0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
70 vues3 pages

TD 4 Corrigé

Transféré par

catiashley8
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
70 vues3 pages

TD 4 Corrigé

Transféré par

catiashley8
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

INSTITUT UNIVERSITAIRE D’ABIDJAN Année Universitaire : 2024-2025

TRAVAUX DIRIGES EN DROIT INTERNATIONAL PUBLIC

LICENCE 3 Droit Public

Chargé de cours : Dr Jonathan Kabré

Confection de la fiche : Dr Jonathan Kabré

SEANCE N° 4 : LES EFFETS DU TRAITÉ

I. RÉPONSES AUX QUESTIONS

1- Quel est l’effet du traité à l'égard des parties?


A l’égard des États parties, le traité a un effet obligatoire et doit être exécuté de bonne foi.
C’est le principe pacta sunt servanda qui est consacré à l’article 26 de la Convention de
Vienne de 1969.

2- Un État peut-il invoquer des dispositions de son droit interne pour se soustraire à
l’exécution d’une obligation découlant d’un traité auquel il est partie?
Non, le droit interne ne peut justifier la non-exécution d’un engagement conventionnel.
Selon l’article 27 de la Convention de Vienne de 1969, « [u]ne partie ne peut invoquer les
dispositions de son droit interne comme justifiant de la non- exécution d'un traité » (voir
aussi l’article 32 du projet d’article de la CDI sur sur la responsabilité de l'État pour fait
internationalement illicite).

3- Qu’est-ce que la « clause de la nation la plus favorisée »?


La « clause de la nation la plus favorisée » (CNPF) permet d’accorder le bénéfice de droits
conventionnels à un État tiers, dans le respect de la souveraineté des Etats, et sans porter
atteinte à la conception contractualiste. C’est ce qu’exprime l’article 5 du projet d’articles
sur les clauses de la nation la plus favorisée, adopté par la Comission de Droit International
en 1978, selon lequel « Le traitement de la nation la plus favorisée est le traitement accordé
par l’Etat concédant à l’Etat bénéficiaire, ou à des personnes ou des choses se trouvant dans
un rapport déterminé avec cet Etat, non moins favorable que le traitement conféré par l’Etat
concédant à un Etat tiers ou à des personnes ou des choses se trouvant dans le même rapport
avec cet Etat tiers ».
4- Peut-on appliquer un traité à un État tiers sans son consentement?
Oui, dans le cadre de normes conventionnelles produisant des effets erga omnes comme l’a
constaté la CIJ dans l’affaire Barcelona Traction. Il existe aussi d’autres hypothèses où les
traités ont des effets à l’égard des tiers comme dans le cas des traités créant des situations
objectives (traité de frontières par exemple). De plus, une règle d’un traité peut devenir
obligatoire pour un État tiers par sa transformation en règle coutumière (voir article 38 de la
Convention de Vienne). Dans cette dernière hypothèse, ce n’est pas la disposition du traité qui
s’impose au tiers, mais la règle coutumière qui s’est créée et que le tiers a acceptée.

II. RESOLUTION DU COMMENTAIRE D’ARTICLE

Article 34 « Un traité ne crée ni obligations ni droits pour un Etat tiers sans son consentement».

Présentation : Ce texte est un extrait de la Convention de Vienne sur le droit des traités du 23
mai 1969 en son article 34.

Thématique majeure : Les effets du traité à l’égard des États tiers

Le contexte : L’article examine la question des effets du traité à l’égard des États tiers. L’article
soutient que le traité ne peut en principe produire d’effets à l’égard des États tiers.
Exceptionnellement, celui-ci peut produire des effets à l’égard des États tiers avec leur
consentement.

L’intérêt : Cet article permet de connaitre les conditions dans lesquelles les engagements
conventionnels peuvent s’appliquer à des États tiers.

Annonce du plan : l’article commence par énoncer un principe, celui de la relativité des traités
(I), avant d’en souligner l’exception (II).

Plan proposé

I. Le principe de la relativité des traités


A. La signification du principe de l’effet relatif des traités

- Principe découlant de la maxime bien connue pacta tertiis nec nocent nec prosunt : les
accords ne peuvent ni imposer des obligations aux tiers, ni leur conférer des droits.

- Principe à valeur coutumiere, decoulant de la pratique des Etats et des organisations


internationales

B. Le contenu du principe

- Pas d’obligations à la charge de l’État tiers

- Pas de droits en faveur de l’État tiers

II. L’exception au principe de la relativité des traités: le consentement de l’État


tiers

A. Traités créant des obligations à la charge de l’État tiers

- L’accord collatéral entre les États parties et l’État tiers

B. Traités créant des droits au profit de l’États tiers

- La clause de la nation la plus favorisée

- La stipulation pour autrui

Vous aimerez peut-être aussi