DM 22 : Corrigé
Première partie :
1) 0 ≤ Pn+1 = Pn × un+1 ≤ Pn , car 0 ≤ un+1 ≤ 1, donc la suite (Pn ) est décroissante
+∞
Y
et minorée par 0, donc elle converge. Ainsi, le produit uk existe.
k=0
2) D’après la question précédente, tous ces produits existent.
N N
Y 1 Y n − 1 (N − 1)! 1
Soit N ≥ 2. 1− = = = −→ 0,
n=2
n n=2
n N! N N →+∞
+∞
Y 1
donc 1− = 0.
n=2
n
N N N (N +1)!
Y 1 Y n2 − 1 Y (n + 1)(n − 1) 2
× (N − 1)!
Soit N ≥ 2. 1− 2 = 2
= 2
= 2
,
n=2
n n=2
n n=2
n (N !)
N +∞
Y 1 1N +1 1 Y 1 1
donc 1− 2 = −→ , donc 1− 2 = .
n=2
n 2 N N →+∞ 2 n=2
n 2
N N N
Y n2 + n − 2 Y (n + 2)(n − 1)
Y 2
Soit N ≥ 2. 1− = = ,
n=2
n(n + 1) n=2
n(n + 1) n=2
n(n + 1)
N (N +2)!
Y 2 × (N − 1)! 1 N + 2 1
donc 1− = 6 (N +1)!
= −→ .
n=2
n(n + 1) N ! × 3 N N →+∞ 3
2
+∞
Y 2 1
Ainsi, 1− = .
n=2
n(n + 1) 3
3) a) Soit t ∈ R∗ :
tht et − e−t et/2 + e−t/2
= × , or et − e−t = (et/2 + e−t/2 )(et/2 − e−t/2 ),
th 2t et + e−t et/2 − e−t/2
tht (et/2 + e−t/2 )2 et + e−t + 2 1
donc t = t −t
= t −t
=1+ .
th 2 e +e e +e cht
b)
On sait que l’application ch est une bijection strictement croissante de R+ dans
[1, +∞[, or x > 1, donc il existe θ ∈ R∗+ tel que v1 = chθ.
1
Pour n ∈ N∗ , notons R(n) l’assertion : vn = ch(2n−1 θ).
Pour n = 1, R(1) est claire.
Pour n ≥ 1, supposons R(n).
vn+1 = 2vn2 − 1 = 2ch2 (2n−1 θ) − 1 = ch(2n θ), d’où R(n + 1).
D’après le principe de récurrence, pour tout n ∈ N∗ , vn = ch(2n−1 θ).
N N N
Y 1 Y 1 Y th(2n−1 θ) th(2N −1 θ)
Soit N ≥ 2. 1+ = 1+ = = ,
n=1
vn n=1
ch(2n−1 θ) n=1
th(2n−2 θ) th(θ/2)
+∞
n−1 n−1
Y 1
or θ > 0, donc 2 θ −→ +∞ puis th(2 θ) −→ 1, donc 1+ existe et
n→+∞ n→+∞
n=1
vn
+∞
Y 1 1
1+ = .
n=1
vn th(θ/2)
r
θ x+1
De plus cht = 2ch2 2t − 1, donc 2ch2 2θ = chθ + 1 = x + 1. Ainsi, ch = .
r 2 2
θ x−1
De même, cht = 1 + 2sh2 2t , donc sh = .
2 2
+∞ r
Y 1 x+1
En conclusion 1+ = .
n=1
v n x − 1
P 2
4) P a) On suppose que un converge.
un converge, donc un −→ 0, donc ln(1 + un ) − un = − 12 u2n + o(u2n ) ∼ − 21 u2n ,
n→+∞
or − 21 u2n est une suite de signe constant et
P 2
un converge,
X
donc la série (ln(1 + un ) − un ) converge.
Y N X N XN X N
ln (1 + un ) = ln(1 + un ) = [ln(1 + un ) − un ] + un . Or les séries
P n=0 Pn=0 n=0 n=0
[ln(1 + un ) − un ] et un convergent, donc il existe L ∈ R
Y N
tel que ln (1 + un ) −→ L. Alors, par continuité de la fonction exponentielle,
N →+∞
n=0 !
YN Y N
(1 + un ) = exp ln (1 + un ) −→ eL ∈ R∗+ .
N →+∞
n=0 n=0
+∞
Y
Ceci montre que (1 + un ) existe et qu’il appartient à R∗+ .
n=0
b) On a encore ln(1 + un ) − un ∼P − 12 u2n or − 21 u2n < 0 et c’est maintenant le terme
général d’une série divergente, donc [ln(1 + un ) − un ] est aussi une série divergente
dont le terme général est négatif à partir d’un certain rang.
XN
Alors, d’après le cours, [ln(1 + un ) − un ] −→ −∞.
N →+∞
n=0
2
N
Y N
X N
X N
X
Ainsi, ln (1 + un ) = ln(1 + un ) = [ln(1 + un ) − un ] +
un −→ −∞,
N →+∞
n=0 n=0 n=0 n=0 !
N
Y N
Y
donc en passant à l’exponentielle, (1 + un ) = exp ln (1 + un ) −→ 0.
N →+∞
n=0 n=0
+∞
Y
Ceci montre que (1 + un ) existe et qu’il vaut 0.
n=0
c)
(−1)n+1 1
Posons un = √ . Pour tout n ≥ 2, |un | < 1. De plus la suite √ tend
n n n≥2
vers
X 0 en décroissant, donc d’après le théorème spécial des séries alternées, la série
un converge.
De plus, u2n = n1 , donc la série
P 2
un diverge. On peut donc appliquer le b), ce qui
+∞
Y (−1)n+1
montre que 1+ √ existe et qu’il vaut 0.
n=2
n
(−1)n+1
Posons maintenant un = . Pour tout n ≥ 2, |un | < 1. De plus la suite
1 n
tend vers 0 en décroissant, donc d’après le théorème spécial des séries alternées,
n n≥2X
la série un converge.
1
De plus, u2n = 2 , donc la série
P 2
un converge. On peut donc appliquer le a), ce qui
n
+∞
Y (−1)n+1
montre que 1+ existe.
n=2
n
2N N N −1
Y (−1)n+1 Y 1 Y 1
Soit N ≥ 1. 1+ = 1− × 1+ , donc
n=2
n k=1
2k k=1
2k + 1
2N N N −1 N −1 N −1
Y (−1)n+1 Y 2k − 1 Y 2k + 2 Y 2k + 1 Y 2k + 2 1
1+ = × = × = , mais
n=2
n k=1
2k k=1
2k + 1 k=0
2k + 2 k=1
2k + 1 2
2N +∞
Y (−1)n+1 Y (−1)n+1
1+ −→ 1+ , donc
n=2
n N →+∞
n=2
n
+∞
Y (−1)n+1 1
1+ = .
n=2
n 2
Seconde partie :
2t
1) a) Pour tout t ∈ [0, π2 ], posons f (t) = sin t − .
π
0 00
2
f (t) = − π + cos t et f (t) = − sin t < 0 (lorsque 0 < t < π2 ).
3
Ainsi, f 0 est strictement décroissante sur [0, π2 ]. Or f 0 (0) = 1− π2 > 0 et f 0 ( π2 ) = − π2 < 0,
donc il existe un unique t0 ∈]0, π2 [ tel que f 0 (t0 ) = 0.
Alors f est croissante entre 0 et t0 , or f (0) = 0, donc f est positive entre 0 et t0 , puis
f décroı̂t entre t0 et π2 , mais f ( π2 ) = 0, donc f est encore positive entre t0 et π2 . Ainsi,
pour tout t ∈ [0, π2 ], f (t) ≥ 0, ce qu’il fallait démontrer.
b) Ainsi,
π π
Z
2
Z
2
2t 2n 2 2n h t2n+1 i π2 2 2n π 2n+1 1
2n
(sin t) dt ≥ dt = = × × , donc
π π 2n + 1 0 π 2 2n + 1
Z0 π 0
2 π
(sin t)2n dt ≥ .
0 2(2n + 1)
c) Fixons α ∈]0, π2 [.
sin est croissante sur [0, π2 ], donc pour tout t ∈ [0, π2 − α], sin t ≤ sin( π2 − α). Ainsi,
Z π −α
2
(sin t)2n dt
π π 2(2n + 1)
0
Z π ≤ ( − α)[sin( − α)]2n × −→ 0, d’après les croissances
2
2n
2 2 π n→+∞
(sin t) dt
0
comparées, car sin( π2 − α) ∈ [0, 1[, ce qu’il fallait démontrer.
d) Fixons ε > 0. ϕ étant continue en π2 , et 2ε |ϕ( π2 )| étant dans R∗+ , il existe α > 0
(avec α < π2 ) tel que, pour tout x ∈ [ π2 − α, π2 ], |ϕ(x) − ϕ( π2 )| ≤ 2ε |ϕ( π2 )|.
Z π Z π
2
2n π 2
Pour tout n ∈ N, notons xn = ϕ(t)(sin t) dt − ϕ( ) (sin t)2n dt .
0 2 0
Rπ
Par inégalité triangulaire, 0 ≤ xn ≤ 02 |ϕ(t) − ϕ( π2 )|(sin t)2n dt,
R π −α Rπ
donc xn ≤ 02 (|ϕ(t)| + |ϕ( π2 )|)(sin t)2n dt + π2−α 2ε |ϕ( π2 )|(sin t)2n dt,
2
or ϕ est continue sur le segment [0, π2 ], donc elle est bornée : il existe M > 0 tel que,
pour tout t ∈ [0, π2 ], |ϕ(t)| ≤ M . Ainsi,
R π −α Rπ
xn ≤ 2M 02 (sin t)2n dt + 2ε |ϕ( π2 )| 02 (sin t)2n dt, mais d’après la question précédente,
R π −α ε
Rπ
il existe N ∈ N tel que, pour tout n ≥ N , 02 (sin t)2n dt ≤ 4M |ϕ( π2 )| 02 |(sin t)2n dt.
Rπ
Ainsi, pour tout n ≥ N , xn ≤ ε|ϕ( π2 ) 02 (sin t)2n dt|, ce qu’il fallait démontrer.
2)a) Effectuons une intégration par parties :
Z π π
Z π
2 2
2n−1 2n−1 2
In = (sin t) sin tdt = [− cos t(sin t) ]0 + (cos t)2 (2n−1)(sin t)2n−2 dt, donc
0 Z π 0
2 2n − 1
In = (2n − 1) (1 − (sin t)2 )(sin t)2n−2 = (2n − 1)(In−1 − In ), ainsi In = In−1 .
0 2n
b)
n
Y
n
(2k − 1)
Y 2k − 1
Par une récurrence simple, on montre que In = I0 = I0 k=1 n , puis
k=1
2k 2 (n!)
4
n
Y
en multipliant le numérateur et le dénominateur par (2k),
k=1
(2n)! π
on obtient In = .
(2n (n!))2 2 √
la formule de Stirling, n! ∼ 2πnnn e−n , r
D’après √
4πn(2n)2n e−2n π 1 π 1 π
donc In ∼ 2n 2n −2n
=√ , donc In ∼ .
2 2πnn e 2 πn 2 2 n
Z pπ h 1 ipπ 1 1 1
3 a) e−2t dt = − e−2t = − e−2pπ −→ .
0 2 0 2 2 p→+∞ 2
b) Fixons n ∈ N. Z
pπ Z pπ
−2t 1
Pour tout p ∈ N, 2n
e (sin t) dt ≤ e−2t dt ≤ , d’après le calcul précédent,
2
Z pπ0 0
−2t 2n
donc la suite e (sin t) dt est majorée. De plus elle est croissante car
0 p∈N
Z (p+1)π
e−2t (sin t)2n dt ≥ 0. Elle est donc convergente.
pπ
c) Fixons k et n dans N. Le changement de variable t = x + kπ donne :
Z (k+1)π Z π
−2t 2n
e (sin t) dt = e−2(x+kπ) (sin x)2n dx,
kπ Z 0 Z π
(k+1)π 2
Z π
−2t −2kπ −2x
donc 2n
e (sin t) dt = e 2n
e (sin x) dx + e−2kπ e−2x (sin x)2n dx.
π
kπ 0 2
Dans la seconde intégrale, posons x = π − t :
Z (k+1)π Z π2 Z π
2
−2t −2kπ −2x
2n
e (sin t) dt = e 2n
e (sin x) dx + e−2(π−t) (sin t)2n dt , ce qui
kπ 0 0
répond à la question en posant ϕ(t) = e−2t + e−2π e2t .
d) Fixons n ∈ N. D’après la relation de Chasles,
N Z (k+1)π
X Z (N +1)π
−2t 2n
e (sin t) dt = e−2t (sin t)2n dt −→ un , donc la série de terme
kπ 0 N →+∞
k=0
Z (k+1)π
général e−2t (sin t)2n dt est convergente et sa somme vaut un . Ainsi, d’après la
kπ
+∞ Z π +∞
X
−2kπ
2 X 1
question précédente, un = e 2n
ϕ(x)(sin x) dx, or e−2kπ = −2π
, donc
k=0 0 k=0
1 − e
Z π
1 2
un = ϕ(x)(sin x)2n dx. Or ϕ est une application continue
1 − e−2π 0
Z π
2e−π 2
π −π
et ϕ( 2 ) = 2e 6= 0, donc d’après la question 1.d, un ∼ −2π
(sin x)2n dx, puis
r r 1−e 0
2 1 π 1 π
d’après la question 2.b, un ∼ π = .
e − e−π 2 n 2shπ n
4 a) Soit n ≥ 1. Effectuons une intégration par parties :
5
Z pπ h 1 ipπ Z pπ 1
−2t −2t
e 2n
(sin t) dt = − e (sin t) 2n
+ e−2t 2n cos t(sin t)2n−1 dt
0 Z2 pπ
0 0 2
=n e−2t cos t(sin t)2n−1 dt,
0 Z pπ
donc en faisant tendre p vers +∞, on obtient que un = n lim e−2t (cos t)(sin t)2n−1 dt.
p→+∞ 0
Zb)pπSoit n ≥ 1. Effectuons uneh seconde intégration paripπparties.
−2t 2n−1 1 −2t 2n−1
n e cos t(sin t) dt = −n e cos t(sin t)
0 Z2 0
n pπ −2t
+ e (− sin t(sin t)2n−1 + (2n − 1)(cos t)2 (sin t)2n−2 )dt,
2 0
donc en faisant tendre p vers +∞, et en remplaçant (cos t)2 par 1 − (sin t)2 , on obtient :
n 1
un = − un + n(2n − 1)(un−1 − un ),
2 2
n(2n − 1) n n
donc un−1 = (1 + + (2n − 1))un = (1 + n2 )un ,
2 2 2
puis n(2n − 1)un−1 = 2(1 + n2 )un .
2n(2n − 1)
c) On a donc, pour n ≥ 1, un = un−1 , donc par récurrence sur n, on
4(1 + n2 )
(2n)!
peut montrer que pour tout n ≥ 0, un = n u0 .
Y
4n (1 + k 2 )
k=1
1 (2n)! π
De plus, u0 = 2
(cf 3.a) et d’après la question 2.b, In =
(2n (n!))2 2
(n!)2 In (2n)! (n!)2 In
ou bien = n u0 , donc un = n .
π 4 Y
2
π (1 + k )
k=1
d) Alors, d’après les questions 3.d puis 2.b,
r n
1 π (n!)2 1 Y 1 sh(π)
∼ un ∼ n = n , donc (1 + 2 ) ∼ , ce
2shπ n √ Y
2 √ Y 1+k 2
k=1
k π
2 πn (1 + k ) 2 πn
k=1 k=1
k2
+∞ +∞
Y 1 Y 1 shπ
qui prouve que 1 + 2 existe et que 1+ 2 = .
k=1
k k=1
k π
Troisième partie :
v
N N r uN r
Y i Y 1 uY 1 sh(π)
1) Si N ≥ 1, 1+ = 1 + 2 = t (1 + 2 ) −→ , ce qui prouve
n=1
n n=1
n n=1
n N →+∞ π
+∞
r
Y i sh(π)
que 1+ existe et vaut .
n=1
n π
6
2) Pour n ∈ N∗ , notons R(n) l’assertion :
n
Y n
Y
pour tout z1 , . . . , zn ∈ C, −1 + (1 + zk ) ≤ −1 + (1 + |zk |).
k=1 k=1
Pour n = 1, pour tout z1 ∈ C, |(1 + z1 ) − 1| = |z1 | = (1 + |z1 |) − 1, ce qui prouve R(1).
Pour n = 2, pour tout z1 , z2 ∈ C,
|(1 + z1 )(1 + z2 ) − 1| = |z1 + z1 + z1 z2 | ≤ |z1 | + |z2 | + |z1 z2 | = (1 + |z1 |)(1 + |z2 |) − 1,
ce qui prouve R(2).
Pour n ≥ 2, supposons R(n). Soit z1 , . . . , zn+1 ∈ C.
n+1
Y h Yn i
−1 + (1 + zk ) = −1 + (1 + zn+1 ) 1 + −1 + (1 + zk ) = −1 + (1 + Z1 )(1 + Z2 ),
k=1 k=1
n
Y
en posant Z1 = zn+1 et Z2 = −1 + (1 + zk ), donc d’après R(2),
k=1
n+1
Y n
Y
−1+ (1+zk ) ≤ −1+(1+|Z1 |)(1+|Z2 |), mais d’après R(n), |Z2 | ≤ −1+ (1+|zk |),
k=1 k=1
n+1
Y n
Y n+1
Y
donc −1 + (1 + zk ) ≤ −1 + (1 + |zn+1 |)(1 + −1 + (1 + |zk |)) = −1 + (1 + |zk |),
k=1 k=1 k=1
ce qui prouve R(n + 1).
n
Y n
Y
3) Pour tout n ∈ N, notons Pn = (1 + uk ) et Qn = (1 + |uk |). D’après la question
k=0 k=0
Pla première partie appliquée à la suite (|un |)n∈N , ce qui est possible car |un | < 1
4 de
et |un | converge, la suite (Qn ) converge, donc c’est une suite de Cauchy.
Soit ε > 0 : il existe N ∈ N tel que pour tout n ≥ N et q ∈ N, |Qn+q − Qn | ≤ ε.
Soit n ≥ N et q ∈ N.
n+q
Y
|Pn+q − Pn | = |Pn | −1 + (1 + uk ) , et |Pn | ≤ Qn , donc d’après la question 2,
k=n+1
n+q
Y
|Pn+q − Pn | ≤ Qn −1 + (1 + |uk |) = Qn+q − Qn ≤ ε.
k=n+1
Ainsi, la suite (Pn ) est une suite de Cauchy, donc elle converge vers un complexe, ce
qu’il fallait démontrer.
N
Y N
X
4) Pour tout N ∈ N, un = exp(i θn ).
n=0 n=0
N
Y +∞
X
P
Supposons que θn converge. Alors un −→ exp(i θn ), ce qui prouve que
N →+∞
n=0 n=0
+∞
Y
un existe.
n=0
7
+∞
Y
Réciproquement, supposons que un existe.
n=0
N
Y
Pour tout N ∈ N, un = 1 et l’application |.| est continue sur C, donc en passant
n=0
+∞
Y +∞
Y
à la limite, un = 1. Il existe donc θ ∈ R tel que un = eiθ .
n=0 n=0
N
X
Par hypothèse, exp i un − θ −→ 1.
N →+∞
n=0
N
X
Pour tout N ∈ N, il existe εN ∈ [−π, π[ et kN ∈ Z tels que θn − θ = εN + 2kN π.
n=0
N
X
Ainsi, eiεN = exp i un − θ −→ 1.
N →+∞
n=0
En passant aux parties réelle et imaginaire, on en déduit que sin εN −→ 0 et
N →+∞
cos εN −→ 1.
N →+∞
Il existe N0 ∈ N tel que, pour tout N ≥ N0 , cos εN > 0, ainsi pour tout N ≥ N0 ,
εN ∈] − π2 , π2 [.
Pour N ≥ N0 , εN = arcsin(sin εN ) −→ 0.
N →+∞
N
1 X 1
Soit N ∈ N : kN = θn − θ − εN , donc kN +1 − kN = (θN +1 + εN − εN +1 ).
2π n=0 2π
εN − εN +1 −→ 0, donc il existe N1 ∈ N tel que, pour tout N ≥ N1 , |εN − εN +1 | ≤ π2 .
N →+∞
|θN +1 | 1 3
Soit N ≥ N1 : |kN +1 − kN | ≤ + ≤ , car θN +1 ∈ [−π, π].
2π 4 4
Or kN +1 − kN ∈ Z, donc kN +1 = kN . On en déduit que pour tout N ≥ N1 , kN = kN1 .
XN
P
Ainsi θn −→ θ + 0 + 2kN1 π, ce qui prouve que θn converge.
N →+∞
n=0
+∞
Y i
5) Supposons que (1 +) existe.
n=1
n
N Q+∞
Y 1 + ni i
n=1 (1 + n )
Alors d’après 1, i N →+∞−→ +∞ i
.
|1 |
Q
n=1
+ n n=1 |1 + n
|
+∞
1 + ni Y
Ainsi, en posant un = , un existe.
|1 + ni | n=1
De plus, pour P tout n ∈ N, |un | = 1 et un 6= −1. Posons un = eiθn où θn ∈] − π, π[.
D’après III.4, θn converge. Mais tan θn = n1 et θn ∈] − π2 , π2 [ car Re(un ) > 0.
X1
Ainsi θn = arctan n1 ∼ n1 , donc converge, ce qui est faux.
n≥1
n
8
+∞
Y i
On a donc montré par l’absurde que (1 + ) n’existe pas.
n=1
n