TABLE DES MATIÈRES
3 Classification périodique des éléments 2
I Tableau périodique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
I.1 Description . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
I.2 Structure en bloc . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
I.3 Position d’un élément dans le tableau périodique . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
II Périodicité des propriétés atomiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
II.1 Énergie de première ionisation EI1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
II.2 Affinité électronique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
II.3 Électronégativité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
II.4 Rayon atomique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
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CHAPITRE 3
CLASSIFICATION PÉRIODIQUE DES ÉLÉMENTS
I Tableau périodique
I.1 Description
C’est un tableau à 18 colonnes ou groupes et à 7 lignes ou périodes, les éléments y sont classés
par numéro atomique Z croissant. Chaque ligne de la classification (ou période) est associée à un
nombre quantique principal n, la nème ligne débute par le remplissage de l’orbitale ns et finit par le
remplissage de l’orbitale np. Chaque colonne (ou famille) rassemble des éléments possédant souvent la
même structure électronique de valence (un même nombre d’électrons de valence occupant le même
type d’orbitales). Les éléments situés dans une même colonne possèdent des propriétés chimiques
comparables.
• Les éléments du 1er groupe (sauf H) de configuration électronique de valence (ns1 ) : Les alcalins.
• Les éléments du 2ème groupe de configuration électronique de valence (ns2 ) : Les alcalineux-
terreux.
• Les éléments du 16ème groupe de configuration électronique de valence (ns2 np4 ) : Les chalcogènes.
• Les éléments du 17ème groupe de configuration électronique de valence (ns2 np5 ) : Les halogènes.
• Les éléments du 18ème groupe de configuration électronique de valence (ns2 np6 ) : Les gaz rares.
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I.2 Structure en bloc
Figure 3.1 – Structure bloc
• Le bloc s regroupe les éléments de configuration ns1 et ns2 et correspond donc aux deux premières
colonnes.
• Le bloc p rassemble les éléments de configuration ns2 npi . Il débute à la deuxième ligne par le
bore et se termine par le néon. Ce bloc se poursuit verticalement dans le reste de la classification.
• Le bloc d s’insère entre le bloc s et le bloc p. Il s’étend actuellement sur quatre lignes (dernière
ligne incomplète) et correspond à des sous-couches d en cours de remplissage. Les éléments de
ce bloc sont dit éléments de transition.
• Le bloc f est regroupé en bas de classification périodique et s’intercale à partir de la troisième
période d’éléments de transition d. Il est constitué de deux lignes (lanthanides et actinides).
I.3 Position d’un élément dans le tableau périodique
Apartir de la configuration électronique, on peut déterminer la ligne et la colonne auxquelles ap-
partient l’élément. Par exemple :
N(Z=7) : 1s2 2s2 2p3 : nmax = 2, N appartient à la deuxième période. La sous-couche p en cours de
remplissage, donc il occupe la troisième place du bloc p. En conclusion : N appartient à la deuxième
ligne et la 15ème colonne.
Remarque
Un élément est placé dans le tableau périodique en respectant rigoureusement la règle de Kle-
chkowski.
Par exemple : Cu(Z=29) : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 3d9 4s2 la configuration selon Klchkowski, la confi-
guration réelle est : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 3d10 4s1 . Sa place dans le tableau périodique est : 4ème
ligne et 11èmecolonne.
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II Périodicité des propriétés atomiques
II.1 Énergie de première ionisation EI1
L’énergie d’ionisation, qui correspond implicitement à l’énergie de première ionisation, est l’énergie
minimum nécessaire pour retirer un électron à un atome et former un cation. L’électron retiré est le
moins lié au noyau atomique et se trouve dans la couche de valence. C’est l’énergie minimale à fournir
pour réaliser la réaction en phase gazeuse :
X(g) −→ X + (g) + 1e−
Figure 3.2 – Énergie de première ionisation en fonction de Z
Observations :
• Les gaz rares ont les valeurs de l’énergie de première d’ionisation la plus élevée.
• Les alcalins ont les valeurs de EI1 les plus faibles.
• Dans une période, EI1 croı̂t globalement de gauche à droite
• Sur une colonne, EI1 croı̂t du bas en haut.
II.2 Affinité électronique
L’affinité électronique, parfois notée AE, A ou eA, est la quantité d’énergie dégagée à la suite de
la capture d’un électron par un atome isolé. Plus l’affinité électronique est grande, plus la capture
d’un électron par l’atome dégage de l’énergie et plus l’ion négatif résultant est stable. C’est l’opposé
de l’énergie de la réaction :
X(g) + 1e− −→ X − (g)
4
4.0
l
C
3.5
Br
F
Affinité électronique [eV]
I
3.0
At
2.5
Au
2.0
1.5
1.0
H
a
Li
s
N
C
0.5
n
R
0
12 10 18 36 54 86
numéro atomique (Z)
Figure 3.3 – Affinité électronique en fonction de Z
Observations :
• L’affinité électronique augmente globalement sur une période de gauche à droite
• Elle est pratiquement constante sur une colonne.
II.3 Électronégativité
En chimie, l’électronégativité d’un atome est une grandeur physique qui caractérise sa capacité à
attirer les électrons lors de la formation d’une liaison chimique avec un autre élément. La différence
d’électronégativité entre ces deux éléments détermine la nature de la liaison covalente : polaire, apolaire
ou ionique.
Pour valoriser l’électronégativité χ(X) d’un élément X, plusieurs échelles sont utilisées. par exemple,
l’échelle de Mulliken.
1
χ(X) = (AE(X) + EI(X))
2
Figure 3.4 – Électronégativité des atomes selon Pauling
Observations :
5
• L’électronégativité décroı̂t de haut en bas dans un groupe
• L’électronégativité croı̂t de gauche à droite sur une période.
II.4 Rayon atomique
Le rayon atomique d’un élément chimique est une mesure de la taille de ses atomes, d’habitude
la distance moyenne entre le noyau et la frontière du nuage électronique qui l’entoure. Comme cette
frontière n’est pas une entité physique bien définie, il y a plusieurs définitions non équivalentes du
rayon atomique.
Rayon métallique : est égal à la demi-distance d’équilibre entre les noyaux de deux proches voisins
d’un cristal métallique.
Rayon covalent : rayon apparent d’un atome engagé dans une liaison simple covalente.
Rayon ionique : Rayon apparent d’un atome ayant subit une modification de son cortège électro-
nique. Le rayon d’un cation C + est toujours inférieur à celui de l’atome neutre et celui de l’anion A−
est toujours supérieur à celui de l’atome neutre.
Rayon de Van Der Waals : est égal à la moitié de la plus courte distance d’approche des noyaux
de deux atomes identiques appartenant à des molécules différentes.
Figure 3.5 – Évolution du rayon atomique en fonction de Z
Observations :
Le rayon atomique diminue globalement de gauche à droite sur une période et croı̂t de haut en bas
sur une colonne.
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LECTURE
L’écriture de la première version du tableau périodique, celle qui est publiée en 1869, s’est déroulée
en une seule journée. Cette journée a été minutieusement reconstituée et l’on sait que ce matin du 17
février 1869 (1 mars de notre calendrier), Mendeleı̈ev reçut deux lettres de A.I.Khodnev à propos de
la visite d’une laiterie. Il est probable que Mendeleı̈ev les a reçues pendant son petit déjeuner comme
l’atteste la tache en forme de tasse sur l’une d’elles. Mendeleı̈ev essaya d’arranger le tableau des élé-
ments, en vain. Il alla alors inspecter une laiterie, reportant son problème de classement à plus tard.
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Sur un deuxième papier daté de cette même journée, Mendeleı̈ev fit deux autres tentatives infruc-
tueuses de classement. Il reçu ensuite son ami A.A.Inostrantsev qui plus tard, se rappela avoir trouvé
Mendeleı̈ev pensif, expliquant qu’il avait en tête une idée de classement qu’il n’arrivait pas à mettre
en forme. Après cette visite, Mendeleı̈ev écrivit la liste des masses atomiques exactes dans la marge
de son ouvrage « fondement de la chimie ». À partir de cette liste, il recopia sur des fiches séparées
les 63 éléments chimiques connus, leur masse atomique et leurs propriétés chimiques essentielles. Puis
il essaya de disposer les cartes pendant plusieurs heures. Il recopia finalement l’arrangement sur un
bout de papier qui porte de nombreuses retouches. Mendeleı̈ev alla se reposer ; à son réveil, il écrivit
d’une traite la classification telle qu’elle est publiée dans sa première communication. La légende dit
qu’il aurait vu sa classification en rêve. De son vivant, Mendeleı̈ev eu le plaisir de savoir que trois des
éléments dont il avait prévu l’existence furent découverts (gallium, scandium et germanium), et que
les propriétés tant physiques que chimiques qu’il avait annoncées pour le corps simple et certain de ces
composés était les bonnes. Il avait même, dans certains cas, prédit par quelle méthode ces éléments
seraient découverts, et cela fut vérifié.
D’après :
https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/chimie-tableau-mendeleiev-4425/