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Memoire Fatim Master

Une presentation des points suivants Introduction problematique objectif et hypothèse, cadre methodologique, revue de la littérature, résultats et discussion conclusion

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INSTITUT SUPERIEUR DES TECHNIQUES ECONOMIQUES

COMPTABLES ET COMMERCIALES

PROJET DE FIN D’ETUDES POUR L’OBTENTION DU DIPLOME DU MASTER


SOUS LE THEME

ANALYSE DU SYSTEME D’APPROVISIONNEMENT


DES ENTREPRISES AGROINDUSTRIELLES
CAS DE MALI LAIT

Présenté et soutenu par :


Fatoumata Diallo
Spécialité : Management Logistique et Transport
Directeur de Mémoire : Membres du Jury :
- Soumaila Ballo -
-

Sous supervision du :
Pr Zakari Yaou KAKA
Date de Soutenance :
Promotion : 2023-2024
ANNEE UNIVERSITAIRE 2023-2024
DEDICACE
Je dédie ce travail à nos familles et proches.

I
REMERCIEMENTS
Je tiens tout d’abord à remercier mon directeur de mémoire Mr Soumaila Ballo
pour son accompagnement, ses conseils et son soutien tout au long de la
réalisation de ce travail.

Je remercie également la Direction de L’INTECSUP (l’Institut Supérieur des


Techniques Economiques Comptables et commerciales) pour les connaissances
qu’ils nous ont enseignées.

À tout le corps professoral de L’INTECSUP, qui part leur engagement et leur


dévouement ont contribués à la qualité de ma formation.

A Monsieur Bréhima N’Djoye Directeur General de Mali lait pour sa


disponibilité et pour son accompagnement.

Mes remerciements s’adressent aussi à ma famille et à mon époux pour exprimer


ma gratitude pour leur soutien et encouragements tout aux longs de ce parcours.

A tous ce qui ont soutenu de près ou de loin pour la réalisation et la réussite de


ce mémoire.

II
SOMMAIRE

DEDICACE.................................................................................................................................I

REMERCIEMENTS..................................................................................................................II

SOMMAIRE.............................................................................................................................III

TABLE DES ILLUSTRATIONS.............................................................................................IV

TABLE DES CYCLES ET ABREVIATIONS.........................................................................V

INTRODUCTION..................................................................................................................- 1 -

PREMIERE PARTIE : L’APPROVISIONNEMENT DES COMPAGNIE AGRO-


INDUSTRIELLES.................................................................................................................- 4 -

CHAPITRE 1 : ENJEUX DE LA LOGISTIQUE D’APPROVISIONNEMENT.................- 5 -

SECTION 1 : DEFINITION ET EVOLUTION....................................................................- 8 -

SECTION 2 : GESTION DES APPROVISIONNEMENTS...............................................- 17 -

SECTION 3 : IMPACT DANS LES SECTEURS AGRO-INDUSTRIELLES..................- 24 -

CHAPITRE 2 : SUPPLY CHAIN ET LA PERFORMANCE DE LA CHAINE


D’APROVISIONNEMENT.................................................................................................- 29 -

SECTION 1 : DEFINITION ET ENJEUX DE LA SUPPLY CHAIN................................- 30 -

SECTION 2 : LES MAILLONS ET LA MAITRISE DES FLUX.... DE LA SUPPLY CHAIN


- 39 -

SECTION 3 : LA PERFORMANCE DE LA CHAINE D’APPROVISIONNEMENT......- 41 -

PARTIE II : PRESENTATION DE MALI LAIT ET SA CHAINE


D’APPROVISIONNEMENT...............................................................................................- 48 -

CHAPITRE III : PRESENTATION DE MALI LAIT.........................................................- 49 -

SECTION 1 : HISTORIQUE de Mali lait...........................................................................- 49 -

SECTION 2 : Fonctionnement Organisation Administrative..............................................- 51 -

SECTION 3 : SECTEUR D’ACTIVITE DE MALI LAIT..................................................- 53 -

CHAPITRE IV : LA CHAINE D’APPROVISIONNEMENT DE MALI LAIT.................- 60 -

III
SECTION 1 : PROCESSUS D’ACHAT.............................................................................- 60 -

SECTION 2 : OBSERVATIONS........................................................................................- 62 -

SECTION 3 : SUGESTION POUR L’OBTIMISATION DE LA CHAINE


D’APPROVISIONNEMENT DE MALI LAIT...................................................................- 64 -

CONCLUSION....................................................................................................................- 66 -

BILIOGRAPHIE..................................................................................................................- 68 -

WEBOGRAPHIE.................................................................................................................- 69 -

TABLE DES MATIERES...................................................................................................- 70 -

IV
TABLE DES ILLUSTRATIONS

Figure 1 : Supply chain

Figure 2 : Supply Chain rentable

Figure 3 : Fromage frais

Figure 4 : Lait frais

Figure 5 : Lait caillé

Figure 6 : Laicran

Figure 7 : Yaourt sucré et nature

Figure 8 : Dasumalayan

V
TABLE DES CYCLES ET ABREVIATIONS

GCP : Gestion de la chaine d’approvisionnement

OCDE : Organisation de coopération et de développement économiques

PNUE : Programme des Nations unis pour l’environnement

CRM : Customer Relationship Management

SCM : supply chain Management

TMS : Transport Management system

ERP : Progiciel de gestion intégré

WMS : Warehouse Management system

IOT : l’internet des objets

VI
RESUME/ AVANT PROPOS

Dans un contexte économique mondial marqué par une concurrence accrue et


par des fluctuations constantes, les entreprises agroindustrielles sont confrontées
à des défis majeurs sur leur système d’approvisionnement.

L’objectif principal de cette analyse est d’identifier les enjeux et défis liés à la
gestion de la chaine d’approvisionnement, les facteurs qui influencent
l’efficacité de ce système.

La problématique de cette étude réside dans la question suivante comment est-ce


que cette société procède pour une meilleure optimisation de leur système
d’approvisionnement tout en restant compétent et compétitif dans leurs
différentes activités ?

Pour répondre à cette problématique on a procédé à une méthodologie


combinant des approches qualitatives et quantitatives, des enquêtes auprès des
professionnels du secteur accompagné d’une analyse documentaire des pratiques
existantes.

Les résultats de cette analyse mettent en évidence des opportunités


d’amélioration dans le système d’approvisionnement des entreprises
agroindustrielles, ainsi grâce à des recommandations concrètes ce système
pourra être plus efficace et renforcer sa compétitivité et sa résilience face aux
défis.

VII
INTRODUCTION
La compétition féroce qui existe dans les marchés mondiaux actuels et
l’exigence des consommateurs a poussé les entreprises commerciales à investir
et à s’intéresser aux relations avec les clients et les fournisseurs. Tandis que le
besoin pour une plus grande efficience des opérations des entreprises est
toujours d’actualité, la nouvelle école de gestion préconise la collaboration entre
les partenaires commerciaux et la réactivité aux besoins des clients pour donner
plus de force à une bonne stratégie concurrentielle.

C’est dans ce contexte que la Gestion de la chaîne d’approvisionnement (GCP) a


commencé depuis les années 90, à faire partie du programme de gestion
principal des pays occidentaux, en particulier dans les produits manufacturés et
la vente au détail.

Plus récemment, cet intérêt vis-à-vis de la Gestion de la Chaine d’


Approvisionnement s’est étendu à l’industrie agroalimentaire, tant dans les pays
développés que dans les pays en développement. Tout comme leurs homologues
dans les produits manufacturés et la vente au détail, les dirigeants des entreprises
agroalimentaires ont pris conscience du fait que la coordination, l’intégration et
la gestion réussies des principaux processus commerciaux parmi tous les
membres de leurs chaînes de production pouvaient avoir une influence
déterminante sur la qualité de leur compétitivité.

D’autre part, les entreprises commerciales agroalimentaires sont devenues de


plus en plus conscientes du fait qu’elles ne peuvent plus affronter la concurrence
en tant qu’entités autonomes. Il est au contraire de plus en plus fréquent de voir
d’entières chaînes de production se faire concurrence.

L’évolution des systèmes agroalimentaire a un impact sur la capacité des


entreprises agro-industrielles à affronter la concurrence. Les entreprises doivent
réduire les couts et innover, tout en étant plus sensibles aux besoins des

1
consommateurs. Aussi, les entreprises sont-elles astreintes à l'élaboration de
stratégies leur permettant d'atteindre leurs objectifs à travers une distribution
régulière et croissante de leurs produits.

En amont de toute distribution de produits finis, il est sans nul doute que
l'approvisionnement et les achats des intrants et produits finis constituent une
action d'importance fondamentale en ce sens qu'elle se justifie par le souci
légitime de maintenir le cycle d'exploitation. En effet, les approvisionnements
des stocks constituent des valeurs d'exploitation de gestion et de management.
Toutefois, leur existence engendre des coûts. Lorsque les approvisionnements
sont moins importants, l'entreprise est menacée de rupture de stocks ce qui
désorganise le processus de fabrication. Cette rupture crée des coûts
supplémentaires et surtout entache l'image de marque de l'entreprise. A
contrario, lorsque les approvisionnements sont trop importants, ils constituent
des immobilisations de stocks qui gonflent le prix de revient et perturbent
l'équilibre de la trésorerie, ce qui nécessite une gestion globale des
approvisionnements.

C’est ici que la chaine d’approvisionnement peut apporter une aide.

L’Approvisionnement est un processus qui consiste à apporter à l’entreprise en


quantité et en qualité des matières premières ou produits semi finis afin de
satisfaire à un besoin exprimé dans, un bref délai. L’approvisionnement est un
maillon de la chaine logistique. Souvent mal compris ou confondu à l’achat
lorsqu’on n’est pas dans le domaine. L’achat est une composante de
l’approvisionnement.

L'achat est l'acquisition d’un bien ou d'un service en contrepartie du paiement de


son prix. La fonction achats joue un rôle d'interface dans l'entreprise avec les
fournisseurs externes. L'achat ne se résume pas uniquement aux marchandises,
matières et fournitures ou services destinés à la production. Il couvre également
tous les autres besoins d’exploitation de l'entreprise. La fonction achats est en
2
charge de: Recevoir les besoins exprimés par les services de production,
commerciaux et/ou généraux.

De ce qui précède, notre étude porte sur : « analyse du système


d’approvisionnement des entreprises agroindustrielle, cas de Mali lait » il est
essentiel de réfléchir sur la question :

COMMENT Mali lait procède à son approvisionnement ? Le système


d’approvisionnement de Mali lait est-il efficace ? Dans les lignes qui suivent
nous parlerons dans une première partie du cadre théorique de
l’approvisionnement et dans une seconde partie de la présentation et l’analyse
du système d’approvisionnement de la société de Mali lait.

3
PREMIERE PARTIE : L’APPROVISIONNEMENT DES
COMPAGNIE AGRO-INDUSTRIELLES
Dans la première partie, nous aborderons deux chapitre, le chapitre 1 sera
consacré aux enjeux de la logistique d’approvisionnement ou nous parlerons des
défis et les opportunités qui se présentent dans ce domaine ensuite dans le
chapitre 2, la supply chain et la performance de la chaine d’approvisionnement
en mettant l’accent sur les facteurs qui influencent l’efficacité et la compétitivité
des entreprises.

4
CHAPITRE 1 : ENJEUX DE LA LOGISTIQUE
D’APPROVISIONNEMENT
La logistique d’approvisionnement est le processus de gestion et de coordination
de toutes les ressources, de tous les matériels et de tous les produits nécessaires
pour assurer le fonctionnement continu et efficient d’une entreprise. Cela
comprend la planification, l’acquisition, le stockage et le transport des biens
depuis les installations des fournisseurs jusqu’au point d’utilisation ou de vente.

La logistique d’approvisionnement travaille à garantir que les matériels corrects


soient disponibles en temps et en lieu adéquats, dans les quantités nécessaires et
ce, à un coût raisonnable.

L’importance de la logistique d’approvisionnement est basée sur cinq aspects


clés :

- Il joue un rôle essentiel dans la chaîne logistique en garantissant le


fonctionnement correct de l’entreprise.
- Elle permet une planification adéquate de l’approvisionnement afin de
prévoir avec précision les temps de livraison.
- Elle contribue à maintenir des niveaux optimaux de rentabilité et de
productivité.
- Elle aide à réduire les coûts.
- Elle améliore la satisfaction du client final.

Les Types d’approvisionnement : Les entreprises, peuvent mettre en


place différentes stratégies d’approvisionnement en fonction du temps
d’anticipation avec lequel ils reçoivent les approvisionnements et de la
fluctuation de la demande.

5
Les principales méthodes de gestion d’approvisionnement sont les
suivantes :

- Just-in-time : lorsqu’une entreprise adopte ce type de logistique


d’approvisionnement, elle n’acquiert les approvisionnements qu’à mesure
qu’elle en a besoin, ce qui minimise les coûts de stockage. Mais
l’entreprise dépend complètement de la ponctualité des fournisseurs dans
les livraisons et elle s’expose au risque de désapprovisionnement et est
plus vulnérable aux fluctuations des prix sur le marché.
- Stock de sécurité : l’entreprise stocke des marchandises additionnelles
pour faire face aux imprévus, comme les retards des fournisseurs, les
augmentations de prix sur le marché ou les changements dans la demande.
Ce type de logistique d’approvisionnement réduit les risques externes,
mais augmente les coûts de stockage et, si la gestion n’est pas réalisée de
façon appropriée, cela peut générer des frais additionnels liés à la
détérioration du stock.
- Approvisionnement simultané de la production : l’entreprise planifie
l’acquisition du stock en fonction du rythme de ses besoins de production.
Il lui est ainsi possible de contenir les frais de stockage tout en réduisant
le risque de désapprovisionnement et en évitant les arrêts de production
pour cause d’insuffisance dans l’approvisionnement.

La gestion des flux d’approvisionnement et de distribution est un enjeu crucial


pour le développement économique de l’Afrique. Malgré les progrès récents
dans la connectivité et la modernisation des infrastructures, les défis logistiques
demeurent importants et impactent la compétitivité des entreprises africaines.
Les perturbations externes, telles que les conflits, les catastrophes naturelles et
les pandémies, ont également un impact considérable sur la chaîne
d’approvisionnement en Afrique. Dans ce contexte, il est essentiel de mettre en
place des solutions efficaces pour améliorer la gestion des flux
6
d’approvisionnement et de distribution en Afrique, et ainsi favoriser la
croissance économique et le bien-être des populations.

La logistique de la chaîne d’approvisionnement est cruciale pour assurer un


approvisionnement en temps voulu, une gestion efficace des stocks, une
planification de la production, une distribution rapide et fiable, ainsi que pour
réduire les coûts tout en maintenant la qualité des produits. Elle est donc
essentielle pour répondre aux besoins des clients et des entreprises dans un
environnement commercial compétitif.

La pandémie de COVID-19 a bouleversé les flux d’approvisionnement et de


distribution à l’échelle mondiale, en raison de la fermeture de nombreuses usines
et de la mise en place de mesures de confinement. Les perturbations ont touché
de nombreux secteurs, tels que la production et la distribution de fournitures
médicales, de produits alimentaires, de produits de nettoyage, ainsi que la chaîne
d’approvisionnement dans son ensemble. Les entreprises ont été confrontées à
des problèmes de pénurie de matériaux, de retards de livraison, de rupture de
stock, de coûts de transport élevés et de complexité de la logistique de la chaîne
d’approvisionnement. Cette situation a mis en lumière l’importance de la
logistique de la chaîne d’approvisionnement et a mis en évidence la nécessité de
renforcer la résilience de la chaîne d’approvisionnement dans un contexte
d’incertitude et de changement rapide.

7
SECTION 1 : DEFINITION ET EVOLUTION
1. Définition de la Logistique :

La logistique, dans sa forme la plus simple, désigne l’ensemble des méthodes et


des moyens relatifs à l’organisation des flux de produits, de leur point de
production jusqu’à l’acheteur final. Son objectif est de garantir que les biens
soient livrés de manière efficace et économique, en assurant leur disponibilité au
bon moment, au bon endroit, et dans les conditions adéquates.

L’étymologie du mot « logistique » trouve ses racines dans le terme grec


« logistikos«, qui signifie « art de calculer, de raisonner ». Historiquement, la
logistique a d’abord été associée à l’armée pour la gestion des mouvements des
troupes, de leur approvisionnement en vivres et en munitions. Ce n’est qu’au
XXe siècle que la logistique a évolué pour s’appliquer au domaine civil, avec
l’essor de la production industrielle et du commerce mondial, devenant ainsi une
fonction clé dans les stratégies d’entreprise.

a) Définition d’un flux logistique


Un flux logistique est un ensemble d’activités réalisées successivement tout au
long de la chaîne de fabrication et de distribution d’un produit. Ces activités se
caractérisent par des mouvements physiques (de composants, de matières, de
sous-ensembles, d’encours ou de produits finis) et d’informations. On parle
aussi de chaîne d’activité ou chaîne de valeur.

La gestion des flux logistiques, aussi appelés chaînes d’activité ou chaîne de


valeur, fait référence à l’ensemble des activités pour la circulation efficace des
matières premières, des produits finis et des informations tout au long de la
chaîne d'approvisionnement ou de distribution. L’optimisation des flux

8
logistiques permet à une entreprise de gagner en efficacité et d’assurer une
réponse rapide à la demande client.
La maitrise des flux au sein d’une supply chain est un enjeu stratégique pour
toute entreprise, qu’elle soit grande ou petite, elle consiste à optimiser la gestion
de tous les mouvements de biens, d’informations, et de fonds tout au long du
processus de production et de distribution.

b) Les différents types de flux logistiques

Il existe deux types de flux logistiques : les flux logistiques internes et les flux
logistiques externes.

Les flux internes

Les flux internes concernent les mouvements de marchandises au sein même de


l'entreprise, depuis la réception des matières premières ou des marchandises
jusqu'à la livraison des produits finis. Une gestion efficace des flux internes peut
réduire les temps de cycle, améliorer la qualité et réduire les coûts.

Les flux externes

9
Les flux externes concernent les mouvements de marchandises entre l'entreprise
et ses partenaires commerciaux, comme les fournisseurs et les clients. Les flux
externes peuvent être optimisés en utilisant des outils de suivi et de
communication, comme les systèmes de gestion de la chaîne
d'approvisionnement.

La logistique de la chaîne d’approvisionnement, également appelée gestion de


la chaîne d’approvisionnement, est l’ensemble des processus et activités liés à
la planification, la mise en œuvre et le contrôle des flux de marchandises,
d’informations et de fonds depuis les fournisseurs jusqu’aux clients finaux.

La gestion de la chaîne d’approvisionnement vise à optimiser la coordination


entre les différents acteurs impliqués dans la production, la distribution et la
vente de biens et services, dans le but de minimiser les coûts, réduire les délais
de livraison, améliorer la qualité des produits et services et répondre
efficacement aux besoins des clients.

La logistique de la chaîne d’approvisionnement englobe ainsi la planification de


la demande, la gestion des stocks, la gestion des commandes, le transport et la
logistique d’entrepôt, ainsi que la gestion des retours et des services après-vente.

10
Ces étapes peuvent varier en fonction des industries et des produits, mais elles
constituent l’essentiel des processus de la chaîne d’approvisionnement. La
gestion efficace de chacune de ces étapes est essentielle pour assurer une chaîne
d’approvisionnement efficace et efficiente.

c) Les différentes étapes dans la gestion de la chaîne logistique

Le schéma de la chaîne logistique peut être condensé de façon globale en trois


étapes essentielles dans la plupart des secteurs d’activité :

- L’approvisionnement comporte l’acquisition des matières premières, des


composants ou des produits auprès des fournisseurs. Elle requiert une
planification minutieuse pour garantir la disponibilité des ressources
nécessaires. Le principal enjeu pour les logisticiens, ici, consiste à éviter
les surplus de stock (sur stockage) ou à l’inverse, les ruptures
d’approvisionnement (sous-stockage).
- La production implique de transformer ces éléments en produits finis. La
gestion de la production englobe la planification de la capacité, la gestion
des ressources humaines, la coordination des opérations de production ou
le contrôle qualité.
- La distribution consiste à livrer les produits finis aux clients. Cette phase
comprend la gestion des entrepôts, des centres de distribution, des réseaux
de transport pour assurer une livraison rapide, mais aussi fiable. Cela
inclut la gestion des commandes, le suivi des expéditions, une
coordination des opérations logistiques.

2. Evolution de la Logistique :

La logistique a joué un rôle central dans la conduite des opérations militaires


et commerciales depuis des siècles et constitue un domaine complexe qui ne
cesse d’évoluer au fil du temps. De la Rome antique aux еntrеprisеs

11
mondiales d’aujourd’hui, l’histoire de la logistique est l’histoire d’une
discipline dédiée à l’optimisation des processus, à la gestion efficace des
ressources et à la réalisation des objectifs stratégiques. Ses origines
remontent à l’époque de l’armée romaine, qui a développé le tout premier
concept de gestion logistique pour s’assurer que leurs troupes étaient
correctement approvisionnées. En dépit de son rôle militaire d’origine,
l’efficacité logistique s’est avérée cruciale pour l’expansion de l’Empire
romain.

Néanmoins, au fil du temps, la logistique a dépassé son rôle militaire


d’origine pour s’établir comme un élément clé de la gestion des affaires et de
la vie moderne. Par conséquent, ce changement a marqué le début de la
segmentation de la logistique en fonctions essentielles telles que le transport,
la distribution et la gestion de la supply chain.

Ce passage de la logistique à la supply chain marque une transformation clé


dans la gestion des opérations commerciales, alors que la logistique se
concentre principalement sur le transport, le stockage et la distribution des
biens, la supply chain englobe un spectre plus large en intégrant la
planification de la production, la gestion des achats, la gestion des stocks, la
gestion des relations ainsi que la gestion de l’information.

Ce changement a permis aux entreprises d'améliorer l’expérience client,


d'accroître leurs bénéfices et de réduire leurs dépenses en assurant une
gestion plus stratégique de leurs flux de marchandises (Christopher, 2016).

a) Les prémices de la logistique


La logistique occupe une place importance dans l’histoire humaine depuis les
premières civilisations. Les anciens Égyptiens et les Romains ont joué un rôle
important dans le développement des techniques d’acheminement pour assurer

12
le ravitaillement en nourriture et en biens essentiels. L’Empire romain, en
particulier, a mis en place un grand réseau routier et maritime sophistiqué pour
faciliter le commerce et le transport de la marchandise et des troupes.
Par ailleurs, les Romains ont été les pionniers dans l’utilisation de convois de
navires pour le transport maritime et ont établi des entrepôts le long de leurs
routes commerciales. Ces avancées ont permis de faciliter la communication
entre l’Europe et l’Asie ainsi que l’échange de connaissances et de marchandises
précieuses entre différentes régions. Les produits d’antan se composaient de
pierres, de tissus, de métaux et d’épices.

b) Les origines historiques de la logistique en entreprise


La logistique, concept lié au transport des biens et des vivres, notamment dans le
domaine militaire, trouve son origine dès l’Antiquité avec les Grecs et les
Romains. Cependant, c’est seulement au XVIe siècle que le général prussien
Carl von Clausewitz a introduit la notion de logistique telle que nous la
connaissons aujourd’hui, désignant les activités liées au stockage, au transport et
à l’entretien des troupes.
Les années 1811 marquent un tournant dans l’histoire de la logistique, lorsque
l’écrivain William Müller publie « The Elements of the Science of War »,
décrivant dans un chapitre intitulé « Logistique » les stratégies employées par
nos prédécesseurs pour le transport et l’entreposage des armes et des denrées
alimentaires pendant les périodes de guerre.
Une autre étude développée par le général suisse Antoine-Henri Jomini intitulé «
Précis de l’art de la guerre » en 1838 a mis en lumière le concept de la
logistique. Ce document traite précisément des fonctions essentielles de la
logistique dans l’approvisionnement des troupes armées et la gestion des
systèmes militaires.

c) L’évolution de la logistique au fil du temps

13
En fonction des besoins changeants de la société et suivant les progrès
technologiques, la logistique a dû s’adapter pour assurer la gestion des flux
d’une entreprise.
Antiquité
Les civilisations anciennes telles que la Mésopotamie, l’Égypte, la Chine et
Rome ont posé les bases de la logistique en adoptant des systèmes sophistiqués
de transport et de stockage. La Mésopotamie utilisait des charrettes et des
bateaux pour approvisionner les villes en nourriture et en matériaux de
construction. La Chine ancienne, quant à elle, a développé des routes
commerciales et des entrepôts pour faciliter le commerce et l’acheminement des
denrées.
Moyen Âge
À cette époque, les guildes (une association de personnes pratiquant une activité
commune) ont occupé une place prépondérante dans les échanges de
marchandises. À travers des systèmes organisés, la guide des drapiers contrôlait
par exemple la production et la commercialisation des vêtements en établissant
des règles de qualité et en supervisant les tarifs. Pour répondre aux besoins
croissants des marchés, des méthodes de stockage et de distribution ont été
développées dans les marchés.
Ces structures ont permis de garantir une certaine stabilité dans les échanges et
de favoriser le développement de villes marchandes prospères.
Révolution industrielle
La révolution industrielle du XVIIIe siècle a véritablement bouleversé la
logistique en introduisant des avancées technologiques majeures. L’invention de
la machine à vapeur a permis de déployer des locomotives sur les voies ferrées,
offrant ainsi un moyen de transport rapide et massif pour les produits. De même,
les bateaux à vapeur ont révolutionné le transport maritime en permettant des
trajets plus rapides et plus réguliers, facilitant ainsi le commerce à l’échelle
internationale.

14
XXᵉ siècle
Au cours du XXe siècle, l’étude et la recherche en logistique se sont
formalisées. Avec la nécessité de gérer la production de masse et les flux
mondiaux résultant de la mondialisation, ces évolutions ont donné naissance à
des concepts clés, tels que la méthode « juste-à-temps », qui permet d’optimiser
les inventaires et de réduire les coûts d’entreposage.
Alors que l’adoption du téléphone et d’internet a permis de faciliter la
communication entre les différents acteurs de la chaîne d’approvisionnement et
d’assurer le suivi des expéditions en temps réel, les fabricants peuvent réduire
leurs niveaux de stock. Cela leur permet de se concentrer sur la production et la
livraison des produits précisément au moment où ils sont nécessaires, évitant
ainsi les surplus inutiles.
Ère numérique
Avec l’avènement du numérique, la logistique a subi des bouleversements
profonds grâce aux avancées technologiques :
 Les systèmes de gestion d’entrepôt et de transport permettent désormais de
gérer plus efficacement les stocks et les livraisons.
 Les codes-barres et les RFID facilitent le suivi des fournitures tout au long de
la supply chain.
 Les systèmes de suivi et de traçabilité en temps réel permettent une meilleure
coordination des tâches et une prise de décision proactive.
Aujourd’hui
Les avancées technologiques telles que la digitalisation, l’intelligence artificielle
et l’internet des objets, permettent notamment d’optimiser les itinéraires de
transport en temps réel, en tenant compte des :
 conditions de circulation
 aléas météorologiques
 contraintes logistiques spécifiques.

15
L’utilisation de véhicules autonomes et la mise en place d’entrepôts robotisés
permettent d’améliorer l’efficacité et la rapidité des activités logistiques. Par
exemple, des drones peuvent être utilisés pour livrer des colis dans des zones
difficiles d’accès.
La logistique, dite 5.0, va au-delà de la simple intégration des nouvelles
technologies. Elle vise à encourager des objectifs plus larges et plus orientés
vers le bien-être humain, le développement durable et la résistance face aux
perturbations de la chaîne d’approvisionnement. Cela peut se traduire par :
 L’utilisation de véhicules écologiques pour réduire l’empreinte carbone de la
logistique
 Le recours à des mesures de formation et d’accompagnement des travailleurs
pour favoriser leur épanouissement professionnel.

La logistique un enjeu stratégique pour les entreprises


- Gestion des entreprises
Depuis l’Antiquité, où la logistique était exclusivement militaire et servait à
gérer les stocks, l’histoire a connu une évolution. Au cours des dernières années,
la logistique s’est développée pour devenir un système complexe de gestion des
flux, des entrepôts et des transports, assurant ainsi le bon fonctionnement de
l’approvisionnement et de la distribution de chaque produit. Aujourd’hui, elle
est considérée comme un service d’informations essentiel pour les sociétés,
permettant d’optimiser le travail, de stocker les biens et d’assurer la satisfaction
des clients.
- Management des entreprises
Dans un monde où la concurrence est de plus en plus forte, la logistique est
devenue un facteur clé de différenciation pour les structures. Elle gère les flux
de matières premières, la chaîne d’approvisionnement, le transport des produits
et les services liés à la supply chain. L’optimisation des systèmes logistiques
permet de réduire les coûts et de maximiser l’efficacité des opérations.

16
SECTION 2 : GESTION DES APPROVISIONNEMENTS

L’approvisionnement consiste à chercher et à acquérir des biens et des services.


Il vise à assurer que l’entreprise fabrique et fournit des produits ou des services
au bon moment, au bon prix et au meilleur coût pour satisfaire les clientes et
clients et générer un bénéfice pour l’entreprise.

La gestion du processus d’approvisionnement comprend les étapes suivantes:

 la préparation : ce qui inclut la planification et la prévision des besoins


futurs;
 la mise en œuvre : ce qui comprend l’expédition, la réception, la
manutention et le stockage des marchandises;
 la gestion des tâches : visant à s’assurer que chaque membre du
personnel effectue la bonne tâche; et
 le suivi : pour atteindre les résultats et les objectifs attendus.

Les activités d’approvisionnement peuvent être liées à l’acquisition de biens


matériels ou à l’information (la commande, la facturation, etc.). Les activités
d’approvisionnement fondées sur l’information constituent des tâches
administratives.

La gestion des approvisionnements est l’administration stratégique des besoins


d’une organisation, qui comprend l’achat de biens et de services. La gestion des
approvisionnements consiste à alimenter l’entreprise en bien ou services, dans le
but de permettre d’honorer les commandes clients, mais également les besoins
de l’entreprise.
L’optimisation de la gestion des achats est essentielle pour maintenir l’efficacité,
la productivité et la rentabilité d’une entreprise. Que ce soit pour
l’approvisionnement direct ou indirect, la qualité des normes de gestion des
achats joue un rôle clé dans la satisfaction des clients.

17
Dans le cas de l’approvisionnement direct, il est primordial de mettre en place
un processus d’approvisionnement efficace. En revanche, pour
l’approvisionnement indirect, l’absence de procédure bien définie peut entraîner
l’effondrement du système tout entier. Une mauvaise allocation des ressources
et une gestion financière déficiente peuvent alors nuire à l’avantage
concurrentiel de l’entreprise.

Gestion des flux de production

La gestion des flux de production est un élément clé de la chaîne


d'approvisionnement. Elle englobe la planification, la coordination et le contrôle
de la production, en tenant compte des ressources disponibles et des besoins en
matière de capacité.

L'optimisation des opérations est cruciale pour assurer la fluidité et l'efficacité


des flux de production. Les entreprises doivent intégrer les systèmes de
prévision de la demande et d'information sur les stocks pour améliorer leur
capacité à réagir rapidement aux changements du marché.

- Prévisions de la demande : Les entreprises doivent anticiper les besoins


futurs en matière de produits afin de planifier de manière adéquate les
ressources nécessaires à leur production.
- Gestion des stocks : Les stocks doivent être gérés de manière efficace
pour minimiser les coûts tout en répondant aux besoins de la production et
du marché.
- Planification des ressources de production : Les ressources de
production, telles que la main-d'œuvre, les matériaux et la capacité des
usines, doivent être planifiées de manière à assurer une production
optimale.

18
En résumé, la gestion efficace des flux de production, entre autres, peut conduire
à une réduction des coûts, une amélioration de la qualité et une flexibilité accrue
face aux fluctuations du marché.

1. L’importance de la gestion des approvisionnements

L’intérêt de la Gestion de l’approvisionnement réside dans sa capacité à


permettre à une entreprise de suivre et gérer ces niveaux de stocks et son
processus d’achat.

Un système de gestion des approvisionnements est essentiel pour assurer que


les marchandises sont commandées en temps voulu et qu’elles sont disponibles
lorsque nécessaire, tout en évitant les excès d’achats ou les retards de
commande.

En outre, cette gestion optimisée peut contribuer à renforcer les relations avec
les fournisseurs en rationalisant le processus de passation de commande et en
facilitant leur compréhension des besoins et des délais.

Un bon système d’approvisionnement permettra également d’améliorer la


gestion de la trésorerie en réduisant le montant des stocks détenus à tout
moment.

2. Les étapes de processus d’approvisionnement

- Planification des besoins : Chaque processus d’approvisionnement


débute par une demande d’achat. Vous identifiez un besoin au sein de
votre entreprise, puis vous demandez au service des achats d’y répondre
en acquérant les biens nécessaires.
- Sélection des fournisseurs et devis : Un aspect crucial du processus
d’approvisionnement consiste à savoir auprès de qui se procurer les biens
et services requis. La sélection des fournisseurs idoines doit idéalement

19
avoir lieu avant le processus d’approvisionnement proprement dit dans le
cadre de la gestion stratégique des fournisseurs.

Vous pouvez ensuite demander des devis sans engagement auprès des
fournisseurs sélectionnés, que ce soit pour une demande d’ordre général
ou vos besoins spécifiques. En comparant les devis, par exemple en
termes de qualité, de délais de livraison, de prix et de modalités de
paiement, vous pouvez ensuite sélectionner le meilleur devis.

- Bons de commande et confirmation de commande :

Une fois un devis adéquat trouvé, émettez le bon de commande. Dès


réception de la confirmation de la commande, veillez à l’examiner
attentivement et à la comparer aux données du bon de commande. Il est
également important de suivre la commande et de documenter son
historique. Par exemple, assurez-vous de la livraison des bons articles
dans la bonne quantité et du respect des délais de livraison convenus.

- L’arrivé des marchandises : L’arrivée des marchandises commandées


doit toujours être documentée et la livraison doit être soigneusement
vérifiée. Les questions les plus importantes à ce stade sont les suivantes :
la livraison est-elle conforme à la commande ? la livraison est-elle
conforme aux informations figurant sur le bon de commande ? la qualité
des produits est-elle acceptable ?

La livraison doit ensuite être enregistrée par le service comptable et,


enfin, transmise au bon destinataire, par exemple à la production.

- Traitement des commandes : le règlement selon ce que vous avez


convenu dans le contrat, un paiement anticipé ou un acompte est dû avant
la livraison, ou vous avez convenu d’un paiement à une certaine date, ou
les paiements sont à réaliser en plusieurs fois.

20
Dans tous les cas, le service comptable doit enregistrer et vérifier la
facture avant de la comptabiliser et d’émettre l’autorisation de paiement.
Avec le paiement, le processus d’approvisionnement est officiellement
terminé.

3. Conseil pour optimiser votre processus d’approvisionnement

Une entreprise peut optimiser son processus d’approvisionnement en définissant


et en mettant en œuvre des procédures de passation de commande appropriées,
en réduisant les actions inutiles et en augmentant la productivité. Voici quelques
conseils pour améliorer la gestion de vos approvisionnements :

- Simplifié le système ;
- Mettre en place une procédure d’approvisionnement adapté aux besoins
de votre entreprises ;
- Analyser les indicateurs clés de performance ;
- Utilisé un logiciel d’approvisionnement automatisé et intégré ;
- Mettre en place un système de suivi et de reporting de
l’approvisionnement.

4. les bénéfices d’une bonne gestion des approvisionnements

La gestion des approvisionnements est une composante essentielle pour le


succès d’une entreprise prospère, surtout lorsqu’elle vise à se développer.
Chaque organisation dispose de ressources limitées en permanence, donc leur
utilisation optimale, le suivi des dépenses et la rationalisation des procédures
sont cruciaux.

Le manque d’organisation et de standardisation dans l’élaboration et la


soumission des bons de commande reste un problème majeur. Les parties
prenantes ne peuvent pas accéder rapidement aux informations actualisées sur

21
les achats en raison du grand nombre de documents à valider, d’e-mails et même
d’appels téléphoniques.

La gestion des approvisionnements apporte une solution à ces problèmes, car


elle contribue à prévenir les erreurs et les fraudes, tout en réduisant la paperasse
administrative. Elle permet une maîtrise accrue des dépenses et des achats
effectués en toute connaissance de cause : des achats définis, validés et connus
de l’entreprise.

5. Les indicateurs de performance de l’approvisionnement ?


L’inventaire

L’inventaire est le plus immédiat des indicateurs de performance clé (KPI) pour
l’approvisionnement. Avoir un inventaire optimal signifie posséder la bonne
quantité de stock, au bon moment, sans excès ni pénurie. Il s’agit de trouver le
juste milieu entre un investissement immobilisé et la capacité à répondre
rapidement à la demande.

Le taux de rotation des stocks

Un stock qui stagne représente un capital endormi. Le taux de rotation des


stocks, mesurant la fréquence à laquelle l’inventaire est vendu ou utilisé sur une
période donnée, constitue un indicateur dynamique de la santé de votre
approvisionnement. Un taux élevé indique généralement une meilleure liquidité
et une réduction des coûts de stockage.

Le taux de service

Le taux de service mesure la capacité à répondre aux commandes des clients


dans les délais. Cet indicateur reflète directement la satisfaction de vos clients et,
par conséquent, leur fidélité. Un taux de service élevé implique une chaîne

22
d’approvisionnement fiable et performante, essentielle pour bâtir une relation de
confiance avec la clientèle.

Le coût total d’approvisionnement

Au-delà du simple prix d’achat, le coût total d’approvisionnement comprend


toutes les dépenses liées à l’acquisition de biens ou de services. Cela englobe les
coûts logistiques, les frais de gestion, les coûts de stockage et les coûts de non-
qualité. Une analyse fine de ce KPI permet d’identifier les opportunités de
réduction des coûts et d’augmenter les marges.

Le délai d’approvisionnement

Le délai d’approvisionnement correspond au temps nécessaire pour recevoir les


produits ou services depuis la commande. Un délai court est synonyme d’agilité
et de capacité à s’adapter rapidement aux fluctuations du marché. Il est crucial
d’optimiser ce KPI pour ne pas manquer d’opportunités commerciales.

L’exactitude des prévisions

L’entreprise doit pouvoir anticiper avec précision les besoins futurs.


L’exactitude des prévisions, qui compare les prévisions de vente aux ventes
réelles, est un indicateur de la justesse de vos stratégies d’approvisionnement.
Plus cet indicateur est élevé, plus vous êtes en mesure de planifier efficacement
et de minimiser les coûts liés aux excédents ou aux ruptures de stock.

23
SECTION 3 : IMPACT DANS LES SECTEURS AGRO-
INDUSTRIELLES
Les entreprises agroalimentaires estiment que les impacts concernent en premier
lieu l’eau (ressource et pollution), la production de déchets et la pollution des
sols.

1. Les émissions de gaz à effet de serre :

Elles sont majoritairement liées à des processus biologiques et se répartissent


ainsi :
- L’élevage (48%) qui émettent du méthane
- Les cultures (41%) qui émettent du protoxyde d’azote
- Les équipements agricoles : tracteurs, chaudières et autres engins (11%) qui
émettent du dioxyde de carbone
Par ailleurs, d’après les estimations des chercheurs, les 20 principaux émetteurs
de l'industrie laitière et de la viande, ensemble, produisent plus d'émissions de
gaz à effet de serre que de nombreux pays de l'OCDE.
La filière agricole est très dépendante des énergies fossiles : en 2020, les ¾ de sa
consommation provenaient du pétrole et du gaz naturel.

2. La consommation d’eau :
D’après une étude de l’OCDE, l’agriculture consomme environ 70 % des
volumes d’eau douce prélevés dans le monde dont 45 % dans les pays de
l’OCDE.
Chaque culture nécessite un volume d’eau particulier et cela varie également en
fonction des conditions climatiques locales. Voici quelques ordres de grandeur :

- Il faut 1 000 litres d’eau pour produire 1 kg de blé mais il en faut presque deux
fois plus pour produire un kilo de riz, Il faut entre 6 et 20 fois plus d’eau pour
produire de la viande que des céréales.

24
Le besoin croissant en eau pour l’industrie agroalimentaire (lié notamment aux
perturbations climatiques) oblige le secteur à rationaliser sa consommation, à
traiter les eaux usées en vue de les réutiliser, recharger les nappes phréatiques et
éviter de puiser dans les ressources.
Durant les décennies à venir, le secteur agricole restera le pôle de consommation
d’eau le plus important à l’échelle mondiale. Certains pays, très touchés par les
phénomènes de sécheresse, en sont particulièrement dépendants.
La gestion de l’eau est un enjeu majeur notamment pour soutenir l’agriculture
durable et assurer la sécurité alimentaire, dans la continuité de l’objectif de
développement durable.

Il existe des technologies très efficientes pour assurer le transport de l’eau du


site de prélèvement jusqu’au champ et limiter au maximum les pertes lors de la
distribution. Le recyclage des eaux usées est également une bonne alternative.

3. La production de déchets :
Les emballages génèrent d’importants volumes de déchets solides. Le secteur
de l’alimentation et des boissons représente à lui-seul 66 % du chiffre d’affaires
de la fabrication d’emballage.
En ce qui concerne les déchets agricoles dangereux (les emballages de produits
phytosanitaires par exemple), ils doivent être confiés à des installations
spécifiquement dédiées et agréées par les pouvoirs publics.

Pour une gestion efficace des déchets agricoles on doit Veiller aux bonnes
conditions de stockage, de transport, d’élimination ou de recyclage du déchet
S’assurer de la traçabilité en conservant un justificatif écrit de sa destination
finale et de son mode d’élimination

4. La pollution des sols :


La première source de pollution des sols est liée aux activités humaines. Entre
autres, ce sont : les activités minières, les déchets, les pesticides et autres

25
substances utilisées dans l’agriculture ou encore les produits dérivés du pétrole
relâchés dans l’environnement…
Mais ce n’est pas tout, Les “polluants émergents” ont aussi une conséquence
directe sur la pollution des sols : il s’agit par exemple des produits
pharmaceutiques, des hormones et autres perturbateurs endocriniens ou encore
des déchets électroniques…
Cette pollution a un impact sur la sécurité alimentaire (baisse des rendements
provenant des récoltes, dangers pour les cultures…) mais aussi sur la santé
humaine (risque de contamination avec des éléments dangereux…)
Par ailleurs, selon Abdelkader Bensada, expert des sols au Programme des
Nations unies pour l'environnement (PNUE), la pollution des sols peut
également être responsable de l’apparition de nouveaux ravageurs et de
nouvelles maladies en modifiant l’équilibre des écosystèmes et en provoquant la
disparition des prédateurs ou des espèces concurrentes qui régulent leur
biomasse”.

5. Changement climatique :
L’agriculture est et restera intrinsèquement liée au climat et à ses variations. Il
est donc légitime à une époque où le réchauffement climatique est
malheureusement
devenu une problématique centrale, au cœur des débats et décisions politique,
scientifique et social, de voir naître questionnements et inquiétudes concernant
son impact et ses conséquences sur le monde agricole.
Les groupes d’experts intergouvernementaux sur l’évolution du climat, citaient
l’Afrique en tant que continent le plus vulnérable au changement climatique et
selon l’indice mondial d’adaptation de l’université Notre-Dame (Indiana, États-
Unis), huit des dix pays les plus sensibles à cette problématique sont africains.

26
Les fluctuations pluviométriques, causeront selon les prédictions des experts
une réduction des précipitations dans les régions où celle-ci sont intenses telles
que la Côte d’Ivoire, le Ghana, la Guinée, le Nigeria et le Togo, ou par une
augmentation dans les régions du Sahel telles que le Burkina Faso, le Niger ou
encore le Sénégal.

Ce sont les industriels qui souffrent de cette situation en payant plus cher les
intrants puisque les changements climatiques multiplient les prix mondiaux des
produits alimentaires comme c’est le cas pour les denrées de base.

Les alternatives pour une agriculture plus vertueuse :


 Réduire l’utilisation de produit chimique et d’autres pesticides :

Il s’agit d’un des objectifs exprimés par la Commission européenne : réduire de


50 l'utilisation des pesticides chimiques d'ici à 2030. Une réglementation
contraignante mais indispensable pour préserver la biodiversité et la santé
humaine.

A noter que cette interdiction vaut également pour les zones sensibles telles
que les parcs, jardins publics et autres zones protégées.

 Soutenir la transition :

Les acteurs du secteur agricole doivent être accompagnés dans ce changement à


travers notamment :

- Une compensation pour les couts de la transition pendant 5 ans


- Des mesures pour trouver de nouvelles solutions de remplacements
- Un plan d’action pour atteindre les objectifs de la stratégie de la ferme à la
table (en matière de pesticides).

 Développer l’économie circulaire :

27
- De nombreux acteurs de l’industrie agricole s’engagent à agir
concrètement pour une agriculture plus soutenable. Cela implique par
exemple de recycler les déchets agricoles et de les réintroduire dans le
processus de production.
- Il existe notamment des normes sur lesquelles ils peuvent s’appuyer
comme l'ISO 46001:2019 qui apporte des recommandations pour une
meilleure utilisation et gestion de l’eau.

 Encourager la performance énergétique :

Un dispositif de soutien financier doit être mise en place par les fournisseurs
d’énergie afin d’encourager certains professionnels à opérer des travaux de
rénovation pour une meilleure performance.

Les agriculteurs sont éligibles à cette prime dans le cadre de nombreux chantiers
de performance énergétique sur leur exploitation (environ une vingtaine selon
l’ADEME et le Ministère de l’Agriculture).

Par ailleurs, il y a également l’enjeu de l’utilisation des énergies renouvelables.


Selon l’ADEME, le secteur agricole contribuerait à 25 % de la production
d’énergies renouvelables (hors hydroélectricité).

28
CHAPITRE 2 : SUPPLY CHAIN ET LA PERFORMANCE DE
LA CHAINE D’APROVISIONNEMENT
La Supply Chain a un rôle déterminant dans l’organisation de l’entreprise,
notamment en ce qui concerne la réussite de sa stratégie. Au fil des années, elle
est devenue un élément crucial pour optimiser la performance des entreprises, et
ainsi améliorer leur santé financière et leur visibilité.

Cependant, une Supply Chain de qualité se doit de respecter un processus et une


mise en place minutieuse. Pour que l’entreprise en tire parti, celle-ci ne doit pas
omettre les grands piliers de la Supply Chain, sous peine de voir sa performance
stagner.

A ce titre, il est donc nécessaire de prendre en compte tous les indicateurs et flux
qui forment une bonne chaîne d’approvisionnement.

Figure 1 : Supply chain

29
SECTION 1 : DEFINITION ET ENJEUX DE LA SUPPLY
CHAIN
La supply chain représente le processus qui englobe un ensemble de tâches ou
opérations de production qui s'enchaînent depuis l’acheminement en matières
premières, leur transport et leur transformation, jusqu'à la livraison du bien ou
du service au client final.

La supply chain, ou chaîne logistique, s’appréhende comme un réseau intégré


d’activités impliquant la gestion de trois flux majeurs : les flux physiques,
les flux d’informations et les flux financiers et administratifs. Ces éléments
constituent le squelette de la supply chain, supportant son fonctionnement et sa
dynamique.

Les flux physiques représentent le déplacement des marchandises, allant des


matières premières aux produits finis. Ils sont l’épine dorsale de la chaîne
logistique, assurant que les biens se déplacent efficacement à travers les
différentes étapes de production et de distribution. Il peut être associé à la chaîne
logistique, c’est-à-dire le mouvement et le stockage des marchandises. Nous
partons d’un site de production, puis nous nous déplaçons probablement vers un
ou plusieurs entrepôts, puis vers un magasin ou un client final. Ce flux physique
est vraiment basé sur le transport et le stockage du flux de marchandises.

30
Au cœur de la stratégie de gestion, les flux d’informations comprennent la
collecte, le traitement et la distribution des données nécessaires pour prendre des
décisions éclairées. L’ère du big data a transformé cette composante, offrant de
nouvelles opportunités d’optimisation de la supply chain par l’analyse prédictive
et la prise de décision en temps réel. C’est le cerveau qui fera fonctionner le flux
physique. C’est comme une gigantesque base de données qui pourrait être
résumée par les questions suivantes:
1. Quoi ? (l’ensemble des processus et des informations associés)
2. Où ? (dans quel pays, dans quel entrepôt, dans quel magasin mais aussi
dans quel système informatique)
3. Comment ? (par quel moyen et selon quelles conditions préétablies)
4. Quand ? (durant tout le cycle de vie des produits) on y retrouve par
exemple toutes les caractéristiques enregistrées d’un produit, tous les
historiques de vente, tous vos indicateurs de performances mais aussi
toutes les informations sur vos fournisseurs qui peuvent affecter votre
stratégie d’approvisionnement.

L’enjeu du flux d’information est de savoir l’utiliser pour prédire et anticiper


l’avenir. Si vous pouvez établir ce qui se passera à l’avenir, le travail des
équipes de la Supply Chain est simplifié.
De plus, la chaîne logistique a également des flux d’informations, donc au final,
le flux physique et le flux d’informations sont étroitement liés. Pour optimiser
les mouvements logistiques au sein d’un entrepôt, par exemple, un flux
important d’informations est nécessaire pour améliorer les processus et la
productivité.

31
Quant aux flux financiers et administratifs, ils représentent l’ensemble des
transactions financières et des processus administratifs qui accompagnent le
mouvement physique des biens. De la facturation au paiement, en passant par le
contrôle des coûts et la gestion des contrats, ces flux sont essentiels pour la santé
financière et la conformité réglementaire de l’entreprise.
Il peut également être considéré comme une information et est similaire à tous
les mouvements d’argent vers des partenaires, des fournisseurs et des sous-
traitants, ainsi qu’au sein de votre entreprise. Le flux financier est une stratégie
d’approvisionnement à part entière.
Dans les grandes entreprises, ce flux s’effectue dans plusieurs devises. Et la
stratégie employée pour déplacer ces devises entre les fournisseurs et
l’entreprise est fondamentale et un facteur d’échec ou de succès.
Le défi du supply chain management est donc bien sûr de gérer et de coordonner
ces 3 flux.
Plusieurs personnes au sein de l’entreprise sont impliquées dans la Supply
Chain. Ils supervisent tous les achats, les prévisions d’inventaire, la gestion
informatique et les prévisions financières.

32
Finalement, le but de la supply chain est de rendre accessibles ses produits au
bon moment, au bon endroit et au meilleur prix. On obtient ce résultat en ayant
un supply chain management la plus efficace possible.
Pour ce faire, il sera donc, nécessaire de trouver un équilibre entre la satisfaction
de vos clients et la rentabilité de votre entreprise. Pour y parvenir, il faudra être
le plus précis possible dans la gestion des stocks par exemple (posséder un stock
infini n’est évidemment pas possible).

La logistique, bien qu’étroitement liée à la supply chain, en est seulement une


composante. Elle englobe toutes les opérations de planification, de mise en
œuvre et de contrôle des flux physiques, du point d’origine au point de
consommation. Prenez en compte ces éléments pour mieux appréhender la vaste
étendue de la supply chain et son impact sur la réussite des entreprises dans le
marché mondial actuel.

1. Les enjeux stratégiques de la Supply chain pour les


entreprises

Les entreprises font face à des enjeux stratégiques majeurs lorsqu’il s’agit de
leur supply chain. Gérer efficacement les flux, maîtriser les coûts de livraison,
anticiper la demande et gérer les stocks sont des objectifs clés qui requièrent une
attention constante. Le Customer Relationship Management (CRM) joue un rôle
fondamental ici, car il permet d’anticiper les demandes des clients et d’assurer
leur satisfaction. Cela implique une analyse fine des besoins des clients, ce qui
se traduit par une gestion améliorée des achats. Ces pratiques optimisent
l’alignement entre la production et la consommation, réduisant ainsi les délais et
les coûts inutiles.

Pour atteindre ces objectifs, le Supply Chain Management (SCM) prend toute sa
dimension. Il organise les opérations de gestion des stocks, incluant des
33
techniques comme le Cross-docking, qui réduit les besoins en stocks en
transférant directement les marchandises du fournisseur au client sans stockage
intermédiaire. Les systèmes de gestion de transport (TMS) et de gestion
d’entrepôt (WMS) sont aussi des outils précieux.

Ils gèrent respectivement les transports et la logistique d’une entreprise,


améliorant ainsi l’efficacité globale de la supply chain.

Les systèmes de planification des ressources d’entreprise (ERP) jouent un rôle


préventif en évitant les ruptures d’approvisionnement et le sur stockage.
L’Internet des objets (IoT) connecte conteneurs et caisses de transport, offrant
une visibilité en temps réel sur les mouvements de marchandises. Ces
technologies avancées sont désormais au cœur des stratégies d’optimisation de
la supply chain, permettant une gestion plus agile et réactive face à un
environnement commercial en constante évolution.

2. Le rôle de la supply chain management dans l’optimisation


des flux

Le Supply Chain Management (SCM), élément névralgique des entreprises


modernes, orchestre avec minutie l’ensemble des opérations de gestion des
stocks. Sa tâche principale consiste à garantir que les produits finis et les
matières premières circulent efficacement de la source au consommateur, tout en
minimisant les coûts et les délais. Dans ce contexte, des techniques comme
le Cross-docking prennent leur essor, visant à réduire le volume des stocks par le
transfert direct des marchandises, supprimant ainsi les étapes superflues de
stockage.

Les systèmes de gestion du transport (TMS) et de gestion d’entrepôt (WMS)


constituent les piliers technologiques de la logistique d’une entreprise. Le TMS
34
optimise les itinéraires de livraison, contrôle les frais de transport et assure une
livraison en temps voulu, tandis que le WMS améliore l’organisation et la
gestion des stocks en entrepôt, réduisant les coûts associés à l’entreposage et à la
manutention.

Pour une gestion encore plus intégrée, les systèmes de planification des
ressources d’entreprise (ERP) interviennent pour prévenir les ruptures
d’approvisionnement et le sur stockage. Ces systèmes offrent une vue
d’ensemble sur les opérations, permettant ainsi un suivi précis des ressources et
une meilleure coordination entre les différents départements de l’entreprise.

L’Internet des objets (IoT) révolutionne le SCM en connectant les conteneurs


et caisses de transport, fournissant une visibilité en temps réel sur les
mouvements de marchandises. Cette technologie est un atout pour la réactivité et
l’agilité des chaînes logistiques, permettant de répondre avec précision aux aléas
du marché et aux attentes des clients.

3. Les Défis de la Supply Chain


Les acteurs de la chaîne d’approvisionnement gèrent le flux de matières
premières et de marchandises afin de piloter plusieurs éléments indispensables
au bon fonctionnement de l’entreprise.

Premièrement les différentes ressources humaines en interne doivent être


managées afin de tirer le meilleur de chaque poste.
À cela s’ajoutent les ressources externes que sont les fournisseurs, les entrepôts,
les transporteurs ou encore les magasiniers.

Une bonne relation doit être entretenue avec les acteurs de chaque entités car
une bonne collaboration est primordiale ici.

35
Viennent ensuite les différents services inhérents au bon fonctionnement de la
supply chain tels que : la planification, l’emballage, la manutention, le
magasinage, l’export, le transport, les douanes, la facturation ou encore les
litiges.

En complément de cela, la gestion des éléments nécessaires à ces services doit


être assurée : les infrastructures de stockage, les entrepôts, les outillages, les
machines et véhicules ainsi que les carburants et autres sources d’énergies
nécessaires à leur fonctionnement doivent être prises en compte.

Comme évoqué précédemment, la chaîne d’approvisionnement représente un


facteur décisif dans la compétitivité prix ou hors prix et peut être à l’origine d’un
avantage concurrentiel déterminant par rapport aux autres compétiteurs du
marché.
Les coûts associés au supply chain management peuvent également très vite
déraper et tout simplement couler les résultats d’une entreprise. Il s’agit ainsi
d‘anticiper au plus possible les éventuels risques pouvant affecter le système et
provoquer des surcoûts imprévus. La marge bénéficiaire de l’entreprise dépend
ainsi grandement de ces coûts.
Les coûts font par ailleurs partie intégrante des objectifs de productivité établis
par la direction.
Il n’est pas rare que les budgets supply chain soient considérables pour atteindre
ces objectifs.
Pour ces raisons, le directeur supply chain siège souvent au « board of
directors » et doit rapporter les résultats d’activités aux dirigeants.
Pour résumer, une chaîne d’approvisionnement rentable doit:
 Améliorer son service
 Réduire les stocks et les liquidités investis dans l’entreprise
 Réduire les coûts

36
Figure 2 : une supply Chain Rentable

4. Les acteurs de la Supply Chain


La Supply Chain étant une procédure complexe, celle-ci implique un certain
nombre d’acteurs au travers de ces différents flux. Chacun d’entre eux est
incontournable pour la chaîne d’approvisionnement, d’autant plus qu’ils doivent
tous respecter de nombreuses règles et mesures obligatoires. Parmi ces derniers,
il faut donc distinguer :
- les acteurs de la fabrication et de la production ;
- les acteurs du stockage et de la logistique ;
- les acteurs du transport.

Les acteurs de la fabrication et de la production


Tout commence à la fabrication et à la production du produit, puisque celui-ci
doit répondre au cahier des charges établi par différents services, à l’image du
marketing, de l’ingénierie ou de la création. Au cœur de cette étape, on retrouve
donc différents intervenants, comme le gestionnaire de la production et le

37
responsable de la planification, qui englobe la réception des matières premières,
la transformation des produits, ou encore le transport vers le lieu de stockage.
Les acteurs du stockage et de la logistique
Evidemment, au-delà des acteurs de la fabrication et de la production des
produits, d’autres entreprises se retrouvent également impliquées dans la Supply
Chain, à commencer par celles qui assurent la gestion des stocks et de la
logistique. Indissociables du reste de la chaîne, il s’agit notamment des acteurs
responsables de l’entrepôt de stockage, mais aussi de ceux qui gèrent la gestion
des stocks dans ce dernier.

Les acteurs du transport


Maillons essentiels de la Supply Chain, les acteurs du transport interviennent
pour acheminer les matières premières vers les usines de production, ou pour
transporter les produits finaux à l’entrepôt de stockage et au magasin. Au cœur
de la chaîne d’approvisionnement, il existe donc une multitude de moyens de
transport, tels que :
- le transport maritime ;
- le transport fluvial ;
- le transport aérien ;
- le transport ferroviaire ;
- le transport routier.
En fonction de la destination des produits ou des matières premières, les acteurs
concernés choisissent quelle solution est la plus appropriée. A noter que face
aux problématiques écologiques et à la préservation de l’environnement, l’étape
du transport est en train de subir de profonds bouleversements. En effet, grâce
aux nouvelles technologies et à des outils toujours plus performants, la Supply
Chain tend à devenir plus écoresponsable.

38
SECTION 2 : LES MAILLONS ET LA MAITRISE DES FLUX
DE LA SUPPLY CHAIN
La supply chain management, ou SCM, est une discipline qui s’occupe de gérer
les flux physiques et financiers à travers tous les maillons de la chaîne
logistique, depuis le fournisseur jusqu’au client final. La SCM devient de plus
en plus important au fur et à mesure que l’environnement commercial se
complexifie et que les clients exigent des produits plus innovants avec des délais
et des coûts plus faibles.

1. Les Maillons de la supply chain


La chaîne logistique s’appuie sur quatre maillons fondamentaux :
l’approvisionnement, la production, le stockage et la distribution. Chaque
composante est un rouage clé dans l’élaboration d’une chaîne logistique
performante.

L’approvisionnement, première étape, implique une relation étroite avec les


fournisseurs pour garantir l’acquisition de matières premières de qualité et en
quantité suffisante. Cette étape conditionne directement la capacité de
production et donc le respect des délais promis au client final.

La production, quant à elle, est le cœur transformateur de la chaîne, où les


matières premières sont converties en produits finis. Cette transformation
requiert des processus optimisés, un contrôle qualité rigoureux et une
planification précise pour concilier efficacité et réactivité.

Le maillon du stockage joue un rôle de régulateur entre la production et la


demande, en entreposant les produits jusqu’à leur distribution. La gestion des
stocks doit être suffisamment agile pour s’adapter aux variations du marché tout
en minimisant les coûts.

La distribution constitue l’étape ultime, où les produits sont acheminés vers les
points de vente ou directement chez le consommateur. Cette phase dépend

39
fortement de la capacité logistique à orchestrer un réseau de transport efficace, à
minimiser les délais de livraison tout en optimisant les coûts. Les ressources
humaines et matérielles jouent un rôle essentiel à chaque étape, leur gestion
étant déterminante pour la fluidité et la performance globale de la chaîne
logistique.

Chaque maillon est essentiel pour assurer la fluidité de la chaine et garantir la


satisfaction du client.

2. La maitrise des flux


Pourquoi est-il important de maitriser les flux de la supply chain ?

- Réduction des couts : une gestion efficace des flux permet de diminuer les
couts liés au stockage, au transport, aux retours et aux éventuelles
ruptures de stocks.
- Amélioration de la réactivité : en maitrisant les flux, les entreprises
peuvent mieux répondre aux demandes des clients et réduire les délais de
livraison.
- Augmentation de la satisfaction client : une supply chain bien gérée
garantit la disponibilité des produits, leur qualité et la livraison dans les
délais de livraison.
- Réduction de l’impact environnemental : une optimisation des flux permet
de limiter les émissions de co2 liées au transport et de réduire la
consommation d’énergie.

40
SECTION 3 : LA PERFORMANCE DE LA CHAINE
D’APPROVISIONNEMENT

Pour améliorer la performance de la chaîne d'approvisionnement, il est


important de reconnaître les facteurs clés qui la façonnent. Un aspect essentiel
est l'alignement des stratégies de l'entreprise et de la chaîne
d'approvisionnement. Cela implique de définir des objectifs clairs et de mettre
en œuvre des mécanismes de suivi des performances pour assurer l'atteinte de
ces objectifs. Les entreprises doivent également évaluer régulièrement les
risques associés à leur chaîne d'approvisionnement et mettre en place des plans
de contingence pour y faire face.

L'intégration des technologies de l'information est un autre aspect crucial pour


optimiser la chaîne d'approvisionnement. La collecte et l'analyse de données
permettent de mieux piloter les processus et de prendre des décisions éclairées
en temps réel. Les systèmes de gestion de la chaîne d'approvisionnement, tels
que les progiciels de gestion intégrée (ERP), peuvent faciliter cette intégration
en automatisant et en rationalisant les processus.

En résumé, la compréhension de la chaîne d'approvisionnement est un élément


clé pour améliorer la compétitivité des entreprises. L'analyse de la chaîne
d'approvisionnement, l'alignement des stratégies et l'intégration des technologies
de l'information sont des facteurs essentiels pour optimiser la performance de la
chaîne d'approvisionnement et garantir la réussite de l'entreprise.

1. Rôle de la performance de la chaine d’approvisionnement

La performance de la chaîne d'approvisionnement joue un rôle essentiel dans la


compétitivité des entreprises. Un approvisionnement efficace et bien géré
permet d'améliorer la réactivité et la flexibilité opérationnelle, tout en réduisant
les coûts et les risques associés.
41
Premièrement, une chaîne d'approvisionnement performante permet d'optimiser
les processus internes, tels que la gestion des stocks et la planification de la
production. Cela contribue à minimiser les coûts et les délais associés à ces
activités, améliorant ainsi la rentabilité globale de l'entreprise. En outre, une
bonne gestion des stocks évite les ruptures de stock, qui peuvent nuire à la
réputation de l'entreprise et entraîner des pertes de ventes.

Deuxièmement, une chaîne d'approvisionnement performante favorise la


collaboration entre les différents intervenants, comme les fournisseurs, les
prestataires logistiques et les clients. Cela permet une meilleure coordination des
flux d'information et de marchandises, ce qui entraîne une plus grande efficacité
et une meilleure satisfaction du client.

Enfin, la performance de la chaîne d'approvisionnement contribue à renforcer la


résilience de l'entreprise face aux fluctuations du marché et aux imprévus. Une
chaîne d'approvisionnement flexible et adaptable permet de mieux anticiper et
gérer les situations de crise, telles que les pénuries de matières premières ou les
perturbations logistiques. De plus, une chaîne d'approvisionnement qui
fonctionne efficacement offre un avantage concurrentiel par rapport aux
entreprises qui ne maîtrisent pas aussi bien leurs opérations.

En somme, la performance de la chaîne d'approvisionnement est essentielle pour


la compétitivité des entreprises. Elle leur permet d'optimiser leurs processus
internes, d'améliorer la collaboration entre les différents acteurs et de renforcer
leur résilience face aux défis du marché. Ainsi, les entreprises qui investissent
dans l'amélioration de leur chaîne d'approvisionnement peuvent espérer
bénéficier d'un avantage concurrentiel durable.

2. L’optimisation de la chaine d’approvisionnement

42
L'optimisation de la chaîne d'approvisionnement est essentielle pour
améliorer la compétitivité des entreprises. Elle permet de réduire les coûts,
d'améliorer la qualité des produits et de réagir rapidement aux changements
du marché.

La planification stratégique est une étape clé pour optimiser la chaîne


d'approvisionnement. Elle permet de définir les objectifs et les priorités de
l'entreprise, ainsi que d'identifier les améliorations à apporter pour accroître
l'efficacité et la rentabilité des opérations logistiques. Ces améliorations peuvent
inclure l'ajustement des niveaux de stocks, la sélection de fournisseurs offrant un
meilleur rapport qualité-prix ou encore la mise en place de systèmes de suivi et
de gestion des commandes performants.

L'intégration des technologies contribue également à l'optimisation de la chaîne


d'approvisionnement. Les systèmes d'information, tels que l'Enterprise Resource
Planning (ERP) et les systèmes de gestion de l'information, permettent
d'automatiser et de simplifier les processus internes, facilitant ainsi la
communication et la coordination entre les différents acteurs de la chaîne. De
plus, l'adoption de technologies telles que l'Internet des objets (IoT) et
la blockchain peut améliorer la transparence et la traçabilité des produits,
contribuant à une meilleure gestion des stocks et des flux de produits.

La collaboration est un autre facteur clé pour optimiser la chaîne


d'approvisionnement. Il est essentiel de développer des relations solides avec les
fournisseurs, les clients et les partenaires logistiques pour assurer une
communication efficace et un partage d'informations en temps réel. Cela permet
de minimiser les ruptures de stocks, d'éviter les retards de livraison et de réduire
les coûts liés à la gestion des stocks et au transport.

Enfin, la soutenabilité environnementale est un élément de plus en plus


important dans l'optimisation de la chaîne d'approvisionnement. Les entreprises
43
doivent tenir compte de l'impact écologique de leurs activités logistiques, en
adoptant par exemple des pratiques telles que le recyclage des emballages,
l'utilisation de véhicules de transport moins polluants ou l'optimisation des
itinéraires pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

En somme, l'optimisation de la chaîne d'approvisionnement implique de


nombreuses actions et considérations, allant de la planification stratégique à
l'intégration des technologies et à la collaboration avec les partenaires externes.
Elle permet aux entreprises d'améliorer leur compétitivité sur le marché en
réduisant les coûts, en améliorant la qualité des produits et en réagissant
rapidement aux évolutions du marché.

- Comment optimiser une chaine d’approvisionnement ?


Quelles peuvent être les pistes d'actions, dans le cadre d'une démarche Lean,
pour évoluer progressivement vers un mode d'approvisionnement idéal ?
Elles peuvent être de plusieurs ordres :

44
1. Cartographie de la chaine de valeur (VSM) intégrant les fournisseurs
L'une des clés pour le déploiement d'une démarche Lean efficace consiste à
travailler de manière collaborative, en impliquant les acteurs concernés, plutôt
que de fonctionner en silos.
Ceci est vrai à l’intérieur d'une entreprise, mais également en inter-entreprises,
particulièrement lorsque l'on travaille sur la chaîne d'approvisionnement.
Afin d'avoir une bonne connaissance des flux, des besoins, et des contraintes de
chaque acteur de la chaîne d'approvisionnement, un bon outil pour réaliser un
45
diagnostic reste la VSM. Il s'agira ici de réaliser la VSM sur un périmètre
intégrant les différentes entreprises concernées.
Une bonne pratique consiste également à réaliser les VSM en commun, c'est-à-
dire que le client participe à la réalisation de la VSM sur la partie située chez son
fournisseur, et le fournisseur participe à celle de la partie située chez le client.

2. Gestion intégrale de la qualité (TQM)


TQM signifie "Total Quality Management". Il s'agit d'une démarche consistant à
mobiliser l'ensemble du personnel d'une entreprise dans un esprit d'amélioration
continue de la qualité.
C'est une démarche sur le moyen/long-terme qui aura pour conséquence de
diminuer le nombre de non-conformités sur les articles produits et vendus aux
clients.
Elle va donc dans le sens d'une meilleure stabilisation et d'une meilleure
efficacité des approvisionnements.

3. Maintenance productive totale (TPM)


La TPM (Total Productive Maintenance) est une démarche d'amélioration
concernant les activités de maintenance.
Tout comme le TQM, elle consiste à impliquer l'ensemble du personnel en vue
d'évoluer vers une culture de "prévention" des pannes plutôt que de "réparation".
Elle va ainsi permettre d'améliorer progressivement la disponibilité des
installations de production, et donc de stabiliser les quantités produites pour les
clients.

4. Déploiement des standards de travail


Une fois que les problèmes les plus impactant ont été traités, la variabilité
résiduelle nécessite d'être maîtrisée par la mise en place de standards de travail.

46
Ces standards doivent être établis en impliquant les personnes concernées. Ils
font ensuite l'objet d'améliorations au fil du temps, mais toujours de manière
concertée.
L'impact positif des standards sur la variabilité concernera principalement les
opérations menées manuellement.

5. Communication tout au long de la chaîne d'approvisionnement


Pour neutraliser l'effet coup de fouet décrit dans la section précédente, la bonne
pratique consiste à échanger des informations précises sur la demande entre les
différents acteurs de la chaîne d'approvisionnement.
Le distributeur a la responsabilité de s'informer auprès de son client lors des
fluctuations de demandes, afin de comprendre si c'est un écart ponctuel ou une
tendance de fond.
Il doit ensuite communiquer ces informations en amont afin que son grossiste
puis le fabricant puissent réagir de la bonne manière.
Cela permet de commander et fabriquer les quantités adéquates pour à la fois
éviter les surstocks et les ruptures de stocks.

47
PARTIE II : PRESENTATION DE MALI LAIT ET SA CHAINE
D’APPROVISIONNEMENT
Dans la 2e partie, nous allons parler de la présentation et historique de Mali lait
sa, de sa création, sa constitution et sa gestion des affaires.

48
CHAPITRE III : PRESENTATION DE MALI LAIT
C’est dans cette optique que nous allons parler de la création de Mali lait et de sa
présentation, parler de la constitution de sa chaine de valeur c’est à dire depuis
le fournisseur initial jusqu’au client final

SECTION 1 : HISTORIQUE de Mali lait


Mali lait est une laiterie qui a été créé par l’Unicef vers 1994, spécialisé dans la
production et la transformation de produits laitiers de haute qualité. Situé au
cœur du Mali, Mali lait s’engage à promouvoir l’agriculture locale et à offrir
des produits sains et nutritifs destinés à la vente sur les marchés maliens, et sous
régionaux.

Mali lait a démarré en 1995 avec une collecte de 500 Litre par jour. C’est cette
collecte qui a progressée petit à petit avec l’effort de la part de Mali lait pour
améliorer le prix, par ce que le prix initial était à 250 FCFA.

Mali lait est dirigée par Mr Bréhima N’Djoye, un entrepreneur sénégalais, qui a
fait de sa priorité de vendre aux consommateurs de la bonne qualité de lait,
soumis à des contrôles rigoureux tout au long de la chaine de production, de la
collecte du lait jusqu’à la transformation finale.

Depuis son début d’opération, la société a gagné un suivi fort des


consommateurs au fur et à mesure que Mali lait gagne en notoriété, la société
tend à développer sa capacité de production afin de répondre à une demande
croissante au Mali. Pendant les premières années, la société a réalisé une marge
brute moyenne de 35,5 %, Mali lait a organisé sa chaine de valeur autour des
principes tels que la durabilité environnementale, le commerce équitable et
l’exigence de qualité.

Les matières premières du Mali lait sont le lait en poudre, le sucre, les oranges
et le lait de la collecte. La qualité de tous les produits et ingrédients est vérifiée

49
par une entité tierce afin d’assurer la conformité avec les normes de qualité
internationale. Les matières premières qui sont le lait en poudre proviennent
exclusivement de la nouvelle Zélande et le lait de collecte au Mali plus
précisément dans les fermes. Actuellement, les produits de la société sont le lait
frais, le lait caillé, le lait en poudre, les yaourts et le jus dassoumalayan. Tous les
produits sont entièrement fabriqués dans l’usine de production de Mali lait à
Bamako et mis en emballage sur place.

Le processus de production met l’accent sur la cohérence, le contrôle de qualité,


la propriété et l’efficacité ainsi que la distribution qui joue un rôle central dans la
croissance de Mali lait. En affinant sa stratégie de production et de distribution,
Mali lait s’appuiera sur une base déjà solide et une marque forte et bien connue.

Mali lait est installé actuellement dans la zone industrielle en commune 9


emploie actuellement plus de 50 salariés. L’Entreprise a également une équipe
dévouée exclusivement aux activités d’expédition, centrée sur la promotion de la
marque à Bamako à travers une communication directe des produits auprès des
consommateurs.

Mali lait a pour missions de garantir la Qualité pour Tous. L’usine qui rend la
qualité accessible au plus grand nombre de consommateurs Maliens, quels que
soient les produits qu’elle commercialise. Pour Mali lait, rendre la qualité
accessible à tous, c’est :

- Garantir des processus de production aux standards des normes


internationales ;

- Tourner nos investissements vers l’excellence en termes industriels ;

- Proposer des produits qui vont satisfaire le plus grand nombre de


consommateurs Maliens, selon leurs profils, attentes et besoins ;

- Garantir des produits constants en termes de qualité. - Proposer des prix


accessibles ;
50
- Etre présents avec nos produits sur l’ensemble du territoire Maliens.

51
SECTION 2 : Fonctionnement Organisation Administrative
Sous l’autorité du Directeur Générale de Mali lait et ensuite vient les autres
services comme le service administrative finance et comptable. Ses chefs de
service préparent les études techniques, les objectifs à atteindre, les programme
d’action concernant les activités relevant de leur secteur d’activité et exécutent
les missions qui leur sont directement confiées et procèdent à leur évaluation de
mise en œuvre et assurent les contrôles pour la bonne marche de ces missions.
Au sommet de l’organigramme de Mali lait, nous avons la DG, qui a sous sa
responsabilité le Responsable finance et Comptable.

52
Organigramme
L’organigramme de Mali lait S’articule autour de la présentation des différents
axes suivants :

Directeur
General

Service Finance Service Service


et Comptable
Logistique commercial

Service de Agent de la
Production production

Service
d’expédition

53
SECTION 3 : SECTEUR D’ACTIVITE DE MALI LAIT
Mali lait est la première usine productrice de lait au Mali, c’est la seule usine de
sous-région qui utilise le lait local de toute sa chaine de production.

Le lait local utilisé par Mali lait est souvent plus frais car il parcourt une
distance plus courte avant d’arriver c’est-à-dire de la ferme à l’usine, ainsi une
réduction du transport et un véritable soutient pour les agriculteurs et l’économie
du pays.

Bien que les fermes locales puissent avoir des couts de production plus élevés en
raison des pratiques agricoles durables et de conditions de travail équitable, Mali
lait s’engage à fournir à ces consommateurs de la bonne qualité de lait, de ce fait
il s’approvisionne chaque deux mois dont deux principaux traiteurs.

Le lait en poudre du Mali lait vient de la nouvelle Zélande, qui est le numéro 1
mondial en exportation de produits laitiers, depuis le port de Dakar par bateau,
ainsi il s’assure d’avoir en stocks 6 mois de besoins.

Mali lait est composée de 3 services qui sont:

- Le service comptable, qui s’occupe de la gestion financière et de la


gestion administrative aussi. Ce service a un second rôle, il joue aussi le
rôle de la gestion des ressources humaines, le recrutement, le
management, la formation du personnel et la paie.
- Le service logistique, joue un rôle très important dans l’entreprise car il
gère toute la logistique, c’est-à-dire les achats, les approvisionnements, la
production, le stockage, l’emballage, les conditionnements, la
manutention et la distribution finale.
- Le service marketing qui gère la promotion, l’innovation, la publicité, et
la vente des différents produits de Mali lait. Ce service gère également les
relations et partenariats avec l’extérieur.

54
Les produits de Mali lait

Les produits de Mali lait sont riches en nutriments et offre de nombreux


bienfaits pour la santé. Ces produits sont le fromage frais, le lait frais, le lait
caillé, le lait en poudre, le yaourt sucré et nature et le jus dasumayalan.

- Le fromage frais : sucré et nature vendu à 600fr le pot

Figure 2 : Fromage frais

55
- Le lait frais : en plastique vendu à 200fr

Figure 3 : Lait frais

56
- Le lait caillé : en plastique a 200fr

Figure 4 : Lait caillé

57
- Le lait en poudre : appelé Laicran, le petit sachet 20g à 100fr et le grand
sachet 400g à 1750

Figure 5 : Laicran

58
- Yaourt sucré et nature : vendu en petite boite à 250fr

Figure 6 : yaourt sucré et nature

59
- Le jus Dasumayalan : en sachet plastique vendu à 200fr

Figure 7 : jus Dasumalayan

60
CHAPITRE IV : LA CHAINE D’APPROVISIONNEMENT DE
MALI LAIT
Dans cette partie nous ferons une analyse de la chaine d’approvisionnement de
Mali lait, toutes les procédures suivie et établie par Mali lait afin de recevoir ses
marchandises.

SECTION 1 : PROCESSUS D’ACHAT


Pour s’approvisionner de ces matières premières, Mali lait dispose de sa propre
chaine de valeur et en veillant scrupuleusement sur le cahier de charge établit
spécifiquement aux produits.

Ce cahier de charge qui comporte les différentes exigences sur la qualité du


produit, sur le délai et les conditionnements que les fournisseurs se doivent de
respecter à la lettre.

Approvisionnement de Mali lait

Mali lait est approvisionnée en lait de collecte par quelques fermes au mali, il
achète chaque deux mois plus de 300.000 litres de lait de collecte la ferme et
chaque six mois du lait en poudre venant de la nouvelle Zélande plus de 3000
sacs de 25kg avec ses fournisseurs.

Le jus de fruit Dasumalayan produit par Mali lait dont la matière première est
l’orange vient aussi de la ferme et certaines zones de Bamako. Ces oranges sont
achetés dans des sacs de 50kg, 20 sacs par semaines. Le prix d’un sac varie entre
4000F et 10000f, Car il y a des périodes précises dont le marché est très fourni
en orange.

Mali connais une très grande chute de vente liés à la situation économique du
pays, il produit environ 5000 litres de lait par jour actuellement.

Mali lait établi un cahier de charge pour garantir la sécurité, la qualité et la


conformité de ces produits :
61
Lait frais :

- Lait pasteurisé et riche en nutriments ;


- Aucun ajout de conservateur ;
- Couleur blanche et texture homogène.

Lait en poudre :

- Lait entier ou écrémé pasteurisé ;


- Aucun additif ou conservateur

Orange :

- Orange fraiches ;
- Orange à jus ;
- Gout sucré avec une légère acidité

Déroulement du processus d’approvisionnement du lait en poudre de Mali


lait

Pour assurer sa production, Mali lait s’approvisionne en matières premières,


emballages, et fournitures indispensables au processus de sa production. Ces
matières premières, fournitures et emballages sont importés ou achetés en local.

Pour la satisfaction de ses besoins en matières premières, emballages et


fournitures, Mali lait passe par des procédures conformes au processus
d’approvisionnent. Ces contrats discutent quatre grands points: Quantités, Prix,
tout en respectant la fourchette des prix, La période de chargement, La
compagnie de chargement.

L’acheteur a comme mission principale pour l’achat du lait en poudre de


relancer le fournisseur deux (02) mois avant la période de chargement déjà fixé
sur le contrat, et ce en demandent une facture pro forma qui doit contenir les
mentions obligatoires suivants :

62
- Coordonnées du fournisseur ;

- Un numéro et une date,

- La quantité, - Le prix en détail, et le total en mentionnant la monnaie utilisée,


cordonnées bancaire ;

- Les modalités de paiement (Généralement des remises documentaires) ;

- L’incoterm ;

- Date exacte de chargement, - Le poids net et brut.

63
SECTION 2 : OBSERVATIONS
D’après Mr Bréhima N’Djoye Directeur général de Mali lait, ils sont confrontés
à une multitude de problèmes dont les plus urgents sont :

L’APPROVISIONNEMENT

-les délais non respectés par les fournisseurs lors de l’approvisionnement ;

- l’utilisation des logiciels de gestion des stocks est sous-exploitée ce qui


entraine des erreurs manuelles ;

- l’augmentation des prix des matières premières due à la crise

- un nombre élevé de retours de clients liés à des défauts de produits provenant


d’un fournisseur spécifique.

PRODUCTION

- Les pannes d’équipements sont fréquents chez Mali lait ce qui entraine des
arrêts de production non planifiés ;

- Les variations des demandes du marché due à la crise énergétique du pays


entrainent des pertes à l’usine, pas d’électricité moins de productions ;

- Plusieurs machines de la zone de production du lait en poudre sont en arrêts en


raison du manque l’électricité.

- une très grande chute de ventes liées à la situation économique du pays

TRANSPORT

Pour le transport, Mali lait dispose des camions spéciaux pour acheminer ses
produits achetés (le lait de collecte). Ces véhicules rencontrent souvent des
pannes de moteur pendant l’acheminement qui est due à plusieurs causes dont
le principal est le défaut d’entretien, l’état des routes et aussi les comportements
des chauffeurs. Les retards lors de ces transports sont très conséquents surtout
du lait en poudre qui vient de la nouvelle Zélande par le port de Dakar en bateau
64
prend bien plus de temps sans oublié que les couts de transports qui ont
augmenté en raison de l’augmentation des prix du carburant.

LE STOCKAGE

Tout d’abord Mali lait est confrontées à un problème de stockage, Car elle ne
dispose pas de bonne technique de stockage, certains allées sont souvent
encombrés rendant l’accès difficiles des produits et ralentissent les opérations.
L’automatisation des processus de stockage de Mali lait est limitée ce qui
entrainent des opérations manuelles inefficaces, a cela s’ajoute le manque de
personnels. La zone de stockage peut être décomposée en 2 parties la réserve où
les produits sont réservés de manière économique et le magasin où ils sont
stockés pour faciliter les prélèvements par des responsables de production et de
la commande aussi.

65
SECTION 3 : SUGESTION POUR L’OBTIMISATION DE LA
CHAINE D’APPROVISIONNEMENT DE MALI LAIT
Pour qu’une entreprise soit performante, efficace et compétitive, il faut que
chaque maillon de sa chaine logistique le soit aussi.

Mali lait doit :

-mettre la logistique au centre de ses priorités ;

-redéfinir sa politique d’achat et d’approvisionnement ;

- Etablir des partenariats solides avec les producteurs de ces matières premières
pour garantir la qualité et la régularité des approvisionnements ;

- Mettre en place des systèmes de transports optimisés pour réduire les délais de
livraison et les couts ;

- Une diversification des fournisseurs afin d’assurer une stabilité quantitative de


la matière première et emballage.

- La constitution d’un stock de sécurité égale au besoin de consommation


pendant la livraison pour éviter les ruptures des stocks et assurer la bonne
continuité de la production.

- établir un programme de maintenance préventive pour éviter les pannes de


d’équipements ;

- mettre en place des sources d’énergie renouvelable comme l’énergie solaire


pour réduire les couts lié à l’électricité ;

-intensifier le contrôle de ses opérations du fournisseur initial jusqu’au client


final ;

-recruter le personnel nécessaire et professionnel ;

-avoir les matériels de manutention qu’il faut selon les normes internationales ;

66
- utilisation de la technologie pour automatisé le processus de la chaine
d’approvisionnement ;

- Une planification efficace des achats peut aider à minimiser les risques liés aux
pénuries de produits et aux surplus de stock ;

En intégrant ces stratégies, Mali lait peut non seulement améliorer son efficacité
opérationnelle, mais aussi renforcer sa position sur le marché tout en respectant
les normes de qualité et de durabilité.

67
CONCLUSION
Pour optimiser une chaine d’approvisionnement et assurer la compétitivité d’une
entreprise, non seulement il faut que cette dernière dispose de méthodes et
d’outils structurées et performants pour l’organisation et la conduite de sa
production, mais également qu’elle maitrise parfaitement sa chaine logistique.

Aujourd’hui Mali lait affiche des pertes au niveau de son service logistique, elle
doit urgemment décider de mettre en œuvre une démarche d’optimisation de la
performance visant à relever les facteurs qui causent ces pertes, à travers toute la
chaine logistique, les insuffisances dans son service logistique.

Au terme de ce travail , nous avons mené un diagnostic des problèmes


logistiques qui a relevé que le manque de main d’œuvres, d’équipements, et
aussi les perturbations liés à la demande du marché en raison du manque
d’électricité, d’autres problèmes sont les causes principales de la non
performance logistique et ensuite on a essayé de proposer des solutions et des
recommandations pour accroitre l’efficacité, la compétitivité et le rendement de
la chaine logistique.

En effet, l’optimisation de la chaine d’approvisionnement de Mali lait lui


permettra d’améliorer la rentabilité, de réduire les couts, mais aussi d’être plus
performant et efficace en assurant la qualité des produits et aussi la sécurité
alimentaire.

En outre, renforcer la collaboration avec les fournisseurs et les autres acteurs de


la chaine est essentiel pour anticiper les problèmes. Mali lait en s’innovant face
aux tendances du marché et en adoptant une approche proactive et intégrée
parviendront a évolué dans le secteur agroindustrielle, à répondre aux attentes
des consommateurs et à renforcer leur compétitivité sur un marché en constante
mutation.

68
Mali lait pour exploiter ses solutions et ses outils optimaux et qui pourraient lui
permettre de réduire ses pertes dans ses activités logistiques. Toutefois, il est à
préciser que les temps standard des opérations logistiques, qui sont le pilier sur
lequel on se base pour juger les opérateurs logistiques, sont amenés à être réviser
et à améliorer dans un futur proche, en tenant compte cette fois ci de la fatigue
des opérateurs et des imprévus de travail tels que les pannes des machines, des
véhicules, des retards, des pénuries et la non disponibilité des matières
premières et des moyens financiers. Certes, l’informatisation de l’outil sous
Excel est rapide et efficace, mais il serait préférable de développer l’outil sur un
logiciel à une base de données.

69
BILIOGRAPHIE
Management des achats par Mr Soumaila Ballo Année 2024

Logistique (production-distribution-soutien) de YVES PIMOR

MICHEL FENDER 5eme édition

Optimiser votre plateforme logistique 4eme édition de Michel Roux et Tong Liu

M.MOUTMIHI, cours de management de la logistique I et II

MARTIN CHRISTOPHER, logistique et supply chain

70
WEBOGRAPHIE
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71
Table des matières
DEDICACE.................................................................................................................................I

REMERCIEMENTS..................................................................................................................II

SOMMAIRE.............................................................................................................................III

TABLE DES ILLUSTRATIONS.............................................................................................IV

TABLE DES CYCLES ET ABREVIATIONS.........................................................................V

INTRODUCTION..................................................................................................................- 1 -

PREMIERE PARTIE : L’APPROVISIONNEMENT DES COMPAGNIE AGRO-


INDUSTRIELLES.................................................................................................................- 4 -

CHAPITRE 1 : ENJEUX DE LA LOGISTIQUE D’APPROVISIONNEMENT.................- 5 -

SECTION 1 : DEFINITION ET EVOLUTION....................................................................- 8 -

SECTION 2 : GESTION DES APPROVISIONNEMENTS...............................................- 17 -

SECTION 3 : IMPACT DANS LES SECTEURS AGRO-INDUSTRIELLES..................- 24 -

CHAPITRE 2 : SUPPLY CHAIN ET LA PERFORMANCE DE LA CHAINE


D’APROVISIONNEMENT.................................................................................................- 29 -

SECTION 1 : DEFINITION ET ENJEUX DE LA SUPPLY CHAIN................................- 30 -

SECTION 2 : LES MAILLONS ET LA MAITRISE DES FLUX.... DE LA SUPPLY CHAIN


- 39 -

SECTION 3 : LA PERFORMANCE DE LA CHAINE D’APPROVISIONNEMENT......- 41 -

PARTIE II : PRESENTATION DE MALI LAIT ET SA CHAINE


D’APPROVISIONNEMENT...............................................................................................- 48 -

CHAPITRE III : PRESENTATION DE MALI LAIT.........................................................- 49 -

SECTION 1 : HISTORIQUE de Mali lait...........................................................................- 49 -

SECTION 2 : Fonctionnement Organisation Administrative..............................................- 51 -

SECTION 3 : SECTEUR D’ACTIVITE DE MALI LAIT..................................................- 53 -

CHAPITRE IV : LA CHAINE D’APPROVISIONNEMENT DE MALI LAIT.................- 60 -

SECTION 1 : PROCESSUS D’ACHAT.............................................................................- 60 -

SECTION 2 : OBSERVATIONS........................................................................................- 62 -
72
SECTION 3 : SUGESTION POUR L’OBTIMISATION DE LA CHAINE
D’APPROVISIONNEMENT DE MALI LAIT...................................................................- 64 -

CONCLUSION....................................................................................................................- 66 -

BILIOGRAPHIE..................................................................................................................- 68 -

WEBOGRAPHIE.................................................................................................................- 69 -

TABLE DES MATIERES...................................................................................................- 70 -

73

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