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Algèbre multilinéaire : Formes bilinéaires et quadratiques

L'annale

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Université de Lomé Année 2021–2022

Licence de Mathématiques – Semestre 3

MTH220 – Algèbre multilinéaire


TD no 3 (Formes bilinéaires symétriques - Espaces euclidiens)

Exercice 1. Soit q la forme quadratique sur R3 définie par

q(x) = 2(x1 )2 − (x2 )2 + 2x1 x2 − 2x1 x3 + 6x2 x3

pour tout x = (x1 , x2 , x3 ).


1) Définir la forme polaire ϕ de q et écrire sa matrice A dans la base canonique.
2) Déterminer le noyau de ϕ. La forme ϕ est-elle non dégénerée ?
3) Réduire q sous forme de combinaison linéaire de carrés de formes linéaires indépen-
dantes.

Exercice 2. Mêmes questions que dans l’exercice 1 avec


1
q(x) = (x1 )2 + 2(x2 )2 + (x3 )2 − 4x1 x2 + 2x1 x3 − 6x2 x3 .
2

Exercice 3. On considère E = R3 et q(x) = (x1 )2 − 2x2 x3 − x1 x3 .


1) Donner le rang et la signature de q.
2) Trouver une base q−orthogonale de E.
3) Soit λ ∈ R et πλ le plan de E d’équation 3x1 + 2x2 + λx3 = 0. Déterminer λ pour que :
(a) πλ contienne au moins un vecteur isotrope non nul
(b) la restriction de q à πλ soit dégénérée.

Exercice 4. Soit E un espace vectoriel. Montrer que si q est une forme quadratique sur
E et f sa forme polaire alors :
1
∀x, y ∈ E, f (x, y) = [q(x + y) − q(x − y)] .
4

Exercice 5. On considère la forme quadratique q sur E = R3 définie, pour tout x =


(x1 , x2 , x3 ), par
q(x) = (x1 )2 + 2(x2 )2 − 2(x3 )2 + 2x1 x2 + 2x1 x3 .
1) Déterminer les vecteurs isotropes de q.
2) Vérifier que N (q) ⊂ I(q).

Exercice 6. Soient F = Vect(v) avec v = (1, 1, 1) et q : R3 → R la forme quadratique


définie par
q(x) = (x1 )2 − (x3 )2 + 2x1 x2 + 2x2 x3 .

1
1) Déterminer F ⊥ et vérifier que F ⊥ ⊃ N (q) = N .
2) Déterminer F ⊥⊥ et vérifier que F ⊥⊥ = F + N .

Exercice 7. Soient (E, q) un espace vectoriel muni d’une forme quadratique q et F et G


deux sous-espaces vectoriels de E.
1) Montrer que :
(a) F ⊂ G =⇒ G⊥ ⊂ F ⊥ .
(b) (F + G)⊥ = F ⊥ ∩ G⊥ .
(c) F ⊥ + G⊥ ⊂ (F ∩ G)⊥ .
2) Montrer que si q est non dégénérée, on a l’égalité dans (c).
3) Donner un exemple où dans (c) on a l’inclusion stricte.

Exercice 8.
1) Déterminer une base orthogonale pour chacune des formes quadratiques suivantes dé-
finies sur E = R3 :
(a) q(x) = (x1 )2 + 4(x2 )2 + 9(x3 )2 + 2x1 x2 + 6x2 x3
(b) q(x) = (x1 )2 + 3(x2 )2 + 8(x3 )2 − 4x1 x2 + 6x1 x3 − 10x2 x3
(c) q(x) = 5x1 x2 + 6x1 x3 + 2x2 x3
2) (a) Déterminer la signature de chacune de ces formes quadratiques et une base ortho-
normée, si elle existe.
(b) On considère ces formes quadratiques sur E = C3 . Dans quel cas a-t-on une base
orthonormée ? En déterminer une, le cas échéant.

Exercice 9.
1) Déterminer O(q) où q : R2 −→ R est définie dans la base canonique par q(x) = 2x1 x2 .
2) Même question pour q(x) = (x1 )2 − (x2 )2 .

Exercice 10. Soit E = R3 muni du produit scalaire canonique et u ∈ End(E) défini dans
la base canonique par  
−9 6 2
1 
A = Mei (u) =  6 7 6 .

11
2 6 −9
1) Montrer que u est une transformation orthogonale.
2) Déterminer les valeurs propres de u à l’aide de la trace et en remarquant que A est
symétrique.
3) En déduire la signature de la forme quadratique q : E → R qui, dans la base canonique
s’écrit :
q(x) = −9(x1 )2 + 7(x2 )2 − 9(x3 )2 + 12x1 x2 + 4x1 x3 + 12x2 x3 .

2
3
Exercice 11. Soit E = R3 , (ei )i=1,2,3 sa base canonique. On notera par X =
P
xi ei ou
i=1
par X = (x1 , x2 , x3 )T . Soit Φ : E × E → R définie pour tout (X, Y ) ∈ E × E par :

Φ(X, Y ) = 2x1 y1 + 5x2 y2 + 5x3 y3 − x2 y3 − x3 y2 .

1) (a) Montrer que Φ est un produit scalaire sur E et calculer sa matrice encore notée
Φ dans la base canonique.
(b) Le produit scalaire Φ est-il diagonal ?
(c) Donner les normes respectives de e1 , e2 et e3 .
(d) Vérifier que Φ(X, Y ) = X T ΦY = Y T ΦX. A-t-on aussi Φ(X, Y ) = XΦY T ?
1
2) (a) Montrer que les vecteurs u1 = e1 , u2 = e2 et u3 = e2 + e3 forment une base
5
Φ−orthogonale de E. Cette base est-elle Φ−normée ?
(b) Déterminer les projetés de e3 sur u1 , u2 et u3 .

Exercice 12. On considère les applications de R3 × R3 dans R définies pour tous X =


(x1 , x2 , x3 ) et Y = (y1 , y2 , y3 ) par
1) f (X, Y ) = (x1 − 2x2 )(y1 − 2y2 ) + x2 y2 + (x2 + x3 )(y2 + y3 ).
2)   
  2 1 0 y1
g(X, Y ) = x1 x2 x3 1 5 3  y2  .
  

0 3 2 y3
3) h(X, Y ) = x1 y1 − x1 y2 − x2 y2 + 2x2 y3 + x3 y1 − 2x3 y3 .
Dire dans chacun des cas si l’application considérée est un produit scalaire. Si oui donner
sa matrice dans la base canonique.

Exercice 13. Soient E = R3 [X] l’espace des polynômes à coefficients réels de degré
inférieur ou égal à 3 et φ l’application de E × E dans R définie par
Z 1
φ(P, Q) = P (x)Q(x) dx.
0

Montrer que φ est un produit scalaire et donner sa matrice dans la base canonique de
R3 [X].

Exercice 14. On considère dans E = R4 , le produit scalaire canonique et les vecteurs


v = (1, 2, 3, −1) et w = (1, 0, −1, 2).
1) Décomposer v en un vecteur colinéaire à w et un vecteur orthogonal à w. La décom-
position est-elle unique ?
\
2) Donner le cosinus de l’angle (v, w).

Exercice 15. Soient X et Y deux vecteurs de l’espace euclidien (Rn , h, i). Montrer que si
pour tout c ∈ R, kX + cY k > kXk alors X et Y sont orthogonaux.

3
Exercice 16. Soit l’espace euclidien Rn muni du produit scalaire canonique et F le sous-
espace vectoriel de Rn engendré par les vecteurs a = (1, . . . , 1) et b = (1, 2, . . . , n). Pour
tout vecteur x = (x1 , . . . , xn ) de Rn , déterminer le vecteur pF (x) projeté orthogonal de x
sur F .

Exercice 17. Soit R4 rapporté à sa base canonique (e1 , e2 , e3 , e4 ) et muni du produit


scalaire canonique.
1) Soient v1 = e1 + e2 , v2 = e2 + e3 et E1 = Vect(v1 , v2 ).
(a) Quelle est la dimension de E1 ?
(b) Déterminer une base orthonormée de E1 .
2) Soit ε1 = √1 (e1 + e2 ), ε2 = √1 (−e1 + e2 + 2e3 ), v3 = e3 + e4 et v4 = e4 .
2 6
(a) Vérifier que (ε1 , ε2 , v3 , v4 ) est une base de R4 .
(b) Déterminer les réels λ1 et λ2 tels que w3 = v3 + λ1 ε1 + λ2 ε2 soit orthogonal à ε1
et ε2 puis en déduire un vecteur normé ε3 colinéaire à w3 .
(c) Déterminer les réels λ1 , λ2 et λ3 tels que w4 = v4 + λ1 ε1 + λ2 ε2 + λ3 ε3 soit
orthogonal à ε1 , ε2 et ε3 puis en déduire un vecteur normé ε4 colinéaire à w4 .
(d) Vérifier qu’on a ainsi construit une base orthonormée de R4 à partir d’une base
donnée de E1 .

Exercice 18.
1) Soit (e1 , e2 , e3 ) la base canonique de R3 . Montrer qu’il existe une unique application
bilinéaire alternée f : R3 × R3 −→ R3 telle que f (e1 , e2 ) = e3 , f (e2 , e3 ) = e1 et
f (e3 , e1 ) = e2 .
2) Calculer f (x, y) en fonction des composantes de x et y dans la base canonique. f (x, y)
est dit produit vectoriel de x par y et est noté x ∧ y.
3) (a) Montrer que hx ∧ y, zi = detei (x, y, z), ∀ x, y, z ∈ R3 .
(b) En déduire que x ∧ y = 0 si et seulement si x et y sont liés et que x ∧ y est
orthogonal à x et à y.
4) (a) Montrer que kx ∧ yk2 = kxk2 kyk2 − hx, yi2 .
(b) En déduire que kx ∧ yk = A(x, y) où A(x, y) est l’aire du parallélogramme défini
[
par x et y c’est-à-dire A(x, y) = kxkkyk| sin θ| où θ = (x, y).

Exercice 19.
1) Déterminer la matrice qui représente dans la base canonique de R3 , la projection or-
thogonale sur le plan π d’équation x + 2y − 3z = 0.
2) En déduire la matrice de la symétrie orthogonale par rapport à π.

4
Exercice 20. Soient A une matrice réelle symétrique d’ordre n de valeurs propres λ1 , . . . , λn
non nécessairement distinctes et E un espace vectoriel de dimension   n. Pour tout x =
x1
(x1 , . . . , xn ) ∈ E, on pose q(x) = q(x1 , . . . , xn ) = tXAX où X = 
 . 
 .. .

xn
1) Etablir les propriétés suivantes :
(a) q est positive si et seulement si λi > 0, ∀i = 1, . . . , n.
(b) q est définie positive si et seulement si λi > 0, ∀i = 1, . . . , n.
n
(c) (∀x 6= 0, q(x) > 0) ⇐⇒ ∃α > 0, (xi )2 .
P
q(x1 , . . . , xn ) > α
i=1
2) Montrer que si q est strictement positive, alors :
(a) A est inversible et A−1 est réelle symétrique
(b) tXA−1 X est une forme quadratique strictement positive.

Exercice 21. Préciser la nature des endomorphismes de R3 qui dans la base canonique
sont représentés par les matrices
     
1 −2 −2 2 2 −1 0 1 0
1 1
A = −2 1 −2 , B = −1 2 2 , C =  0 0 −1 .
   
3 3
−2 −2 1 2 −1 2 −1 0 0

5
Corrigés

Exercice 1
1) ϕ(x, y) = 2x1 y1 − x2 y2 + x1 y2 + x2 y1 − x1 y3 − x3 y1 + 3x2 y3 + 3x3 y2 et
 
2 1 −1
A =  1 −1 3  .
 

−1 3 0
2) N (q) = {0} et ϕ est non dégénérée.
3)
2 2
1 1 3 7 23
 
q(x) = 2 x1 + x2 − x3 − x2 − x3 + (x3 )2 .
2 2 2 3 3

Exercice 2
1)
1
ϕ(x, y) = x1 y1 + 2x2 y2 + x3 y3 − 2(x1 y2 + x2 y1 ) + (x1 y3 + x3 y1 ) − 3(x2 y3 + x3 y2 )
2
et  
1 −2 1
A = −2 2 −3  .
 

1 −3 1/2
2) Le noyau de A est défini par le système d’équations :

 x
 −2y +z = 0
−2x +2y −3z = 0
−3y + 21 z = 0


x
En faisant `2 ← `2 + 2`1 et `3 ← `3 − `1 ,

x −2y
 +z = 0
−2y −z = 0
−y − 12 z = 0

La deuxième et la troisième équations étant équivalentes, on en déduit que z = −2y


puis x = 4y. Ainsi (x, y, z) = y(4, 1, −2) et ker ϕ = Vect(v) = Rv où v = (4, 1, −2). La
forme bilinéaire symétrique ϕ est donc dégénérée.
3)
1
q(x) = (x1 − 2x2 + x3 )2 − (2x2 + x3 )2 .
2

Exercice 3
1)
q(x) = (x1 )2 − 2x2 x3 − x1 x3
1 1
= (x1 − x3 )2 − (x23 + 4x2 )2 + 4(x2 )2 .
2 4
La forme quadratique q est de rang 3 et de signature (2, 1). Posons x01 = x1 − 21 x3 ,
x02 = x23 +4x2 et x03 = x2 . Alors x01 , x02 et x03 sont les composantes du vecteur x dans une
base orthogonale (vi ) où la matrice de passage de (ei ) à (vi ) vérifie la relation x = P x0 .

6
2) On a q(x) = 0 et 2x2 = −3x1 − λx3 . En remplaçant cette dernière relation dans la
première on trouve
(x1 + x3 )2 + (λ − 1)x23 = 0
qui n’admet de solution que si λ 6 1. D’autre part en écrivent la forme polaire associée
à q et en développant, on trouve

ϕ(x, y) = x1 y1 + x1 y3 + λx3 y3 + x3 y1

de matrice !
1 1
A= .
1 λ
det(A) = 0 si et seulement si λ = 1.

Exercice 4 Simple vérification en calculant le terme de droite.

Exercice 5 Pour tout x = (x1 , x2 , x3 ) ∈ R3 , on a :

q(x) = (x1 + x2 + x3 )2 + (x2 − x3 )2 − 4(x3 )2 .

Exercice 6
1) Soit x ∈ F ⊥ et y ∈ F . Comme F = Vect(v), ϕ(x, y) = 0 si et seulement si ϕ(x, v) = 0.
On a donc x2 + x3 = 0 et F ⊥ = Vect(v1 , v2 ) où v1 = (1, −1, 0) et v2 = (0, 0, 1).
2) — Montrer que F ⊥⊥ est la plan d’équation x3 − x2 = 0 et écrire F ⊥⊥ = Vect(v3 , v4 ).
— Montrer que F ⊥⊥ ⊂ F + N en montrant que si x = αv3 + βv4 ∈ F ⊥⊥ alors
x = α0 v + β 0 v5 où N (q) = Vect(v5 ).
— Montrer l’égalité en montrant la double inclusion ou en montrant qu’ils ont même
dimension.

Exercice 7
1) Cf. cours
2) Cf. cours
3) La construction se fait avec soin en partant du principe qu’on cherche une forme bi-
linéaire symétrique (fbs) dégénérée. On vérifie que pour F = Vect(a) où a = (1, 1, 1),
G = Vect(e1 ) et f la fbs de matrice
 
1 1 1
A = 1 1 1 ,
 

1 1 1

on a F ⊥ = G⊥ = Vect(u1 , u2 ) avec u1 = (1, 0, −1), u2 = (0, 1, −1) et (F ∩ G)⊥ =


{0R3 }⊥ = R3 .

7
Exercice 8
1) (a) q1 (x) = (x1 + x2 )2 + 3(x2 + x3 )2 + 6(x3 )2 . En posant x01 = x1 + x2 , x02 = x2 + x3
et x03 = x3 les coordonnées de x dans la nouvelle base, on obtient

0 0 0
x 1 = x 1 − x 2 + x 3


x2 = x02 − x03

0

x3 = x3

d’où la matrice de passage


 
1 −1 1
P = 0 1 −1 .
 

0 0 1

Les vecteurs v1 = (1, 0, 0), v2 = (−1, 1, 0) et v3 = (1, −1, 1) forment une base
q1 −orthogonale. De plus, kv1 k2 = q1 (v1 ) = 1, kv2 k2 = q1 (v2 ) = 3 et kv3 k2 =
q1 (v3 ) = 6.
(b) q2 (x) = (x1 − 2x2 + 3x3 )2 − (x2 − x3 )2 . On obtient seulement deux coordonées
x01 = x1 − 2x2 + 3x3 et x02 = x2 − x3 alors qu’on est en dimension 3. On fixe
donc la troisième x03 = x3 de sorte que x03 soit linéairement indépendante des deux
premières. On obtient 
0 0 0
x1 = x1 + 2x2 − x3


x2 = x02 + x03

0

x3 = x3

d’où la matrice de passage


 
1 2 −1
P = 0 1 1  .
 

0 0 1

(c)
1 1 12
q3 (x) = (5x1 + 5x2 + 8x3 )2 − (5x1 − 5x2 − 4x3 )2 − (x3 )2 .
20 20 5
En procédant comme précédemment, on obtient la matrice de passage
 
1/10 1/10 −2/5
P = 1/10 −1/10 −6/5 .
 

0 0 1

2) (a) Les signatures sont respectivement (3, 0), (1, 1), (1, 2). Seule la première est définie
positive et admet une base orthonormée obtenue en divisant chaque vecteur par
sa norme.
(b) Si E = C3 , il existe une base orthonormée si et seulement si le rang est égal à 3.
Le rang étant la somme des composantes de la signature, seules q1 et q3 possèdent
une base orthonormée. Pour q3 , on divise chaque vecteur par sa norme qui est
alors un complexe.

8
Exercice 9 Soient M la matrice de u ∈ O(q) et A la matrice de la forme polaire ϕ de
q dans E. Alors pour tous x ∈ E, q(u(x)) = q(x). Or q(x) = xT Ax et u(x) = M x d’où
on a : xT M T AM x = xT Ax. Comme cette dernière relation est vraie pour tout x ∈ E, on
conclut que M T AM = A.
! !
a b 0 1
1) On a M = et A = . L’égalité M T AM = A conduit à
c d 1 0
! !
2ac ad + bc 0 1
=
ad + bc 2bd 1 0

soit encore ac = 0, bd = 0 et ad + bc = 1.
— Si (a, b) = (0, 0), alors 0 = 1 (absurde).
— Si (a, d) = (0, 0), alors bc = 1.
— Si (c, b) = (0, 0), alors ad = 1.
— Si (c, d) = (0, 0), alors 0 = 1 (absurde).
On conclut donc que
( ! ! )
α 0 0 α ∗
O(q) = , ; α∈R .
0 1/α 1/α 0
! !
a b 1 0
2) On a M = et A = . L’égalité M T AM = A conduit à
c d 0 −1
! !
a2 − c2 ab − cd 1 0
=
ab − cd b2 − d2 0 −1

soit encore 
2 2
a − c = 1


d2 − b2 = 1


ab − cd = 0.

Des deux premières équations, on déduit l’existence de deux réels t et θ tels que d’une
part a2 = ch2 t et c2 = sh2 t et d’autre part, d2 = ch2 θ et b2 = sh2 θ. Comme ch est
une fonction positive et sh est une fonction impaire (et par conséquent peut prendre
toutes les valeurs réelles), on peut réécrire a = ε ch t, c = sh t, d = ε0 ch θ et b = sh θ où
ε, ε0 ∈ {−1, 1}. La relation ab − cd = 0 conduit alors à
! ! ! !
et + e−t eθ − e−θ 0 eθ + e−θ et − e−t
ε −ε =0
2 2 2 2

soit encore
   
ε eθ+t − et−θ + eθ−t − e−θ−t − ε0 eθ+t − eθ−t + et−θ − e−θ−t = 0.

— Si ε = ε0 , alors eθ−t = et−θ i.e. t = θ.


— Si ε = −ε0 , alors eθ+t = e−t−θ i.e. t = −θ.

9
On conclut donc que
( ! ! )
ε ch θ sh θ ε ch(−θ) sh θ
O(q) = , ; θ ∈ R, ε = ±1
sh θ ε ch θ sh(−θ) −ε ch(−θ)

soit ( ! ! )
ε ch θ sh θ ε ch θ sh θ
O(q) = , ; θ ∈ R, ε = ±1 .
sh θ ε ch θ − sh θ −ε ch θ

Exercice 10
1) AT A = I donc u est une transformation orthogonale.
2) u est symétrique donc diagonalisable. De plus, det(A) = 1 donc 1 est valeur propre.
Soient λ2 et λ3 les autres valeurs propres. On a
 
tr(A) = 1 + λ + λ = −1 λ + λ = −2
2 3 2 3
soit
det(A) = 1 × λ2 × λ3 = 1 λ2 λ3 = 1

ce qui donne spR (A) = {−1, −1, 1}.


3) spR (A) = {−1, −1, 1} donc la signature de q est (1, 2).

Exercice 11
1) (a) On a Φ(X, Y ) = X 0 AY avec
 
2 0 0
A = 0 5 −1 .
 

0 −1 5

Φ est donc une forme bilinéaire symétrique car A est symétrique. Il reste à montrer
que Φ est définie positive. On peut utiliser plusieurs méthodes. On peut montrer
que
2
1 24 2

Φ(X, X) = 2x21 + 5x22 + 5x23 − 2x2 x3 = 2x21 + 5 x2 − x3 + x >0
5 5 3

puis que Φ(X, X) = 0 =⇒ X = 0. On peut aussi montrer que A est définie


positive en vérifiant ses valeurs propres sont toutes strictement positives. Comme
A est réelle symétrique, on peut aussi utiliser le critère de Sylvester en vérifiant
que les mineurs principaux sont strictement positifs.
p √ p √ p √
ke1 k = Φ(e1 , e1 ) = 2, ke2 k = Φ(e2 , e2 ) = 5 et ke3 k = Φ(e3 , e3 ) = 5.
(b) On vérifie sans peine que Φ(X, Y ) = X 0 ΦY = Y 0 ΦX. Par contre Φ(X, Y ) 6= XΦY 0
puisque le terme de droite n’est pas défini.
2) — On vérifie que pour tous 1 6 i < j 6 3, Φ(ui , uj ) = 0 et que det(u1 , u2 , u3 ) =
1 6= 0 et on conclut que u1 , u2 et u3 forment
√ une base Φ−orthogonale mais non
p
Φ−normée puisque ku1 k = Φ(u1 , u1 ) = 2.
— Soit pi le projeté orhtogonal de e3 sur ui . Considérons la figure suivante :

10
e3 e3 − pi

pi ui

Notons par h, i le produit scalaire Φ. On a pi = αi ui et he3 −pi , ui i = 0. La dernière


égalité se traduit par he3 − αi ui , ui i = 0 soit

he3 , ui i
αi = .
kui k2

Exercice 12
1) La forme bilinéaire f est symétrique. De plus,

f (x, x) = (x1 − 2x2 )2 + (x2 )2 + (x2 + x3 )2 > 0

et f (x, x) = 0 =⇒ x = 0 donc f est définie positive. C’est donc un produit scalaire.


2) Pour tout x ∈ R3 , on a
2
1 1

g(x, x) = 2 x1 + x2 + (3x2 + 2x3 )2 .
2 2

La forme bilinéaire g a pour signature (2, 0) et n’est donc pas définie positive. Ce n’est
pas un produit scalaire.
3) La forme bilinéaire h n’est pas symétrique donc ce n’est pas un produit scalaire.

Exercice 13 On vérifie que φ est un produit scalaire dont la matrice dans la base
(1, X, X 2 , X 3 ) de R3 [X] est la matrice A = (aij ) ∈ M4 (R) telle que
Z 1 Z 1
1
∀1 6 i, j 6 4, aij = xi−1 xj−1 dx = xi+j−2 dx = .
0 0 i+j−1

Exercice 14
1) Posons v = αw + u où α ∈ R et u ⊥ w. On a hu, wi = hv − αw, wi = 0 soit

hv, wi 2
α= =− .
kwk2 3

On trouve finalement
2 1
v = − (1, 0, −1, 2) + (5, 6, 7, 1)
3 3
et √
hv, wi 2 10
cos (v,
d w) = =− .
kvkkwk 15
2) Soit E = Vect(w). Le produit scalaire canonique étant non dégénéré sur R4 , on a
R4 = E ⊕ E ⊥ et la décomposition est donc unique.

11
Exercice 15 Pour tout c ∈ R, soit P (c) = kX + cY k2 − kXk2 . On a P (c) = kXk2 +
c2 kY k2 + 2chX, Y i − kXk2 = c2 kY k2 + 2chX, Y i. Le polynôme ayant un signe constant,
son discriminant est négatif c’est-à-dire 4hX, Y i2 6 0. Cette quantité étant aussi positive,
elle est donc nulle.

Exercice 16 Comme F = Vect(a, b) et pF (x) ∈ F , il existe α et β ∈ R tels que pF (x) =


αa + βb. On a x − pF (x) ⊥ F donc x − pF (x) ⊥ a et x − pF (x) ⊥ b soit encore

hx − p (x), ai = 0
F
hx − pF (x), bi = 0.

Ce système se réécrit 
hx − αa − βb, ai = 0
hx − αa − βb, bi = 0

soit 
αha, ai + βha, bi = hx, ai
αha, bi + βhb, bi = hx, bi

En multipliant la première équation par hb, bi et la seconde par ha, bi, on obtient

αha, aihb, bi + βha, bihb, bi = hx, aihb, bi
αha, biha, bi + βhb, biha, bi = hx, biha, bi

puis, en faisant la soustraction,


Pn
× ni=1 i2 − ni=1 ixi ×
Pn
hx, aihb, bi − hx, biha, bi
P P
i=1 xi i=1 i
α= =
ha, aihb, bi − ha, biha, bi n ni=1 i2 − ( ni=1 i)2
P P

n(n+1)(2n+1) Pn n(n+1) Pn
6 i=1 xi − 2 i=1 ixi
= n(n+1)(2n+1) n2 (n+1)2
n 6 − 4
2n+1 n n
i=1 xi −
P P
3 i=1 ixi
= n(2n+1) n(n+1)
3 − 2
 
n Pn
6 2n+1 −
P
3 i=1 x i i=1 ix i
= .
n(n − 1)

En multipliant la première équation par ha, bi et la seconde par ha, ai, on obtient

αha, aiha, bi + βha, biha, bi = hx, aiha, bi
αha, biha, ai + βhb, biha, ai = hx, biha, ai

12
puis, en faisant la soustraction,
Pn Pn Pn
hx, aiha, bi − hx, biha, ai i=1 xi × i=1 i − n i=1 ixi
β= = Pn 2 Pn 2
ha, biha, bi − ha, aihb, bi ( i=1 i) − n i=1 i
n(n+1) Pn Pn
2 i=1 xi − n i=1 ixi
= n2 (n+1)2 n2 (n+1)(2n+1)
4 − 6
n+1 Pn Pn n+1 Pn Pn
2 x
i=1 i − i=1 ixi 2 i=1 xi − i=1 ixi
= n(n+1) 2 = n(n+1)
− n(n+1)(2n+1) (3(n + 1) − 2(2n + 1))
4P 6
 12
n n+1 n
i=1 ixi − 2
P
12 i=1 xi
= 2
.
n(n − 1)

Exercice 17
1) (a) Les vecteurs v1 = e1 + e2 et v2 = e2 + e3 ne sont pas colinéaires donc dim(E1 ) =
dim(Vect(v1 , v2 )) = 2.
(b) On a hv1 , v2 i = kE2 k2 = 1 donc la base (v1 , v2 ) n’est pas orthonormée. Cherchons
d’abord une base orthogonale de E1 . Posons u1 = v1 et cherchons λ tel que
u2 = v2 + λu1 soit orthogonal à u1 . On a hu2 , u1 i = hv2 , v1 i + λhv1 , v1 i = 0 d’où

hv2 , v1 i 1
λ=− =− .
hv1 , v1 i 2

Ainsi les vecteurs u1 = e1 + e2 et u2 = v2 − 21 u1 = − 12 e1 + 21 e2 + e3 forment une


base orthogonale de E1 . Pour obtenir une base√ orthonormée, il suffit de diviser
p
chaque vecteur par sa norme. On a ku1 k = 2 et ku2 k = 3/2 donc on a une
base orthonormée de E1 avec les vecteurs suivants :
1 1
e01 = √ (e1 + e2 ), e02 = √ (−e1 + e2 + 2e3 ).
2 6

2) Soit ε1 = √1 (e1 + e2 ), ε2 = √1 (−e1 + e2 + 2e3 ), v3 = e3 + e4 et v4 = e4 .


2 6
(a)
1 −1 0 0
1 1 1 0 0 1
det(ε1 , ε2 , v3 , v4 ) = √ =√ =6 0
2 3 0 2 1 0 3
0 0 1 1
donc (ε1 , ε2 , v3 , v4 ) est une base de R4 .
(b) w3 = v3 + λ1 ε1 + λ2 ε2 .

w3 ⊥ ε1 =⇒ hw3 , ε1 i = 0
=⇒ hv3 , ε1 i + λ1 kε1 k2 + λ2 hε2 , ε1 i = 0
=⇒ 0 + λ1 + 0 = 0
=⇒ λ1 = 0

13
donc w3 = v3 + λ2 ε2 .

w3 ⊥ ε2 =⇒ hw3 , ε2 i = 0
=⇒ hv3 , ε2 i + λ2 kε2 k2 = 0
2
=⇒ √ + λ2 = 0
6
2
=⇒ λ2 = − √
6

d’où w3 = v3 − √2 ε2 = 31 (e1 − e2 + e3 + 3e4 ), kw3 k = √2 et


6 3

w3 1
ε3 = = √ (e1 − e2 + e3 + 3e4 ).
kw3 k 2 3

(c) w4 = v4 + λ1 ε1 + λ2 ε2 + λ3 ε3 .

w4 ⊥ ε1 =⇒ hw4 , ε1 i = 0
=⇒ hv4 , ε1 i + λ1 kε1 k2 + λ2 hε2 , ε1 i + λ3 hε3 , ε1 i = 0
=⇒ 0 + λ1 + 0 + 0 = 0
=⇒ λ1 = 0

donc w4 = v4 + λ2 ε2 + λ3 ε3 .

w4 ⊥ ε2 =⇒ hw4 , ε2 i = 0
=⇒ hv4 , ε2 i + λ2 kε2 k2 + λ3 hε3 , ε2 i = 0
=⇒ 0 + λ2 + 0 = 0
=⇒ λ2 = 0

donc w4 = v4 + λ3 ε3 .

w4 ⊥ ε3 =⇒ hw4 , ε3 i = 0
=⇒ hv4 , ε3 i + λ3 kε3 k2 = 0

3
=⇒ + λ3 = 0
2 √
3
=⇒ λ3 = −
2

3
d’où w4 = v4 − 2 ε3 = 41 (−e1 + e2 − e3 + e4 ), kw4 k = 1
2 et

w4 1
ε4 = = (−e1 + e2 − e3 + e4 ).
kw4 k 2

(d) Considérons les vecteurs


1 1 1
ε1 = √ (e1 + e2 ), ε2 = √ (−e1 + e2 + 2e3 ), ε3 = √ (e1 − e2 + e3 + 3e4 ),
2 6 2 3
1
ε4 = (−e1 + e2 − e3 + e4 ).
2

14
Soit  1
− √16 1
− 12

√ √
2 2 3
 √1 √1 1 1
− 2√


2 6 3 2
P = 1 .

 0 √2 1
√ −2
 6 2 3
3 1
0 0 √
2 3 2

1 −1 1 −1
1 1 1 −1 1 1
det(P ) = √ = × 24 = 1 6= 0
4 36 0 2 1 −1 24
0 0 3 1
et P T P = I4 donc (ε1 , ε2 , ε3 , ε4 ) est une base orthonormée de R4 .

Exercice 18
1) Une application bilinéaire f est entièrement déterminée par la donnée des f (ei , ej ) pour
1 6 i 6 j 6 3. Il existe donc une unique application bilinéaire f de E × E dans E telle
que :

f (e1 , e2 ) = −f (e2 , e1 ) = e3 , f (e2 , e3 ) = −f (e3 , e2 ) = e1 , f (e3 , e1 ) = −f (e1 , e3 ) = e2

et f (ei , ei ) = 0 pour tout i = 1, 2, 3. Il reste à montrer que f est alternée. Si x =


P3
i=1 xi ei ,
3
X
f (x, x) = xi xj f (ei , ej ) = 0
i,j=1

si on tient compte de la définition des f (ei , ej ).


P3 P3
2) Soient x = i=1 xi ei et y = j=1 yj ej .
 
3
X x 2 y3 − x 3 y2
f (x, y) = xi yj f (ei , ej ) = x3 y1 − x1 y3  .
 
i,j=1 x 1 y2 − x 2 y1

3) (a) La vérification de la relation hx ∧ y, zi = detei (x, y, z), ∀ x, y, z ∈ R3 se fait


aisément en calculant les deux membres.
(b) Si x et y sont liés, il existe λ ∈ R tel que y = λx i.e. (y1 , y2 , y3 ) = (λx1 , λx2 , λx3 ).
En utilisant l’expression de x ∧ y on trouve donc x ∧ y = 0.
Réciproqument si x ∧ y = 0, alors pour tout z ∈ R3 , det(x, y, z) = 0. Comme
dim(R3 ) = 3, on peut trouver un vecteur z qui ne s’écrit pas comme combinaison
linéaire de x et y. Comme det(x, y, z) = 0, on conclut que x et y sont liés.
(c) hx∧y, xi = det(x, y, x) = 0 et hx∧y, yi = det(x, y, y) = 0 d’où x∧y est orthogonal
à x et à y.
4) Pour la première relation, il suffit de calculer les deux membres et vérifier qu’il y a
égalité. Pour la seconde relation, on utilise la relation hx, yi = kxk · kyk · cos θ.

15
Exercice 19 Le plan π a pour vecteur normal n(1, 2, −3). Soient u = (x, y, z) ∈ R3 , p(u)
le projeté de u sur π et s(u) le symétrique de u par rapport à π.

u u − p(u)

p(u)

s(
u)

1) Il existe α ∈ R tel que u − p(u) = αn soit encore p(u) = u − αn. Or par définition de
hu, ni
n, hp(u), ni = 0. Ainsi hu, ni − αknk2 = 0 d’où α = . Par conséquent,
knk2

hu, ni
p(u) = u − n.
knk2
On a donc
       
x 1 x x + 2y − 3z
1 1 
p(u) = y  − (x + 2y − 3z)  2  = y  −  2x + 4y − 6z 
      
14 14
z −3 z −3x − 6y + 9z
    
13x − 2y + 3z 13 −2 3 x
1  1 
= −2x + 10y + 6z  = −2 10 6 y  .
  
14 14
3x + 6y + 5z 3 6 5 z

La matrice de p est donc  


13 −2 3
1 
P = −2 10 6 .

14
3 6 5
2) On a s(u) = p(u) − (u − p(u)) = 2p(u) − u donc la matrice S de s est vaut S = 2P − I
où I est la matrice identité d’ordre 3. Ainsi
 
6 −2 3
1
S = −2 3 6 .

7
3 6 −2

Exercice 20 La matrice A est symétrique réelle donc elle est diagonalisable (d’après le
théorème spectral). Il existe donc une matrice orthogonale P (P T = P −1 ) telle que A =
P DP T où D = diag(λ1 , . . . , λn ). Ainsi, pour tout X = (x1 , . . . , xn )T , q(X) = X T AX =
X T P DP T X. Notons Y = P T X = (y1 , . . . , yn )T . On a alors
n
X
q(X) = Y T DY = λi (yi )2 .
i=1

16
1) (a) On rappelle que q est positive si et seulement si pour tout X ∈ E, q(X) > 0.
Pn 2
— Supposons que λi > 0, ∀i = 1, . . . , n. Alors q(X) = i=1 λi (yi ) > 0 donc
q est positive.
— Supposons q positive. Soit k ∈ {1, . . . , n}. Comme P est inversible, on peut
trouver X tel que Y = (0, . . . , 0, 1, 0, . . . , 0)T (le 1 étant à la k e position, les
autres composantes étant nulles). On a donc q(X) = λk > car q est positive.

Autre possibilité : Il existe une base orthonormée (u1 , . . . , un ) de E formée de


vecteurs propres de A. Tout vecteur X ∈ E peut s’exprimer comme combinaison
linéaire de ces vecteurs c’est-à-dire qu’il existe des scalaires y1 , . . . , n tels que
X = ni=1 yi ui . Ainsi
P

n
X n
X n
X n
X
q(X) = yi2 uTi Aui = yi2 (uTi λi ui ) = λi yi2 (uTi ui ) = λi yi2 .
i=1 i=1 i=1 i=1

Les démonstrations sont alors aisées en s’inspirant de la première méthode.

(b) La démonstration est aisée en s’inspirant de celle du point (a).

n
(c) — Supposons ∃α > 0, (xi )2 . Alors q(X) > 0.
P
q(X) > α
i=1
— Supposons q positive (∀x 6= 0, q(x) > 0). Alors d’après (b), λi > 0 pour tout
i ∈ {1, . . . , n}. Si on pose α = min16i6n λi ,
n
X n
X
q(X) = λi yi2 > α yi2 = αY T Y = α(P T X)T P T X = αX T P P T X
i=1 i=1
> αX T X car PPT = I
n
X
>α x2i .
i=1

2) Supposons que q est strictement positive.


Qn
(a) det(A) = i=1 λi > 0 donc A est inversible. De plus,

(A−1 )T = ((P DP T )−1 )T = (P D−1 P T )T = P D−1 P T = A−1

donc A−1 est réelle symétrique.


(b) Posons q̃(X) = X T A−1 X. Les valeurs propres de A−1 sont les inverses des valeurs
propres de A et sont donc strictement positives. Par conséquent, d’après 1(b), q̃
est une forme quadratique strictement positive.

Exercice 21
1) On vérifie que AT A = AAT = I donc A ∈ O3 (R). De plus, det(A) = −1 et tr(A) = 1
donc A représente une symétrie orthogonale par rapport au plan E1 d’équation Au = u
où u = (x, y, z) ∈ R3 . Par suite, A représente une symétrie orthogonale par rapport au
plan d’équation x + y + z = 0.

17
N.B. On pouvait aussi remarquer que A est symétrique et A2 = I donc A représente
une symétrie orthogonale.

2) On vérifie que B T B = BB T = I et det(B) = 1 donc B ∈ SO3 (R). En conséquence, B


représente une rotation autour de l’axe E1 (d’équation Au = u où u = (x, y, z) ∈ R3 )
et d’angle non orienté θ tel que tr(B) = 2 cos θ + 1. On vérifie que E1 = Vect(u) où
π
u = (1, 1, 1). On a aussi cos θ = 21 d’où θ = ± .
3
Pour déterminer le signe de θ, on peut remarquer que, posant v = (1, −1, 0), qui est
orthogonal à u, on a :

1 1 0
det(u, v, f (v)) = 1 −1 −1 = −3 < 0.
1 0 1
π
Ainsi la base (u, v, f (v)) est indirecte ce qui signifie θ ∈
/ ]0, π[. Ainsi, θ = − .
3

3) On vérifie que C T C = CC T = I et det(C) = 1 donc C ∈ SO3 (R) et C représente une


rotation autour de l’axe E1 et d’angle non orienté θ tel que tr(C) = 0 = 2 cos θ + 1. On

a E1 = Vect(u) où u = (1, 1, 1) et cos θ = − 12 d’où θ = ± . Ici aussi, pour déterminer
3
le signe de θ, on peut remarquer que, posant v = (1, −1, 0), qui est orthogonal à u, on
a:
1 1 −1
det(u, v, f (v)) = 1 −1 0 = 1 > 0.
1 0 −1

Ainsi la base (u, v, f (v)) est directe ce qui signifie θ ∈ ]0, π[. Ainsi, θ = .
3

18

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