Technique, Science et Liberté: Concepts Clés
Technique, Science et Liberté: Concepts Clés
Définition : Ensemble des procédés (construction d’outils, mémorisation, transmission du savoir, etc.)
utilisés pour détourner des processus naturels* et les mettre au service de l’être humain.
Science Technique
Du verbe latin scire, « Savoir » Du grec technè : métier, production matérielle.
But : connaissance du réel But : transformer le réel
Activité théorique (= qui concerne la connaissance, la construction de Activité pratique (= qui relève de la
modèles pour décrire la réalité ; du grec theorein, « contempler, regarder ») transformation concrète du réel)
- Toutefois, l’articulation entre Science + Technique donne lieu à une nouvelle notion :
la notion de Technologie. Est technologie toute technique à laquelle on a appliqué du savoir scientifique.
Technophilie et Technophobie
Méliorisme
En philosophie politique,
la doctrine qui met le plus
l’accent sur la Liberté comme
valeur à poursuivre est le
Libéralisme
Doctrine prônant une société fondée sur la
liberté d'expression des individus dans le
respect du droit, du pluralisme et du
libre-échange des idées. Sur le plan
économique, le libéralisme prône l’idée selon
laquelle la liberté économique, le libre jeu de
l’entreprise ne doivent pas être entravés.
Autonomie : du grec autos (qui vient de soi) et nomos (règle), capacité de se donner à soi-même des règles
de conduite et de les respecter.
Responsabilité : du latin respondere (se porter garant, répondre de quelque chose), capacité de répondre de
ses actes et des engagements, et de les assumer.
Déterminisme : conception suivant laquelle tous les événements, et en particulier les actions humaines, sont
déterminés par la chaîne d’événements antérieurs et par les lois de la physique.
Mauvaise foi : (concept élaboré par Sartre) attitude de celui qui, pour fuir l’angoisse existentielle, refuse de
reconnaître sa liberté de choix et décharge sa responsabilité sur des circonstances extérieures et/ou sur des
déterminismes biologiques, sociaux ou culturels.
Le Bonheur
Définition : État de plénitude, de satisfaction durable et globale.
Analyse :
• État de plénitude, de satisfaction ≠ État de manque, d’insatisfaction
• Satisfaction durable ≠ satisfaction momentanée ;
• Satisfaction globale ≠ satisfaction locale, réduite à une seule dimension de notre vie.
Ce sont deux
ATTENTION
Tendance à considérer les Tendance à considérer les choses
choses du bon côté et à avoir du mauvais côté et à penser que
confiance en l’avenir. l’avenir est à craindre.
Utilitarisme Déontologie
kantienne
La notion de Bonheur est
fondamentale en Morale : La notion de Bonheur n’est pas fondamentale en morale :
« Le plus grand bonheur pour seules les actions faites par Devoir comptent,
le plus grand nombre ». indépendamment du Bonheur qu’elles procurent.
Hédonisme : Doctrine philosophique qui identifie bonheur et plaisir, d’une part ; d’autre part, malheur et
souffrance. (L’utilitarisme de Bentham et la doctrine d’Epicure sont des hédonismes)
Eudémonisme : Doctrine philosophique et morale selon laquelle le but ultime de toute action
humaine est le bonheur.
La Religion
Définition : univers de croyances et de pratiques définies par rapport à quelque chose de sacré, et
partagées par une communauté.
- Entre autres, la notion de Religion peut évoquer des questions en lien avec…
Dieu : entité supérieure et surhumaine. Dans les trois monothéismes, créateur suprême, omniscient, tout-puissant,
parfait et infini.
* En réalité, il faudrait ici distinguer deux manières par lesquelles on peut concevoir Dieu : le Déisme et le
Théisme. L’Athéisme s’oppose aux deux :
Croyance : adhésion de l’esprit à une idée ou à une représentation, qui se passe de preuves. La croyance suppose
de se fier à quelqu’un ou à quelque chose, et implique une confiance.
Du mot latin fides, signifiant « confiance », dérive le mot Foi : fait de croire en un
Dieu par une adhésion profonde de l’esprit et du cœur.
Sacré : Qui appartient à un domaine interdit et inviolable (par opposition à profane) et fait l'objet d'une vénération.
La Raison
Raison », du latin ratio (calcul)
- Dans le langage courant, une raison désigne ce qui provoque une action ou un événement :
« c’est pour cette raison que j’ai quitté l’école ».
Une raison permet d’expliquer ou de justifier quelque chose.
Le raisonnement est le processus mental par La règle logique la plus fondamentale, sur
lequel on parvient à établir une conclusion. laquelle reposent toutes les autres, est le
C’est grâce à ce processus qu’on peut construire principe de non-contradiction
des arguments.
ATTENTION : ● En ce qu’elle est indépendante du vécu personnel, la Raison n’est pas subjective. Au contraire,
c’est grâce à la Raison qu’on peut tomber d’accord, en dépit de nos vécus différents.
● Il faut distinguer Science et Raison, puisque la Raison n’est qu’une composante de la Science.
La Science lie Raison + Expérience (ici, = Expérimentation)
- La division du travail : il s’agit de la répartition du travail au sein d’une société, d’une entreprise ou d’une
organisation. Différents types de division du travail :
• Division sexuée du travail = répartition du travail selon les sexes
• Division internationale du travail = degré de spécialisation des différents pays dans le commerce international
• Division sociale du travail = degré de spécialisation des individus dans une société donnée
• Division technique verticale du travail (= degré de séparation entre le travail de conception et le travail d’exécution)
• Division technique horizontale du travail (= degré de parcellisation des tâches dans une entreprise
- Entre autres, la notion de Travail peut évoquer des questions en lien avec…
L’Art Le Bonheur
Faut-il distinguer l’activité artistique du simple Travailler moins, est-ce vivre mieux ?
travail ? Le travail fait-il obstacle au bonheur,
L’art peut-il devenir un travail sans se dénaturer ? ou en est-il la condition ?
Emploi : poste rémunéré pour une tâche quelconque. Métier : Compétence dans un domaine quelconque, faisant
objet d’une reconnaissance sociale. Appris au cours d’une formation, il se perfectionne par l’exercice.
Récompense extrinsèque/Récompense Intrinsèque : lorsque ce qui motive un travailleur est surtout une
gratification externe (salaire, primes, promotions, avantages matériels), on parle de récompense extrinsèque.
En revanche, lorsque ce qui motive un travailleur est surtout une gratification interne (satisfaction dans
l’accomplissement de la tâche, sentiment de compétence et d’autonomie, reconnaissance sociale), on parle de
récompense intrinsèque.
Capitalisme : Système de production basé sur la propriété privée des moyens de production et la création de
biens et services visant à réaliser un profit. Il implique le libre-échange et la concurrence.
Aliénation : (concept élaboré par Marx) processus par lequel les individus sont dépossédés de leur essence
humaine, de leur autonomie et de leur connexion avec les autres, en raison des structures économiques et
sociales dans lesquelles ils vivent – notamment sous le Capitalisme.
Le Langage
Définition : Le terme « Langage » peut indiquer une Faculté (= une capacité) ou un Système :
Langage comme Faculté : Faculté permettant de produire des systèmes organisés de signes , et de les
utiliser pour communiquer et pour s’exprimer.
Langage comme Système : Produit de cette faculté. Système de signes organisés par des règles.
Un signe est une chose perceptible (un son, un geste, un élément graphique, un phénomène naturel, etc.) qui
renvoie à autre chose qu’elle-même.
Avec Peirce (Elements of Logic), nous pouvons distinguer 3 types de signes :
Icones Exemple : > bonheur, approbation Le lien entre la chose perceptible et ce à quoi elle renvoie
est basé sur la ressemblance.
Indices Exemple : fumée > feu Le lien entre la chose perceptible et ce à quoi elle renvoie
est basé sur un rapport de cause>effet
Symboles Le lien entre la chose perceptible et ce à quoi elle renvoie
Exemple : « cheval » > est basé sur une convention arbitraire, sociale et historique.
Le langage dit « naturel » (ce que nous parlons et écrivons) est surtout basé sur des symboles.
Dans les termes utilisés par De Saussure, ce langage lie…
Comme le lien entre signifiants et signifiés est basé sur une convention
arbitraire, sociale et historique, il varie selon les communautés humaines.
C’est pourquoi il y a plusieurs LANGUES.
- La distinction LANGAGE/LANGUE/PAROLE.
Langage Langue Parole
En tant que faculté, le langage La langue est relative à une Utilisation concrète et
est censé être universel : tout communauté humaine individuelle de la langue.
individu est censé le posséder particulière. Elle est singulière et propre à un
de façon innée ; c’est Une langue est un système de individu déterminé : il s’agit du
pourquoi, lorsque cette SYMBOLES (mots) organisé par vocabulaire, de l’intonation, du
capacité est perturbée, on des règles (grammaire), propre à rythme, de la prononciations
parle de troubles du langage. une certaine communauté propres à tel individu.
humaine. Elle est apprise.
- Entre autres, la notion de Langage peut évoquer des questions en lien avec…
VS
- Vérité et Réalité
En tant que V.-Correspondance et V.-Validité, la Vérité n’est pas une chose, mais un rapport, une relation :
dans la Vérité-Correspondance, c’est la relation d’adéquation entre ●La pensée et/ou la parole →La réalité ;
dans la Vérité-Validité, c’est la relation de cohérence logique entre les éléments d’un énoncé ou d’un raisonnement.
Ici, Vérité ≠ Réalité
En tant que Vérité-Dévoilement, la Vérité ne fait qu’un avec les choses telles qu’elles sont, par-delà les apparences et les
opinions. Ici, Vérité = Réalité.
- Quelques antonymes
Lorsque, par ignorance ou inadvertance, nos pensées et nos paroles ne correspondent pas à la réalité, on
parle de fausseté.
Lorsque, par ignorance ou inadvertance, les éléments de nos énoncés, raisonnements ou discours ne
s’enchaînent pas de façon logique, on parle de fausseté, d’incohérence et/ou d’erreur. (Le terme
technique est, ici, paralogisme)
Lorsqu’on établit volontairement une non-correspondance entre nos paroles et la réalité, on parle de
mensonge.
Lorsqu’on produit volontairement un raisonnement invalide, mais qui semble valide, afin de tromper, on
parle de sophisme.
Dogmatisme
Attitude propre à celui qui rejette le doute, Scepticisme
notamment au sujet de ce qu’il affirme être Attitude propre
des vérités fondamentales, incontestables. à celui qui doute, qui n’est sûr de rien.
- Si l’on excepte les sciences formelles – qui forment un domaine quasiment à part dans l’univers des
connaissances humaines –, la Science articule…
EXPÉRIENCE = Expérimentation, observations des faits, protocoles expérimentaux, collecte de données, etc.
RAISON = démonstration, déduction, mathématisation.
- La Science est un phénomène historique – c’est-à-dire qu’elle s’est construite au fil du temps et de l’Histoire
Nous pouvons reconnaître quatre principes fondamentaux de la Science – principes qui ont commencé à
s’imposer dès le Moyen-Âge :
La Nature est un = pour expliquer scientifiquement un phénomène naturel, il faut
avoir recours à un autre phénomène naturel, et non à un principe D’abord adoptés
système clos
surnaturel. dans les Sciences
La Nature est un = la Nature est régie par des lois stables, constantes, qu’il s’agit de de la Nature, ils
système stable déceler (la Science a besoin de constantes) ont par la suite
Expérience, = l’expérimentation est à privilégier, par rapport aux connaissances inspiré les Sciences
Expérimentation dérivant de la Révélation (religieuse) Humaines et
VS Révélation, Autorité et de l’autorité (des Anciens)
Sociales
Mathématiques : = les mathématiques jouent un rôle essentiel dans la description
Outil essentiel des phénomènes naturels.
- L’une des méthodes scientifiques les plus courantes – souvent considérée comme un gage de scientificité –
est la méthode hypothético-déductive : 1) formulation d’une hypothèse cohérente ; 2) déduction logique des
conséquences de l’hypothèse ; 3) expériences pour tester les conséquences de l’hypothèse ; 4) interprétation
des données expérimentales ; 5) adoption ou rejet de l’hypothèse de départ.
La Justice
Définitions
Le terme « Justice » peut avoir deux sens, renvoyant à deux choses essentiellement différentes :
- Étymologie : du latin « Justitia », venant de « Jus » qui signifie « règle de conduite, norme régissant des
rapports interpersonnels, Loi »
- La Justice et la Loi
L’étymologie du terme « Justice » renvoie déjà à la notion de Loi.
Ces deux notions entretiennent des rapports complexes car, si la Justice comme Principe doit s’incarner
dans des Lois pour être effective, il arrive que la loi ne soit pas toujours juste.
Les repères Légal/Légitime sont particulièrement utiles ici :
• On peut penser que n’est juste que ce qui est Légal ;
• ou bien on peut penser que ce qui est Légal n’est pas forcément juste, et s’opposer à la loi au nom de
principes tenus pour Légitimes (--> cas du justicier, Antigone)
Loi (sens général) : énoncé qui s’applique à tous les membres d’un ensemble donné.
Loi civile : Enoncé s’appliquant à tous les membres d’une communauté humaine, qui prescrit ou
interdit au nom du bien commun. En droit, la loi émane du pouvoir politique, et plus particulièrement,
en démocratie, du pouvoir législatif. Elle est toujours générale et obligatoire.
Les lois civiles sont des normes sociales formelles ; elles sont ordonnées de façon hiérarchique. Au
sommet de la hiérarchie on trouve le Bloc constitutionnel.
- Autour aux notions de Justice et de Loi s’affrontent des attitudes et des doctrines opposées :
Légalisme Désobéissance
Attitude de celui ou de ceux qui prônent Action consistant à ne pas obéir à quelqu’un ou à
un respect scrupuleux de la loi, hors de quelque chose, en refusant ou négligeant de faire ce
toute considération morale ou politique. qu'il demande, ou en faisant ce qu'il défend
Désobéissance civile
Désobéissance publique, revendiqué et
assumée à la loi, utilisée comme instrument de
résistance pacifique.
La Conscience
Définitions :
● (Sens large) fait d’être éveillé, par opposition à : état d’inconscience, sommeil profond, coma)
● (S. philosophique) Capacité de saisir une certaine réalité , et de savoir qu’on la saisit.
Etym. Latin :
Autrement dit Capacité de se rendre compte d’ une certaine réalité , et de savoir qu’on s’en rend compte. Cum = avec
Scientia = savoir
Cette réalité peut être
- Conscience et Volonté :
En ce qu’elle est « capacité de saisir une certaine réalité, et de savoir qu’on la saisit », la Conscience est aussi
le centre propulseur d’actes volontaires.
Un acte est volontaire quand…
• …on lui donne consciemment son impulsion
• …on sait qu’on l’effectue
• …on peut envisager ses conséquences éventuelles.
ATTENTION : Tout acte volontaire est conscient, mais tout acte conscient n’est pas volontaire.
Par ex. lorsque le médecin enclenche mon réflexe rotulien avec son martelet, j’ai conscience du
mouvement de ma jambe, mais ce mouvement est involontaire.
Inconscient…
…Corporel …Pulsionnel …Social
Il concerne les événements qui Il concerne les pulsions Il concerne les dispositions que
ont lieu dans notre corps – (= force instinctuelle ou désir nos avons incorporées pendant
notamment dans notre système puissant qui motive le le processus de socialisation, et
nerveux –, et la manière par comportement humain), et les la manière par laquelle elles
laquelle ils conditionnent nos mécanismes psychiques de conditionnent nos pensées,
pensées, actions et choix. gestion de ces pulsions. actions et choix.
(Spinoza [et neurosciences]) (Freud et psychanalyse) (Bourdieu et sociologie)
Psychanalyse : méthode de traitement des troubles mentaux et théorie de la psychologie développée par Sigmund
Freud au début du XXe siècle. Elle jouera un rôle décisif dans la conceptualisation de la notion d’Inconscient.
Ça, Sur-moi, Moi et Idéal du Moi : dans la IIème Topique de Freud, les instances qui régissent le fonctionnement du
psychisme. Elles se mettent en place à la suite de la résolution du Complexe d’Œdipe. Le Ça est un réservoir de pulsions et de
contenus mentaux refoulés ; il est totalement inconscient. Le Surmoi est l’instance qui refoule et qui maintient les pulsions
enfouies dans l’Inconscient. Le Moi est le siège de l’identité du sujet. L’Idéal du Moi est la projection consciente des injonctions
du Surmoi : il contient les valeurs morales et religieuses du sujet.
Habitus : chez Bourdieu, l’ensemble des dispositions que le sujet a incorporées pendant le processus de
socialisation. Il varie en fonction de la place que le sujet occupe dans le tissu social, et conditionne sa manière
d’agir, de penser, de choisir, et même de bouger et de parler.
L’Art
Définitions :
• Sens large : (étymologie = du latin Ars, savoir-faire technique, habilité)
Activité qui vise la production d’un résultat, requiert du talent et implique l’observation de règles.
Ex. L’art d’être grand père, avoir l’art du compromis.
• Sens restreint ( Beaux-Arts ) : Ensemble d’activités qui consistent à créer des objets (des œuvres) dont
la finalité est principalement esthétique et significative.
1. Architecture
2. Sculpture Arts
- La notion d’Art a une histoire 3. Arts Visuels (peinture, dessin, photo…) Plastiques
• À l’origine, le terme « art » est synonyme de 4. Musique
celui de « métier, habileté technique, 5. Littérature (poésie, romans, etc.)
artisanat ». Il désigne donc 6. Arts de la scène, du spectacle (théâtre, danse, etc.)
7. Cinéma
A) l’ensemble des moyens, des procédés qui
permettent d’obtenir certains résultats dans certains domaines.
B) le savoir-faire associé à la mise en œuvre
de ces procédés.
• Entre la Renaissance et le XVIIIe siècle, « art » et « métier » prennent des sens distincts et même opposés.
Les « arts » désignent désormais les beaux-arts : des activités qui poursuivent la beauté plutôt que l’utilité.
Depuis la Renaissance, certains artistes revendiquent un statut social supérieur à celui des autres
artisan(ne)s. Par exemple, ils affirment que leur activité n’est pas d'abord manuelle mais intellectuelle. Ou
encore, ils affirment que leur activité ne consiste pas à suivre des règles, mais contient une part d’invention.
• Aujourd’hui, bien que certaines activités créatives aient reçu le statut de « Beaux-Arts »
(voir : classification des 7 arts), la définition de ce qui est art continue de faire débat.
Ce, pour plusieurs raisons :
À partir du XXème siècle, de nouvelles formes d’expression artistique ont vu le jour, qui défient la définition traditionnelle
de « Beaux-Arts » et déplacent la frontière entre œuvre d’art et objet d’usage (voir : ready-made, pop-art).
Il ne suffit pas qu’un objet soit une sculpture, une peinture, un film, un roman, une musique, etc. pour qu’on le qualifie
automatiquement d’« art ». Par exemple, on va avoir tendance à distinguer l’art d’autres productions culturelles que l’on
juge « simplement » agréables, divertissantes, commerciales, idéologiques…
Cela montre que le terme « Art » n’est pas uniquement descriptif mais aussi normatif : il ne sert pas uniquement à dire ce
qu’est un objet, mais aussi à marquer sa conformité à des normes (de perfection, de beauté, mais également des normes
sociales et culturelles : « X est de l’art, car normalement on le considère comme de l’art »).
Esthétique = ce qui concerne les valeurs de beau/laid ; qui touche au domaine du goût, des sens et de
l’imagination.
Goût = capacité de discerner le beau du laid ; capacité de formuler des jugements esthétiques.
Génie = faculté de l’esprit rendant celui qui la possède capable de créations extraordinaires.
Expression = Action consistant à rendre manifeste une idée, un message, une émotion par le langage, le
corps ou la création ; aussi, résultat de cette action.
Imagination = Faculté de l’esprit permettant d’évoquer, de créer et de manipuler des images mentales.
Œuvre d’art = objet issu d’une activité de création, ayant principalement un but esthétique et significatif.
Création = action de créer, de faire exister quelque chose qui n’existait pas auparavant, par le biais de
processus originaux.
Activité Artistique = Activité par laquelle un individu, l’artiste, donne une forme à une certaine matière
(couleurs, sons, pierre, mots, etc.), afin de créer cet objet particulier qu’est l’œuvre d’art.
Industrie Culturelle = Chez Adorno, processus par lequel la culture est transformée en une marchandise
standardisée et homogénéisée, produite en série et diffusée à grande échelle.
La Nature
Définitions : ● La Nature est tout ce qui n’est pas le fruit d’une production humaine, c’est-à-dire l’ensemble
des phénomènes du monde physique et organique, considérés dans leur cours spontané.
● La Nature est également ce qui est donné ; le socle sur lequel reposeraient les accidents de
la culture, de l’Histoire, de la coutume humaines.
Lorsqu’on décompose le concept de Nature, on trouve que :
- Est « Nature » ce qui sert de cadre de vie à l’espèce humaine, et/ou le terrain sur lesquels se développe cette vie.
- Est « Nature » ce qui est profond, essentiel ou inné, par opposition à ce qui est superficiel, accidentel ou acquis.
- Est « Nature » ce qui n’est pas le fruit d’une production humaine, par opposition à la Culture (Naturel VS Artificiel).
Culture
Nature Civilisation
Technique
À la base de ces oppositions, on trouve une opposition plus
fondamentale : celle entre…
Naturel Artificiel
Qui est conforme au cours spontané de la nature ; qui n’a Qui est le produit de l’activité et de l’habileté humaine, ainsi
pas subi de transformations dues à l’intervention humaine. que de la civilisation et de la vie sociale.
Qui découle, sans effort, de la nature de quelqu’un. Qui manque de naturel, qui est affecté, étudié.
Bien et Mal n’existent pas indépendamment Bien et Mal peuvent exister indépendamment
des mœurs des gens à une certaine époque, des mœurs des gens à une certaine époque, des
des goûts subjectifs des individus, etc. goûts subjectifs des individus, etc.
Si l’on veut fixer des normes morales indépendantes de l’époque, du contexte, des goûts subjectifs des gens, on
devra adopter une position Réaliste .
Définition : « Devoir » en français est d’abord un verbe, qui indique au moins 4 choses :
1) Quelque chose de probable (« Il devrait faire beau demain »)
2) Quelque chose d’inévitable, indépendamment de toute volonté humaine (« Cela devait arriver »)
3) Une dette envers quelqu’un (« Je dois 1000 euros à Antoine »)
4) Une obligation sociale ou morale (« Je dois aller à l’école », « Je dois protéger mon enfant »)
En philosophie, on utilise surtout le mot « Devoir » comme un nom commun : « Le Devoir ». Dans ce cas,
le mot est synonyme d’obligation : un lien moral, religieux ou social par lequel on est tenu de faire ou de
ne pas faire quelque chose.
Cette obligation peut être formulée à un niveau très général, comme une règle d’action. Elle commencera
alors par « Il faut » (Ex. « Il faut toujours tenir ses promesses »). Mais elle peut aussi prendre une forme
plus particulière, lorsque je l’applique à une situation particulière (« Je dois tenir ma promesse »)
- Devoir et Morale
La notion de Devoir joue un rôle important en philosophie Morale, en ce qu’elle invite à s’interroger sur les
normes qui régissent l’action bonne : À quelle norme dois-je me rattacher pour agir moralement ?
En effet, tout énoncé contenant le verbe « Devoir » (dans le sens d’obligation) renvoie à 3 choses :
1) La réalité ; 2) une norme ; 3) l’exigence que la réalité se conforme à la norme.
C’est pourquoi on parle d’énoncé normatif (ou prescriptif)
En fonction de la réponse qu’on donne à la question À quelle norme dois-je me rattacher pour agir moralement ?
on peut reconnaître 3 grands courants de la philosophie Morale :
Morales basées sur une autorité transcendante Morales basées sur un principe immanent (La Raison)
Morales de
l’Autorité Utilitarisme Déontologie
Norme : Commandements de Dieu Norme : le + grand Bonheur pour Norme : principes fixés a priori
ou ordre spontané de la nature. le + grand nombre Chez Kant, l’Impératif Catégorique
Le Temps
Définitions : Le Temps peut être conçu comme…
1. …un milieu indéfini dans lequel se succèdent les événements.
2. …le mouvement ininterrompu par lequel le présent devient le passé.
…le régime politique : Le régime politique désigne la manière dont le pouvoir est exercé et organisé
au sein d'un État. Il varie d’un pays à l’autre et peut être caractérisé par des éléments tels que le
système électoral, la répartition des pouvoirs, les droits et libertés des citoyens, les mécanismes de
prise de décision, etc. Les régimes politiques peuvent être démocratiques, autoritaires, totalitaires,
monarchiques, etc.
• Etat minimal : soutient l'idée que le rôle de l'État dans la société devrait être limité au maximum. Ici, l'État doit se
concentrer sur les fonctions essentielles, telles que la protection des droits individuels, la défense nationale et le
maintien de l'ordre public. Les partisans de l'État minimal croient en la primauté de la liberté individuelle et de la
propriété privée, et ils soutiennent que le libre marché et la concurrence sont les meilleurs moyens d'organiser la
société.
• Etat social : également appelé "État providence", welfare state ou "État social-démocrate", repose sur l'idée que
l'État a un rôle actif à jouer dans la promotion du bien-être social et de la justice économique. Ici, l'État a la
responsabilité de fournir des services publics tels que l'éducation, les soins de santé, les assurances sociales, le
logement, et de mettre en place des politiques de redistribution des richesses pour réduire les inégalités.