REPUBLIQUE DU CAMEOUNE REPUBLIC OF CAMEROON
PAIX-TRAVAIL-PATRIE PEACE-WORK-FATHERLAND
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MINISTAIRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR MINISTRY F HIGHER EDUCATION
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INSTITU UNIVERSITAIRE DES SCIENCES ET UNIVERSITY INSTITUT OF SCIENCE AND
TECHNOLOGIQUES DE YAOUNDE
TECHNOLOGIE OF YAOUNDE
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EXPOSER
PHENOMENES LIES AU COURANT
ELECTRIQUE(BIBLIOGRAPHIE)
Filière : Génie électrique
Spécialité : Electrotechnique
Niveau : 3
Par: TEFO NGUIMATSIA CLAUDE JUNIOR
YEFTA HOUTENE
ATANGANA JULES BODOUIN
YVES NARCISSE MOUZONG
Sous la supervision de : M. NDASSA
Enseignant D’IUSTY
ANNEE 2024 /2025
INTRODUCTION
La connaissance et l’étude des principaux phénomènes qui peuvent parvenir dans une
installation électrique sont indispensables.
La compréhension de ses phénomènes, qui sont liés au courant et à la tension électrique,
amène inévitablement à un bon choix de matériels donc une installation fiable. Ainsi, nous
détaillons ses principaux phénomènes à fin d’une part de les mieux comprendre, et
d’autre part pour sophistiquer de plus le choix d’appareillage.
[Link] SURINTENSITES
La surintensité dans un circuit électrique est atteinte lorsque l'intensité du courant
dépasse une limite jugée supérieure à la normale. Les causes et les valeurs des
surintensités sont multiples. On distingue habituellement : les surcharges et les court-
circuit.
1. LA SURCHARGE
Le terme “surcharge” est utilisé pour un courant excessif circulant dans un circuit en bon
état électriquement. Les surcharges sont en général inférieures à 10 fois le courant
nominal du circuit. Les surcharges de courant ne sont pas beaucoup plus élevées que le
courant maximum permanent d’une installation, mais si elles se maintiennent trop
longtemps elles peuvent faire des dégâts.
Les dégâts, plus particulièrement aux matières isolantes en contact avec les conducteurs
de courant, sont la conséquence de l’effet thermique du courant.
2. LE COURT-CIRCUIT
Cet important défaut se produit suite à un contact accidentel entre deux points de
l’installation de deux potentiels différents en service normal. Le défaut de court-circuit peut
être monophasé (phase/terre ou phase/neutre) biphasé (entre deux phases) ou triphasé
(entre trois phases et celui le plus important de point de vue valeur d’intensité). Les
valeurs des intensités des courants de court-circuit sont très élevées (typiquement
supérieures à 10 fois la valeur du courant nominal de l’installation).
Nous citons quelques causes de courtcircuit, en commençant par la présence des corps
étrangers conducteurs entre deux phases. Ou aussi la défaillance de composant par
exemple le claquage du semi-conducteur, ou un défaut de terre, et isolation dégradée
par l'usure, la chaleur, l’humidité ou des produits corrosifs etc…
[Link] SURTENSIONS
Un réseau électrique possède en général une tension normale : on parle aussi de tension
nominale. En basse tension, cette tension nominale peut être par exemple de 230V entre
phase et neutre. En moyenne tension, celle-ci est normalisée à 20kV (entre phase) et
11.5kV (entre phase et terre). Le réseau peut se trouver accidentellement porté à une
tension supérieure de sa tension nominale : on parle alors de surtension
La surtension électrique est une hausse soudaine de tension qui entraîne
l’endommagement des appareils et équipements reliés à l’installation électrique.
Il existe 4 différents types de surtension dans les réseaux électriques :
Surtension permanente : d'une durée de plusieurs heures (l'effet Ferrant peut-
être une cause de surtension permanente).
Surtension temporaire : d'une durée d'une ou de plusieurs secondes. Un court-
circuit d’une des phases d'un réseau triphasé à la terre (défaut d'isolement d'un
câble HT par exemple) peut produire une surtension temporaire sur les autres
phases (phénomène non négligeable en haute tension). Les systèmes de
régulation de tension des alternateurs peuvent aussi créer des surtensions
temporaires lors de phénomènes transitoires.
Surtension de manœuvre : liée à la manœuvre d'un disjoncteur ou d'un
sectionneur, d’une durée de quelques dizaines microsecondes à quelques
millisecondes. La manœuvre d'un sectionneur dans un poste électrique à isolation
gazeuse engendre en particulier des surtensions à fronts très raides.
Surtension de foudre : due au foudroiement d'une ligne à haute tension.
[Link] EFFORTS ELECTRODYNAMIQUES
La circulation de courants dans des conducteurs parallèles induit dans ces conducteurs
des forces électromagnétiques. Ces forces sont attractives ou répulsives (selon que les
courants sont de même sens ou de sens opposé) et également réparties le long des
conducteurs. Elles sont proportionnelles au produit des intensités circulant dans les deux
conducteurs.
En cas de court-circuit, on observe alors des surtensions mécaniques appelées effort
électrodynamiques au niveau des supports et des isolateurs d’ancrage, ainsi que des
mouvements importants des conducteurs.
[Link] RIGIDITE DIELECTRIQUE
La rigidité diélectrique d’un matériau est la valeur maximale du champ électrique que l’on
peut lui appliquer sans que se produise une dégradation irréversible nommée claquage
ou perforation diélectrique rendant impossible une nouvelle application de la tension. Le
claquage est précédé par une augmentation importante du courant circulant dans le
matériau avec des conséquences thermiques destructives : fusion, évaporation,
décomposition, carbonisation, …
En pratique, la rigidité diélectrique est le rapport entre la tension de claquage et la distance
entre les électrodes auxquelles cette tension est appliquée dans des conditions d’essai
spécifiées. Pour que cela soit tout à fait exact, il conviendrait que le champ soit uniforme,
c’est-à-dire que les électrodes soient planes et parallèles avec des bords tels qu’ils ne
provoquent en aucun point de renforcement du champ. On se contente de fait souvent
d’électrodes dont le rayon de courbure est grand devant la distance inter électrodes.
[Link] ELECTRIQUE
Les isolants électriques sont également appelés matériaux diélectriques. Cela signifie
qu’ils sont composés d’une matière ne contenant aucune charge libre susceptible de
conduire les électrons. En effet, pour se déplacer, l’électricité a besoin de transférer les
charges électriques qui la composent. Un matériau isolant, qui possède une conductivité
nulle et une résistance infinie, empêche ce transfert.
[Link] ELECTRIQUE
Le claquage est un phénomène qui se produit dans un isolant quand le champ électrique
est plus important que ce que peut supporter cet isolant. Il se forme alors un arc
électrique.
Dans un condensateur, lorsque la tension atteint une valeur suffisante pour qu'un courant
s’établisse au travers de l'isolant (ou diélectrique), cette tension critique est appelée
tension de claquage. Elle est liée à la géométrie de la pièce et à une propriété des
matériaux appelée rigidité diélectrique qui est généralement exprimée en (kV/mm). La
décharge électrique à travers l'isolant est en général destructrice. Cette destruction peut
être irrémédiable, mais ceci dépend de la nature et de l'épaisseur de l'isolant entrant dans
la constitution du composant : certains isolants sont ainsi dits auto-régénérateurs, comme
l'air ou l'hexafluorure de soufre.