AVANT-PROPOS
Ce travail est la conséquence logique du cursus de tout étudiant et la rédaction
de son rapport de stage. Cette étape est donc non moins indispensable dans le processus
de sa formation dans la mesure où elle consiste à manier la théorie à la pratique
professionnelle, ainsi ce rapport vient couronner le stage d’un mois effectué au Conseil
Permanent de Comptabilité au Congo (C.P.C.C) en sigle.
Comme tant autre travail scientifique, notre participation ce stage et
L’élaboration du présent rapport de stage ont bénéficiées de la contribution morale,
matérielle et financière de plusieurs personnes. C’est l’occasion, ici, de témoigner aux
uns et aux autres, notre profonde gratitude.
En premier, nous tenons à remercier le Dieu très haut, créateur de toutes
choses. Qu’il tire toute la gloire dans notre vie car lui seul est le dispensateur de souffle
de vie et qui nous donne la force et l’intelligence nécessaire pour atteindre nos objectifs.
Nos sentiments de gratitude à nos chers parents KASIMBA MASANDI
JEROME et BAHATI SAMBILI LOUISE pour autant d’amour et d’affection, de
sacrifices consentis, des sages conseils qui nous ont aidé à mettre en page le présent
travail.
Nos remerciements vont à l’endroit de tous les cadres et agents de
l’institution, qui ont disposé de leur temps pour nous encadrer, facilitant ainsi notre
intégration au sein de l’organisation.
Nous pensons donc au Professeur MBUYAMBA KALOMBAYI William,
Secrétaire Générale de l’institution, à Monsieur LOKO TUZOLANA Bét’or, Directeur
Générale de la formation et coopération.
Ensuite, nos remerciements s’adressent également à tous les experts
comptables et cadre technique qui nous ont encadrés lors de cette période de stage. Nous
remerçions principalement :
Monsieur KASEREKA
Monsieur MALULA
Monsieur TONY
1
Ainsi que, l’ensemble des personnels du CPCC, à l’occurrence de tous
les administratifs et ouvriers ayant contribué à la bonne passation de notre stage, recevez
à travers ce paragraphe notre profonde reconnaissance et nos remerciements les plus
chaleureux.
Nous remerciements vont également à l’endroit de toutes les Autorités
Académique de l’Université Protestante au Congo et au corps professoral pour la
formation durant toutes ces années.
2
INTRODUCTION
Conformément aux dispositions en vigueur régissant l’enseignement
supérieur et universitaire en République démocratique du Congo, la formation
académique de l’étudiant est complétée par une formation pratique sous forme de stage
d’un mois.
Nous avons porté notre choix sur le conseil permanent de la comptabilité au
Congo (CPCC) pour une période d’un mois, soit du 26 Juin au 25 Juillet 2023, lequel
nous a permis d’acquérir des connaissances pratiques de la vie professionnelle.
Ce modeste rapport que nous avons l’opportunité d’élaborer est l’image de
principales activités que nous avons effectuées durant notre période de stage.
Ainsi, ce présent rapport comprend deux chapitres
Le premier est consacré à la présentation du conseil permanent de la comptabilité
au Congo (CPCC) en sigle et
Le deuxième, décrit le déroulement de stage.
3
CHAPITRE PREMIER : PRESENTATION DU CONSEIL
PERMANENT DE LA COMPTABILITE AU CONGO (CPCC)
1.1. HISTORIQUE
L’absence d’une réglementation juridique pour organiser le domaine
favorisant l’usage de plusieurs référentiels après l’indépendance, et le manque d’organe
de normalisation censé gérer le système comptable nationale, ont été à la base de la
création du conseil permanent de la comptabilité au Congo (CPCC).
1.1.1. Naissance et missions du Conseil Permanent de Comptabilité au Congo à sa
création
1.1.1.1. Naissance du Conseil Permanent de Comptabilité au Congo à sa création
Le CPCC est un organe technique du gouvernement congolais crée
par l’ordonnance n°75-024 du février 1975. Suivant le texte précipité, le CPCC n’avait
pour objet principal que : La conception, l’organisation et la coordination de l’application
de plan comptable général avec le secrétaire général Patrice
KINZONZI MVUTUKIDI NDINDU.
Ainsi, sous les diligences du CPCC, le 16 Juillet 1976 deux importants
textes comptables seront promulgué par le président, à savoir : la loi n° 76-020 portant
Normalisation de la comptabilisation en R.D Congo et l’ordonnance n° 76150 fixant le
plan comptable général congolais en sigle « PCGC »
1.1.1.2. Mission du CPCC après la mise sur pied du plan comptable général
Après la mise sur pied du plan comptable congolais, l’organisation et le
fonctionnement du CPCC ont été profondément reformulé par l’ordonnance n° 78-164
du 21 Avril 1978 qui, tout en mettant sous tutelle du Ministère ayant les finances dans
ses attributions, lui a assigné comme objet :
La conception et la gestion du système comptable congolais ;
L’organisation et le fonctionnement de la Centrale Nationale des bilans « CNB »
;
La diffusion exclusive des imprimés du plan comptable général congolais ;
L’émission des travaux de synthèse du plan comptable général congolais ainsi
que les formulaires de réévaluation dont il a l’exclusivité en matière de
4
production et de diffusion.
Pour la réalisation de son objet, le texte précipité reconnaissant au Conseil
Permanent de la Comptabilité au Congo notamment les missions constantes à :
Élaborer de programmes ou plans dans les domaines de la comptabilité ;
Rassembler et diffuser toutes les informations et documentations relatives à
l’enseignement, à la formation comptable au niveau scolaire et professionnel ;
Contribuer à la formation et au perfectionnement dans le domaine comptable ;
Procéder à toutes études et recherches tendent à améliorer les normes comptables
établies compte tenu des nécessités de la vie économique du pays et des progrès
de la science ;
Émettre des avis sur toutes les questions touchant au domaine comptable ;
Proposer, dans l’intérêt des entreprises, de l’administration publique, et celui de
la Nation, toutes mesures relatives à l’exploitation rationnelle des comptes ;
Coordonner, en accord avec les autorités compétentes d’états, les recherches et
les actions des organismes nationaux et internationaux, ayant pour objet le
perfectionnement des méthodes comptable appliquées au Congo.
1.2. STRUCTURE ORGANIQUE DU CPCC
Le CPCC est composé de deux organes ci-après :
- Le Comité consultatif de la Comptabilité ; et
- Le Secretariat Général
1.2.1. Le comité consultatif de la comptabilité (art. 6 à 9 de l’ordonnance n° 78-164)
Le comité consultatif a pour mission : donner son avis sur les plans,
projet de textes législatifs ou réglementaire, ainsi que les suggestions que le secrétaire
général jugerait utile de lui soumettre avant leur transmission au ministère des finances.
Outre le secrétaire général du CPCC, le comité consultatif réunit les
représentants des ministères et entités ci-après, à raison :
D’un représentant du ministère plan ;
D’un représentant du ministère des finances ;
5
D’un représentant du ministère de l’économie nationale ;
D’un représentant du ministère du portefeuille ;
D’un représentant du ministère d’agriculture ;
D’un représentant du ministère du développement rural ;
D’un représentant du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche
scientifique
D’un représentant du ministère de l’enseignement du ministère primaire et
secondaire ;
D’un représentant du bureau du président de la république ;
D’un représentant de la banque centrale du Congo ;
D’un représentant du Conseil Permanent de la Comptabilité au Congo ;
D’un représentant de l’Office de gestion de la Dette publique ;
D’un représentant de l’Association National des Entreprises au Congo, dont sept
pour le secteur privé et cinq pour le secteur public et paraétatique ;
D’un représentant de l’Union National des Travailleurs au Congo ;
D’un représentant de l’Office de Promotion des Petites et Moyennes Entreprises
Congolaises.
Le comité consultatif comprend, en nombre égal, des membres effectifs et
des membres suppléants, nommés par le président de la république, sur proposition du
Ministère des Finances pour un mandat de deux ans renouvelable. Les membres de cet
organe doivent se réunir au moins quatre fois par an, sur convocation du Secrétaire
Général, ou à la demande d’au moins un quart des membres effectifs. A chaque réunion,
les membres doivent élire un président de séance, le Secrétaire Général de la comptabilité
avait des fonctions de rapporteur général au sein du comité consultatif.
1.2.2. Le secrétariat général de la comptabilité (art. 10-14 ord. 17)
Administré par un Secrétaire Général, les attributions de ces organes
consistent notamment:
À assurer l’exécution du programme et du budget approuvé par le Ministère des
Finances
À soumettre à l’avis du comité consultatif de la comptabilité, les plans, les projets
de textes législatif ou règlementaire, ainsi que toute autre suggestion ou
considération ;
6
À présenter chaque année au Ministère des Finances un rapport d’activités,
comprenant les comptes annuels ;
À diriger, à coordonner et à contrôler les activités du personnel du Secrétaire
Général, à en engager en fonction de besoins à suspendre ou à licencier le personnel
du CPCC, en conformité avec les dispositions légales en vigueur en RD Congo et
celles du règlement d’ordre intérieur du CPCC ;
À saisir le Ministère des Finances de toute question importante relative au
fonctionnement du Secrétaire Général, conformément au règlement d’ordre
intérieur du CPCC.
1.2.2.1. Fonctionnement du secrétariat du CPCC
1.2.2.1.1. Sur le plan financier et administratif
Le conseil permanent de la Comptabilité au Congo est doté d’une économie
administrative et financière. Ses ressources proviennent des subventions de l’Etat et
d’autres par des réalisations internes (mission, audit et assistance comptable, diffusion
des tableaux de synthèse).
1.2.2.1.2. Sur le plan organisationnel
Le conseil permanent de la Comptabilité au Congo est régi par un statut
particulier élaboré en 1983 par le ministre NGOLE MILIKI. Le secrétaire général peut
fixer les notes de travail pour compléter les statuts.
Le secrétariat général est composé en sept directions qui sont :
1) Direction des Etudes et normalisation comptable
Elle comprend deux divisions, à savoir :
La division des études
La division des recherches, documentation et publication.
2) La Direction de la Formation et Coopération
Cette direction est chargée de l’organisation des actions de formation
au niveau interne qu’externe. Elle procède également à la production de manuel et
ouvrage liés à la comptabilité de manière connexe. Elle est appelée à ses relations avec
les bailleurs de fonds.
Formation, recyclage et texte
7
Centre INTEC/RDC (Institut Nationale de Technique Comptable)
3) La Direction Administrative
Appelé à gérer le personnel ainsi que les patrimoines du CPCC,
organise et supervise tous les services administratifs du CPCC, établi les besoins de
coordination des activités et participe à l’élaboration de la politique administrative du
conseil, elle propose les promotions et les affectations du personnel.
4) La Direction des Astreintes
Cette direction est à la responsabilité de : Organiser les travaux de
certificat et révisions des comptes, proposer à l’audit et travaux de synthèse des agents
économique, procéder à la taxation de l’astreinte, certifier les comptes annuels des
entreprises, conseiller les Entreprise en vue d’assainir leur gestion.
5) La Direction traitements des états financiers
Exploite les différents tableaux de synthèse traités par les experts du CPCC
en vue de l’élaboration des notes d’observations envoyées aux opérateurs économiques
pour correction des états financiers et procédé à l’assistance comptable à la PMI
6) La Direction du Central National de bilans
Elle est chargée du traitement informatique des états financiers des
entreprises, du classement de ces derniers selon des critères bien précis en fonction de la
santé financière des entreprises, de procéder au diagnostic financier et économique des
entreprises sur bases des états financiers déposés au CPCC ; d’élaborer une ébauche des
comptes nationaux sur des comptes intermédiaires établis après analyse.
7) Direction Finance et comptabilité
Elle a pour mission de veiller au respect de la bonne gestion des finances et contrôler les
opérations comptables du CPCC.
8
1.3. MISSIONS DU CPCC AVEC L’ENTREE DE LA RDC A L’ESPACE OHADA
L’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires
en sigle « OHADA » a été créé le 17 Octobre 1993 à Port Louis en Ile Maurice.
L’OHADA a pour objet l’harmonisation du droit des affaires dans les Etats faisant partie
par l’élaboration des règles communes simples, modernes et adaptés à la situation de
leurs économies, par mise en œuvre des procédures judiciaires appropriées et par
l’encouragement au recours à l’arbitrage.
Le remplacement du Plan Comptable Général Congolais par le Système
Comptable OHADA n’entraine nullement la disparition du Conseil Permanent de la
Comptabilité au Congo. Le CPCC est appelé à jouer le rôle du conseil national de la
comptabilité devant travailler en parfaite synergie avec la commission de normalisation
comptable de l’OHADA (CNC-OHADA), en sus de ses missions, non contraires à
l’OHADA, lui reconnues par la législation congolaise (Organisation et fonctionnement
de la Centrale Nationale des Bilans, diffusion exclusive des imprimés des états financiers,
formation des professionnels de la comptabilité)
La commission de Normalisation Comptable de l’OHADA (CNCOHADA)
est chargée notamment de :
Élaborer tout projet de réforme des règles comptables ;
Élaborer des projets de mise à jour permanente du système comptable en ; fonction
de l’évolution juridique, économique, et financière internationale
De suivre et de veiller à la mise en application du système comptable OHADA dans
les Etats en faisant parties ;
Élaborer les projets des normes comptables sectorielles.
9
10
CHAPITRE DEUXIEME : DEROULEMENT DU STAGE
Notre stage académique au Conseil Permanent de la Comptabilité au Congo,
(CPCC), s’est déroulé en date du 26 Juin jusqu’au 26 Juillet 2023 qui était la date normale
pour la fin de notre stage, mais contenu de nos tâches académique nous avions fait une
période de 8 jours en pause pour aller passer nos examens académiques et que cet après
nos examens que nous sommes revenus pour finaliser avec le stage.
La direction de formation n’a pas tardé pour élaborer un programme
pour nous stagiaires en deux vacation :
Avant midi participation au séminaire d’immersion de comptabilité Niveau II
Apres midi initiation au traitement des tableaux de synthèses (états financiers)
avec les cadres techniques mis en notre disposition.
2.1. SEMINAIRE D’APPROPRIATION D’IMMERSION DE COMPTABILITE
NIVEAU II
Durant ce séminaire d’immersion de comptabilité niveau II, les différents
thèmes ci-dessous ont été développé par différents Expert-comptable et Cadre technique
du CPCC :
La présentation de l’OHADA : de son historique, ses objectifs jusqu’à ses
institutions.
L’organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires
est partie du pays du zone FCFA. Ce traité a été mis en pratique le 17/10/1993 à Port Luis
(Ile Maurice) modifier en 2008 au Québec (Canada).
Elle vise l’harmonisation d’un même droit des Affaires dans les Etats
partis pour l’élaboration et l’adoption des règles juridiques communes et moderne
appropriées, pour l’encouragement au recours à l’arbitrage pour le règlement des
diffèrent contractuels.
OHADA est ouvert à tous les Etats membres et non membre de l’Union
Africaine a conditions de sollicite sa candidature à l’unanimité.
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La présentation du nouvel Acte Uniforme relatif au Droit Comptable et à
l’Information Financière (A.U.D.C.I.F) : du Droit Comptable au Système
Comptable OHADA révisé.
L’Acte Uniforme relatif au Droit Comptable et à l’Information Financière (A.U.D.C.I.F)
est composé : des comptes personnels des entités ; des comptes consolides et combinés ;
du plan comptable général.
Etude et fonctionnement des comptes de la classe 1 en Système Comptable
OHADA révisé : notions fondamentales, modifications intervenues et cas
d’application.
Les comptes de la classe 1 sont de compte de passif du bilan et son de
moyens mises à l’entité de façon durable et ces comptes sont classés dans « le cycle de
financement ».
Du compte 10 à 15 : représente le financement au ressources interne :
Capitaux propres, correspondant à la somme algébrique des rubriques suivantes : capital,
réserves, report à nouveau (débiteur ou créditeur), résultat net de l’exercice, subventions
d'investissement, provisions réglementées et fonds assimilés
Du compte 16 à 19 : représente le financement au ressources externe : Dettes
financières, les emprunts et dettes assimilées ; les dettes de location acquisition ; les dettes
liées à des participations et les comptes de liaison des établissements et sociétés en
participation ; les provisions pour risques et charges.
Etude et fonctionnement des comptes de la classe 2 en Système Comptable
OHADA révisé : notions fondamentales, modifications intervenues et cas
d’application.
Classe des actifs immobilises qui sont considérer comme des biens ou
valeurs que possède une entité pour une durée de plus d’une année et qui lui procure des
avantages économiques. Au-delà de la durée, nous devons aussi tenir compte de seuil
fixé par l’entité pour l’enregistrement du bien dans le compte actif immobilisé car chaque
entité un seuil de l’immobilisation en dessous duquel un élément ne peut pas être
enregistré comme un actif immobilisé. Les actifs immobilisés sont enregistrés en
comptabilité à leurs coûts historiques, il garde cette valeur aussi longtemps qu’i sont
12
utilisé au sein de l’entité.
En ce qui concerne la nouveauté du SYSCOHADA lorsque deux biens
coexiste et leur durée d’utilité ou de vie est indépendant ainsi que l’autonomie dans leur
utilisation, il faudrait procéder à une décomposition de leur valeur et les enregistrés
séparément en comptabilité.
Ainsi, du fait de l’utilisation, le bien perd sa valeur et cette perte de valeur
(Amortissement) est calculée à la fin de chaque période ou exercice comptable. Les
amortissements sont comptabilisés par le débit du compte 68 Dotations aux
Amortissements et le crédit du compte 28 Amortissement.
Cette dotation annuelle constitue un élément d’autofinancement de
l’entité car elle permet de remplacer le bien à l’issu d’une période d’utilisation.
Etude et fonctionnement des comptes de la classe 3 en Système Comptable
OHADA révisé : notions fondamentales, modifications intervenues et cas
d’application.
Les comptes de la classe 3 enregistre les stocks, Selon le Plan comptable général
OHADA, on entend par stock, des biens et services qui interviennent dans le cycle
d’exploitation pour être :
soit vendus en l'état ou au terme d'un processus de production à venir ou en cours
: marchandises, produits finis, produits et services en cours et produits
intermédiaires ;
soit consommés en général au premier usage : matières premières, matières
consommables ainsi que les fournitures y liées.
On distingue les stocks proprement dits des en-cours.
Conformément au référentiel comptable OHADA, Les stocks proprement dits
comprennent :
les marchandises ;
les approvisionnements : matières premières et fournitures liées, matières et
fournitures consommables et emballages ;
les produits : produits intermédiaires, produits finis, produits résiduels. Les en-
cours sont des biens ou des services en cours de formation au travers le processus
13
de production ou de prestation de services à la clôture de la période. A la date de
clôture du bilan, les stocks proprement dits et les encours appartenant à l’entité
peuvent se trouver dans ses installations ou dans celles des tiers.
Etude et fonctionnement des comptes de la classe 4 en Système Comptable
OHADA révisé : notions fondamentales, modifications intervenues et cas
d’application.
Une dette est une obligation pécuniaire résultat de l’acquisition par
l’entité d’un bien ou d’une service figure dans le compte de la classe 4, le compte de la
régularisation qui sont utilisé pour repartir des charges et produits dans le temps de
manière à rattache à un exercice, les charges et produits qui le concerne.
Sont aussi regroupé dans les comptes rattachés au tiers et destinée à
enregistre soit le mode de financement (effet à recevoir) soit des dettes et créances se
rattachant à l’exercice, charge à payer, produit à recevoir.
A la clôture de chaque exercice, l’entité doit apprécie en vertu du principe de
prudence comptable s’il existe un quelconque indice une créance a subi une perte de la
créance doit être dépréciées lorsque la valeur nette comptable est supérieur à la valeur
économique réelle. Il ne doit être procéder à la compensation entre les dettes et créances
concernant un même tiers sauf lorsqu’il s’agit d’un convention tassit ou exprès.
Les créances et dettes libellés en monnaies étrangers apparaissent au bilan en
unité monétaire légale au cour d’échange en vigueur, les différences d’échange
apparaissant lors du règlement d’une échéance sont portées au comptes 656 et 756.
A la clôture de l’exercice, lorsque les créances et dettes libellés en
monnaies étrangers doivent être convertir en unité monétaire légale sur base du dernière
cours d’échange connu. (Art. 7 de l’AUDCIF)
Etude et fonctionnement des comptes de la classe 5 en Système Comptable
OHADA révisé : notions fondamentales, modifications intervenues et cas
d’application.
Les comptes de la classe 5 enregistre les opérations inhérentes des
valeurs en espèces, chèques, monnaies électronique, aux effet de commerce, titres de
14
placement, aux coupons ainsi qu’aux opérations faites avec les établissements de crédit.
Aucune compensation ne doit être effectués au bilan entre le solde débiteur et créditeur.
Les comptes de la classe 5 peuvent être assortie des dépréciations aux
provisions (une perte de valeur)
De manière générale les comptes de la classe 5 sont débité des
augmentations et crédite des diminutions.
Etude et fonctionnement des comptes des classes 6,7 et 8 en Système
Comptable OHADA révisé : notions fondamentales, modifications
intervenues et cas d’application sur la détermination du Résultat en Système
Comptable OHADA révisé.
Ces comptes des classes 6,7 et 8 en Système Comptable OHADA révisé
récapitulent les charges et les produits qui font apparaître par leur différence, le résultat
de l’exercice.
La classe 6 est destinée à enregistrer les charges par nature liées à
l’activité ordinaire de l’entreprise (charges d’exploitation et charges financières). Les
charges doivent être comptabilisées dans l’exercice au cours duquel elles ont pris
naissance sur la base d’une pièce justificative pour le montant hors TVA si la TVA est
récupérable. Elles donnent éventuellement lieu à abonnement ou à régularisation
(corrections) à la clôture de l’exercice pour rattacher à chaque exercice les seules charges
qui le concernent et toutes celles-ci. Les charges sont des emplois définitifs ou des
consommations de valeurs décaissées ou à décaisser par l’entreprise : soit en contrepartie
de marchandises, approvisionnements, travaux et services consommés par l'entreprise,
ainsi que des avantages qui leur ont été consentis ; soit en vertu d'une obligation légale
que l'entreprise doit remplir ou encore, soit exceptionnellement, sans contrepartie directe.
Les comptes de la classe 7 enregistrent les produits liés à l’activité
ordinaire de l’entreprise. Ils résultent en principe de la vente de biens ou de services, de
la production de biens ou de services non encore vendus ou livrés à soi-même. Doivent
être rattachés à l’exercice, tous les produits le concernant effectivement et ceux-là
seulement. A la clôture de l’exercice, ces produits donnent éventuellement lieu à
régularisation dans le respect du principe de séparation des exercices.
15
Les produits comprennent les sommes ou valeurs reçues ou à recevoir :
soit en contrepartie de la fourniture par l'entreprise de biens, travaux, services,
ainsi que des avantages qu'elle a consentis ;
soit en vertu d'une obligation légale existant à la charge d'un tiers ; soit
exceptionnellement sans contrepartie.
Les produits comprennent également pour la détermination du résultat
de l'exercice :
la production stockée au cours de l'exercice ;
la production immobilisée ;
les reprises sur amortissements et provisions ;
le prix de cession d'éléments d'actifs cédés, détruits ou disparus ; le transfert de
charges.
Les produits découlent d’opérations qui accroissent l’actif net de
l’entreprise. Un produit est considéré comme acquis dès que l’opération qui l’a engendré
est définitive, même si son montant n’est pas encore perçu.
Les produits sont comptabilisés hors taxes collectées. La TVA sur les
ventes est à enregistrer dans les subdivisions appropriées du compte 44 « Etat et
collectivités publiques ».
La classe 8 du référentiel comptable de l’OHADA est destinée à
l’enregistrement des charges et des produits qui ne se rapportent pas à l’activité ordinaire
et n’ont donc pas leur place dans les classes 6 et 7.
Les charges hors activités ordinaires de l’entreprise et sont
désignées par les comptes à deux chiffres à terminaison impaire. Il s’agit de :
Compte 81 Valeurs comptables des cessions d’immobilisations ;
Compte 83 Charges hors activités ordinaires ;
Compte 85 Dotations hors activités ordinaires ;
Note importante : Les comptes 87 « Participation des travailleurs » et 89 « Impôts sur
16
le résultat » sont des prélèvements effectués sur le résultat avant impôt sur base des
dispositions fiscales et des clauses contenues dans les conventions collectives. Ils ne sont
donc pas des comptes de charges.
Les produits hors activités ordinaires de l’entreprise et sont
désignées par les comptes à deux chiffres à terminaison paire :
Compte 82 produits de cessions d’immobilisations
Compte 84 produits HAO
Compte 86 reprises de charges, provisions et dépréciations HAO ;
Compte 88 subventions d’équilibre.
2.2. INITIATION AU TRAITEMENT DES TABLEAUX DE SYNTHESES
(ETATS FINANCIERS)
Le déroulement de l’initiation au traitement des tableaux de synthèses (états
financiers) avec les cadres techniques mis en notre disposition.
Pour rappel, l’une des missions confie au CPCC pour l’ordonnance-Loi
n° 78-164 du 21 Avril 1978 est de construire une centrale nationale de Bilan.
Au regard de cette mission, le Conseil Permanent de la Comptabilité au
Congo (CPCC) est chargé de traiter les états financiers des entités de toute la république
pour émettre un avis sur la fiabilité et l’image fidèle de celle-ci par l’entremise de la
centrale nationale de Bilan, qui est une direction ou organe chargé de produire la centrale
de bilan qui reprend les informations macroéconomique de tous les secteurs économique
en vue de fournir des informations aux investisseurs sur l’état de santé d’une économie.
Ainsi, dans le souci d’une représentation d’une image fidèle et d’éviter une falsification
de l’information que le CPCC a le monopole de diffuse les imprimés regroupent les états
financiers en deux volets :
Le volet 1 : Etats financiers & notes aux comptes « comporte le Bilan, le Compte
de résultat, le Tableau des flux de trésorerie ainsi que les trente-six Notes annexes
;
Le volet 2 : Données statistiques et fiscales.
17
Toute entité astreinte à tenir une comptabilité doit transmettre ses états
financiers annuels aux différents destinataires dans les délais prévis par les dispositions
règlementaires en vigueur :
DGI (Direction Générale des impôts) au plus tard 30 Avril N+1 (Copie Blache) ;
CPCC (Conseil Permanent de la Comptabilité au Congo) au plus tard 30 Juin N+1
(Copie jaune) ;
RCCM (Registre de commerce et crédit mobilier) au plus tard la fin du mois qui
suit leur approbation (Copie jaune) ;
Ministère de l’Economie Nationale : au plus tard mi-Juin N+1 (Copie Bleu) ;
La transmission des états financiers s’effectuer en utilisant exclusivement
les imprimes diffusée par le CPCC s’effectuer en utilisant exclusivement les imprimes
diffusée par le CPCC. Et le retard dans la transmission au CPCC est puni d’une
astreinte par jour de retard.
Les ses états financiers produits par les opérateurs économiques sont
transmis au plus tard le 30 juin de l’année N+1 au CPCC et servent à la production d’un
important document appelé « centrale des bilans » qui en réalité, est sousbanque des
données économico-financières indispensables à l’élaboration d’une politique macro-
économique cohérente du pays.
Pour produire ce document qui permet d’appréhender la situation
économique du pays à travers les agents économiques, le CPCC dispose dans son
organisation structurelle, de deux directions (la Direction du Centre de tenue de
Comptabilités et la Direction de la Centrale Nationale des Bilans) qui sont entre autre
chargées de recueillir et d’explorer, après leur vérification et analyse des données et
informations contenues dans les états financiers transmis au CPCC dans le but de réaliser
des études spécifiques à caractère sectoriel ou global ainsi que les profils des entreprises.
Pour être admis à la Centrale Nationale des Bilans, les états financiers de
l’entreprise sont préalablement soumis au contrôle des Experts du CPCC et doivent
satisfaire à certains tests ou contrôles notamment :
Le contrôle de conformité
Le contrôle de matérialité ou d’exactitude et
18
Le contrôle de cohérences
Les trois contrôles cités ci-haut peut être résumer de manière non
exhaustives à ces diffèrent points :
Les imprimés doivent être remplis à l’encre indélébile, de façon lisible et sans
décalage de lignés. Ils ne doivent comporter ni rature ni surcharge. Les états
financiers illisibles et/ou comportant des ratures et surcharges sont réputés nuls
et non fiables.
Toutes les sommes figurant dans les différentes pages des états financiers sont
arrondies au Franc congolais entier.
Les informations numériques sont cadrées à droite (notamment les montants
figurant dans des cases ou colonnes). Celles alphabétique sont cadrées à gauche.
Tous postes, colonnes et rubriques existants des imprimés doivent être utilisées.
Les valeurs nulles sont matérialisées par un zéro ou un trait.
Excepté le cas des autres fonds propres, aucune rubrique ne peut être crée.
Les états financiers transmis au CPCC et aux autres destinataires légaux doivent
être complets, c’est-à-dire comporter l’ensemble des tableaux ou états, même si
certains sont inutilisés. Dans ce cas, il y a lieu de marquer la mention « néant »
sur le tableau.
Remarque : Les renseignements ci-après reviennent systématiquement sur chaque page
même dans les cas où la mention « néant » y est inscrite :
A l’en-tête de chaque page :
Dénomination sociale de l’entreprise ;
N° d’identification fiscale ; Exercice clos le ;
Durée (en mois).
Au bas de chaque page :
Certifié sincère et conforme aux règles du Système Comptable ONADA ;
Nom ;
Qualité ;
Signature et date.
19
Si après ces trois contrôles, constate que les états financiers qui étaient
transmis au CPCC comportent des erreurs et irrégularités qui ne rendent pas aisée leur
exploitation à la Centrale Nationale des Bilans, le CPCC le fait savoir à l’opérateur
économique concerné en lui adressant une lettre appelée « Note d’observation ».
Cette Note d’observation reprend la manière détaillée et sous forme des
remarques ou d’observations, les principales anomalies, erreurs et/ou incohérences
relevées lors du contrôle des états financiers.
20
CONCLUSION
Au terme de ce moment marquant la fin du stage que nous
avons passée sous la supervision de nos différents encadreurs, cela nous a été très
profitable dans la mesure où les différents moments d’apprentissage nous ont familiarisés
avec la pratique professionnelle de notre domaine.
Etant donné la qualité des thèmes développe et l’expertises des
animateurs il nous a ouvert d’autres horizons notamment dans le domaine de la
comptabilité ou point que nous ne regrettons pas d’avoir passé notre temps au Conseil
Permanent de la Comptabilité au Congo, quoique n’étant pas allé avec la pratique jusqu’à
la fin, nous ne pouvons, nous abstenir de toutes les choses apprissent tout au long de notre
stage acdemique.
Nous avons eu à rencontrer quelques difficultés lors de notre
stage, et pour cela nous demandons aux encadreurs de bien faire la différence entre des
personnes venues en formation, de celles pour le stage académique et pour le stage
professionnel.
En effet les thèmes développés au séminaire d’appropriation du système
comptable OHADA révisé en RDC et initiation au traitement des tableaux de synthèses
(états financiers), nous a permis davantage d’avoir des connaissances et informations sur
la comptabilité et la pratique professionnelle. Ainsi, il apparait clairement que la période
de stage académique pour tout finaliste est très nécessaire car il ouvre pour lui les
horizons et les aptitudes professionnelles.
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TABLE DES MATIERES
AVANT-PROPOS .................................................................................................. 1
INTRODUCTION .................................................................................................. 3
CHAPITRE PREMIER : PRESENTATION DU CONSEIL PERMANENT DE LA
COMPTABILITE AU CONGO (CPCC) ...................................................................... 4
1.1. HISTORIQUE ................................................................................................. 4
1.1.1. Naissance et missions du Conseil Permanent de Comptabilité au Congo à
sa création .................................................................................................................. 4
1.2. STRUCTURE ORGANIQUE DU CPCC ............................................................... 5
1.2.1. Le comité consultatif de la comptabilité (art. 6 à 9 de l’ordonnance n° 78-
164) ............................................................................................................................. 5
1.2.2. Le secrétariat général de la comptabilité (art. 10-14 ord. 17) ..................... 6
1.3. MISSIONS DU CPCC AVEC L’ENTREE DE LA RDC A L’ESPACE OHADA ............... 9
CHAPITRE DEUXIEME : DEROULEMENT DU STAGE ..............................................11
2.1. SEMINAIRE D’APPROPRIATION D’IMMERSION DE COMPTABILITE NIVEAU II 11
2.2. INITIATION AU TRAITEMENT DES TABLEAUX DE SYNTHESES ........................17
(ETATS FINANCIERS)...........................................................................................17
CONCLUSION .....................................................................................................21
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