Cours ART 2022
Cours ART 2022
RESEAUX
DES TELECOMMUNICATIONS
Objectif Général :
Décrire les grands réseaux de télécommunications fixes et
mobiles, énumérer les principales contraintes techniques de
son fonctionnement et donner les solutions et les structures
utilisées pour les résoudre.
Objectifs Intermédiaires :
Différencier communication et télécommunications, identifier
les 4 formes de télécommunications;
Décrire le RTC et citer les différents problèmes concernant
son implantation et son fonctionnement ;
Comprendre les différents plans fondamentaux d’un réseau de
télécommunications;
Connaitre les principaux éléments constituant les réseaux
RNIS, ATM, RI, GSM, GPRS, NGN et UMTS.
2
Sommaire :
I : HISTORIQUE DES TELECOMMUNICATIONS
- Communication et Télécommunications
- Transmission de la voie
- Télégraphe optique
- Télégraphe électrique
- Téléphone
- Les centraux téléphoniques
II : LES RESEAUX DE TELECOMMUNICATION FIXES
- Réseau Téléphonique Commuté
- Réseau Numérique à Intégration de Services,
- Réseau ATM (Asynchronous Transfer Mode) ou RNIS
Large Bande (RNIS-LB),
III : LES RESEAUX DE TELECOMMUNICATIONS MOBILES
- Réseaux mobiles GSM
- Réseaux mobiles CDMA
IV : LE RESEAU INTELLIGENT
- Concept du RI
- Architecture d’un réseau RI
V : LES RESEAUX DE TELECOMMUNICATION EVOLUES
Réseau de Nouvelles Générations (NGN)
VI : Réseau IMS (IP Multimedia Subsystem)
3
I. Historique des télécommunications
I.1 La communication
4
I-2 Télécommunications
communication à distance à temps réel
transmission de l'information utile
4 formes de télécommunications
− télécommunications orales : téléphone, radio,
− télécommunications écrites : télex
− télécommunications visuelles : télévision,
télécopie,
− télécommunications informatiques :
transmission de données, télétexte,
télématique,
I - 3 Tr a n s m i s s i o n d e l a v o i x
limites de la portée de la voix;
l'idée des perses d'un relais d'information par des
personnes interposées;
5
I-4 Télégraphe optique
Système de Claude CHAPPE basé sur le décodage de messages
visuels,
Contraintes liés à la distance et aux capacités visuels des
interprètes;
I-5 Télégraphe électrique
COXE: relation entre des fils alimentés par des tensions différentes,
reliés à des voltmètres et des tubes correspondants à des lettres de
l'alphabet;
6
I-6 Téléphone
découvertes des appareils qui permettent l'émission des sons
musicaux à la fréquence du signal électrique;
1876, GRAHAM BELL obtint le brevet du monopole de
transmission de la voix par le téléphone;
1ère expérience sur une distance de 90 km d'un poste à un autre
sur les fils du télégraphe électrique avec des appareils dont les
éléments d'émission et réception de signaux étant distincts;
l'invention du microphone en 1878 par HUGUES permit aux
téléphones de devenir un moyen de communication véritablement
utilisable
I-7 les centraux Téléphoniques
les centraux manuels: ils étaient principalement exploités par les
demoiselles du téléphone. Les différentes connexions à établir se
faisaient manuellement;
les centraux automatiques: ils ont vu le jour avec STROWGER
qui cherchait à se débarrasser des téléphonistes pour des raisons
de de soupçon de détournement de communications
7
II. LES RESEAUX DES TELECOMMUNICATIONS
FIXES
II. 1. Introduction:
On peut définir un réseau d’une façon générale comme étant un
ensemble d’éléments interconnectés rendant un (ou des) service(s).
Exemples :
- Transmission de la voie : réseau téléphonique
- Transmission de textes : réseau télex
Les réseaux sont donc caractérisés par le service qu’ils rendent, mais
aussi par :
a. LEUR EXPLOITATION
8
II. 1. Introduction:
b. LE TYPE DE COMMUTATION
• à commutation de circuits : le chemin de la mise en relation est fixé
dans le début de la communication par un processus de réservation, dit:
signalisation téléphonique. Pendant toute la durée de la communication le
circuit est à la disposition du même utilisateur.
Exemple:
- Réseau Téléphonique Commuté (RTC)
Exemples :
- réseau INTERNET
- Réseau ATM
9
II. 1. Introduction:
c) SON ACCESSIBILITÉ
10
II. 1. Introduction:
d) SON TYPE DE GESTION
Exemple :
- réseau de la Régie de Chemin de fer
- réseau bancaires (Swift)
Tous ces critères influent donc sur les moyens mis en œuvre et en
particulier sur le matériel utilisé.
11
II-2 LE RESEAU TELEPHONIQUE COMMUTE (RTC)
RÉSEAU
TÉLÉPHONIQ
UE COMMUTÉ
12
II-2-1 Les fonctions de base d’un réseau téléphonique
commuté :
de transport avec
le commutateur SR
SR SR
Transport
Répartiteur
Centre de
Rattachement
15
Infrastructure du Réseau d’accès
Câble de transport : Sous répartiteur : Câble de
Câble de qq. Bâtis sur le trottoir Distribution :
Centaines de paires permettant de brancher Câble de qq.
placé en caniveau non les câbles de dizaines de paires
inondable avec distribution avec les aérien ou posé en
regards de visite câbles de transport plein terre
112 à 2688 paires 14, 28, 56, …, 448
Appel
Local
circuit
Appel
Sortant ou ligne
entrant
Appel de circuit
transit circuit
17
La transmission: La transmission est la partie du réseau qui permet
de relier les autocommutateurs entre eux a travers des circuits qui
peuvent être de différentes natures (cuivre, faisceaux hertziens, fibre
optique...
Point de
Commutation
CR CR
C’est débile
CR
CR
CR
CR
20
Structure étoilé:
CR
CR CR
CT
CR
CT
CR
CT
Doit être
surdimensionné
CT
CR
CT
CR CR
CR
CR
21
Structure mixte: Dans un tel réseau il existe au moins deux
« chemins » distincts entre deux commutateurs. Ils sont plus sûrs
mais aussi plus onéreux.
CR CR
CR
CT
CR CT
CR
CT
CT
CR CR
CR
CR CR
22
Structure mixte:
Poste
Téléphonique
Ligne
Téléphonique
Commutateur
de transit
commutateur
Faisceaux
de circuits
23
Le RTC est un réseau mondial
Satellite
Centre de
transit
international
Liaison
terrestre ou
Soumarine
24
Poste téléphonique:
Condensateur
d’arrêt 2µF
Ligne
téléphonique
écouteur
Circuit
parole
de
micro
Commutateur de
Commutateur lié Sonnerie
numérotation
au combiné 25
fermé au repos
Poste à numérotation fréquentielle
K2
Za
Signal à 2
harmoniques
1 2 Générateur +
f1=697 3
DTMF dans la bande
5
f2=770 4 6 téléphonique
f3=852 7 8 9
f4=941 * 0 #
Quand il est possible d’établir dans des telles conditions une liaison entre
deux points quelconques, on dit que le service universel est assuré.
- plan d’acheminement
- plan de transmission
- plan de numérotage
- plan de taxation
- plan de signalisation
- plan de synchronisation 27
II-2-4-1 Organisation rationnelle d’un réseau téléphonique
Telephone Telephone
28
a) Les centres à autonomie d’acheminement (CAA)
Les centres à autonomie d’acheminement sont appelés ainsi parce que
leurs organes de commande sont capables d’analyser la numérotation
reçue et de sélectionner une jonction vers le demandé (suivant les règles
décrites précédemment).
ZAA
CL CAA
ZAA
CAA
ZTS
ZAA
CTS
CTS CAA
CAA ZTS
CTP CTP
ZTP ZTP
ZAA CTS
CTS
CAA
ZAA ZAA
ZAA CAA CAA
ZTS CAA
ZTS
2) L’environnement du commutateur d’abonnés.
a) Les lignes d’abonnés
Les câbles utilisés pour desservir le réseau local ont un nombre de paires
qui décroît en se rapprochant des installations d’abonnés. Un câble dit « de
transport », ayant une grande capacité au départ du central permet de
desservir un quartier en zone urbaine, où un « sous-répartiteur » qui assure
la « distribution » vers des « points de concentration » représentant des
groupes d’habitations. De là se fait le « branchement » vers ces dernières.
La longueur totale d’une telle liaison (transport + distribution +
branchement) est bien sûr très variable suivant que l’on soit en zone rurale
ou en ville.
33
Toutes les information transitant sur cette ligne sont individuelles. Entre
autres on a:
• l’alimentation microphonique de l’abonné, par un courant
continu de quelques dizaines de milliampères
• la signalisation de l’autocommutateur, destinée à informer
l’abonné, sous forme de tonalités.
• La signalisation émise par l’abonné (numérotation), sous forme
de ruptures de boucle ou de fréquences codées.
• Les signaux électriques véhiculant la parole de façon
bidirectionnelle.
• Ces signaux sont généralement analogiques, mais aussi
numériques dans le cas du RNIS.
• Dans certains cas des signaux particuliers, tels que la
retransmission de taxe par une fréquence hors bande.
34
b) Les circuits
Contrairement aux lignes, l’utilisation des circuits est collective à
l’ensemble des abonnés d’un central. Leur occupation est gérée en
temps réel, par les ressources des autocommutateurs d’extrémités, et le
trafic qu’ils écoulent est beaucoup plus important que celui de la plupart
des lignes d’abonnés qui restent de longs moment inactives. De plus, la
longueur des circuits est également beaucoup plus importante (plusieurs
dizaines, voire centaines de kilomètres). On les regroupe donc par
faisceaux sur des supports, afin d’abaisser le coût des liaisons, et d’en
faciliter la maintenance. Ces supports sont en général des multiplex
analogiques (systèmes à courants porteurs), ou temporels (Modulation
par Impulsions Codées).
c) Les codes de signalisation
NOTA :
- Il existe un type particulier de commutateur appelé commutateur auxiliaire
(CA) qui ne fait qu’établir une liaison temporaire entre un abonné et son
centre local de rattachement sans aucune analyse. Il fait partie intégrante du
système d’abonné.
- Un même centre peut jouer plusieurs rôles cités précédemment
simultanément.
Exemple
Abonné + Transit
Transit + CI 36
II-2-4-2 PLANS TECHNIQUES FONDAMENTAUX
II-2-4-2-1 PLAN D’ACHEMINEMENT
1) Objectif :
37
a) Catégories des circuits
Les circuits sont distingués selon la nature des commutateurs qu’ils
relient.
Le circuit local : relie le CL à son CAA
38
b) Catégories de réseaux
Le réseau d’abonnés (système d’abonnés) : comprend
l’ensemble des moyens de transmission et de commutation
auxiliaires nécessaires pour relier un poste à son commutateur
principal de rattachement.
39
Le trafic urbain : c’est le trafic écoulé entre deux abonnés
desservis par des CL, CAA, CU de la même ZU.
40
3) Systèmes mis en jeu dans une liaison téléphonique nationale
Telephone
CL
Système d’abonné Public switch
Telephone
CAA
Systéme terminal
41
c) Le système interurbain : intègre les deux CAA d’extrémités (s’ils
appartiennent à différentes ART) et tous les équipements (circuits et
commutateurs) qui les relient.
Syst. D’abonné
Circuit Local
Syst. D’abonné Circuit Local
Telephone
Telephone
CL
CL
Systéme d’abonné Telephone
Zone Urbaine 1
Zone Urbaine 2
Système Interurbain
43
b) Hiérarchisation d’un réseau de type urbain
La structure strictement hiérarchisée
CT 1 CT 2
Zone A Zone B
CT 1 CT 2
Zone A Zone B
CT 1 CT 2
CT 1 CT 2
Zone A Zone B
La tendance actuelle est de tirer les faisceaux départ vers deux centres de
transit distincts. 46
Les faisceaux transversaux
47
Centre de transit
CTP
national
Telephone Telephone
CL CL
Faisceau hiérarchique
Faisceau transversal
Fig 16: Faisceaux transversaux
48
C) Communication internationale
CTN CTN
CAA 1 CAA 1
PAYS A PAYS B
CTS ou CTR centre de transit secondaire ou régional qui relie les CAA
d’une région.
4) Règles d’acheminement
Acheminement
On appelle acheminement, le choix par un commutateur A de départ,
des directions (faisceaux de circuits) à prendre pour atteindre un autre
commutateur B d’arrivée.
51
La règle des « trois choix », suivant laquelle on propose, en cas
de saturation du faisceaux habituel (par exemple de faisceau
transversal), un acheminement dit de : « 2eme choix » (par exemple le
faisceau normal vers le centre de transit, lequel a peut être des
jonctions disponibles vers le commutateur du demandé). Si aucun
autre chemin ne peut être trouvé, l’appel est aiguillé vers un dispositif
d’annonces parlées informant le demandeur de l’encombrement des
circuits (ceci constitue en fait le « 3eme choix ».
Remarques :
Dans la pratique, tous les faisceaux transversaux ne sont pas
construits (raisons économiques) ;
C’est un acheminement pas à pas
52
Pour des raisons techniques, afin de faciliter l’exploitation du
réseau, dans la plupart des commutateurs, la règle des « trois choix »
est appliquée.
L’acheminement n’est pas réciproque c’est-à-dire que le chemin
de A vers B n’est pas forcément le même que celui de B vers A.
La notion du débordement
53
Centre de transit
CTP
national
Débordement
Telephone Telephone
CL CL
55
2) Définitions :
56
3) Transmission analogique :
- Lignes d’abonnés
- Jonctions
- Liaisons interurbaines.
Exemple
ligne d'abonné : 6,5 dB;
jonction zonale (2 fils) : 4,5 dB;
liaison inter (4 fils) : O dB (y compris CT);
termineurs hybrides : 3,5 dB;
commutateur (CL, CZ) : O,5 dB.
57
4. Transmission numérique MIC:
C’est le transport de l’information d’un point A vers un point B suivant
les principes de la modulation par impulsions et codage.
Intérêts :
Les avantages par rapport à la transmission analogique sont
fondamentalement les suivants :
régénération
multiplexage
synergie avec commutation temporelle
intégration voix-données
Inconvénients
Le prix payé est la largeur de bande W
58
Exemple de répartition:
Réseau numérique
20dB 12dB
59
II-2-4-2-3 PLAN DE NUMEROTAGE
1) Un numéro unique
2) Définition
- Le préfixe
- Le numéro proprement dit.
60
a) Le préfixe
C’est une commande à 1, 2 ou 3 chiffres qui indique à
l’autocommutateur à quel type de fonction s’adresse la numérotation
qui va suivre.
XYABPQMCDU
Préfixe
Exemples :
b) La numérotation
La numérotation est définie par les avis E 160 à E 165 du CCITT. Le
système de numérotation recommandé est le suivant :
− Préfixe interurbain 0
− Préfixe international 00
− Numéro d’abonné XN
61
− Indicatifs interurbains YN
Où N = un ou plusieurs chiffres quelconques
63
La numérotation nationale
XY AB PQ MCDU
- d’un numéro identifiant le réseau (dans les grands pays)
- d’un numéro identifiant le central (ex : PQ) de 1, 2 ou 3 chiffres
- d’un numéro à 3 ou 4 chiffres identifiant l’abonné dans le central
(ex : MCDU).
339 51 5816
N° de l'abonné
Central de Thiès
Province
338 25 1922
N° de l'abonné
Central de Grand Dakar
Région de Dakar
65
La numérotation internationale
66
Les services spéciaux
le réveil automatique
la conférence,
le renvoi d’appel,
la numérotation abrégée…
68
II-2-4-2-4 LE PLAN DE TAXATION
Dans ce mode de taxation, une seule taxe unitaire est perçue pour toute
communication taxable indépendamment de la durée et de la destination.
Son application se limite généralement à la zone locale. Ici les
télécommunications ont l’idée du nombre de communications écoulées
mais l’usager est toujours tenté de prolonger sa communication car la
taxe est toujours la même.
70
c) Taxation en fonction de la durée
71
e) Tarifs multiples
Quand les communications sont taxées à la durée, on peut moduler le
tarif de ces communications en fonction de l'heure de la journée, voire
du jour, de manière à obtenir une répartition des appels dans le temps.
C’est donc le point sur lequel doit porter l’effort maximum, et qui doit être
le plus fiable de tout le système, tant du point de vue technique que
commercial.
75
- exploitation plésiochrone : dans ce type d’exploitation, les horloges
des centraux numériques fonctionnent indépendamment les unes des
autres ; par contre elles ont la même fréquence nominale et leur
précision est très grande (seules les horloges atomiques au césium
répondent à ce critère).
76
II-3 Le Réseau Numérique à Intégration de services.
II-3-1Limites du RTC :
Intelligence concentrée dans les CAA.
Réseau local analogique
Mono service (Voix)
Commutation de circuit (réseau de connexion RCX)
Conséquences :
une évolution par paliers (ensemble d’évolutions fonctionnelles
et matérielles) ;
évolutions qui s’appliquent à l’ensemble des autocommutateurs du
réseau CAA et CT) ;
complexité élevée : génération des équipements et
constructeurs différents ;
développements (volume de travail) et coûts importants ;
délais importants pour le développement des services (2 à773 ans)..
II-3-2 Caractéristiques du RNIS
79
Signalisation hors bande et l’intégration des services
SIGNALISATION SEMAPHORE
C
C C A
C
Abonné S Abonné
S A A N
N
RNIS A RNIS
80
Concept du RNIS
Le Réseau Numérique à Intégration de Services (RNIS) offre la
possibilité de faire passer tous les types d’information :
voix
écrit
données
Image
81
Concept du RNIS
Avant l’intégration
82
Les avantages pour l’utilisateur
83
Les contraintes du RNIS
Le RNIS repose sur des concepts qui lui permettent des améliorations
importantes au cours du temps. Ainsi il pourra intégrer de plus en plus
de services. Pour réaliser cette offre, une structure du réseau est mise
en place. Elle est basée sur :
N - Un réseau synchronisé
S - Des applications 84
Les accès RNIS
Le terme accès remplace celui de ligne d’abonné. Le terme accès
évoque plus un système de raccordement multiservice et multi
terminal. Il existe deux types d’accès RNIS : accès de base et
accès primaire.
85
Accès primaire: L’accès primaire est supporté par un MIC
(recommandation G703) structuré en 32 IT dont 30 canaux B à 64
kbits/s pour le transport de la parole et des données en mode circuit
et un canal D à 64 kbits/s pour transmettre la signalisation et les
données en mode paquet. Le débit total est de 2048 kbits/s.
86
Terminologie :
87
LE RACCORDEMENT DES ABONNES
RNIS
1 ABONNE
2 TYPES DE RACCORDEMENT
2B + D 30B + D
LA SIGNALISATION ET LA SIGNALISATION ET
DONNEES DONNEES
88
Les objectifs d’ATM
Convergence entre téléphonistes et informaticiens.
Supporter tout type de communication (voix, données, vidéo) sur un même réseau.
Le tout à des débits fixes ou variables de quelques kbit/s à plusieurs Mbit/s. Les
débits pouvant être asymétriques.
Offrir le même service de bout en bout quels que soient les réseaux ( LAN, MAN,
WAN).
Fonctionner à très hauts débits : Gbit/s
Garantir une QS (bande passante, temps de latence, jitter, taux de perte, …) à
chaque utilisateur.
Utiliser les standards de couches physiques existants : fibre optique (SONET, SDH),
paire torsadée.
Choix pour le RNIS Large Bande (B-ISDN)
Economique si large bande répandu.
Libre
MUX
Téléphonie d1
ds
X.25 d2
Vidéo d3
Visiophonie d4 D = haut débit
TV d5
.
.
.
.
dn.
Ds = somme des di
Indépendance temporelle :
L’application (H1) n’a pas nécessairement de relation directe avec le
rythme du réseau (H2).
Cette indépendance est réalisée par une mémoire tampon :
cellulisation.
Indépendance sémantique :
L’unité de donnée de l’application, quelconque, n’a pas de relation avec l’unité de
transport utilisée dans le réseau.
100
III-2 Réseaux mobiles 2G
En 1990, le passage au monde numérique a apporté de nouvelles
améliorations et performance dans le monde des télécommunications.
Entre autres on a : une meilleure restitution de la parole, une
optimisation des ressources radio, de nouveaux services (données) et
un cryptage de l’information.
Tout ceci a favorisé l’émergence des réseaux mobiles 2G. Les
différentes normes qui ont émergées sont :
le GSM (Global System for Mobiles Communications),
IS-95 (InterimStandard 95),
le PDC ( Personal Digital Cellular).
Le GSM est une norme européenne des réseaux mobiles 2G. C’est la
norme des réseaux mobiles 2G la plus répandue dans la sous région.
101
III-2-1 Architecture d’un réseaux GSM
102
Description Générale: Un réseau mobile GSM est composé
de trois grandes parties à savoir BSS, NSS et OSS.
Sous-Système Radio (BSS): c’est le sous-système de
base qui regroupent les équipements d’accès et de gestion
des ressources radio
−Base Tranceiver Station (BTS): Relie les stations
mobiles à l’infrastructure fixe du réseau, gère le
multiplexage temporel, assure Chiffrement des voies radio,
mesure les données QoS et transmet directement au BSC;
− Base Station Controller (BSC): Concentrateur /
aiguilleur entre n BTS et le MSC, contrôle la puissance et la
qualité des communications, gère les appels
(établissement, supervision, libération) sous l’ordre du
MSC, assure l’allocation de ressources radio;
10
Sous-Système Réseau (NSS): C’est le cœur du réseau
GSM. Il est composé de la MSC et des bases de
données de gestions des abonnés notamment VLR, HLR,
AuC, EIR.
− Mobile Switching Center (MSC): C’est l’élément
intelligent du réseau GSM, il est centre de prise de
toutes les décisions relatives aux communications, elle
établi la communication en s’appuyant sur les BD et
assure l’interconnexion avec les réseaux téléphoniques…;
− Visitor Location Register (VLR): C’est la base de données
locale pour une MSC. Elle contient les mêmes informations
que dans le HLR, avec en outre l'identité temporaire de
l'utilisateur et sa zone de localisation LA…;
− Home Location Register (HLR) : Contient les informations
relatives à tous les abonnés du réseau. Elle Dialogue
permanemment avec les VLR et leurs sert de référentiel
pour la mise à jour du profil des abonnées et leur
authentification; 10
Sous-Système Réseau (NSS):
− Authentication Center (AuC): est associé au HLR (et
généralement intégré au HLR). Elle Sauvegarde une clé
d’identification pour chaque abonné mobile enregistré au HLR.
Cette clé est utilisée pour fabriquer : Les données nécessaires à
authentification de l’abonné dans le réseau, et une clé de
chiffrement de la parole sur la voix radio. …;
− EIR Equipement Identity Register: Il empêche l’accès au
réseau à tous les terminaux non autorisés (terminaux volés).
Chaque terminal possède un numéro d’identification IMEI
(International Mobile Equipment Identity) que la MSC utilise pour
contacter l’EIR durant un appel pour en vérifier la validité.;
− Gateway MSC: Fonction tenue par un MSC qui reçoit un
appel venant d’un autre réseau et assure ensuite le
routage de cet appel vers la position de localisation du
mobile demandé …;
10
Sous-Système Exploitation et Maintenance(OSS): le
réseau d’exploitation et de maintenance est composé de deux
entités: Le Réseau d’Exploitation et de Maintenance
− OMC-R : supervision et contrôle d’un ensemble de BSC et BTS
− OMC- S (S pour « Switching ») supervision et contrôle d’un
ensemble de MSC/VLR
10
III-2-2 Architecture d’un réseau GPRS
Le GSM est conçu pour de la téléphonie mobile, donc pour des
communications en mode circuit à faible débit. Certains choix
techniques du GSM sont faits en conséquence, notamment en
matière d'architecture réseau et de mise en forme des ondes
(modulation, codage, etc.). Ces choix se révèlent toutefois
contraignants pour les services de données (transfert de fichier,
vidéo, etc.)
Pour pallier ces limitations, dans un premier temps, le GSM a
standardisé des règles pour réaliser du transfert de données en
utilisant les circuits de voix: le HSCSD (High Speed Circuit
Switched Data).
Pour améliorer encore l'efficacité du transfert de données, une évolution
majeure du GSM est normalisée sous le nom de GPRS (General
Packet Radio Service). Fondée sur l'interface radio du GSM, mais
développant un partage de ressources dynamique adapté au trafic
sporadique, le GPRS introduit une architecture réseau en mode
paquet.
10
Architecture générale d’un réseau GPRS
10
Entités d’un réseau GPRS
Serving Gprs Support Node (SGSN): il a pour rôle entre
autres d’authentifier les stations mobiles GPRS, de
prendre en charge leur enregistrement et de gérer leur
mobilité.
Gateway Gprs Support Node (GGSN): il joue le rôle
d’interface aux réseaux externes de type IP ou X.25 et
relaie les paquets aux stations mobiles à travers un
SGSN. Il route aussi les paquets émis par la station
mobile à la destination approprié et filtre le trafic usager;
Packet Control Unit (PCU) : c’est une entité
additionnelle au BSCs du réseau GSM afin de leur
permettre de faire le partage des ressources et assurer le
contrôle des flux de données destinés au SGSN;
Charging Gateway Function (CGF) : c’est la passerelle
qui permet le transfert des informations de taxation du
SGSN et du GGSN au système de facturation (BS, Billing
System). 10
III-3 Les réseaux mobiles 3G
Il existe plusieurs technologies 3G dans le monde; Suivant
les continents, la norme utilisée est différente :
Europe : UMTS (Universal Mobile Telecommunications
System);
Amérique : CDMA-2000;
Japon et Corée : W-CDMA (Wideband Code Division
Multiple Access);
Chine : TD-SCDMA.
Ces normes permettent de transporter les données sans-fil
à haut-débit sur la même connexion. La particularité des
technologies 3G est d’avoir un réseau cœur IP.
Nous étudierons l’architecture réseau 3G de la norme UMTS qui
est la plus répandue dans la sous région.
11
Architecture générale d’un réseau UMTS
111
Entités d’un réseau UMTS
L’infrastructure réseau de l’UMTS est constituée d’une partie radio
appelée RNS (Radio Network Subsystem) et d’une partie réseau de
base appelée CN (Core Network)
Radio Network Subsystem (RNS): il est constitué
essentiellement des Nodes B et des RNC.
− Node B : Le principal rôle d’un Node B est d’assurer les
fonctions de réception et de transmission radio comme la TS
dans le GSM.
− Radio network Controller (RNC) : il possède et contrôle
les ressources radio des Node B auxquels il est connecté. Il
assure aussi les mécanismes de transfert d’une
communication d’une cellule à une autre.
UMTS Core Network (UCN) : il est constitué des équipements
cœur réseau de 3ième génération compatible IP et utilisent des
principes de commutations avec de grandes capacités en
termes de débits.
11
IV. Le Réseau Intelligent RI.
IV. Concept RI
Le RI n’est en réalité pas une technologie réseau mais une technique
permettant l’accès à une certaine catégorie de service. Elle ne
s’adresse qu’à des services qui ne peuvent être réalisés que par ce
réseau plus précisément que par une séquence d’actions élémentaires
qu’un commutateur classique.
Le terme réseau intelligent (RI) décrit un concept architectural destiné à
s'appliquer à tous les réseaux de télécommunication. Le RI vise à
faciliter l'introduction de nouveaux services grâce à une plus grande
souplesse et de nouvelles capacités. Il peut s’appliquer à:
Réseau téléphonique public commuté (RTPC),
Réseau mobile,
Réseau public pour données à commutation par paquets
(RPDCP),
Réseau numérique avec intégration des services à bande étroite
(RNIS- BE) ou
Réseau numérique avec intégration des services à large bande
(RNIS-LB). 113 113
IV. Concept RI
La mise en œuvre de cette technique n’est pas donc immédiate, Elle
suppose la mise à jour d’un certain nombre de commutateurs du
réseau pour les rendre compatible RI. Ces commutateurs ainsi
adaptés sont appelés Services Switching Points SSP. Pour qu’un
commutateur soit compatible RI il faut qu’il soit doté des possibilités
suivantes:
Existence dans ces commutateurs SSP d’un mécanisme de
débranchement du traitement d’appel (TAP) par défaut,
Possibilité pour ces commutateurs SSP d’exécuter les
commandes émises par la plateforme de service substitutif SCP.
114 114
Commutateurs et plateforme de service dans le RI
115
Architecture matérielle d’un RI
116
V. Les Réseaux de Nouvelles Générations NGN
117
V-1 Concept des NGN
L’évolution des réseaux vers les architectures de nouvelles
générations est nourri par un certains nombre de limites,
rencontrées dans le fonctionnement des réseaux traditionnels
existants, auxquelles on veut apporter des solutions en vu de
mieux répondre aux besoins du marché. Les NGN s’appuient sur
des technologies de départ obtenues à partir d’une amélioration
des normes des réseaux traditionnels.
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V-2-1 Principes en couches des NGN
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V-2-1 Principes en couches des NGN
L’architecture en couches des NGN présentent plusieurs niveaux qui
peuvent être résumés en 4 grandes couches :
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V-2-1 Composants d’un réseau NGN
On retrouve plusieurs entités qui composent l’architecture d’un NGN
Les passerelles médias : La Media Gateway est située au niveau du
transport des flux média entre le réseau RTC et les réseaux en mode
paquet, ou entre le cœur de réseau NGN et les réseaux d’accès.
Trunking Gateway (TGW): raccordement des commutateurs TDM
de l’opérateur au réseau NGN pour les communications grande
distance (NGN transit).
Access Gateway (AGW): c’est un multiplexeur d’accès abonnés, il
autorise tout type d’accès quelques soit le technologie d’accès:
analogique, RNIS, xDSL, data IP, ATM…),
Signalling Gateway (SGW) : il assure l’adaptation de la
signalisation par rapport au protocole de transport utilisé (ex. :
adaptation TDM - IP), mais sans l’interpréter (ce rôle étant dévolu au
Media Gateway Controller),
Softswitch ou Media Gateway Controller (MGC): il est le serveur d’appel
(traitement des appels), le choix du MGW de sortie selon l'adresse du
destinataire, le type d'appel, la charge du réseau. Il assure aussi l’échange
des messages de signalisation transmis de part et d'autre avec les SGW,
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et l’interprétation de cette signalisation.
ART & EVOLUTIONS :
IMS
Pourquoi l’IMS?
Comme la téléphonie est simplement une application sur Internet, toute
entreprise, même sans fournir de réseau d’accès, peut proposer un
service de téléphonie.
Microsoft (Skype), Yahoo (Messenger), Google (GoogleTalk),
WhatsApp (Facebook) et Viber Media (Viber) sont déjà présents sur ce
marché mais proposent des solutions de téléphonie propriétaires.
Les opérateurs voudront continuer à offrir des services téléphoniques
même lorsque les réseaux IP auront remplacé les réseaux téléphoniques
actuels. Les opérateurs ne veulent pas abandonner les services à
l’usager et devenir uniquement des transporteurs de paquets IP. En effet
l’accès est devenu une commodité avec une pression forte sur les prix.
Les opérateurs doivent rapidement adopter l’IMS avant que les
solutions propriétaires puissent être largement adoptées, sinon ils se
contenteront d’être des fournisseurs d’accès.
Enfin Architecture IMS est à la base de la convergence des réseaux et
services : FMC Fixed Mobile Convergence
Réductions OPEX (Operating Expense, coût d’exploitation) et
CAPEX (CAPital Expense, coût d’investissement),
IMS
IP Multimedia Subsystem : une nouvelle architecture
s’insérant dans un réseau full IP pour « full IP » multi-service, multi-accès,
sécurisé et fiable
Multi-services : délivrés par un réseau cœur supportant différents niveaux de
QoS,
Multi-accès: Tout réseau d’accès large bande, fixe et mobile peut s’interfacer
à l’IMS
À considérer : non pas un réseau unique, mais différents réseaux inter –
opérant fixe/fixe – fixe/mobile – mobile/mobile (accords de roaming)
« Enabler » pour les fournisseurs de service
Services de communication non temps-réel, pseudo temps-réel et temps réel
suivant configuration client-serveur ou entre entités paires
Mobilité : des services / de l’usager (nomadisme) / des sessions
Plusieurs sessions et services possibles en simultané pour une même
connexion réseau
normalisée
IMS
Avantages IMS / application téléphonie sur Internet
Interoperabilité
Qualité de Service
Roaming
Interception légale
Appels d’urgence
Modèle de taxation flexible
Mobilité de session
Interface fournisseur de service unique
IMS
IMS Normalisation : situation générale des travaux
Normalisé par le 3GPP sous la dénomination IMS dans les Releases
R5 et R6
Accès 3G
Normalisé par le 3GPP2 sous l’appellation IMS
Accès CDMA 2000
Normalisé par TISPAN sous la dénomination de Multimedia NGN
Accès fixe – ADSL d’abord
Notion de Core IMS
Normalisé par PacketCable sous le nom de PacketCable Multimedia
Webographie :
http://www.leradome.com/mt_150ans/htdocs/mtp01.htm
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