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Traitement des Eaux Usées à Chenoua

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE


SCIENTIFIQUE

UNIVERSITE SAAD DAHLAB BLIDA

DEPARTEMENT DE BIOLOGIE ET PHISIOLOGIE CELULLAIRE

MEMOIRE
En vue de l’obtention du diplôme de Master II en Sciences de la nature et de la vie.

Spécialité : Ecosystème aquatique

THEME

Evaluation de l’efficacité du traitement des eaux usées


effectué par la station d’épuration de CHENOUA

Présenté par :

Melle NADRI Aouicha

Melle GHEZAL Fatima Soutenir le 01/07/ 2018

Devant les membres du Jury :

Mme HAMAIDI F MCA Président

Mme BELMESKINE H MCB Examinatrice

Mme MOHAMED MAHMOUD F MCB Promotrice

Année universitaire 2017-2018


Remerciements

Notre plus grand remerciement tout d’abord à Dieu tout puissant, qui
grâce à lui nous avons pu arriver à ce stade et réaliser ce modeste travail.

Un grande merci à notre promotrice Mme Mohamed Mahmoud pour son


aide, sa disponibilité, ses conseils et orientation et sa grande gentillesse et
surtout pour la grande patience qu’elle a manifesté, pour nous accompagnons
dans la réalisation de ce travail.
Nous adressons nos sincères remerciements aux membres du jury Mme
HAMAIDI F(MCA), Mme BELMESKINE H (MCB), Mme MOHAMED MAHMOUD F

(MCB) qui nous ont fait l’honneur de juger ce travail.

Nos remerciements s’adressent également au directeur de la station


d’épuration de Tipaza Mr A.MEDJIAH, au chef d’exploitation Mr Toufik
MEDJIAH, au chef de laboratoire de Chenoua et Kouba, et l’ensemble du
personnel pour nous avoir accueilli et bien intégré dans leur structure en nous
faisant partager leur mode de travail et de fonctionnement.
Nos familles et nos amis qui ont étaient toujours là pour nous encourager et
nous soutenir.
Pour finir, nous adressons nos remerciements à tous nos enseignants qui ont
su nous transférer leur savoir et sans qui nous n’aurions pas pu arriver aussi
loin dans nos études.
Mes sentiments de reconnaissance et mes remerciements vont également à
tous mes amis auxquels je souhaite pleine réussite.

Aussi à remercier tous ceux qui ont participé de près ou de loin à la


réalisation de ce travail.

Merci à tous, Merci pour tous


Dédicace

A l’aide d’Allah, le tout puissant, j’ai pu réaliser ce modeste travail


que je dédie:

A ma chère mère, en hommage à tous les sacrifices qui a fait consenti pour moi
durant mes années d'études. Aucune dédicace, aucun mot ne saurait exprimer
réellement mon profond amour, mon respect et ma vive gratitude
A Mon père après tout les efforts qui a fait et qu’il fait encoure et toujours pour
le bien de notre famille

Je lui souhaite une longue et joyeuse vie

A mes frères : Abdelwahab, yakoub et Idriss qu’ils trouvent ici tout ma gratitude
pour leur soutient tout au long de mes étude
A ma chère sœurs Sihem

A mon ancle Brahim que j’aime et sa petit famille.

A ma binôme Aicha et toute sa famille.

A mes amis : Souad, Nabila et Wassila

A tous mes collègues de la promotion de master II écosystème aquatiques

A la fin je dédie très chaleureusement tous enseignants de l’Université de


Blida

Fatima
Dédicace

Avec l’aide et la protection d'ALLAH


s’est réalisé ce modeste travail que je dédie :

A ma mère, à qui aucune dédicace ne saurait exprimer l’affection et


l’amour que j’éprouve pour elle. Puisse ce travail être la récompense de tes
soutiens moraux et de tes sacrifices. Que dieu te garde et t’accorde. Une
parfaite santé et bonheur en permanence. Pour que tu restes la splendeur de
ma vie.
A l’esprit de mon chèr père, que dieu ait pitié de lui, je ne l’oublierai jamais.

A mes frères, Mohamed et Belkacem qu’ils trouvent dans ce travail le fruit de


leurs sacrifices
consentis pour mon éducation et l’expression de mon amour et de ma gratitude
pour bienveillance dont m’a toujours entours. Puisse dieu te prêtre longue vie,
santé et bonheur.
Une spéciale dédicace à mon cousin Abdelhadi qui je lui souhaite bonheur,
succès et santé.
A mes sœurs Fatima, Zoulikha, Nacira, wahiba, Sadjia, et à la femme de mon
frère Hakima et ses enfants Momen et Roukia.
A mes nièces Lina, Hafsa, Fadia, Wissal, Tassnim et Soumia
A ma binôme Fatima et toute sa famille
A mes copines Souad, Nessrine et Sabrina

A tous mes amies wassila, Nabila, Zineb, Rofaida, Hana……..

A tous mes collègues de la promotion de master II Ecosystème aquatique

NADRI Aouicha
Résumé

L’échantillonnage a été effectué au niveau de la station d’épuration de Chanoua


Deux prélèvements par mois pour les analyses physico-chimiques et un prélèvement
par mois pour les analyses bactériologiques, analysés au niveau de laboratoire de
Chenoua et de Kouba (Alger).

Les résultats physico-chimiques et bactériologiques obtenue ont révélé que les


eaux usées brutes entrant à la STEP présentent une pollution organique, azotée et
bactériologique assez élevée. Pour les eaux épurées les rendements épuratoires pour les
matières en suspension (MES), la demande chimique en oxygène (DCO), la demande
biochimique en oxygène (DBO5), les ortho-phosphates, l’ammoniac sont représentés
respectivement par 92%, 82%, 86%,71% ,78%.

Alors que l’analyse bactériologique confirme la présence de divers germes tels


que les coliformes totaux et fécaux (E. coli), les streptocoques intestinaux qui sont des
indicatrices de contamination fécale, la Step de Chenoua a un bon fonctionnement
épuratoire mais elle rencontre certains problèmes liés à une mauvaise exploitation.

Mot clés : Eau usée brute, Eau usée épurée, Station d’épuration de Chanoua, Paramètres
physico-chimiques, Paramètres bactériologiques,
Abstract

Sampling was carried out at the wastewater treatment plant in Chanoua. Two
samples per month for physicochemical analyzes and one sampling per month for
bacteriological analyzes, analyzed at the Chenoua and Kouba (Algiers) laboratory level.

The physicochemical and bacteriological results obtained revealed that the raw
wastewater entering the WWTP has a relatively high organic, nitrogen and bacteriological
pollution. For purified water, the treatment efficiencies for suspended solids (TSS),
chemical oxygen demand (COD), biochemical oxygen demand (BOD5), orthophosphates
and ammonia are respectively 92%, 82% 82% %, 86%, 71% and 78%.

While bacteriological analysis confirms the presence of various microorganisms


such as total and faecal coliforms (E. coli), the intestinal streptococci, which are the
indicators of faecal contamination, the WWTP of Chenoua has a good purifying function
but meets certain criteria. problems related to a bad exploitation.

Keyword (s): Raw waste water, processed wastewater, Chanoua wastewater treatment
plant, Physicochemical parameters, Bacteriological parameters.
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SOMMARE
Liste des abréviations

Liste des figures

Liste des tableaux

INTRODUCTION...............................................................................................1

CHAPITRE I : Synthèse bibliographie

I. Les eaux usées……………………………………………………………...............3

I.1 Origine des eaux usées…………………………………………………………....3

I.1.1 Eaux usées domestiques……………………………………………………......3

I.1.2 Eaux usées industrielles………………………………………………..............3

I.1.3 Eaux usées agricoles…………………………………………………...............4

I.1.4 Eaux usées de ruissellement…………………………………………..........4

I.2 Estimation des rejets…………………………………………………….........4

I.3 Etude des caractéristiques physico-chimiques de l’eau………………...........5

I.3.1 Paramètre organoleptiques………………………………………………….5

I.3.2 Paramètres physiques…………………………………………………........6

I.3.3 Paramètres chimiques…………………………………………………........7

I.3.4 Paramètres bactériologiques……………………………………………… 9

I.4 L’épuration des eaux usées………………………………………………......10

I.4.1 Les étapes de traitement d’épuration……………………………………….11

I.4.1.1 Prétraitement……………………………………………………………..11

I.4.1.2 Traitement physico-chimique…………………………………………….12

I.4.1.3 Traitement secondaire : Traitement biologique……………………….....13


I.4.1.4 Traitement tertiaire……………………………………………………….14

I.4.1.5 Elimination des germes pathogènes : Désinfection………………………16

I.4.1.6 Traitement des boues…………………………………………………….16

II. L’épuration en Algérie

II.1 Les stations d’épuration de la wilaya d’Alger………………………………...17

II.2 Les stations d’épuration de la wilaya de Tipaza………………………….......19

CHAPITRE II : MATERIEL ET METHODES

II.1 Description de la station d’épuration de Chenoua…………………………20

II.2 Le principe du fonctionnement de la station d’épuration de Chenoua…….22

II.2.1 Traitement des eaux……………………………………………………...22

II.2.1.1 Prétraitement…………………………………………………………….23

II.2.1.2 Traitement biologique…………………………………………………...29

II.2.2 Traitement des boues……………………………………………………...32

II.3 Matériel et méthodes………………………………………………………..36

II.3.1 Matériel………………………………………………………….Annexe IV

II.3.2 Méthodes………………………………………………………………….36

II.3.2.1 Prélèvement de l’eau……………………………………………………36

II.3.2.2 Les méthodes d’analyses………………………………………………..38

II.3.2.2.1 Analyses physiques…………………………………………………...38

II.3.2.2.2 Analyses chimiques…………………………………………………...39

II.3.2.2.3 Analyses bactériologiques…………………………………………….45


CHAPITRE III. : RESULTATS ET DISCUSSION

III.1 Paramètres physico-chimiques……………………………………………..48

III.1.1 Paramètres physiques…………………………………………………….48

III.1.2 Paramètre chimiques……………………………………………………..51

III.1.3 Paramètre bactériologiques………………………………………………62

CONCLUSION…………………………………………………………………65

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES……………………………………….67
Liste des tableaux

Tableau 01 : coefficient de biodégradabilité (K)……………………………………………15

Tableau 02 : Les dimensions de dégrilleur fin……………………………………………..26

Tableau 03 : Les dimensions de convoyeur à bande………………………………………27

Tableau 04 : Les caractéristiques de déssableure / déshuileur……………………………28

Tableau 05 : Caractéristiques du bassin biologiques………………………………………30

Tableau 06 : Les caractéristiques techniques de décanteurs………………………………31

Tableau 07 : Les caractéristiques de l’épaisseur…………………………………………..33

Tableau 08: Les analyses effectuées au niveau de la STEP………………………………..38

Tableau 09 : Sélection du volume d’échantillon………………………………………….42

Tableau 10 : Biodégradabilité des effluents.

Tableau 11 : Les normes internationales des paramètres physico-chimiques selon

l’organisation mondiale de la santé (OMS) respective pour les eaux usées (Annexe III)

Tableau 12 : Les normes internationales des bactéries (CT, CF, SF) selon l’organisation
mondiale de la santé (OMS ,2013) respective pour les eaux usées (Annexe III)

Tableau 13 : Les normes selon JORA (Journal officiel de la Républiques Algérienne).

2006 (Annexe III)


List des figures

Figure 01 : La localisation de site d’implantation de la station (vue aérienne)…………….21

Figure 02 : Représentation d’un réseau unitaire…………………………………………….22

Figure 03 : Puisard d’arriver………………………………………………………………..24

Figuré 04 : dégrilleur grossier………………………………………………………………24

Figure 05 : Le poste de relevage (vue du devant)…………………………………………..32

Figure 06 : Poste de relevage (vue du derrière)…………………………………………….25

Figure 07 : Le dégrilleur fin……………………………………………………………......26

Figure 8 : Le convoyeur à bande…………………………………………………………...27

Figure 09 : Le déssableure / déshuileur…………………………………………………....28

Figure 10 : Le bassin biologique…………………………………………………………...29

Figure 11: Le bassin biologique au cours de traitement……………………………………30

Figure 12 : Le décanteur primaire……………………………………………………….....31

Figure 13 : Le décanteur secondaire……………………………………………………….32

Figure 14 : L’épaississeur des boues……………………………………………………….33

Figure 15 : La déshydratation par filtre à bande…………………………………………...34

Figure 16 : Schéma générale de la STEP de CHENOUA………………………………... 35

Figure 17 : Le préleveur automatique…………………………………………………...…37

Figure 18 : pH mètre et les solutions d’étalonnage…………………………… (Annexe V)

Figure 19 : Conductimètre. …………………………………………………… (Annexe V)

Figure 20 : Balance analytique……………................................................... (Annexe V)

Figure 21 : Centrifugeuse……………………………………………………… (Annexe V)

Figure 22 : Capsule…………………………………………………………… (Annexe V)

Figure 23 : Etuve……………………………………………………………… (Annexe V)


Figure 24 : Thermostat…………………………………………………………… (Annexe V)

Figure 25 : Spectrophotomètre……………………………………………………. (Annexe V)

Figure 26 : DBO mètre…………………………………………………………… (Annexe V)

Figure 27 : Pipette graduée……………………………………………………… (Annexe V)

Figure 28 : Colilert 18…………………………………………………………….. (Annexe V)

Figure 29 : Enterolert-E…………………………………………………………... (Annexe V)

Figure 30 : Vortex………………………………………………………………… (Annexe V)

Figure 31 : Plateau Quanti-Try/2000……………………………………………... (Annexe V)

Figure 32 : Garniture de caoutchouc……………………………………………… (Annexe V)

Figure 33: Quanti- Try sealer…………………………………………………….. (Annexe V)

Figure 34 : Caisson de visualisation UV (chambre noire)………………………... (Annexe V)

Figure 35 : Lunette de protection UV…………………………………………….. (Annexe V)

Figure 36: Variation des moyennes mensuelles de la température (°C) des eaux brutes
(E.B) et épurées (E.E) en fonction du temps (mois)………………………………………… 49

Figure 37 : Variation des moyennes mensuelles du pH en fonction du temps (Mois) des eaux
brutes (E.B) et épurées (E.E)………………………………………………………………... 50

Figure 38 : Variation des moyennes mensuelles de la conductivité des eaux brutes (E.B) et
épurées (E.E) en fonction du temps (mois)………………………………………………….. 51

Figure 39 : Variation des moyennes mensuelles des MES des eaux brutes (E.B) et épurées
(E.E) en fonction du temps (mois)…………………………………………………………... 52

Figure 40 : Variation des moyennes mensuelles de DBO5 des eaux brutes (E.B) et épurées
(E.E) en fonction du temps (mois)…………………………………………………………... 53

Figure 41 : Variation des moyennes mensuelles de DCO des eaux brutes (E.B) et épurées
(E.E) en fonction du temps (mois)…………………………………………………………... 55

Figure 42 : Variation des moyennes mensuelles de l’azote total des eaux brutes (E.B) et
épurées (E.E) en fonction du temps (mois)………………………………………………….. 55
Figure 43 : Variation des moyennes mensuelles de l’azote ammoniacale des eaux brutes
(E.B) et épurées (E.E) en fonction du temps (mois)………………………………………… 56

Figure 44 : Variation des moyennes mensuelles de nitrate des eaux brutes (E.B) et épurées
(E.E) en fonction du temps (mois)…………………………………………………………... 57

Figure 45 : Variation des moyennes mensuelles de phosphore total des eaux brutes (E.B) et
épurées (E.E) en fonction du temps (mois)………………………………………………….. 58

Figure 46 : Variation des moyennes mensuelles de phosphore total des eaux brutes (E.B) et
épurées (E.E) en fonction du temps (mois)…………………………………………………...59

Figure 47 : Rendement de réduction des MES……………………………………………... 61

Figure 48 : Rendement de réduction de DCO………………………………………………. 61

Figure 49 : Rendement de réduction de DBO5……………………………………………... 61

Figure 50 : Rendement de réduction de NH4+………………………………………………. 62

Figure 51 : Rendement de réduction de PO43-……………………………………………… 62

Figure 52 : Taux de germes (CT, E. coli, E.I) dans les eaux brutes………………………... 63

Figure 53: Taux de germes (CT, E. coli, EI) dans les eaux traitées………………………… 63
Liste des abréviations

COV: Composées organiques volatiles.


CO: Conductivité.
CT: Coliformes totaux.
CF: Streptocoques fécaux.
DBO: Demande biochimique en oxygène.
DCO: Demande chimique en oxygène.
EB: Eaux brute.
EE: Eaux épurée.
EU: Eau usées.
GT: Germes totaux.
HAP: Hydrocarbure aromatique polycyclique.
ISO : Organisation internationale de normalisation.
K: Coefficient de biodégradabilité.
MES: Matière en suspensions.
MMS: Matière minérales sèches
MO: Matière organique.
MUG: 4-méthyl-umbelliferyl B-D-Glucuronide.
MUD: 4-méthyl-umbelliferyl B-D-glucoside.
MVS: Matière volatile en suspension.
NPP: Nombre le plus probable.
NO: Nitrate.
OMS: Organisation mondiale de santé.
ONA : l’Office National d’Assainissement.
ONPG: Ortho-nitrophényl B-D-galactopyranoside.
PH : Potentielle d’hydrogène.
STEP : Station de traitement des eaux usées.
SEAAL : Société de l’environnement et de l’assainissement d’Alger.
US : Micro-semence.
UV : Rayonnement ultraviolet.
Introduction

L'eau représente un élément essentiel et irremplaçable, sa disponibilité en bonne


qualité est un élément indispensable pour prévenir les maladies et améliorer la qualité de
vie. Actuellement la situation en Algérie se caractérise par une demande en eau croissante,
alors que les ressources hydriques se raréfient d’une manière permanente. À cet effet, le
rejet des eaux usées dans les oueds constitue un problème qui se traduit par un déséquilibre
du milieu écologique d’une part et d’autre part par la perte de ces eaux sans récupération
(Ghadbane, 2003 ; Oluduro et Aderiye, 2007).

En Algérie, peu d’importance est accordée à la couverture des services


d’assainissement comparée à la couverture des services d’approvisionnement en eau et
encore moins d’importance est accordée à l’´epuration (Hartani, 1998). En effet, pour un
taux de couverture du réseau d’assainissement de l’ordre de 85%, seules 20% des eaux
usées collectées en Algérie sont traitées (Medkour, 2003). D’après un rapport publié par
l’Office National d’Assainissement (ONA) en 2015, l’Algérie compte 120 stations
d’épuration qui produisent un volume de 14,6 millions de mètres cubes par mois d’eaux
usées épurées (Hartani, 2005). Toutefois ce volume reste très réduit par rapport aux
grandes quantités d’eaux usées produites et qui sont toujours déversées dans les différents
milieux naturels (Dafri A, 2008).

Depuis les années 80, l’Algérie a engagé un vaste programme de réalisation des
stations d’épuration. Cependant, une grande partie de ces stations fonctionnent avec des
rendements épuratoires souvent faibles si elles ne sont pas déjà à l’arrêt.

La dépollution des eaux usées urbaines nécessite une succession d’étapes faisant
appel à des traitements physique, physico-chimique et biologique. En dehors des plus gros
déchets présents dans les eaux usées, l’épuration doit permettre, au minimum, d’éliminer la
majeure partie de la pollution carbonée. Certains procédés permettent même l’élimination
de l’azote et du phosphore. Une grande majorité de ces polluants sont transférés de la
phase liquide vers une phase concentrée boueuse (Salghi, 2001).

1
Introduction

Le procédé d’épuration à boue activée est le procédé le plus utilisé en Algérie pour
traiter les eaux usées (EU). Bien que les performances épuratoires et la fiabilité de ce
procédé soient approuvées, plusieurs types de dysfonctionnements peuvent apparaître. Le
plus fréquent est le développement excessif de bactéries filamenteuses, susceptibles
d’entraîner une dégradation de la décantation des boues (consécutive à l’augmentation de
l’indice de boue) ou un moussage stable (Kenkins, David ; 1986).

Dans ce contexte l’objectif de ce travail consiste à évaluer les performances


épuratoires et les rendements de la station d’épuration de Chenoua de la wilaya de Tipaza,
en analysant les paramètres physico-chimiques et bactériologiques de l’eau.

Notre travail se présente en deux parties, une première partie bibliographique qui
regroupe le nécessaire des connaissances théoriques en rapport avec notre thème selon un
plan subdivisé en différentes parties à savoir, rappels sur l’eau, généralité sur les eaux
usées, l’épuration des eaux usées. Une deuxième partie expérimentale qui s’intéresse le
matériels et les méthodes utilisés, la présentation des résultats de traitement des données
obtenus et leur interprétation et enfin une conclusion.

2
Chapitre I Synthèse bibliographie

II.L’épuration en Algérie

La société de l’environnement et de l’assainissement d’Alger (SEAAL), gère sur les


périmètres d’Alger et de Tipaza plus de 4 500 km de réseau d’eaux usées qui permettent
d’acheminer les eaux vers 7 stations d’épuration (STEP). 52 postes de relevage sur Alger
et 6 sur Tipaza (avec 15 postes de relevage supplémentaires en cours de raccordement sur
Tipasa), dont le rôle principal est de pomper progressivement les eaux au fil des variations
topographiques du terrain vers les sites de traitement, sont exploités 24 h/24. Une goutte
d’eau usée peut ainsi transiter par plusieurs postes de relevage successifs avant de rejoindre
une STEP. SEAAL gère sur les périmètres des wilayas d’Alger et de Tipaza, sept stations
d’épuration :

II. 1 Les stations d’épuration de la wilaya d’Alger

Station de traitement des eaux usée de Baraki

La STEP actuelle de Baraki a une capacité épuratoire de 900 000 Eq/hab. Pour un
débit moyen théorique de 147000 m3/j. Initialement mise en service en 1989, cette station
n’a plus fonctionné pendant une longue période, jusqu’à sa réhabilitation récente. Une
extension est en cours de réalisation pour doubler sa capacité de traitement. Le programme
défini dans le Schéma Directeur prévoit le raccordement de gros collecteurs (Pointe
Pescade) sur le réseau alimentant la STEP de Baraki. Deux extensions ultérieures sont
prévues, ce qui portera sa capacité à 1 800 000 Eq/hab. en 2015 et 3600000 Eq/hab à
l’horizon 2020. Cette station a reçu en moyenne 63.400 m3/jour en 2013 et produit 12.200
tonnes de boues à 23.9 % de siccité. Les performances de traitement permettent de garantir
une conformité du rejet supérieur à 99% et un rendement d’élimination de la pollution
supérieur à 95%.

Station de traitement des eaux usée de Béni Messous


La STEP actuelle de Béni Messous a une capacité épuratoire de 250 000 Eq/hab.
Pour un débit moyen théorique de 50.400 m3/j. Cette STEP a été mise en service en 2007.
Une extension est en cours de réalisation pour doubler sa capacité de traitement et
compléter le traitement tertiaire. Deux extensions ultérieures sont prévues, portant la
capacité totale de la STEP de Béni Messous à 500 000 Eq/hab en 2015 et 810.000 Eq/hab à
l’horizon 2025. Cette station a reçu en moyenne 33.400 m3/jour en 2013 et produit 8.800

17
Chapitre I Synthèse bibliographie

tonnes de boues à 22.9 % de siccité. Les performances de traitement permettent de garantir


une conformité du rejet de 100% sur 2013 et un rendement d’élimination de la pollution de
95%.

Station de traitement des eaux usée de Reghaia


La STEP actuelle de Reghaia a une capacité épuratoire de 400 000 Eq/hab, pour un
débit moyen théorique de 80.000 m3/j. La station a été construite en 2 étapes. La première
tranche, consistant en un traitement primaire des effluents, a été mise en service en 1997.
La seconde tranche, mise en service en 2008, a complété le traitement par une filière
biologique et un traitement tertiaire. Une extension est prévue pour porter la capacité de
traitement de la STEP à 900.000 Eq/hab. Il est important de noter que la station reçoit
actuellement un effluent qui est 67% du temps au-delà des valeurs de dimensionnement de
la station. Cette station a reçu en moyenne 62.300 m3/jour en 2013 et produit 10.400 tonnes
de boues à 33.2 % de siccité. Les performances de traitement permettent de garantir une
conformité du rejet supérieur à 92% sur 2013 et un rendement d’élimination de la pollution
supérieur à 92%. Ces chiffres révèlent une très bonne performance de la station en
considérant le fait que l’effluent d’entrée dépasse la capacité nominale de la STEP en
termes de pollution à traiter.

Station de traitement des eaux usée de Staoueli


Cette station a été réalisée en 1987 et réhabilitée en 2002 puis en 2008. SEAAL a
effectué sa remise en service en 2011. Cette station a une capacité de 15.000 Eq/hab
permet de traiter 3.000 m3/j.

Le traitement est de type classique, équipée de prétraitements, d’un traitement par


boue activée et de dispositif de déshydratation des boues sur lits de séchage, c’est le cas
des stations d’épurations de Tipaza.

La wilaya de Tipaza fait partie de la région nord centre fortement urbanisée et


polarisante à la fois, Jouissant d’atouts majeurs économiques, touristiques et naturels, la
mettant à l’avant garde du reste du territoire national. Elle est limitée géographiquement
par la mer méditerranéenne au Nord, la wilaya de Blida au Sud Est, la wilaya d’Alger à
l’Est, la wilaya de Chleff à l’Ouest, la wilaya d’Ain Defla au sud ouest.

Le territoire de la wilaya de Tipaza couvre une superficie de 1 707 km2, soit 0.072%
du territoire national, qui se répartit en : Montagnes (336 km2) ; Collines et piémonts (577

18
Chapitre I Synthèse bibliographie

km2); Plaines (611 km2); autres (183 km2). Elle se compose de 28 communes et 10 Daïrates.
Sa population est de 630 000 habitants (2013) soit une densité moyenne de 370 habitants
au km².

II.2 Les stations d’épuration de la wilaya de Tipaza

Station de traitement des eaux usée de Hadjout


Mise en service en juin 2006, la station d’épuration de Hadjout est de type boues
activées fonctionnant en aération prolongée faible charge associée à une dénitrification et
une déphosphatation biologiques. Sa capacité nominale est de 70.000 Eq/hab. pour débit de
11.200m3/j. Elle reçoit 7.300 m3/j en moyenne et permet d’éliminer plus de 94% de la
pollution contenue dans les eaux usées. Son niveau de conformité atteint 100% sur 2013.
La production de boue est de 2.200 tonnes de boues par an, à 19,4% de siccité.

Station de traitement des eaux usée de Kolea


La STEP de Kolea a une capacité épuratoire de 75.000 Eq/hab. Pour un débit
moyen théorique de 11.000 m3/j. La station a été construite en 2 étapes. La première,
comprenant une filière complète de traitement dont 2 bassins d’aération a été mise en
service en 1986. La seconde, mise en service en 2006, a consisté à compléter le traitement
par une 3ème filière biologique.
L’unité est cependant limitée en termes de flux du fait du dimensionnement des
prétraitements. Elle a reçu en moyenne 2.400 m3/jour en 2013 et produit 900 tonnes de
boues. Les performances de traitement permettent de garantir une conformité du rejet
d’environ 70% sur 2013 et un rendement d’élimination de la pollution supérieur à 87%.

Station de traitement des eaux usée de Chenoua


(C’est notre zone d’étude, sa description est dans le chapitre suivant).

http://www.seaal.dz/qui-sommes-nous/metiers/assainissement/epuration-des-eaux/

19
Chapitre II Matériel et méthodes

Notre travail vise à évaluer le rendement épuratoire de la station d’épuration de


Chenoua situé dans la wilaya de Tipaza. Les analyses physico-chimiques de l’eau brute
(l’entrée) et de l’eau épurée (sortie) ont été effectuées dans le laboratoire de Chenoua.
Alors que les analyses bactériologiques ont été réalisées au niveau du laboratoire de
Kouba (Alger).

II.1 Description de la station d’épuration de Chenoua

La STEP de Chenoua est implantée à l’ouest de la ville de Tipaza à proximité de


la méditerrané (chemin de wilaya N˚109 Tipaza) située à 70Km à l’ouest de la capitale
d’Alger, elle a été conçue dans le but d’épurer les eaux usées urbaines pour protéger
l’Oued Nador (figure 01).

Historique

La station d’épuration de Tipaza a été certifiée selon la norme internationale


ISO14 001 VERSION 2004, cette distinction demeure la première en son genre à
l’échelle nationale et Africaine dans le domaine de la gestion et de l’exploitation du
système d’assainissement. Elle a été mise en service en 2008 pour assurer l’épuration de
la ville de Chenoua, Tipaza, Nador et Sidi Moussa avec une capacité de 11200 m3/j
pour 70 000 Eq/hab.

La collecte des eaux usées vers la STEP est assurée par un réseau principal dit
unitaire c’est-à-dire qu’il collecte les eaux usées domestiques et pluviales (figure 03),
avec une longueur de 11 150 mètres dont 8000 gravitaires. La station reçoit les eaux
usées domestiques et pluviales par un réseau gravitaire des villes de Tipaza, Nador et
Sidi Amar et par refoulement (pompage) les eaux usées de chenoua1, chenoua2,
chenoua3, CRF, sidi mousse et Port.

20
Chapitre II Matériel et méthodes

Figure 01 : la localisation de site d’implantation de la station (vue aérienne).

21
Chapitre II Matériel et méthodes

Figure 02: Représentation d’un réseau unitaire.

II.2 Le principe du fonctionnement de la station d’épuration de


Chenoua

Le système épuratoire des eaux résiduaires de la ville de Tipaza est constitué


d’une station d’épuration à boues activées à faible charge. Le processus de traitement est
composé de deux phases de traitement de la filière « eau » et un traitement de la filière
« Boue ».

II.2.1. Traitement des eaux

Phase 1 : Prétraitement ou traitement préliminaire

Arriver des eaux By-pass en cas d’orage vers l’oued à partir de regard
amont au poste de relevage de la station.
Dégrillage grossier, relevage, dégrillage fin.
Dessablage et dégraissage déshuilage.

22
Chapitre II Matériel et méthodes

Phase 02 : Traitement secondaire

Traitement biologique.
Décantation clarification

II.2.1.1 Prétraitement

Poste de relevage et dé grilleur grossier

Les eaux brutes à traiter arrivent en tête de station dans un poste de relevage
constitué d’un puisard de 45 m3 (figure 03) avec :

Un compartiment d’entrée équipé d’un piège à cailloux et une grille grossière du


type de barreaux plat et nettoyage manuel, d’une largeur de 150 cm, inclinée à 70 ˚C et
une distance entre barreaux de 50 cm (figure 04).

Un compartiment d’aspiration de 30 m3 équipé de 04 pompes : 03 de service et


01 de réserve (figure 05, 06), permet de recevoir et de relever les eaux vers les autres
ouvrages de prétraitement.

Les pompes fonctionnent à vitesse variable en cascade, en fonction de débit


entrant un détecteur de niveau relié à un automate contrôlera la vitesse de rotation des
pompes pour maintenir le niveau d’eau dans le puisard constant. Au fur et à mesure que
le débit entrant augmente, l’automate mettra en marche la seconde pompe puis la
troisième et l’inversement quand le débit diminue. Pour assurer une usure égale aux
quatre pompes, une permutation cyclique de l’ordre de démarrage est commandée par
un interrupteur horaire.

23
Chapitre II Matériel et méthodes

C’est les variateurs de vitesse sont hors service, le système peut fonctionner en
mode manuelle et les pompes seront commander par des détecteurs de niveaux. Le nombre
de démarrage par heur des pompes est fonction du volume d’eau dans le puisard et des
réglages de seuils des poires de niveau.

Figure 03 : Puisard d’arriver

Figuré 04 : dégrilleur grossier.

24
Chapitre II Matériel et méthodes

Figure 05 : Le poste de relevage (vue du devant).

Figure 06 : Poste de relevage (vue du derrière).

25
Chapitre II Matériel et méthodes

Le dégrilleur fin

En amont des déssableure-déshuileur est installée une grille fine à nettoyage


mécanisé sur le canal d’amenée (figure 07).

Parallèlement, un canal by-pass est équipé d’une grille fine à nettoyage manuelle
pour assurer la continuité du fonctionnement de la station en cas d’arrêt de la grille
mécanique, deux vannes murales permettent d’isoler cette grille mécanique et l’eau sera
dirigée vers le canal by-pass par sur-verse et ayant les caractéristiques ci-après.

Figure 07 : Le dégrilleur fin.

Tableau 02 : Les dimensions du dégrilleur fin.

Dimensionnement 100-200cm (canal)


Inclinaison 15˚C
Epaisseur des barreaux 20 mm
Ecartement 20 mm
Hauteur de rejet 350

Le convoyeur à bande

Les refus ou rejets du dégrilleur son envoyés par un transporteur à bande vers un
compteur de stockage (figure 08).
26
Chapitre II Matériel et méthodes

Figure 8 : Le convoyeur à bande.

Tableau 03 : Les dimensions du convoyeur à bande.

Largeur de la bande 500 mm


Langueur 5m
Charge minimale 16 m3 /h
Matériaux transportés Déchets retenus par les grilles
Vitesse 0,3 m/s

Le déssableure et le déshuileur

Pour éviter la décantation des sables dans le bassin biologique, et pour éliminer
les huiles et les graisses contenues dans l’eau brute, un déssableure déshuileur en béton
armé est installé en aval du dégrilleur fin (figure 09). Il est dimensionné pour un débit
de 1167 m3/h.

Un jeu de vannes murales permet d’isoler l’ouvrage pour la maintenance et de


diriger le flux vers le canal by-pass. Le mélange sable-eau obtenu est déchargé dans une
classification de sable drainé vers un conteneur de stockage.

27
Chapitre II Matériel et méthodes

Figure 09 : Le déssableure / déshuileur.

Tableau 04: Les caractéristiques du déssableure/déshuileur

Forme Tronc-conique
Diamètre du bassin 5m
Débit maximal 1850 m3/ j
Vitesse de rotation 16 tr/min
Diamètre des pales 2250 mm
Diamètre du conduit d’aspiration 150 m

28
Chapitre II Matériel et méthodes

III.2.1.2 Traitement biologique

Figure 10 : Le bassin biologique.

Le bassin biologique

Le traitement biologique est du type à boue activée à faible charge fonctionnant


en aération prolongée. Elle est effectué dans le compartiment aérobie à l’aide d’un
processus aérobie par le quel les bactéries provoquent une oxydation directe des
matières organiques des eaux usées à partir de l’oxygène dissous dans l’eau.

Chaque bassin d’aération est équipé d’une sonde à oxygène et d’un déversoir à
seuil variable (figure 11). La concentration en oxygène sera contrôlée par les déversoirs
réglables à la sortie des bassins d’aération et par la mise en service d’un ou de plusieurs
aérateurs de surface.

29
Chapitre II Matériel et méthodes

Figure 11 : Le bassin biologique au cours de traitement.

Tableau 05 : Caractéristiques du bassin biologique.

Nombre 2 en parallèles
Volume totale 6000 m3 pour chaque bassin
Volume compartiment aérobie 6000 m3
Production de boue 4500 kg/jour
Age des boues anaérobies 9 jours
Age des boues total 11 jours

Les décanteurs primaires et secondaires

Chaque décanteur est équipé d’un pont racleur tournant constitué d’une
passerelle équipée de racleur de fond et de surface (figure 12, 13). Les racleurs de font
ramènent les boues déposées au fond de l’ouvrage vers la poche centrale, ces dernières
sont récupérées par gravité vers le poste de pompage des boues. Les racleurs de surface
récupèrent et dirigent les écumes flottantes vers la bâche de reprise. Les caractéristiques
techniques sont représentées dans le tableau ci-dessous :

30
Chapitre II Matériel et méthodes

Tableau 06 : Les caractéristiques techniques des décanteurs.

Nombre 02
Débit moyen 234 m3/h (chacun)
Débit de pointe 402
MES 3,5 kg/m3
Diamètre intérieur 30 m
Surface de décantation 700 m2
Hauteur d’eau moyenne 3,68 m
Volume 2961 m3
Inclinaison de fond 1/12 mm

Figure 12: Le décanteur primaire.

31
Chapitre II Matériel et méthodes

Figure 13 : Le décanteur secondaire.

II.2.2 Traitement des boues

Pompes de recirculation des boues

Le poste de reprise des boues en aval des décanteurs dans la filière (boue)
permet la recirculation des boues et le pompage des boues en excès vers l’épaississeur.
La recirculation est assurée par deux pompes de 200 m3/h (chacune) dont une pompe de
réserve. L’évacuation des boues en excès vers l’épaississeur est assurée par deux
pompes immergées de 30 m3 /h (chacune).

L’épaississeur des boues

Les boues en excès seront épaissies par gravité dans cet ouvrage (figure 14), un
mécanisme de rotation lent, augmente l’efficacité du processus d’épaississement et
augmente le contenu des matières solides. L’épaississement est du type cylindrique à
hauteur droite avec des caractéristiques représentés dans le tableau ci-dessous (tableau
07) :

32
Chapitre II Matériel et méthodes

Figure 14 : L’épaississeur des boues.

Tableau 07 : Les caractéristiques de l’épaississeur.

Diamètre 11 m
Hauteur 4m
Surface 95m2
Volume 378 m3
Siccité des boues 3,5 % (35 kg/ m3)
Production des boues 130 m3/j
Temps de séjour des boues 03 jours

La déshydratation par filtres à bandes


Les boues épaissies sont déshydratées par filtres à bandes pour garantir une
opération continue, même pendant les périodes de maintenance, deux filtres complètement
indépendants sont installés en parallèle. Chaque filtre est équipé de sa propre pompe à
polymères et de sa propre pompe d’alimentation en boues (figure 15).

33
Chapitre II Matériel et méthodes

Un polymère est ajouté à la boue pour améliorer ces caractéristiques de


déshydratation, il permet d’obtenir de plus hautes concentrations en matières sèches. Le
dosage moyen du polymère est normalement de 4 à 6 kg par tonne de boue sèche.

Figure 15: La déshydratation par filtre à bande.

34
Chapitre II Matériel et méthodes

La description des différents procédés d’épuration de la STEP de Chenoua.

Effluent

Dégrillage grossier

Poste de relevage

Point de
Dégrillage fin
Prélèvement

d’eau brute Déssableur /Déshuileur

Recirculation des
Bassin biologique boues
Aération prolongée

Oxydation des M.O Boues


Eau épurée

Décantation

Pompage des boues


Point de prélèvement
Filtrats
D’eau épurée Epaississement et eau

En excès

Déshydratation
Effluent mécanique
Mise en décharge,
au
CET ou utilisation
milieu Boues déshydraté
en agriculture
naturel

Figure 16: Schéma générale de la STEP de Chenoua.

35
Chapitre II Matériel et méthodes

II.3 Matériel et méthodes

II.3.1 Matériel

Le matériel biologique est constitué par l’eau brute et l’eau épurée de la station
d’épuration de Chenoua. Le matériel non biologique est constitué par l’ensemble des
appareillages, solutions, réactifs, verreries, milieux de culture sont mentionnées en annexe
04.

II.3.2 Méthodes

II.3.2.1 Prélèvement de l’eau

Les prélèvements ont été régulièrement effectués au niveau de la station d’épuration


de Chanoua du mois de Janvier jusqu’au mois de Mai 2018, à raison de deux prélèvements
par mois. Le protocole d’échantillonnage est le suivant :

Pour les analyses physico-chimiques les échantillons ont été effectués 2 fois par
mois dans des bouteilles en plastiques d’une capacité d’un litre (1L), pour les analyses
bactériologiques les échantillons ont été effectués une fois par mois dans des flacons en
verre d’une capacité de 500 ml.

Le type d’échantillonnage est le suivant :

Pour les analyses physico-chimiques les échantillons ont été prélevés à


l’aide d’un préleveur automatique (figure 17).
Pour les analyses bactériologiques les échantillons ont été prélevés
manuellement avec l’aide d’un opérateur désigné par le chef d’exploitation.
Dans les deux cas les prélèvements ont été conservés immédiatement dans
une glacière (Température < à 4°C) jusqu’à l’arrivée au laboratoire.

Lors de prélèvement, nous devons veiller à ne pas altérer les échantillons, afin qu’ils
soient les plus représentatifs possible, car de nombreuses transformation chimique,
physique et biologiques peuvent avoir lieu et risquent de fausser les résultats. Par ailleurs,
ces résultats peuvent être faussés par erreurs expérimentales : pesée, dilution étalonnage et
lecture etc.

36
Chapitre II Matériel et méthodes

Le prélèvement automatique

En cas de présence de préleveur non asservi au débit le réglage se fait par rapport
au temps avec la reconstitution du prélèvement proportionnel au débit. Le temps de
remplissage des flacons est de 24 heurs divisé par le nombre de flacons du préleveur (12
flacons) chaque 12 min il prélèvera 100 ml pendant 2 heur.

Figure 17: Le préleveur automatique.

Les points de prélèvements

Deux points de prélèvement ont été choisis à savoir

Le premier point : à l’entrée de la station d’épuration (eau brute).


Le deuxième point : à la sortie de la station (eau épurée).

Deux types d’analyses sont effectués au sien de la station, des analyses journalières
et des analyses hebdomadaires (tableau 08).

37
Chapitre II Matériel et méthodes

Tableau 08 : Les analyses effectuées au niveau de la STEP.

Analyses journalières Analyses hebdomadaires


Ph DBO₅
Température DCO
Conductivité électrique Nitrates (NO3-)
MES Ammoniac (NH4+)
Azote totale(Nt)
Ortho phosphate (PO43-)
Phosphore totale(Pt)

II.3.2.2 Les méthodes d’analyses

II.3.2.2.1 Les analyses physiques

1. La mesure du potentiel d’hydrogène (pH) et de la température (T°)

But

La détermination de l’acidité, la neutralité et la basicité de l’eau.

Principe

La mesure du potentiel d’hydrogène des eaux brutes et épurées par une méthode
potentiométrique, à l’aide d’une électrode en platine combinée à une sonde de température
(figure 18, annexe V). Le pH exprime la concentration des ions d’hydrogènes H+
présentent dans d’eau ou les solutions aqueuses.

Mode opératoire
• Introduire l’électrode du pH mètre, préalablement rincée avec l’eau distillée dans
un bécher contenant l’échantillon à analyser.
• Agiter doucement avec un barreau magnétique.
• Mettre le pH mètre en marche.
• La valeur du pH est donnée directement par l’appareille ainsi que la température.
• A la fin de la mesure rincer l’électrode avec de l’eau distillée et la placer dans la
solution de conservation (KCL).

38
Chapitre II Matériel et méthodes

2. La conductivité électrique (CE)

But

La détermination de la minéralisation de l’eau.

Principe

Détermination directe à l’aide d’un Conductimètre (figure 19, annexe V) de la


conductivité électrique de la solution aqueuse, la conductivité électrique est une mesure du
courant conduit par les ions présents dans l’eau et dépend : de la conductivité des ions, de
la nature des ions, de la température de la solution. , de la viscosité de la solution.

Mode opératoire
• Préparer l’appareillage selon les instructions du fabricant et s’assurer qu’il est
équipé d’une cellule de mesure en platine.
• Prendre un échantillon conservé dans des bonnes conditions (température ambiante
et hygiène).
• Remplir un bécher avec une quantité d’eau suffisante pour l’immersion de
l’électrode de la conductivité.
• Mettre l’électrode dans le bécher puis sur la touche READ, la valeur de la
conductivité s’affiche sur l’écran de l’appareille avec une unité de micro siemens
par centimètre ou bien milli siemens par centimètre.
• Si les résultats de la conductivité dépassent 9999µS/cm, les résultats s’affichent en
uS/cm.
• 1mS/cm=1000µS/cm.
• Rincer la sonde avec de l’eau distillée après chaque usage

III.3.2.2.2 Les analyses chimiques

1. Les matières en suspension (MES)

But

La détermination de la teneur des matières en suspension d’une eau brute ou traitée.

39
Chapitre II Matériel et méthodes

Principe

La méthode par centrifugation permet une séparation nette des phases après une
durée de fonctionnement d’environ 4000 tours pendant 20 minutes.

• Centrifugation de l’échantillon pour séparer les matières en suspensions.


• Séchage à 105˚C et pesée dans une balance analytique (figure 20, annexe
V).
Mode opératoire
• On prend un volume de 120 ml d’échantillon, puis on le mais dans une
centrifugeuse à 4000 tr/min pendant 20 minutes (figure 21, annexe V).
• On récupère soigneusement tous les résidus dans une capsule (figure 22, annexe V)
vide qui à déjà été pesée et sécher dans une étuve (figure 23, annexe V) à 105˚C
pendant 2 heures jusqu’à l’obtention d’un résidu sec.
• Laisser refroidir et pesée la différence de masse entre la capsule vide et la capsule
qui contient le résidu sec correspond à la teneur des matières en suspension.

Le résultat final est obtenu grâce à la formule suivant :

[MES] = (M2-M1) × 1000 / V (mg/l)

M1 : La masse de la capsule vide (mg).

M2 : La masse de la capsule après séchage (mg).

M3 : Volume de la prise d’essai (mg).

2. La demande chimique en oxygène (DCO)

But

Le but de cette mesure est de renseigné du bonne fonctionnement des bassins


biologiques et nous permet aussi d’estimer la DCO.

Principe

Cette méthode et effectuer sur deux gamme :

• La haut gamme (LCK114) : pour des concentrations allant de 150 à 1000 mg O₂ /l.
• La base gamme (LCK 314) : pour des concentrations allant de 15 à 150 mg O₂ /l.

40
Chapitre II Matériel et méthodes

Mode opératoire
• Prendre un tube de la gamme indiqué LCK 314 et bien agiter.
• Déposer 2 ml de l’échantillon dans le tube.
• Agiter bien le tube.
• Chauffer le tube en148°C pendant 02 heures dans un Thermostat (Figure
24, annexe V).
• Après les 02 heures, secouez énergiquement, laisser refroidir.
• Nettoyez le tube puis l’insérer dans l’emplacement approprié du
spectrophotomètre.
• La valeur de la concentration de la DCO s’afficher sur l’écran de
spectrophotomètre en mg d’O₂ /l (figure 25, annexe V).

3. La demande biochimique en oxygène (DBO₅)

But

Le but de cette mesure est de déterminer l’oxydation biologique de l’eau brute, et


l’estimation de la production des boues dans les bassins d’aérations et la qualité de l’eau
traitée.

Principe
• Un échantillon mesuré d’eau est placé dans chacun des six flacons bruns de DBO
mètre (figure 26, annexe V), connectés par leurs bouchons aux capteurs de
pressions de l’appareil, l’échantillon est continuellement agité par un barreau
d’agitation magnétique pour le transfert de l’oxygène de l’aire à l’échantillon.
• Cet oxygène est consommé par les bactéries, pendant la période de mesure pour
oxyder les matières organiques.
• Les captures de pressions contrôlent la pression d’aire dans les flacons
d’échantillon.
• Le gaz carbonique (CO₂) qui est produit par les micro-organismes dans les boues
est absorbé par l’hydroxyde de l’lithium placé dans la cupule (une cupule de
chaque flacon.)

41
Chapitre II Matériel et méthodes

Mode opératoire

On verse le volume approprié de l’échantillon à l’aide d’une éprouvette (voire le


tableau de sélections de volume) dans le flacon de l’appareille BOD mètre contenant un
agitateur magnétique.

• Appliquer de la vaseline sur les bords de chaque flacon est sur la bordure de cupule
pour assurer l’étanchéité.
• Placer la cupule contenant environ 0,4g d’hydroxyde de lithium dans le goulot de
chaque flacon.
• Placer les flacons dans le DBO mètre.
• Raccorder le tuyau approprié à chaque flacons et server soigneusement le bouchon,
chaque tuyau est étiqueté avec le n° de voie qui correspond à celui du panneau de
commande.
• Placer l’appareil DBO mètre dans l’incubateur réglé à 20°C pendant 05 jours.
• Mettre en marche l’appareil.
• Vérifier que les barreaux d’agitateur sont en mouvement.
• Pour démarrer l’essai presser le n° de voie de flacon (1à 6)
• Presser la touche ON pour sélectionner la gamme de mesure.
• Les touches < et > servant à diminuer ou augmenter la gamme.
• Presser et maintenir l’essai.
• Lire les résultats de la DBO directement à l’affichage de l’appareil DBO mètre en
présent le n° de voie correspondant à chaque échantillon.

Tableaux N°14 : Sélection du volume d’échantillon.

Gamme de DBO (mg/l) Volume nécessaire (ml)

0-35 420
0-70 355
0-350 160
0-700 95

42
Chapitre II Matériel et méthodes

4. La détermination de taux des nitrates (NO3-)

But

Le dosage des nitrates par la méthode KIT HACH LCK 339, pour des
concentrations des nitrates allant de 1-60 mg/l ou de 0,23-13,5 mg/l N-NO3-.

Mode opératoire
• Enlever délicatement la feuille de protection du Dosicape ZIP.
• Dévisser le Dosicape ZIP.
• Pipeter 1 ml de l’échantillon dans la cuve à code barre.
• Ajouter 0,2 ml de la solution A du LCK 339.
• Fermer la cuve et mélanger le contenu en le retournant plusieurs fois de suite.
• Laisser reposer la cuve pendant 15 mn et la mélanger à nouveau.
• Insérer la cuve dans le spectrophotomètre après avoir nettoyer son extérieur en
appuyant sur le menu code à barre, le spectrophotomètre affichera les résultats en
mg/l de N-NO3-.

5. La détermination de taux de l’ammoniac (NH4+)


But

Le dosage de l’ammoniac par la méthode KIT HACH LCK 302, LCK 305 pour des
concentrations d’ammoniac allant de 1-12 mg/l ; 47-130 mg/l N-NH4+.

Mode opératoire
• Enlever délicatement la feuille de protection du Dosicape ZIP.
• Dévisser le Dosicape ZIP.
• Pipeter 0,2 ml de l’échantillon dans la cuve à code barre pour LCK 302 et 0,5 ml
de l’échantillon pour LCK 305.
• Vissez immédiatement le Dosicape ZIP en dirigeant le canelage vers le haut et
Secouer énergiquement.
• Attendre 15 minutes et secouer à nouveau.
• Insérer la cuve dans le spectrophotomètre après avoir nettoyé son extérieur, en
appuyant sur le menu code à barre, le spectrophotomètre affichera le résultat en
mg/l de N-.NH4+.

43
Chapitre II Matériel et méthodes

6. La détermination de taux de l’azote totale (NT)

But

Le dosage de l’azote total par la méthode KIT HACH LCK 338 et LCK 238, pour
des concentrations de l’azote totale en deux gammes : (20-100 mg/l) et (5-4 mg/l).

Mode opératoire
• Enlever délicatement la feuille de protection du Dosicape ZIP.
• Dévisser le Dosicape ZIP.
• Pipeter 0,2 ml de l’échantillon, ajouter 2,3 ml de solution A et une pastille de B.
• Faire chauffer le tube d’essai à 100°C pendant 1heure.
• Laisser refroidir le tube pendant 15 minutes jusqu’à atteindre une température de
20°C.
• Ajouter une gélule de C dans le tube, bien mélanger le tube à essai.
• Pipeter 0,5 ml à partir du tube à essai et mettez le dans la cuve à barre et ajouter à
cette dernière 0,2 ml de la solution D, bien mélanger la cuve à code à barre.
• Laisser reposer la cuve à code à barre pendant 15 min, puis insérer la cuve dans le
spectrophotomètre (DR 3900) après avoir nettoyé son extérieure, en appuyant sur le
menu code à barre, le spectrophotomètre affichera les résultats en mg/l de Nt.-N.

7. La détermination de taux de phosphore total (Pt)

But

Le dosage de phosphore total par la méthode KIT HACH LCK 348, LCK 350 pour
des concentrations allant de (0,5- 5 mg/l),(2-20 mg/l).

Mode opératoire
• Enlever délicatement la feuille de protection du Dosicape Zip.
• Dévisser le Dosicape ZIP.
• Pipeter 0,5 ml de l’échantillon.
• Visser le Dosicape ZIP en dirigeant le annelage ver le haut.
• Secouez énergiquement et faire chauffer dans le thermostat à 100 °C pendant 1
heur.
• Pipeter dans la cuve une fois refroidir 0,2 ml de réactif B.

44
Chapitre II Matériel et méthodes

• Visser un Dosicape C gris sur la cuve.


• Mélanger le contenu de la cuve en le retournant plusieurs fois de suite, laisser
reposer la cuve pendant 10 minutes et mélanger à nouveau.
• Insérer la cuve dans le spectrophotomètre après avoir nettoyé son extérieure, en
appuyant sur le menu code à barre, le spectrophotomètre affichera le résultat en
mg/l de Pt.

8. La détermination de taux des ortho phosphates (PO43-)

But

Le dosage des ortho phosphate par la méthode KIT HACH LCK 348, LCK 350 pour
des concentrations des ortho phosphates allant de (1,5-15 mg/l),( 2-20 mg/l).

Mode opératoire

C’est le même mode opératoire de phosphore total (Pt).

II.3.2.2.3 Les analyses bactériologiques

Recherche et dénombrement des Bactéries Coliformes, Escherichia coli et


Entérocoques intestinaux.

Méthode Alternative IDEXX.

But

Décrire la méthode alternative rapide pour la recherche et le dénombrement des


bactéries coliformes, Escherichia coli et Entérocoques intestinaux dans l’eau par la
méthode du nombre le plus probable (NPP) en milieu liquide en utilisant les réactifs
IDEXX selon les normes ISO 9308-2 :2012.

Principe

Coliformes

Ce test est basé sur la combinaison de substrats chromogénique et fluorogénique qui


permet la détection de la quantité total de coliformes et la présence de la bactérie E . coli.

45
Chapitre II Matériel et méthodes

• Les coliformes utilisent leur enzyme le béta galactosidase pour métaboliser l’ONPG
qui vire alors de l’incolore au jaune.
• La bactérie E. coli utilise la béta glucuronidase pour métaboliser le MUG et produite
une fluorescence.

Entérocoques

Ce test est basé sur l’utilisation de substrat fluorogénique qui permet la détection
de la quantité total d’entérocoque. Ce dernier utilise l’enzyme la béta glucosidase pour
métaboliser le MUG et produire une fluorescence.

Principe du dénombrement

La technique du NPP (Nombre le Plus Probable) fondée sur la méthode statistique


du maximum de vraisemblance permet une estimation de la concentration bactérienne
d’une eau.

Pour ce faire, l’échantillon à analyser est fragmenté en série de sous-échantillons qui sont
mis en culture dans un milieu liquide.

Après incubation, un sous-échantillon dans lequel une croissance (révélée par une
coloration ou une fluorescence) est observée est compté comme positif.

L’examen de la totalité des sous-échantillons permet d’estimer, par un calcul statistique, la


probabilité de la concentration en bactéries dans l’échantillon de départ par l’intermédiaire
d’une table NPP.

Mode opératoire

• Transporter l’échantillon à température ambiante.


• A cause de forte contamination de notre échantillon, on à fait des dilutions de 10-4
pour les eaux brutes et 10-3 pour les eaux épurées a l’aide d’une pipette graduée
(figure 27 annexe V) et l’eau déminéralisé.
• Prélever 100 ml de l’échantillon à analyser.
• Ajouter le contenu d’une dosette du réactif prêt à l’emploi : Colilert18 ou
Enterolert-E (figure 28,29, annexe V).

46
Chapitre II Matériel et méthodes

• Homogénéiser à l’aide d’un vortex (figure 30, annexe V) sans produire de mousse
et attendre quelques minutes la dissolution complète du réactif.
• Verser les 100 ml de mélange réactif / échantillon dans le plateau Quanti-Try/2000
(figure 31, annexe V) en prenant soin d’éviter tout contact des mains ou du flacon avec
l’intérieur de la pochette.
• Mettez le plateau dans un garniture de caoutchouc (figure 32, annexe V).
• Sceller le plateau dans le Quanti-Tray Sealer (figure 33, annexe V).
• Incuber le plateau de Colilert-18 à une température de 36°C ± 2 pendant 18 h ± 4 et
placer les puits vers le haut.
Si un échantillon inoculé au Colilert18 est incubé au-delà de 18 heures par inadvertance, le
résultat reste stable pendant 4 heures supplémentaires (durée d’incubation maximale : 22
heures). Les organismes hétérotrophes sont supprimés au cours de l’incubation.

Après 22 heures, un test négatif reste valable, mais toutes coloration jaune supérieure ou
égale au comparateur n’est pas valable et le test doit être reconduit ou vérifié.

- Incuber les plateaux d’Enterolert-E à une température de 41C° ± 0.5 pendant 24 h ± 2 et


placer les puits vers le haut.

La lecture des résultats


• coliformes
Après incubation à 36 °C Pendant 18 heures :
Pour les coliformes totaux : nous comptons les grandes et les petites puits positifs
(puits jaunes) qui apparaissent sur le plateau Quanti-Try/2000. A l’aide d’une table
NPP nous estimons le NPP des CT.
Pour E. coli : nous plaçons le même plateau dans un caisson de visualisation UV
(Chambre noire) (figure 34, annexe V). A l’aide d’une lunette de protection UV
(figure 35, annexe V) nous comptons les grandes et les petites puits positifs (puits
jaunes/fluorescents) et l’aide d’une table NPP nous estimons le NPP des E. coli.
• Entérocoques intestinaux
Après incubation à 41 °C pendant 24 heures, nous plaçons directement le plateau
Quanti-Try/2000 dans un caisson de visualisation UV et nous comptons les grandes
et les petites puits positifs (puits bleus/ fluorescents). A l’aide d’une table NPP nous
estimons le NPP des E.I.

47
Chapitre II Matériel et méthodes

48
Chapitre III Résultats et discussion

Au cours de notre stage pratique qui s’étale sur cinq mois (Janvier, Février, Mars,
Avril et Mai), nous avons réalisé un contrôle de la qualité physicochimique et
bactériologique des eaux brutes et épurées au niveau de la station d’épuration de Chenoua.

III.1 Paramètres physico-chimiques

III.1.1 Paramètres physiques

Les résultats des paramètres physiques sont regroupés dans l’annexe 1

Température

D’après la figure 36, l’analyse thermique des moyennes mensuelles de la


température des eaux brutes et des eaux traitées de la station d’épuration de Chanoua
montre que celle-ci varie d’un mois à l’autre, on observe une diminution des valeurs de
l’entrée vers la sortie de la station, dans laquelle les valeurs de l’entrée varient entre
(14,24°C à 18,28°C) et les valeurs de la sortie varient entre (12,49°C à 17,43°C). Ces
valeurs ne dépassent pas les normes (30°C) de rejet des eaux usées admises par
l’OMS(2013) et JORA(2006).

Les valeurs de la température obtenue favorisera la croissance des micro-


organismes « forte activité microbienne », et nous permettra d’avoir des rendements
appréciables lors des processus d’épuration biologiques. La température est bonne pour un
fonctionnement rentable de système d’épuration, une bonne solubilité des sels et des gaz,
surtout dans le cas de l’oxygène dissous, une saturation de concentration de l’oxygène,
donc bon pour le processus d’autoépuration, la multiplication des micro-organismes, ce qui
favorisent l’épuration biologique.

En effet, la température de l’eau varie d’après Gaujau (1995) en fonction de la


température de l’air selon les saisons. L’élévation de la température s’accompagne toujours
d’une modification des propriétés de l’eau, la densité et la viscosité qui favorisent
l’autoépuration et accroît la vitesse de sédimentation, ce qui peut présenter un intérêt dans
les stations d’épuration (Rodier et al ; 2005).

55
Chapitre III Résultats et discussion

La variation de la température est illustrée dans la (figure 36).

30

25

20
Tempirature (°C )

15 E.B
E.E
10
E.type

5 Normes OMS

0
Janvier Février Mars Avril Mai

Temps (mois)

Figure 36 : Variation des moyennes mensuelles de la température (°C) des eaux brutes
(E.B) et épurées (E.E) en fonction du temps (mois).

Le pH

Les valeurs du pH des eaux usées brutes sont comprises entre 7,66 et 7,77 (Figure
37) ce qui na pas un impact écologique fort sur l’environnement et les valeurs enregistrées
à la sortie de la station sont comprises entre 7,4 et 7,66. Elles restent toujours dans les
normes (6,5 à 8,5) fixées par l’OMS(2013) et JORA (2006).
Une légère différence entre le pH de l’eau traitée et celui de l’eau usée brute est
constatée, ceci est dû probablement aux réactions chimiques et/ou biologiques qui
produisent des ions acides ou qui consomment des ions basiques, d’ailleurs les réactions de
nitrification entrainent une acidification du milieu et l'oxydation de la DCO résultats le
CO2, à son tour, conduit à l'acidité du milieu, la valeur moyenne du pH du rejet est
conforme à la normale
D’après Sevrin Reyssac et al., (1995), un pH alcalin et une température modérée
constituent des conditions de milieu idéales pour la prolifération des microorganismes qui
établissent un parfait équilibre biologique, permettant la dégradation de la matière
organique ce qui conduit à la décontamination de l’eau.
Les résultats de la mesure de pH sont représentés dans la (figure 37).

56
Chapitre III Résultats et discussion

9
8
7
6
5 E.B
pH
4 E.E
3 E.type
2 Normes OMS
1
0
Janvier Février Mars Avril Mai

Temps (mois)

Figure 37 : Variation des moyennes mensuelles du pH en fonction du temps (Mois) des


eaux brutes (E.B) et épurées (E.E).

Conductivité

La mesure de la conductivité permet d’évaluer approximativement la minéralisation


globale de l’eau, les valeurs de la conductivité enregistrées durant la période d'étude
varient entre 1433,13 µS/cm et 2082 µS/cm à l’entrée et entre 1435,33 uS/cm et 1499,4
µS/cm à la sortie (figure 38).
L’évolution des valeurs de la conductivité peuvent être expliqués par le rejet d'eaux
usées fortement minéralisées dans le réseau d'assainissement. Selon Franck (2002), tout
rejet polluant s’accompagne d’un accroissement de la conductivité. La diminution des
valeurs de la conductivité peuvent être expliquée par la sédimentation des sels minéraux
dans le décanteur qui se sont concentrés dans les boues. Ces valeurs obtenue sont
dépassées les normes de la conductivité fixées par l’OMS(2013) qui est à 1250 µS/cm.
Ce paramètre dépend des charges de matière organique, génératrice de sels après
décomposition et minéralisation et également avec le phénomène d'évaporation qui
concentre ces sels dans l'eau (Belghiti et al., 2013).
La variation de la conductivité est illustrée dans la (figure 38).

57
Chapitre III Résultats et discussion

2500

2000
Conductivité (us/cm)

1500
E.B
E.E
1000
E.type

500 Normes OMS

0
Janvier Février Mars Avril Mai

Temps (mois)

Figure 38 : Variation des moyennes mensuelles de la conductivité des eaux brutes (E.B)
et épurées (E.E) en fonction du temps (mois).

III.1.2 Les paramètres chimiques

Les résultats des paramètres chimiques sont regroupés dans l’annexe 1

MES

Les matières en suspension, représentent l’ensemble des particules minérales et


organiques contenues dans l’eau. Les valeurs des MES enregistrées révèlent une réduction
importante des MES entre les eaux brutes et traitées (figure 39). Elles se situent entre
132,44 mg/l et 186,33 mg/l pour les eaux brutes. Pour les eaux épurées, le taux des MES
varie entre 10,43 mg/l et 15,71 mg/l. Ces faibles valeurs sont dues à la décantation des
matières décantables. Elles restent cependant inférieures à la norme de rejet de
l’OMS(2013) (<30 mg/l) et à celle du journal officiel algérien limitée à 35 mg/l (JORA,
2006).
Le résultat obtenu au niveau de l’entrée de la station d’épuration est évidemment
élevé car il s’agit d’eau usée urbaine, et sa diminution à la sortie est due au traitement
d’épuration qu’a subie l’eau usée. Cette diminution est très importante, ce qui donne une
idée sur l’efficacité du traitement.
La variation des MES est illustrée dans la figure 39.

58
Chapitre III Résultats et discussion

200
180
Matiére en suspension
160
140
120
E.B
100
E.E
80
60 E.type
40 Normes OMS
20
0
Janvier Février Mars Avril Mai

Temps (mois)

Figure 39 : Variation des moyennes mensuelles des MES des eaux brutes (E.B) et épurées
(E.E) en fonction du temps (mois).

DBO5

La demande biochimique en oxygène (DBO) correspond à la quantité d’oxygène


nécessaire pour décomposer (par oxydation, et avec l’intervention de micro- organismes),
les matières organiques seulement biodégradables contenues dans une eau usée.

Les valeurs de la demande biochimique en oxygène à l’entrée de la station varient


entre 50,5 mg d’O2/l et 174 mg d’O2/l, par contre celle de la sortie diminuent et varient
entre 14,5 mg d’O2/l et 24,7 mg d’O2/l (figure 40). La valeur élevée de la DBO5 au niveau
de l’entrée de la station est tout à fait compréhensible, car les eaux usées domestiques sont
chargées en matières organiques biodégradables. La valeur minimale enregistrée au niveau
de la sortie de la station d’épuration, indique que le traitement biologique effectué sur l’eau
usée est très acceptable, surtout si on considère que la norme exigée par l’OMS(2013) (<
30 mg d’O2/l), et celle exigée par JORA est (< 35 mg d’O2/l).

L’augmentation des concentrations de la DBO5 de l’eau traitée de (14,5 jusqu’au


24,7) est en relation avec la charge en matières organiques biodégradables. D’après
Bliefert et Perraud, (2009), elle est associée au maximum du développement de
l’abondance bactérienne et une diminution de la teneur en oxygène suite à la
consommation de ce dernier par les microorganismes.

59
Chapitre III Résultats et discussion

La variation de DBO5 est illustrée dans la figure 40.

180
160
140
120
DBO5 (mg d'o2/l)

100 E.B
80 E.E
60 E.type
40 Normes OMS
20
0
Janvier Février Mars Avril Mai

Temps (mois)

Figure 40: Variation des moyennes mensuelles de DBO5 des eaux brutes (E.B) et épurées
(E.E) en fonction du temps (mois).

DCO

La DCO permet d'apprécier la concentration en matières organiques ou minérales,


dissoutes ou en suspension dans l'eau, au travers de la quantité d'oxygène nécessaire à leur
oxydation chimique totale. Ainsi, par la mesure de la DCO, on pourra évaluer la charge
polluante d'une eau usée en matières organique avant et après un traitement physique,
chimique ou biologique afin de contrôler le fonctionnement d'une STEP et l'activité des
microorganismes.
Les valeurs de la DCO enregistrées durant la période d'étude varient entre un minimum
de 40,58 mg d’O2/l et un maximum de 293,89 mg d’O2/l à l’entrée de la station
d’épuration et entre 30,57 mg d’O2/l et 37,44 mg d’O2/l à la sortie (figure 41). Ces valeurs
sont conformes aux normes algériennes de rejet (120 mg d’O2/l), ainsi que celles de
l’OMS(2013) (< 90 mg d’O2//l).
Donc une grande concentration a été éliminé par ce procédé car il y’a une dégradation
importante de la charge polluante.
La variation de DCO est illustrée dans la figure 41.

60
Chapitre III Résultats et discussion

300

250
DCO (mg/l)

200
E.B
150
E.E
100 E.type
Normes OMS
50

0
Janvier Février Mars Avril Mai

Temps (mois)

Figure 41 : Variation des moyennes mensuelles de DCO des eaux brutes (E.B) et épurées
(E.E) en fonction du temps (mois).

Tableau 10 : Biodégradabilité des effluents.

Mois Janvier Février Mars Avril Mai


DCO 37,44 36,02 36,81 35,89 30,57
DBO 15,8 15 ,02 14,5 24,7 22 ,9
DCO/DBO 2,37 2,4 2,54 1,45 1,33
Bio- Moyennement Moyennement N’est pas Bio- Bio-
dégradabilité biodégradable biodégradable biodégradable dégradable dégradable

La moyenne du coefficient de biodégradabilité (K) est de l’ordre de 2,02, cette


valeur est comprise entre 1,5 et 2,5. Ce constat est confirmé par le fait qui’ il n’existe
aucune industrie rejetant dans le réseau d’assainissement unitaire gravitaire de la ville de
Tipaza.

Donc : l’effluent analysée est moyennement biodégradable.

L’azote total

L’azote total dissous représente la totalité de l’azote contenu dans les formes
azotées minérales et organiques en solution dans l’eau. L’azote organique dissous peut être
caractérisé par des composés particuliers (des amines, des acides, des protéines….), mais

61
Chapitre III Résultats et discussion

également par sa résistance à la dégradation bactérienne, c’est-à-dire qu’il peut être


biodégradable ou réfractaire (Deronzier et al., 2001).
D'après la (figure 42), on constate que les valeurs de l’azote total s’abaissent dans
l'eau traitée par rapport à l'eau brute et on remarque que les valeurs de l’eau brute mesurée
durant notre période d'étude varient entre 29,88 mg/l et 40,44 mg/l, et entre 9,99 mg/l et 18
mg/l dans l’eau traitée. Ces dernier sont conforme à la norme fixé par l’OMS(2013) (<15
mg/l). La diminution de la teneur en azote due au processus d’ammonification qui
transforme l’azote organique en azote ammoniacal par hydrolyse enzymatique (Deronzier
et al., 2001).

L'azote se trouve dans l'eau usée sous forme organique ou ammoniacale dissoute. Il
est souvent oxydé pour éviter une consommation d'oxygène (O2) dans la nature (Martin,
1979).

L’ensemble des valeurs obtenues de l’azote total est représenté dans la figure 42.

45
40
35
L'azote totale (mg/l)

30
25 E.B
20 E.E
15 E.Type
10 Normes OMS
5
0
Janvier Février Mars Avril Mai

Temps (mois)

Figure 42 : Variation des moyennes mensuelles de l’azote total des eaux brutes (E.B) et
épurées (E.E) en fonction du temps (mois).

L’azote ammoniacal

Au niveau de la station d'épuration on note que les teneurs en azote ammoniacal


diminuent de l’entrée vers la sortie de la station d’épuration. Les valeurs de l’entré varient

62
Chapitre III Résultats et discussion

entre 15,1mg/l et 21,74 mg/l par contre après le traitement biologique les valeurs comprise
entre 1,9 mg/l et 7,01 mg/l (figure 43). Ces valeurs ne sont pas conformes aux normes de
rejets recommandées par l’OMS(2013) (< 2mg/l).

D’après Nisbet et Vernaux (1970), l’azote ammoniacal rencontré dans les eaux
usées, et dont la présence est anormale, traduit habituellement un processus de dégradation
incomplète de la matière organique lorsque la teneur en oxygène est insuffisante pour
assurer sa transformation, cela explique l'élévation des teneurs en NH4+de l'eau usée avant
le traitement.

La baisse des teneurs en azote ammoniacal au niveau de la station d’épuration de


l’entrée vers la sortie est du au processus d’épuration biologique par boues activées qui
permet de diminuer la charge polluante en NH4+. Cette baisse est mise en œuvre par une
réaction chimique dite nitrification autotrophique qui fait appel à des bactéries nitrifiantes
(ex : Nitrosomonas europaea; Nitrobacter), et cette nitrification présente un grand intérêt
en raison de la moindre toxicité de la forme nitrique par rapport aux formes ammoniacales
et nitreuses. Les normes exigent des teneurs < 2 mg/l.

La variation de la concentration de l’azote ammoniacale est illustrée dans la figure 43.

25
L'ammoniaque (mg/l)

20

15 E.B

E.E
10
E.type

5 Normes OMS

0
Janvier Février Mars Avril Mai

Temps (mois)

Figure 43 : Variation des moyennes mensuelles de l’azote ammoniacale des eaux brutes
(E.B) et épurées (E.E) en fonction du temps (mois).

63
Chapitre III Résultats et discussion

Nitrate (NO3-)

Les eaux épurées, ces valeurs oscillent entre 3,97 mg/l et 8,06 mg/l (Figure 44). Le
taux des nitrates a augmenté considérablement au niveau des eaux traitées par rapport aux
eaux brutes. Ces valeurs ne sont pas conformes aux normes de rejets recommandées par
l’OMS(2013) qui sont <1mg/l.
Les nitrates sont le résultat direct de l’oxydation de l’ammoniac en passant par les
nitrites qui est un élément peu stable sauf en cas d’insuffisance d’oxydant où on note une
accumulation de ce dernier.

La présence des nitrates dans l’eau usée à l’entrée de la station d’épuration indique
que le processus de nitrification est déjà présent, alors que l’augmentation des teneurs en
nitrates vers la sortie de celle-là prouve que la nitrification est encore plus poussée au cours
de l’épuration biologique où l’utilisation de bactéries nitrifiantes en grande masse (boues
activée) à côté d’une oxygénation importante fait que les quantités d’azote ammoniacal
sont transformées en azote nitrique (Djeddi, 2006) .

La variation de la concentration de nitrate est illustrée dans la figure 44.

9
8
7
Nitrate (mg/l)

6
5 E.B

4 E.E

3 E.type

2 Normes OMS

1
0
Janvier Février Mars Avril Mai

Temps (mois)

Figure 44 : Variation des moyennes mensuelles de nitrate des eaux brutes (E.B) et épurées
(E.E) en fonction du temps (mois).

64
Chapitre III Résultats et discussion

Phosphore total

Les valeurs de phosphate à l’entrée de la station varient entre 3.59 mg/l et 4.34
mg/l, par contre celle de la sortie déminent et varient entre 0.9 mg/l et 1.57 mg/l (figure
45).Ces valeurs sont conformes aux normes de rejets recommandées par l’OMS(2013) (<2
mg/l).

Dans les eaux usées, la part des rejets humains ne présente que 30 à 50% du
phosphore total (entre 5 et 20 mg/l), le reste provenant des produits de nettoyages (Rodier,
1984). Cela explique les teneurs élevées perçues dans les prélèvements d’eau usée.

Le phosphate échappe en grande partie au traitement des stations d’épurations


biologiques, et la diminution des teneurs en phosphates de l’entrée de la station vers la
sortie est due à leur solubilisation par les bactéries au cours du processus d’épuration.

La variation de la concentration de phosphore total est illustrée dans la figure 45.

4.5

4
Phosphore totale (mg/l)

3.5

2.5 E.B
2 E.E

1.5 E.type
Normes OMS
1

0.5

0
Janvier Février Mars Avril Mai

Temps (mois)

Figure 45 : Variation des moyennes mensuelles de phosphore total des eaux brutes (E.B)
et épurées (E.E) en fonction du temps (mois).

65
Chapitre III Résultats et discussion

Les ortho-phosphate

D'après la (figure 46), on constate que les valeurs des ortho-phosphates abaissent
dans l'eau traitée par rapport à l'eau brute et on remarque que les valeurs des ortho-
phosphate mesurée durant notre période d'étude varient pour les eaux brutes entre 2,31
mg/l et 2 ,99 mg/l, alors que pour les eaux traitées entre 0,63 mg/l et 0,84 mg/l. Les valeurs
des eaux traitées sont conformes aux normes des rejets recommandées par l’OMS(2013) (<
1 mg/l).

La variation de la concentration de phosphore total est illustrée dans la figure 46.

3
Les ortho-phosphate (mg/l)

2.5

E.B
1.5
E.E
1 E.type

0.5 Normes OMS

0
Janvier Février Mars Avril Mai

Temps (mois)

Figure 46 : Variation des moyennes mensuelles de phosphore total des eaux brutes (E.B)
et épurées (E.E) en fonction du temps (mois).

Rendements épuratoires

Les taux de réduction des différents paramètres obtenus au cours de cette étude sont
représentés par les figures suivantes (figure 47, 48, 49,50, 51).
Les rendements épuratoires pour les matières en suspension (MES), la demande chimique
en oxygène (DCO), la demande biochimique en oxygène (DBO5), l’ammoniac, les ortho-
phosphates, sont représentés respectivement par 92%, 82%, 86%,78% ,71%. Ces résultats
confirment la performance du système d’épuration des eaux usées dans la STEP de
Chenoua qui peut supporter des variations de charge organique tant que celle-ci reste dans

66
Chapitre III Résultats et discussion

la gamme d’une charge admissible.

8%

MES éliminées

MES résiduelles

92%

Figure 47 : Rendement de réduction des MES.

18%
DCO éliminées

DCO résiduelles

82%

Figure 48 : Rendement de réduction de DCO.

14%

DBO5 éliminées

DBO5 résiduelles

86%

67
Chapitre III Résultats et discussion

Figure 49 : Rendement de réduction de DBO5.

22%
NH4 éliminées

NH4 résiduelles

78%

Figure 50 : Rendement de réduction de NH4+.

29% PO4 éliminées

PO4 résiduelles

71%

Figure 51 : Rendement de réduction de PO43-.

III.1.3 Les paramètres bactériologiques

Le suivi de la qualité bactériologique des eaux usées consiste à la recherche et au


dénombrement des germes suivants : les coliformes totaux, les coliformes fécaux (E.
coli) et les entérocoques intestinaux.

Les résultats du dénombrement des indicateurs de contamination fécale au


niveau des eaux usées brutes présentent une fluctuation significative durant toute la
période de notre étude.

68
Chapitre III Résultats et discussion

Nous remarquons que le nombre de coliformes totaux dans les eaux brutes
varient entre 85 (NPP104*100 ml) et 200 (NPP*104/100 ml), et les valeurs de coliformes
fécaux (E. coli) varient entre 104,8 (NPP*104/100 ml) et 271 (NPP*104/100 ml). Ces
valeurs sont élevées par ce que les eaux usées sont considérées comme un milieu
favorable pour la prolifération bactérienne.

On remarque que les eaux usées brutes sont chargées en coliformes totaux et que
leur nombre augmente d’une façon significative entre le mois d’Avril et le mois de Mai,
et cela due à l’élévation de la température.

La présence de coliformes totaux peut indiquer la présence de coliformes fécaux,


indicateur classique de pollution fécale (Geneva, 1993).

Les Coliformes fécaux sont appelés aussi les Coliformes thermotolérants. Ce


sont des Coliformes qui fermentent le lactose mais à 44°C. Le germe Escherichia coli
est le type de Coliformes fécaux d’habitat fécal exclusif, sa recherche est donc
extrêmement importante (Rodier, 2005). Cette bactérie ne se multiple pas dans
l’environnement, mais uniquement dans le tractus digestif de l’homme et des animaux à
sang chaud (Gantzer et al ,1998).

En ce qui concerne les Entérocoques intestinaux nous remarquons que ses


valeurs sont augmentés progressivement de mois de Janvier jusqu’à mois de Mai, et
sont varient entre 50 (NPP*103/100 ml), et 600 (NPP*103/100 ml).

L’ensemble des résultats bactériologiques de l’eau brute sont présentés dans la figure 52.

2000000
1800000
Nombre de germe par 100ml

1600000
1400000
1200000 C.T
1000000 E.coli
800000
E.I
600000
400000
200000
0
Janvier Février Mars Avril Mai
Temps (mois)

69
Chapitre III Résultats et discussion

Figure 52 : Taux de germes (CT, E. coli, E.I) dans les eaux brutes.

Les eaux épurées véhiculent une charge bactérienne moins élevée que les eaux
usées brutes. Ces eaux restent riches en bactéries fécales (Coliformes totaux et E. coli).
D’après la figure 43, nous remarquons que les valeurs de Coliformes totaux varient entre
27,5 (NPP*103/100 ml) et 165 (NPP*103/100 ml) et la valeur la plus élevée a été
remarquée au mois de Mai. Les valeurs d’E. coli varient entre 8220 (NPP*103/100 ml) et
30000 (NP*103/100 ml).

En ce qui concerne les Entérocoques intestinaux nous remarquons des valeurs


diminues par apport aux valeurs de Coliformes totaux et Escherichia coli et sont varient
entre 1000 (NPP.103/100 ml) et 5200 (NPP.103/100 ml).

Ces valeurs obtenues dépassent les normes des rejets fixés par l’OMS (2013), sont
mentionnées en annexe 01.

Les abondances en coliformes dans les effluents traités dépendent de la qualité


microbiologique des eaux brutes d'une part et de l'efficacité de la filière de traitement à
éliminer les coliformes d'autre part. La présence de coliformes résulte de leur abondance
dans les matières fécales des animaux à sang chaud et constitue un indicateur fécal de
première importance (Dupray et Derrien, 1995). L’ensemble des résultats
bactériologiques de l’eau traitée sont présentés dans la figure 53.
Nombre de germe par 100 ml

180000
160000
140000
120000
100000 C.T
80000 E.coli
E.I
60000
40000
20000
0
Janvier Février Mars Avril Mai
Temps (mois)

70
Chapitre III Résultats et discussion

Figure 53 : Taux de germes (CT, E. coli, EI) dans les eaux traitées.

71
Conclusion

L’étude a porté sur la station d’épuration des eaux usées à boue activée de Chenoua,
assurée par un réseau d'assainissement unitaire qui est caractérisé par des débits d'entrée
irréguliers dans le temps (influence des eaux de pluies, rejets des stations de lavage) après le
traitement les eaux épurées de cette station sont collectées vers un seul point qui est l’exutoire
d’oued Nador.

L’analyse des paramètres physico-chimiques (DBO5, MES, DCO, Nt, NH4+, NO3-,
Pt, PO43-) a montré que les valeurs trouvées à la sortie de la Step respectent les normes de
rejet fixés par l’OMS, à l'exception de Nitrate. Les rendements épuratoires pour les matières
en suspension (MES), la demande chimique en oxygène (DCO), la demande biochimique en
oxygène (DBO5), les ortho-phosphate, l’ammoniac sont représenté respectivement par 92%,
82%, 86%,71% ,78%.

Ces résultats montrent que les eaux usées de la ville de Tipasa constitués
principalement d’effluents domestiques et admis à la STEP, présente un caractère faiblement
chargée et moyennement biodégradable pouvant être épurées par un procédé basé sur un
traitement biologique.

Les résultats bactériologiques obtenus peuvent s’expliquer d’une part par le fait que
le traitement biologique utilisé dans la Step favorise la croissance bactérienne pour dégrader
la pollution carbonée ou azotée et d’autre part par l’absence d’un traitement de désinfection
qui sert à la destruction des germes pathogènes. De plus, l’eau usée est considérée comme le
milieu optimal pour la prolifération microbienne.

La STEP de Chenoua à un bon fonctionnement épuratoire mais elle rencontre certains


problèmes liés à une mauvaise exploitation. Nous recommandons la prise de certaines
dispositions au niveau de l'exploitation (gestion des boues et de l'aération), pour maintenir un
bon fonctionnement et une longévité à la STEP.

En perspectives, il serrait intéressent de compléter ce travail par le dosage des


pesticides et des métaux lourdes ainsi que par la recherche et le dénombrement des virus et
des parasites.

65
Conclusion

Il serait aussi intéressant de faire l’isolement et l’identification des germes


responsables de biodégradation provenant des boues activées.

66
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73
Annexe I

Résultats des paramètres physiques de mois de Janvier

Date pH T (°C) Conductivité (µs/cm)


E.B E.E E.B E.E E.B E.E
25/12/2017 7,78 7,71 15,8 14,1 1538 1532
28/12/2017 7,72 7,63 14,8 13,9 1704 1718
03/01/2018 7,61 7,58 16,3 14,7 1674 1610
07/01/2018 7,65 7,63 14,9 10,9 1524 1569
14/01/2018 8.2 7.8 14,3 14,1 1459 1478
18/01/2018 8.11 7.96 15,3 15 1365 1354
20/01/2018 7,58 7.47 14,3 12,8 1354 1365
23/01/2018 7,6 7,6 15,8 14,6 1456 1487
31/01/2018 7,7 7,5 15 14,2 1356 1348
Moy 7,77 7,66 15,17 13,81 1492,22 1495,67
Max 8.2 7.96 16,3 15 1704 1718
Min 7,6 7,47 14,3 10,9 1354 1348
Annexe I

Résultats des paramètres physiques de mois de Février

Date pH T (°C ) Conductivité (µs/cm)


E.B E.E E.B E.E E.B E.E
04/02/2018 7,5 7,3 15,8 15,4 1354 1398
07/02/2018 7,6 7,4 15,2 14,5 1456 1478
12/02/2018 7,7 7,6 14,2 11,6 1365 1347
16/02/2018 7,8 7,7 14,7 9,7 1369 1398
19/02/2018 7,7 7,6 14,7 10 1456 1487
20/02/2018 7,6 7,6 13,1 13,2 1487 1498
25/02/2018 7,81 7,52 13.00 11,5 1488 1490
28/02/2018 7,6 7,56 13,2 14 1490 1499
Moy 7,66 7,57 14,24 12 ,49 1433,13 1449,38
Max 7,81 7,7 15,8 15,4 1490 1499
Min 7,3 7,5 13,00 9,7 1354 1347

Résultats des paramètres physiques de mois de Mars

Date pH T (°C) Conductivité (µS/cm )


E.B E.E E.B E.E E.B E.E
03/03/2018 7,67 7,59 18,4 14,6 1600 1490
06/03/2018 7,74 7,63 17,7 14,4 1702 1477
10/03/2018 7,95 7,73 20,8 20,6 1567 1530
15/03/2018 7,56 7,46 13,5 13 1699 1469
17/03/2018 7,79 7,63 12,4 12 1672 1436
Moy 7,74 7,61 16,56 14,92 1648 1480,4
Max 7,95 7,63 20,8 20,6 1702 1530
Min 7,56 7,46 12,4 12 1567 1436
Annexe I

Résultats des paramètres physiques de mois d’Avril

Date pH T (°C) Conductivité (µS/cm)


E.B E.E E.B E.E E.B E.E
06/04/2018 7,59 7,45 20,1 20 1801 1597
08/04/2018 7,5 7,32 20 20,4 1639 1602
10/04/2018 7,65 7,32 20 16,2 1639 1602
14/04/2018 7,95 7,65 15 16,2 5090 1375
16/04/2018 7,98 7,36 16,7 16,2 1047 1217
18/04/2018 7,69 7,32 17,9 15,6 1276 1219
Moy 7,73 7,4 18 ,28 17,43 2082 1435,33
Max 7,98 7,65 20,1 20,4 5090 1602
Min 7,5 7,32 16,7 15,6 1047 1217

Résultats des paramètres physiques de mois de Mai

Date pH T (°C) Conductivité (µS/cm)


E.B E.E E.B E.E E.B E.E
24/04/2018 7,9 7,33 21,4 20 1710 1218
30/04/2018 7,74 7,65 17,5 16 1609 1680
06/05/2018 7,74 7,65 18 15 1610 1620
15/05/2018 7,56 7,45 15 14 1244 1270
17/05/2018 7,8 7,5 7,4 9,7 2250 1709
Moy 7,75 7,52 15,86 14,94 1684,6 1499,4
Max 7,9 7,65 21,4 20 2250 1709
Min 7,56 7,33 7,4 9,7 1609 1218
Annexe I

Résultats des paramètres chimiques de mois de Janvier

Date MES (mg/l) DCO mg d'O2/l DBO5 mg d'O2/l


E.B E.E E.B E.E E.B E.E

25/12/2017 140 5 159 27,5 57 10


28/12/2017 40 11 157 39,3
03/01/2018 200 28 337 44,6 151 16
07/01/02018 296 18 394 55,5
14/01/2018 64 3 224 23,5
18/01/2018 148 3 556 23,1
20/01/2018 120 15,5 238 28,6 200 10
23/01/2018 36 16 253 28,3 93 15
31/01/2018 148 30 327 66,6 297 28
Moy 132,44 14,39 293,89 37,44 159,6 15,8
Max 296 30 556 66,6 297 28
Min 36 3 157 23,1 57 10

Résultats des paramètres chimiques de mois de Février


Date MES (mg/l) DCO mg d'O2/l DBO5 mg d'O2/l
E.B E.E E.B E.E E.B E.E
04/02/2017 64 7 229 46 255 23
07/02/2017 178 5 186 41,1
12/02/2018 128 9 180 3702
16/02/2018 196 18 324 40 125 19,5
19/02/2018 224 12 320 36,2
20/02/2018 89 19 209 32,3 200 1
25/02/2018 154 3 236 24,3 116 8
28/02/2018 144 24 250 31,1
Moy 147,125 12,125 241,75 36,02 174 15,02
Max 224 24 324 46 255 23
Min 64 3 180 24,3 116 8
Annexe I

Résultats des paramètres chimiques de mois de Mars

Date MES (mg/l) DCO mg d'O2/l DBO5 mg d'O2/l


E.B E.E E.B E.E E.B E.E
03/03/2017 170 21 297 32,6 134 15
06/03/2018 80 5 183 30,1
10/03/2018 148 11 249 41 129 18
15/03/2018 196 13 247 63,2
17/03/2018 244 8 222 47,7 200 7
22/03/2018 368 3 140 21,2
25/03/2018 162 18 189 20,5 189 20,5
27/03/2018 52 4,5 193 38,2 114 12
Moy 177,5 10,43 215 36,81 153,2 14,5
Max 368 18 297 63,2 200 20,5
Min 52 3 140 30,1 114 7

Résultats des paramètres chimiques de mois d’Avril


Date MES (mg/l) DCO mg d'O2/l DBO5 mg d'O2/l
E.B E.E E.B E.E E.B E.E
06/04/2017 132 3,5 109 38,5 81 16,2
08/04/2018 316 8 345 51,1 281 29,7
10/04/2018 196 16,5 443 34,3
14/04/2018 284 29 351 39,8
16/04/2018 92 16,5 112 29,8 48 25.16
18/04/2018 98 15 101 21,8 50 27,75
Moy 186,33 14,75 40,58 35,89 115 24,7
Max 316 29 443 51,1 281 24,7
Min 92 3,5 101 21,8 48 7
Annexe I

Résultats des paramètres chimiques de mois de Mai


Date MES (mg/l) DCO mg d'O2/l DBO5 mg d'O2/l
E.B E.E E.B E.E E.B E.E
06/04/2017 132 3,5 109 38,5 81 16,2
08/04/2018 316 8 345 51,1 281 29,7
10/04/2018 196 16,5 443 34,3
14/04/2018 284 29 351 39,8
16/04/2018 92 16,5 112 29,8 48 25.16
18/04/2018 98 15 101 21,8 50 27,75
Moy 186,33 14,75 40,58 35,89 115 24,7
Max 316 29 443 51,1 281 24,7
Min 92 3,5 101 21,8 48 7
Annexe I

Résultats des paramètres de pollution de mois Janvier


Date Nt (mg/l) Pt (mg/l) Po43-(mg/l) NO3- (mg/l) NH4+ (mg/l)
E.B E.E E.B E.E E.B E.E E.B E.E E.B E.E
25/12/2017 30 17 4 1 2,9 0,69 0,8 7,1 22 5
3/01/2018 29 18 4,2 0,97 2,88 0,68 0,74 7,44 21,3 5,67
20/01/2018 33,4 12,6 3,85 0,87 2,03 0,51 0,47 6,76 20,4 0,86
23/01/2018 22 13 3 0,9 2,03 0,7 0,48 9 20 0,9
31/01/2018 35 13 3 0,9 2 0,6 0,5 8 25 6.66
MOY 29,8 14,72 3,61 0,92 2,36 0,63 0,59 8,06 21,74 3.81
MAX 35 18 4,2 1 2,9 0,7 0,8 9 25 6.66
MIN 22 12,6 3,61 0,87 2 0,51 0,47 7,1 20 0,86

Résultats des paramètres de pollution de mois Février

Date Nt (mg/l) Pt (mg/l) Po43-(mg/l) NO3- (mg/l) NH4+ (mg/l)


E.B E.E E.B E.E E.B E.E E.B E.E E.B E.E
04/02/2018 47,3 15,5 4,21 0,8 2,85 0,9 1,33 8,72 36,6 3
15/02/2018 27,1 11,4 3,41 0,5 1,95 0,4 0,5 7,38 17,5 1,5
20/02/2018 26,8 10,9 3,89 1,1 2,07 1 2,64 7,42 10,6 1,1
25/02/2018 40 11 3,9 1,2 2,8 1 2,3 6,99 20,1 2
MOY 35,3 12,2 3,85 0,9 2,41 0,82 1,69 7,62 16,7 1,9
MAX 47,3 15,5 4,21 1,2 2,85 1 2,64 8,72 20,1 3
MIN 26,8 10,9 3,41 0,5 1,95 0,4 0,5 6,99 10,6 1,1
Annexe I

Résultats des paramètres de pollution de mois mars


Date Nt (mg/l) Pt (mg/l) Po43-(mg/l) NO3- (mg/l) NH4+ (mg/l)
E.B E.E E.B E.E E.B E.E E.B E.E E.B E.E
3/03/2018 42,7 13,4 3,82 0,64 2,08 0,54 0,62 6,29 20,6 2,89
10/03/2018 49,6 12,8 4,55 1,75 2,4 1,07 3,22 2,76 20,2 7,45
17/03/2018 42,5 10,6 4,12 1,96 2,12 0,5 1,49 5,64 15,9 0,6
22/03/2018 40,2 12,04 2,7 0,8 1,07 0,75 4,43 5,25 7,63 0,12
27/03/2018 27,2 1,11 2,76 1,11 3,89 1,35 1,73 9,37 11,2 0,05
MOY 40,44 9,99 3,59 1,52 2,31 0,84 2,29 5,86 15,1 2,22
MAX 49,6 13,4 4,55 1,96 3,89 1,07 4,43 9,37 20,6 7,45
MIN 27,2 9,99 2,7 0,64 1,07 0,5 0,62 2,76 7063 0,05

Résultats des paramètres de pollution de mois avril


Date Nt (mg/l) Pt (mg/l) Po43- (mg/l) NO3-(mg/l) NH4+ (mg/l)
E.B E.E E.B E.E E.B E.E E.B E.E E.B E.E
06/04/2018 41,5 18,8 6,98 3,84 6,28 0,99 0,87 4,04 35 9,34
08/04/2018 49,1 21,1 6,7 1,25 3,67 1,15 1,32 2,17 22,9 17,6
16/04/2018 12,3 11,9 1,59 0,63 1,22 0,63 4,01 5,76 3,01 0,74
18/04/2018 40,3 20,2 1,48 0,56 0,79 0,5 1,51 5,65 5,67 0,36
MOY 35,8 18 4,18 1,57 2,99 0,81 1,92 4,4 16,64 7,01
MAX 49,1 21,1 6,98 3,84 6,28 1,15 4,01 5,76 22,9 17,6
MIN 12,3 11,9 1,48 0,56 0,79 0,5 0,87 2,17 3,01 0,36

Résultats des paramètres de pollution de mois mai


Date Nt (mg/l) Pt (mg/l) Po43-(mg/l) No3- (mg/l) Nh4+ (mg/l)
E.B E.E E.B E.E E.B E.E E.B E.E E.B E.E
30/04/2018 35,5 9,37 6,33 1,9 3 1,01 1,46 3,15 16,1 3,73
6/05/2018 30,7 12 4,33 1,88 1,22 0,64 0,99 4,88 25 6
13/05/2018 41,3 14 3,85 0,9 3,89 1,44 3,32 2,17 12,33 0,9
16/05/2018 44,6 11,9 2,88 0,9 2,88 0,87 2,22 5,7 30 9,33
MOY 38,02 11,81 4,34 1,395 2,74 0,99 1,99 3,97 20,85 4,99
MAX 44,6 14 6,33 1,9 3,89 1,44 3,32 5,7 30 9,33
MIN 30,7 9,37 2,88 0,9 1,22 0,64 0,99 2,17 12,33 0,9
Annexe II

Résultats Bactériologiques des eaux usées

C.T E. coli E.I


La date
E.B *104 E.E*103 E.B*104 E.E*103 EB*103 E.E*103
24/01/2018 102 80 88 14 50 1
18/02/2018 85 48 71 8 200 3
04/03/2018 120 27 95 9 350 2
08//01/2018 180 51 90 10 200 1
15/05/2018 200 165 180 30 600 5
Annexe III

Tableau 11 : Les normes internationales des paramètres physico-chimiques selon


l’organisation mondiale de la santé (OMS) respective pour les eaux usées.
Paramètres Normes
DBO5 30 mg d’o2/l
MES 30
DCO 90
Nt 15
pH 6,5-8,5
Pt 2

Tableau 12 : Les normes internationales des bactéries (CT, CF, SF) selon l’organisation
mondiale de la santé (OMS ,2013) respective pour les eaux usées.
Germes Normes
Coliformes totaux 5000/100ml
Coliformes fécaux 2000/100ml
Streptocoques fécaux 1000/100ml

Tableau 13 : Les normes selon JORA (Journal officiel de la Républiques Algérienne).2006.


Paramètres Normes
T °C 30
pH 6 ,5- 8.5
MES 35
Phosphore totale 10
DCO 120
DBO5 35
Annexe IV

I. Matériel des analyses physico-chimiques

I.1 Appareillage et verrerie

• pH mètre.
• Conductimètre.
• Centrifugeuse.
• Spectrophotomètre.
• Etuve.
• Agitateur magnétique.
• Barreau magnétique.
• Balance analytique.
• Eprouvette.
• Thermostat.
• DBO mètre.
• Pipette graduées.
• Flacons en plastique.
• Capsules.
I.2 Réactifs

pH et température

-Les solutions étalons utilisés sont des solutions prêtes à l’emploi.

-Solution étalon pH 4.01 à 25C°.


-Solution étalon PH 7,00 à 25C°.
-Solution étalon pH 10,00 à 25C°.

- Chlorure de potassium (KCL)………………………………3 mol/l

La conductivité électrique
-Eau distillé.
-Solution de chlorure de potassium (KCL)……………. 3 mol/l
La demande chimique en oxygène (DCO)
-LCK114.
-LCK 314.
Annexe IV

La demande biochimique en oxygène (DBO₅)


-Vaseline.
-Hydroxyde de l’lithium (Li OH) 0,4g

Nitrate (NO-₃)
-LCK 339.
L’ammoniac (NH4+)
-LCK 305.
-LCK 302.
L’azote total (NT)
-LCK 338.
-LCK 238.
Phosphore total (Pt)

-LCK 348.

Les ortho phosphates (PO43-)


-LCK 350.

II. Matériels pour les analyses bactériologiques

II.1 Appareillage et verrerie

• Conditionneur Quanti-Try (sealer).


• Lampe UV (rayonnement long 365 nm).
• Lunettes de protection absorbant les UV.
• Etuves à 36 ± 2°C et 44 ± 0,5°C.
• Bec Bunsen.
• Plateau Quanti-Try/2000.
• Garniture de caoutchouc de réserve Quanti-Try.
• Caisson de visualisation UV.
• Flacons en verre.
• Pipette graduée.
• Vortex.
Annexe IV

II.2 Réactifs
• Boite Colilert18.
• Boite Enterolert-E.
Annexe V

Matériels utilisés pour les analyses physico-chimiques et bactériologiques

Figure 18 : pH mètre est les solutions Figure 19 : Conductimètre.

d’étalonnage.

Figure 20 : Balance analytique Figure 21 : Centrifugeuse.


Annexe V

Figure 22 : Capsules. Figure 23 : Etuve.

Figure 24 : Thermostat. Figure 25 : Spectrophotomètre.


Annexe V

Figure 26 : DBO mètre. Figure 27 : Pipette graduée.

Figure 28 : Boites Colilert 18. Figure 29 : Boite Enterolert-E.


Annexe V

Figure 30 : Vortex Figure 31 : Plateau Qanti-Tray/2000.

Figure 32 : Garniture de caoutchouc Figure 33 : Quanti-Tray Sealer

de réserve Quanti-Tray/2000.
Annexe V

Figure 34 : Caisson de visualisation UV Figure 35 : Lunette de protection UV.

(chambre noire).
Annexe V

Figure 54 : Tableau de nombre le plus probable (NPP).


Annexe V

Figure 54 : Tableau de nombre le plus probable (la suite).


Annexe V
Annexe VI

Les méthodes utilisées :

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