Traitement des Eaux Usées à Chenoua
Traitement des Eaux Usées à Chenoua
MEMOIRE
En vue de l’obtention du diplôme de Master II en Sciences de la nature et de la vie.
THEME
Présenté par :
Notre plus grand remerciement tout d’abord à Dieu tout puissant, qui
grâce à lui nous avons pu arriver à ce stade et réaliser ce modeste travail.
A ma chère mère, en hommage à tous les sacrifices qui a fait consenti pour moi
durant mes années d'études. Aucune dédicace, aucun mot ne saurait exprimer
réellement mon profond amour, mon respect et ma vive gratitude
A Mon père après tout les efforts qui a fait et qu’il fait encoure et toujours pour
le bien de notre famille
A mes frères : Abdelwahab, yakoub et Idriss qu’ils trouvent ici tout ma gratitude
pour leur soutient tout au long de mes étude
A ma chère sœurs Sihem
Fatima
Dédicace
NADRI Aouicha
Résumé
Mot clés : Eau usée brute, Eau usée épurée, Station d’épuration de Chanoua, Paramètres
physico-chimiques, Paramètres bactériologiques,
Abstract
Sampling was carried out at the wastewater treatment plant in Chanoua. Two
samples per month for physicochemical analyzes and one sampling per month for
bacteriological analyzes, analyzed at the Chenoua and Kouba (Algiers) laboratory level.
The physicochemical and bacteriological results obtained revealed that the raw
wastewater entering the WWTP has a relatively high organic, nitrogen and bacteriological
pollution. For purified water, the treatment efficiencies for suspended solids (TSS),
chemical oxygen demand (COD), biochemical oxygen demand (BOD5), orthophosphates
and ammonia are respectively 92%, 82% 82% %, 86%, 71% and 78%.
Keyword (s): Raw waste water, processed wastewater, Chanoua wastewater treatment
plant, Physicochemical parameters, Bacteriological parameters.
ا
*) ! و %ا ! "# $و ا ' ا& %ا ن *) ا ( . ا ى ا ا ت
ى 1 ,ة , -زة و ,ا #3 - ,.ا! . - & 2. " %ا, ' ا& %ا ا(
6ث ; ي ازو)6 6ي %ا ! "# $و ا ! 5 6ا ان ه ا 9ف ا ) 9ا 8ا ا ا ا
!) و را Eا اد ا " *. . و B$6 )-او Aا !@ دود" 8.6ر ب , - ! - 92 و
ك #و $K * Lت 82ر ب 78 ا 82 ' 3 F )& ,ر ب ! - 86و ' J )* ! - 82ان 8ل ازا N ' %
ا ا ). ! -و ! - 71
ث )ا )8 6د %ا 6 6 QL $وا"( "( ) و -ت و& د 8ة ا & 5 6 " %ا, ا
ا ; ي.
- .دا! ا (.% S 6فR -ا ( % & 8ة *) ا * ( ة ا
SOMMARE
Liste des abréviations
INTRODUCTION...............................................................................................1
I.4.1.1 Prétraitement……………………………………………………………..11
II.2.1.1 Prétraitement…………………………………………………………….23
II.3.1 Matériel………………………………………………………….Annexe IV
II.3.2 Méthodes………………………………………………………………….36
CONCLUSION…………………………………………………………………65
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES……………………………………….67
Liste des tableaux
l’organisation mondiale de la santé (OMS) respective pour les eaux usées (Annexe III)
Tableau 12 : Les normes internationales des bactéries (CT, CF, SF) selon l’organisation
mondiale de la santé (OMS ,2013) respective pour les eaux usées (Annexe III)
Figure 36: Variation des moyennes mensuelles de la température (°C) des eaux brutes
(E.B) et épurées (E.E) en fonction du temps (mois)………………………………………… 49
Figure 37 : Variation des moyennes mensuelles du pH en fonction du temps (Mois) des eaux
brutes (E.B) et épurées (E.E)………………………………………………………………... 50
Figure 38 : Variation des moyennes mensuelles de la conductivité des eaux brutes (E.B) et
épurées (E.E) en fonction du temps (mois)………………………………………………….. 51
Figure 39 : Variation des moyennes mensuelles des MES des eaux brutes (E.B) et épurées
(E.E) en fonction du temps (mois)…………………………………………………………... 52
Figure 40 : Variation des moyennes mensuelles de DBO5 des eaux brutes (E.B) et épurées
(E.E) en fonction du temps (mois)…………………………………………………………... 53
Figure 41 : Variation des moyennes mensuelles de DCO des eaux brutes (E.B) et épurées
(E.E) en fonction du temps (mois)…………………………………………………………... 55
Figure 42 : Variation des moyennes mensuelles de l’azote total des eaux brutes (E.B) et
épurées (E.E) en fonction du temps (mois)………………………………………………….. 55
Figure 43 : Variation des moyennes mensuelles de l’azote ammoniacale des eaux brutes
(E.B) et épurées (E.E) en fonction du temps (mois)………………………………………… 56
Figure 44 : Variation des moyennes mensuelles de nitrate des eaux brutes (E.B) et épurées
(E.E) en fonction du temps (mois)…………………………………………………………... 57
Figure 45 : Variation des moyennes mensuelles de phosphore total des eaux brutes (E.B) et
épurées (E.E) en fonction du temps (mois)………………………………………………….. 58
Figure 46 : Variation des moyennes mensuelles de phosphore total des eaux brutes (E.B) et
épurées (E.E) en fonction du temps (mois)…………………………………………………...59
Figure 52 : Taux de germes (CT, E. coli, E.I) dans les eaux brutes………………………... 63
Figure 53: Taux de germes (CT, E. coli, EI) dans les eaux traitées………………………… 63
Liste des abréviations
Depuis les années 80, l’Algérie a engagé un vaste programme de réalisation des
stations d’épuration. Cependant, une grande partie de ces stations fonctionnent avec des
rendements épuratoires souvent faibles si elles ne sont pas déjà à l’arrêt.
La dépollution des eaux usées urbaines nécessite une succession d’étapes faisant
appel à des traitements physique, physico-chimique et biologique. En dehors des plus gros
déchets présents dans les eaux usées, l’épuration doit permettre, au minimum, d’éliminer la
majeure partie de la pollution carbonée. Certains procédés permettent même l’élimination
de l’azote et du phosphore. Une grande majorité de ces polluants sont transférés de la
phase liquide vers une phase concentrée boueuse (Salghi, 2001).
1
Introduction
Le procédé d’épuration à boue activée est le procédé le plus utilisé en Algérie pour
traiter les eaux usées (EU). Bien que les performances épuratoires et la fiabilité de ce
procédé soient approuvées, plusieurs types de dysfonctionnements peuvent apparaître. Le
plus fréquent est le développement excessif de bactéries filamenteuses, susceptibles
d’entraîner une dégradation de la décantation des boues (consécutive à l’augmentation de
l’indice de boue) ou un moussage stable (Kenkins, David ; 1986).
Notre travail se présente en deux parties, une première partie bibliographique qui
regroupe le nécessaire des connaissances théoriques en rapport avec notre thème selon un
plan subdivisé en différentes parties à savoir, rappels sur l’eau, généralité sur les eaux
usées, l’épuration des eaux usées. Une deuxième partie expérimentale qui s’intéresse le
matériels et les méthodes utilisés, la présentation des résultats de traitement des données
obtenus et leur interprétation et enfin une conclusion.
2
Chapitre I Synthèse bibliographie
II.L’épuration en Algérie
La STEP actuelle de Baraki a une capacité épuratoire de 900 000 Eq/hab. Pour un
débit moyen théorique de 147000 m3/j. Initialement mise en service en 1989, cette station
n’a plus fonctionné pendant une longue période, jusqu’à sa réhabilitation récente. Une
extension est en cours de réalisation pour doubler sa capacité de traitement. Le programme
défini dans le Schéma Directeur prévoit le raccordement de gros collecteurs (Pointe
Pescade) sur le réseau alimentant la STEP de Baraki. Deux extensions ultérieures sont
prévues, ce qui portera sa capacité à 1 800 000 Eq/hab. en 2015 et 3600000 Eq/hab à
l’horizon 2020. Cette station a reçu en moyenne 63.400 m3/jour en 2013 et produit 12.200
tonnes de boues à 23.9 % de siccité. Les performances de traitement permettent de garantir
une conformité du rejet supérieur à 99% et un rendement d’élimination de la pollution
supérieur à 95%.
17
Chapitre I Synthèse bibliographie
Le territoire de la wilaya de Tipaza couvre une superficie de 1 707 km2, soit 0.072%
du territoire national, qui se répartit en : Montagnes (336 km2) ; Collines et piémonts (577
18
Chapitre I Synthèse bibliographie
km2); Plaines (611 km2); autres (183 km2). Elle se compose de 28 communes et 10 Daïrates.
Sa population est de 630 000 habitants (2013) soit une densité moyenne de 370 habitants
au km².
http://www.seaal.dz/qui-sommes-nous/metiers/assainissement/epuration-des-eaux/
19
Chapitre II Matériel et méthodes
Historique
La collecte des eaux usées vers la STEP est assurée par un réseau principal dit
unitaire c’est-à-dire qu’il collecte les eaux usées domestiques et pluviales (figure 03),
avec une longueur de 11 150 mètres dont 8000 gravitaires. La station reçoit les eaux
usées domestiques et pluviales par un réseau gravitaire des villes de Tipaza, Nador et
Sidi Amar et par refoulement (pompage) les eaux usées de chenoua1, chenoua2,
chenoua3, CRF, sidi mousse et Port.
20
Chapitre II Matériel et méthodes
21
Chapitre II Matériel et méthodes
Arriver des eaux By-pass en cas d’orage vers l’oued à partir de regard
amont au poste de relevage de la station.
Dégrillage grossier, relevage, dégrillage fin.
Dessablage et dégraissage déshuilage.
22
Chapitre II Matériel et méthodes
Traitement biologique.
Décantation clarification
II.2.1.1 Prétraitement
Les eaux brutes à traiter arrivent en tête de station dans un poste de relevage
constitué d’un puisard de 45 m3 (figure 03) avec :
23
Chapitre II Matériel et méthodes
C’est les variateurs de vitesse sont hors service, le système peut fonctionner en
mode manuelle et les pompes seront commander par des détecteurs de niveaux. Le nombre
de démarrage par heur des pompes est fonction du volume d’eau dans le puisard et des
réglages de seuils des poires de niveau.
24
Chapitre II Matériel et méthodes
25
Chapitre II Matériel et méthodes
Le dégrilleur fin
Parallèlement, un canal by-pass est équipé d’une grille fine à nettoyage manuelle
pour assurer la continuité du fonctionnement de la station en cas d’arrêt de la grille
mécanique, deux vannes murales permettent d’isoler cette grille mécanique et l’eau sera
dirigée vers le canal by-pass par sur-verse et ayant les caractéristiques ci-après.
Le convoyeur à bande
Les refus ou rejets du dégrilleur son envoyés par un transporteur à bande vers un
compteur de stockage (figure 08).
26
Chapitre II Matériel et méthodes
Le déssableure et le déshuileur
Pour éviter la décantation des sables dans le bassin biologique, et pour éliminer
les huiles et les graisses contenues dans l’eau brute, un déssableure déshuileur en béton
armé est installé en aval du dégrilleur fin (figure 09). Il est dimensionné pour un débit
de 1167 m3/h.
27
Chapitre II Matériel et méthodes
Forme Tronc-conique
Diamètre du bassin 5m
Débit maximal 1850 m3/ j
Vitesse de rotation 16 tr/min
Diamètre des pales 2250 mm
Diamètre du conduit d’aspiration 150 m
28
Chapitre II Matériel et méthodes
Le bassin biologique
Chaque bassin d’aération est équipé d’une sonde à oxygène et d’un déversoir à
seuil variable (figure 11). La concentration en oxygène sera contrôlée par les déversoirs
réglables à la sortie des bassins d’aération et par la mise en service d’un ou de plusieurs
aérateurs de surface.
29
Chapitre II Matériel et méthodes
Nombre 2 en parallèles
Volume totale 6000 m3 pour chaque bassin
Volume compartiment aérobie 6000 m3
Production de boue 4500 kg/jour
Age des boues anaérobies 9 jours
Age des boues total 11 jours
Chaque décanteur est équipé d’un pont racleur tournant constitué d’une
passerelle équipée de racleur de fond et de surface (figure 12, 13). Les racleurs de font
ramènent les boues déposées au fond de l’ouvrage vers la poche centrale, ces dernières
sont récupérées par gravité vers le poste de pompage des boues. Les racleurs de surface
récupèrent et dirigent les écumes flottantes vers la bâche de reprise. Les caractéristiques
techniques sont représentées dans le tableau ci-dessous :
30
Chapitre II Matériel et méthodes
Nombre 02
Débit moyen 234 m3/h (chacun)
Débit de pointe 402
MES 3,5 kg/m3
Diamètre intérieur 30 m
Surface de décantation 700 m2
Hauteur d’eau moyenne 3,68 m
Volume 2961 m3
Inclinaison de fond 1/12 mm
31
Chapitre II Matériel et méthodes
Le poste de reprise des boues en aval des décanteurs dans la filière (boue)
permet la recirculation des boues et le pompage des boues en excès vers l’épaississeur.
La recirculation est assurée par deux pompes de 200 m3/h (chacune) dont une pompe de
réserve. L’évacuation des boues en excès vers l’épaississeur est assurée par deux
pompes immergées de 30 m3 /h (chacune).
Les boues en excès seront épaissies par gravité dans cet ouvrage (figure 14), un
mécanisme de rotation lent, augmente l’efficacité du processus d’épaississement et
augmente le contenu des matières solides. L’épaississement est du type cylindrique à
hauteur droite avec des caractéristiques représentés dans le tableau ci-dessous (tableau
07) :
32
Chapitre II Matériel et méthodes
Diamètre 11 m
Hauteur 4m
Surface 95m2
Volume 378 m3
Siccité des boues 3,5 % (35 kg/ m3)
Production des boues 130 m3/j
Temps de séjour des boues 03 jours
33
Chapitre II Matériel et méthodes
34
Chapitre II Matériel et méthodes
Effluent
Dégrillage grossier
Poste de relevage
Point de
Dégrillage fin
Prélèvement
Recirculation des
Bassin biologique boues
Aération prolongée
Décantation
En excès
Déshydratation
Effluent mécanique
Mise en décharge,
au
CET ou utilisation
milieu Boues déshydraté
en agriculture
naturel
35
Chapitre II Matériel et méthodes
II.3.1 Matériel
Le matériel biologique est constitué par l’eau brute et l’eau épurée de la station
d’épuration de Chenoua. Le matériel non biologique est constitué par l’ensemble des
appareillages, solutions, réactifs, verreries, milieux de culture sont mentionnées en annexe
04.
II.3.2 Méthodes
Pour les analyses physico-chimiques les échantillons ont été effectués 2 fois par
mois dans des bouteilles en plastiques d’une capacité d’un litre (1L), pour les analyses
bactériologiques les échantillons ont été effectués une fois par mois dans des flacons en
verre d’une capacité de 500 ml.
Lors de prélèvement, nous devons veiller à ne pas altérer les échantillons, afin qu’ils
soient les plus représentatifs possible, car de nombreuses transformation chimique,
physique et biologiques peuvent avoir lieu et risquent de fausser les résultats. Par ailleurs,
ces résultats peuvent être faussés par erreurs expérimentales : pesée, dilution étalonnage et
lecture etc.
36
Chapitre II Matériel et méthodes
Le prélèvement automatique
En cas de présence de préleveur non asservi au débit le réglage se fait par rapport
au temps avec la reconstitution du prélèvement proportionnel au débit. Le temps de
remplissage des flacons est de 24 heurs divisé par le nombre de flacons du préleveur (12
flacons) chaque 12 min il prélèvera 100 ml pendant 2 heur.
Deux types d’analyses sont effectués au sien de la station, des analyses journalières
et des analyses hebdomadaires (tableau 08).
37
Chapitre II Matériel et méthodes
But
Principe
La mesure du potentiel d’hydrogène des eaux brutes et épurées par une méthode
potentiométrique, à l’aide d’une électrode en platine combinée à une sonde de température
(figure 18, annexe V). Le pH exprime la concentration des ions d’hydrogènes H+
présentent dans d’eau ou les solutions aqueuses.
Mode opératoire
• Introduire l’électrode du pH mètre, préalablement rincée avec l’eau distillée dans
un bécher contenant l’échantillon à analyser.
• Agiter doucement avec un barreau magnétique.
• Mettre le pH mètre en marche.
• La valeur du pH est donnée directement par l’appareille ainsi que la température.
• A la fin de la mesure rincer l’électrode avec de l’eau distillée et la placer dans la
solution de conservation (KCL).
38
Chapitre II Matériel et méthodes
But
Principe
Mode opératoire
• Préparer l’appareillage selon les instructions du fabricant et s’assurer qu’il est
équipé d’une cellule de mesure en platine.
• Prendre un échantillon conservé dans des bonnes conditions (température ambiante
et hygiène).
• Remplir un bécher avec une quantité d’eau suffisante pour l’immersion de
l’électrode de la conductivité.
• Mettre l’électrode dans le bécher puis sur la touche READ, la valeur de la
conductivité s’affiche sur l’écran de l’appareille avec une unité de micro siemens
par centimètre ou bien milli siemens par centimètre.
• Si les résultats de la conductivité dépassent 9999µS/cm, les résultats s’affichent en
uS/cm.
• 1mS/cm=1000µS/cm.
• Rincer la sonde avec de l’eau distillée après chaque usage
But
39
Chapitre II Matériel et méthodes
Principe
La méthode par centrifugation permet une séparation nette des phases après une
durée de fonctionnement d’environ 4000 tours pendant 20 minutes.
But
Principe
• La haut gamme (LCK114) : pour des concentrations allant de 150 à 1000 mg O₂ /l.
• La base gamme (LCK 314) : pour des concentrations allant de 15 à 150 mg O₂ /l.
40
Chapitre II Matériel et méthodes
Mode opératoire
• Prendre un tube de la gamme indiqué LCK 314 et bien agiter.
• Déposer 2 ml de l’échantillon dans le tube.
• Agiter bien le tube.
• Chauffer le tube en148°C pendant 02 heures dans un Thermostat (Figure
24, annexe V).
• Après les 02 heures, secouez énergiquement, laisser refroidir.
• Nettoyez le tube puis l’insérer dans l’emplacement approprié du
spectrophotomètre.
• La valeur de la concentration de la DCO s’afficher sur l’écran de
spectrophotomètre en mg d’O₂ /l (figure 25, annexe V).
But
Principe
• Un échantillon mesuré d’eau est placé dans chacun des six flacons bruns de DBO
mètre (figure 26, annexe V), connectés par leurs bouchons aux capteurs de
pressions de l’appareil, l’échantillon est continuellement agité par un barreau
d’agitation magnétique pour le transfert de l’oxygène de l’aire à l’échantillon.
• Cet oxygène est consommé par les bactéries, pendant la période de mesure pour
oxyder les matières organiques.
• Les captures de pressions contrôlent la pression d’aire dans les flacons
d’échantillon.
• Le gaz carbonique (CO₂) qui est produit par les micro-organismes dans les boues
est absorbé par l’hydroxyde de l’lithium placé dans la cupule (une cupule de
chaque flacon.)
41
Chapitre II Matériel et méthodes
Mode opératoire
• Appliquer de la vaseline sur les bords de chaque flacon est sur la bordure de cupule
pour assurer l’étanchéité.
• Placer la cupule contenant environ 0,4g d’hydroxyde de lithium dans le goulot de
chaque flacon.
• Placer les flacons dans le DBO mètre.
• Raccorder le tuyau approprié à chaque flacons et server soigneusement le bouchon,
chaque tuyau est étiqueté avec le n° de voie qui correspond à celui du panneau de
commande.
• Placer l’appareil DBO mètre dans l’incubateur réglé à 20°C pendant 05 jours.
• Mettre en marche l’appareil.
• Vérifier que les barreaux d’agitateur sont en mouvement.
• Pour démarrer l’essai presser le n° de voie de flacon (1à 6)
• Presser la touche ON pour sélectionner la gamme de mesure.
• Les touches < et > servant à diminuer ou augmenter la gamme.
• Presser et maintenir l’essai.
• Lire les résultats de la DBO directement à l’affichage de l’appareil DBO mètre en
présent le n° de voie correspondant à chaque échantillon.
0-35 420
0-70 355
0-350 160
0-700 95
42
Chapitre II Matériel et méthodes
But
Le dosage des nitrates par la méthode KIT HACH LCK 339, pour des
concentrations des nitrates allant de 1-60 mg/l ou de 0,23-13,5 mg/l N-NO3-.
Mode opératoire
• Enlever délicatement la feuille de protection du Dosicape ZIP.
• Dévisser le Dosicape ZIP.
• Pipeter 1 ml de l’échantillon dans la cuve à code barre.
• Ajouter 0,2 ml de la solution A du LCK 339.
• Fermer la cuve et mélanger le contenu en le retournant plusieurs fois de suite.
• Laisser reposer la cuve pendant 15 mn et la mélanger à nouveau.
• Insérer la cuve dans le spectrophotomètre après avoir nettoyer son extérieur en
appuyant sur le menu code à barre, le spectrophotomètre affichera les résultats en
mg/l de N-NO3-.
Le dosage de l’ammoniac par la méthode KIT HACH LCK 302, LCK 305 pour des
concentrations d’ammoniac allant de 1-12 mg/l ; 47-130 mg/l N-NH4+.
Mode opératoire
• Enlever délicatement la feuille de protection du Dosicape ZIP.
• Dévisser le Dosicape ZIP.
• Pipeter 0,2 ml de l’échantillon dans la cuve à code barre pour LCK 302 et 0,5 ml
de l’échantillon pour LCK 305.
• Vissez immédiatement le Dosicape ZIP en dirigeant le canelage vers le haut et
Secouer énergiquement.
• Attendre 15 minutes et secouer à nouveau.
• Insérer la cuve dans le spectrophotomètre après avoir nettoyé son extérieur, en
appuyant sur le menu code à barre, le spectrophotomètre affichera le résultat en
mg/l de N-.NH4+.
43
Chapitre II Matériel et méthodes
But
Le dosage de l’azote total par la méthode KIT HACH LCK 338 et LCK 238, pour
des concentrations de l’azote totale en deux gammes : (20-100 mg/l) et (5-4 mg/l).
Mode opératoire
• Enlever délicatement la feuille de protection du Dosicape ZIP.
• Dévisser le Dosicape ZIP.
• Pipeter 0,2 ml de l’échantillon, ajouter 2,3 ml de solution A et une pastille de B.
• Faire chauffer le tube d’essai à 100°C pendant 1heure.
• Laisser refroidir le tube pendant 15 minutes jusqu’à atteindre une température de
20°C.
• Ajouter une gélule de C dans le tube, bien mélanger le tube à essai.
• Pipeter 0,5 ml à partir du tube à essai et mettez le dans la cuve à barre et ajouter à
cette dernière 0,2 ml de la solution D, bien mélanger la cuve à code à barre.
• Laisser reposer la cuve à code à barre pendant 15 min, puis insérer la cuve dans le
spectrophotomètre (DR 3900) après avoir nettoyé son extérieure, en appuyant sur le
menu code à barre, le spectrophotomètre affichera les résultats en mg/l de Nt.-N.
But
Le dosage de phosphore total par la méthode KIT HACH LCK 348, LCK 350 pour
des concentrations allant de (0,5- 5 mg/l),(2-20 mg/l).
Mode opératoire
• Enlever délicatement la feuille de protection du Dosicape Zip.
• Dévisser le Dosicape ZIP.
• Pipeter 0,5 ml de l’échantillon.
• Visser le Dosicape ZIP en dirigeant le annelage ver le haut.
• Secouez énergiquement et faire chauffer dans le thermostat à 100 °C pendant 1
heur.
• Pipeter dans la cuve une fois refroidir 0,2 ml de réactif B.
44
Chapitre II Matériel et méthodes
But
Le dosage des ortho phosphate par la méthode KIT HACH LCK 348, LCK 350 pour
des concentrations des ortho phosphates allant de (1,5-15 mg/l),( 2-20 mg/l).
Mode opératoire
But
Principe
Coliformes
45
Chapitre II Matériel et méthodes
• Les coliformes utilisent leur enzyme le béta galactosidase pour métaboliser l’ONPG
qui vire alors de l’incolore au jaune.
• La bactérie E. coli utilise la béta glucuronidase pour métaboliser le MUG et produite
une fluorescence.
Entérocoques
Ce test est basé sur l’utilisation de substrat fluorogénique qui permet la détection
de la quantité total d’entérocoque. Ce dernier utilise l’enzyme la béta glucosidase pour
métaboliser le MUG et produire une fluorescence.
Principe du dénombrement
Pour ce faire, l’échantillon à analyser est fragmenté en série de sous-échantillons qui sont
mis en culture dans un milieu liquide.
Après incubation, un sous-échantillon dans lequel une croissance (révélée par une
coloration ou une fluorescence) est observée est compté comme positif.
Mode opératoire
46
Chapitre II Matériel et méthodes
• Homogénéiser à l’aide d’un vortex (figure 30, annexe V) sans produire de mousse
et attendre quelques minutes la dissolution complète du réactif.
• Verser les 100 ml de mélange réactif / échantillon dans le plateau Quanti-Try/2000
(figure 31, annexe V) en prenant soin d’éviter tout contact des mains ou du flacon avec
l’intérieur de la pochette.
• Mettez le plateau dans un garniture de caoutchouc (figure 32, annexe V).
• Sceller le plateau dans le Quanti-Tray Sealer (figure 33, annexe V).
• Incuber le plateau de Colilert-18 à une température de 36°C ± 2 pendant 18 h ± 4 et
placer les puits vers le haut.
Si un échantillon inoculé au Colilert18 est incubé au-delà de 18 heures par inadvertance, le
résultat reste stable pendant 4 heures supplémentaires (durée d’incubation maximale : 22
heures). Les organismes hétérotrophes sont supprimés au cours de l’incubation.
Après 22 heures, un test négatif reste valable, mais toutes coloration jaune supérieure ou
égale au comparateur n’est pas valable et le test doit être reconduit ou vérifié.
47
Chapitre II Matériel et méthodes
48
Chapitre III Résultats et discussion
Au cours de notre stage pratique qui s’étale sur cinq mois (Janvier, Février, Mars,
Avril et Mai), nous avons réalisé un contrôle de la qualité physicochimique et
bactériologique des eaux brutes et épurées au niveau de la station d’épuration de Chenoua.
Température
55
Chapitre III Résultats et discussion
30
25
20
Tempirature (°C )
15 E.B
E.E
10
E.type
5 Normes OMS
0
Janvier Février Mars Avril Mai
Temps (mois)
Figure 36 : Variation des moyennes mensuelles de la température (°C) des eaux brutes
(E.B) et épurées (E.E) en fonction du temps (mois).
Le pH
Les valeurs du pH des eaux usées brutes sont comprises entre 7,66 et 7,77 (Figure
37) ce qui na pas un impact écologique fort sur l’environnement et les valeurs enregistrées
à la sortie de la station sont comprises entre 7,4 et 7,66. Elles restent toujours dans les
normes (6,5 à 8,5) fixées par l’OMS(2013) et JORA (2006).
Une légère différence entre le pH de l’eau traitée et celui de l’eau usée brute est
constatée, ceci est dû probablement aux réactions chimiques et/ou biologiques qui
produisent des ions acides ou qui consomment des ions basiques, d’ailleurs les réactions de
nitrification entrainent une acidification du milieu et l'oxydation de la DCO résultats le
CO2, à son tour, conduit à l'acidité du milieu, la valeur moyenne du pH du rejet est
conforme à la normale
D’après Sevrin Reyssac et al., (1995), un pH alcalin et une température modérée
constituent des conditions de milieu idéales pour la prolifération des microorganismes qui
établissent un parfait équilibre biologique, permettant la dégradation de la matière
organique ce qui conduit à la décontamination de l’eau.
Les résultats de la mesure de pH sont représentés dans la (figure 37).
56
Chapitre III Résultats et discussion
9
8
7
6
5 E.B
pH
4 E.E
3 E.type
2 Normes OMS
1
0
Janvier Février Mars Avril Mai
Temps (mois)
Conductivité
57
Chapitre III Résultats et discussion
2500
2000
Conductivité (us/cm)
1500
E.B
E.E
1000
E.type
0
Janvier Février Mars Avril Mai
Temps (mois)
Figure 38 : Variation des moyennes mensuelles de la conductivité des eaux brutes (E.B)
et épurées (E.E) en fonction du temps (mois).
MES
58
Chapitre III Résultats et discussion
200
180
Matiére en suspension
160
140
120
E.B
100
E.E
80
60 E.type
40 Normes OMS
20
0
Janvier Février Mars Avril Mai
Temps (mois)
Figure 39 : Variation des moyennes mensuelles des MES des eaux brutes (E.B) et épurées
(E.E) en fonction du temps (mois).
DBO5
59
Chapitre III Résultats et discussion
180
160
140
120
DBO5 (mg d'o2/l)
100 E.B
80 E.E
60 E.type
40 Normes OMS
20
0
Janvier Février Mars Avril Mai
Temps (mois)
Figure 40: Variation des moyennes mensuelles de DBO5 des eaux brutes (E.B) et épurées
(E.E) en fonction du temps (mois).
DCO
60
Chapitre III Résultats et discussion
300
250
DCO (mg/l)
200
E.B
150
E.E
100 E.type
Normes OMS
50
0
Janvier Février Mars Avril Mai
Temps (mois)
Figure 41 : Variation des moyennes mensuelles de DCO des eaux brutes (E.B) et épurées
(E.E) en fonction du temps (mois).
L’azote total
L’azote total dissous représente la totalité de l’azote contenu dans les formes
azotées minérales et organiques en solution dans l’eau. L’azote organique dissous peut être
caractérisé par des composés particuliers (des amines, des acides, des protéines….), mais
61
Chapitre III Résultats et discussion
L'azote se trouve dans l'eau usée sous forme organique ou ammoniacale dissoute. Il
est souvent oxydé pour éviter une consommation d'oxygène (O2) dans la nature (Martin,
1979).
L’ensemble des valeurs obtenues de l’azote total est représenté dans la figure 42.
45
40
35
L'azote totale (mg/l)
30
25 E.B
20 E.E
15 E.Type
10 Normes OMS
5
0
Janvier Février Mars Avril Mai
Temps (mois)
Figure 42 : Variation des moyennes mensuelles de l’azote total des eaux brutes (E.B) et
épurées (E.E) en fonction du temps (mois).
L’azote ammoniacal
62
Chapitre III Résultats et discussion
entre 15,1mg/l et 21,74 mg/l par contre après le traitement biologique les valeurs comprise
entre 1,9 mg/l et 7,01 mg/l (figure 43). Ces valeurs ne sont pas conformes aux normes de
rejets recommandées par l’OMS(2013) (< 2mg/l).
D’après Nisbet et Vernaux (1970), l’azote ammoniacal rencontré dans les eaux
usées, et dont la présence est anormale, traduit habituellement un processus de dégradation
incomplète de la matière organique lorsque la teneur en oxygène est insuffisante pour
assurer sa transformation, cela explique l'élévation des teneurs en NH4+de l'eau usée avant
le traitement.
25
L'ammoniaque (mg/l)
20
15 E.B
E.E
10
E.type
5 Normes OMS
0
Janvier Février Mars Avril Mai
Temps (mois)
Figure 43 : Variation des moyennes mensuelles de l’azote ammoniacale des eaux brutes
(E.B) et épurées (E.E) en fonction du temps (mois).
63
Chapitre III Résultats et discussion
Nitrate (NO3-)
Les eaux épurées, ces valeurs oscillent entre 3,97 mg/l et 8,06 mg/l (Figure 44). Le
taux des nitrates a augmenté considérablement au niveau des eaux traitées par rapport aux
eaux brutes. Ces valeurs ne sont pas conformes aux normes de rejets recommandées par
l’OMS(2013) qui sont <1mg/l.
Les nitrates sont le résultat direct de l’oxydation de l’ammoniac en passant par les
nitrites qui est un élément peu stable sauf en cas d’insuffisance d’oxydant où on note une
accumulation de ce dernier.
La présence des nitrates dans l’eau usée à l’entrée de la station d’épuration indique
que le processus de nitrification est déjà présent, alors que l’augmentation des teneurs en
nitrates vers la sortie de celle-là prouve que la nitrification est encore plus poussée au cours
de l’épuration biologique où l’utilisation de bactéries nitrifiantes en grande masse (boues
activée) à côté d’une oxygénation importante fait que les quantités d’azote ammoniacal
sont transformées en azote nitrique (Djeddi, 2006) .
9
8
7
Nitrate (mg/l)
6
5 E.B
4 E.E
3 E.type
2 Normes OMS
1
0
Janvier Février Mars Avril Mai
Temps (mois)
Figure 44 : Variation des moyennes mensuelles de nitrate des eaux brutes (E.B) et épurées
(E.E) en fonction du temps (mois).
64
Chapitre III Résultats et discussion
Phosphore total
Les valeurs de phosphate à l’entrée de la station varient entre 3.59 mg/l et 4.34
mg/l, par contre celle de la sortie déminent et varient entre 0.9 mg/l et 1.57 mg/l (figure
45).Ces valeurs sont conformes aux normes de rejets recommandées par l’OMS(2013) (<2
mg/l).
Dans les eaux usées, la part des rejets humains ne présente que 30 à 50% du
phosphore total (entre 5 et 20 mg/l), le reste provenant des produits de nettoyages (Rodier,
1984). Cela explique les teneurs élevées perçues dans les prélèvements d’eau usée.
4.5
4
Phosphore totale (mg/l)
3.5
2.5 E.B
2 E.E
1.5 E.type
Normes OMS
1
0.5
0
Janvier Février Mars Avril Mai
Temps (mois)
Figure 45 : Variation des moyennes mensuelles de phosphore total des eaux brutes (E.B)
et épurées (E.E) en fonction du temps (mois).
65
Chapitre III Résultats et discussion
Les ortho-phosphate
D'après la (figure 46), on constate que les valeurs des ortho-phosphates abaissent
dans l'eau traitée par rapport à l'eau brute et on remarque que les valeurs des ortho-
phosphate mesurée durant notre période d'étude varient pour les eaux brutes entre 2,31
mg/l et 2 ,99 mg/l, alors que pour les eaux traitées entre 0,63 mg/l et 0,84 mg/l. Les valeurs
des eaux traitées sont conformes aux normes des rejets recommandées par l’OMS(2013) (<
1 mg/l).
3
Les ortho-phosphate (mg/l)
2.5
E.B
1.5
E.E
1 E.type
0
Janvier Février Mars Avril Mai
Temps (mois)
Figure 46 : Variation des moyennes mensuelles de phosphore total des eaux brutes (E.B)
et épurées (E.E) en fonction du temps (mois).
Rendements épuratoires
Les taux de réduction des différents paramètres obtenus au cours de cette étude sont
représentés par les figures suivantes (figure 47, 48, 49,50, 51).
Les rendements épuratoires pour les matières en suspension (MES), la demande chimique
en oxygène (DCO), la demande biochimique en oxygène (DBO5), l’ammoniac, les ortho-
phosphates, sont représentés respectivement par 92%, 82%, 86%,78% ,71%. Ces résultats
confirment la performance du système d’épuration des eaux usées dans la STEP de
Chenoua qui peut supporter des variations de charge organique tant que celle-ci reste dans
66
Chapitre III Résultats et discussion
8%
MES éliminées
MES résiduelles
92%
18%
DCO éliminées
DCO résiduelles
82%
14%
DBO5 éliminées
DBO5 résiduelles
86%
67
Chapitre III Résultats et discussion
22%
NH4 éliminées
NH4 résiduelles
78%
PO4 résiduelles
71%
68
Chapitre III Résultats et discussion
Nous remarquons que le nombre de coliformes totaux dans les eaux brutes
varient entre 85 (NPP104*100 ml) et 200 (NPP*104/100 ml), et les valeurs de coliformes
fécaux (E. coli) varient entre 104,8 (NPP*104/100 ml) et 271 (NPP*104/100 ml). Ces
valeurs sont élevées par ce que les eaux usées sont considérées comme un milieu
favorable pour la prolifération bactérienne.
On remarque que les eaux usées brutes sont chargées en coliformes totaux et que
leur nombre augmente d’une façon significative entre le mois d’Avril et le mois de Mai,
et cela due à l’élévation de la température.
L’ensemble des résultats bactériologiques de l’eau brute sont présentés dans la figure 52.
2000000
1800000
Nombre de germe par 100ml
1600000
1400000
1200000 C.T
1000000 E.coli
800000
E.I
600000
400000
200000
0
Janvier Février Mars Avril Mai
Temps (mois)
69
Chapitre III Résultats et discussion
Figure 52 : Taux de germes (CT, E. coli, E.I) dans les eaux brutes.
Les eaux épurées véhiculent une charge bactérienne moins élevée que les eaux
usées brutes. Ces eaux restent riches en bactéries fécales (Coliformes totaux et E. coli).
D’après la figure 43, nous remarquons que les valeurs de Coliformes totaux varient entre
27,5 (NPP*103/100 ml) et 165 (NPP*103/100 ml) et la valeur la plus élevée a été
remarquée au mois de Mai. Les valeurs d’E. coli varient entre 8220 (NPP*103/100 ml) et
30000 (NP*103/100 ml).
Ces valeurs obtenues dépassent les normes des rejets fixés par l’OMS (2013), sont
mentionnées en annexe 01.
180000
160000
140000
120000
100000 C.T
80000 E.coli
E.I
60000
40000
20000
0
Janvier Février Mars Avril Mai
Temps (mois)
70
Chapitre III Résultats et discussion
Figure 53 : Taux de germes (CT, E. coli, EI) dans les eaux traitées.
71
Conclusion
L’étude a porté sur la station d’épuration des eaux usées à boue activée de Chenoua,
assurée par un réseau d'assainissement unitaire qui est caractérisé par des débits d'entrée
irréguliers dans le temps (influence des eaux de pluies, rejets des stations de lavage) après le
traitement les eaux épurées de cette station sont collectées vers un seul point qui est l’exutoire
d’oued Nador.
L’analyse des paramètres physico-chimiques (DBO5, MES, DCO, Nt, NH4+, NO3-,
Pt, PO43-) a montré que les valeurs trouvées à la sortie de la Step respectent les normes de
rejet fixés par l’OMS, à l'exception de Nitrate. Les rendements épuratoires pour les matières
en suspension (MES), la demande chimique en oxygène (DCO), la demande biochimique en
oxygène (DBO5), les ortho-phosphate, l’ammoniac sont représenté respectivement par 92%,
82%, 86%,71% ,78%.
Ces résultats montrent que les eaux usées de la ville de Tipasa constitués
principalement d’effluents domestiques et admis à la STEP, présente un caractère faiblement
chargée et moyennement biodégradable pouvant être épurées par un procédé basé sur un
traitement biologique.
Les résultats bactériologiques obtenus peuvent s’expliquer d’une part par le fait que
le traitement biologique utilisé dans la Step favorise la croissance bactérienne pour dégrader
la pollution carbonée ou azotée et d’autre part par l’absence d’un traitement de désinfection
qui sert à la destruction des germes pathogènes. De plus, l’eau usée est considérée comme le
milieu optimal pour la prolifération microbienne.
65
Conclusion
66
Références Bibliographiques
• Abdelmadjid N .2007. Traitement biologique des eaux usées par les bactéries
anaérobies butyriques (Clostridium butyricum) qui produisent de l’hydrogène.
Laboratoire de polyclinique central d’El Bayadh.
• Achouri F. 2003. Etude des performances épuratoires de la station d’épuration par
lagunage naturel de l'oued Béni-Messous W. d’Alger, 85P.
• Amir S. 2005. Contribution à la valorisation de boues de stations d’épuration par
compostage : devenir des micropolluants métalliques et organiques et bilan humique
du compost. 341p.
• Aoulmi S. 2007. Conception de la station d’épuration dans la ville de Zeddine W. Ain
Defla, Algérie, 112P.
• Archibald F. (2000). The presence of coliform bacteria in Canadian pulp and paper
mill water systems - a cause for concern Water Qual Res J. Canada, 35, PP: 1-22.
• Attab S. (2011). Amélioration de la qualité microbiologique des eaux usées épurées
par boues activées de la station d’épuration Haoud Berkaoui par l’utilisation d’un filtre
à sable local. Mémoire de Magister en Microbiologie Appliquée. Université Kasdi
Merbah- Ouargla, p.49-55.
67
Références Bibliographiques
68
Références Bibliographiques
• Edberg S.C, Rice E.W, Karlin R.J, Allen M.J. (2000). Escherichia coli: the best
biological drinking water indicator for public health protection, Journal of Applied
Microbiology, N°88, PP: 106-116.
• Edmond M.B, Ober J.F., Weinbaum D.L, Pfaller M. A, Hwang T, Sanford M.D,
Wenzel R.P. (1995). Vancomycin-resistant Enterococcus faecium bacteremia: risk
factors for infection, Clin Infect Dis, Vol 20, N°5, PP: 1126-1133.
69
Références Bibliographiques
• Elmund G.K., Allen M.J., Rice E.W. (1999). Comparison of Escherichia coli, total
coliform and fecal coliform populations as indicators of wastewater treatment
efficiency, Water Environ. RES, N°71, PP : 332-339.
• Gaid A.1984. « Épuration biologique des eaux usées urbaines tome I », édition OPU,
Alger.
• Gaujous D. (1995). La pollution des milieux aquatiques ; aide mémoire. Ed.
Techniques et documentations. Lavoisier .Paris, 220p.
• Ganter C., Lucena F., Schwartzbord L., Jofre J. (1998). Indicateurs de
contamination virale du milieu hydrique: mythe ou réalité, Virologie 2, PP : 117-120.
• Gleeson C, Gray N. (1997).The coliform index and waterborne disease: problems of
microbial drinking water assessment, E & FN Spoon, London, 194 p.
• Gouvernement du Québec. (2004). Etude du risque de gastro-entérite chez les
familles utilisant l’eau d’un puits domestique, Direction risques biologiques,
environnementaux et occupationnels, Institut national de santé publique, Québec, p 08.
70
Références Bibliographiques
71
Références Bibliographiques
• Myrand D. (2008). Guide technique : captage d’eau souterraine pour des résidences
isolées, Québec, P04. )
• Nisbet M., Verneaux J. (1970). Composants chimiques des eaux courantes. Anales
de limnologie, 6 fasc. 161-190pp.
• Ollivier A. (2005). Chimie et pollution des eaux souterraines, Edition TEC 8 DOC,
Lavoisier, ISBN : 2-74 30-0761-3, P173.
• Ouali M. (2001). Cours de procédés unitaires biologiques et traitements des eaux.
Office. Pub. Université, Blida. 52p.
72
Références Bibliographiques
• Rodier J., Bazin C., Broutin J. P., Chambon P., Champsaur H., Rodi L., (2005).
L'analyse de l'eau, eaux naturelles, eaux résiduaires, eau de mer, chimie, physico-
chimie, microbiologie, biologie, interprétation des résultats. Ed. Dunod, Paris, 1384 p.
• Rodier J. (1984)., Analyse de l’eau: Eau naturelle, eau résiduaire, eau de mer. Ed.
Dunod Bordas. Paris, 7eme éd, 1365p.
• Rodier J., Bazin C., Bourtin J.P., Chambon P., Champsaur H., Rodi L. (2005).
L’analyse de l’eau : eaux naturelles, eaux résiduaires, eau de mer. Ed. Dunod,
Paris.8eme édition, 1383p.
• Zerluth J Et Gienger M. (2006). L’eau et ses secrets : nature et action de l’eau pour
une eau de qualité, Edition Désiris, ISBN : 2-915418-00-4, paris, PP : 100-115.
Site internet :
http://www.seaal.dz/qui-sommes-nous/metiers/assainissement/epuration-des-eaux/
73
Annexe I
Tableau 12 : Les normes internationales des bactéries (CT, CF, SF) selon l’organisation
mondiale de la santé (OMS ,2013) respective pour les eaux usées.
Germes Normes
Coliformes totaux 5000/100ml
Coliformes fécaux 2000/100ml
Streptocoques fécaux 1000/100ml
• pH mètre.
• Conductimètre.
• Centrifugeuse.
• Spectrophotomètre.
• Etuve.
• Agitateur magnétique.
• Barreau magnétique.
• Balance analytique.
• Eprouvette.
• Thermostat.
• DBO mètre.
• Pipette graduées.
• Flacons en plastique.
• Capsules.
I.2 Réactifs
pH et température
La conductivité électrique
-Eau distillé.
-Solution de chlorure de potassium (KCL)……………. 3 mol/l
La demande chimique en oxygène (DCO)
-LCK114.
-LCK 314.
Annexe IV
Nitrate (NO-₃)
-LCK 339.
L’ammoniac (NH4+)
-LCK 305.
-LCK 302.
L’azote total (NT)
-LCK 338.
-LCK 238.
Phosphore total (Pt)
-LCK 348.
II.2 Réactifs
• Boite Colilert18.
• Boite Enterolert-E.
Annexe V
d’étalonnage.
de réserve Quanti-Tray/2000.
Annexe V
(chambre noire).
Annexe V