Le cycle menstruel
Objectifs
Définir le cycle menstruel
Décrire les manifestations du cycle menstruel au niveau des différents organes cibles
Décrire la courbe ménothermique (réalisation, résultat et interprétation)
INTRODUCTION : Le cycle menstruel est une série d'événements soigneusement
coordonnés qui préparent le corps de la femme à une grossesse. Ces phénomènes
sont sous la dépendance hormonale dont la direction est assurée par l'axe
hypothalamo-lypophysaire. Le cycle menstruel commence à la puberté et se
termine à la ménopause.
1 GENERALITES
1.1 Définition.
Le cycle menstruel regroupe l'ensemble des modifications anatomiques et
physiologiques de l'axe hypothalamo-hypophyso-ovarien et du tractus génital du
début d'une menstruation à la suivante. Le cycle menstruel est donc la période qui
va du premier jour des règles à la veille des règles suivantes et qui est caractérisée
par l'ensemble des phénomènes que subit l'appareil génital féminin chaque mois
afin de préparer l'organisme à une éventuelle grossesse. Il dure en moyenne de 28
jours avec des extrêmes de 21 à 35 Jours.
1.2 Intérêt
La compréhension du cycle menstruel permet
- le développement des méthodes contraceptives
- Une meilleure prise en charge de l’infertilité du couple
1.3 Rappels
- Anatomie de l’appareil génital de la femme
- Anatomie du tronc hypothalamo-hypophysaire
2 MANIFESTATIONS DU CYCLE MENSTRUEL
2.1 Cycle utérin
Trois modifications sont sous la dépendance des hormones ovariennes :
L’aspect de l’endomètre variant en fonction des imprégnations hormonales
La composition de la glaire cervicale sécrétée par les cellules glandulaires de
col utérin.
Le tonus musculaire variant en fonction du cycle
2.1.1 Au niveau de l’endomètre
2
On observe :
La phase de desquamation de J1 à J4, les règles
Celles-ci durent entre trois et 7 jours, en moyenne cinq jours. Elles sont dues à une
chute du taux d'hormones envoyées par les ovaires, qui déclenche le détachement
de la muqueuse utérine interne et l'écoulement sanguin.
Il se produit une chute des taux plasmatiques d'œstrogènes et de
progestérone due à la dégénérescence du corps jaune qui provoque un
affaissement de la zone fonctionnelle de l'endomètre avec une ischémie (due
aux contractions rythmiques des artérioles) entraînant une nécrose des
glandes, du chorion et des vaisseaux responsable de la menstruation.
Il ne reste plus que la zone résiduelle, épaisse de 0,5 mm, qui persiste avec
quelques culs-de-sac glandulaires ouverts dans la cavité utérine et des petits
vaisseaux.
La phase de régénération de J5 à J8
La sécrétion de 17-beta-estradiol stimule la croissance de l'endomètre à
partir des culs-de-sac glandulaires ; l'épithélium de surface se reforme, les
glandes s'allongent un peu, ainsi que les artérioles ; les mitoses sont
nombreuses dans l'épithélium de surface, les glandes et le chorion.
La phase de prolifération de J9 à J14
La muqueuse continue sa croissance ; les glandes et les artères s'allongent
plus vite que le chorion, ce qui entraîne une légère sinuosité des glandes et
un début de spiralisation des artères en profondeur ; les cellules épithéliales
augmentent de hauteur et ont un pôle apical clair.
La phase de transformation glandulaire de J15 à J21
Phase de sécrétion débutante sous l'action combinée des œstrogènes et de la
progestérone, les glandes deviennent plus longues et plus sinueuses, la
spiralisation des artérioles s'accentue ; la progestérone provoque la sécrétion
de glycogène au pôle basal des cellules, les noyaux sont donc en position
médiane, voire apicale.
La phase de sécrétion glandulaire de J22 à J28
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Les glandes deviennent très contournées, la lumière glandulaire étant
déformée par des pointes ou épines conjonctives du chorion ; le glycogène a
gagné le pôle apical et est excrété hors de la cellule : c'est la phase de
sécrétion-excrétion ; les artérioles atteignent leur spiralisation maximale ;
l'aspect des glandes et des artères vient du fait qu'elles se développent
beaucoup plus vite que le chorion, les artérioles ont une longueur 10 fois
supérieure à l'épaisseur du chorion.
2.1.2 Au niveau du col de l'utérus
Phase pré-ovulatoire
Peu importante au début du cycle, elle devient de plus en plus abondante et «
filante » sous l'effet des œstrogènes, jusqu'à la phase ovulatoire.
Phase ovulatoire
Au moment de l'ovulation, elle est particulièrement limpide car riche en eau,
sa filance est maximale, son pH alcalin et le réseau de mailles de
glycoprotéines est très large et étiré longitudinalement : toutes ces conditions
favorisent la survie des spermatozoïdes et leur franchissement du col.
Phase post-ovulatoire
Sous l'effet de la progestérone, le mucus cervical se coagule et forme, contre les
agents microbiens, une barrière physique (mailles serrées et transverses du réseau
glycoprotéique) et biochimique, notamment par son pH alcalin et par le lysozyme,
enzyme bactériolytique
2.2 Cycle ovarien
Le cycle ovarien comprend la reprise de l'ovogenèse (l'ovocyte I à 2n
chromosomes est bloqué au stade de la prophase de la 1 ereméiose depuis la vie
fœtale).
Le fonctionnement endocrine et exocrine de l'ovaire a comme support anatomique
le follicule ovarien qui varie lui aussi de façon cyclique.
Il existe trois cycles dans l'ovaire :
le cycle folliculaire
le cycle exocrine correspondant à la reprise de l'ovogenèse
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le cycle endocrine
2.2.1 Description des différends types de follicules
Les follicules sont contenus dans le stroma cortical. Il existe deux types de
follicules
Les follicules évolutifs ou gamétogènes dont un seul par cycle atteindra la
maturité (follicule de de Graaf) qui pondra un ovocyte 2 et les follicules
involutifs qui dégénèreront ou en atrésie.
Il existe différents types de follicules évolutifs correspondant à des stades de
maturation progressive de la même structure morphologique ; ce sont
chronologiquement :
o le follicule primordial
o le follicule primaire
o le follicule secondaire
o le follicule tertiaire (préantral puis cavitaire)
o le follicule mûr ou follicule de de Graaf
Chaque follicule contient un ovocyte de premier ordre ou ovocyte I (2n
chromosomes) bloqué au stade de la prophase de la 1 ere méiose (diplotène ou
diacynèse).
Follicule primordial
Le follicule primordial est très petit (40 à 50 micromètres), formé d'une mince
coque contenant l'ovocyte I ; le noyau ovocytaire volumineux a un aspect quiescent
; la coque folliculaire est formée d'une seule couche de cellules épithéliales
aplaties, les cellules folliculeuses, entourées par une membrane basale épaisse.
Follicule primaire
Le follicule primaire diffère du follicule primordial par l'aspect des cellules
folliculeuses qui sont devenues cubiques.
Follicule secondaire ou préantral
Le follicule secondaire se caractérise par la formation d'une 2 e assise cellulaire,
puis par une augmentation continue du nombre des cellules folliculeuses
constituant la granulosa ; parallèlement, l'ovocyte I augmente de volume (de 40
micromètres dans le follicule primordial, il passe progressivement à une taille de
60 micromètres) et s'entoure d'une enveloppe glycoprotéique, la zone pellucide.
Follicule tertiaire ou antral
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Le follicule tertiaire se caractérise par l’apparition de la cavité folliculaire ou
antrum dans la granulosa. Les cellules de la granulosa entourant l’ovocyte
constituent le cumulus oophorus ou disque proligère. L’ovocyte a grossi et son
noyau a la taille d’un follicule primaire. Le tissu conjonctif présent autour du
follicule s’est différencié en une thèque interne bien vascularisée avec de grandes
cellules riches en lipides qui produiront des hormones et une thèque externe
contenant de gros vaisseaux.
Follicule de de Graaf
Le follicule de de Graaf, ou follicule préovulatoire, ou follicule mûr, a atteint son
volume maximal (2 cm) ainsi que l'ovocyte I (120 micromètres) ; il fait saillie à la
surface de l'ovaire qu'il déforme et amincit au niveau d'une petite plage translucide,
le stigma sous l'action d'une décharge plasmatique des gonadotrophines
hypophysaires, la FSH et la LH.
2.2.2 La folliculogénèse
Ensemble des processus par lesquels un follicule primordial va évoluer vers un
follicule mûr. Se fait à partir du stock des follicules primordiaux constitué pendant
la vie intra utérine. Associée à l’ovogenèse
- L’évolution du stock des follicules primordiaux
Elle se fait depuis la vie intra-utérine jusqu’à la ménopause de la façon
suivante. Il existe
o sept (7) millions de follicule chez le fœtus
o Un à deux Millions de follicules primordiaux à la naissance
o Cent mille follicules à la puberté dont 400 ovulations
o Cent 100 à 50 ans
- Croissance du follicule
Quatre phases:
o Initiation = recrutement
Le follicule primordial quiescent débute son développement pour évoluer en
quelques mois vers un follicule secondaire.
La régulation intra ovarienne autocrine et paracrine sous l’influence du
Couple C-kit-KL - FGF, TNF indépendante des gonadotrophines
o Croissance basale
Le follicule secondaire évolue vers le follicule pré antral vascularisé
Régulation intra ovarienne autocrine et paracrine sous l’influence - C-Kit-
KL indépendante des gonadotrophines
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o Sélection
A partir de cette phase les follicules deviennent sensibles aux
gonadotrophines
augmentation de taille du follicule
sécrétion d’androgènes par les cellules de thèque sous l’effet de
la LH
o Dominance
Un des follicules sélectionnés devient dominant, le développement des
autres s’arrête.
Augmentation de taille jusqu’à la phase pré ovulatoire
Acquisition des récepteurs à la LH sur les cellules de le
granulosa
- L'ovulation
Au quatorzième jour du cycle menstruel, en moyenne, le follicule éclate ; il
libère l'ovocyte mûri, devenu ovule. La ponte ovulaire a lieu 36 heures après
le pic ovulatoire
- Le corps jaune
Le follicule de de Graaf, vidé de son contenu, s'affaisse et se plisse ; c'est le
follicule déhiscent qui va se transformer en corps jaune.
Le corps jaune résulte de la transformation du follicule déhiscent ; la
membrane de Slavjanski disparaît, laissant pénétrer les capillaires des
thèques dans la granulosa, ce qui entraîne une transformation des cellules
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folliculeuses : elles augmentent considérablement de volume, s'enrichissent
en lipides, et sécrètent un pigment légèrement jaune, la lutéine, responsable
de la teinte jaune pâle du corps jaune sur un ovaire à l'état frais ; c'est le
phénomène de lutéinisation.
En l'absence de grossesse, le corps jaune va rentrer dans un processus de
dégénérescence qui va se faire pendant les 14 jours restants (après
l'ovulation). Au 28e jour, il va adopter une forme de cicatrice et prendre le
nom de corpus albicans = corps blanc, Le cycle se termine au vingt-
huitième jour. Le cycle suivant s'amorce avec le début de nouvelles règles.
2.2.3 L’ovogénèse
La reprise de l'ovogenèse se fait sous l'action de l'estradiol.
Au cours de la vie intra-utérine, l'ovogonie subit une « pré-méiose » : elle s'arrête
au stade diplotène (mais exactement dictyotène) de la prophase de la méiose I, puis
elle subit un petit accroissement (son volume cellulaire augmente). On parle alors
d'ovocyte I. À la puberté, cet ovocyte I entrera dans une phase de grand
accroissement puis dans une phase d'accroissement rapide, et enfin une phase de
maturation.
La maturation se fait grâce à la méiose (réductionnelle). Cependant, elle donnera
deux cellules de taille différente :
Un ovocyte II qui conservera la majeure partie du cytoplasme ;
un premier globule polaire de taille réduite.
L'ovulation a lieu quelques heures après cette maturation. L'ovocyte II a déjà
engagé sa deuxième division de méiose (équationnelle), mais sera bloqué en
métaphase II. Si l'ovocyte II est fécondé par un spermatozoïde il termine sa
division et donne naissance à un ovotide et un deuxième globule polaire (GPII).
On considère l'ovotide comme le véritable gamète femelle (haploïde), mais la
fécondation entraînant la fusion des deux gamètes, cette cellule est en réalité
diploïde. C'est la première cellule du futur individu, qu'on appelle zygote.
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Tableau : récapitulatif de l’ovogénèse
Étapes de l'ovogenèse humaine
Type cellulaire Ploïdie Chromatides Processus Début Diapause Fin
e e e
Cellules Diploïdes 3 /4 semaine 8 semaine
2C (46) Mitose
germinales 2N fœtale fœtale
Diploïdes 8e semaine
Ovogonies 2C (46) Mitose 7e mois fœtal
2N fœtale
Pic de
LH/Ovulation
Diploïdes 4e à 7e mois Prophase I
Ovocyte I 4C (92) Méiose I (possible entre
2N fœtal (diplotène)
puberté et
ménopause)
Ovulation Fécondation
Ovocyte II + GB Haploïdes Métaphase
2C (46) Méiose II (après la (moins de 24h
I 1N II
puberté) après ovulation)
Haploïdes Minutes après 1h après
Ovule + GB II 1C (23) Méiose II
1N fécondation fécondation
Première
Zygote = Ovule Diploïde 1h après
2C (46) division
+ spermatozoïde 2N fécondation
cellulaire
GB I, globule polaire I; GB II, globule polaire II; l'ovocyte II reprend sa maturation en présence du
spermatozoïde dont les chromosomes ne sont pas comptabilisés. Après l'expulsion du GB II, l'ovule a
transitoirement 1N, 1C. Alors commence un cycle cellulaire dans lequel les pronuclei de l'ovule et du
spermatozoïde agissent de concert.
Source : WIKIPEDA
2.2.4 Le cycle endocrinien
Les cellules de la thèque interne, sous l'action de la LH, synthétisent des
androgènes (stéroïdes à 19 atomes de carbone). Ces androgènes sont
transformés en œstrogènes (stéroïdes à 18 atomes de carbone) par l'action
d'une aromatase synthétisée par les cellules folliculaires sous l'effet de la
FSH.
Les cellules folliculaires sécrètent aussi une hormone polypeptidique,
l'inhibine, qui exerce un rétrocontrôle négatif sur la sécrétion de FSH,
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particulièrement dans la deuxième moitié de la phase pré-ovulatoire, ce qui
serait une des causes de l'involution des follicules.
Le follicule dominant, plus riche en récepteurs à FSH, donc sensible à des
taux plasmatiques faibles de cette hormone, est le seul à continuer sa
maturation et deviendra le follicule de de Graaf
Lorsque l'estradiol se maintient à un certain taux pendant 48 heures, il y a un
rétrocontrôle positif sur la sécrétion de LH déclenchant le pic de LH.
Ce pic de LH, ou décharge ovulante, est le responsable direct de l'ovulation.
2.4 Cycle Vaginal
Le contenu vaginal est composé de la glaire cervicale, de l'exsudation aqueuse, des
cellules vaginales desquamées et de cellules inflammatoires plus ou moins
nombreuses (polynucléaires et histiocytes) ; il est normalement riche en glycogène
provenant des cellules sécrétantes des voies génitales et des cellules intermédiaires
desquamantes ; la flore saprophyte la plus fréquente est la flore lactique formée de
lactobacilles, les bacilles de Doderleïn, qui ont la propriété de transformer le
glycogène en acide lactique responsable de l'acidité du milieu vaginal.
3 RÉGULATIONS HORMONALES
3.1 Régulation endocrine
Niveau hypothalamique:
GnRH sécrétion pulsatile sous contrôle de neuromodulateurs du SNC
Niveau hypophysaire:
sécrétion cyclique de FSH et LH
Niveau ovarien: Follicule: estrogènes Corps jaune: progestérone
Stroma: androgènes
3.2. Effets des hormones gonadotropes FSH
récepteurs sur la granulosa uniquement
induit la synthèse de ses propres récepteurs
induit la synthèse de l’aromatase: transformation en estrogènes des
androgènes synthétisés par la thèque
effet mitogène: augmentation de la taille du follicule
stimule la synthèse d’inhibine •induit la synthèse des récepteurs à la
LH en fin de phase folliculaire
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3.3. Effets des hormones gonadotropes LH
récepteurs sur les cellules de la thèque: synthèse d’androgènes
récepteurs sur les cellules de la granulosa en fin de phase folliculaire:
ovulation
récepteurs sur les cellules lutéales pendant la phase lutéale: synthèse
de progestérone
3.4. Contrôle endocrinien
- systèmes de rétrocontrôle
Estrogènes: rétrocontrôle négatif sur la sécrétion de FSH, positif de
LH
Progestérone: rétrocontrôle négatif sur la sécrétion de LH
Inhibine: rétrocontrôle négatif sur la sécrétion de FSH
- Interaction hormonale
Pendant la deuxième moitié du cycle précèdent, le taux élevé d'oestradiol (E2) et
de progestérone agissant via l'axe hypothalamo-hypophysaire supprime la
production de FSH et de LH par la glande pituitaire. La production déclinante
d'oestradiol et de progestérone par le corps jaune à la fin du cycle élimine cette
suppression et le taux de FSH augmente. Les follicules dans les ovaires nécessitent
un seuil de FSH au-dessous duquel aucune stimulation ne se produit. Initialement
les valeurs de FSH sont inférieures à ce seuil, mais elles augmentent lentement
jusqu’à ce que le seuil soit franchi et dès lors qu'un groupe de follicules est stimulé
vers une croissance active. Plusieurs jours de croissance sont nécessaires avant que
les follicules commencent à produire l'estradiol qui est sécrété dans le flux sanguin
et atteignent l'hypothalamus pour fournir le signal indiquant que le seuil a été
atteint. Il y a aussi un taux intermédiaire de production de FSH qui doit être
dépassé avant qu'un follicule ne soit porté à sa réponse ovulatoire complète, et un
taux maximum qui ne doit pas être dépassé sinon trop de follicules sont stimulés et
plusieurs ovulations se produisent. Le taux maximum est seulement de 20 % au-
dessus du seuil et en conséquence un contrôle rétroactif précis de la production de
FSH par les œstrogènes produits par les follicules est essentiel. Proche de
l'ovulation, le follicule dominant produit rapidement des taux croissants d'estradiol.
Cette hormone stimule la production de glaire cervicale et supprime aussi la
production de FSH qui passe sous la valeur du seuil, retirant ainsi l'apport
nécessaire aux autres follicules qui sont en compétition pour la course à l'ovulation.
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La chute du taux de FSH provoque aussi un mécanisme de maturation au sein du
follicule dominant qui rend celui-ci réceptif à la seconde gonadotrophine
hypophysaire, la LH.
Le taux élevé d'estradiol active par ailleurs un mécanisme rétroactif positif dans
l'hypothalamus qui entraîne une décharge massive de LH par la glande pituitaire.
Cette décharge de LH est le déclic qui initie la rupture du follicule (ovulation)
généralement de 24 à 36 heures après son commencement. La production
ovarienne d'estradiol chute brutalement entre l'intervalle séparant le pic de LH et
l'ovulation. Après l'ovulation, le follicule qui s'est rompu est transformé en corps
jaune, et la production de la seconde hormone ovarienne, la progestérone,
augmente rapidement en même temps que celle d'estradiol. Cette progestérone
provoque le changement brutal dans les caractéristiques de la glaire cervicale. La
disparition du corps jaune (aux environs du 26e jour) du cycle ovarien (en cas de
non fécondation) provoque l'arrêt de la synthèse de progestérone et induit la
desquamation d'une partie de l'endomètre qui s'étend sur une période de 3 à 5 jours
et se caractérise par des saignements. Le premier jour des règles est aussi le
premier jour du nouveau cycle.
PHASE POST OVULATOIRE
Les taux élevés de E2 et progestérone freinent la sécrétion LH FSH.
EN FIN DE CYCLE
Les sécrétions ovariennes chutent ce qui déclenche les règles.
4 EXPLORATIONS DU CYCLE MENSTRUEL
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4.1 Clinique
Observation de la glaire cervicale
Les propriétés physiques de la glaire cervicale varient au cours du cycle menstruel
sous influence hormonale.
En phase folliculaire débutante (avant l'ovulation), la glaire cervicale
présente un maillage étroit. De plus, l'orifice externe du col de l'utérus est
fermé.
En phase pré-ovulatoire, sous l'influence des œstrogènes, la glaire cervicale
est lâche ; elle est transparente, son abondance et sa filance augmentent, ce
qui permet l'ascension des spermatozoïdes. À ce moment du cycle, l'orifice
externe du col de l'utérus est ouvert.
En phase lutéale, sous l'influence de la progestérone (sécrétée par le corps
jaune), la glaire cervicale devient moins abondante et sa viscosité augmente.
4.2 Courbe de température ;
- Définition : la courbe de température est une méthode consistant à relever sa
température chaque matin afin de déterminer la période d'ovulation. Elle donne
aussi des informations sur la durée et la régularité du cycle.
Il existe des variations thermiques au cours du cycle menstruel ; le relevé quotidien
de la température permet d'établir une courbe ménothermique. Lors de l'ovulation,
on a augmentation de la température corporelle d'à peu près 0,5 °C, et donc à ce
moment-là, la femme saura qu'elle est en phase ovulatoire ; cette montée thermique
n'est pas prédictive d'une ovulation, mais permet, avec retard, d'affirmer qu'il y a
eu une ovulation.
4.3 Test à la progestérone Les saignements apparaissant à l'arrêt de la
contraception œstro-progestative (pilule classique) n'ont aucun rapport avec la
menstruation physiologique ; il s'agit d'une hémorragie génitale par chute brutale
du taux des hormones dans le sang. Ce phénomène est appelé hémorragie de
privation. Cela signifie que l’ovaire produit encore de l’œstrogène et qu’il encore
fonctionnel mais ne doit en aucun cas être assimilé aux menstrues
4.4 Incidents du cycle menstruel : Il peut se produire des cycles avec règles mais
sans ovulation. Il arrive aussi que l'ovulation se déclenche à une date imprévue : ne
pas se fier au calcul des quatorze jours après le début des règles pour savoir la date
de lovulation !
En cas d'anorexie mentale ou de poids très faible, il est fréquent que les règles
disparaissent.
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4.5 Biopsie de l’endomètre : Pour l’exploration du cycle menstruel, elle permet
d’apprécier l’imprégnation hormonale de l’endomètre. Elle se fait au 22 ème jour du
cycle. En cas d’imprégnation normale alors le résultat correspond à la description
de l’endomètre entre le 22ème et le 28ème jour du cycle ci-dessus.
Conclusion
A la naissance, le capital de follicules primordiaux est de 1 à 2 millions de
follicules. Pendant l’enfance, il y a dégénérescence des follicules passant en
nombre de 300.000 à 500.000 à la puberté. Pendant la vie génitale, 400 à 500
ovulations vont se produire. Chaque cycle correspond au recrutement d’un
follicule qui sécrète E2, à sa rupture vers J 14 et à sa transformation en corps jaune.
Ce dernier sécrète de la progestérone et involue en 14 jours.
14
Cycl
es
hor
mon
al,
endo
métr
ial
et
ovar
ien
au
cour
s du
cycl
e
men
strue
l;
15
au cours du cycle
menstruel
Régulation
16
17
Circuit hormonal hypothalamo-hypophysaire
18
19
Ovogénèse
20
21
Développement folliculaire
22
Follicule de De Graaf
23