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Introduction

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C2 - Confidential

INTRODUCTION :

Nos océans, essentiels à la santé de la planète, sont gravement menacés par la


pollution marine. Plastiques envahissants, produits chimiques toxiques et rejets agricoles
s'accumulent dans nos mers, mettant en péril les écosystèmes marins. Cette pollution ne se
contente pas de détruire des habitats naturels ; elle menace également la biodiversité et les
ressources alimentaires indispensables à des millions de personnes. 80% de la pollution
marine est d'origine terrestre.

Les océans, véritables sources de vie, couvrent plus de 360 millions de kilomètres
carrés, soit environ 72 % de la surface de la Terre. Ils fournissent non seulement des
ressources naturelles cruciales pour l'humanité, mais jouent également un rôle essentiel
dans le commerce, le transport, l'aventure et la découverte. Historiquement, les océans ont
séparé les peuples tout en facilitant leurs rencontres.

Aujourd'hui, grâce à des cartes détaillées des continents et des voies de transport terrestres,
maritimes et aériennes, nous comprenons mieux notre planète. Une large majorité de la
population mondiale vit à moins de 320 kilomètres de la mer, illustrant l'importance continue
des océans dans nos vies quotidiennes.

Malheureusement, les océans font face à des menaces sévères dues à quatre types
majeurs de pollution. La pollution par les déchets, notamment le plastique, envahit les eaux
et met en danger la faune marine. Les substances chimiques, provenant de diverses
industries et de l'agriculture, se déversent dans les océans, perturbant les écosystèmes et
accumulant des toxines dans la chaîne alimentaire.
Les sources sonores, telles que le bruit des navires et des activités d'exploration, perturbe la
communication et la navigation des animaux marins, notamment les mammifères tels que les
baleines et les dauphins. Enfin, les énergies, incluant les rejets de chaleur des centrales et
les marées noires issues de l'exploitation pétrolière, altèrent les habitats marins et leur
biodiversité.

Nous vous invitons à plonger avec nous au cœur des fonds marins pour découvrir les
impacts de la pollution marine.

Pollution Par les déchets :

Les plastiques pénètrent l'environnement marin à chaque étape de leur cycle de vie,
principalement en raison d'une gestion inefficace des déchets. Chaque année, entre
8 et 15 millions de tonnes de plastiques issus des continents polluent nos océans.
Les principales sources de cette pollution plastique sont nombreuses.

Les apports continentaux, par exemple, représentent jusqu'à 2,4 millions de tonnes
par an. Transportés par les fleuves et rivières, les plastiques proviennent aussi des
décharges illégales, des effluents des stations d'épuration, des surverses, ainsi que
des activités littorales comme le tourisme. Les activités maritimes ne sont pas en
reste. Le trafic maritime, comprenant les pertes accidentelles de conteneurs et de
cargaisons, ainsi que les industries de la pêche et de l'aquaculture, sont
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responsables chaque année de 600 000 tonnes d'engins de pêche perdus. Dans des
régions comme la mer du Nord, jusqu'à 100% des déchets marins proviennent de la
pêche.

Par ailleurs, les microplastiques, des fragments de plastique de moins de 5 mm,


proviennent de sources variées comme les emballages à usage unique, les fibres
textiles relâchées lors des cycles de lavage et l'usure des pneus. Les plastiques dans
l'océan ne se dégradent pas rapidement ; ils persistent pendant des décennies, se
fragmentant progressivement en microplastiques et nanoplastiques. Selon leur
densité, ces particules peuvent flotter à la surface, couler ou se déposer dans les
sédiments marins.

Pour donner une idée de l'ampleur de cette pollution, environ 270 000 tonnes de
plastique flottent à la surface des océans, une fraction seulement de la pollution
totale. Les microplastiques représentent 90 % en nombre des plastiques flottants,
mais seulement 10 % en poids. En Méditerranée, certaines zones atteignent des
concentrations de 64 millions de particules par kilomètre carré. En se dégradant, les
plastiques libèrent des produits chimiques toxiques tels que les phtalates, les
bisphénols et les polychlorobiphényles, nocifs pour la faune marine et, par
conséquent, pour la chaîne alimentaire humaine.

Les conséquences sur les écosystèmes marins sont désastreuses. Les plastiques
causent des problèmes d’ingestion, d'enchevêtrement et de destruction des habitats
naturels. Les plastiques flottants servent aussi de supports pour diverses espèces
marines, créant des "radeaux" qui facilitent l'invasion d'espèces exotiques, perturbant
ainsi les écosystèmes locaux. Par exemple, après le tsunami au Japon en 2011, 300
espèces ont été transportées jusqu'aux côtes américaines sur des débris plastiques.

Les impacts sur la faune marine sont également inquiétants. Les grands animaux
marins, tels que les tortues, les mammifères marins et les oiseaux, sont
régulièrement trouvés piégés dans des filets fantômes ou d'autres déchets
plastiques. En laboratoire, il a été démontré que l'exposition des huîtres aux
microplastiques réduit de 50 % la production de gamètes et ralentit la croissance de
leur descendance de 20 %. L'ingestion de microplastiques peut également obstruer
les systèmes digestifs des poissons et autres espèces marines, perturber la
digestion et diminuer l'absorption des nutriments, induisant du stress cellulaire et
affectant des fonctions vitales comme l'immunité et la reproduction. En outre, les
microplastiques peuvent agir comme des vecteurs de polluants chimiques, amplifiant
les effets toxiques déjà présents dans l'océan. Certains additifs présents dans les
plastiques, tels que les retardateurs de flamme bromés ou les nonylphénols, sont
particulièrement dangereux pour la santé des organismes marins, perturbant leurs
systèmes hormonaux."

Pollution par les substances chimiques :


Les substances chimiques, contaminants nocifs introduits dans l'environnement
marin par les activités humaines, peuvent avoir des effets dévastateurs sur les
ressources biologiques, poser des dangers pour la santé humaine, entraver les
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activités marines, altérer la qualité de l'eau de mer et réduire la valeur des services
fournis par les écosystèmes marins.

Chaque année, des millions de tonnes de substances chimiques pénètrent dans nos
océans. Ces substances proviennent principalement d'activités industrielles,
agricoles et domestiques. L'agriculture est une source majeure, avec environ 2,4
millions de tonnes de pesticides et de fertilisants se retrouvant dans les fleuves et les
rivières, finissant par polluer les mers. Industriellement, des métaux lourds comme le
mercure et le plomb, ainsi que des hydrocarbures issus des déversements pétroliers,
contribuent de manière significative à cette pollution.

Les pesticides, destinés à protéger les cultures, se retrouvent régulièrement dans les
systèmes aquatiques, créant des zones mortes où presque aucune vie marine ne
peut survivre. Les nitrates et phosphates issus des engrais agricoles provoquent des
proliférations d'algues nuisibles, appelées eutrophisation, qui consomment l'oxygène
de l'eau et tuent poissons et autres organismes marins. Les études estiment que 400
zones mortes existent dans le monde, couvrant une superficie de plus de 245 000
km², soit presque la taille du Royaume-Uni.

Les métaux lourds, tels que le mercure et le plomb, sont des polluants extrêmement
dangereux. Le mercure, par exemple, est libéré dans l'environnement par la
combustion de charbon ainsi que certaines activités minières. Une fois dans l'océan,
il se transforme en méthylmercure, une neurotoxine puissante qui s'accumule dans
les chaînes alimentaires. Les poissons prédateurs, comme le thon et l'espadon,
accumulent ces toxines, posant de graves risques pour les consommateurs humains.
L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a signalé que l'exposition au
méthylmercure peut affecter le développement cognitif des enfants et entraîner des
problèmes cardiovasculaires chez les adultes.

Les hydrocarbures, provenant principalement des déversements de pétrole et des


activités de transport maritime, sont également une source de grave préoccupation.
Des accidents pétroliers célèbres, comme la marée noire du golfe du Mexique en
2010, ont libéré des millions de barils de pétrole dans la mer, causant des dégâts
environnementaux considérables. Les hydrocarbures se dispersent rapidement et
ont des impacts dévastateurs sur la faune et les habitats marins. Les oiseaux de
mer, recouverts de pétrole, perdent leur capacité à voler et leur isolation thermique,
souvent avec des conséquences fatales. Les coraux, essentiels à la biodiversité
marine, sont également particulièrement sensibles à ces polluants.

Les produits chimiques ménagers, tels que les détergents, les produits de nettoyage
et les médicaments, trouvent également leur chemin vers les océans. Les résidus de
ces produits, chargés de substances nocives, sont détectés dans les eaux côtières et
perturbent les processus biologiques des espèces marines. Les hormones
synthétiques, par exemple, interactuent avec les systèmes endocriniens des
poissons, causant des anomalies de reproduction et de développement.

Face à ces menaces, la gestion et la réduction des substances chimiques dans


l'environnement marin doivent devenir une priorité. Il est crucial de renforcer les
réglementations, de promouvoir des pratiques agricoles et industrielles durables, et
d'améliorer la gestion et le traitement des déchets domestiques. Prendre des
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mesures immédiates et concertées est indispensable pour protéger la santé de nos


océans et garantir la survie des écosystèmes marins pour les générations futures.

Pollution par les énergies :

Les énergies, en particulier sous forme de chaleur due au réchauffement climatique,


ont des effets profonds et durables sur les océans. Près de 90 % de la chaleur
générée par le réchauffement climatique d'origine humaine est stockée dans les
océans. Entre 2005 et 2019, les 2 000 mètres supérieurs de l'océan ont absorbé en
moyenne 2,5 millions de térawattheures de chaleur par an, soit près de 15 fois la
consommation mondiale totale d'énergie primaire en 2022. Il est indéniable que la
couche supérieure de l'océan (jusqu'à 700 mètres) s'est réchauffée depuis les
années 1970, principalement sous l'influence humaine.

Au cours des 15 dernières années, la chaleur accumulée dans les océans a


augmenté de près de 50 % par rapport à celle accumulée au cours des 50 années
précédentes. Ce réchauffement est responsable d'environ 30 à 40 % de l'élévation
contemporaine du niveau de la mer, car l'eau se dilate lorsqu'elle est chauffée. Ce
réchauffement rend également les vagues de chaleur marine plus probables ; le
nombre de ces vagues a doublé depuis 1982.

La chaleur océanique affecte non seulement les températures, mais entraîne


également une désoxygénation. Depuis les années 1950, l'océan a perdu environ 2
% de son oxygène dissous, un phénomène lié au réchauffement des eaux. Ce
réchauffement est considéré comme irréversible sur des centaines, voire des milliers
d'années, et provoque une élévation continue du niveau de la mer.

Les conséquences du réchauffement océanique sur la biodiversité sont alarmantes.


Jusqu'à environ 2 000 mètres de profondeur, les océans abritent une grande
diversité de faune et de flore marines. Ces couches sont les plus touchées par le
réchauffement, ce qui a des effets négatifs sur les écosystèmes marins et perturbe
les systèmes alimentaires marins. La baisse de la productivité des pêcheries conduit
à la perte de moyens de subsistance et de sécurité alimentaire pour de nombreuses
communautés.

La stratification de l'océan, causée par la réduction du brassage océanique, affecte la


distribution des nutriments dont dépendent les producteurs primaires marins. Ce
phénomène a également des répercussions sur les schémas météorologiques,
augmentant la fréquence et l'intensité des événements graves comme les cyclones
tropicaux et les inondations.

Le réchauffement des océans pourrait également avoir un impact sur la circulation


thermohaline et les processus d'upwelling, perturbant les courants océaniques
essentiels à la régulation du climat mondial. La désoxygénation, due à la capacité
réduite de l'eau chaude à retenir l'oxygène, aggrave encore les conditions de vie
pour la faune marine.
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Finalement le cycle du carbone est affecté par le réchauffement des océans,


réduisant la capacité des océans et des écosystèmes marins à absorber le carbone.
Cette accumulation de chaleur contribue également à la fonte des plates-formes
glaciaires et de la glace de mer, compromettant le rôle crucial des régions polaires
dans la circulation océanique et notre système climatique global.

Il est clair que le réchauffement des océans, causé par l'accumulation de chaleur,
engendre une cascade d'effets négatifs sur l'environnement marin et les
écosystèmes qui en dépendent. La prise de mesures immédiates et concertées pour
réduire les émissions de gaz à effet de serre et ralentir le réchauffement climatique
est indispensable pour protéger la santé et la stabilité des océans.

Pollution par les énergies :

La pollution sonore sous-marine se réfère aux bruits générés par des activités
humaines telles que la navigation, l'exploration pétrolière et la construction sous-
marine. Selon l'ONU, cette forme de pollution constitue une menace sérieuse pour
l'atteinte de l'objectif de développement durable 14, qui vise à conserver et utiliser de
manière durable les océans et leurs ressources.

Chaque année, des dizaines de milliers de navires commerciaux parcourent les


océans, produisant un bruit continu qui perturbe la vie marine. Les bruits de moteurs,
de sonars et des hélices s'ajoutent aux sons naturels des océans, augmentant
considérablement le niveau de bruit sous-marin. En 2019, l'activité de forage et
d'exploration pétrolière en mer a atteint un niveau record, utilisant des explosions
sismiques pour explorer les fonds marins, des détonations aussi bruyantes qu'un
avion à réaction.

Les sons produits par ces activités peuvent parcourir des milliers de kilomètres sous
l'eau, perturbant l'écosystème marin bien au-delà de leur source. Les mammifères
marins, comme les baleines et les dauphins, qui dépendent du son pour la
communication, la navigation, l'alimentation et la reproduction, sont particulièrement
affectés. Des études ont montré que le bruit peut provoquer un stress aigu chez ces
animaux, altérant leur comportement et réduisant leur efficacité reproductive. Par
exemple, les baleines à bosse, dans des conditions normales, sont capables de
communiquer sur plusieurs centaines de kilomètres, mais en présence de bruits
anthropiques, cette portée peut être réduite à quelques dizaines de kilomètres.

Le bruit sous-marin peut également interférer avec les systèmes de sonar


d'écholocalisation des dauphins, affectant leur capacité à chasser et à éviter les
prédateurs. Des cas de mâchoires fracturées et de saignements internes chez des
dauphins échoués ont été attribués à des niveaux élevés de bruit sous-marin. En
2002, près de 14 baleines se sont échouées dans les îles Canaries après un
exercice militaire utilisant des sonars à basse fréquence, montrant des signes
d'hémorragies et de lésions auditives.
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La pollution sonore sous-marine affecte également d'autres espèces marines comme


les poissons, les calmars et même le plancton. Les poissons, exposés à des sons de
faible fréquence, montrent souvent des comportements de fuite, altérant leur
capacité à se nourrir et à se reproduire. Les calmars, quant à eux, ont été observés
avec des lésions internes après des expositions prolongées au bruit. Même le
zooplancton, essentiel à la chaîne alimentaire marine, n'est pas épargné ; des études
ont montré que les explosions sismiques peuvent réduire leur abondance de 30 à 60
% dans des zones exposées.

TRANSITION VERS L’IA :

Mais dans ce flot de mauvaises nouvelles existe une lueur d'espoir : l'intelligence
artificielle, l'innovation qui a marqué notre décennie. Grâce à des algorithmes
avancés et une analyse de données à une échelle sans précédent, l'IA offre des
moyens révolutionnaires pour surveiller, analyser et atténuer les impacts de la
pollution marine.

Les chercheurs utilisent désormais l'intelligence artificielle pour traiter d'énormes


volumes de données océaniques récoltées par des satellites, des drones sous-
marins et des capteurs déployés à travers le monde. Ces technologies permettent de
cartographier en temps réel les zones les plus touchées par la pollution, de
modéliser la dispersion des polluants, et même d'identifier les sources principales de
contamination.

Solution utilisant l’IA :

Cette technologie a déjà fait ses preuves. Des chercheurs de l'École Polytechnique
Fédérale de Lausanne (EPFL) et de l'Université de Wageningen ont développé un
modèle d'intelligence artificielle capable d'identifier avec précision les objets
plastiques flottants sur des images satellites. Grâce à ce modèle, appelé à devenir
un outil essentiel dans la lutte contre la pollution marine, la détection des déchets
plastiques dans les océans a atteint un niveau de précision sans précédent.

Le modèle d'IA analyse des images satellites, notamment celles capturées par le
satellite Sentinel-2, pour identifier la présence de plastiques marins. Il est capable de
traiter des images même dans des conditions difficiles, comme sous une couverture
nuageuse. Ce niveau de sophistication est rendu possible grâce à l'entraînement
intensif du modèle, qui a été réalisé sur des milliers d'exemples fournis par des
spécialistes en télédétection et océanographie.

Les données générées par ce modèle sont ensuite utilisées par des organisations
telles que The Ocean Cleanup pour cibler efficacement leurs opérations de
nettoyage.

The Ocean Cleanup a déployé des Intercepteurs dans huit pays pour empêcher le
plastique d'atteindre les océans en interceptant les déchets dans les rivières. Ces
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dispositifs ciblent les sources principales de pollution plastique, interceptant les


déchets avant qu'ils n'atteignent les grands plans d'eau. Grâce à ces initiatives,
l'organisation a dépassé la barre des 10 millions de kilogrammes de déchets retirés
des cours d'eau et des océans, un accomplissement monumental dans la lutte contre
la pollution marine.

En parallèle de solution déjà éxistante, des travaux de recherches sont encore en cours. Les
travaux de recherche sur l'intelligence artificielle appliqués aux océans ne se limitent pas à la
détection et à la prévision. L'IA est également explorée pour la restauration des habitats
marins, en optimisant le placement et la gestion des récifs artificiels et des herbiers marins.

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