L’Hémogramme
normal & pathologique
Aspects pratiques
& interprétations
Dr BOURHIL Zahrat el khouloud
Médecin biologiste
Objectifs
• Reconnaître et identifier les cellules normales de l’hématopoïèse
• Identifier les éléments importants de la phase pré-analytique
concernant l’hémogramme
• Maîtriser les différents principes de l’analyse de l’hémogramme
• Interpréter les résultats de l’hémogramme
• Reconnaître les interférences et pièges possibles de l’analyse de
l’hémogramme
• Savoir poser les indications de la réalisation d’un frottis sanguin
• Savoir lire un frottis sanguin et identifier les cellules anormales
Sommaire
➢Définition
➢Rappel physiologique de l’hématopoïèse
➢Phase pré-analytique
➢Phase analytique: méthodes manuelles / méthodes
automatisées
➢Résultats: chiffres, scatters, alarmes
➢Interférences et principales causes d’erreurs analytiques
➢Frottis sanguin: réalisation et lecture
HÉMOGRAMME = NFS
• Etude quantitative (nombre) et qualitative (aspect, morphologie) des
éléments figurés du sang
• Examen biologique le plus prescrit toutes pathologies confondues
• Apportant des renseignements dans des domaines dépassant
largement celui de l’hématologie
• Comprend:
- Numération des éléments figurés du sang,
- Dosage de l’hémoglobine,
- Mesure de l’hématocrite,
- Calcul du nombre et du pourcentage des différentes catégories de
globules blancs (formule sanguine)
RAPPEL PHYSIOLOGIQUE: HÉMATOPOÏÈSE
myéloïde
Érythropoïèse
Proérythroblaste Taille: 17-24 μm
Noyau: rond à légèrement ovale
Cytoplasme: basophile
Chromatine: fine, uniforme
Nucléoles: nettement visibles
Erythroblaste basophile Taille: 10-17 μm
Noyau: rond
Cytoplasme: basophile foncé intense, zone plus
claire autour du noyau
Chromatine: dense, légèrement granuleuse
Erythroblaste polychrome Taille: 10-15 μm
Noyau: rond
Cytoplasme: gris-bleu à gris-rose
Chromatine: dense, en mottes
Erythroblaste oxyphile Taille: 8-12 μm
Noyau: rond, souvent excentrique
Cytoplasme: oxyphile (comme un érythrocyte mature)
Chromatine: dense, pycnotique
Réticulocyte Taille un peu plus grande que les
(coloration supravitale au hématies
bleu de crésyl) Couleur bleue verdâtre
Absence de noyau
Présence de granulations bleu-
violacées (ARN) (plus abondantes
chez les réticulocytes plus jeunes)
Absence de dépression centrale
Globule rouge mature Forme circulaire,
Taille uniforme avec un diamètre
moyen de 8 μm,
Coloration gris rosé avec un centre
plus clair (dépression centrale)
Lignée caractérisée par la présence de granulations « lignée granulocytaire » :
• Granulations rouges (azurophiles) primaires caractérisent les
promyélocytes,
• puis apparaissent les granulations marron (ou brun-lilas):
myélocytes, métamyélocytes et granulocytes matures.
➔ Caractères morphologiques distinctifs des granulations
spécifiques (éosinophiles, basophiles et neutrophiles):
• Les granulations neutrophiles sont les plus petites des
granulations spécifiques ; elles sont de couleur rose lilas (= rose
pâle) voire violet
• Les granulations éosinophiles sont de plus grande taille que les
granulations neutrophiles et sont de couleur rouge-orange.
• Les granulations basophiles sont les plus grosses des
granulations spécifiques et sont de couleur noir-violet.
❖ Le noyau est volumineux aux stades précoces, puis diminue de
taille (myélocyte), puis s'allonge (aspect en banane :
métamyélocyte), puis se segmente en 2 ou plusieurs lobes au
stade ultime de maturation (= polynucléaires).
Taille: 15-25μ
Noyau ovalaire
Chromatine fine
Nucléoles: 2 à 3 visibles
Cytoplasme basophile, peu étendu
Granulations azurophiles fines, rares ou non visibles
Taille: 15-20 μ
Noyau ovalaire, excentré
Chromatine plus grossière
Nucléoles: plus ou moins visibles
Cytoplasme basophile, plus étendu, avec archoplasme
Granulations azurophiles, volumineuses, abondantes
Taille: 12-20 μ
Noyau ovalaire, excentré
Chromatine épaisse
Nucléoles non visibles
Cytoplasme rose violacé
Apparition de granulations spécifiques : neutro, éosin, baso
Taille: 12-16 μ
Noyau en fer à cheval, Nucléoles absents
Chromatine épaisse
Cytoplasme rose lilas
Granulations spécifiques abondantes
Taille: 12 – 16 µ
Noyau en forme de haricot avec indentation du noyau (plus
de la moitié du diamètre du noyau est indenté)
Chromatine condensée, nucléoles absents
N/C faible, cytoplasme avec des granules secondaires spécif.
Taille: 12-16 μ, Forme arrondie
Noyau polylobé (souvent 3lobes), nucléoles absents
Chromatine condensée
Cytoplasme Rose lilas
Granulations spécifiques abondantes, fines, violettes
Taille: 12 – 16 µ, Forme arrondie
Noyau polylobé (souvent 2lobes), nucléoles absents
Chromatine assez condensée
Cytoplasme incolore ou légèrement bleuté
Granulations spécifiques assez nombreuses, plus grosses,
aspect en billes, rosées ou orangées
Taille: 12 – 14 µ, Forme arrondie
Noyau difficile à observer, souvent en trèfle
Chromatine plus lâche, rougeâtre
Cytoplasme incolore
Granulations spécifiques assez nombreuses, grosses, aspect
en billes, violet noir, recouvrant le noyau
Taille: 15-25μ
Noyau de forme variable, arrondi, ovalaire ou réniforme
Chromatine fine
Nucléoles visibles
Cytoplasme basophile, peu étendu
Parfois quelques granulations azurophiles
Taille: 15-20 μ
Noyau plus allongé, quadrangulaire ou ébauche de
lobulation
Chromatine assez fine
Nucléoles parfois visibles
Cytoplasme moyennement basophile, parfois vacuoles
Quelques granulations azurophiles assez grosses, peu
nombreuses
Taille: 12-20 μ
Noyau Lobulé, réniforme
Chromatine assez fine « plissurée »
Nucléole absent
Cytoplasme assez étendu, gris- clair ou gris-bleu, vacuoles
Poussière de très fines granulations azurophiles (« ciel
d’orge »)
Les mégacaryocytes s’observent au faible grossissement,
sont très peu nombreux mais bien visibles car de grande
taille (jusque 120 μm de diamètre), sont fréquemment
localisés dans l’extrémité du frottis
On estime leur densité ou richesse sur les frottis
médullaires (pas de décompte en %).
Plaquettes Les thrombocytes sont des fragments cytoplasmiques plats,
anucléés, de forme ronde à ovale.
Ils sont composés de l’hyalomère et du granulomère.
L’hyalomère est le cytoplasme plaquettaire gris-bleu pâle,
qui présente des zones plus claires et plus foncées.
Le granulomère contient des granulations azurophiles.
Lymphopoïèse
3 à 4 fois plus gros qu'un globule rouge mature
Rapport nucléocytoplasmique élevé
Noyau rond avec chromatine lâche
Nucléoles proéminents
Cytoplasme étroit, bleu clair et dépourvu de granules
Diamètre env.10 μm
Diamètre du noyau env. 7 μm
Noyau rond à légèrement ovale
Chromatine du noyau dense à grossière, absence de
nucléoles
Cytoplasme étroit, basophile clair, bien délimité
LGL: larges lymphocytes granuleux
Il s’agit de cellules T cytotoxiques ou de cellules NK
Un peu plus volumineux que les lymphocytes typiques,
cytoplasme basophile clair et large, peu de granulation
grossière, irrégulièrement répartie, azurophile.
PHASE PRÉ-ANALYTIQUE
➢Renseignements cliniques:
• Indispensables:
- Nom prénom
- Âge Valeurs de référence
- Sexe
• Supplémentaires:
- Médecin prescripteur
- Indications: permettent de guider l’étude cytologique en attirant
l’attention sur telle ou telle lignée selon une éventuelle
orientation clinique.
- Degré d’urgence
- Prise médicamenteuse (interférences)
➢Indications:
De façon générale, l’hémogramme est indiqué :
• Pour confirmer un diagnostic:
- Syndrome anémique: Pâleur, asthénie, tachycardie …
- Syndrome infectieux: fièvre
- Syndrome hémorragique: purpura, épistaxis…
- Syndrome tumoral: adénopathies, splénomégalie…
• Pour rechercher une possible anomalie devant un tableau clinique peu
parlant ou sans orientation ; par exemple une asthénie avec
amaigrissement inexpliqué ou une splénomégalie isolée
• Pour quantifier une anomalie connue ; par exemple, suivre l’évolution
de la blastose d’une leucémie aiguë en phase initiale de traitement
• Pour surveiller un malade en rémission ; par exemple d’une Leucémie
myéloïde chronique
➢Conditions de prélèvement:
• Sang veineux (chez l’adulte) ou capillaire (chez le petit enfant difficile à prélever)
prélevé sur anticoagulant (EDTA): toujours vérifier date de péremption des tubes
ainsi que les conditions de stockage (température ambiante autour de 20 °C,
absence d’exposition à la lumière).
• Éviter de transvaser les tubes, éviter de prélever à la seringue (ça favorise la
formation de microcaillots)
• Lors du prélèvement, le tube doit être agité doucement 8 à 10 fois pour éviter la
formation de microcaillots.
• L’examen doit être réalisé rapidement après le prélèvement (<2h) .
X 8 – 10
➢Conservation du prélèvement:
• Effets sur la lignée rouge: augmentation du VGM si plus de 24 heures à
température ambiante
• Effets sur les leucocytes : les polynucléaires neutrophiles et les monocytes
sont les éléments les plus sensibles (dès 2 heures après le prélèvement):
vacuolisation des cellules, perte des ponts entre les lobes des
polynucléaires, effacement des contours cytoplasmiques
• Effets sur les plaquettes : changement de forme des thrombocytes de
discoïde à sphérique: erreur dans la détermination du volume plaquettaire
moyen (VMP), Fausse thrombopénie due à l’agrégation des plaquettes en
présence d’EDTA.
• Effets d’autant plus marqués et rapides que la concentration en EDTA est
élevée (remplissage incomplet du tube)
• Affectent l’analyse automatique et manuelle
PHASE ANALYTIQUE
➔ Lignée érythrocytaire (lignée rouge: GR)
➔ Plaquettes (thrombocytes)
➔ Lignée blanche (leucocytes)
Anciennes méthodes
• Numération des cellules (GR, GB, Plq) à l’aide
d’hématimètres
• Mesure de l’hématocrite par microméthode directe
avec des tubes capillaires
• Dosage de l'hémoglobine par méthode
photocolorimétrique de DRABKIN: après lyse des
hématies, transformation de l’hémoglobine en
cyanméthémoglobine, dérivé coloré et stable qui
présente un pic d’absorption à 540 nm
• Calcul des autres paramètres: VGM, TCMH, CCMH
• Formule leucocytaire au microscope
Hémogramme automatisé
➢Intérêt:
• Rapidité d’analyse: cadence de 40-150 échantillons / heure
• Gain de temps et rationalisation des ressources humaines
• Exactitude des résultats (plusieurs critères)
• Contrôle qualité intégré aux manipulations
➢Plusieurs types:
• Approche formule (3P), formule complète (5P)
• Avec ou sans passeur
Chargement du tube
Homogénéisation
Perçage du tube
Aspiration du sang
Segmentation en aliquots
Paramètres de la lignée érythrocytaire
Paramètre Signification Technique de mesure
Globules rouges Nombre de globules rouges Impédance
Hémoglobine Concentration d’hémoglobine Photométrie
Hématocrite Fraction relative du volume de Calcul basé sur le nombre de
toutes les cellules sanguines par globules rouges et le VGM
rapport au volume total de sang. Ou mesure directe de l’amplitude
d’impulsion cumulative des GR
VGM Volume globulaire moyen Déduction de l’histogramme ou
calcul basé sur l’Ht et les GR
TCMH Teneur corpusculaire moyenne en Calcul basé sur l’Hb et les GR
hémoglobine
CCMH Concentration moyenne en Calcul basé sur l’Hb, les GR et le
hémoglobine des GR VGM
RDW Indice de distribution des GR Variation du volume calculée
autour de la moyenne (VGM):
histogramme
Principe de l’analyse par impédance(GR & Plq)
(numération cellulaire, volume cellulaire)
Une cellule coupe le champ électrique:
➢Diminution de la conductivité
➢Augmentation de la résistance électrique
Le nombre d’impulsions enregistré
correspond au passage des cellules
La hauteur des impulsions est
proportionnelle au volume de la cellule
détectée d’où identification
Principe de l’analyse par impédance(GR & Plq)
(numération cellulaire, volume cellulaire)
➢ Le sang EDTA est dilué avec une solution isotonique à
l’intérieur de l’appareil et aspiré au travers d’un orifice
capillaire.
➢ Les cellules cheminent dans un champ de tension
électrique où elles induisent, en fonction de leur taille,
une impulsion (augmentation de la résistance
électrique).
➢ Cela permet la différenciation et la numération des
cellules de grande taille par rapport aux cellules de
petite taille, soit des globules rouges et des plaquettes.
➢ À l’aide de jets de liquide (focalisation hydrodynamique) et d’un effet d’aspiration en aval du micro-
orifice, les cellules contenues dans la solution de dilution passent individuellement le micro-orifice.
Le passage de plusieurs cellules à la fois, susceptible de fausser les résultats de mesure, est ainsi
évité.
Principe de l’analyse par impédance(GR & Plq)
(numération cellulaire, volume cellulaire)
➢ Le passage de chaque cellule déclenche une impulsion: petite cellule → faible impulsion,
grande cellule → forte impulsion).
➢ Une fourchette de répartition des volumes est extrapolée à partir de l’image des impulsions.
➢ Cet histogramme fournit des indications sur la taille des cellules sanguines mesurées et leur
répartition autour de la moyenne.
➢ Les discriminateurs permettent à l’appareil de différencier les thrombocytes et les érythrocytes
en fonction de leur taille.
Normocytose
La courbe se situe entre le discriminateur inférieur et le discriminateur supérieur
Macrocytose
Le pic de la courbe s’élève clairement en direction du discriminateur supérieur
Microcytose
La courbe se situe près du discriminateur inférieur ou en-dessous de celui-ci
RDW
Le RDW est déduit de l’histogramme érythrocytaire et peut être
exprimé comme écart-type (SD - standard deviation) en femtolitres
ou comme coefficient de variation (CV) en pour-cent de la mesure du
VGM.
Le VGM indiquant un taux moyen du volume de tous les GR analysés,
ce taux n’augmente/ne diminue qu’en présence d’un nombre
prédominant de macrocytes ou microcytes. Le VGM ne démontre
donc pas des sous-populations plus restreintes de forme anormale.
En revanche, le RDW mesure l’indice de distribution des globules
rouges directement dans l’histogramme érythrocytaire et détecte
déjà des variations mineures de la répartition de taille des
érythrocytes, parfois avant toute diminution du VGM.
En dehors de l’anisocytose, une poïkilocytose, la présence accrue de
GR non ronds (comme par ex. poïkilocytes non spécifiques,
acanthocytes, stomatocytes, drépanocytes, ovalocytes, formes de
larmes, fragmentocytes), peut également induire une augmentation
du RDW.
RDW
RDW normal RDW élevé RDW très élevé
< 15 % 18% 35%
Anisocytose Double population,
schizocytes,
drépanocytes
Numération des plaquettes
Microcytes ou schizocytes
Histogramme
des
plaquettes
L’histogramme plaquettaire commence par une montée raide
jusqu’à un pic et redescend en pente plus douce au fur et à mesure
de l'augmentation du volume des plaquettes. Cela indique que la
plupart des plaquettes sont de petit volume, les grandes
plaquettes étant moins nombreuses.
Le départ du pic de globules rouges peut être observé à droite du
discriminateur.
l’histogramme plaquettaire normal doit commencer et finir à la
ligne basse située entre les lignes de seuil
Lorsque l’histogramme montre une descente plus lente, ceci
indique un nombre plus élevé de plaquettes relativement grandes,
un phénomène associé à la formation d’agrégats plaquettaires.
Le nombre rapporté de plaquettes correspondant au nombre de
plaquettes libres dénombrées d'après le comptage de l’analyseur,
on aura une sous-estimation de la numération des plaquettes
Distribution plaquettaire
➢PDW (indice de distribution des plaquettes):
L'indice de distribution au niveau de fréquence 20% est
le PDW.
L'unité utilisée est fL (femtolitre)
➢P-LCR (rapport de cellules de grandes plaquettes):
Le P-LCR est la proportion de grandes plaquettes
dépassant le seuil de 12 fL. Elle est calculée sous forme
de rapport comparant le nombre de particules
comprises entre le seuil fixe (12 fL) et l'UD, et le nombre
de particules comprises entre la LD et l'UD.
➢VPM (volume plaquettaire moyen):
Le VPM est calculé à partir de l'équation suivante :
PCT : La PCT est appelée plaquettocrite ou proportion de plaquettes
Mesure de l’hémoglobine: Photométrie
➢ Méthode de Drabkin:
• 1ère étape : Lyse des hématies pour faire passer l’hémoglobine en solution.
• 2e étape : Transformation de l’hémoglobine en cyanméthémoglobine,
dérivé coloré qui présente un pic d’absorption à 540 nm. Le réactif de
DRABKIN permet de lyser les hématies et de transformer l’hémoglobine en
cyanméthémoglobine.
• 3e étape : Dosage de la cyanméthémoglobine par colorimétrie à 540 nm.
➢ Alternative: Sodium Lauryl Sulfate (SLS), réactif sans cyanure, qui lyse les
globules rouges. Les groupes hydrophiles SLS se lient à l’hème et forment
un complexe coloré stable (SLS-HGB) qui est analysé par photométrie.
Interférences: Turbidité (lipémie ou leucocytose)
Calcul des autres paramètres
➢Hématocrite % : Ou mesure directe basée sur l’amplitude cumulative de tous les GR
Volume de l’ensemble des cellules sanguines exprimé en pourcentage du volume sanguin total
➢TCMH (pg) :
➢CCMH (g/dl):
Numération des leucocytes
➢ Impédance ➢ Cytométrie en flux
• Formule
leucocytaire
• Autres: réti…
• Nbr leucocytes
• Nbr Baso
Analyseurs Approche formule 3P
Numération des leucocytes par
impédance:
• Lyse des érythrocytes
• Seuil de mesure 30 fL ( population
décomptée à partir de 35fL)
• Lyse différentielle ou Cytolyse des
leucocytes:
- La membrane devient semi-perméable
- Le cytoplasme est libéré
- La membrane se rétracte autour du noyau et des
granulations
- Le volume final dépend de la taille du noyau, de
sa lobularité et des granulations.
Analyseurs formule complète 5P
Combinaison de plusieurs techniques:
• Volume ou taille cellulaire: Principe Coulter (impédance)
pour le volume ou mesure optique pour la taille
• Diffraction lumineuse: Diffraction de la lumière par la
cellule
• Conductivité ou Radio Fréquence(RF): Structure de la
cellule par un courant haute fréquence
• Cytolyse: Lyse différentielle des cellules
• Cytochimie: Coloration de la cellule (MPO)
• Marquage: Marquage par des anticorps monoclonaux et
fluorochromes
• L’échantillon de sang est aspiré et transporté dans la chambre de
mesure.
• Il est illuminé par un laser semi-conducteur, capable de distinguer
les cellules à l’aide de deux signaux différents :
✓ Diffusion frontale de la lumière (FSC : « forward scatter »); dont
l’intensité indique le volume de la cellule
✓ Diffusion latérale de la lumière (SSC : « side scatter »); qui
fournit des informations sur le contenu de la cellule, telles que
la taille du noyau ou les granulations
✓ Certains automates utilisent en plus un fluorochrome qui colore
l’ADN ou l’ARN, on aura alors un 3e signal, correspondant à la
fluorescence latérale de la lumière (SFL : « side fluorescence
light »).
• Les cellules ayant des propriétés physiques et chimiques similaires
forment une population similaire sur un graphique appelé
diagramme de dispersion (scattergram).
• Cette méthode est utilisée pour établir la formule leucocytaire, la
numération des érythroblastes et des réticulocytes.
• Taille
• Volume
• Granularité
• Noyau
Résultats
➢Valeurs numériques: à comparer avec les
valeurs de référence (âge, sexe, ethnie…):
toujours interpréter les valeurs absolues !!!
➢Histogrammes et Scattergrammes:
représentations graphiques des populations
de cellules sanguines qui sont séparées
d’après leur volume, granulosité, noyau… Les
histogrammes peuvent aider à vérifier les
valeurs numériques, identifier des processus
pathologiques…
➢Alarmes ou flags: messages qui alertent sur la
présence éventuelle d’anomalies quantitatives
ou qualitatives, ce qui implique des
vérifications techniques, voire un recours au
frottis sanguin
➢Valeurs de référence:
1. Paramètres érythrocytaires:
➢Valeurs de référence:
2. Formule leucocytaire:
3. Numération plaquettaire:
Variations des valeurs de référence en fonction de l’âge
Variations des valeurs de référence en fonction de l’âge
Interprétation des valeurs numériques
Globules rouges Plaquettes Globules blancs
• Anémie (Hb ) • Thrombocytose (Plq ) • Hyperleucocytose (GB )
• Polyglobulie (GR ) • Thrombopénie ( ) • Leucopénie (GB )
• Macrocytose (VGM ) • Polynucléose neutrophile (PNN )
• Microcytose (VGM ) • Neutropénie (PNN )
• Hypochromie (TCMH ) • Hyperéosinophilie (Eosino )
• Hyperbasophilie (Baso )
• Lymphopénie (Lc )
• Hyperlymphocytose (Lc )
• Monocytose (Mono )
Pancytopénie: des 3 lignées
Canal Diff
La diffusion latérale de la lumière (SSC) du canal
WDF fournit des informations sur la structure
interne des cellules représentant leur granularité
Scattergramme du canal WDF : avec un nuage de
cellules suspectes au dessus des monocytes
Canal WBC/Baso
Canal NRBC
➢ Si mesure faite sur le canal NRBC, la correction
de la valeur des leucocytes est faite par
l’automate
➢ Si mesure non faite sur le canal NRBC, il faut
corriger la valeur vraie des leucocytes en
déduisant la valeur des érythroblastes
Flags ou alarmes
Flags ou alarmes
Contrôle de plausibilité d’un hémogramme
Permet d’identifier les problèmes pré-analytiques et analytiques
➢Alarmes émis par l’automate Règle de trois:
3 x Hb (g/dL) = Hct (%) ± 3
➢Cohérence des différents paramètres NB: cette règle s’applique seulement lorsque les érythrocytes sont
normochromes et normocytaires
➢Antériorités Permet de vérifier la présence d’agglutinines froides ou de lactescence
Le VGM est un paramètre sensiblement stable chez le même
patient (en dehors d’un contexte particulier: pathologique ou
thérapeutique)
➢Taux extrêmes, taux alarmants
Taux alarmants: qui engendrent le pronostic vital du patient
À communiquer rapidement au médecin après avoir éliminé
un problème pré-analytique ou analytique
Taux extrême: incompatible avec la vie..?!
➢Contexte clinique Taux alarmants
LI: limite inférieure
LS: limite supérieure
Principales sources d’erreur
Sources d’erreur pré-analytique: Sources d’erreur analytique:
• Hémolyse in vitro • Défauts techniques sur des composants de l’appareil
(systèmes de tubulures non étanches, lampe du
• Prise de sang
photomètre défectueuse, pompes défectueuses)
• Compression trop longue
• Dépassement de la linéarité d’un paramètre (il est
• «Pomper» avec le poing nécessaire de diluer l’échantillon au NaCl à 0.9 % et
de multiplier par le facteur de dilution sauf les
• Percer la veine paramètres érythrocytaires)
• Forte compression lors du prélèvement de sang capillaire • Salissures dans le système telles que résidus de
• Mélange insuffisant / trop lent du sang avec protéines, contamination bactérienne (mesure à
l’anticoagulant dans le tube blanc élevée, obstructions ➔ Lavages)
• Mélange insuffisant du sang EDTA avant la mesure. • Taux de triglycérides élevé après un repas riche en
matière grasse – plasma lipémique
• Remplissage insuffisant / excessif du tube
• Hémolyse in vivo
• Transport et stockage
• Agglutinines froides et cryoglobulines: mesure
• Sang EDTA exposé à des températures trop basses, trop répétée après une incubation de l’échantillon
élevées (congelé, surchauffé) pendant 30 minutes à 37ºC.
• Agrégation plaquettaire
Lc: Leucocytes
Ec: Érythrocytes
Tc: Thrombocytes
MCV: VGM
MCH: TCMH
MCHC: CCMH
Hb: Hémoglobine
Hk: Hématocrite
Situations conduisant à une erreur de détermination de l’Hb ou de la numération GR
Situations conduisant à une erreur de détermination de l’Hb ou de la numération GR
Situations conduisant à une erreur de détermination du VGM ou de la CCMH
Grande hyperleucocytose
• Image de double population cellulaire sur l’histogramme
volumétrique des GR.
• La numération globulaire (A, à gauche) montre une hyperleucocytose
franche avec anémie sévère, macrocytaire et hypochrome.
• L’histogramme des volumes des GR montre de gauche à droite le
petit pic lié aux plaquettes, le pic majoritaire correspondant aux GR
et un pic anormal (B, flèche).
• L’hyperleucocytose correspond à une
leucémie lymphoïde chronique (C).
• L’automate utilisé ici (Sysmex XE 2100) fournit
une valeur de l’hémoglobine non perturbée
par l’hyperleucocytose et donne la valeur du
mode du pic de GR majoritaire (= 90 fL). Avec
l’aide de l’hématocrite centrifugé (= 16 %) il a
été possible de rectifier les résultats de la
numération des GR et les indices
érythrocytaires (A, à droite). On remarque
qu’une bonne partie des leucocytes a été
initialement incluse dans le décompte des GR.
Interférence du glucose
• Découverte d’une macrocytose hypochrome chez
un patient hospitalisé en unité de réanimation
• L’histogramme des volumes érythrocytaires
présente une base très élargie
• Un prélèvement de contrôle va permettre
d’obtenir les indices érythrocytaires réels et un
histogramme des volumes érythrocytaires
normalisé
• La ponction veineuse a été primitivement
réalisée à proximité d’une voie de perfusion de
soluté glucosé isotonique et le contrôle réalisé
par ponction au bras opposé : la différence entre
les deux valeurs d’hémoglobine chiffre
l’importance de la dilution liée à l’erreur de
prélèvement
Agglutinines froides
• L’analyse réalisée à 22 ◦C (A et B) montre une CCMH très
augmentée et un contraste flagrant entre un nombre
d’hématies (GR) très faible, un hématocrite très bas
(HCT) et une valeur d’hémoglobine (HGB) subnormale
• L’histogramme des volumes des GR (B)
montre un pic dans la partie droite. Après
incubation une heure à 37 ◦C et réanalyse
(C et D), la CCMH se normalise
(appréciation correcte de la numération
des GR, du VGM et de l’hématocrite par
l’automate) ; le pic anormal sur
l’histogramme des GR a disparu (Sysmex
XE 2100).
Situations conduisant à une erreur de la numération des plaquettes
Agrégats plaquettaires
Visualisation des agrégats plaquettaires sur les
histogrammes des automates
Avec l’automate XE-2100 (Sysmex):
• les amas apparaissent sur l’histogramme DIFF sous
forme d’un nuage allongé (graphe de gauche ;
flèche).
• Sur l’histogramme des volumes plaquettaires, on
remarque l’absence de retour à la base (flèche).
Avec l’automate Cell-Dyn Sapphire (Abbott), à côté M
des populations leucocytaires normales, N
l’histogramme taille/complexité visualise un nuage L
E
anormal (en noir).
Satellitisme plaquettaire
Satellitisme des plaquettes autour des polynucléaires neutrophiles (N).
L’image de gauche montre un histogramme Perox de formule
leucocytaire normale. Les plaquettes adhérant aux neutrophiles
provoquent une augmentation du volume des neutrophiles et un
décalage vers le haut et la droite du nuage habituel (image de droite)
(Advia 2120, Siemens).
Présence de schizocytes A
• Perturbation de la numération plaquettaire en
présence de microcytes ou de schizocytes au cours
des microangiopathies thrombotiques.
• Les plaquettes et les fragments de globules rouges
les plus petits ont des volumes comparables, et
sont difficiles à séparer avec la technique par B
impédance
A : histogramme normal
B : présence de schizocytes perturbant la séparation
plaquettes-hématies
Situations conduisant à une erreur de la numération des leucocytes
Interférence des lipides
• CCMH>36 g/dL et alarme qui signale la possible
perturbation de la mesure de l’hémoglobine (A)
• Sur l’histogramme « formule leucocytaire » un
amas de particules de taille réduite apparaît (C,
flèche), alors que l’histogramme « numération des
leucocytes » montre un nuage de points dont la
silhouette particulière évoque la présence d’un
excès de lipides (D, flèche)).
Solutions
➢ remplacement isovolumétrique du plasma par un
diluant iso-osmotique ou extraction à l’éther des
lipides.
➢ Calcul approximatif de la valeur de l’Hb à partir de
la valeur de l’Ht centrifugé est utilisable (3 unités
d’Ht correspondent approximativement à 1 g/dL
d’Hb).
➢ Mesure de l’Hb intra-érythrocytaire si utilisation
du principe de diffraction optique
Frottis sanguin - Indications
Frottis sanguin
• La réalisation d’un frottis sanguin consiste à obtenir, sur une lame de
verre, une couche unicellulaire d’éléments figurés du sang répartis
sur tout le frottis et fixés dans l’aspect le plus proche de l’état
physiologique
• Critères d’un bon frottis:
- de bonne taille (1/2 ou 3/4 de la lame)
- de bonne densité (ni trop mince, ni trop épais)
- goutte étalée en entier
- distant des bords de la lame donc accessible en tout point à
l’observation microscopique
- se termine si possible par une extrémité arrondie
Causes d’erreur lors de la réalisation d’un FS
Coloration MGG et analyse microscopique Structure de la chromatine et nucléoles
Colorations, variations de couleur et bords cytoplasmiques
Forme/taille cellulaire et rapport noyau/cytoplasme
Inclusions cytoplasmiques
Formes du noyau
Évaluation morphologique des globules rouges
Évaluation morphologique des plaquettes
Néoplasies myéloprolifératives
Syndrome myélodysplasique
Activation plaquettaire (coagulation)
Néoplasies
myéloprolifératives.
Évaluation morphologique des globules blancs
Estimation taux des Plaquettes
• Si le nombre de plaquettes est faible, chercher les agrégats sur la queue de
frottis
• Calculez le nombre moyen de plaquettes par champ.
• Compter le nombre de plaquettes dans un minimum de 10 champs en
monocouche sur l’objectif 100
• Le nombre de plaquettes/μL = nombre moyen de plaquettes/champ x 20.000
Blastes
➢Caractéristiques des blastes leucémiques :
• Rapport noyau/cytoplasme élevé (la plus grande
partie de la cellule est occupée par le noyau)
• Noyau : sinueux ou plié
• La chromatine est particulièrement fine, peu
compacte ou légèrement à nettement
granuleuse («semoule»)
• Nucléoles : Un ou plusieurs, parfois très
prononcés.
• Vacuoles : Parfois vacuoles cytoplasmiques
frappantes, réparties sur le noyau.
• Granulation : Granulations azurophiles
fréquentes dans les blastes myéloïdes, possible
dans les blastes lymphoïdes.
• « Corps d’Auer » : Les inclusions cytoplasmiques
azurophiles en forme de bâtonnets ou aiguilles
(parfois en fagots) se présentent uniquement
dans des blastes leucémiques de la myélopoïèse
Myélémie
La myélémie, symbolisée par « déviation
gauche » désigne la multiplication de
neutrophiles non segmentés ou l’apparition de
leurs précurseurs dans le sang périphérique.
Elle peut être secondaire à un état
septicémique ou néoplasique.
Déviation gauche secondaire à un état septicémique : Réversible
Déviation gauche néoplasique
Érythroblastes circulants
• Les érythroblastes sont des précurseurs des GR, leur présence dans le
sang définit l'érythroblastose: Situation retrouvée fréquemment chez les
nouveau-nés mais aussi dans certains états pathologiques
• Ils ne font pas partie de la formule leucocytaire. Ce sont des cellules
nucléées, ayant été comptées comme des leucocytes lors de la
numération de ces derniers.
• Par conséquent, si le nombre N de leucocytes comptées est faux (erreur
par excès), il faudra donc le corriger
– Les compter EN DEHORS des 100 % de la formule Leucocytaire
en indiquant leur pourcentage (%) pour 100 leucocytes.
– CORRIGER la numération des leucocytes :
le nombre N de leucocytes comptées est faux (erreur par excès)
N = ensemble des cellules nucléées = leucocytes + érythroblastes
Pour 100 leucocytes comptées, X érythroblastes ont été
rencontrés.
Correction de la leucocytose selon la formule suivante :
soit N’ la leucocytose réelle :
N’ = 100 x N
(100 + X Nombre des érythro)
Lymphocytes réactifs
Les lymphocytes réactifs se caractérisent par les modifications morphologiques
suivantes:
• Morphologie variée, polymorphe
• Augmentation de la taille cellulaire (en premier lieu du volume plasmatique)
• La forme du noyau a tendance à présenter des contours ovales, encochés et
parfois irréguliers
• Chromatine mûre, +/- nucléole
• Augmentation de la basophilie cytoplasmique avec une coloration accentuée
aux bords et une zone plus claire autour du noyau, +/- vacuoles, +/- grains
cytoplasmiques, renforcement périphérique de la basophilie
• Pour les grands lymphocytes réactifs en partie avec nucléoles
• Le cytoplasme des lymphocytes réactifs «se répand» souvent autour des
érythrocytes avoisinants
Lymphocytes néoplasiques
Les lymphocytes néoplasiques se caractérisent par une image monotone
(monomorphisme cellulaire), homogène, d’anomalies morphologiques en
raison de leur clonalité.
Lymphocytes atypiques dans le lymphome à cellules du manteau
Lymphocytes atypiques dans la leucémie à tricholeucocytes
Lymphocytes atypiques
Lymphocytes typiques probablement néoplasiques:
dans la LLC prolymphocytes dans la LLC
Aspects morphologiques des LAL
1-2 : Aspect morphologique de grands lymphoblastes
3-4 : Aspect morphologique de petits lymphoblastes
Aspects morphologiques des LAM:
1 : Myéloblaste agranuleux - La cellule est de taille variable avec un rapport
nucléo-cytoplasmique élevé. Le contour nucléaire est souvent régulier. La
chromatine est fine avec quelques nucléoles. Le cytoplasme est basophile.
2-3 : Myéloblaste granuleux - Présence de fines granulations azurophiles
4 : Myéloblaste granuleux - Présence d’un corps d’Auer
5 : Promyélocyte avec présence de très nombreuses granulations azurophiles
6 : Promyélocyte avec présence de corps d’Auer en fagots
7 : Promyélocyte avec présence d’un noyau bilobé
8 : Monoblaste - La cellule est de grande taille. Le cytoplasme est abondant et
basophile avec parfois des granulations et des vacuoles. La chromatine est fine
avec un nucléole proéminent. Le noyau est ovalaire et plus ou moins irrégulier.
9 : Mégacaryoblaste - La cellule est de taille réduite ou moyenne. Le rapport
nucléo-cytoplasmique est élevé. Des bourgeons cytoplasmiques ressemblant
aux plaquettes sont parfois visibles.
LLC
Prolifération d’une population monomorphe de petits
lymphocytes. Ils sont caractérisés par un noyau rond avec une
chromatine très condensée avec aspect en damier. Le
cytoplasme est peu abondant. Sa morphologie est proche d’un
lymphocyte normal, c’est pourquoi ils sont en pratique
décomptés avec ces derniers
De nombreuses ombres de Gumprecht sont
Il est important dans le suivi des LLC de noter la présence de retrouvées sur le frottis. Ces ombres sont des
pro-lymphocytes afin de dépister une éventuelle évolution en artéfacts d’étalement. Il s’agit de lymphocytes qui ont
LPL-B. éclaté sous l’effet de la pression de la lame
d’étalement. Il convient donc d’identifier ces ombres
et de les compter pour éviter une sous-estimation de
la lymphocytose, mais il est cependant préférable de
les décompter à part en raison du caractère
Les pro-lymphocytes B sont un peu plus grands que les pronostique de leur proportion relative.
lymphocytes. Leur cytoplasme est clair et plus ou moins
abondant. Leur noyau a une chromatine dense marquée par un
nucléole proéminent
Plasmocytes
Les plasmocytes libérés en cas de myélome
multiple ou de leucémie à plasmocytes
montrent souvent des atypies morphologiques
(«Cellules myélomateuses»). Plasmocyte normal
En font partie :
- chromatine nucléaire fine, dispersée
(en partie de type blastique)
- nucléoles isolés prédominants
(corpuscules nucléaires)
- formes à deux ou plusieurs noyaux
- coloration cytoplasmique plus claire Plasmocytes néoplasiques
- absence de zone péri-nucléaire claire dans le cytoplasme
- asynchronisme, c.-à-d. divers stades de maturation du noyau et du cytoplasme
- les noyaux ne sont plus excentriques
Aspects morphologiques des SLP-B:
1 : LPL-B ; 2 : LT ; 3 : LZM ; 4 : SLVL ; 5-6: LF ;
7-8 : LCM ; 9 : LB ; 10 : DLBCL
Aspects morphologiques des SLP-T
1 : LGL ; 2 : LPL-T ; 3 : ATLL ; 4 : SS Principales hémopathies à l'origine de la diffusion
de cellules lymphoïdes anormales dans le sang
Cas N° 1
• Petite fille de 15 mois admise pour le bilan diagnostique d’une
thrombopénie chronique à 30 G/L connue depuis la naissance
• Son développement staturo-pondéral et psychomoteur est normal et
l’examen clinique ne relève aucune anomalie
• Elle présente des épistaxis fréquents et prolongés
• L’hémogramme est le suivant : GB 5.9 G/L, GR 3.66 T/L, HGB 7.3 g/dL,
VGM 69.7 fl, TCMH 19.9 pg, CCMH 28.6 g/dL, plaquettes à 27 G/L
avec une alarme concernant leur distribution volumétrique, le volume
plaquettaire moyen n'est pas rendu
• Interpréter l'hémogramme
Maladie
Anisocytose plaquettaire avec de de Plaquettes de grande taille et plaquettes
nombreuses plaquettes de grande taille géantes
Bernard
et Soulier
Trois plaquettes dont une géante. la structure générale des Deux plaquettes de grande taille et une plaquette géante
plaquettes est respectée ( granulomère et hyalomère) dont la taille est peu près celle du petit lymphocyte présent
Cas N°2
• Patient de 70 ans sans antécédents notables et jusqu’à présent en
parfait état général. L’hémogramme est réalisé dans un contexte de
syndrome pseudo-grippal survenu depuis quelques jours, associant
myalgies diffuses, céphalées, fièvre à 38°C. Il a présenté la veille un
épisode de diarrhée et de vomissements.
• GB : 10.1 10e9/L ; GR : 4.9 10e12/L ; Hgb : 155 g/L ; VGM : 95.3 fL ;
TCMH : 33.2 pg ; CCMH : 348 g/L ; Plaquettes : 135 10e9/L
• Alarme : Blastes/lymphocytes anormaux?
Syndrome
mononucléosique
Un petit lymphocyte d’aspect normal, deux Un petit lymphocyte rond d’aspect normal et deux
grands lymphocytes au cytoplasme basophile, au contact des grands lymphocytes au cytoplasme basophile au contact des hématies
hématies
Un PNN, deux grands lymphocytes avec cytoplasme abondant et
Un PNN, un plasmocyte et deux grands lymphocytes. renforcement basophile périphérique au contact des hématies, un
plasmocyte
Cas N°3
• Homme de 30 ans.
• Asthénie depuis 2 semaines, plus marquée durant les activités
sportives.
• Examen clinique sans particularité : pas de syndrome infectieux, pas
de syndrome hémorragique (pas de purpura, d’ecchymoses), pas de
syndrome tumoral (ni adénopathie ni splénomégalie).
• L’hémogramme montre : leucocytes = 23.2 G/L ; hémoglobine = 8.3
g/dL ; VGM = 91 fL ; CCMH = 34.1 g/dL , plaquettes = 46 G/L.
LAM 1
Blastes: Grande taille, contour nucléaire régulier. Une inclusion de Présence de corps d'Auer dans certains blastes
nature indéterminée (fragment d'ADN ?) dans le blastes
cytoplasme d'un blaste
Moelle osseuse: Nombreux blastes (myéloblastes sans ou avec
Moelle osseuse : Nombreux blastes, dont une partie présente un granulations)
cytoplasme finement granuleux
Cas N°4
• Homme de 71 ans.
• Consulte pour asthénie, sans plainte particulière ; splénomégalie
discrète, absence d’ADP.
• Hémogramme : leucocytes = 204 G/L (98% lymphocytes) ; Hb = 13.8
g/dL, VGM = 92 fL, CCMH = 33.2 g/dL, PLT = 201 G/L.
LLC
Lymphocytes matures de taille réduite et rapport N/C élevé,
nombre élevé de cellules éclatées (noyaux nus ou ombres de Gumprecht)
Cas N°5
• Fillette de 4 ans. Deux épisodes d'infections pulmonaires sur une période
de 2 mois, et une antibiothérapie depuis 4 semaines qui s'avère inefficace.
• Le pédiatre prescrit un hémogramme : leucocytes = 15.1 G/L, hémoglobine
= 8.1 g/dL, VGM = 91 fL, CCMH = 32.1 g/dL, plaquettes = 104 G/L. L'anémie
et la thrombopénie nécessitent un avis spécialisé, et un RdV est obtenu 24
heures plus tard.
• Outre le syndrome infectieux pulmonaire, il est relevé de multiples
adénopathies infracentimétriques (cervicales, axillaires, inguinales).
Absence de splénomégalie palpable, mais une splénomégalie sera
objectivée à l'échographie abdominale.
• L'hémogramme est identique à celui de la veille : l'analyse sur automate
montre une difficulté à discriminer la population lymphocytaire et la
population monocytaire (nuages superposés), avec émission de deux
alarmes: « blastes ? », « lymphocytes activés ? »
LAL
Frottis sanguin: Blastes Frottis sanguin: Blastes
Moelle osseuse : cytochimie de la myéloperoxydase : positivité dans
Moelle osseuse : Nombreux lymphoblastes les neutrophiles, et négativité dans les blastes.