ministres.
D – LA SOLIDARITE INTERNATIONALE
N.B.
Politesse
Franchise
143
Honnêteté
Courage
Modestie
Sang froid
Respect des personnes âgées
Esprit d’équipe
Esprit d’épargne
Amour de l’effort et esprit d’initiative
Tempérance : loisirs et plaisirs sains : lutte contre l’alcoolisme et les drogues.
PREVENTION ROUTIERE
La bicyclette et la motocyclette.
J’apprends à connaître ma bicyclette ou ma motocyclette
- organes essentiels
- accessoires : obligatoire et facultatif.
- en route (départ – circulation – arrêt – piste cyclable)
Je suis maître de mon guidon
Je suis maître de ma vitesse : état de la chaussée, obstacles imprévus
Fautes et imprudences à éviter :
* rouler à deux de front
* passer trop près d’un véhicule
* transporter un passager sur une bicyclette
* conduire un animal tout en étant à bicyclette
144
* mal arrimer ses bagages
* ne pas observer la priorité des colonnes organisées.
* observer la priorité des gendarmes, de la police, des pompiers, des ambulances, des trains, etc.
- croisement et dépassement : règles à observer.
- Chaussée à voies matérialisées
- priorité et prudence aux intersections des routes et des rues
- quitter une route ou une rue sur la droite, tourner à droit : précautions à prendre
- sens interdit, sens obligatoire, traversée d’un carrefour
- je m’arrête à un passage à niveau
- conduite en ville : les signaux lumineux, les agents de la sécurité
- conduite de nuit
- je connais les feux des véhicules
- conduite des animaux
- les dépassements interdits
- la signalisation routière
- la traversée des agglomérations
Exercices pratiques : cherche et trouve les infractions commises par les usagers de la route :
cyclistes, motocyclistes, conducteurs d’animaux.
145
1 – Les maladies parasitaires Partir d’une enquête pour étudier les
et leur prévention caractères généraux de chaque catégorie de
2 – Les maladies maladies et leur mode de prévention.
microbiennes et leur Faire connaître aux élèves le calendrier des
prévention vaccinations et les modalités pratiques pour
LES MALADIES
3 – Les méfaits de l’usage se faire vacciner. Sensibiliser les élèves aux
excessif du tabac, des conséquences sociales néfastes liées à
boissons alcoolisées l’usage des drogues.
4 – L’usage des drogues.
1 – Tissage
2 – Poterie Ces activités seront choisies compte tenu des
3 - Vannerie réalités du milieu.
4 – Broderie : points de base On peut envisager la formation de plusieurs
5 – Tricotage : points de ateliers avec possibilité de rotation des
ACTIVITES base groupes d’élèves.
MANUELLES 6 – Réalisation d’un petit
ouvrage : napperon, bavoir, On fera appel aux personnes ressources.
mouchoir,…
7 – Menuiserie
8 – Petite mécanique
LES Les propriétés de chacun Les propriétés de chacun des états sont
ETATS DE LA des états : état solide, établies à partir des expériences réalisées par
MATIERE liquide, gazeux. les élèves eux-mêmes ou en leur présence…
146
1 – Lecture et relevé des Faire installer par les élèves dès la rentrée
températures. scolaire : une manche à air, un pluviomètre.
2 – Lecture et relevé de la Par équipes qui se relaient, les élèves font les
pluviosité différents relevés et les notent.
INSTALLATION 3 – Lecture et relevé de la L’exploitation de ce travail conduira à faire
D’UNE PETITE direction du vent. réaliser des graphiques, à étudier le
STATION METEO 4 – Etude du thermomètre thermomètre et son principe à faire
5 – Etude de la pression découvrir la pression atmosphérique à
atmosphérique. travers ses effets (le vent par exemple).
1 – Etude d’exemples
LES LEVIERS courants du levier, inter- Réaliser des maquettes de balance à bras
appui et du levier inter- égaux et à bras inégaux.
résistant
2 – Types de balances
2 – Petit élevage
147
1 – Participation à une tâche
de développement - Obtenir l’accord des autorités locales
communautaire.
ETUDE D’UN - fabrication d’huile, de savon, de teinture…
PROBLEME 2 – Mise en œuvre et
DU MILIEU amélioration d’une
technique artisanale et
traditionnelle du milieu.
1 – Etude d’exemples
LES LEVIERS courants du levier, inter- Réaliser des maquettes de balance à bras
appui et du levier inter- égaux et à bras inégaux.
résistant
2 – Types de balances
148
3 – Les méfaits de l’usage - Sensibiliser les élèves aux conséquences
excessif du tabac, des sociales néfastes liées à l’usage des drogues.
boissons alcoolisées.
1 – Nécessité de
l’assainissement des villages Les élèves doivent trouver la relation entre la
ou des villes : santé de l’individu et son milieu afin de
- le point d’eau et le pouvoir appliquer les règles d’hygiène qui
L’HYGIENE traitement de l’eau s’imposent. L’aménagement des lagunes et
DU MILIEU (fabrication du filtre) des marécages sera étudié à cette occasion
ET DE - l’aménagement des dan s les milieux où il existe une adduction
L’HABITAT dépotoirs villes d’eau. Dans les zones rurales, ce principe sera
étudié d’une manière expérimentale. Inciter
les enfants à rechercher les problèmes relatifs
2 – Hygiène corporelle et à l’hygiène de l’eau dans le milieu en accord
vestimentaire. avec les autorités locales, les faire participer à
l’amélioration des situations. Contrôle
quotidien de l’hygiène corporelle et
vestimentaire des élèves.
Sensibiliser les parents à la nécessité de
l’hygiène chez leurs enfants.
1 – Hygiène de la future
maman.
L’HYGIENE 2 – Toilette et habillement - faire appel à Agent de la Santé
ALIMENTAIRE DE du bébé
LA FUTURE 3 – Alimentation de la - Observations
MAMAN ET BEBE future maman
4 – Alimentation du bébé
5- Sevrage
1 – Tissage
2 – Poterie
3 - Vannerie Ces activités seront choisies compte tenu des
149
4 – Broderie : points de base réalités du milieu. On peut envisager la
ACTIVITES 5 – Tricotage : points de formation de plusieurs ateliers avec possibilité
MANUELLES base de rotation des groupes d’élèves. On fera
6 – Réalisation d’un petit appel aux personnes ressources.
ouvrage : napperon, bavoir,
mouchoir…
7 – Menuiserie
8 – Petite mécanique
1 – Lecture et relevé des Faire installer par les élèves dès la rentrée
INSTALLATION températures. scolaire : une manche à air, un pluviomètre.
D’UNE PETITE 2 – Lecture et relevé de la Par équipes qui se relaient, les élèves font les
STATION METEO pluviosité différents relevés et les notent.
3 – Lecture et relevé de la L’exploitation de ce travail conduira à faire
direction du vent. réaliser des graphiques, à étudier le
4 – Etude du thermomètre thermomètre et son principe à faire découvrir
5 – Etude de la pression la pression atmosphérique à travers ses effets.
atmosphérique.
1 – Etude d’exemples
courants du levier, inter-
LES appui et du levier inter- Réaliser des maquettes de balance à bras
LEVIERS résistant égaux et à bras inégaux.
2 – Types de balances
1 – Les combustions
complètes Partir d’observations et d’expériences.
150
1 – jardin, potager et/ou Activités à mener tout au long de l’année
AGRICULTURE champ de grande culture. scolaire.
2 – Petit élevage
ACTIVITES PHYSIQUES
ATHLETISME :
1 – Course de vitesse
151
2 – Course de relais
Apprendre :
- à assurer la liaison entre les vitesses des relayeurs et relayés
- à passer le témoin
3 - Obstacles
4 - Endurance
Apprendre :
- à tenir une distance (600m pour les garçons et 400m pour les filles)
- à tenir une distance dans un temps donné.
5 – Lancer (poids)
- tenue de l’engin,
- lancer sans élan
- lancer avec élan.
6 – Sauts
Longueur : apprendre à mieux courir et trouver la zone d’appel dans la course sans piétiner (lier
course et impulsion)
Hauteur : apprendre à mieux sauter vers le haut après avoir trouvé la zone d’impulsion ; saut libre ;
saut ciseaux ; saut plane ou ventral.
Triple – saut : le rythme sans élan, avec élan ; insister sur le rythme.
GRIMPER
SPORTS COLLECTIFS
1 – Le football à 7 et à 11
2 – Le handball
152
Faire acquérir les éléments principaux de base : passes, réceptions, dribbles, et tirs au but.
3 – Le basketball
Faire acquérir les éléments principaux de base : passes, réceptions, dribbles, et tirs au panier.
4 – Le volleyball
Faire acquérir les éléments principaux de base : service, réception, passe, smash et contre.
DANSES FOLKLORIQUES
(Suivant les milieux). Insister sur le rythme.
JEUX TRADITIONNELS
EDUCATION MUSICALE
- Hymne national
- Chant choral
- Solfège : même programme qu’au cours élémentaire ; ajouter la croche, la noire pointée et
les silences correspondants.
ARTS PLASTIQUES
153
Reprendre le programme du cours élémentaire en améliorant les connaissances acquises. A ce
programme ajouter :
PREFACE………………………………………………………………………………………………………………… 3
DIRECTIVES PEDAGOGIQUES………………………………………………………………………………… 4
INSTRUCTIONS OFFICIELLES………………………………………………………………………….. … 7
LANGUES ET LITTERATURE……………………………………………………………………………………. 8
Préambule ……………………………………………………………………………………………………………. 9
Récitation …………………………………………………………………………………………………………….. 17
154
Expression écrite …………………………………………………………………………………………………. 19
Lecture …………………………………………………………………………………………………………………. 26
Vocabulaire …………………………………………………………………………………………………………… 32
Orthographe ………………………………………………………………………………………………………… 40
Ecriture ………………………………………………………………………………………………………………….. 45
MATHEMATIQUE …………………………………………………………………………………………………… 47
Calcul ……………………………………………………………………………………………………………………….. 49
ACTIVITES D’EVEIL………………………………………………………………………………………………………. 54
Histoire ……………………………………………………………………………………………………………………… 55
Géographie ……………………………………………………………………………………………………. 56
Education musicale……………………………………………………………………………………………………… 67
155
Commentaire des emplois du temps……………………………………………………………………….. 83
PROGRAMMES…………………………………………………………………………………………………………….. 84
Ecriture …………………………………………………………………………………………………………………………. 89
MATHEMATIQUE…………………………………………………………………………………………………………… 89
Calcul ……………………………………………………………………………………………………………………………… 90
LANGUES ET LITTERATURE………………………………………………………………………………………………….. 98
156
Géographie ……………………………………………………………………………………………………………………………. 117
Calcul………………………………………………………………………………………………………………………………….. 140
157
158