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Exercice Droit Civil Du 24 Fevrier DPF

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PREPARATION A LA M AGISTRATURE 2019


DROIT CIVIL Séance I DP F 24 FEVRIER 2019

COM M ENTAIRE SUJET 1 :


LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, en son audience publique tenue
au Palais de Justice à PARIS, le deux décembre deux mille trois, a rendu l'arrêt suivant :
Statuant sur le pourvoi formé par :
- LE PROCUREUR GENERAL PRES LA COUR D'APPEL DE VERSAILLES,
contre l'arrêt de ladite cour d'appel, 8ème chambre, en date du 30 janvier 2003, qui,
pour homicide involontaire, a confirmé le jugement condamnant Noëlle X... à 1 an
d'emprisonnement avec sursis, 5 000 francs d'amende, 18 mois de suspension du
permis de conduire et qui a prononcé sur les intérêts civils ;
Vu les mémoires produits, en demande et en défense ;
Sur le moyen unique de cassation du procureur général pris de la violation de l'article
221-6 du Code pénal, violation de la loi ;
Attendu qu'il résulte de l'arrêt attaqué que, le 5 octobre 1998, Pascale Y..., enceinte de
huit mois, a été grièvement blessée dans un accident de la circulation impliquant Noëlle
X... ; qu'après une césarienne, elle a, le même jour à 16 heures 39, donné naissance à
un garçon prénommé Yoan, qui est décédé à 17 heures 39 ;
Attendu que, pour déclarer Noëlle X... coupable d'homicide involontaire sur la personne
de Yoan Y..., l'arrêt attaqué retient qu'elle a, par un défaut de maîtrise de son véhicule,
causé la mort de l'enfant qui a vécu une heure après sa naissance et qui est décédé des
suites des lésions vitales irréversibles subies au moment du choc ;
Attendu qu'en l'état de ces énonciations, la cour d'appel a justifié sa décision ;
D'où il suit que le moyen doit être écarté ;
Et attendu que l'arrêt est régulier en la forme ;
REJETTE le pourvoi.

SUJET DE DISSERTATION : « L’existence juridique de la personne physique ».

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TIAHOUN AUBIN
Conseil l er des Affaires Etrangères/ Juriste
78 6848 49
[email protected]
CAS PRATIQUE I :
Le célèbre peintre Modigliani n’a pas peint que sur des toiles. Il a en effet produit le
dessin du tatouage de Monsieur Œuvre, un de ses plus proches amis. Monsieur
Œuvre rencontre le marchand d’art Monsieur Vendu, qui insiste alors pour vendre le
tatouage. Hésitant quant à l’opération permettant de retirer le tatouage, mais
fortement tenté par le montant proposé pour la vente, Monsieur Œuvre vous consulte
pour se renseigner sur la légalité du retrait du tatouage et du contrat.

CAS PRATIQUE II :
Mme Fauchée souhaite vendre ses cheveux sur le site internet
jevendsmescheveux.com. Elle vous consulte pour savoir si cela est conforme à la
règlementation.

Rédigez une ébauche de commentaire de l’arrêt de la Cour de cassation reproduit


ci-dessous :
Attendu qu'à la suite d'un accident de la circulation, Stéphane X..., âgé de 36 ans, et
son fils, Sébastien, âgé de 7 ans, ont été hospitalisés et placés en réanimation ; que le
centre hospitalier a déclaré que Stéphane X... était décédé, de façon spontanée, d'un
arrêt cardiaque, le 16 janvier 1992, à 7 heures 40, malgré l'assistance respiratoire qui
lui était apportée ; que le décès de Sébastien a été constaté le même jour, à 10 heures,
après que les divers examens pratiqués, dont un électroencéphalogramme, eurent
conduit à l'arrêt de la ventilation assistée ; que, contestant l'ordre des décès, tel qu'il a
été enregistré à l'état civil, les parents de Stéphane X..., les époux Maurice X..., ainsi
que ses frères et sœur, MM. Antoine et Philippe X... et Mme Christine X..., (les consorts
X...) ont réclamé sa succession et assigné la mère de Sébastien, Mme Y..., tant en son
nom personnel qu'en sa qualité d'administratrice légale de son fils mineur, Valentin Y...,
frère utérin de Sébastien ;
Sur le premier moyen :
Attendu que dans l'arrêt, sous-titre : " composition de la Cour lors du délibéré ", sont
indiqués les noms des magistrats, suivis de leurs qualités ; que la participation du
greffier au délibéré ne saurait résulter de la seule mention à la suite de ce paragraphe
de son nom précédé de sa qualité ; que le moyen ne peut être accueilli ;
Sur les deuxième et troisième moyens réunis, pris en leurs diverses branches :
Attendu que les consorts X... font grief à l'arrêt attaqué (Douai, 30 juin 1997) de les
avoir déboutés de leur action en pétition d'hérédité, alors que, selon le deuxième moyen,
la détermination, par le juge, de l'heure exacte de la mort du de cujus en vue d e
l'application des règles successorales, ne dépend pas de la mise en œuvre d'un
électroencéphalogramme et de l'interprétation de ses résultats exigés seulement par la
procédure médico-administrative aboutissant au débranchement des appareils de
réanimation ; qu'en retenant que, tant que l'électroencéphalogramme n'avait pas été

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pratiqué, Sébastien X... ne pouvait être considéré comme décédé, la cour d'appel s'est
prononcée par des motifs inopérants et a privé son arrêt de base légale au regard de la
circulaire du 24 avril 1968 et des articles 718 et 720 du Code civil ; et alors, selon le
troisième moyen, d'une part, que dans le cas d'un patient dont la respiration,
entièrement artificielle, est entretenue par le seul usage de respirateurs, l'irréversibilité
des lésions incompatibles avec la vie ne peut être établie que par la concordance de trois
signes cliniques : l'abolition totale de tout réflexe, l'hypotonie complète et la mydriase ;
qu'ainsi, la Cour n'a pu affirmer que l'ensemble des critères cliniques de la vie étaient
abolis, sans constater, ni pour Stéphane, ni pour Sébastien X..., l'hypotonie complète
et la mydriase ; qu'en statuant comme elle a fait, la cour d'appel a privé son arrêt de
base légale au regard des dispositions réglementaires de la circulaire du 24 avril 1968 ;
et alors, d'autre part, que la cour d'appel n'a pas répondu aux conclusions qui, se
fondant sur les feuilles de suivi de Stéphane et de Sébastien, faisaient valoir que :
1o sur la motricité : il est impossible, faute d'indications, d'affirmer qu'avant 2 heures
du matin celle de Sébastien était positive ; 2o sur l'anurie, si Stéphane était en anurie
à 3 heures, Sébastien l'était dès 1 heure ; 3o sur la température corporelle :
celle de Stéphane était de 37° 9 à 6 heures quand celle de Sébastien était déjà tombée
à 34° 3 à la même heure, de sorte que l'heure réelle du décès de Sébastien paraît
antérieure à celle de son père ;
Mais attendu que, d'une part, conformément aux dispositions de l'article 21 du décret
n° 78-501 du 31 mars 1978, pris pour l'application de la loi du 22 décembre 1976
relative aux prélèvements d'organes, alors en vigueur, les modalités selon lesquelles la
mort doit être constatée par les médecins, reconnues valables par le ministre chargé de
la Santé par la circulaire du 24 avril 1968, ne s'imposent qu'au cas où un prélèvement
d'organe est envisagé ; qu'en l'espèce, il n'est pas allégué qu'il en ait été ainsi, de sorte
que ces dispositions ne sont pas applicables en la cause ; que, d'autre part, si l'acte de
décès n'établit, quant à l'heure du décès, qu'une simple présomption, il appartient à
celui qui la conteste d'en établir l'inexactitude ; que c'est par une appréciation
souveraine des circonstances des décès que la cour d'appel, qui n'était pas tenue de
répondre aux simples arguments invoqués par la seconde branche du troisième moyen,
a estimé que leur ordre était conforme à celui enregistré à l'état civil ; qu'elle a, par ces
seuls motifs, légalement justifié sa décision ; que, dès lors, aucun des griefs ne pe ut être
accueilli ;
PAR CES MOTIFS :
REJETTE le pourvoi.

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COM M ENTAIRE III :
Sur le premier moyen, pris en ses deux branches : attendu qu'il résulte des énonciations
de l'arrêt confirmatif attaque que homme dit x... A, en qualité de régisseur général,
engage la demoiselle z..., âgée de dix-sept ans, pour tenir le rôle de la jeune fille tatouée
dans une séquence du film paris secret produit par la société Ulysse productions ;
Qu'aux termes du contrat une tour Eiffel et une rose devaient être tatouées sur une des
fesses de la demoiselle z..., le tatouage devant être enlevé quinze jours plus tard par un
chirurgien et devenir la propriété de la société Ulysse productions ;
Que le contrat fut exécuté mais qu'une importante cicatrice subsista après l'enlèvement
du tatouage ;
Que la demoiselle PEROT devenue majeure a assigné l'assistant réalisateur, la société
Ulysse productions et homme dit x... Pour voir annuler le contrat et pour s'entendre
condamner à des dommages-intérêts ;
Attendu qu'il est reproche à l'arrêt attaque d'avoir condamne homme dit x... A verser
des dommages-intérêts a la demoiselle z..., alors, selon le moyen, que l'entrepreneur de
spectacles répond du fait des personnes qu'il emploie et qu'en toute hypothèse un
prépose n'engagerait pas sa responsabilité en exécutant les ordres de son commettant
et qu'il aurait appartenu à la cour d'appel de définir exactement le rôle et les fonctions
du régisseur au lieu de les qualifier d'importantes, sans répondre aux conclusions ou il
était indique que le régisseur n'avait pas la qualité de directeur de production, ce qui
aurait exclu toute faute personnelle de sa part ;
Qu'il est encore soutenu que les juges du second degré ne pouvaient légalement décider
que le régisseur avait commis des fautes personnelles en procédant dans des conditions
immorales et illicites a l'engagement d'une actrice dont il connaissait l' état de minorité
sans rechercher s'il n'avait pas agi sur l'ordre ou sous la contrainte du chef de
production ou de tous autres, les fonctions de régisseur étant celles d'un agent
d'exécution charge de matérialiser par écrit les instructions a lui données sans
possibilité de les discuter ou de s'y opposer, sous peine de voir rompre son contrat de
travail a ses torts ;
Mais attendu, d'une part, que homme dit x... N'a pas prétendu devant la cour d'appel
qu'il était un simple agent d'exécution ayant agi sur ordre ou sous la contrainte ;
Qu'ainsi le moyen est nouveau et mélange de fait et de droit, en sa seconde branche ;
Que, d'autre part, la cour d'appel, qui a répondu aux conclusions prétendument
délaissées en énonçant que quel que soit son titre exact homme dit x... Avait des
fonctions importantes puisqu'il avait signé le contrat d'engagement de la demoiselle z...,
a pu estimer que celui-ci avait commis une faute personnelle en engageant une mineure
dans des conditions immorales et illicites et qu'elle a ainsi légalement justifie sa décision
sur ce point ;
D'où il suit que le moyen est mal fonde dans sa première branche et irrecevable en la
seconde ;

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Sur le second moyen, pris en ses deux branches : attendu qu'il est encore fait grief à la
cour d'appel d'avoir condamne solidairement homme dit x... Et la société Ulysse
productions au paiement des dommages-intérêts et dépens de première instance alors
que les responsabilités personnelles du préposé et du commettant civilement
responsable n'auraient pu entrainer légalement qu'une condamnation in solidum et de
s'être contredite en confirmant un jugement condamnant solidairement un préposé et
un commettant a des dommages-intérêts et aux dépens de première instance et en les
condamnant in solidum aux dépens d'appel ;
Mais attendu qu'en condamnant solidairement au paiement des dommages-intérêts et
des dépens de première instance la société Ulysse productions et son préposé homme
dit x..., a la charge duquel ils ont relevé une faute, les juges d'appel, bien qu'ils aient
employé d'une façon impropre le terme solidairement, ont nécessairement entendu
prononcer l'obligation in solidum qui pèse sur les responsables d'un même dommage ;
Qu'ainsi le moyen n'est pas fonde dans sa première branche ;
Qu'en outre, il suit des motifs qui précèdent que la cour d'appel n'a pas encouru le grief
de contradiction contenu dans la seconde branche du moyen ;
Par ces motifs : rejette le pourvoi formé contre l'arrêt rendu, le 16 mars 1970, par la
cour d'appel de paris.

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