1 – DL7sol Sciences Physiques MP 2017-2018
Devoir libre de Sciences Physiques n◦7 du 12-02-2018
— Solutions —
Problème no 1 – Induction et freinage CCP National Deug 2005
A. Cadre horizontal
1. On a : Φ = B0 ℓx .
2. Les porteurs de charges se déplacent à la vitesse ~v , ils subissent la force de Lorentz d’expression f~ = q~v ∧B~ 0.
On peut dire que tout se passe comme s’il subissait une force due à un champ électromoteur : E ~ m = ~v ∧ B~0 .
On trouve : E ~ m = −ẋB0~ey .
3. Le champ électromoteur déterminé précédemment est dirigé de B vers A, on peut donc conclure que le
signe de l’intensité sera négatif : i < 0 .
4. Seule la partie AB du circuit est mobile, elle seule contribue à la force électromotrice d’induction. On a
RB
~ m · d~l = −ẋB0 y=ℓ dy = −ẋB0 ℓ. Avec ẋ = v et comme on a sur le schéma électrique :
R
donc e = eAB = A E y=0
eAB = Ri, on en déduit que : i = − vBR0 ℓ .
5. Le champ magnétique étant uniforme, la force de Laplace s’exprime facilement : F~AB = iAB
~ ∧B
~ 0 . On
vB 2 ℓ2
trouve alors : F~AB = − R0 ~ex . Cette force est de sens opposée à la vitesse et de plus, elle est proportionnelle
à v. C’est une force de freinage de type fluide.
6. Les forces appliquées à la barre sont : le poids m~g = −mg~ez , une réaction normale N ~ = N~ez puisqu’il
n’y a pas de frottement de glissement de la barre sur les rails et la force F~AB . En projetant sur l’axe Ox, on
dv B02 ℓ2
obtient l’équation différentielle : dt + mR v = 0 . Cette équation possède comme solution, en tenant compte
des conditions initiales : v = v0 exp − τt avec τ = mR
B02 ℓ2
.
7. La l’allure de la courbe de la vitesse en fonction du temps est donnée sur la figure 1.
v
v0 b
0 τ t
Figure 1 – Cadre horizontal - Évolution de la vitesse
8. Une modification de la valeur de la résistance R va modifier la constante de temps. Plus R est grande, plus
la décroissance de la vitesse est lente, le freinage est moins important.
B. Cadre incliné
~ 0 · x′ ℓ~e′z . Or, on a ~ez · ~e′z = cos α. On en déduit que :
9. À cause de l’inclinaison du cadre, on a Φ′ = B
′ ′
Φ = B0 ℓx cos α .
′
ℓ cos α
10. Le raisonnement est identique à celui que nous avons conduit dans la partie précédente : i′ = − v B0R .
11. Les forces qui s’exercent sur la barre sont : le poids −mg~ez , une composante normale de contact avec les
rails dont l’orientation a changé du fait de l’inclinaison du cadre N~e′z et la force de Laplace F~ ′ = i′ ℓ~ey ∧ B0~ez .
Comme on peut le constater sur l’expression précédente, l’orientation de cette force est inchangée, elle est
toujours portée par −~ex . La projection du vecteur ~ex donne : ~ex = cos α~e′x + sin α~e′z , on peut donc exprimer la
force F~ ′ dans la base (~e′x , ~e′z ) : F~ ′ = i′ ℓB0 cos α~e′x + i′ ℓB0 sin α~e′z .
P ~
12. En écrivant la relation de la dynamique m d~ v
dt = i Fi et en la projetant dans la base précédente, on trouve
B02 ℓ2 cos α sin α
que : N = mg cos α + v ′ R et surtout l’équation différentielle demandée qui se met sous la forme :
dv ′ v′ ′ mR
dt + τ′ = g sin α avec τ = B 2 ℓ2 cos2 α .
0
13. La solution, en tenant compte de la condition initiale, est : v = gτ ′ sin α(1 − exp − τt′ ) . Elle présente une
mg sin αR
vitesse limite vlim = B02 ℓ2 cos2 α
.
14. L’allure de la courbe représentative de la fonction v ′ (t) est donnée à la figure 2. Lorsque la vitesse limite
est atteinte, la force de Laplace compense les effets du poids, on atteint un régime permanent.
JR Seigne Clemenceau Nantes
Sciences Physiques MP 2017-2018 DL7sol – 2
v
vlim b
0 τ′ t
Figure 2 – Cadre incliné - Évolution de la vitesse
Problème no 2 – Table à induction CCP PC 2005
A. Courants de Foucault - Effet de peau
1. La loi de Lenz permet de prévoir le sens des courants induits. Ce sens est tel que les courants s’opposent
à la cause qui lui donne naissance. Par conséquent, ils vont avoir tendance à s’opposer au champ magnétique
créé par le bobinage qui est orienté vers le haut. Par conséquent, le sens des courants induits sera contraire au
sens du courant i1 circulant dans la bobine. La fréquence des courants sera la même que celle du courant i1 .
~ ∧ OM
2. La loi des vitesses des points d’un solide permet d’écrire : ~v = Ω ~ .
3. On a, par définition de la densité volumique de courant : ~j = ne~v . Ceci nous permet d’écrire que :
jx = −neΩ(z)y et jy = neΩ(z)x .
∂ 2 jx ∂ 2 jx ∂ 2 jy ∂ 2 jy
4. Le calcul des dérivées donne : ∂x2 = 0, ∂y 2 = 0, ∂x2 = 0 et ∂y 2 =0.
~ .
5. La loi d’Ohm est : ~j = γ E
~ = ρ −→ ~ ~ ~ = 0 et −→~ ~
6. On a : div E ε0 , rot E = − ∂∂tB , div B rot B = µ(~j + ε0 ∂∂tE ) .
−→ ~ ~
7. Prenons la divergence de l’équation de Maxwell-Ampère : div rot B = 0. On a donc : div ~j+ε0 d(div
dt
E)
= 0.
∂ρ γ
En utilisant l’équation de Maxwell-Gauss, on trouve : ∂t + ε0 ρ =0.
ε0
8. La solution de l’équation différentielle précédente est alors : ρ = ρ0 exp − τt avec τ = γ . L’ordre de
grandeur du temps caractéristique est : τ ≃ 10−17 s. Ce temps est extrêmement bref, on pourra considérer que
∀t, ρ = 0 . L’équation de Maxwell-Gauss est alors : div E ~ = 0 et pour la densité de courant div ~j = 0.
~
9. Le courant de déplacement correspond au terme ~jD = ε0 ∂∂tE . Le module de ce courant est jD = ε0 2πf E.
Les courants eux ont un module j = γE. On a donc : jjD = εγ0 2πf = 2πf τ ≃ 10−12 . On a donc bien : jD ≪ j .
−→ ~ ~ .
L’équation de Maxwell-Ampère devient : rot B = µγ E
10. On a div E ~ = 0, div B ~ = 0, − →~
rot E ~ et −
= −iω B
→~
rot B ~ Nous avons déjà écrit que div ~j = 0, donc
= µγ E.
−→ −→ −→ −→ ~ On trouve finalement que : ∆~j = iωγµ~j .
∆~j = −rot [rot ~j] = −γ rot [rot E].
∂ 2 jx ∂ 2 jx ∂ 2 jx
11. On a ∆jx = ∂x2 + ∂y 2 + ∂z 2 = iωγµjx . Compte tenu du calcul des dérivées effectuées avant, on a
2
∂ jx
∂z 2 = iωγµjx et la même équation pour jy . Cela correspond bien aux équations proposées par l’énoncé.
12. L’équation caractéristique est r2 = iωµγ. Elle possède comme solutions : r1,2 = ± ωγµ
p
2 (1 + i) . Les
solutions sont donc J x = αx exp r1 z + βx exp r2 z et J y = αy exp r1 z + βy exp r2 z.
13. L’épaisseur de peau δ correspond à la valeur absolue de la partie réelle des racines de l’équation caracté-
q
2
ristique. Elle fait apparaı̂tre une exponentielle réelle qui sera la cause de l’atténuation. On trouve : δ = ωγµ .
q q
Avec ω = 2πf et µ = µr µ0 , on trouve δ = πµ1 0 γµ1r f . L’application numérique conduit à δ ≃ √503,3 γµ f
.
r
14. On trouve pour l’acier amagnétique δ = 3, 2 × 10−3 m et pour l’acier magnétique δ = 7, 6 × 10−5 m .
15. L’épaisseur est de e = 1 cm. On peut observer que e > δ dans chaque cas. Ainsi, les exponentielles réelles
vont suffisamment s’atténuer sur l’épaisseur pour pouvoir considérer que les densités de courant sont nulles
nettement avant d’atteindre les limites du matériau. Dans ces conditions, seule la forme des ondes progressives
dans le sens z croissant possède un sens physique. On aura donc : J x,y = αx,y exp − δz exp [i (ωt − kz)] .
16. La forme réelle de le norme de la densité volumique de courant est : j = J0 exp − δz | cos(ωt − kz)| .
JR Seigne Clemenceau Nantes
3 – DL7sol Sciences Physiques MP 2017-2018
B. Transfert d’énergie par mutuelle induction
17. La section du conducteur est 12 πr12 avec r1 = 2 mm. La longueur totale du fil est 20 × 2πr. La résistance
1 80r
est donc : R1 = γ1 r12 = 18 × 10−3 Ω .
24
p
18. L’impédance de l’inducteur est Z1 = 5,1 = 4, 7 Ω. Son expression complète est : Z1 = R12 + L21 ω 2 .
Compte tenu de calcul effectué précédemment, on peut largement écrire que Z1 ≃ L1 ω et par conséquent :
Z1
L1 = 2πf = 3 × 10−5 H .
1 2πr
19. La résistance de la plaque est : R2 = γ 2rδ = 8, 3 × 10−3 Ω .
(R2 )2
20. On trouve : (L2 ω)2 = 0, 048 . Cette valeur est bien inférieure à 5%.
21. Il faut tout d’abord observer que les courants i1 et i2 sont orientés en sens contraire. Cela signifie que les
champs magnétiques vont avoir tendance à se contrer lorsque les deux intensités seront positives. En terme de
flux, on aura pour le flux total à travers le circuit 1 : Φ1 = L1 i1 − M i2 et pour le circuit 2 : Φ2 = L2 i2 − M i1 .
En utilisant la loi d’Ohm généralisée, à savoir u = Ri − e et e = − dΦ
dt , on trouve les équations suivantes (ne pas
di1 di2 di2 di1
oublier que la spire 2 est en court-circuit , v2 = 0) : v 1 = R1 i1 + L1 dt −M dt et R2 i2 + L2 dt =M dt .
I2 jMω
22. On a aussitôt : I1 = R2 +jL2 ω en remplaçant les dérivations par jω.
(jMω)2
23. De la même façon, l’impédance d’entrée complexe est : Z e = R1 + jL1 ω − R2 +jL2 ω .
I2 M M2
24. En tenant compte du fait que R2 ≪ L2 ω et R1 ≪ L1 ω, on arrive à I1 = L2 = 8, 3 et à Z e = j(L1 − L2 )ω .
On trouve numériquement : Ze = 2, 1 Ω.
C. Influence de la nature du matériau formant la plaque
25. Par définition de la puissance dissipée, on a P1 = R1 I12 = 50 W. Ceci nous permet de trouver : I1 = 53 A .
M
On a donc : V1 = Ze I1 = 111 V . Compte tenu de la relation qui existe entre I1 et I2 , on obtient : I2 = L2 I1 =
440 A. La puissance de chauffe disponible sur la plaque de cuisson est donc : P2 = R2 I22 = 1600 W .
26. On a toujours I1 = 53 A mais maintenant I2 = 875 A. Le courant induit augmente très fortement mais la
puissance de chauffe disponible diminue car R2 a diminué : P2 = R2 I22 = 760 W .
27. En utilisant l’impédance d’entrée fournie par l’énoncé dans le cas d’un corps amagnétique, on trouve
V1
I1 = Z e
= 196 A. La puissance Joule dissipée dans l’inducteur est alors : P1 = R1 I12 = 690 W . Elle est très
élevée. Il est indispensable d’installer un limiteur de courant sur l’alimentation de l’inducteur pour prévenir ce
type d’accident.
JR Seigne Clemenceau Nantes