INSTITUT SUPERIEUR LA PERLE
ANNEE ACADEMIQUE : 2024/2025
Cours de physique Appliquée I
PHYSIQUE APPLIQUEE 1
CODE : BAT 127/ TPU 127 M.ABDOULLAYE ABANI
NIVEAU 1 VH : 24h – CM/TD ANNEE ACADEMIQUE : 2024/2025
CHAPITRE 0 : RAPPELS MATHEMATIQUES
I.2 Calcul vectoriel :
Les grandeurs physiques peuvent être de nature scalaire ou vectorielle.
I.2.1 Grandeur scalaire et grandeur vectorielle :
Pour spécifier une grandeur scalaire il suffit de préciser un nombre (et le plus souvent une unité).
Exemple : L’énergie, La température, la pression en un point, le potentiel, la masse… Une
grandeur vectorielle est définie par une direction, un sens, et une intensité
Exemple : la force, L’accélération, la vitesse …
I.2.2 Représentation d’un vecteur :
La direction est la droite qui porte le vecteur : Elle est définie par l’angle mesuré entre le
vecteur et l’axe des abscisses.
Le sens représente l’orientation origine-extrémité du vecteur et est symbolisé par une flèche.
L’intensité :(appelée également norme ou module) représente la valeur de la grandeur mesurée
par le vecteur. Graphiquement elle correspond à la longueur du vecteur (Figure I.1)
Le point d’application est le point qui sert d’origine à la représentation du vecteur 𝑉 ⃗
⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗
- Notation d’un vecteur 𝑉 𝐴𝐵 ( V= AB ou en gras notation anglo-saxonne).
I.2.3Proprietés des vecteurs :
a-Vecteur libre : Un vecteur libre si son point d’application n’est pas fixe. (figure I.2 .a).
b-Vecteur glissant : Un vecteur est nommé "vecteur glissant" si l'on impose sa droite
support (∆) sans fixer son point d’application. (figure I.2 .b).
c-Vecteur lié : Un vecteur AB est appelé "vecteur lié" si l'on fixe son origine A(figure I.2 .c).
I.2.4-Vecteur unitaire:
Un vecteur unitaire 𝑢⃗ est un vecteur dont le module est égal à1.On peut exprimer un vecteur
unitaire sous la forme :
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⃗ )
Exemple : Les vecteurs unitaires de la base cartésienne sont : (𝑖,𝑗 , 𝑘
𝑖 = Vecteur unitaire suivant (Ox)
𝑗 = Vecteur unitaire suivant (Oy)
⃗ = Vecteur unitaire suivant (Oz)
𝑘
Figure I.3: La base cartésienne orthonormée (O, 𝑖 , 𝑗 , 𝑘
⃗ )
Pour repérer un point M dans l’espace on utilise le repère cartésien orthonormé
tridimensionnel (figure I.5) composé de trois axes, Ox, Oy et Oz, mené d’une base
orthonormée directe (O, 𝑖 , 𝑗 , 𝑘
⃗ )
I.2.5.Composantes d’un vecteur :
I.2.5.b Dans l’espace (En 3D) : La position d’un point M dans l’espace est caractérisée par le
⃗⃗⃗⃗⃗ =x𝑖 + y𝑗 +z𝑘
⃗⃗⃗⃗⃗ : , OM
vecteur position , OM ⃗
x, y et z les projections de M sur les axes Ox, Oy et Oz, respectivement.
Mƍ étant sa projection sur le plan ( O, x, y ).
Coordonnées de M(x, y, z)
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I.2.5.b. Dans le plan : (O,X,Y)
I.2.6-Opérations sur les vecteurs
I.2.6a.La somme des vecteurs :
La résultante des 2 vecteurs a ሬሬԦ et bሬԦ est le vecteur R ሬሬԦ de la diagonal du
parallélogramme
On peut calculer le module du vecteur résultant R ሬሬሬԦà partir de la loi des cosinus
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Le tableau I.5 résume les différentes méthodes pour calculer le vecteur résultant R
Tableau I.5 : La somme de deux vecteurs.
Lorsque le nombre de vecteurs à additionner est supérieur à deux on applique la
méthode géométrique qui consiste à les placer bout à bout comme indiqué sur la figure I.5.
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I.2.8.2Forme analytique du produit vectoriel :
I.2.8.3Propriétés :
I.2.9. Produit mixte :
I.2.9.1.Définition : le produit mixte de trois vecteurs a ሬሬԦ, b ሬሬሬԦet c ሬሬԦ est le scalaire d
défini par la
relation :
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d= c ሬሬԦ. (aሬሬԦȦb ሬሬሬԦ) (I.17)
La valeur absolue du produit mixte représente le volume du parallélépipède (figure I.9)
Important : La dérivée par rapport au temps t d’un vecteur unitaire (qui ne dépend que de
l’angle) est un vecteur unitaire qui lui est directement perpendiculaire et dont la norme est
multipliée par la vitesse angulaire.
I.6.2 .Propriétés :
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I.2.11. Opérateurs différentiels :
I.2.11.1 -Gradient :
I.2.11.3 - Rotationnel :
Le rotationnel d’un vecteur est un vecteur défini comme étant :
CHAPITRE I : CINEMATIQUE DU POINT MATERIEL
Introduction :
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La cinématique est la branche de la mécanique qui étudie le mouvement d’un corps, c’est-à-
dire la modification apparente de : la position, la vitesse, et l’accélération en fonction du temps,
en ignorant les causes (les forces).
II.1Définitions :
a) Notion de point matériel :
Les mouvements des corps sont souvent très complexes. Lorsque, dans l’étude du mouvement
d’un mobile, on ne considère que sa position, on peut, pour simplifier, réduire ce corps à un
point matériel ayant la même masse et localisé en son centre de gravité. Cela revient à négliger
tout effet de rotation du solide sur lui-même ou son extension spatiale.
Exemple :
Système masse-ressort, la masse peut être réduite à un point matériel.
b) Notion de référentiel :
Le repos et le mouvement sont deux notions relatives. En effet, un observateur A immobile voit
un arbre dans une position fixe alors que le conducteur B d’une voiture roulant à proximité le
voit en mouvement vers l’arrière. L’étude d’un mouvement exige de connaître la position dans
l’espace à tout instant t par rapport à un référentiel. Ce référentiel peut être lié à un repère
orthonormé R(O, x, y, z ) dans lequel est repérée la position M(x,y,z) d’un mobile . Le corps
est au repos par rapport à ce repère si ses coordonnées sont constantes au cours du temps.
Cependant, si au moins l’une d’elles varie le corps est en mouvement par rapport à R. Un repère
d’espace : Exemple le repère cartésien R(O, x, y, z ) est défini par une origine O fixe dans le
référentiel et des axes et munis d’une base orthonormées directe Une horloge : À chaque instant,
on associe un nombre réel t appelé date qui correspond à la durée écoulée depuis l’instant
origine.
c) Trajectoire :
C’est le lieu géométrique des positions successives occupées par le point matériel au cours du
temps et par rapport au système de référence choisi. La trajectoire peut être une réalité
matérielle (route, voie ferrée….) ou une réalité physique qui n’est pas matérialisée (trajectoire
d’un projectile).
II.2 - Vecteur position dans les systèmes de coordonnées (cartésiennes, cylindrique,
sphérique, curviligne) :
Pour décrire le mouvement d’un mobile M, il faut le repérer à chaque instant par son vecteur
position, O est l’origine du repère R adopté pour l’étude. Le choix du système de coordonnée
lié à l’origine du repère dépend des propriétés spécifiques du problème considéré.
II.2.1 Le système de coordonnées cartésiennes :
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Dans le cas d’un mouvement rectiligne il est évident que le système de coordonnées
cartésiennes
est le mieux adapté. Ce ne sera plus le cas pour des mouvements curvilignes pour lesquels le
système de coordonnées polaires ou cylindriques sera le plus souvent utilisé
II.2.2 Le système de coordonnées polaires (cylindriques en 3D) :
Dans le cas où le point M est mobile dans un plan, le point M peut être repéré par ses
coordonnées polaires (𝜌, 𝜃) avec : la distance 𝜌 = OM, et 𝜃 l’angle que fait le segment OM avec
l’axe Ox (voir Figure II.3) : OM (II.2)
Figure II.3 : Les coordonnées polaires
coordonnées polaires (𝜌, 𝜃). La projection de M sur l’axe Oz donne la cote z (voir figure II.4).La
base associée est composée de la base polaire et du vecteur unitaire suivant l’axe Oz. Le vecteur
position s’obtient en utilisant la relation de Chasles :
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II.2.3 Le système de coordonnées sphériques :
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Exemple II.1 :
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II.2 Vecteurs Vitesse et accélération dans les systèmes de coordonnées :
II.2.1 Vecteur Vitesse :
a) Vitesse moyenne :
Si la position du point mobile M à l’instant t1 correspond au point M(t1) = M1 et à l’instant t2 au
point M(t2) = M2 le vecteur vitesse moyenne se définit par :
b) Vitesse instantanée :
II.2.2 Vecteur accélération :
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Le vecteur accélération correspond à la variation du vecteur vitesse par unité de temps.
L’accélération s’exprime, dans le système international ms–2.
I.3 Expressions des vecteurs vitesse et accélération en systèmes de
coordonnées
II.3 1 Expressions en coordonnées cartésiennes :
a- Composantes du vecteur vitesse dans la base cartésiennes :
II.3 2 Expression en coordonnées cylindriques en 3D ( Polaires en2D)
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Exemple II.2 :
Démontrer que la norme du vecteur vitesse en coordonnées polaires est donnée par l’expression
suivante :
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II.4.2.1 Mouvements à accélération constante : C’est un mouvement pour lequel le vecteur
accélération est un vecteur constant indépendant du temps.
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Les équations horaires du mouvement peuvent s’écrire alors : Voire le tableau ci-dessous :
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On distingue :
- Mouvement circulaire uniforme : la trajectoire se trouve sur un cercle ou un arc de courbe.
La norme du vecteur vitesse V est constante, mais sa direction change.
- Mouvement circulaire varié : la trajectoire se trouve sur un cercle, et la norme du vecteur
vitesse et sa direction changent au cours du temps.
CHAPITRE III : DYNAMIQUE DU POINT MATERIEL
Introduction :
La dynamique est l’étude des mouvements des corps en relation avec les causes, appelées
Forces, qui les produisent.
III.1 Généralité :
III.1.2 Référentiels absolu et Galiléen :
Le référentiel est un ensemble d’observateurs qui mesurent la position et le temps.
Le référentiel absolu est un référentiel considéré comme fixe, par contre le référentiel
Galiléen est en mouvement de translation uniforme par rapport à un référentiel absolu.
Un référentiel est défini soit par son nom (exemple : référentiel terrestre) soit par un de ses
repères R(O, x, y, z).Exemple :
Le référentiel de Copernic est la meilleur approximation de référentiel Galiléen a pour
origine le centre de masse du système solaire, et pour axes des directions vers trois étoiles
fixes.
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Figure II.1 Les référentiels de Copernic et géocentrique : le référentiel géocentrique est en mouvement circulaire uniforme
par rapport au référentiel de Copernic.
III.1.2 Notion de masse :
La vitesse d’un corps ne suffit pas à décrire son mouvement. Il faut introduire une quantité
caractérisant la « répugnance » du corps à toute modification de son mouvement, c’est-à-dire
son inertie, il est possible d’associer à un point matériel un scalaire positif, m, qui
est sa masse. Elle s’exprime en kilogrammes (kg).
Elle est invariable dans la mécanique newtonienne, dans la mécanique relativiste, elle
dépend de la vitesse à travers l’expression :
avec:
m0, est la masse au repos
m, est la masse à la vitesse v.
c, est la vitesse de la lumière, c = 3 108m.s
III.1.3 Notion de Force :
En physique une force désigne l’interaction entre deux objets ou systèmes. Il existe 4
interactions universelles : Interaction gravitationnelle, interaction électromagnétique,
Interaction nucléaire faible et Interaction nucléaire forte.
III.2 Vecteur quantité de mouvement :
Le vecteur quantité de mouvement 𝑃⃗ (parfois appelé impulsion) pour un point matériel
⃗ par rapport à R est :
de masse m et de vitesse 𝑉
L’unité de la quantité de mouvement dans le système international est le kg.m.s-1.
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Pour un système constitué de n points matériels le vecteur quantité de mouvement est le
vecteur résultant :
III.3 Lois de Newton :
III.3.1. 1ére loi de Newton, « Principe de l’inertie » :
Galilée est le premier qui a suggéré ce principe. Il constitue la première loi de Newton
et qui s’énonce comme suit : « Tout objet conserve son état de repos ou de mouvement
rectiligne uniforme en l’absence de forces agissant sur lui » Cette 1ière loi peut aussi
s’énoncer:
Dans un référentiel (R) galiléen, tout point matériel A mécaniquement isolé (ou pseudo
isolé), est soit au repos soit en mouvement rectiligne uniforme.
Ce principe conduit à la loi de conservation de la quantité de mouvement totale d’un système
isolé ou pseudo isolé. La propriété ci-dessus constitue une définition des repères galiléens et
le principe d’inertie postule leur existence. Un repère galiléen est un repère en translation
rectiligne et uniforme dans le repère de Copernic.
III.3.2. 2éme loi de Newton : Principe fondamental de la dynamique du point
Par rapport à un référentiel galiléen R, le mouvement d’un point matériel de masse m
𝑑𝑃⃗
et soumis à plusieurs forces extérieures, dont la somme est ∑ 𝐹𝑒𝑥𝑡 ; = ∑ 𝐹𝑒𝑥𝑡
𝑑𝑡
Le principe fondamental de la dynamique s’écrit alors à l’aide du vecteur accélération sous la
𝑑𝑃⃗
forme : = 𝑚𝑎
𝑑𝑡
Remarque : Cette formule ne s’applique qu’aux systèmes de masse constante. Le cas d’une
fusée qui consomme du carburant et voit sa masse diminuer ou encore celui d’une goutte
d’eau qui tombe dans une atmosphère contenant de la vapeur d’eau et grossit au cours du
mouvement ne peuvent pas être traités avec cette relation.
III.3.3. 3éme loi de Newton : Principe des actions réciproques
La troisième et dernière loi de Newton s’énonce de la manière suivante : Si un point matériel A exerce
sur un point matériel B une force 𝐹𝐴/𝐵 ,alors le point B exerce sur le point A une force
𝐹𝐵/𝐴 telle que : 𝐹𝐴/𝐵 = -𝐹𝐵/𝐴
III.4.Exemples de forces :
III.4.1 Force à distance :
III.4.1.a La force d’interaction gravitationnelle : Cette force d’interaction suit une loi
énoncée par Newton en 1650.
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⃗𝝁 : vecteur unitaire
G : une constante
G= 6,67 x 10-11 m3Kg-1s-2
M et m les 2 masses en interaction.
M et m les 2 masses en interaction.
La force d’interaction Colombienne :
L’interaction coulombienne loi de Colomb pour les charges électriques.
q et q’ les 2 charges en interaction.
III.4.1 b. Force de contact :
9 Réaction de support :
La force que subit un objet, posé sur un support horizontal, en provenance du support
s’appelle réaction du support. La réaction du support sur l’objet m est répartie sur toute la
surface de contact support-objet𝑅⃗ , représente la résultante de toutes les actions exercées sur la
surface de contact. L’objet étant en équilibre
Force de frottement : c’est la résistance qui apparait lors du contact entre deux
surfaces rugueuses et qui s’oppose au déplacement relatif des deux surfaces Il existe
plusieurs types de frottements : Les frottements entre les corps solides et les
frottements dans les fluides :
*Les frottements solides / solides : La nature de ces forces se traduit par un coefficient de
frottement ȝ dont la valeur dépend des matériaux en contact.
L’expression de la norme de la force de frottement s’écrit : 𝐹𝑑 = 𝜇𝑑 𝑅⃗ (III.11)
Le frottement statique intervient entre surfaces immobiles l’une par rapport à l’autre. Par
contre le frottement dynamique intervient lors du mouvement.
On distingue : le coefficient de frottement statique ȝs qui représente la valeur maximale,
et le coefficient de frottement dynamique (ou de glissement) 𝜇𝑑 avec 𝜇𝑑 < 𝜇𝑠
Exemple :
Dans cette figure, l’objet est en mouvement sous l’action de la force d’entraînement 𝐹𝑒 .
- Fe : Force d’entraînement ;
- Rn : Force de réaction.
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- F : Force de frottement.
- ∅: angle de frottement.
𝐹
Fd = 𝜇𝑑 R en module. Avec : ud = tan𝜑 = 𝑅
Matériaux 𝜇𝑑
Acier-Acier 0.2
Bois - Bois 0.3
Caoutchouc-bitume 0.6
⃗ ):
Force de rappel du ressort (Tension𝑇
Soit un point M de masse m accroché au bout d’un pendule élastique rectiligne (ressort). Quand le
⃗ = −𝑘(𝑙 − 𝑙𝑜 )𝜇, proportionnelle à cet allongement et appelée
ressort s’allonge, une force de rappel 𝑇
tension s’exerce sur la masse :
Où l désigne la longueur du ressort à l’instant considéré. A l’équilibre, on a∑ 𝐹𝑒𝑥𝑡 = ⃗0
En mouvement on applique le principe fondamental de la dynamique : on choisit l’origine de
l’axe vertical Ox à la position d’équilibre à l’instant t le déplacement de la masse par rapport à
sa position d’équilibre l(t) = l0 + x .La projection du ( PFD) le long de cette axe conduit à :
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On pose k/m = w², l’équation différentielle du mouvement de la masse m est :
La solution de cette équation différentielle du second ordre sans second membre est dont la
solution est : x(t)= A cos(𝜔 t+𝜑)
A et 𝜑 deux constantes à déterminer par les conditions initiales.
D’où le système :
Finalement : x(t) = Xmax cos(𝜔 t) on a un mouvement rectiligne sinusoïdale, de période T et
𝑚
de pulsation Ȧ avec T = 2𝜋√ 𝑘
Exemple III.1:
Un pendule simple constitué d’un objet ponctuel ܯde masse ݉ , accroché à un fil inextensible de
longueur l et de masse négligeable. Son mouvement a lieu dans le plan vertical (OXY) du
référentiel fixe R(O,xyz)
On écarte le pendule d’un angle ߠde sa position d’équilibre (𝜃=0) et on le lâche sans vitesse
initiale. Les forces de frottement sont supposées inexistantes. (le champ de pesanteur terrestre
g est considéré comme uniforme.)
1) Exprimer les forces appliquées au point M dans la base ( 𝑒𝜌 , 𝑒𝜃 , 𝑘
⃗)
2) En appliquant le PFD dans le référentiel galiléen R,
établir l’équation différentielle du mouvement dans le
cas de faibles oscillations.
3) Etablir l’expression de la tension T du fil.On donne :
III.5 Théorème du moment cinétique :
III.5.1 Moment cinétique par rapport à un point :
Le vecteur moment cinétique du point matériel M par rapport à O se déplaçant à la vitesse
⃗ 𝑀/𝑅 dans le référentiel R est défini par le produit vectoriel: 𝐿
𝑉 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ∆𝑚𝑉
⃗ 𝑂𝑀/𝑅 =𝑂𝑀 ⃗ 𝑀/𝑅
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Avec :
m la masse du point
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ le vecteur position
𝑂𝑀
𝑃⃗= 𝑚𝑉 ⃗ 𝑀/𝑅 La quantité de mouvement par
rapport au référentiel R
III.5 2Théorème du moment cinétique:
« La dérivée par rapport au temps du vecteur moment cinétique est le moment de la force Fext
par rapport à un point » :
Démonstration:
Exemple III.2: En appliquant le théorème du moment cinétique dans le référentiel galiléen R
établir l’équation différentielle du mouvement d’un pendule simple dans le cas de faibles
oscillations.
CHAPITRE III : TRAVAIL ET ENERGIE
I Le travail d’une force.
I.1.Définition
Le travail d'une force mesure l'effort a faire pour déplacer un objet le long d'un trajet
qui peut-être horizontal ou pas, rectiligne ou pas. Un travail peut être positif auquel cas, on
parlera de travail moteur, car un moteur peut très bien effectuer cet effort de déplacement. A
l'opposé, un travail peut être négatif, on parle de travail résistant car il s'oppose au
déplacement, c'est le cas des forces de frottements.
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Cas d’une force constante et d’un déplacement rectiligne. Un point matériel, soumis à une
force F constante en module et en direction, se meut d’un point r1 a un point r2 . Son
déplacement est donc
Durant ce déplacement, la force F exerce un travail
Ce travail peut- être positif, négatif ou nul, ça dépend du signe de cos α :
- cos α > 0 c’est un travail moteur.
- cos α < 0 travail résistant
- cos α = 0 travail nul
1- Travail élémentaire
Dans le cas où la force F est variable et un déplacement quelconque. On calcule le travail de
cette force pour un déplacement infinitésimale dr rectiligne, on parle du travail élémentaire
dW défini par
Pour trouver le travail total entre le premier point et le deuxième, on intègre cette dernière
équation.
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Si on veut utiliser les coordonnées cartésiennes, on exprime la force et le déplacement dans ce
système, pour cela on aura :
Le calcul du travail nécessite de connaitre le chemin suivi entre les deux points. Pour chaque
chemin on trouve un travail. En général le travail dépend du chemin suivi.
II L’énergie cinétique.
Une autre technique pour l’analyse du mouvement consiste en l’utilisation de
l’énergie. Cependant, l’énergie apparait dans des formes tellement diverses qu’une définition
claire est a priori difficile. Techniquement, on peut dire que l’énergie est une grandeur
scalaire associée à un état du (ou des) points matériels(s).
L’énergie cinétique d’un point matériel est l’´energie qu’il possède en vertu de son
mouvement.
Théorème de l’énergie cinétique
La variation de l’énergie cinétique dans un référentiel R :
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En intégrant cette équation on aura
Théorème : dans un référentiel d’inertie, la variation de l’énergie cinétique d’un point
matériel est égale au travail de la force qui s’exerce sur le point.
III Energie potentielle
Une force F est une force a circulation conservative si elle ne dépend que de la position et si
le travail de cette force entre deux points quelconques A et B ne dépend que des points A et B
et non du chemin suivi entre A et B.
Soit une force F qui dérive d’une fonction scalaire à trois variables (x,y,z)
Le travail de cette force s’écrit
On remarque que cette fonction a la même dimension que le travail, on en conclu que c’est
une énergie, comme elle dépend de la position (x,y,z) c’est l’énergie potentielle
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∅Ep et la force s’écrit F gradEp(x, y, z) on parle d’une force qui dérive d’un potentiel
Ep.
Une force est conservatrice vérifiée une des trois conditions
son travail ne dépend pas du chemin suivi
elle dérive d’un potentiel 𝐹 𝑔𝑟𝑎𝑑
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ Ep(x, y, z)
𝑟𝑜𝑡
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ r 𝐹 0
⃗
Enoncé du théorème de l’énergie potentielle : Soit un déplacement d’un point A à un point B.
Le travail des forces conservatrices est égal à la différence entre l’énergie potentielle de la
position initiale et la position finale : WA B EA EB
IV Energie totale
Soit un déplacement d’un point A vers un point B sous l’action des forces. En appliquant les
deux théorèmes de l’énergie cinétique et potentielle, il découle les conséquences suivantes :
TB TA WAB(F) WAB(Fconservatrice Fnonconservatrice) WAB(Fconservatrice)
EA EB
En manipulant ces deux équations on trouve :
WAB(Fconservatrice) EA EB TB TA WAB(Fnonconservatrice)
EB TBEA TAWAB(Fnonconservatrice)
Il s’agit de l’énergie totale ou mécanique, qui est égale à la somme de l’énergie potentielle et
cinétique.
M E T E p T
.
Le théorème de l’énergie totale stipule que:
La variation de l’énergie totale entre un point finale et un point initial est égale au travail des
forces non-conservatrices. On parle de la non conservation de l’énergie. Dans le cas où on n’a
que les forces conservatrices, l’énergie se conserve, l’énergie totale de l’état initial est égale à
l’énergie totale de l’état final.
WAB(F nonconservatrice) EM (B) EM (A) EM
-
Travaux dirigés
Exercice1
Soit un point matériel M soumis à un champ de force 𝐹 =(x-ay) i +(3y-2x) j
a-Calculer le travail de la force F pour le déplacement de M du point O(0,0) au point A(2,4)
en passant par le point C(0,4).
b-Trouver la valeur de a pour que F soit conservative, en déduire l’énergie potentielle Ep
résultante de ce champ de force.
c-Déterminer le travail de F pour le déplacement de M suivant une trajectoire circulaire de
rayon R et de centre O(0,0)
Exercice 2
Calculer le travail de la force 𝐹 =(x2+y2) i +(xz) j +(xy) k qui fait passer un corps de l’origine
O(0,0,0) au point M(1,1,0) suivant deux chemins différents. a- suivant le trajet OM1M2M tel
que M1(1,0,0) et M2(1,1,0) b- suivant une courbe d’équation horaire (x=t, y=t² et z=1) .
Exercice 3
Soit la force 𝐹 =2xz i +yz j +(ax²+by²+cz²) k .
a) Trouver les constantes a,b et c pour que F soit conservatrice , sachant qu’au point (1,1,1) la
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force 𝐹 =2 i + j -3 k
b) Déduire le potentiel Ep(x,y,z)
Exercice4
On pose une masse m à l’extrémité d’un ressort de constante de raideur k sur un plan incliné
avec un angle α de l’horizontale. On laisse la masse au point O sans vitesse initiale. On
suppose qu’il y a des frottements sur le plan μ.
- Trouver l’énergie totale aux points O et C.
- Calculer le travail de la force de frottement.
Déduire Xc la compression maximum du ressort. Que
devient-elle si on néglige les frottements ?
Exercice5
Une masse m glisse sans vitesse initiale d’un point A dans un demi cercle de rayon R figure.
I - Si on néglige les frottements :
1- Est-ce que l’énergie total (mécanique)
de la masse se conserve durant sont mouvement ?
2- déterminer sa vitesse au point B.
3- A quelle hauteur h1 la masse atteint ?
II- si on a la présence de frottements sur l’arc AB et la vitesse de la masse au point B
vaut gR , calculer le travail des forces de frottements. A quelle hauteur h2 la masse atteint si
l’arc BC est lisse (pas de frottements).
III- si on suppose qu’on se trouve dans le 2ème cas, et la masse m démarre avec une vitesse
initiale V0. On remarque qu’elle arrive au point C avec une vitesse nulle.
- déterminer le travail de la force de frottement. Calculer la vitesse de la masse au point B.
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