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Administration Militaire

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Thèmes abordés

  • Ressources humaines militaires,
  • Règles de gestion des procédur…,
  • Règles de gestion des ressourc…,
  • Règles de gestion des équipeme…,
  • Règles de gestion des vérifica…,
  • Règles de gestion des inspecti…,
  • Règles de gestion des document…,
  • Règles de comptabilité,
  • Règles de gestion des recours,
  • Administration militaire
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Administration Militaire

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  • Règles de gestion des procédur…,
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  • Administration militaire

Cours d'administration

militaire en 15 leçons,
par A. Ruffin,...
Source [Link] / Bibliothèque nationale de France
Rufin, Antoine. Cours d'administration militaire en 15 leçons, par A. Ruffin,.... 1877.

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.!J)Z
FERRET -1972
COURS
D'ADM inistràtion militaire
EN 15 LEÇONS

Par A. RUFIN
[Link] en retraite, Officier Je la Légion d'honreur

CINQUIÈME ÉDITION, REVUE ET CORRIGÉE

PARIS
LIBRAIRIE MILITAIRE DE BERGER-LEVRAULT ET Gia
Éditeurs de l'Annuaire de l'Armée
J, Rue clts Beanx-Arts, 5
MÊME MAISON A NANCY

1877
COURS
D'ADMINISTRATION MILITAIRE

Lieutenant-colonel en retraite, Officier de la Légion d'honreur

CINQUIÈME ÉDITION, REVUE ET CORRIGÉE

PARIS
LIBRAIRIE MILITAIRE DE BERGER-LEVRAULT ET O
Editeurs de l'Annuaire de l'Armée
5, Rue des Beaux-Arts, 5

,
MÊME MAISON A NANCY

1877
Extrait de la lettre adressée à l'auteur par M. le
Maréchal de France, Ministre Secrétaire d'Etat
de la guerre. - -

Paris, Je 17 avril 1855.

Monsieur le Major, le Cours d'administration dont vous ;


^tes l'auteur a été l'objet d'un nouvel examen de la part
de la Commission chargée de me proposer un choix de
livres pour les Écoles régimentaires du 2e degré.
Je vous annonce, avec plaisir, qu'elle l'a jugée suscep-
':'
tible d'être utilement consulté pour renseignement dans
les dit es écoles, et j'ai décidé que vous pourriez le faire
paraître avec le sous-titre ci-après: Ouvrage désigné par
ia 'Commission d'examen instituée par Son Excellence le
Ministre Secrétaire d'État de la guerre, comme pouvant
être utilement cmsulté pour Venseignement dans les écoles
réfimentaires du 2e degré.
Ttws en fournirez immédiatement deux cents exem-
..,
plaires cartonnés, et vous les déposerez à mon ministère
(bureau des états-majors et des écoles régimentaires), etc.
Recevez, Monsieur le Major, l'assurance de ma parfaite
considération.

Le Ministre Secrétaire d'Etat de la guerre,


,

; Pour le Ministre et par son ordre:


Le Général de division, Directeur,
L Signé: PEYSSARD.
OOXJRS
D'ADMINISTRATION MILITAIRE.

EN i5 LEÇONS.

Ce Cours a pour objet de faire connattre le mécanisme de


l'administration dans nos armées, les droits et les devoirs
des militaires de tous les grades de nos corps de troupe.
n a pour but aussi d'indiquer aux élèves les bases géné-
rales d'après lesquelles notre armée est administrée.
n faut que ce Cours soit fait de telle sorte qu'après l'avoir
suivi, chacun puisse savoir ou il trouvera la solution des
principales questions d'administration militaire.
Ce Cours pourrait être enseigné par un officier spéciale-
ment attaèhé à la comptabilité, si le chef de corps le juge
convenable.
ire Leçon. Préliminaires.

Aperçu de l'ensemble des attributions de radministration.


L'administration militaire a pour objet de pourvoir à l'entretien
de l'armée en général, et en particulier à tous les besoins de
l'homme de guerre, dans quelque position qu'il se trouve, en
activité ou en repos, en santé ou en maladie.
Elle étend son action sur les corps depuis leur organisation
jusqu'à leur licenciement; sur les individus depuis leur entrée au
service jusqu'à leur retour à la vie civile ou jusqu'à leur mort.
Des lois, des ordonnances, des décrets, des décisions, des
instructions, des circulaires ministérielles déterminent, déve-
loppent, interprètent et appliquent le principe de l'administration
militaire, ainsi que ses droits et ses devoirs.
La constatation des droits aux prestations de toute nature attri-
buées à l'armée; la perception et la distribution de ces presta-
tions aux ayants droit, aux époques fixées et dans les quantités
et les qualités déterminées par les règlements militaires; la sur-
veillance à exercer sur leur consommation, ainsi que les justifi-
cations dont elles doivent être l'objet, constituent les devoirs de
l'administration.
On désigne sous le nom de prestations tout ce qui peut être
alloué aux hommes de guerre, en argent, en vivres ou en effets
de toute espèce.
Les prestations se rattachent à plusieurs services, dont l'exé-
cution a lieu d'après des règlements particuliers à chacune
d'elles, et qui peuvent être classés ainsi :
Solde. — Vivres. — Chauffage. — Habillement. — Caserne-
ment. — Service de marche. — Hôpitaux. — Prisons.
Ce qu'on entend par positions, mutations, revues. — Nomen-
clature des positions pour les corps et les individus. (Ord. du 25
déc. 1837 et du 2 nov. 1833.)
On entend par positions les différents modes d'existence des
militaires, soit isolés, soit réunis et organisés militairement.
Etfes sont la règle nécessaire de toute détermination et de toute
allocation de traitement, tant en deniers qu'en nature.
iilles sont générales ou individuelles.
Les positions générales sont: .#

to Le pied de paix; — 2° le pied de guerre.


La position du pied de paix se subdivise, pour les corps et
détachements de troupe:
En position de station; — en position de route.
Les positions individuelles sont:
1° L'activité pour les militaires et employés militaires de
tout grade;
2° La disponibilité, tant pour les officiers généraux que pour
les officiers supérieurs et autres d'état-major;
3° La non-activité et la réforme pour tous les officiers, sans
distinction d'armes ou de corps spéciaux.
Pour les militaires en activité de service, les positions indivi-
duelles se divisent :
En position de présence; — en position d'absence.
La position de présence est celle de tout militaire ou employé
militaire :
1° Présent au drapeau, soit en station, soit en route;
2° Présent au poste qui lui est assigné ou en route pour s'y
rendre;
3° En mission.
La position d'absence est celle du militaire:
1° En congé;
2° A l'hôpital;
3° A l'hôpital étant en congé;
4° En jugement ou détenu;
5° En captivité à l'ennemi.
On entend par mutation le changement de position d'un indi-
vidu; la rédaction des mutations doit être claire et précise afin
de servir de base exacte aux allocations à faire aux hommes qui
les ont éprouvées; elles sont généralement appuyées de pièces
Justificatives.
Le changement de position exécuté par une troupe s'appelle
mouvement.
Les revues d'effectif que passent périodiquement, accidentel-
lement ou inopinément sur le terrain, les sous-intendants mili-
taires, et annuellement les intendants militaires inspecteurs,
dominent le système de l'administration militaire parce qu'elles
servent à voir et à compter tout ce qui a pour effet de constituer
l'avoir du département de la guerre, ou de créer une dépense à
sa charge.
Ces revues ont pour objet spécial de reconnaltre l'existence
des hommes et des choses militaires, d'en constater le nombre
et l'état actuel, et de conduire à la détermination des droits que
cette existence et cet état peuvent donner à la perception des
prestations ou autres allocations quelconques.
Composition des conseils d'administration et fonctions des
divers agents. (Ord. du 10 mai 18B.)
L'administration des corps de troupe est exercée dans chacun
d'eux par un conseil qui prend le nom de conseil d'administra-
tion. Toutefois, les corps organisés sous le titre de compagnie
i-ont administrés par l'officier commandant.
Lorsqu'une ou plusieurs portions d'un corps cessent de tenir
garnison dans le département où siège le conseil d'administra-
tion, celle qui reste dans ce département prend le nom de por-
tion centrale.
Si le corps est à l'armée avec le conseil d'administration, et
qu'il vienne à se diviser, le nom de portion centrale est donné
à la portion réunie ou cantonnée sous le commandement de l'offi-
cier qui préside ce conseil. La portion centrale est constituée
par le dépôt; elle est administrée par le conseil d'administra-
Lun, qui prend la dénomination de conseil d'administration cen-
tral et demeure chargé de toutes les opérations concernant
l'ensemble du corps, de l'établissement des comptes de centrali-
sation et du dépôt des archives. Le dépôt est la portion où res-
tent toujours le major, le trésorier et l'officier d'habillement.
Chacune des autres portions donne lieu à une administration
distincte qui est exercée par un conseil d'administration éven-
tuel si leur force est d'un bataillon de quatre compagnies au
moins ou de deux escadrons ; si leur force est moindre, par l'offi-
cier ou le sous-officier commandant.
Les conseils d'administration sont composés ainsi qu'il suit,
savoir:
1° Pour chaque régiment, sept membres:
Le colonel, président; le lieutenant-colonel; un chef de
bataillon ou d'escadron; le major, rapporteur; un capi-
taine de compagnie, d'escadron ou de batterie; le tréso-
rier, secrétaire ; l'officier d'habillement.
Lorsque le colonel et le lieutenant-colonel font l'un et l'autre
Partie, d'une portion de corps ayant un conseil éventuel, le con-
seil d'administration central n'est plus composé que de cinq
membres. Dans ce cas, le plus ancien officier supérieur préside.
Si la présidence revient au major, et qu'il n'y ait pas à la portion
centrale d'autre officier supérieur que lui. le plus ancien des
Capitaines qui s'y trouvent (adjudants-majors et instructeurs
compris) est appelé à faire partie du conseil.
20 Pour chaque corps organisé sous le titre de bataillon ou
escadron, cinq membres:
Le commandant du corps, président; le major, rapporteur;
un capitaine (ou un lieutenant ou sous-lieutenant dans les
corps où ces officiers sont commandants de compagnie) ;
le trésorier, secrétaire; l'officier d'habillement.
Les conseils d'administration éventuels sont composés de cinq
membres; savoir:
Le commandant de la portion du corps, président; l'officier
qui prend rang après lui; un capitaine de compagnie ou
d'escadron; l'officier-payeur, secrétaire; l'officier délégué
pour l'habillement.
Les fonctions de membre du conseil sont obligatoires.
Le chef de bataillon et le capitaine sont pris par rang d'an-
cienneté de grade et sont renouvelés le 1er janvier de chaque
année à tour de rôle, sauf l'officier commandant et celui qui prend
rang après lui dans les conseils éventuels.
Les fonctions de major rapporteur sont exercées par l'officier
faisant fonctions de major, et s'il n'est pas membre du conseil,
il y remplace l'officier du même grade qui en aurait fait partie.
Les conseils ont pour agents le major ou l'officier qui en rem-
plit les fonctions et les officiers comptables.
Sont compris sous la dénomination générique d'officiers
comptables, le trésorier et l'officier d'habillement, ainsi que les
officiers qui en tiennent lieu dans les portions de corps autres
que la portion centrale.
Les officiers comptables sont responsables de tous les faits de
la gestion qui leur est confiée.
Le major veille, sous l'autorité du président du conseil d'admi-
nistration, à l'exécution des délibérations.
Il exerce une surveillance permanente sur tous les détails
d'administration et de comptabilité dont les officiers comptables
et les commandants de compagnie ou d'escadron sont respecti-
vement chargés, et signale au conseil les abus ou irrégularités
qu'il reconnaît.
Il surveille les recettes que fait le trésorier et vérifie toutes
1
es dépenses qu'il acquitte, ainsi que la situation matérielle de la
caisse de ce comptable.
Il surveille l'exécution des ordres donnés pour les distribu-
tions et réintégrations en magasin des armes et des effets.
Il prononce, sauf révision parle conseil si la partie intéressée
y recourt, sur les contestations relatives à l'imputation du prix
des réparations d'effets ou armes.
Il vérifie et constate l'exactitude des registres et de toutes les
pièces établies par les officiers comptables pour être soumises à
la signature du conseil ou du président.
Il tient les contrôles annuels.
Le trésorier est chargé de toutes les écritures qui concernent
la comptabilité en deniers.
Il est l'archiviste du corps et comme tel dépositaire des regis-
tres et du Journal militaire officiel.
Il rédige la correspondance du conseil, à l'exception de celle
qui est relative au service de l'habillement.
Il est dépositaire du livret de solde et du timbre du. conseil.
Il fait toutes les recettes et verse immédiatement dans la
caisse du conseil celles qui proviennent :
1° De l'acquittement des ordonnances et mandats délivrés au
profit du corps par le Ministre, le grand chancelier de la
Légion d'honneur ou les officiers de l'intendance militaire;
.,
2° Du remboursement des dépôts au Trésor;
3° De versements effectués par les portions de corps ayant
une administration distincte, ou par d'autres corps.
Il donne quittance des sommes reçues lorsque le conseil ne
doit pas en signer l'acquit.
Il reçoit de la caisse du conseil, dans les limites réglemen-
taires, les sommes nécessaires pour le paiement des dépenses.
Il paie, après vérification sur pièces et acquits réguliers,
toutes les dépenses au moyen des fonds que le conseil a laissés
Ou mis à sa disposition, et de ceux qu'il peut avoir reçus direc.
tement sur ses quittances.
Il ne peut faire aucun paiement qu'aux ayants droit ou à leurs
représentants, munis de leurs quittances ou porteurs de traites
Ou de pouvoirs en bonne forme, et enfin aux agents du Trésor
Sur leurs récépissés.
Il établit et signe les bons de distributions pour les vivres, le
chauffage et les fourrages.
L'officier d'habillement est chargé de tous les détails qui
constituent le service de l'habillement et des écritures qui s'y
rapportent.
Il a sous ses ordres directs les maîtres-ouvriers et surveille
journellement l'exécution des travaux dont ils sont chargés.
Il prend les mesures propres à assurer le bon entretien de
tous les effets renfermés ou déposés dans le magasin et mis à
sa disposition.
Il est dépositaire des livrets de l'armement, des munitions de
guerre et des échantillons et modèles d'effets.
Il vérifie les bons de distribution et les états ou faetures de
fournitures quelconques, confections et réparations, relatifs
son service; il énonce sur les factures la somme à payer.
Il dresse les états destinés à faire connaître les besoins du corps
en ce qui concerne l'habillement, la coiffure, le grand équi-
pement, le harnachement, l'armement et les munitions de guerre.
Il établit les comptes annuels de gestion prescrits par Jes
instructions qui règlent les services de l'habillement et de l'ar-
mement.
Il rédige la correspondance du conseil relative à l'habille-
ment. Il est secondé par un ou plusieurs officiers désignés par
le chef de corps.
Comment est exercée la police administrative des corps; attri-
butions des membres de l'intendance. (Ord. du 10 mai 18 i i.)
La police administrative des corps est exercée par les fonc-
tionnaires de l'intendance militaire. Leurs attributions consistent
à surveiller toutes les parties de l'administration, à exercer leur
contrôle sur les individus et sur toutes les choses qui sont
l'objet d'une dépense permanente ou accidentelle au compte du
département de la guerre. A cet effet, les fonds, les registres et
les pièces à l'appui leur sont représentés toutes les fois qu'ils
le requièrent pour leurs vérifications.
Les écritures de comptabilité, tenues dans les corps de troupe,
sont vérifiées sur pièces, trimestriellement par les sous-inten-
dants militaires et annuellement par les intendants militaires.
Les intendants et sous-intendants militaires s'assurent, lors
de ces vérifications et dans leurs revues, de la bonne tenue des
registres qui ne comportent pas d'arrêté de compte, et de la
régularité des écritures concernant l'administration intérieure
des compagnies ou escadrons.
Ils consignent au registre de délibérations, après avoir entendu
les explications du conseil d'administration, les rectifications,
instructions ou observations qu'ils jugent nécessaires.
Les sous-intendants constatent toujours la situation matérielle
des fonds aux époques où ils vérifient la centralisation des re-
cettes et dépenses du corps, et, en ce qui concerne les portions
de corps ayant une administration distincte, dès que la balance
des recettes et dépenses a été établie et certifiée par le conseil
éventuel sur le registre-journal.
Les intendants procèdent à la même opération lors de leurs
inspections administratives.
Les intendants militaires arrêtent les comptes des corps de
troupe.
Toutefois, l'arrêté des intendants n'est définitif qu'après que
l'inspecteur général, ayant statué sur les questions et proposi-
tions qu'ils peuvent avoir eu à lui soumettre, l'a revêtu de son
approbation.
2e et 3c Leçons. De la Solde.

Comment sont fixées et acquittées la solde et les masses; états


établis par le trésorier pour percevoir. (Ord. du 25 déc. 1837
et Hègl. du 23 sept. 187 i.) ,

La solde et les masses sont fixées par des tarifs spéciaux à


chaque arme.
La solde des officiers, fixée par an, est acquittée par mois et
par douzième, à terme échu.
Les accessoires de solde inhérents à leurs positions respec-
tives et les masses sont perçues en même temps.
La solde de la troupe et les suppléments acquittables avec
la solde, la haute-paie à l'ancienneté, ainsi que les diverses
indemnités qui peuvent être accordées, toutes fixées par jour,
sont perçus par quinzaine, à l'avance sur le pied de paix; à
terme échu aux armées et lorsque les troupes reçoivent les
vivres de campagne.
En principe, les sous-intendants militaires et les adjoints à
l'intendance ordonnancent la solde des corps de troupe.
Les officiers de ces corps sont compris, pour le paiement des
différentes allocations auxquelles ils ont droit, sur des états
collectifs et nominatifs établis au titre de leurs corps par le
trésorier ou les officiers-payeurs.
La solde des sous officiers, caporaux ou brigadiers, soldats et
enfants de troupe, ainsi que les hautes-paies et les indemnités,
sont payées sur des états également établis parles trésoriers ou
les ofliciers-payeurs, présentant par grade le nombre des hom-
mes présents, avec les augmentations ou diminutions résultant
des mutations survenues pendant la dernière quinzaine.
Cependant, et afin de maintenir la distinction des dépenses par
trimestre, les augmentations ou diminutions, pour la dernière
quinzaine'd'un trimestre, ne sont portées que sur l'état de paie-
ment de la solde des officiers pour le dernier mois du trimestre.
Les états de paiement ordonnancés pour les corps ou por-
tions de corps sont certifiés et quittancés par tous les membres
1 du conseil d'administration, ou par l'officier commandant pour
! les portions du corps n'ayant point de conseil, et acquittés par
les payeurs ou leurs suppléants entre les mains du trésorier ou
de l'officier-payeur, ou de tout autre officier ou sous-officier lé-
galement autorisé à en percevoir le montant.
Objet de la masse individuelle. (Ord. du 10 mai 1844.)
La masse individuelle est destinée à pourvoir et entretenir
les hommes de troupe de tout grade, des effets de linge et chaus-
sure, de pansage et autres quelconques, compris sous la dé-
nomination générique d'effets de petit équipement, dans les
nomenclatures annexées au règlement général sur le service de
l'habillement.
Les allocations données aux adjudants sous-officiers, aux
chefs armuriers, aux sous-chefs de musique et aux maîtres-ou-
vriers, à titre de prime journalière d'entretien de la masse indi-
viduelle sont ajoutées à la solde dont jouissent ces militaires et
en font partie intégrante.
Masse générale d'entretien. (Déc. da 1er janvier 1827, ord. du
25 déc. 1837, et dispositions diverses.)
Il est alloué à tous les corps de troupe, sous la dénomination
de masse générale d'entretien, un fonds commun destiné à sub-
venir à leurs dépenses intérieures.
Les corps de nouvelle formation reçoivent, à"titre de secours
à leur masse d'entretien, une somme fixe, déterminée par le
tarif.
Dépenses principales au compte de la masse générale d en-
tretien.
La masse générale d'entretien, divisée en deux portions, doit
supporter les dépenses ci-après :
Première portion. — Appointements et primes d'encourage-
ment aux musiciens. — Achats de cahiers, papiers de musique,
etc. — Achat. enntrein et renouvellement des instruments de
, ,
j
musique, y compris leurs étuis. — Abonnement au journal de
musique et autres dépenses accessoires et imprévues relatives
à la musique.
Deuxième portion.
— La deuxième portion de la masse géné-
rale d'entretien est alimentée par un abonnement annuel qui a
pour base le nombre de compagnies ou d'escadrons du corps.
(Tarif du 27 décembre 1873.)
— Remboursements au profit de
la masse individuelle des débets des hommes morts, désertés,
etc. — Prime de petit équipement aux enfants de troupe de
— Frais pour les diverses écoles régimentaires,
10 à 14 ans.
matériel d'enseignement mutuel excepté. — Frais d'éclairage
des escaliers et corridors des casernes. (Dans la cavalerie, ces
frais sont au compte de la masse d'entretien de harnachement
et ferrage.) — Frais de décatissage des draps. — Frais de répa-
rations aux effets d'habillement, de grand équipement et de
coiffure, par suite d'usé naturel et de force majeure. — Frais
divers des magasins du corps. — Frais de confection de l'ha-
billement des enfants de troupe.
— Achat de divers effets d'ha-
billement et d'équipement dont la fourniture n'est pas au compte
du service de l'habillement. — Dépenses éventuelles du chef de
corps. — Dépenses relatives à la gestion des vaguemestres, etc.
Enfin, cette masse prend à sa charge toutes les dépenses infé-
rieures des corps qui ne peuvent être imputées soit à la masse
individuelle, soit aux autres masses spéciales du corps.
Dans les corps de troupes à cheval, des allocations ont lieu au
profit d'une masse, dite masse d'entretien de harnachement et
ferrage, destinée à supporter les dépenses ci-après :
Valeur des effets de pansage détruits comme ayant servi à des
chevaux atteints de maladies contagieuses. — Frais d'éclairage
des escaliers, corridors et écuries, et des écoles régimentaires.
— Achat et entretien des ustensiles d'écurie. — Ferrage et mar-
que des chevaux de troupe et des chevaux d'officiers appartenant
à l'État. — Achat de médicaments, objets et ustensiles néces-
saires pour le traitement des chevaux d'officiers et de troupe.
— Achat des balais de chambrée, du cirage et de l'encaustique.
-— Entretien et réparations de tous les effets de harnachement.
— Première mise de tenue de manège pour les brigadiers en..
voyés à l'École de cavalerie comme élèves-instructeurs, etc., etc.
Enfin, cette masse supporte toutes les dépenses qui, par leur
nature, se rattachent au service des chevaux. Elle est alimentée
par une allocation fixée par journée de présence des chevaux
de troupe et d'officiers montés à titre gratuit; elle est augmen-
tée du produit de la vente des fumiers et des dépouilles des
animaux morts.
En temps de guerre, les corps qui sont pourvus de chevaux
ou mulets de bât et de cantines d'ambulance ont droit à une
allocation spéciale pour l'entretien des bâts et du ferrage des
chevaux ou mulets de bât.
Paiement de la solde; feuille de prêt, feuille d'émargement.
(Ord. du 10 mai 1814.)
La solde et les accessoires de solde des officiers sont payables
à titre de traitement, par mois et à terme échu, dans les trois
jours qui suivent la date à laquelle la perception en a été faite
par le trésorier.
Les officiers présents au dernier jour du mois sont portés
nominativement, avec décompte du traitement acquis à chacun
d'eux, sur une feuille d'émargement certifiée par le trésorier,
vérifiée par le major, et sur laquelle ils apposent leur signature
moment où le paiement leur est fait.
au
L'officier qui entre dans une position d'absence, qui passe à
une autre portion du corps, ou qui cesse d'en faire partie, est
intégralement payé, à l'époque de son départ, du traitement qui
lui est acquis.
Le traitement acquis aux officiers décédés est versé à la caisse
des dépôts et consignations, qui en demeure comptable envers
les héritiers.
La solde et les accessoires de solde des hommes de troupe
sont payables, à titre de prêt, par le trésorier, entre les mains
du capitaine, les 1er, 6, 11, 16, 2l et 26 du mois, pour le nombre
de jours formant l'intervalle de chacune de ces dates à la date
suivante exclusivement.
Le capitaine perçoit le prêt sur le pied de paix, à terme
échu, sur une feuille de prêt portant décompte, certifiée et quit-
tancée par lui, et que le trésorier vérifie avant d'en payer le
montant.
Quand commencent et quand cessent les droits à la solde pour
les officiers et pour la troupe. (Ord. du 25 déc. 1837.) ,-
Aucun militaire ou employé militaire ne peut jouir d'une solde
Quelconque d'activité s'il n'est pas en activité deservice.
L'officier de troupe entre en solde le jour où il est reçu sous
les drapeaux, ou lorsqu'il se met en route pour se rendre à sa
destination.
Les jeunes soldats appelés à l'activité entrent en solde du jour
où, étant formés en détachement, ils sont mis en route pour
rejoindre les corps auxquels ils sont destinés.
Les jeunes soldats isolés et les engagés volontaires entrent en
solde du jour même de leur incorporation s'ils n'ont pas eu
droit à l'indemnité de route, ou du lendemain de leur arrivée au
corps quand ils ont eu droit à cette indemnité.
Les droits à la solde d'activité cessent, pour les officiers et
employés militaires, le lendemain du jour où ils reçoivent l'ordre
de rentrer dans leurs foyers, et pour les sous-officiers, caporaux
ou brigadiers et soldats, du jour où leur congé définitif leur est
remis.

emploi.
L'officier rentré de captivité à l'ennemi n'a droit qu'à la solde
de non-activité à compter du jour de son arrivée en France,
s'il a été remplacé dans son
Les sous-officiers, caporaux ou brigadiers et soldats prison-
niers de guerre ne cessent pas d'être en activité de service au
jour de leur rentrée, à moins qu'ils ne soient renvoyés dans
leurs foyers par libération ou pour toute autre cause emportant
radiation des contrôles.
Tout militaire proposé pour la pension de retraite cesse, à
moins d'ordres contraires émanés du Ministre de la guerre, de
jouir de la solde de présence, à partir du jour où il reçoit la
Notification officielle du règlement de sa pension.
La solde due par l'État aux officiers, aux employés militaires
et aux vétérinaires décédés est acquise, jusqu'au jour inclus de
leur décès, à leurs héritiers ou ayants droit.
La solde due, à quelque titre que ce soit, aux sous-officiers,
caporaux, brigadiers et soldats morts ou désertés, ou rayés des
contrôles, soit pour longue absence, soit par suite de condam-
nation, est acquise à l'État.
Variation de la solde avec les positions. (Ord. du 22 déc. 1837.)
On distingue deux espèces principales de solde (Décrets du
19 nov. 1874 et du 25 dcc. 1875) :
La solde d'activité;
La solde de non-activité.
La solde d'activité se divise en :
Solde de présence;
Solde d'absence;
Solde de disponibilité.
La solde de présence diffère dans les circonstances ci-après :
1° Sur le pied de paix;
2° Sur le pied de guerre.
La solde d'absence se modifie dans les positions suivantes :
1° En congé ou en semestre;
2° A l'hôpital ;
3° En jugement ou en détention;
4° En captivité à l'ennemi.
La solde de disponibilité est particulière aux officiers géné-
raux et d'état-major.
La solde de non-activité varie dans sa fixation, selon les causes
pour lesquelles les officiers ont été placés dans cette position.
Solde de présence.
La solde de présence en station, sur le pied de paix, est due
à tous les militaires en activité de service, présents à leur corps
ou à leur poste.
Dans le cas d'avancement, l'officier de troupe entre en jouis-
sance de la solde de son nouveau grade; savoir :
S'il ne change pas de corps ni de résidence, à partir du jour
de sa réception dans son nouveau grade ;
S'il change de corps ou de résidence, à partir du jour de son
départ constaté par sa feuille de route.
Toutefois, des exceptions ont lieu pour les officiers promus
étant absents ; ils n'ont droit, en principe, à la solde de leur
nouveau grade qu'à dater du lendemain du jour où ils sont de
retour à leur poste, à moins qu'avec l'avis de leur promotion ils!
ne recoivent l'ordre de se rendre immédiatement à leur destina-;
tion et qu'ils l'exécutent dans les 48 heures. Dans ce cas, ils ont
droit à la solde de leur nouveau grade à compter du jour de
leur départ dûment constaté.
Pour les sous-officiers, caporaux, brigadiers et soldats, la
Solde de présence en station est celle qu'on leur alloue sur le
Pied de paix, dans toutes les positions où ils ont droit à perce-
voir le pain en nature, celles de route et sur le pied de guerre
exceptées.
Dans le cas de promotion, les règles indiquées pour les offi-
ciers leur sont applicables.
Les corps et détachements seulement reçoivent en route une
indemnité fixée par les tarifs. Pour former un détachement, il
faut au moins six hommes réunis du même corps. Cependant,
le détachement qui est réduit en route au-dessous de six hom-
mes, continue à recevoir l'indemnité jusqu'à sa destination. j
Le supplément à la solde de route est alloué pour toutes les
au delà de
journées de durant
dû lorsque, marche laet route, le séjour
de séjour se prolonge
indistinctement. Il cesse d'être

deux jours. 1

Est considéré comme journée de route tout déplacement exi-


geant une marche de 12 kilomètres au moins.
Gel
Les officiers appelés en témoignage devant les conseils
guerre ou les tribunaux civils continuent d'avoir droit à la solde
d'activité. Ils en sont rappelés s'ils rejoignent leurs corps dans
les délais fixés et munis d'un certificat du président constatant,
le jour où leur présence a cessé d'être nécessaire. Les hommes
de troupe placés dans le même cas sont mis en subsistance
dans un corps de la garnison et ils y reçoivent la solde de sta-
tion pour toutes les journées de séjour. S'ils ne peuvent être
mis en subsistance, ils sont traités comme isolés.
Solde sur le pied de guerre.
La solde sur le pied de guerre pour les officiers de troupe de
tout grade est fixée au même taux que la solde de présence en
station sur le pied de paix. Leur traitement est seulement amé-
lioré par l'allocation des vivres de campagne, qu'ils perçoivent
en argent ou en nature.
IL en est de même pour les sous-officiers, caporaux, brigadiers
et soldats.
Soyd3 d'absence.
La solded'absence est due aux officiers, fonctionnaires et
employés militaires en :
Congé;
A l'hôpital;
Eu jugement ou en détention;
En captivité.
f
Solde en congé.
Hors le cas de maladie constatée, d'entrée à l'hôpital ou de
mission, les militaires ne peuvent s'absenter de leur corps ou
de leur poste qu'en vertu de permissions ou de congés.
La durée des uns et des autres comprend le temps de l'aller
et du retour. Toutefois, pour les militaires employés en Corse
ou sur tout autre point d'outre-mer, cette durée est indépen-
dante du temps de la traversée et de celui de la quarantaine,
lorsqu'elle est exigée.
La durée des permissions ne peut excéder 30 jours pour les
militaires des corps de troupe. Lorsque l'absence doit se pro-
longer au delà, elle est autorisée par un congé.
On distingue quatre espèces de congés :
Les congés à titre de soutien de famille;
Les congés de convalescence ;
Les congés pour affaires personnelles;
Les congés illimités.
Les permissions et les congés de convalescence, ou pour
affaires personnelles, donnent droit à la solde d'absence fixée
par les tarifs. L'allocation de cette solde, en ce qui concerne les
congés, est limitée à trois mois, à l'exception des congés de
convalescence, qui peuvent être prolongés avec solde au delà
de cette limite par le Ministre.
Les congés illimités ou à titre de soutien de famille ne sont
accordés que par le Ministre ou par son ordre.
La solde de congé est :
Pour les officiers, égala à la solde d'absence fixée par les
tarifs.
Les sous-officiers, caporaux, brigadiers et soldats n'ont droit
à aucune solde.
Les congés illimités sont toujours sans solde.
,-
Solde à l'hôpital. fc,
La solde d'hôpital est celle attribuée à tout militaire en acti-
vité de service admis ou traité dans un hôpital militaire ou dans
un hospice civil au compte du département de la guerre. Elle est
allouée depuis le jour de l'entrée inclusivement jusqu'à celui de
la sortie exclusivement.
La solde d'hôpital des officiers est égale à la solde d'absence.
Les officiers qui, étant en permission ou en congé avec solde,
entrent, pendant la durée de cette position, dans un hôpital mi-
litaire ou civil, ont droit à la solde d'absence.
Les sous-officiers et les soldats n'ont droit à aucune solde.
Les officicrs se rendant à un hôpital externe ou allant faire
usage des eaux thermales ont droit à la solde de présence pour
l'aller et le retour; ils reçoivent de plus l'indemnité de route.
Les sous-officiers et soldats n'ont droit qu'à l'indemnité de
route.
Solde en jugement ou en détention.
La solde de détention est celle attribuée aux officiers et em-
ployés militaires qui sont mis en jugement ou détenus correc-
tionnellement par suite de condamnation n'entraînant pas la
perte du grade, et ce, depuis le jour inclus de leur emprison-
nement jusqu'à celui inclus, soit de la décision judiciaire, soit
de la nouvelle fixation de la position militaire, s'il y a lieu, ou
jusqu'à l'expiration de la peine.
,,'
Cette solde est égale à la solde d'absence du grade sans acces-
Soires, pour ceux qui étaient en activité de service ou en dis-
ponibilité au moment de leur arrestation. En' cas d'acquitté-
ment, l'officier a droit au rappel de la seconde moitié de cette
solde.
Si la condamnation entraine la perte du grade, l'officier ou
l'employé qui en est l'objet cesse d'avoir droit à tout traitement
à partir du jour où le jugement est devenu définitif.
L'officier détenu qui vient à mourir avant son jugement, étant
présumé innocent, ses héritiers ont droit au rappel de solde qui
lui aurait été dû s'il eût été acquitté.
Les sous-officiers, caporaux ou brigadiers et soldats ne reçoi-
vent aucune solde pendant le temps de leur détention.
Solde en captivité.
Tout officier fait prisonnier de guerre a droit à la solde d'ab-
sence attribuée à son grade, à dater du lendemain du jour où il
est tombé au pouvoir de l'ennemi, jusqu'au jour exclu de sa
rentrée en France.
Quelle qu'ait été la durée de leur captivité, les sous-officiers
et soldats rentrant des prisons de l'ennemi n'ont droit qu'à deux
mois de solde, à titre de secours. Si la captivité a duré moins
de deux mois, le rappel n'est fait que pour le nombre réel des
jours constatés.
Les officiers et employés qui sont restés au moins deux mois
au pouvoir de l'ennemi reçoivent en rentrant une avance de
deux mois de la solde d'absence de leur grade; à leur arrivée à
destination, ils sont rappelés du reste qui leur est dû.
Perte du rappel.
Le militaire qui s'absente de son corps ou de son poste sans
autorisation régulière ne reçoit aucune solde pour le temps de
son absence.
L'officier qui, se rendant à son corps ou à son poste, a droit à
une solde quelconque, ne peut en être rappelé s'il n'a rejoint
dans les délais fixés par sa feuille de route.
L'officier qui donne sa démission étant en congé ou en pro-
longation de congé, perd ses droits à tout rappel de traitement
pour le temps de son absence, si sa démission est acceptée.
Il n'est du aucun rappel de solde, depuis le jour de leur départ
du corps, et soldats
aux sous-officiers, caporaux ou brigadiers
étant
désertés, réformés, congédiés
ou pensionnés en congé ou
a l'hôpital.

Accessoires de solde.
Les prestations comprises sous le nom d'accessoires de solde
sont :
Les hautes-paies;
Les indemnités.
Deshautes-paies.
Les liautes-paies sont allouées indépendamment de la solde
d'activité et se décomptent à part.
Il y a deux hautes-paies journalières d'ancienneté ; la pre-
mière est acquise à 5 ans de service révolus, la deuxième à
10
ans.
haute-paie varie selon le grade et l'ancienneté. Un tarif en
La
Axe le taux et détermine
ces variations.
Les sous-officiers qui se rengagent ont droit à une haute-paie
Journalière de 30 centimes, et à une haute-paie de 20 centimes
sprès 10 ans de service. Ces deux hautes-paies se cumulent. (Loi
du 10 juillet 1874.)
Pour fixer les droits des hommes à la haute-paie, leurs services
doivent être décomptés de la manière suivante :
Pour les engagés volontaires, à partir du jour où ils ont con-
tracté leur acte d'engagement;
Pour les appelés et les substituants, à compter du 1 er juillet
de l'année du tirage au sort;
Pour les sous-officiers, caporaux ou brigadiers et soldats venus
des enfants de troupe, du jour où ils ont accompli leur dix-hui-
tième année d'âge, s'ils contractent un engagement.
Les services admissibles pour le droit à la libération du ser-
vice militaire peuvent seuls être comptés pour le droit à la haute-
paie, sauf les restrictions relatives aux remplaçants.
Le temps passé dans la disponibilité ou la réserve ne compte
Pas pour l'obtention des hautes-paies et chevrons.
Les déserteurs et les insoumis condamnés ne peuvent compter
le temps qui s'est écoulé jusqu'au moment où ils ont subi leUr
peine ou ont été graciés; savoir :
Les déserteurs, depuis le jour de leur désertion;
Les insoumis, depuis l'époque à laquelle ils ont été déclaré,
insoumis.
La haute-paie journalière est décomptée pour chacun des joUr;
dont se compose le mois, elle est allouée dans toutes les posi'
tions qui donnent droit à la solde de présence et pour les jouf
nées de présence effective.
Des indemnités.
Les allocations faites sous le nom et à titre d'indemnités, SODI
au nombre de seize, savoir :
1° Indemnité aux instructeurs;
2° — en route;
3° — en rassemblement;
4° — à l'ordinaire pour la fcte nationale;
5° — pour résidence dans Paris;
6° — pour résidence en Algérie;
7° — aux officiers employés aux travaux topogra'
phiques ou géodésiques, et à ceux qui 801111
envoyés en reconnaissance;
80 — pour frais de service;
9° — pour frais de bureau;
10e — en remplacement de vivres;
11° — pour pertes de chevaux el d'effets;
12° — de première mise d'équipement;
13° d'entrée en campagne.
14° -

aux portiers-consignes remplissant les fonc"
tions de secrétaire-archiviste.
15° —' aux officiers employés comme vaguemestreg
aux armées.
16° — aux surveillants des dépôts de prisonniers de
guerre et conducteurs de convois de pri"
sonniers de guerre (officiers et sous-vffi-
, ciers en retraite).
1° Indemnité aux instructeurs.
Cette indemnité, fixée à 2 fr. 15 c. par jour, est accordée aux
instructeurs des régiments de cavalerie et d'artillerie. Elle n'est
due que pour les journées de présence ; les suppléants y ont
droit.

2° Indemnité en route.
Elle est allouée aux corps et détachements seuls, sur le pied
de paix, pour toutes les journées de marche et de séjour y com-
pris le jour du départ et celui de l'arrivée. Elle est accordée aux
troupes et aux officiers de tous grades (jusqu'à celui de colonel
inclusivement) appelés à prendre part aux manœuvres d'automne.
La perception de l'indemnité aux troupes en marche est régu-
larisée à l'aide de la feuille de route, sans qu'il soit nécessaire
de faire figurer cette indemnité dans les feuilles de journées.

3° Indemnité en rassemblement.
Cette indemnité, fixée par les tarifs, est accordée lorsque des
rassemblements extraordinaires de troupes ont lieu.
4° Indemnité à l'ordinaire pour la fête nationale.
Cette indemnité, allouée à l'occasion de la fête nationale et
le jour de cette fête, aux hommes de troupe présents sous les
armes, est fixée uniformément ainsi :
Adjudants, 1 fr. 30 c.;
Sous-officiers, 0 fr. 70 c.;
Caporaux, 0 fr. 30 c.
Soldats,
Le montant en est versé à l'ordinaire.
Les enfants de troupe participent à cette allocation.
5° Indemnité pour résidence dans Paris,
Cette indemnité est due aux officiers jusqu'au grade de colonel
inclusivement, aux sous-officiers, caporaux ou brigadiers et sol-
dats des corps de troupes stationnés dans les départements de
la Seine, Seine et-Oise, et à Fontainebleau, Meaux, Melun et
Provins.
Elle est également due : aux officiers de troupe appelés et

retenus temporairement dans l'une de ces places par ordre du
Ministre de la guerre et pour objet de service;
2° Aux militaires en activité appelés à Paris, soit comme mem-
bres d'un conseil de guerre ou d'un conseil d'enquête, soit
comme témoins devant un tribunal civil ou militaire.
6° lndemnité pour résidence en Algérie.
Les officiers résidant en Algérie ont droit à une indemnité
fixée par un tarif spécial pour toutes les journées passées sur
le sol de la colonie.
L'allocation en est suspendue en position d'absence, et à partir
du jour de l'embarquement jusqu'à celui du débarquement ex-
clusivement, pendant la durée des traversées accomplies par les
officiers, fonctionnaires ou employés militaires, qui reçoivent à
bord leur nourriture aux frais de l'État.
Lorsque exceptionnellement il est délivré des rations de
vivres en nature aux officiers, fonctionnaires et employés mili-
taires jouissant de l'indemnité pour résidence en Algérie, les
rations en question ne sont perçues par eux qu'à charge de
remboursement.
â
i
7° Indemnité
aux officiers employés aux travaux topogra-
phiques ou de reconnaissance.
Cette indemnité, qui est de 10 francs par jour, quel que soit le
grade de l'officier, est allouée pour toutes les journées passées
sur le terrain à partir du lendemain du jour de l'arrivée au point
où doivent commencer les opérations. Elle ne se cumule pas
avec l'indemnité de route, ni celles de Paris, d'Algérie ou de
rassemblement.
Il est alloué 2 francs par jour pour la nourriture de chacun
des chevaux auxquels a droit l'officier.
8° Indemnité pour frais de service.
Elle est allouée dans les corps de troupe aux colonels des
régiments de toutes armes et aux commandants des bataillons
ou escadrons formant corps entier, lorsqu'ils commandent une
partie quelconque de leurs corps.
L'indemnité n'est point due, en l'absence du titulaire, lorsque
le commandement intérimaire ne peut être exercé par un offi-
cier supérieur.

90 Indemnités pour fmis de bureau.


Des indemnités pour frais de bureau sont personnellement
accordées aux majors, trésoriers, officiers d'habillement et aux
officiers-payeurs.
Ces indemnités sont inhérentes à l'exercice des fonctions, et
le droit commence et finit en même temps qu'elles. Toutefois, en
Cas d'absence momentanée, l'allocation en est continuée aux
titulaires, à charge par eux d'acquitter les dépenses de leurs
bureaux.
Lorsque l'emplacement des bureaux des trésoriers, des officiers
d'habillement et des officiers-payeurs leur est fourni aux frais
de l'État, des communes ou d'un service quelconque, ces officiers
subissent, sur l'indemnité de frais de bureau, une retenue fixée
par les tarifs.
10° Indemnités en remplacement de vivres.
Ces indemnités peuvent être accordées en remplacement des
vivres de campagne, de l'eau-de-vie ou du vin. Elles sont dues
aux corps de troupe et aux militaires dans les mêmes positions
où ils ont droit aux distributions en nature qu'elles représentent.
Leur allocation, hors le cas de force majeure, doit être ordonnée
par le Ministre de la guerre.
11. Indemnités pour pertes de chevaux et d'effets.
Ces deux indemnités sont indépendantes l'une de l'autre.
L'indemnité pour pertes de chevaux est due :
1° A tous les officiers qui, à raison de leur arme, grade ou
emploi, étant tenus d'avoir des chevaux, ont été faits prisonniers
autrement que par capitulation, soit qu'ils doivent ou ne doivent
pas rentrer immédiatement en campagne ;
2° Aux mêmes officiers qui, dans une affaire contre l'ennemi,
ont eu des chevaux tués.
L'indemnité pour perte d'effets est due aux officiers qui, ayant
été faits prisonniers autrement que par capitulation et étant de
retour des prisons, reçoivent l'ordre de rentrer immédiatement
en campagne.
Les pertes de cette nature éprouvées par les officiers dans
d'autres circonstances dérivant d'un service commandé, et par
suite d'événements de force majeure dûment constatés, n'ouvrent
de droit à indemnité qu'en vertu d'une décision spéciale du
Ministre de la guerre, rendue sur un rapport motivé fait par le
conseil d'administration.
12° Indemnité de première mise d'équipement.
Elle est allouée :
il A tout sous-officier en activité au moment de sa promo-
quelle que soit la durée de ses services.
tion an grade de sous-lieutenant dans un des corps de l'armée,

Le taux d'allocation varie selon les armes.


Cette indemnité est indépendante du cheval fourni au compte
de l'État à tout sous-officier promu dans un corps de troupe à
cheval.
Si le nouveau promu passe immédiatement à un autre corps,
l'indemnité lui est payée avant son départ.
2° Aux sous-officiers promus adjudants et aux militaires
promus sous-chefs de musique, chefs armuriers ou maitres-
selliers, gardes d'artillerie, contrôleurs d'armes, ouvriers d'état,
gardiens de batterie, adjoints au génie, portiers-consignes, adju-
dants d'administration en second du service administratif, adju-
dants d'administration en second de la justice militaire, adjudants
des ateliers de condamnés, adjudants agents principaux; adju-
dants greffiers, sergents-fourriers, sergents-surveillantsaux pri-
sons militaires, aux élèves de l'École d'Alfort, aux élèves sta-
giaires de l'École de médecine et de pharmacie militaires et aux
jeunes gens promus interprètes de 2e classe en Algérie. ,
13° Indemnité d'entrée en campagne.
Tout officier qui reçoit l'ordre de se rendre à une armée active
stationnée dans l'intérieur ou à l'extérieur, et qui exécute cet
ordre, a droit à l'indemnité d'entrée en campagne attribuée à
Son grade actuel.
Cette indemnité n'est point due à l'officier envoyé à l'armée
pour y remplir une mission temporaire.
Tout sous-officier promu officier étant à une armée active, a
droit à l'indemnité s'il reste employé dans son nouveau grade
Ou s'il passe à une autre armée.
Dans la même position, l'officier qui avance en grade, sans
cesser non plus de faire partie d'une armée active, reçoit le
Complément de l'indemnité affectée à son nouveau grade.
L'officier qui, après avoir touché l'indemnité, reste dans l'in-
térieur, est passible du remboursement de cette indemnité, à
moins qu'il n'y soit retenu par une circonstance indépendante
de sa volonté.
Tout officier rentré d'une armée active autrement que par
congé ou mission, et qui reçoit l'ordre d'y retourner ou de se
rendre dans une autre armée après avoir séjourné plus d'un an à
l'intérieur, a droit à une nouvelle indemnité d'entrée en campagne.
Dans les mêmes circonstances, les officiers de cavalerie re-
çoivent, s'ils ont séjourné moins d'un an dans l'intérieur, la
moitié de la gratification attribuée à leur grade.
14° lndemnité aux portiers-consignes remplissant les fonc-
tions de secrétaire archiviste.
L'allocation n'est acquise aux ayants droit que pour les jour-
nées de présence à leur poste.
15° Indemnité aux officiers employés comme vaguemestres
aux armées.
Cette indemnité est allouée pour toutes les journées effectives
dans l'emploi.
aux surveillants de prisonniers de guerre et
16° Indemnités
conducteurs de convois de prisonniers de guerre. (Officiers et
sous-officiers en retraite.)
L'indemnité est allouée à partir du lendemain du jour où le
titulaire est arrivé à son poste. Elle est due pour toutes les
journées de présence, en station, en route ou en mission; mais
elle n'est pas acquise pour les journées passées dans une posi-
tion quelconque d'absence.
Elle n'est pas passible de la retenue de 2 p. 100.
Retenues possibles sur la solde. (Ord. des 2 nov. 1833,25 déc.
1837, 10 mai 1844, et décret du 25 décembre 1875.)
Les traitements des officiers de tout grade en activité, en
non-activité et en congé illimité, sont passibles d'une retenue de
2 p. 100 au profit du Trésor, substituée aux droits de l'ancienne

les indemnités en sont exemptes.


dotation des invalides. Cette retenue est exercée sur la solde;

Les officiers qui sont baraqués ou logés, soit dans les bâti-
ments de l'État, soit aux frais des communes ou d'un service
quelconque, subissent sur leur solde, pour toutes les journées
donnant droit à la solde de présence, une retenue dont la quo-
tité est fixée par les tarifs, selon que le logement leur est fourni
avec ou sans meubles, dans les places où l'indemnité pour rési-
dence dans Paris est allouée, ou en dehors de ces places.
Les imputations dont les membres des conseils d'administra-
tion, le major et les officiers comptables ou autres, sont passi-
bles, soit pour fait de mauvaise gestion ou faute d'avoir exécuté
les instructions émanées de l'autorité compétente, soit pour
cause de paiements ou distributions excédant les allocations
réglementaires, s'opèrent au moyen de retenues sur leur solde
proprement dite, exercées mensuellement, par précompte, jus-
qu'à concurrence du cinquième de cette solde, à moins que le
Ministre n'en ordonne autrement.
Des retenues ont lieu de plein droit sur la solde des officiers
jusqu'à concurrence du cinquième, en vertu d'oppositions ou de
saisies judiciaires pour dettes.
Les retenues qui doivent être faites sur la solde de l'officier
sont inscrites sur le certificat de cessation .de paiement, toutes
les fois qu'il change de résidence.
Les créanciers sont sans recours sur la solde de la troupe.
4* Leçon. Des Subsistances.

Mode d'exécution du service. (Règl. du 26 mai 1866.)


Le service des subsistances est chargé de pourvoir à toutes les
Prestations en nature servant à la nourriture des militaires eoi
Santé, dans les grades et positions définis par les règlements, et
à celle des chevaux de l'armée.
Ce service est partagé en trois branches principales, dont
chacune forme un service particulier, savoir :
Les vivres ; — les fourrages; — les approvisionnements de
siège.
Le service des vivres procure :
Le pain ; — les vivres de campagne ; — les liquides.
Suivant la manière dont il a été préparé, il y a plusieurs sorte3
de pain :
l°Le pain ordinaire, habituellement appelé pain de munition;
2° Le pain biscuité;
3° Le biscuit.
Les vivres de campagne comprennent, outre le pain :
La viande fraîche ou salée; — le riz ou les légumes seca; —
le sucre, le café, le sel; — le vin ou l'eau-de-vie.
Les liquides sont :
Le vin et l'eau-de-vie. Le vin pouvant être remplacé par de
la bière ou du cidre.
Le service des fourrages procure :
Le foin; — la paille; — l'avoine; — le vert; — l'orge; —
le son.
On rattache encore au service des fourrages la fourniture de la
Taille de couchage et de baraquement aux troupes qui ne sont
ti casernées ni logées chez l'habitant.
Le service des approvisionnements de siège est chargé de
procurer, dans les places fortes assiégées ou investies et à défaut
ds toute autre ressource, les denrées nécessaires pour la nourri-
ture des hommes, des chevaux et des bestiaux, ainsi que pour
les besoins particuliers du service des hôpitaux; il comprend en
outre le chauffage et l'éclairage.
Ces approvisionnements, formés seulement en cas de guerre
ou dans des circonstances extraordinaires, sont indépendants de
ceux du service courant, et ne servent que lorsque ces derniers
ont été consommés et ne peuvent plus être renouvelés.
Le service des subsistances dans l'intérieur, sauf celui des
fourrages, est généralement géré de clerc à maitre, directement
par le Ministre de la guerre, avec l'intermédiaire des fonction-
naires de l'intendance militaire et le concours du personnel des
officiers d'administration de ce service. Ainsi, les blés, les mou-
turcs, le fleurage, le sel, le bois pour le chauffage des fours,
sont l'objet d'adjudications publiques, et il en est de même pour
tous les résidus provenant de la conversion du blé en farine, de
la cuisson du pain, tels que les braises, les cendres, etc.
La fourniture des fourrages a lieu par gestion dans les grands
centres et par entreprise dans les autres garnisons. Dans ce cas,
on passe des marchés départementaux.
Ces marchés, passés par voie d'adjudication publique, sont
renouvelés d'année en année, pour douze mois, commençant le
1er octobre ou le 1er novembre et finissant au 30 septembre ou
31 octobre, suivant les lieux.
Dans les garnisons permanentes, l'entrepreneur doit avoir un
approvisionnement de 60 jours, calculé sur l'effectif maximum
des troupes pendant le mois précédent. Dans les autres places,
l'entrepeneur doit être prévenu 24 heures à l'avance du nombre
fournir.
de rations qu'il doit
En cas de non-adjudication, le service des fourrages rentre
temporairement dans le mode de la voie économique directe.
Des manutentions.
La manutention embrasse toutes les opérations qui ont lieu
dans l'intérieur des magasins, par les soins directs des officiers
d'administration comptables du service, depuis la réception des
denrées livrées jusqu'à leur coùsommation ou autre sortie régu-
lière.
Droits: 1 ° au pain ; 2° aux vivres de campagne; 3° aux
liquides; 4° aux fourrages. (Ord. du 25 déc. 1837.)
1° Le pain de munition est dû, savoir :
Sur le pied de paix, à raison d'une ration par homme et par
jour, à tous les sous-officiers, caporaux ou brigadiers, soldats et
enfants de troupe des corps de toutes armes (la gendarmerie
eXceptée), tant en station qu'en route, lorsqu'ils marchent en
corps ou en détachement, et en détention ;
Sur le pied de guerre, il est dû aux officiers, sous-officiers,
caporaux ou brigadiers et soldats, ainsi qu'aux employés, mili-
laires; il en est de même pour tout militaire détenu.
Le pain n'est point dû aux hommes en congé, en semestre,
en permission, à l'hôpital ou marchant isolément, ni aux garni-
saires.
Il n'est pas dû non plus, en temps de guerre, aux militaires
Nourris chez l'habitant.
2° Les vivres de campagne sont dus, sur le pied de guerre,
dans la position de présence, aux officiers et employés mili-
taires, sous-officiers, caporaux ou brigadiers et soldats de toutes
armes, suivant les règles prescrites pour l'allocation de la solde
de guerre. Les militaires détenus y ont également droit.
Sur le pied de paix, les vivres de campagne peuvent être
accordés éventuellement aux sous-officiers, caporaux ou briga-
diers et soldats tenant garnison dans les forts ou lies en mer,
et, dans ce cas, ils peuvent être remplacés par une indemnité en
deniers représentative de la ration. Il faut pour cette substitu-
tion une décision du Ministre.
3° Le droit aux rations de liquides est acquis aux hommes de
troupe présents sous les armes, lorsque les décisions du Ministre
de la guerre ou des ordres des généraux en chef commandant
les armées en ont prescrit la distribution.
En cas d'urgence, les généraux commandant les corps
d'armée peuvent autoriser des distributions de liquides; ils en
rendent compte immédiatement an Ministre de la guerre. Les
inspecteurs généraux ont également ce droit à l'occasion de leur
inspection.
Les distributions de liquides sont temporaires ou éventuelles.
Il est de principe aujourd'hui que ces distributions sont rem-
placées, dans l'intérieur, par une indemnité représentative en
argent, variable selon les localités, allouée pour tous ceux qui
auraient droit à les percevoir en nature.
4° Les fourrages en nature sont dus, savoir:
Sur le pied de paix et dans toutes les positions, aux corps de
troupes à cheval, ainsi qu'aux officiers de tous grades autorisés
à avoir des chevaux.
Sur le pied de guerre, à partir de l'époque à laquelle les offi-
ciers doivent êtré montés sur ce pied, et pour le nombre de
chevaux attribué à cette position, dès qu'ils en sont pourvus.
Les fourrages sur le pied de guerre sont alloués aux corps de
cavalerie, à dater du lendemain de leur arrivée aux armées mises
sur ce pied, et l'allocation ne cesse que quinze jours après leur
rentrée de l'armée à la 'garnison. Pour les officiers, elle se pro-
longe pendant un mois.
Les officiers des corps de cavalerie allant en congé, en mis-
sion, etc., lorsqu'ils emmènent leurs chevaux avec eux, peuvent
toucher les rations de fourrages dans les localités où ils résident
momentanément; il leur suffit de prévenir le fonctionnaire de
l'intendance chargé des subsistances de la résidence où ils se
trouvent.
En route, avec le corps ou en détachement, les rations de
fourrages, sur le pied de route, sont allouées à dater du jour du
départ, jusqu'au jour inclus de l'arrivée à destination.

Pain
Quotité des rations.

Biscuit
0 kil. 75 décagr.

salé
fraîche.
Viande
Lard
Riz
0 — 55 —
0 — 30 —
0 — 20 —
0 — 30

Café

Légumes 0 — 60
Sel 0 — 0,16 —
0 — 0,16 —

Sucre
Vin
Bière ou
[Link] 1/2
1/1
litre.
0 — 0,21 —
1/4 de litre.

Ge de litre.
Fottrrages.

DESIGNATION

des

PARTIES PERNANTES.

Cuirassiers.4.00
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SUR

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OBSERVATIONS.

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4.75 » 40
tité et la duréevarient
ïaiix sont bivouaques
» ou baraqués.
Observations sur la qualité des denrées, principalement du
pain.
Toutes les denrées du service des subsistances doivent remplir
les conditions de bonne qualité et de possibilité de conservation
spécifiées dans les règlements.
La qualité du pain se juge par la couleur, par l'odeur et plus
encore par le goût. Pour être bon, il doit être bien cuit, sans
être saisi au four ni brûlé. et d'une couleur dorée également. La
croûte ne doit point se détacher de la mie. A l'ouverture d'un
bon pain, on sent une odeur douce et balsamique ; on voit la
mie semée de petits yeux innombrables et serrés. Il ne doit avoir
aucune odeur de levain ni de poussière, être, au contraire, d'une
saveur agréable, et tel, en un mot, qu'il puisse satisfaire au
double usage du repas et de la soupe. Un pain bien fabriqué
doit être de forme ronde, et ne pas présenter plus de quatre
baisures.
Il doit être rassis de 16 à 24 heures au moment de la distri-
bution. Dans cet état, un pain doit peser 1 kilogr. 500 grammes.
Le dosage de sel est celui qui est adopté pour la boulangerie
civile, sans pouvoir être moindre toutefois de 3 kilogr. par
1,000 rations.
Le biscuit doit présenter à l'extérieur une couleur fauve pâle,
et offrir dans l'intérieur une pâte fine et serrée, d'un blanc doré.
il doit être sonore et se casser difficilement; sa surface ne doit
pas avoir de soufflures, et il est parsemé de trous faits avec un
piquoir, qui facilitent sa dessiccation complète.
Sa cassure doit présenter des faces lisses, vitreuses et non
déchirées.
Les belles viandes ont une couleur vive, qui dénote leur
fraîcheur; les meilleures sont celles qui proviennent d'ani-
maux abattus dans l'âge adulte et qui n'ont pas été excédés de
fatigue.
Ne peuvent entrer dans les distributions : les pieds, les fres-
sures et les têtes, à l'exceplion, pour ces dernières, des bajoues.
Les suifs, formant des masses volumineuses dans l'intérieur, ne
peuvent non plus faire partiodes pesées; sont seulement admises
les graisses adhérentes et étendues par couches.
Le lard salé doit provenir exclusivement d'animaux pesant
SOkilogr.
au moins et 150 kilogr. au plus, parfaitement sains et
dont la viande ait été bien saignée.
L'épaisseur du lard sur le dos doit être au moins de 3 centim.
et de 7 centim. au plus. Sont rejetées les salaisons provenant d'ani-
maux maigres ou d'animaux trop chargés de graisse, ainsi que
les pieds, les têtes, les
pannes, fressures et toutes autres parties
qui ne sont pas de garde; la viande de truies ayant porté, celle
des verrats et des cochons ladres.
Les salaisons doivent êlre nouvelles, faites seulement avec du
sel blanc, et n'être chargées que de la quantité de selllécessaire
a leur conservation. La
saumure doit être forte de 25 degrés au
moins.
Le riz doit être de la dernière récolte, entièrement net, dégagé
de toute matière hétérogène et de poussière, ainsi
que de son
enveloppe. Le grain doit être entier, bien nourri, d'une forme et
d'un volume à peu près pareils, propre à être mis immédiatement
en distribution, et susceptible de se conserver pendant un an.
Les légumes, composés de pois, de haricots, de fèves ou de
lentilles, doivent être choisis dans les bonnes secondes qualités
du pays de leur crû, être nets, sans mélanges de grains ou se-
mences étrangères à leur espèce.
Le sel doit être de bonne qualité, net et purgé de matières
hétérogènes. Après sa dissolution dans l'eau, le sel ne doit laisser
aucun dépôt terreux ou sablonneux. La fourniture peut être faite
Cn sel gemme ou en sel marin, au gré de l'entrepreneur.
Le sucre doit être raffiné, de la qualité dite cassée, 1er choix
net, sans trace d'avarie; la fourniture doit être faite en pain.
Le café doit être de lre qualité, exempt de mauvaise odeur, de
Mauvais goût et d'avarie. Il ne doit pas être torréfié au four; les
grains, après la torréfaction, doivent avoir une couleur marron
clair.
Le vin doit être naturel, d'un goût agréable et avoir du corps;
le vin rouge est préférable au blanc; il doit être bien clarifié.
L'eau-de-vie doit être le produit de la distillation du vin ou du
marc de raisin. Elle doit être transparente, droite en goût et d'un
parfum agréable.
Le foin varie dans sa qualité et dans son espèce, suivant le lieu
où il croit; mais le bon foin porte avec lui des caractères physi-
ques auxquels il n'est guère possible de se méprendre. Couleur
légèrement verte, ou au moins tirant sur celle de la feuille qui
meurt, tiges minces, déliées, souples, difficiles à casser, garnies,
autant que possible, de leurs feuilles et de leurs fleurs, odeur
agréable et légèrement aromatique; saveur douce et plus ou
moins sucrée, mais ne laissant, dans aucun cas, une impression
aigre et acerbe.
Le foin doit toujours être de la bonne qualité de la centrée, suf-
fisamment ressué, en parfait état de conservation, exempt d'hu-
midité et d'altération quelconque, susceptible de donner aux
chevaux une-nourriture saine et substantielle, et propre à faire
un service de tout point satisfaisant. Cependant si des accidents
atmosphériques ont altéré plus ou moins les produits de la récolte
locale, il ne peut être exigé rien de plus que la meilleure qualité
des denrées obtenues dans un rayon de 50 kilomètres de la place
de livraison.
Tout mélange intentionnel, soit de qualité, soit de provenances
différentes, est défendu formellement pour le foin de pré comme
pour les fourrages artificiels. En un mot, la denrée est livrée telle
qu'on l'a récoltée; mais, dans cet état, elle doit être dégagée dépous-
sière, graines de foin, d'herbes non nutritives (laiches, joncs,
roseaux, etc.), autant que peuvent l'être les produits des prairies
bien cultivées et bien entretenues du rayon d'approvisionnement.
La paille doit être de froment, être garnie de ses épis, en parfait
état de conservation, exempte d'humidité et d'altération quel-
conque, susceptible de donner aux chevaux une bonne nourri-
ture, et propre à faire, soit comme alimentation, soit comme
litière, un service de tout point satisfaisant.
On reconnaît la bonne paille aux caractèressuivants: les tuyaux
sont minces et flexibles; ils conservent leurs feuilles; leur cou-
leur est d'un blanc mat ou d'un jaune doré; ils sont luisants; les
épis sont garnis de leurs balles ou calices. Fraîchement battue,

tuyaux.
son odeur est agréable, sa saveur douce et sucrée, et quelques
plantes graminées ou légumineuses se trouvent interposées à la
base des
Il y a de l'avoine de plusieurs espèces; quelle qu'en soit la
Variété, il faut qu'elle soit pesante, qu'elle coule et s'échappe
facilement des doigts ;
que son écorce soit brillante et lustrée;
qu'elle soit sans odeur bien sensible ; que son amande soit serrée,
blanche, et laisse,
en l'écrasant dans la bouche, une saveur
agréable et farineuse; qu'elle soit débarrassée de ses balles ou
calices; qu'elle soit de bonne qualité relativement aux produits
obtenus dans l'année sur l'ensemble du territoire, lors même que
la récolte locale est d'une qualité inférieure.
Elle doit être exempte de graines étrangères à sa production,
ainsi que d'avarie et d'altération quelconques, en un mot, propre
de tout point à faire
un excellent service.
L'orge doit être de bonne qualité, bien sèche, coulante à la
Inain, d'une belle couleur, exempte de mauvaise odeur; on ad-
luet 2 p. 100 de déchet de criblage.
Le son doit provenir de la mouture du froment; il doit être
frais et inodore et d'une
saveur douce.
Les aliments verts comprennent les mêmes plantes que celles
qui se mangent en fourrages secs, mais avant leur dessiccation; la
Meilleure de toutes est l'orge carrée ou escourgeon. La luzerne,
le trèfle, le sainfoin, sont aussi d'un très-bon usage. Plusieurs
racines, telles que carottes, panais, betteraves, offrent aussi des
ressources en vert.
: Établissement des bons.
Les distributions sont faites sur des bons établis séparément
Pour le pain, pour chaque espèce de vivres de campagne, et pour
les fourrages; ces derniers comprenant toutes les denrées qui
imposent la ration.
Les bons sont souscrits: par les trésoriers, pour les corps en-
vers et pour les portions de corps auprès desquels ils se trouvent ;
Par les officiers-paveurs, pour les détachements qui en compor-
tent; par les officiers ou sous-oiffciers qui commandent les autres
détachements. Ils sont visés par le major ou par l'officier qui en
remplit les fonctions, et soumis au visa enregistré du sous-inten-
dant militaire chargé de la police des magasins.
Un bon doit indiquer: 1° le numéro et l'arme du corps de troupe;
2° la division militaire, le département, la place; 3° le jour ou les
jours pour lesquels il est établi; 4° le nombre en chiffres et ré-
pété en toutes lettres des rations dues.
;
Les bons des corps entiers et des détachements de troupe doi-
vent indiquer, en outre, l'effectif des hommes et des chevaux
présents, avec mention des augmentations et des diminutions
survenues depuis la dernière distribution, afin d'en déduire le
nombre des rations à percevoir actuellement. Les officiers y sont ;
]
comptés distinctement des hommes de troupe, et les chevaux
d'officier distinctement des chevaux de troupe. Ces bons sont
accompagnés d'un relevé par compagnie ou escadron, qui est re-
mis à l'officier de distribution pour régler le taux des com-
pagnies ou escadrons et la répartition entre eux du nombre total
des rations.
Ils ne doivent pas comprendre des jours de plusieurs mois ou
différents corps ou parties prenantes isolées.
Manière dont ont lieu les distributions ; leur rejet. (Règl. du
1er sept. 1827; ord. dû 2 nov. 1833; cahier des charges du ser-
vice.)
Les distributions aux corps et détachements se font dans les
magasins, par compagnie ou escadron, successivement et sans
désemparer.
Dans chaque corps, le capitaine de semaine est chargé, tîous
les ordres et la direction du major, de présider à la réception
des distributions. Il doit préalablement examiner les denrées.
Cet officier est porteur des bons qui constatent le nombre et la
nature des rations à percevoir. Il est assisté des officiers de se-
maine, des fourriers et des hommes nécessaires pour l'enlève-
ment des denrées.
Après la distribution, le capitaine de semaine inscrit son avis
sur la qualité des denrées sur un registre tenu ad hoc dans
chaque magasin, et qui est coté et parafé par le sous-intendant
militaire.
Il rend compte des distributions au major.
Lorsqu'il croit devoir refuser les denrées, il arrête la distribu-
tion et se rend de suite chez le major auquel il rend compte, et
celui-ci fait immédiatement toutes les démarches nécessaires au-
Près du sous-intendant militaire
ou du commandant de la place,
afill que la
commission de vérification puisse être appelée à
lettre son avis les denrées refusées.
sur
Totalisation trimestrielle des bons. (Règl. du 1er sept. 1827.)
Toutes les rations délivrées à
un corps de troupe ou à un déta-
xaient sont totalisées par trimestre, et séparément par nature
e denrées, en un bordereau de totalisation que le comptable ou
Entrepreneur
dresse d'après les bons partiels entre ses mains,
et que le conseil d'administration
nt ou le commandant du détache-
souscrit en remplacement de ces bons. Les bordereaux de
totalisation, établis
en double expédition, sont vérifiés par le
sous-intendant militaire qui annule et devers lui
les bons conserve par
partiels jusqu'à l'apurement des comptes trimestriels du
corps et du comptable.
L'une des deux expéditions du bordereau est remise
au comp-
ile, comme pièce justificative des distributions par lui faites
Pendant le trimestre; l'autre reste entre les mains du sous-inten-
dant,
pour être, s'il a la police administrative du corps, imputée
Par lui au décompte de libération de la revue ou, dans le cas
COntraire, transmise pour le même usage à celui de ses collègues
qUi est chargé de cette police.
58 Leçon. Du Chauffage.

Idée du mode d'entreprise par adjudication.


Le service du chauffage est géré, dans l'intérieur, suivant
le mode de l'entreprise, en vertu de marchés par corps d'armée-
Ce mode comprend l'achat, la réception et l'emmagasinement
des combustibles destinés au service du chauffage, ainsi qu'aU
chauffage et à l'éclairage des corps de garde; leur distribution
aux parties prenantes y ayant droit, et l'obligation pour l'entre'
preneur d'entretenir dans chaque place de garnison et dans les
autres lieux désignés par l'intendant divisionnaire, un appro-
visionnement de 100 jours calculé sur l'effectif des troupes à
servir.
Partout où il y a une garnison habituelle (de 200 hommes au
moins), l'entrepreneur entretient un préposé et les sous-eni'
ployés nécessaires pour les distributions aux troupes.
L'entrepreneur est payé de ses fournitures sur la production
de situations mensuelles ou bordereaux appuyés des états de
totalisation des distributions, ou de revues, états de marrons et
bons justificatifs desdites fournitures.
Le service du chauffage est destiné à pourvoir à la fourniture
et à la distribution :
1° Des combustibles alloués aux troupes de toutes armes y
ayant droit sur le pied de paix ou sur le pied de guerre, caser'
nées, cantonnées, campées ou baraquées, soit pour la cuisson
des aliments, soit à titre de chauffage d'hiver;
2° Du chauffage et de l'éclairage des corps de garde établi
pour le service militaire ;
3° De l'éclairage (excepté dans le département de la Seine.
pour lequel il existe un marché particulier) des forts, citadelleS, i
camps, prisons et autres bâtiments militaires, lorsque l'ordre en
est donné;
4° Du combustible nécessaire aux foups des manutentions.
Qualité des combustibles. (Cahier des charges du 4 sept. 1852.)'.
Les combustibles
en usage dans le service, sont :
Le bois; — le charbon de terre; — les fagots d'allumage,
inhérents à la fourniture du charbon de terre;
La chandelle ; l'huile et les mèches à son usage.

Le bois qui entre dans la composition de l'approvisionnement
'et, par suite, dans les distributions à faire
aux troupes, doit
remplir des conditions de qualité, d'espèce et d'ancienneté, dont
Quelques-unes, particulièrement celles relatives à l'espèce, sont,
Sujettes à de nombreuses modifications commandées par la diffé-,
fence des climats.
Les bois d'essence dure, tels que le chêne, le charme et le;
hêtre,
dominent au surplus assez généralement; car les bols
qui comprennent le bouleau, le châtaignier, l'aulne et
blancs,
autres essences tendres ou blanches, ne sont admis, sauf quel-
les exceptions, que dans la proportion d'un dixième. On ex-j
1 Clut les
racines et les souches.
Le charbon de terre
ou la houille sont soumis, suivant les lo-1
Calités et les
provenances, à diverses conditions de qualité.
Les fournitures se font en gros charbon et menus débris. Le
Poussier en est également admis dans quelques localités, mais
.dans la proportion d'un dixième
au maximum.
La proportion la plus générale entre le gros charbon et les,
^enus débris est de quatre cinquièmes en morceaux ou char-
bon
gailleteux sur un cinquième de menus débris.
Le fagot d'allumage est, selon les usages locaux, soit
en sar-
ment, soit en menu bois, mais toujours bien sec et non passé.
Son poids
ne doit pas être de moins de cinq hectogrammes, ex-
Cfpté dans le département des Hautes-Alpes et à Grenoble, où il
doit
peser un kilogramme, à cause de la nature de la houille.
La chandelle, qui est seule admise pour l'éclairage des corps
de garde, de l'Algérie exceptés, sera de suif pur et de
ceux
bonne qualité; elle devra être sèche, et surtout
non coulante
Pendant la combustion; elle sera moulée, à moins que, d'après
les
usages de fabrication locale, la chandelle à la baguette ne
6°it reconnue préférable, et d'un poids donnant seize chandelles
a,, kilogramme.
L'huile employée à l'éclairage des établissements, où elle est
exigée, doit être épurée et de la bonne qualité de celle employêt
pour cet usage dans chaque localité. Des mèches en coton, nou-
vellement fabriquées et non éventées, en accompagnent toujours
la livraison.
ChaujJage pour la cuisson des aliments. — Rations collectives
et individuelles; rations des sous-officiers, (lnstr. du 30 juin
1840.)
Il y a deux systèmes de chauffage :
1° Celui des rations collectives pour les corps mis en pos-
session de fourneaux économiques;
20 Celui des rations individuelles.
Il y a trois espèces de fourneaux de cuisine :
1° Les fourneaux d'ancien modèle à une marmite;
2o Les fourneaux d'ancien modèle à deux marmites;
30 Les fourneaux à la Choumara, à deux marmites accou-
plées.
En général, les marmites contiennent de 65 à 75 litres; mais
il en existe de capacités supérieures; quelques-unes contiennent
jusqu'à 100 litres.
Le litre] correspond au besoin d'un homme; cependant une
marmite de la contenance de 75 litres peut suffire pour 85
hommes; mais, dans ce cas, la ration individuelle est allouée
pour 10 hommes.
Le poids des rations collectives varie en raison de la nature
des fourneaux.
Il est de règle que les ordinaires par compagnie ou escadron
ne soient pas morcelés. Ce principe doit toutefois fléchir, à cause
de l'inégalité des effectifs et dans l'intérêt de l'économie que
l'administration ne doit jamais perdre de vue.
Ainsi, lorsqu'il y a possibilité de reverser en tout ou en partie.
l'excédant en hommes d'un ordinaire, par rapport à la marmite
qui le sert, sur un autre ordinaire du même corps dont l'effectif
se trouverait au-dessous des ressources de la sienne, ce moyen
doit être soigneusement employé.
A l'arrivée d'une troupe, le nombre de fourneaux ou marmite*
qui lui revient d'après les règles établies, lui est remis
par le
chef du génie, à la diligence du sous-intendant militaire, qui
dresse procès-verbal.
en
Le major du corps, ou tout officier désigné

endant
t
constate.
par le conseil d'administration, intervient contradictoirement
dans l'opération
et l'acte qui la
In cas de départ d'une ou plusieurs compagnies, le sous-in-
militaire réduit proportionnellement les droits du corps
aUI. fournitures de combustibles, et fait opérer le retrait des
Ermites devenues inutiles.
Ce retrait est constaté procès-verbal, et sem-
blable formalité par un nouveau
est remplie pour la totalité des marmites restant
en service lorsque le
corps change de garnison.
il est alloué des rations individuelles de chauffage :
l'Dans les localités où il n'existe pas de foyers écono-
miques;
2° Aux troupes en station logées chez l'habitant;
3° A celles qui sont campées ou baraquées ;
4° Aux militaires présents dans les salles de convalescents.
Les sous-officiers et les autres parties prenantes traitées au
l1:1êrne
titre dans les corps qui font usage de fourneaux écono-
miques, ont droit, la cuisson de leurs aliments et d'après
leur pour
complet réglementaire, à des rations individuelles de chauf-
fe. S'il s'en trouve un ou plusieurs détachés isolément, ils
Sont déduits du complet à compter du jour où leur changement
de Position s'effectue. Il
en est de même à dater du jour de dé-
Part et
pour le temps de la route, quand il s'agit d'une troupe
^ise en mouvement pour quelque cause que ce soit.
Lorsque des rations individuelles de chauffage sont allouées
aux caporaux, brigadiers et soldats, les sous-officiers ont droit à
double ration.

Prélèvement possible sur les rations.


Il est prélevé
au maximum, sur le chauffage de l'ordinaire des
Caporaux, brigadiers et soldats, pour les besoins de l'infirmerie
réghnentaire (préparation des tisanes) et pour les hommes ma-
riés les plus nécessiteux, deux kilogrammes de bois ou un kilo-
gramme de charbon sur les allocations afférentes aux foyers à
une marmite, et quatre kilogrammes de bois ou deux kilo-
grammes de charbon sur les allocations concernant les foyers à
double marmite.
Chauffage d'hiver; division du territoire en trois régions. -
Rations collectives et individuelles.
Le chauffage d'hiver est dû collectivement, quel que soit l'ef-
fectif, à chaque compagnie ou escadron faisant usage de fouf
neaux économiques, ainsi qu'aux compagnies ou escadrons qui
n'ont point de fourneaux économiques, lorsque la troupe est
pourvue de poêles pour le chauffage des chambres. Il est fixé
par compagnie ou escadron comprenant les sous-officiers, capO'
raux ou brigadiers, soldats et enfants de troupe.
Il est alloué individuellement :
1° Lorsqu'à défaut de poêles les troupes non pourvues de
fourneaux économiques se chauffent à la cheminée ;
20 Aux parties prenantes isolées, lorsqu'elles sont caser-
nées, et aux compagnies ou détachements dont la force

leur entrée dans la place;


n'est que de 35 hommes et au-dessous, logés chei
l'habitant à partir de l'expiration du troisième jour de

30 Aux troupes campées ou baraquées.


Lorsque des rations individuelles de chauffage d'hiver sont
'1

allouées, les sous-officiers ont droit à double ration.


Pour le chauffage d'hiver, le territoire français est divisé efl
trois régions :
Chaude; — tempérée; — froide.
Dans la région chaude, le chauffage a lieu du 1er décembre au
dernier jour de février inclus; inclus!
Dans la région tempérée, du 16 novembre au 15 mars
Et dans la région froide, du 1"' novembre au 31 mars inclus•
La quotité de la ration varie selon la région.
Lorsque les troupes sont campées ou baraquées, la durée dfj
chauffage est augmentée de deux mois pour chaque région; elle
commence dès lors un mois plus tôt et finit un mois plus tard,.
Chauffage de l'infirmerie. (Circulaire du il novembre 1872.)
Le combustible nécessaire à la préparation des bains ee
fourni
par le service du chauffage sur l'avis motivé du sous-in-
tendant.
Les salles des convalescents ont droit, d'hi-
pour le chauffage
occupé
Ver, aux allocations d'un de garde de 2e classe, de
corps
Jour seulement.

Chauffage et éclairage des corps de garde. Division du


teinps d'hiver —
dans chaque région. (Instr. du 30 juin 1840.)
Comme
pour le chauffage des chambres, on distingue, pour le
cllaUffage
des corps de garde, une région chaude, une région
Opérée et
une région froide, pour chacune desquelles les
allocations sont différentes. De plus, l'hiver
se divise en saisons
de Petit
hiver, moyen hiver et plein hiver, pendant lesquelles
les allocations
varient encore. Enfin, elles sont différentes pour
chacune des
quatre classes dans lesquelles on divise les corps
de
garde, et selon qu'ils sont occupés pendant les 24 heures, ou
Pédant le jour, ou pendant la nuit seulement.
Pour les troupes casernées, le chauffage des corps de garde
commence mois plus tôt et flnit un mois plus tard que celui
un
des chambres.
Il est compté :
,
1° Dans la région chaude, deux mois de petit hiver, novembre
et mars,
un mois de moyen hiver, première quinzaine de dé-
Cembre et dernière quinzaine de février, et deux mois de plein
iver, du 16 décembre 15 février inclus; total : 5 mois.
au
20 Dans la région tempérée, deux mois de petit hiver, du
16
octobre au 15 novembre, et du 16 mars au 15 avril inclus;
deux mois de hiver, du 16 novembre au 15 décembre
moyen
'Ilelus
et du 16 février au 15 mars inclus, et deux mois de plein
blYer,
du 16 décembre au 15 février inclus; total : 6 mois.
3° Dans la région froide, deux mois de petit hiver, octobre et
avril ; deux mois de
moyen hiver, novembre et mars, et trois
140is de plein hiver, décembre, janvier et février; total : 7 mois.
40 En Corse, un mois de petit hiver, deuxième quinzaine de
Novembre et première quinzaine de mars; un mois de moyen
hiver, première quinzaine de décembre et dernière quinzaine
de février, et deux mois de plein hiver, dû ï 6 décembre
au
15 février inclus; total : 4 mois.
58 En Algérie, on compte quatre mois de région chaude, du
16 novembre au 15 mars inclus.
Les classes des corps de garde sont déterminées par l'effectif
des hommes occupant chacun d'eux :
Postes de 1" classe, 16 hommes et plus;
— 2e classe, de 8 à 15 hommes;
— 3e classe, de 3 à 7 hommes ;
— 4e classe, 1 ou 2 hommes.
Toutefois les corps de garde de police des casernes, à tout effec'
tif, sont considérés et traités comme ceux de la 3e classe.
La chambre d'officier est comptée comme corps de garde de
- 48 classe tontes les fois qu'elle est séparée de celle de la troupe
et qu'elle a un poêle ou une cheminée distincte.
Dans le cas contraire, l'officier devant se tenir dans le local
de la troupe, ou se chauffer au même poêle qu'elle, le corps de
garde reçoit les allocations attribuées à la première classe, lors
même qu'il appartiendrait à une classe inférieure.
Le classement et l'emplacement des corps de garde est arrêté
chaque trimestre par le général commandant chaque division
militaire pour le trimestre suivant, à charge par lui de se reil,
fermer dans les strictes nécessités du service militaire.
L'éclairage des corps de garde est le même pour toutes
les classes et pour toutes les régions ; il est fourni à raison de
trois chandelles, par poste et par jour, du 1er septembre au
31 mars inclus (saison d'hiver), et à raison de deux chandelles
du 1" avril au 31 août (saison d'été).
Il est accordé en outre (excepté en mai, juin et juillet) une
chandelle à chacun des postes qui sont tenus de fournir la lu*
mière pour les rondes de nuit. En Algérie, il est fourni de l'huit
et des mèches pour l'éclairage des corps de garde, à raison de
12 décagrammes d'huile du 1er avril au 31 août, et de 18 déca'
grammes du 1er septembre au 31 mars.
Détail sur le bon de chauffage établi par le trésorier et sur ?
distribution.
Le bon de chauffage est étabH par le trésorier ou l'officier'
payeur, visé par le major et soumis au visa enregistré du sous"
intendant militaire. Il est divisé
en trois tableaux : le premier,
relatif aux rations de l'ordinaire, soit collectives, soit indivi-
duelles, fait connaître l'effectif des compagnies
ou escadrons et
Celui des hommes, ainsi que le nombre de rations à allouer
d'après le nombre de jours
pour lequel le bon est établi, après
aVoir porté en augmentation ou en diminution le résultat des
Mutations et mouvements survenus depuis la dernière distribu-
tion; le second tableau est relatif
au chauffage des chambres,
rations collectives ou individuelles ; il présente les mêmes ren-
Seignements que le 1er tableau, en y ajoutant les rations dues :
1f,
Pour le petit état-major, l'infirmerie régimentaire et les ate-
liers; 2°
pour les salles de l'école régimentaire; 30 pour les
Cambres des enfants de troupe; le troisième tableau présente
la conversion
en combustibles de toutes les rations comprises
dans les deux premiers tableaux, et le bon est terminé
par un
arrêté en toutes lettres exprimant le poids des combustibles,
ainsi que la quantité de petits fagots à percevoir.
Le chauffage est distribué au poids, au moyen de balances à
Seaux et plateaux garnies de leurs poids dûment étalonnés. Le
capitaine de semaine reconnaît à l'avance la qualité des com-
bustibles ; il s'assure que les bûches en rondins ou fendues n'ont
Pas plus ou moins que la circonférence déterminée, et si la
distribution a lieu un jour de pluie, il peut exiger que les cou-
ches supérieures des piles de bois ou des tas de charbon qui
Seraient imprégnées d'eau soient écartées. Après la distribution,
il inscrit
son opinion sur le registre de visite.
6e et 7e Leçons. Habillement.

Magasins généraux, réception des draps. (Instr. des 21 janvier


et 13 décembre 1864.)
Le service de l'habillement est chargé de pourvoir à la four-
niture des prestations de toute espèce attribuées aux corps de
troupe pour servir à l'habillement et à l'équipement des hommes
et au harnachement des chevaux. Le campement fait partie de
ce service.
Ces prestations consistent et se distinguent :
1° En effets d'habillement proprement dits;
20 En effets de coiffure;
3° En effets de grand équipement;
40 En effets de harnachement.
Des nomenclatures descriptives, survies de tracés, devis et
dessins, déterminent avec détail pour chaque corps :
La nature et le nombre des effets de chacune de ces quatre
catégories;
L'espèce et la quantité de matières qui entrent dans leur con-
fection;
La couleur de fond et de distinction des étoffes;
! : La
coupe, la forme et la durée des étoffes, et généralement
tout ce qui constitue l'uniforme.
Le service de l'habillement comporte, dans son exécution,
l'emploi constant et simultané des deux modes d'administration
que l'on nomme l'entreprise et la voie économique directe,
savoir :
Le premier appliqué à tous les achats qui constituent les
fournitures générales;
Et le second régissant toutes les choses achetées et les opé-
rations de manutentions qu'elles entrainent.
Les officiers d'administration de l'habillement, les magasins
de rÉtat et les corps de troupe concourent ainsi, avec les entre-
prises et d'après les règles qui leur sont propres, à l'exécution
du service de l'habillement.
Les magasins centraux sont des établissements gérés par
des officiers d'adminisfration comptables du service. Ils sont
chargés :
o
De recevoir et conserver les approvisionnements en maliéres
et effets de toute sorte, concernant l'habillement, le grand et le
petit équipement, le harnachement et le campement, que l'ad-
ministration de la guerre entretient constamment an moyen de
Marchés qu'elle passe pour subvenir aux besoins du service cou-
vrit et pourvoir à ceux extraordinaires qui pourraient surgir*;
De distribuer ou expédier aux corps de troupe ainsi qu'aux
établissements consommateurs, ceux des objets que le Ministre
leur assigne;
De recevoir éventuellement les matières ou effets confectionnés
encore susceptibles de servir, que les corps sont autorisés à
leur
verser, soit pour éviter des frais de transport onéreux lors-
qu'ils doivent changer de garnison, soit parce que ces objets
Excéderaient leurs besoins ;
De suppléer, en cas de guerre, et en toute autre circonstance
ïïtile, par des ateliers de confection organisés dans leur sein, à
Xinsuffisance des moyens dont les corps disposent.
Les magasins de l'État sont placés habituellement dans des
localités- choisies désignées par le Ministre, en raison de leur
importance militaire et de leur position géographique, afin de
tendre plus prompt leur concours à l'exécution du service.

, La réception des draps


nécessités.
Il leur est affecté des bâtiments militaires que le génie appro-
,prIe à leurs nombreuses
a lieu :
--'

de 5 membres
Ayant voix délibérative :
J
1° Dans les magasins de l'État, par une commission composée

Un officier supérieur, président titulaire, et un officier supé-


lietirl Étippléànt;
Un
officier d'administration, inspecteur des manufactures,
Spécialement désigné par le Ministre';
- Trois capitaines 'titulaires, et trois capitaines suppléants.
Ayant voix consultative seulement: ,.
-
L'officier d'administration comptable du magasin; :
Et un expert, mais seulement lorsque la commission aura jugé
sa présence indispensable.
Les officiers supérieurs et les capitaines sont désignés par le
général commandant le département, parmi les officiers employés
sur les lieux.
Les décisions sont prises à la majorité des ToTL
Lorsque le sous-intendant militaire chargé de la surveillance
administrative du magasin assiste aux opérations de la coin-
mission, H y prend part, avec voix délibérative lorsqu'il y a
majorité d'une voix seulement pour l'admission, et son avis est
prépondérant.
2° Dans les magasins des corps de l'armée, par une commis"
sion dite de vérification, renouvelable tous les six mois ou tous
les ans, et composée de trois membres du conseil d'administra-
tion, dont un officier supérieur, et autant que possible, le lieute-
nant-colonel; ces trois membres seront désignés par le conseil.
Lorsque l'officier d'habillement n'aura pas été nommé membre de
la commission, il n'en devra pas moins assister aux vérifications
et être entendu toutes les fois qu'il en fera la demande ; mais,
dans ce cas, il n'aura que voix consultative.
Le conseil désignera aussi, mais hors de son sein, trois offi-
ciers suppléants, et, s'il se peut, du même grade que les titu-
laires.
Le maître tailleur du corps sera présent, et consulté au besoin.
Lorsque le sous-intendant militaire sera présent, il veillera i
ce que les règles et les procédés de vérification indiqués aU
cahier des charges soient ponctuellement suivis. Il donnera sofl
avis sur la qualité des étoffes en cours de vérification.
Les draps peuvent être acceptés, refusés ou rejetés. Dans le
deuxième cas, la pièce peut être représentée à un nouvel examen;
dans le troisième, elle ne peut plus l'être.
Dans le cas où le fabricant n'adhérerait pas au jugement de la
commission, il serait procédé à un arbitrage, en présence dû
sous-intendant militaire, par trois arbitres qui statueraient en
dernier ressort sur l'admission ou le rejet des étoffes provisoire-
ment refusées ou rejetées.
Quand les draps sont acceptés, on mesure leur largeur, leur
longueur et on inscrit les résultats sur un registre appelé re-
gistre de métrage. Dans les corps de troupe, la commission ne
Peut refuser les draps venant des magasins centraux, elle ne
Peut que s'assurer qu'il n'y a pas eu de dégradations pendant le
transport.
-
Fonctions du capitaine d'habillement et de ses' adjoints.-
Confections des effets daps lés
corps. (Ord. du 10 mai 1844.)
L'officier d'habillement, dans les corps de troupe, est" chargé
de la gestion manutentionnaire des matières. Cette gestion em-
brasse l'emmagasinement, la conservation, les confections, ré-
:
parations, distributions et expéditions
d'habillement,
de coiffure,
de grand et de petit équipement,
des matières et effets de harnachement (dans les corps de
troupes à cheval),
de l'armement,
des munitions de guerre,
et de tous les autres objets matériels appartenant aù corps.
Un ou plusieurs officiers, nommes par le président du conseil,
Sur la présentation et d'après l'avis du major, sont mis à sa dis-
Position pour le seconder dans les détails du service. Le nombre
de ces officiers varie en raison de l'arme.
Les confections des effets dans les corps sont opérées par les
chefs ouvriers, sous la direction du major et la surveillance de
^'officier d'habillement. À cet effet, les matières nécessaires,
y
Compris les galons de grades et de chevrons, sont délivrées suc-
cessivement aux maîtres-ouvriers, dans les proportions que
détermine le conseil d'administration.
Effets de la l" catégoriB. - Manière de décompter leur durée.
""- Bons à titre de première mise ou de remplacement.
— Bul-
letin de versement. Marquage des effets. (Ord. du 10 mal

*844 et décr. du 16 février 1875.)

Les effets de la lte catégorie sont composés des effets d'habil-


lement proprement dits, délivrés, soit au compte du service de,
chevrons.
l'habillement, soit au compte de la masse générale d'entretien,
ainsi que les galons en or ou en argent et en laine pour grades et

La durée réglementaire de ces effets est supputée par trimestre,


depuis et y compris celui où la distribution en est faite par le
magasin d'habillement.
Lorsque des effets de cette catégorie rentrent en magasin avant
d'avoir accompli leur durée réglementaire, elle est suspendue à
compter du trimestre qui suit celui de la réintégration. Elle n'est
pas suspendue pour les effets déposés en magasin par les hommes
entrant dans une position d'absence.
Les effets de la lre et de la 2c catégorie sont délivrés à titre de
première mise ou de remplacement, et sur des bons distincts,
relatant les numéros matricules, noms, grades des hommes, le
nombre et la nature des effets distribués, et indiquant en outre,
pour les distributions à titre de première mise, les mutations ou
causes qui donnent lieu à ces distributions. Ces bons portent le
récépissé, en toutes lettres, du commandant de la compagnie ou
de l'escadron, et sont approuvés par le major.
Il n'est pas établi de distinction pour la distribution des effets
neufs ou en cours de durée. Les sous-officiers reçoivent tou-
jours à titre de première mise des effets neufs de première tenue.
Les engagés conditionnels ne reçoivent que des effets neufs.
Tout homme nouvellement immatriculé reçoit des effets à titre
de première mise. Les effets de la lre catégorie sont remplacés
au terme de leur durée réglementaire et seulement lorsqu'ils
ont été réformés. La tunique des sous-officiers et le pantalon d'or-
donnance de tous les hommes de troupe font seuls exception.
Ils sont remplacés de droit au terme de leur durée. Toutefois, les
hommes qui doivent quitter le corps ne reçoivent aucun rem-
placement dans le trimestre qui précède celui de la libération.
Les réformes ont lieu annuellement à l'inspection générale;
toutefois, à la revue trimestrielle de janvier, les généraux de
division ou les généraux de brigade délégués statuent sur les
effets qui ont accompli la durée réglementaire ou l'accompliront
le 1er avril et dont l'état de conservation ne permet pas d'at-
tendre l'inspection générale.
La distribution des effets de cette catégorie date toujours du
trimestre pendant lequel elle est réellement
effectuée.
Lorsque des hommes cessent de faire partie du soit par
Aération, réforme corps,
ou envoi dans la disponibilité ou dans la
réserve de l'armée active, ils n'emportent
que des effets hors
de service et convenablement réparés
et nettoyés, ou, à défaut
d elfets de
cette catégorie en assez bon état, des effets étant sur
le point d'atteindre leur durée
légale.
Les engagés conditionnels d'un
an et les militaires retraités
emportent tous leurs effets d'habillement.
Dans le premier cas, il est établi un bulletin de versement,
comprenant tous les effets de la lre et de la 2e catégorie, ainsi
.que les armes dont chacun de ces hommes était pourvu. Ce bul-
letin,
en outre des indications exigées pour les bons de distri-
butions, indique aussi,
comme pertes, les effets ou les armes
pissés
aux hommes passés à d'autres corps, envoyés en congé
limité, réformés, libérés ou retraités, et ceux des hommes
toorts dans les hôpitaux externes ou en congé, dès que la
conseil est informé que la réintégration n'en sera pas faite au
Magasin. Dans ce cas, les inscriptions dans les colonnes du bul-
letiu des dates de. mises en service ou des numéros de ces
effets, sont remplacées par la lettre P.
Les effets de la lre catégorie sont marqués, au magasin d'ha-
bilement, du numéro de l'année de leur distribution, et du
Numéro du corps. Les effets neufs reçoivent en outre à l'encre
indélébile un numéro de série. Le numéro matricule de l'homme
qui les reçoit est appliqué, dans les compagnies ou escadrons,
Par les soins des capitaines.
Ceux qui rentrent en magasin après avoir déjà fait une partie
de leur durée, reçoivent en outre, au-dessous de ce numéro, le
timbre du trimestre de leur réintégration en magasin avec la
lettre R (réintégré).
Lorsqu'ils sont remis en service, l'officier d'habillement fait
ajouter au timbre de la nouvelle distribution le chiffre indicatif du
Nombre de trimestres de durée restant à parcourir.
Les anciennes marques doivent être conservées sur les effets
d'une manière apparente jusqu'à la mise hors de service.
Effets de la 2e catégorie. — Manière de décompter leur durée.
— Bons à titre de première mise ou de remplacement. — Bul-
letins de versement. — Numéros de classement par nature
d'effets. (Ord. du 10 mai 1844 et décr. du 16 février 1875.)
Les effets de la 2e catégorie sont composés des manteaux et
porte-manteaux et des effets de grand équipement et de coiffure,
fournis soit au compte du service de l'habillement, soit au compte
de la masse générale d'entretien.
La durée réglementaire de ces effets, de ceux de harnache-
ment, des armes et des instruments de musique, est supputée
par année et n'est pas suspendue par suite des réintégrations en
magasin.
Ils sont délivrés, soit à titre de première mise, soit à titre de,
remplacement, et sur des bons distincts, contenant, outre les
indications exigées pour les bons des effets de la 1" catégorie,
les numéros des effets distribués.
Ceux distribués à titre de première mise sont délivrés aux
hommes nouvellement incorporés.
Les effets de cette catégorie, ceux de harnachement, les armes
et les instruments de musique, ne sont remplacés qu'après avoir
atteint le terme de leur durée réglementaire, et seulement lors-
qu'ils ont été réformés dans les mêmes conditions que les effets
de la Ire catégorie.
Le versement en magasin des effets de la 2e catégorie et des
armes, par suite de radiation des contrôles, est compris sur les
mêmes bulletins que les effets de la lre catégorie.
Les effets de la 2e catégorie, les effets de harnachement et les
instruments de musique, sont marqués du millésime de l'année
de leur première mise en service, et d'un numéro de série qui
y est apposé au moment de leur distribution.
Il y a une série distincte pour chaque sorte d'effets ou d'ins-
trnments. Les armes ne sont marquées que d'un numéro de
série.
Les effets, armes ou instruments qui remplacent ceux qui
ont été classés hors de service, prennent les numéros laissés
vacants dans chacune des séries auxquelles ils appartiennent
respectivement.
Les effets de toute nature hors de service sont timbrés, lors
de leur
versement au magasin d'habillement, des lettres H. S.
Ils sont portés en recette
au registre-journal des distributions
et réintégrations.

Réparations X effets.
Les réparations d'effets de toute nature sont faites, sous l'ap-
Pyobation du sous-intendant militaire, soit d'après les tarifs ou
d'après ies marchés passés
par le conseil qui déterminent l'espèce
et le prix de chaque réparation, soit à prix débattu entre les
capitaines et les ouvriers : le choix entre ces deux modes appar-
ent au conseil d'administration, et ce n'est qu'avec son assen-
timent
que, dans ce dernier cas, les capitaines peuvent avoir re-
cours aux ouvriers du corps.
Les réparations sont exécutées d'après des bulletins nominatifs
délivrés
par les commandants de compagnie ou d'escadron aussi-
tôt que les dégradations sont
reconnues et appréciées par eux an-
;
ils relatent la profession de l'ouvrier, le numéro
au contrôle
nUel de l'homme, la désignation des effets à réparer, le détail
des réparations à exécuter et le prix de réparation. i:

Dans l'appréciation des dégradations les commandants de com-


pagnie ou d'escadron doivent apporter la plus sévère impartialité
a imputer, soit à la charge du soldat, soit
au compte des abonne-
ments, suivant le cas, les réparations d'effets.
Les bulletins sont inscrits au fur et à mesure de leur déli-
j vrance
sur un bordereau d'enregistrement journalier, pour celles
i exécuter par les ouvriers du corps prix du tarif par voie
au ou
de marché, et
pour celles qui sont faites à prix débattu par les
^ivriers civils; les prix alloués aux maîtres-ouvriers sont relatés
distinctement
pour chaque objet et par nature de réparation.
Moins-value; cas de perte d'effets.
Lorsque des effets d'habillement, de eoiffure, de grand équi-
pement, de harnachement et d'armement, des instruments de
Inusique, sont perdus ou mis hors de service par la faute 'des
Animes qui
en étaient détenteurs, la moins-value de ces effets
et le prix intégral pour les armes sont imputés
sur la masse
individuelle. Le montant de la perte ou de la moins-value est
constaté par un bulletin nominatif, établi par le capitaine, certifié
par lui et l'officier d'habillement, revêtu de l'avis du conseil sur
la justice de l'imputation, et approuvé par le sous-intendant mili'
taire.
Le décompte des moins-values s'établit sur le nombre des tri-
mestres que les effets de la 1" catégorie, et le nombre d'années
que les effets de la 2e catégorie, ceux de harnachement et les
instruments de musique, ont encore à parcourir pour atteindre
le terme de leur durée réglementaire. Le trimestre courant pout
les premiers, et l'année courante pour les autres, sont comptés
comme durée restant à faire. Ces effets sont considérés, même
après que leur durée réglementaire est accomplie, comme
ayant encore un trimestre ou une année de service à faire, lors-
que la réforme n'en a pas été prononcée.
Si les objets dont la moins-value est à la charge de la masse
individuelle ne sont pas réintégrés au magasin, le décompte.
dressé d'après les bases fixées ci-dessus, est augmenté d'un
trimestre ou d'une année selon la nature des objets que l'homme
n'aura pu représenter, sans que l'imputation puisse néanmoins
excéder, en aucun cas, le prix coûtant.
Le remboursement de la valeur proportionnelle pour ua tri-
mestre ou une année, des effets perdus, est exigé alors même
que les effets ont accompli leur durée réglementaire.
Les armes perdues ou mises hors de service par les hommes,
sont toujours portées, dans le décompte, au prix intégral de
fabrication.
Le montant des moins-values est versé au Trésor, chaque tri-
mestre.
Les effets perdus ou détériorés en cas de force majeure sont
remplacés au compte de la masse générale d'entretien après la
production de procès-verbaux dressés par les sous-intendants,
autant que possible en présence du conseil d'administration.
Destination des effets classés hors de service.
Les effets hors de service sont utilisés en partie :
1° Pour l'habillement des enfants de troupe et les répara-
tions ;
Pour l'échange des effets des hommes quittant le corps,
20
lorsque
ceux dont ils sont pourvus ne sont pas près d'atteindre
le terme de leur durée légale
ou lorsque ces effets ayant atteint
leur durée légale,
se trouvent dans un état de dégradation qui
rend cet échange indispensable;
3° Pour les services de l'artillerie, des hôpitaux ou ambu-
lances, et des prisons.
Ceux qui ne sont affectés à aucun de ces usages, doivent, ainsi
que les instruments de musique hors de service, être livrés à
l'administration des domaines; mais,
aux armées, ils sont vendus
Par les soins des payeurs.
Les armes hors de service sont versées dans les établissements
de l'artillerie.
Effets de petit équipement. — Commission d'achat; réceptions.
(Décr. du 16 février 1875.)
Le petit équipement comprend les effets de linge et chaussure,
divers objets accessoires de l'équipement, de l'habillement et de
l'armement, les effets de petite monture et, dans les
corps de
de la
masse individuelle.
troupe à cheval, les effets de pansage. Ils sont fournis au compte

Les corps et détachements sont pourvus d'effets de petit équi-


pement soit par les magasins de l'État, soit par les fournisseurs
adjudicataires, soit au moyen d'achats qu'ils effectuent direc-
tement.
Dans les corps de troupe ou portions de corps dont l'adminis-
tration est exercée par un conseil, c'est ce conseil qui constitue
la commission d'achat
en s'adjoignant trois officiers de compa-
re, d'escadron ou de batterie les plus élevés en grade, ou tous
Ceux qui sont présents quand il y en a moins de trois.
Le registre des délibérations du conseil relate toujours les
ûonis des membres de la commission et les opérations qu'elle
accomplit.
Dans les corps de troupe où il n'y a pas de conseil d'admin-
istration, la commission est composée du commandant du corps
Ou du détachement assisté par les trois officiers de compagnie,
d'escadron -
ou de batterie les plus élevés en grade, ou par Uras
les officiers présents, s'il
y en a moins de trois.
Lorsque la commission doit se réunir, elle est convoquée par
son président qui lui fait connaître l'espèce et le nombre d'effets
de petit équipement qui doivent faire l'objet des marchés à
passer.
Les décisions de la commission sont prises à la majorité des
voix ; en cas de partage égal, la voix du président est prépon-
dérante.
Les marchés passés par la commission sont signés par tous
les membres qui la composent.
Si l'un des membres refuse d'apposer sa signature sur Ie
marché consenti, il est passé outre et le marché n'en conserve
pas moins toute sa valeur. Mention de l'incident est faite all
registre des délibérations du conseil d'administration.
La commission de réception des effets de petit équipement est
composée des membres de la commission d'achat.
Les effets de petit équipement versés dans les corps par leS
magasins de l'Etat ayant été reçus dans ces magasins par des
commissions spéciales, ne son' soumis dans les corps qu'à une
vérification dont les résultats sont consignés dans un bulletin
envoyé au minisire.
Les effets achetés par les corps sont examinés avant leur
entrée en magasin par la commission qui s'assure que les effets
sont de bonne qualité et conformes aux modèles-types. Il en est
d'; même des effets versés par les fournisseurs adjudicataires.
La commission peut déléguer, sous sa responsabilité, trois de
ses membres pour procéder à la vérification des effets; parmi
ces délégués doivent se trouver deux des officiers de compagnie
escadron ou batterie qui font partie de la commission.
Bons de linge el chaussure ; distribution.
Les effets de petit équipement sont délivrés par l'officier d'ha-
billement, sur la présentation de bons nominatifs, portant récé-
pissé en toutes lettres, établis par les commandants des compa-
gnies on escadrons, et approuvés par le major, relatant les
numéros annuels des hommes, leur grade, la situation de leur
masse. la nature et le nombre des effets qui leur sont néces-
saires, ainsi que le décompte de la valeur de ces effets..
La distribution en est faite dans l'intérieur des compagnies ou
escadrons, en présence du capitaine, par le sergent-major ou
Maréchal des logis chef, qui en fait aussitôt inscription au livre
de détail et
au livret de l'homme.
Ceux des effets de petit équipement qui, par leur forme ou leur
Nature, peuvent recevoir une empreinte, sont marqués du numéro
Matricule des hommes qui en sont pourvus, au moyen de chiffres
en métal que le conseil fait fournir aux capitaines, et dont ces
officiers restent dépositaires et responsables.
Effets des hommes morts ou ayant déserté.
Les effets de petit équipement provenant des hommes morts,
désertés ou disparus, rayés des contrôles, sont versés au maga-
sin d'habillement, sur une note signée par le capitaine, relatant, *
indépendamment de leur nature et de leur nombre, le numéro;
Matricule et le nom de ces hommes, ainsi que la date de leur1
radiation des contrôles et la cause qui y a donné lieu.
Ces effets sont remis à l'administration du domaine de l'État,
et l'agent de cette administration, entre les mains de qui la
livraison est faite, en donne récépissé. Aux armées, ces effets
Sont vendus par les soins de l'intendance militaire, et le produit
en est versé dans la caisse du payeur, contre quittance, pour le
compte de l'administration du domaine.
Ces dispositions ne sont pas applicables à ceux des effets pro-
venant des hommes morts, dont le sous-intendant requiert la
conservation pour le service des infirmeries régimentaires, des
ambulances ou des prisons. Ces effets sont ou restent déposés au
Magasin d'habillement du corps jusqu'à ordre de livraison.
De l'armement. (Régi, du 1er mars 185 i.)
Le chef de corps est responsable de la conservation et de
l'entretien de l'armement du corps placé sous son comman-
dement.
Chaque année le chef de corps présente à l'inspecteur général
"ne liste de lieutenants propres aux fonctions de lieutenant
d'armement.
L'inspecteur général désigne un des candidats , qui peut être
conservé plusieurs années de suite dans ses fonctions.
Dans tout détachement un officier ou, à défaut, un sous-officier
est chargé du service spécial de l'armement. En outre, dans
chaque bataillon un sous-lieutenant, nommé
par le colonel, est
adjoint au lieutenant d'armement.
Le lieutenant-colonel est particulièrement chargé de veiller à
la conservation et à l'entretien des armes; il dirige cette branche
du service. 0

Le major exerce une surveillance spéciale sur tout ce qui a


rapport aux réparations de l'armement.
,
Les contestations qui peuvent s'élever relativement à l'impu-
itation d'une réparation lui sont soumises, et elles sont jugées
.en dernier ressort par le conseil d'administration.
1
Les capitaines commandant les compagnies ou escadrons sont
jresponsables de l'état de l'armement de la troupe qu'ils com-
:mandent.
j
Le capitaine d'habillement a sous sa direction immédiate le
j lieutenant d'armement.
Les bases de l'armement des troupes de toutes armes, fixées
par le règlement, peuvent être modifiées, suivant les circons-
tances, par des décisions ministérielles.
Chaque corps ou portion de corps s'administrant séparément
doit avoir un livret d'armement, coté et parafé par le sous-inten-
dant militaire chargé de la police administrative du corps ; les
Recettes et les versements d'armes, d'accessoires d'armes, etc.,
y doivent être mentionnés, ainsi que les mutations et les pertes.
Les délivrances d'armes n'ont lieu que d'après l'autorisation
du Ministre ou d'après les ordres d'urgence donnés par les gé-
néraux et sur état de demande des conseils d'administration.
Il est délivré à chaque corps une certaine quantité de fusils
affectés spécialement aux théories.
Chaque arme est délivrée avec un jeu de pièces de rechange
comprenant : une aiguille, un ressort à boudin et un obturateur
en caoutchouc, et un jeu d'accessoires comprenant : un néces-
saire d'armes et un étui en fer-blanc. On délivre en outre par
escouade une grande curette et deux têtes mobiles. On ne dé-
livre par escouade qu'un monte-ressort et une clef de cheminée.
Les armes à feu et les armes blanches distribuées aux corps
sont numérotées de manière à former autant de séries qu'il y a
d'espèces d'armes,
sans distinction des divers modèles d'une
Illème espèce. Chaque série commence
au n° 1, et se continue
sans interruption jusqu'au numéro représentant le nombre
d armes, de l'espèce,
existant au corps. Les nécessaires et les
étuis
en fer-blanc portent les mêmes numéros que l'arme à la-
quelle ils sont alïecté-s.
Les accessoires des armes à tige portent le même numéro de
série que l'arme à laquelle ils appartiennent.
Les soldats qui changent de compagnie ou d'escadron em-
Portent leurs armes toutes les fois que la mutation n'entraîne
Pas un changement dans leur armement.
Les armes des hommes absents, et celles qui excèdent l'ef-
fectif
par suite de départs ou de libérations, sont conservées,
ainsi que leurs accessoires, dans un magasin spécial unique-
ment consacré à ce service, sous la surveillance du lieutenant
d'armement.
Les corps ne peuvent effectuer de versements d'armes dans
les magasins de l'artillerie qu'après avoir obtenu l'autorisation
du Ministre.

Imputations des réparations : 1° à l'homme; 2° à l'abonne-


ment; 3° au chef de corps , - 4° à l'État. — Réparations faites
Par le chef armurier; registre des réparations.
Les réparations des armes des compagnies ou escadrons, re-
connues nécessaires, doivent être exécutées aussitôt que les
dégradations sont constatées.
Il n'y a pas de limite de prix fixée, au delà de laquelle il soit
interdit de réparer une arme; mais dans le cas d'une dépense
exceptionnelle, il faut attendre la visite des armes par un capi-
taine d'artillerie.
Les réparations ont lieu au prix des tarifs arrêtés par le Mi-
nistre, sans que l'augmentation accordée dans certains cas aux
Ouvriers soit jamais à la charge de la masse individuelteja dif-
férence
restant à la charge du fonds d'entretien des armes.
Elles sont exécutées par les chefs armuriers des corps, aidés
du nombre d'ouvriers nécessaires, et en cas d'impossibilité ab-
solue, par des armuriers civils, d'après des bulletins nominatifs
visés par l'officier de subdivision et délivrés par les comman-
dants de compagnie ou d'escadron, qui indiquent à qui doit être
imputée la réparation.
Ces bulletins sont portés, avec l'arme à réparer, par le sous-
officier de semaine au sous-lieutenant d'armement du bataillon,
qui les vise également, après avoir reconnu que l'imputation est
bien indiquée. En cas de doute sur l'imputation, il en réfère au
lieutenant d'armement, qui soumet la question au major, s'il
(juge aussi que l'imputation est mal faite. Le conseil d'adminis-
tration intervient en dernier ressort.
Dans la cavalerie, ils sont portés directement au lieutenant
d'armement.
En principe, c'est l'administration intérieure du corps qui doit
faire les imputations au compte des hommes ou de l'abonne-
ment, parce qu'elle est seule en position d'apprécier les cir-
constances qui ont amené les dégradations.
Quand un homme quitte le corps par libération, pour aller en
congé, pour entrer à l'hôpital, etc., ses armes, ainsi que leurs
accessoires, sont visitées par le chef armurier en présence du
lieutenant d'armement, et déposées en magasin après avoir été
réparées, sauf le cas où des armes doivent être versées dans 1e41
magasins de l'artillerie, parce que ce sont celles provenant des
hommes libérés ou quittant le corps qui doivent être versées de
préférence à toutes autres, et que dans ce cas elles ne doivent j
subir aucune réparation avant leur versement.
Les commandants de compagnie ou d'escadron peuvent, avec
l'approbation du major, surseoir à la réparation des armes des
hommes qui entrent dans une position d'absence, lorsqu'ils
reconnaissent que ces armes, en raison de la nature des dégra-
dations, sont susceptibles de faire, telles qu'elles sont, un bon
service entre les mains des soldats à leur rentrée au corps. Cette
tolérance est surtout applicable aux bois de monture.
Mention des réparations ainsi ajournées doit être faite dans le
libellé de l'arrêté du compte de l'homme avec indication de leur
montant.
Sous le régime de l'abonnement, qui est suivi en France par
les corps
qui ont un chef armurier, les réparations des armes ou
des accessoires
entre les mains des troupes sont, suivant le cas
qui les a nécessitées, à la charge : de l'abonnement, du soldat,
u chef du corps ou du conseil d'administration, de l'État.
Sont à la charge de l'abonnement, toutes les réparations né-
Cessitées
par le service ordinaire des armes ou de leurs acces-
soires, et le remplacement des pièces usées cassées par l'effet
de leur
ou
usage naturel, dans les maniements d'armes, les feux,
les tirs
à la cible, etc.
Sont à la charge du soldat, toutes les réparations rendues néces-
saires par
sa négligence, sa maladresse ou sa mauvaise volonté.
Sont à la charge du chef de corps ou du conseil d'administra-
tIon, toutes les réparations nécessitées par une infraction aux
éléments, prescrite ou simplement tolérée dans les corps.
Sont à la charge de l'État, toutes les réparations nécessitées
Par un défaut de fabrication ou
par un cas de force majeure
Soient constaté.
Ces dispositions sont applicables sous le régime de clerc
Maître ; seulement les obligations de l'abonnement s'ajoutent à
à t

Celles qui sont déjà imposées à l'État.


Le régime de clerc à maître est applicable à tous les corps
a, l'intérieur qui n'ont pas d'armurier titulaire et à toute troupe
bors du
territoire.
Le lieutenant d'armement tient un registre des réparations. Ce
registre, qui est arrêté chaque trimestre, contient les renseigne-
ments suivants : Date du bulletin de réparation. Date de la

réparation (cette date est celle du jour où l'officier d'armement
reçoit l'arme réparée).
l'escadron.
- - - Lettre
Numéro annuel.
de la compagnie ou numéro de
Noms des hommes. - Dési-
gnation de l'espèce d'arme ou accessoire. — Désignation du
Numéro. Détail des réparations. — Montant des réparations :
compte—de l'homme, de l'abonnement, de l'État.
Achat des pièces d'armes.
Les pièces d'armes nécessaires
aux réparations sont exclusi-
Yer,Ûent tirées
des manufactures d'armes sur demande du conseil
adxninistration faisant connaître celles dont il besoin,
a en
ayant soin de désigner les modèles d'armes auxquelles ces
pièces sont destinées. A leur arrivée au corps, elles sont exa-
minées; lorsqu'on croit y reconnaître des défauts, on attend le
première visite du capitaine d'artillerie. Si celui-ci reconnaît les
pièces non recevables, il dresse un procès-verbal envoyé au
Ministre, qui statue.
Les pièces d'armes sont payées aux entrepreneurs des manu-
factures sur les fonds généraux de la caisse du corps, et red"
boursées par le chef armurier sur son abonnement trimestriC4
au fur et à mesure qu'il les emploie.
Marques E et P apposées sur les bois.
Les dégradations aux bois de monture qui ne sont pas du fait
de la négligence, de la maladresse ou du mauvais vouloir de
l'homme, ni dans le cas de nuire à la solidité de l'arme, sont
constatées et indiquées par l'application d'un poinçon portant 13
lettre E (existant), soit sur l'enture, soit sur la pièce, soit à côté
de chaque fente, gerçure, écorchure, etc. Ces dégradations
ainsi reconnues, la monture est conservée, et l'arme, après avoir
subi toutes les autres réparations, peut être donnée à un autre
homme qui ne sera passible que des nouvelles avaries prove-
nant de son fait. Ces bois font inscrits par le lieutenant d'arme'
ment sur un registre spécial.
Lorsque le remplacement des bois de monture payés par les
soldats libérés n'est pas immédiatement nécessaire, ces montures
sont marquées de la lettre P (payée), fortement appliquée, sur la
partie gauche du bois, pour être distribuées aux jeunes soldats, et
leur éviter de dégrader ainsi un bois neuf, quand ils sont encore
inexpérimentés sur le démontage et l'entretien des armes.
Lorsque les jeunes soldats passent au bataillon dans l'infao'
terie, ou à la lre classe à pied dans les autres corps, leS
montures marquées P qui se trouvent entre leurs mains sont
remplacées par des montures neuves, mais ils conservent leS
mêmes armes.
Revue annuelle de l'armement.
Il est passé chaque année, par des officiers d'artillerie désignéS
à cet effet par le Ministre de la guerre, une revue détaillée de
l'armement de chaque
corps. Ils sont accompagnés de contrô-
leurs d'armes.
Cette revue a lieu par compagnie ou escadron, en
Présence du capitaine commandant, du lieutenant d'armement,
ou de celui qui le remplace dans chaque détachement, et de
l'officier
supérieur ayant sous ses ordres la compagnie ou l'es-
Cadron dont
on visite l'armement.
Chaque compagnie ou escadron établit à l'avance, pour cette
revue, un contrôle nominatif chaque espèce d'arme, sur
lequel l'officier pour
d'artillerie classe, au fur et à mesure de sa visite,
les
armes en trois catégories : &OM, à réparer, hors de service,
et indique le détail des réparations qu'elles doivent subir, soit
au Compte de l'abonnement, soit au compte du soldat, soit au
compte de l'État. Ce contrôle, certifié quant à l'effectif par le com-
:mandant de la compagnie
ou de l'escadron, est revêtu de l'arrêté
de l'officier
d'artillerie et de l'officier d'armement du corps.
Les blanches ne sont visitées qu'une fois; les armes à
feu le
armes
sont deux fois : démontées à la première, remontées à la
Seconde. Les accessoires sont
vus avec le fusil remonté.
Le capitaine d'artillerie consigne ses observations dans un
*ravail
qui est remis cacheté par le chef de corps à l'inspecteur
général.
83 Leçon. Casernement.

Police des bâtiments militaires; attributions du sous-inten-


dant et du chef du génie. (Règl. du 30 juin 1856.)
Le casernement comprend tous les établissements affectés soit au
logement, au service et à l'instruction des troupes, soit aux divers
services administratifs de la guerre ou à celui de lajustice militaire.
Les établissements militaires sont dans les attributions respec'
tives des commandants de place, des officiers du génie et des
fonctionnaires de l'intendance militaire.
Les commandants de place sont chargés de la police militaire
des casernes occupées par la troupe; ils concourent à l'établisse'
ment de l'assiette du logement; ils désignent les locaux à affecter
aux corps; ils sont responsables de l'assiette du logement, et
donnent tous les ordres nécessaires pour l'assurer.
Les officiers du génie sont chargés :
IODE lapoliceadininistrative de tous les établissements militaires
conjointement avec les fonctionnaires de l'intendance militaire ;
2° Des propositions à faire et des travaux à exécuter pour la
construction, la réparation et l'entretien du casernement;
3° De la garde et de la surveillance des bâtiments non occupés;
4° De la fourniture et de la conservation des parties de l'ameu-
blement qui sont placées dans leurs attributions;
50 De concourir à la rédaction des procès-verbaux pour tout
ce qui intéresse les établissements du casernement, de concert
avec les fonctionnaires de l'intendance militaire et, lorsqu'il
y a lieu, avec les commandants de place.
Les officiers du génie ont sous leurs ordres des gardes du
génie; ces employés, dont la fonction spéciale consiste dans la
surveillance et la conservation de la partie du domaine militaire
placée dans les attributions du service du génie, sont en outre
chargés des opérations de détail de la remise et de la reprise
des logements militaires, et des dépendances du casernement
qui ressortissent à ce service.
Les fonctionnaires de l'intendance militaire sont chargés :
YI Conjointement avec,les officiers du génie, de la police ad-
ministrative de tous les bâtiments militaires occupés;
20 De la désignation des logements
que les corps doivent occu-
per dans les bâtiments qui leur sont affectés le commandant
de Place,
par
en se conformant à l'assiette du logement;
30 Des opérations relatives tant à la location des bâtiments né-
cessaires au casernement, à défaut d'établissements militaires,
qu'à la passation, à la rédaction et à l'exécution des baux dressés
*
cet effet, le tout avec le concours des officiers du génie;
40 Enfin, de la fourniture et de. la conservation des objets de
Reniement, qui sont spécialement placés dansleurs attributions.
-44siette du logement.
L'assiette du logement dans les bâtiments militaires comprend
celle des
casernes, pavillons, prisons, hôpitaux, etc.
Lorsqu'il y a lieu à l'établir, le chef du génie et le -sous-inten-
font militaire
se réunissent chez le commandant de la place.
le travail,
une fois arrêté de concert, est rédigé définitivement
Ptr le chef du génie. Il est signé par les parties qui ont concouru
Sa formation, et qui consignent, s'il y a lieu, leurs observations
respectives au-dessus de leurs signatures.
Le Ministre de la guerre fixe, pour chaque place, d'après les
états qui lui sont produits et les observations qui y ont été
con-
signées par le directeur du génie, l'intendant et le général de
Vision, l'assiette du logement dans les établissements militaires.

:.
Au mois d'octobre de chaque année, le commandant de place,
le chef du génie et le sous-intendant
se réunissent, dans chaque
Place, pour modifier, s'il y a lieu, l'assiette du logement, et,
lorsqu'il à
y a des changements faire, il y est procédé ainsi
Wil a été dit pour la première destination.
n ne peut être apporté de changemetit à l'assiette du logement
qu'en vertu des ordres du Ministre de la guerre, ou, en cas d'ur-
Sence, du général commandant la division, qui doit en rendre
compte au Ministre..
llemisedu casernement; état descriptif des lieux.
L'officier de casernement, qui précède chaque corps de troupe
en marche, se présente, à son arrivée à destination, chez le COPI'
mandant de la place, pour connaître le bâtiment assigné à la
troupe; il se rend ensuite chez le sous-intendant qui, sur le VII
de l'ordre dont il est porteur, prend les mesures nécessaires pouf
le
que corps soit mis immédiatement en possession du logent*
qui lui est assigné, ainsi que des objets de couchage et de mob''
lier alloués par les règlements.
L'officier de casernement, dans la visite qu'il fait de tous les
locaux affectés au corps pour en prendre possession, est accoffl'
pagné d'un garde du génie, avec lequel il vérifie l'état descriptif
des lieux et l'inventaire des effets mobiliers, sur le vu d'une et'
pédition de ces états, laquelle, après avoir été rectifiée et COlll'
plétée, s'il y a lieu, est signée par l'officier de casernement et par
i le garde du génie; visée par le sous-intendant et déposée au bureau
du génie; une copie en est donnée à l'officier de casernement.
En cas de difficultés, l'officier de casernement consigne ses
observations, soit sur l'état, des lieux, soit sur l'inventaire, sui'
, vant les cas, et appose sa signature à la suite.
Immédiatement après la signature de l'état des lieux et de l'ic"
., ventaire, les clefs sont remises à l'officier
de casernement, qui en
donne un reçu, et les corps deviennent responsables des dégra-
dations et des pertes résultant de leur fait, tant pour les bâtiments
militaires que pour les objets mobiliers qui leur ont été remis-
Ameublement fourni par le génie.
Le génie fournit et établit dans les casernes : — dans les
:
chambres des planches à bagage, des chevilles, crochets oU
boutons, des râteliers, une table et deux bancs par 16 hommes
des planches à pain et les planchettes pour recevoir l'état des
lieux et l'invenfaire du mobilier; - dans les cuisines : des mar'
mites, tables, tablettes et chevalets pour scier le bois; — dans
les magasins : des tables, des casiers, des bancs, ùes râtelierS
d'armes et des râteliers pour le harnachement; — dans l'atelK1-
des armuriers : une forge, une enclume fixe avec son billot, 1111
soufflet avec sa chaine de tirage, un établi, une auge pour la
trempe, un râtelier d'armes; — dans l'atelier des tailleurs : des
portc-nianfeaux, des tablettes, un établi; —dans l'atelier
cordonniers ou bottiers : des porte-manteaux et des tablettes;
dans les forges
des maréchaux ferrants : une enclume par feu,
line bigorne, des étaux,
un billot, des porte-manteaux et des
Dettes.
fou mit les haquets de propreté, le matériel des écoles régimen-
Il
ja'res, le matériel le [Link] manèges, le mobilier des
mfirnieries
pour
régimentaires, des poêles pour les chambres, etc., etc.
Les corps de garde sont garnis de lits de camp, tables, bancs,
Planches à bagage et à pain, planchettes à consigne, râteliers
d'armes, t:> t:>

Les d'écurie fournir les soins du génie


gros ustensiles à par
Consistent en civières,
seaux, baquets, angets, vannettes, me-
Sures à avoine, coffres à avoine munis de cadenas, bat-flancs,
Anches à consigne et planchettes
pour les noms des chevaux.
Visite trimestrielle du casernement
4 dégradations. ; évaluation et paiement
t
Une visite générale des bâtiments occupés est faite par l'officier
de
casernement et le garde du génie, au moins une fois par Iri-
^stre, indépendamment de celle qui a lieu à chaque évacuation
d Un
bàtiment ou d'une partie de bâtiment.
la charge du
corps.
Les dégradations et pertes résultant du fait des occupants sont

Le chef du génie en établit l'état, indiquant


approximativement
a dépensé des réparations et dès remplacements a la charge des
50rps, et il transmet cette pièce
au sous-infendant qui en dresse
Procès-verbal.
Ce procès-verbal est présenté à la signature de l'officier de caser-'
nement. S'il refuse de le signer, le sous-intendant, après vérifica-
tion des lieux, de
concert avec le chef du génie et avec le major,
Constate le résultat de cette vériifcation, et il est passé outre.
L'ordre de réparation est adressé sur-le-champ à l'entrepreneur,
et lorsque les travaux sont achevés., le chef du génie le certifie
bas de l'expédition au
du procès-verbal qui a été remise à rentre-
Preneur. Semblable déclaration est demandée à l'officier de
ca-
sernement. L'entrepreneur présente pièces au sous-intendant,
la diligence duquel elles ces
sont acquittées par le trésorier ou par
le payeur de la guerre, à la décharge du corps à qui elles sont
remises en compte, lors du paiement de la solde.
Évacuation des bâtiments.
L'évacuation et la reprise des bâtiments ou des chambres occupa
ont lieu avec les mêmes formalités que l'occupation. La vérification
des lieux et des objets qui en dépendent s'opère contradictoire'
ment entre le garde du génie et l'officier de casernement, sur le 11,
de l'état descriptif des lieux et de l'inventaire, pour reconnaître
les dégradations et les pertes qui peuvent exister.
Tout corps qui doit quitter un logement, quels que soient Ie
motif et la précipitation de son mouvement, est tenu de rendre
toutes les chambres, corridors, escaliers, écuries, etc., dans uni
détachement
état de propretéen est
convenable;
personnellement responsable,
le commandant du et faute
corps d"
ou p^r

une troupe ou par des officiers d'avoir accompli cette obHgatioD;


le nettoyage a lieu par des ouvriers au compte de qui de droit-
Dans le cas d'un départ précipité, le nettoyage se fait en même
temps que la remise des fournitures. Si la troupe doit partit
avant que cette opération ne soit faite, le commandant laisse
pour y procéder un officier ou un sous-officier avec des hommes
de corvée.
Blanchiment.
Le blanchiment est effectué par les troupes sous la direction
des employés du génie.
Une prime de travail est accordée aux soldats qui y sont eIIl-
ployés.
Les chambres et les salles de discipline doivent être blan,
chies tous les ans ; les latrines, au moins une fois tous les si*
mois.
Lorsque le commandant du génie a informé le sous-intendant
militaire de la remise des clefs des locaux occupés, ce fonction'
naire délivre au corps un certificat en vertu duquel il est dé'
chargé de la responsabilité relative à son logement, sauf 16
paiement des dégradations s'il y en a eu de constatées.
Lits militaires; marché passé avec la compagnie Laffittt•
(Régi, du 2 octobre 1865, traités du même jour.)
Le service des lits militaires procure aux troupes en station
logées dans les locaux dont dispose le département de la
guerre,
les effets de
couchage et d'ameublement qui leur sont nécessaires.
Ce
service comprend, en outre, la fourniture et l'entretien des
Capotes de sentinelle et des mobiliers de
corps de garde dans
tous les
postes régulièrement établis.
D'après
un traité passé avec la compagnie Laffitte, cette com-
pagnie est chargée
pour 20 ans, à partir du t" avril 1866 : 1° de
l'achat,
de l'entretien, de la distribution, du remplacement et du
renOuvellement du mobilier, qu'elle fournit à loyer au départe-
ment de la
guerre, et dont elle reste propriétaire ;
20 De l'entretien, de la garde et de la distribution d'une cer-
taine
quantité de mobilier appartenant à l'État ;
3° Du blanchissage du linge de la troupe. La compagnie en-
rehent
t
un préposé dans toutes les garnisons.
Elle
a un agent principal à Paris.
détail des prestations, devis des principales fournitures
lVers$entretien et cT occupation.
Les prestations du service des lits militaires consistent en :
1 Fournitures d'officier et d'employé militaire;
°

2° Ameublements de chambre d'officier;


3° Ameublements de chambre d'employé militaire et adjudant
SOUS-officier;
4° Fournitures de soldat ;
5° Fournitures d'infirmerie régimentaire;
Demi-fournitures;
60
7° Mobiliers de
corps de garde d'officier,
8° Mobiliers de
corps de garde de soldat ;
9° Capotes de sentinelle.
Devis de la fourniture de lit d'officier:
Une paillasse carrée,
en toile de fil de lin ou de chanvre, à
carreaux bleus et blancs. Longueur l-,950, largeur 0m,975,
épaisseur
0m,189, garnie de 15 kilogr. de paille de froment ou
1 e Seigle;
Deux matelas, de mêmes toile, longueur et largeur, contenant
chacun
h de laine-mère
9 kilogr. 750 gr. vive, et 3 kilogr. de crin
placé seule
en une couche au centre;
Un traversin en coutil ayant om,9i8 de long, sur om,812 de
tour, garni de 1 kilogr. 500 gr. de plume d'oie ;
Deux couvertures de laine blanche, fine, ayant aux deu*
extrémités deux larges barres bleues, pesant chacune 3 tilogf-
250 gr. à 2 kilogr. 750 gr., et ayant 2m,599 à 2m,49I de longueUr
sur 2m,003 à lm,895 de largeur;
Deux paires de draps en toile blanche, dite 7/8 dans le ceci"
merce, ayant, chaque paire, une mesure de 13m,070 , ce
qui

donne une longueur de 6m,535 par drap.


Devis de l'ameublement d'officier:
Une paire de rideaux de lit,
Un rideau de fenctre à chaque croisée,
Une commode,
Une table de nuit,
Une table-toilette,
Une table-bureau,
Un fauteuil et trois chaises,
Un encrier,
Un pot à eau, sa cuvette et deux vases pour le savon,
Un verre,
Unvase de nuit,
Une paire de chenets, .,

Une pelle à feu et une paire de pincettes,


Un soufllet,
Un petit balai d'àtre,
Deux chandeliers,
Une paire de mouchettes avec porte-mouchetfes,
Un éteignoir, ,
Un tapis de descellte de lit,
Deux serviettes renouvelées chaque semaine.
.; Devis de l'ameublement d'employé militaire et d'adjudant sous,
officier :
Une paire de rideaux de lit,
Une commode,
Une table pour écrire,
Trois chaises,
Un pot à eau et sa cuvette,
Un verre,
Unvase de nuit,
Une paire de chenets,
Une paire de mouclieftes avec plateau,
Une pelle à feu et pincettes,
Un soumet,
Un chandelier,
Un éteignoir,
Un porte-manteau,
Un miroir,
Une serviette par semaine.

Devis de la fourniture de soldat et de la fourniture d'inflr-


Qierie :
Une paillasse en toile lessivée; longueur lm,950, largeur om,677,
hauteur om,135, garnie de 10 kilogr. de paille de froment
ou de
seigle;
Un matelas de mêmes toile, longueur et largeur, garni de
8 kilogr. de laine-mère
neuve, vive, blanche, beige ou noire, et
en une seule couche au centre ;
de 2 kilogr. de crin placé
Un traversin de forme cylindrique, en toile lessivée ou coutil
ayant 0m,596 de longueur et om,800 de tour, renfermant 1 kilogr.
de laine et 500
grammes de crin placé entièrement au centre ;
Deux paires de draps en toile de ménage, convenablement
assouplis par les lessives, ayant, neufs, 2m,800 de longueur
Sur 1» 250 à lm,300 de largeur;
Une couveriure de laine pesant, neuve, de 3 kilogr. 500 gr. à
4 kilogr.,
ayant de 2m,707 à 2m,870 de longueur sur lm,620 à
1111,730 de
largeur;
Un couvre-pied provenant des couvertures vieilles ou hors de
Service, pesant 1 kilogr. 500
gr., ayant lm,471 de longueur sur
1111,300
de largeur.
Demi-fourniture d'infirmerie
:
Une paillasse semblable à celle de soldat, mais garnie de
14 kilogr.
de paille ;
Un sac à paille, semblable
au traversin, garni de 2 kilogr. de
Paille;
Une couverture, un couvre-pied, deux paires de draps, aux
mêmes poids, dimensions et qualité que ceux prescrits pour les
fournitures de soldat.
La demi-fourniture de salle de police est composée des mêmes
effets que celle d'infirmerie, excepté qu'il n'y est pas affecté de
draps.
Les poids et dimensions indiqués dans les devis sont ceux que
doivent avoir les effets neufs au moment où ils entrent en ser'
vice. Pour les effets en service, il est toléré un déficit dans le
poids et les dimensions des couvertures, des couvre-pieds et
des draps.
Devis des objets composant le mobilier des corps de garde.-
Corps de garde d'officier:
Un fauteuil à bascule,
Une chaise,
Un poêle avec ses tuyaux,
Une lampe à pied et une burette à huile,
Un encrier,
Un pot à eau avec sa cuvette,
Un verre,
Une garniture de poêle, pelle, pincettes et cendrier, plus un
tisonnier lorsque le chauffage a lieu au charbon.
Corps de garde des soldats :
Un poêle avec ses tuyaux,
Une lampe à pied et une burette à huile,
Un falot de ronde,
Un bidon,
Une brouette ou un brancard, selon les localités,
Une boite de ronde,
Marrons de ronde,
Marrons de chauffage,
Un arrosoir,
Une hache ou un merlin,
Une scie, un chevalet, une pelle, un balai; ce dernier renou-
velé tous les 15 jours.
La hache, la scie et le chevalet ne se fournissent que lorsque
le chauffage est en bois; pour le charbon, ces objets sont rem"
Placés par la garniture de poêle qu'exige
ce chauffage, et par
Une forte caisse
en bois, pour y déposer et mouiller le charbon
avant de le brûler.
Capotes de sentinelle en nombre égal à celui des factionnaires
qUe le poste doit entretenir.
La forme, les dimensions et la qualité de chacun des objets
imposant les ameublements ci-dessus décrits sont déterminées
Par le traité.
Les fixations, en ce qui concerne les ameublements, les four-
rures et les demi-fournitures, donnent lieu au paiement de prix
de loyer, distingués en prix de loyer d'entretien et en prix de
loyer d'occupation.
Le loyer d'entretien comprend l'intérêt du capital de la valeur
en mobilier les dépenses, fixes et
et permanentes, qui sont indé-
pendantes de l'occupation et de la non-occupation. Il est en con-
fluence alloué à l'entrepreneur pour tous les ameublements,
fournitures, demi-fournitures
et capotes de sentinelle qu'il justifie
aVoir entretenus dans les limites de la fixation arrêtée
par le
Ministre.
Le loyer d'occupation comprend toutes les dépenses d'entre-
t'ell, de manutention, de réparations et de remplacements qui
résultent du fait de l'occupation, tant des objets spécifiés ci-
dessus
que des mobiliers de corps de garde. Il est alloué pour le
Plus grand nombre de fournitures qui ont été occupées à la fois
le même jour, dans chaque place de fixation, pendant le cours
d'un mois,
par des troupes en station, et ce, toutefois, sous la
réserve que si, le même jour, des fournitures ont été réintégrées
et d'autres délivrées,
on opère d'abord la déduction de celles
Intégrées, et que le restant, ajouté à celles distribuées, forme

l'État.
le total
de l'occupation pendant cette journée. Il est alloué un
Prix d'abonnement
pour la conservation et l'entretien des cou-
rettes et châlits appartenant à

rebattage des matelas.


Manutentions périodiques; échange des draps, de la paille;

Les manutentions périodiques consistent dans le rebattage des


Matelas et traversins, dans le blanchissage des draps et des
ser-
viettes, et dans le renouvellement de la paille des paillasses et
des sacs à paille.
Le rebattage des matelas et des traversins a lieu :
Tous les ans pour les fournitures d'officier ;
j Tous les 18 mois pour les fournitures de soldat;
Tous les ans pour les fournitures d'infirmerie, avec cette cir-
constance, qui leur est toute spéciale , que les enveloppes et la
laine des matelas et des traversins doivent être en outre assainies
toutes les fois que le sous-intendant militaire en donne l'ordre,
sur la demande de l'officier de santé traitant.
»
Les draps de lit sont échangés, savoir:

.Ceux des fournitures et des demi-fournitures d'infirmerie, aux


mêmes époques que pour les lits de soldat et à chaque mutation
de malade, ou lorsque, en raison de la nature de la maladie,
l'officier de santé juge nécessaire de faire échanger les draps
plus fréquemment.
L'échange des serviettes a lieu par semaine pour toutes les
parties prenantes.
Le renouvellement de la paille s'opère en entier :
Tous les six mois, pour les fournitures d'officier, de soldat et
d'infirmerie;
Tous les quatre mois pour les demi-fournitures.
Manutentions accidentelles.
Les manutentions accidentelles ont pour objet le peinturage
des couchettes et des tréteaux de châlit en fer; le remplacement
des effets en service; l'échange des draps de lit avant le terme
fixé; le nettoyage, le lavage et le foulonnage des couvertures
et des couvre-pieds; les réparations à faire sur place, et géné-
ralement toutes les manutentions autres celles périodiques
désignées que
ci-dessus.
L'opportunité des manutentions 'accidentelles est déterminée
I^r le fonctionnaire de l'intendance, qui donne l'ordre
au pré-
Posé de les
exécuter.
Toutes les manutentions, quelles qu'elles soient, sont opérées
Val ks soins
de l'entrepreneur et à ses frais.
distribution des fournitures et réintégration en magasin.
L est distribué
aux troupes en station, une fourniture et un
j!,i^ublcment officier devant loger dans les bâtiments mili-
'¡¡II'CS,
par
un ameublement par adjudant sous-officier, une fourniture
de soldat
par sous-officier (adjudant compris), caporal, brigadier,
SOldat, enfant de troupe et blanchisseuse-vivandière patentée.
Les fournitures d'infirmerie
sont distribuées à raison de trois
pour cent du nombre des fournitures de soldat; les demi-fourni-
tures destinées
e aux salles de police et aux prisons, à raison
un et demi pour cent en France, et de deux pour cent en Algérie.
Les distributions à la troupe sont faites
sur des états d'effectif
^'dividuels
pour les officiers, collectifs pour la troupe. Le fonc-
Lunaire de l'intendance
y appose l'ordre de distribution et la
partie prenante donne son récépissé.
y
Il est dressé des états supplémentaires
sur le même modèle et
avec les mêmes formalités, lorsque l'effectif de la troupe subit
des
augmentations nécessitant une plus grande quantité de four-
nitures
et de demi-fournitures.
Ces états sont remplacés le premier jour de chaque trimestre
Par un nouvel état comprenant la totalité du mobilier de literie
d(Ilit chaque corps
est en possession, et auquel il a droit d'après
SOn effectif.
Les distributions
aux corps et détachements se font par com- ,
!" -nie ou escadron,
en présence de l'officier de casernement et
': l'officier de semaine, lesquels doivent examiner les effets et
; ':.'[Jendl'c la distribution de ceux qu'ils ne jugeraient pas être
'11 bon état de service. Le
cas échéant, le sous-intendant, après
'l''oir fait procéder à l'expertise des effets refusés, s'il
y a lieu,
i énonce leur admission
ou leur rejet.
Tout corps ou détachement quittant une caserne, est tenu de
réintégrer avant son départ, dans les magasins des lits militaires,
les fournitures qu'il a reçues du préposé du service.
Les réintégrations par suite de réduction dans l'effectif ou de
départ sont inscrites par l'officier de casernement au bas durécÊ*
pissé qu'il a délivré sur l'état de demande ; la date en est men-
tionnée exactement et en toutes lettres sur ce récépissé.
Le recensement et la reconnaissance des effets réintégrés ou
laissés à demeure dans les casernes, doivent toujours être wHs
en présence du préposé, de l'officier de casernement, du capi'
taine commandant la compagnie ou l'escadron, ou d'un officief
délégué par ce dernier, et ils ont pour objet de constater les
pertes et dégradations survenues depuis leur distribution.
Revue trimestrielle passée par l'officier de casernement et le
préposé.
Tous les trois mois, l'officier de casernement, de concert avec
le préposé des lits militaires, passe une visite générale des effets
de literie en présence des officiers de section ou de peloton. Il
prescrit au compte de qui de droit la réparation ou le remplace-
ment des objets détériorés ou perdus. S'il y a des réclamations,
le major en décide.
Imputations des dégradations ; réparations.
Lorsque des pertes ou des dégradations provenant du fait de
la troupe, sont reconnues aux objets de literie, elles sont réca-
pitulées dans un état spécial, en double expédition spécifiant la
nature et le nombre des effets perdus ou détériorés, l'importance
et la nature des dégradations, ainsi que le montant des pertes et
dégradations, d'après les tarifs annexés au traité; enfin, cet état
présente le montant des sommes que le corps doit payer immé-
diatement entre les mains et sur l'acquit du préposé, lequel
acquit doit être revêtu du visa du sous-intendant militaire. L'une
des expéditions est remise au corps, l'autre au préposé.
Lors de la réintégration des fournitures en cas de départ, s'il
résulte de leur recensement et de leur reconnaissance qu'il
n'existe ni pertes ni dégradations à la charge de la troupe, foffi-
Cierde casernement fait mention de cette circonstance au bas de
sa déclaration
de réintégration sur les états d'effectif restés entre
les
nains du préposé, et celui-ci délivre en même temps, pour
constater
cette même circonstance, un certificat, qu'il remet
directement
au corps, s'il est sur les lieux, ou, dans le cas con-
ttraire,
au fonctionnaire de l'intendance militaire, lequel le trans-
met
au conseil d'administration.
Le
montant des pertes et dégradations est remboursé par le
tcsorier, qui le retient sur la solde ou sur la masse individuelle.
Les effets
dégradés doivent être remplacés ou remis en état
dans les délais déterminés le traité. Les certificals d'existence
Mensuels
par
font mention des réparations et des remplacements qui
ont été
opérés dans le cours du mois précédent.
Les effets
non réparés à l'expiration des délais sont considérés,
il Partir
de cette époque, comme étant hors de service et figurent
sous
cette dénomination dans les certificats d'existence.
dentaire annuel.
phaqne année, dès les premiers jours d'octobre,
un fonction-
naire de
l'intendance procède dans chaque place, en présence
des
officiers de casernement et du préposé, à l'inventaire de
Joueur
du mobilier composant la fixation, afin de reconnaitn:
état dans lequel il est entretenu, de signaler les effets
man-
dants, et de
ramener l'entrepreneur à l'exécution rigoureuse de
ses engagements.
En
ce qui concerne les effets en service, l'opération a lieu
également
en présence de l'un des officiers de la compagnie ou
escadron dont
de
on inventorie le mobilier de literie.
Dans cet inventaire les effets sont classés bons, à réparer et
hors de
service, d'après les déclarations de deux experts nom-
Inés, l'un
par le fonctionnaire de l'intendance, l'autre par le
déposé de l'entrepreneur.
Un tiers appelé lorsque les opinions émises par les
eux
d
expert est
experts sont différentes. Son avis est prépondérant.
Le fonctionnaire de l'intendance constate les résultats de
cette
opération procès-verbal dressé en double expédition,
l'une par un
pour l'entrepreneur et l'autre pour le Ministre.
Logement chez lhabitant en route et en station. (Lois deS
10 juillet 1791 et 23 mai 1792. Règlement du 20 juillet 1824.)
Le logement est fourni en nature chez l'habitant:
1° Aux militaires de tous grades et de toutes armes et autres
considérés comme tels, marchant en corps, en détachement
isolément ou allant en congé de semestre, munis de feuilles de
route qui leur attribuent cette prestation ;
2° Aux hommes de troupe et sans troupe, en station dans les
places ou cantonnements dans lesquels il n'y a pas de bâtiments
militaires, ou lorsque les bâtiments militaires qui existent sont
reconnus insuffisants ou se trouvent dépourvus de fournitures de
coucher.
Le logement chez l'habitant est fourni sur la présentation deS
feuilles de route pour les militaires en marche et sur les avis
donnés aux maires par les sous-intendants pour les troupes en
station. Toutefois, à l'égard de ces dernières, si des hommes
absents rentrent au corps, les billets de logement auxquels ils
ont droit leur sont délivrés sur la présentation de leurs feuilles
de route ou de billets de sortie d'hôpital et sur l'invitation du
commandant du corps.
Les lits fournis par les habitants aux sous-offieiers et soldats
doivent, autant que possible, être composés comme ceux des
casernes, et il doit y avoir dans la chambre deux chaises ou
un banc.
Le logement des troupes en marche est une charge commu-
nale et ne donne lieu au paiement d'aucune indemnité ni pouf
les officiers ni pour la troupe.
Les billets de logement sont remis à l'officier chargé de l'éta-
blissement du logement. Il les donne à l'adjudant, qui en fait la
distribution aux fourriers. Les officiers ont droit à une chambre
convenablement meublée, au feu et à l'éclairage ; les sous-offi-
ciers, caporaux et soldats, à un lit pour deux; les adjudants et
les maréchaux des logis chefs, à un lit seul. Tous ont droit à une
place au feu et à la chandelle et à l'usage des ustensiles pour la
cuisson des aliments. Le soldat doit se conduire avec déennee
et ne peut déposséder l'habitant de son lit.
Les militaires sont responsables du dommage et des dégrada-'
bons qu'ils auraient occasionnés dans leurs logements.
Le logement est fourni
par l'habitant aux troupes en station,
Sur la demande faite
par le sous-intendant au préfet; il est consi-
déré comme
une prestation en nature faite pour le compte du
Finistère de la guerre, et donne droit au paiement des indem-
kités ci-après :
1° Pour le logement d'un adjudant ou de tout sous-officier
,ayant droit de coucher seul, par nuit, 15 centimes;
2° Pour le logement de tout militaire couchant à deux, par
nuit et par homme, 7 centimes et demi;
30 Pour le logement dans les écuries, par cheval et par nuit,
5 centimes;
Lorsque
4° les habitants fournissent, dans les bâtiments mili-
taires non meublés, des lits complets pour le coucher de la
troupe, ils reçoivent du département de la guerre, pour tout le
temps de l'occupation, une indemnité fixée, par lit et par nuit, à
10 centimes.
Ces indemnités sont payées aux ayants droit par l'entremise
des receveurs municipaux de leurs communes respectives.
Les officiers, à partir de la quatrième nuit, sont tenus de se
loger de gré à gré et à leurs frais.
Lorsque le logement n'a pas été fourni aux troupes pour plus
de trois nuits, les habitants n'ont droit à aucune indemnité.
98 Leçon. Service de marche.

Le service de marche pourvoit auxprestations et autres moyens


de locomotion qui sont dus aux troupes et aux militaires isolés
en marche, pour les mettre à même de se rendre à leur desti-
nation. (Règlement du 12 juin 1867.)
Feuilles de route, titres y donnant droit. (Règlements des 31
décembre 1823 et 12 juin 1867.)
Les feuilles de route ont pour objet :
De tracer l'itinéraire que les troupes marchant, soit en corps,
soit en détachement, ou les militaires marchant isolément, doi-
vent suivre, pour se rendre à la destination qui leur est assignée;
De faire connaltre l'état et les variations de l'effectif des troupes
pendant leurs marches, et les circonstances qui peuvent modi-
fier la situation des militaires voyageant isolément;
De déterminer les droits des uns et des autres, d'après cet
effectif ou ces positions, à celles des prestations de marche qui
sont applicables et de conserver le tracé des allocations faites.
L'attribution de délivrer des feuilles de route appartient aux
sous-intendants militaires. Elle est déléguée de droit, à leur
défaut, aux conseillers de préfecture, aux sous-préfets, aux
majors et commandants de place, selon les localités. Dans les
autres lieux, aux maires, mais seulement pour la délivrance de
sauf-conduits, valables jusqu'à la plus prochaine résidence d'un
sous-intendant ou de suppléant légal.
Les feuilles de route sont :
Collectives et numériques, pour les corps et détachements de
troupe;
Individuelles et nominatives, pour les militaires isolés.
Les seuls ordres, titres ou pièces d'après lesquels les sous-
intendants militaires ou leurs suppléants puissent délivrer des
feuilles de route, sont :
Les ordres de route émanés du Ministre de la guerre ou des
généraux commandant les divisions ou les subdivisions;
les lettres de service, ordres de service ou dé démission, etc.;'
Lès billets d'entrée et de sortie,
pour les militaires qui sont
ùirigés suèdes
hôpitaux externes ou qui en sortent;
Les congés de
toute nature en bonne forme et les permissions.
Le libellé d'une feuille de route doit toujours rappeler l'ordre
'ou le titre
en vertu duquel elle est délivrée, et indiquer si-cette-
Pièce est
retenue par l'expéditeur ou laissée au titulaire de la
feu de route. -
Feuilles de route collectives; mandats délivrés. -
Les feuilles [Link] collectives, attribuées aux corps ou déta-
cheIIlents,
sont délivrées, soit à la suite des ordres de mouvement
expêdiés par le Ministre, soit séparément, dans une forme dé-
terminée
pour eux, en vertu de l'ordre d'un officier général.
One feuille de route collective doit relater :
La dénomination,l'arme et le numéro du corps;
Le bataillon
ou l'escadron, la compagnie ou le détachement à
qUi elle est délivrée; -
,
Le nom et le grade de l'officier ou du sous-officier qui com-
mande; *
L'effectif
des hommes et des chevaux aujour du départ ;
Le lieu de départ et celui de destination;
La date du départ; ,-
L'itinéraire à suivre ;
Les dates des jours d'arrivée, ,et, s'il y a lieu, de séjour dans
cUacun des gites d'étape à parcourir jusqu'à destination.
Eu même temps que la feuille de route, il est délivré des
Mandats de paiement, s'il y a lieu, et des mandats de fournitures
Plutir chacime des prestations de marche: auxquelles la position
du
corps ou des détachements lui donne, droit, telles que. solde,
Pain" fourrages,, convois, pour le trajet à parcourir jusqu'à la
''êsidenee du plus proche sous-intendant militaire. Les. mandais
sont ainsi renouvelés successivement jusqu'à destination, pour ,
tout ou partie des allocations, suivant les cas.
La délivrance de ces mandats est spécifiée
:'. (l

sur le s feuilles de route t


Mutation en route; distribution de pain.
Dans chaque résidence de sous-intendant militaire, la troupe -
en marclie est passée en revue sur le terrain par ce fonction'
naire, qui se fait rendre compte des mutations survenues depuis
la dernière revue, et arrête l'effectif actuel de la troupe pour
servir de base à la délivrance de nouveaux mandats de fourni'
tures. Le résultat de ces revues est transcrit sur la feuille de
route à la suite de la revue de départ.
Les distributions en route, soit de pain, soit de fourrages,
s'effectuent sur la présentation de mandats délivrés à l'avance
par les sous-intendants militaires, visés à l'arrivée par le maire
du lieu, et quittancés par la partie prenante porteur du mandat,
ou par le commandant du corps ou du détachement.
Il ne peut être fait aucune augmentation sur ces mandats, mais
si l'effectif a été réduit depuis leur délivrance, l'officier comman-
dant est tenu, sous sa responsabilité, d'opérer la réduction du
nombre de rations correspondant au nombre d'hommes ou de
chevaux manquant. - '-
Feuilles de route individuelles, - tracé de l'itinéraire.
Les feuilles de route à délivrer aux militaires marchant isolé-
ment doivent présenter les indications spéciales suivantes :
Le corps, le bataillon, l'escadron, la compagnie ou la batterie
auxquels le militaire appartient ;
Ses nom, prénoms, surnoms et signalement; 1

Son grade, rang ou emploi;


L'ordre ou le titre en vertu duquel il se met en route;
Sa position et, s'il est homme de troupe, les effets militaires
dont il est porteur;
-,
Le lieu et la date du départ;
L'itinéraire à suivre jusqu'à destination;
Le jour fixé pour l'arrivée dans chaque gtte;
Les droits, soit à l'indemnité de route, soit aux convois, ou à
ces deux prestations, et l'indication du lieu jusqu'où ils lui ont
été assurés. Il en est de même, successivement et jusqu'à desti-
nation, dans chaque résidence de sous-intendant militaire placée
sur la route que le militaire doit suivre.
L'itinéraire doit être tracé d'après le livret des itinéraires mili-
taires, et toujours par les lignes les plus courtes en nombre
d'étapes, à nombre égal d'étapes, par les plus courtes dis-
ou,
tances.
Délai accordé aux officiers pour se mettre en route et accom-
plir le trajet.
Le délai d'arrivée se compose du délai de tolérance et des
délais de route.
Le délai de tolérance est fixé à quatre jours; il est accordé aux
officiers, quelle que soit la distance pour se rendre à destination.
Les délais de route sont fixés en raison des distances à fran-
chir. Les trajets suivants correspondent à une journée de route:
360 kilomètres sur-les chemins de fer,
120 kilomètres en diligence,
Une distance d'étape à pied ;
lorsque le trajet doit être effectué sur les chemins de fer ou
en diligence, pour calculer les délais de route on divise les dis-
tances par les nombres 360 ou 120, suivant les cas.
Le quotient donne les délais de route; s'il y a un reste, il ne
donne droit à un jour en sus que s'il est égal ou supérieur à 40,
s'il s'agit d'un parcours en chemin de fer, et à 12 pour un par-
cours en diligence.
Tout militaire qui n'arrive pas à sa destination dans les délais
qui lui sont assignés par sa feuille de route, doit être puni disci-
plinairement; mais il conserve le droit à l'indemnité de route
qu'il n'aurait pas reçue au départ.
Militaire malade en route.
Lorsqu'un militaire marchant isolément, libre ou sous escorte,
tombe malade en route, le sous-intendant militaire ou son sup-
pléant lui retire sa feuille de route, ainsi que les mandats et
autres titres dont il est porteur, et le fait admettre à l'hôpital.
Les sommes qu'il avait versées lui sont rendues si sa position
n'est pas modifiée. Dans le cas contraire, le sous-intendant prend
des mesures pour faire verser au Trésor cet argent on pour
étendre les allocations s'il est nécessaire. À la sortie de l'hôpi-
tal, la feuille de route, après avoir reçu les annotations néces-
saires, est rendue au militaire.
Perte de la feuille de route.
L'officier qui a perdu s'a feuille de route est tenu d'en faire la
déclaration à son arrivée au premier glle, soit au sous-intendant
militaire, soit à son suppléant. S'il justifie de sa qualité, il reçoit
une feuille de route nouvelle, sur laquelle le fonctionnaire men-
tionne sa déclaration, tant au sujet de la perte de la feuille do
route primitive que des prestations qui lui étaient allouées et
des paiements qui ont pu lui être faits.
L'homme de troupe qui a perdu sa feuille de route est tenu
à la même déclaration que l'officier, et on procède de même a
son égard, à moins qu'il ne puisse justifier de la qualité qu'il se
donne; auquel cas, il est mis à la disposition de la gendarmerie
et conduit de brigade en brigadè devant l'autorité compétente
pour statuer sur sa destination ultérieure.
Indemnité de route. (Règlement du 12 juin 1867.)
L'indemnité de route est une prestation individuelle en deniers,
exclusivement attribuée, depuis le grade de soldat jusqu'à celui
de colonel inclus, aux militaires de troupe ou sans troupe mar-
chant isolément, dans l'une des positions déterminées qui y
donnent droit.
Elle a pour objet de permettre à l'officier de subvenir avec sa
solde à la dépense de son transport et de sa subsistance eu
route; à l'homme de troupe, de lui permettre de subvenir aux
mêmes besoins sans le secours de la solde.
L'indemnité de route se divise en :
1° Indemnité de transport;
20 Indemnité journalière.

L'indemnité de transport comprend une indemnité kilomé-


trique et une indemnité fixe. Cette dernière, qui est de 5 francs,
n'est allouée qu'aux officiers pour le transport de leurs bagages,
de leur domicile à la gare ou aux bureaux de la diligence, et
vice versa, au départ et à l'arrivée.
L'indemnité journalière est destinée à pourvoir à la subsis-
tance des militaires en route. Elle est calculée d'après les dis-
tances indiquées plus haut pour les délais de route.
Les indemnités de transport et journalière sont allouées en-
semble, excepté dans les cas ci-après :
1° L'indemnité kilométrique est seule allouée pour toute fin
de Parcours
qui n'excède pas 40 kilomètres en chemin de fer et
en diligence ou sur les routes ordinaires ;
12 kilomètres

Tarif. (Décret du 12 octobre 1871.)

INDEMNITÉ DE TRANSPORT
INDEMNITE

jour-
GRADES. kilomé- kilomé-
nalière trique trique fixe
et de sur en par
voies gence.
ferrées. dili-
séjour, voyage,

Officier supérieur 5f
Officier subalterne
Adjudant sous-officier
32.
5f » 0^031
0
0
031
023
(Kl6
0
0
14
14
5 »
»
j Sergent-major, sergent 1 50 0 017 0 135 » »
Caporaux et soldats 1 25 0 017 0 135 » »

2°L'indemnité journalière est allouée seule :


1° Quand le transport a lieu par réquisition;
2° Pour chaque étape franchie à pied;
3° Pour chaque séjour obligé dans une localité. Elle prend
alors le nom d'indemnité de séjour;
4° Pour les militaires embarqués, lorsqu'ils ne reçoivent pas
la nourriture à bord. Elle n'est allouée que pour une seule
journée, lorsque l'aller et le retour doivent avoir lieu le même
jour. Il en est de même quand la distance à parcourir est infé-
rieure à 40 kilomètres en chemin de fer ou à 12 kilomètres sur
les routes ordinaires.
Paiement de l'indemnité.
L'indemnité de route est ordonnancée, au point de départ
jusqu'à destination, par les fonctionnaires de l'intendance et
leurs suppléants légaux ; elle est inscrite par le sous-intendant
sur le registre de route.
Si au point de départ le sous-intendant est suppléé par un
maire, l'indemnité est mandatée dans la résidence la plus rap'
prochée du sous-intendant ou de tout autre suppléant légal qui
est maire. L'officier peut, sur sa demande, ne recevoir l'indeni"
nité qu'à destination.
Avances en route, en argent et en effets de petit équipement-
Les militaires, officiers et hommes de troupe, qui voyagent
isolément, sans droit à l'indemnité de route, peuvent, dans des
cas d'urgence, et dans le but de les mettre en état de se rendre
à leur destination, recevoir des avances en argent, imputables
sur leur solde ou sur leur masse individuelle.
Ces avances sont calculées sur le taux de l'indemnité de route,
taliouées, comme elle, par journée de marche.
Les sous-officiers et soldats peuvent de plus recevoir, dans les
mêmes cas d'urgence, et sous les mêmes conditions d'imputa"
tion, des avances en effets de petit équipement.
Les sous-intendants militaires sont juges de ces avances. Ils
font mention spéciale de celles qu'ils autorisent, sur les feuilles
et registres de route, ainsi que sur les livrets des hommes qui
reçoivent les avances.
Les effets de petit équipement qu'il peut avoir lieu de faire
y
fournir, consistent en souliers, guêtres et chemises. Ces effets
sont pris dans les magasins de l'État ou dans les magasins des
corps de troupe, ou fournis par des entrepreneurs.
Les mandats qui servent à l'ordonnancement de l'indemnité de
route et des avances en argent sont, à peu d'exceptions près,
individuels et nominatifs. Il en est de même de ceux apposés au
pied des ordres de fournitures d'effets.
Les uns et les autres portent toutes les indications utiles pour
bien caractériser la partie prenante, son corps, son grade et sa
position.
Indemnité extraordinaire de voyage. (Décret du 19 mai 1869.)
Cette indemnité, fixée en raison des distances, est accordée
aux officiers de tous grades voyageant en vertu d'un ordre de
mission extraordinaire.
Elle est calculée myriamètre et ordonnancée directement
par le Ministre.
par
Il est accordé en outre une indemnité de sé-
jour.
Les indemnités
de route sont payées par les payeurs sur des
andats; ils sont récapitulés mensuellement
par le trésorier-
toycur général, état de remboursement, qui est vérifié
Pl,ar le
ou un
sous-intendant, est renvoyé au payeur. Le sous-intendant
tUldc
ses dépenses avec les corps de troupe et envoie les
Andats qu'il délivrés à l'intendant divisionnaire. Celui-ci
a
yérirle les
pièces et envoie au sous-intendant les feuilles de
vérification s'il des erreurs commises. Si des sommes ont été
inidûment y a
payées, l'intendant en réfère au Ministre, qui décide à
qUI elles
seront imputées.
Des convois militaires.

Le service des convois militaires, géré entreprise, pourvoit


dans l'intérieur
par
de la France, au transport des menus bagages
des
bors d'état de faire
route à pied.
corps, et au transport des militaires isolés qui sont reconnus

Il pourvoit encore, dans certains cas déterminés, au transport


accéléré des troupes.
On distingue dans les convois militaires :
1° Les convois exécutés par la voie de terre;
20 Les convois exécutés par les voies ferrées ;
30 Les convois exécutés par eau;
40 Et, accidentellement, le transport des troupes
par relais.
Prestations accordées aux détachements et aux bataillons ou
escadrons complets.
Les prestations de convois varient en raison de l'effectif des
troupes en marche et quelle
que soit leur dénomination. Elles
sont allouées de la manière suivante :
Un détachement comprenant moins de 25 hommes et ne com-
Prenant
pas d'officier n'a droit à aucune allocation. S'il y a un
officier, il lui est alloué,
pour un effectif :
De 25.à 160 hommes,
une voiture à 1 collier;
De 161 à 320 hommes, une voiture à 2 colliers;
De 320 à 480 hommes, une Toiture à 3 colliers;
et ainsi de suite, selon l'effectif, en ajoutant un collier par 160
hommes.
On compte dans l'effectif les officiers et les enfants de troupe-
Chaque voiture doit porter 625 kilogrammes ou de 1 à 5 hom*
mes, être pourvue d'une bâche et disposée de façon que les
hommes puissent s'y asseoir commodément. Deux enfants de
troupe au-dessous de 12 ans ne comptent que pour un homme-
Il est alloué, en outre, une voiture à un collier seulement pouf
le transport de la caisse et des papiers par régiment, comme par
bataillon ou escadron, ou compagnie formant corps.
Cette allocation doit être également faite à toute portion de
corps qui, en se séparant de la partie centrale, aurait une admi-
nistration distincte, organisée conformément aux prescriptions
de l'article 4 de l'ordonnance du 10 mai 1844, si elle justifie de
la nécessité d'avoir une caisse à sa suite et de l'impossibilité
d'en assurer le transport au moyen des allocations ordinaires
qui lui sont attribuées d'après son effectif.
Transports des troupes par relais. (Règl. du 15 janvier 1867.)
Lorsqu'il est urgent de faire arriver une troupe à destination.
€t que le trajet ne peut être fait à temps par les moyens ordi-
naires, le Ministre de la guerre et, en cas d'urgence, les officiers
généraux ordonnent le transport par relais, soit pour la totalité,
soit pour une partie seulement de la route à parcourir.
Un mouvement accéléré de cette nature s'exécute par des
appels faits, sous condition de paiement immédiat, aux cultiva-
teurs, voituriers et autres particuliers qui sont en position de
fournir les chevaux et les voitures nécessaires à l'organisation
des relais ordonnés.
On emploie le plus ordinairement des voitures à 2 colliers, qui
transportent 8 hommes avec leurs sacs et leurs armes. Les voi-
tures à 4 colliers en transportent dix. Chaque voiture doit être
garnie de banquettes ou de paille, par les soins du propriétaire.
Le prix de chaque voiture est tarifé à raison de son attelage,
et payé à chaque relais par la colonne qui l'a employée.
Convois par
eau et par chemin de fer.
Le service des convois m'titaires
pour par eau s'exécute en vertu
de marchés
spéciaux. Il a objet de transporter d'un point
determiné
à un autre, les corps et les délacheinents de troupes
et les militaires
marchant isolément, pour lesquels la voie de
de terre
ne peut ou ne doit être employée.
On distingue dans
ces transports :
Ceux exécutés
par mer;
Ceux exécutés
par la navigation intérieure.
Les transports
par mer ont lieu sur tous les points des côtes,
SOIt d'un
port du continent à un autre, soit du continent aux lies
voisines et vice versd, soit enfin de l'un de ces divers points suc
les forts
en mer occupés par des garnisons.
Les militaires sont inscrits
sur des états de filiation nominatifs.
Les transports la navigation intérieure ont lieu sur le cours
des fleuves,
par
rivières et canaux navigables, dans les directions
Ou cette voie plus
est plus prompte et économique. Ils sont ex-
clusivement réservés
pour les corps et détachements de troupes
lui ne peuvent être ainsi transportés qu'en vertu d'ordres spé-
ciaux du Ministre, ou accidentellement des officiers généraux
Commandant.
Les convois par chemin de fer ont lieu pour tous les militaires
isolés ayant droit à cette prestation, sur toutes les routes où it
existe des voies ferrées.
Ils ont lieu sur la présentation d'une feuille de route.
Les corps et détachements peuvent également être transpor-
lés de cette manière, lorsque l'ordre
en est donné.
Ces transports sont faits au moyen de réquisitions adressées
aux compagnies par les sous-intendants militaires. Elles'doivent
lndiquer l'effectif
en hommes, chevaux, et le po-ds total des ba-
rges de troupe.
Convois pour les hommes isolés; mandats délivrés.
En principe, le transport des militaires isolés ayant droit aux
Convois, a lieu par les diligences, les chemins de fer et les ba-
teaux à vapeur. Ce n'est lorsqu'aucun de de lo-
que ces moyens
comotion ne peut être employé que l'on a recours aux convois
ordinaires.
Pour les convois ordinaires, la délivrance des mandats a lieu
au point de départ jusqu'à la prochaine résidence d'un sous-in"
tendant militaire, et successivement de résidence en résidence
de ces fonctionnaires jusqu'au lieu de destination.
Le préposé doit le présenter de suite à l'arrivée, au visa daté
du sous-intendant ou de son délégué; autrement il est frappe
d'une amende. Quand un militaire sort de l'hôpital et va en col"
valescence, s'il ne peut voyager par étape, le médecin inscrit1
Convoi, sur le billet d'hôpital, et on lui alloue une indemnité de
transport sur le service de l'indemnité de route. Si le militaire
ne peut supporter la diligence ou est aliéné, le médecin inscrit
surle billet : Convoi à petites journées. Le militaire est alors trans-
porté dans une voiture suspendue de gîte en gîte. Il est déposé
chaque jour devant le logement, qui lui est fixé. Le lendemain;
le voiturier doit venir le reprendre.

Surveillance de la gendarmerie.
La gendarmerie est spécialement chargée de constater toute
infraction au règlement sur le service des convois; elle est te-
nue de se faire représenter les feuilles de route des soiis-offi-
ciers et soldats voyageant isolément avec droit aux convois,
ainsi que les mandats dont les conducteurs doivent être porteurs.
et dresser des procès-verbaux lorsque des rachats de mandats
ont eu lieu, ainsi que pour l'absence des bâches, des nattes et
de la paille dont les voitures doivent être garnies.
toc Leçon. Hôpitaux et Prisons.

Le service des hôpitaux militaires est chargé de pourvoir à


tous les objets
et à tous les soins nécessaires au traitement des
^'litairc-s malades ou blessés.
Les établissements de ce service Sont
Les hôpitaux, permanents ou temporaires;
Les ambulances;
Les dépôts de convalescents;
Les magasins de mobilier et de médicaments.

Autorité de l'intendance dans les établissements hospitaliers,


(Règlement du Ier avril 1831.)
Tout individu traité dans un hôpital militaire est, pendant le
temps qu'il séjourne,
y sous l'autorité immédiate du sous-inten-
dant militaire chargé de la police de l'établissement. Le sous-
"itendaut a sous ses ordres les officiers de santé, les officiers
d'administration et les infirmiers. Il est spécialement chargé de
Veiller à ce que tous, et chacun d'eux en particulier, s'acquittent
avec exactitude des devoirs que le règlement leur impose.
Billets d hôpital; entrée du militaire à t hôpital; entrée d'ur-
gence.
Sont admis et traités dans les hôpitaux militaires, au compte
du département de la guerre, en cas de maladie
ou de blessure
dûment constatée :
1° Les militaires et autres considérés comme tels, en activité
de service;
20 Les militaires congédiés, pendant le temps qu'ils doivent
ernployer à se rendre dans leurs foyers, suivant la direction et
les délais fixés
par les feuilles de route;
3° Les militaires en disponibilité de l'armée active ou de la
réserve réunis pour les exercices. Ces mêmes militaires dans
leurs foyers, quand ils
sont atteints d'affections syphilitiques ou
Psoriques ;
4° A charge de rembourser le prix de la journée d'hôpital 30
département de la guerre :
10 Les militaires de la garde dé Paris et les sapeurs-pompier'
de la ville de Paris;
2° Les marins;
3° Les employés de l'administration civile de l'Algérie;
4° Les militaires retraités dans le cas de maladie aiguë ou esi'
geant une opération sérieuse. Il faut dans ce cas une autorisa'
tion du Ministre de la guerre, qui peut être accordée en cas d'ur'
gence par les fonctionnaires de l'intendance ;
5° Les prisonniers de guerre.
On ne peut être admis dans un hôpital militaire que sur lB
présentation d'un billet d'entrée délivré par un officier de santé
militaire.
Les médecins attachés aux corps de troupe sont spécialement
chargés de visiter les militaires de ces corps, et de provoquer
leur envoi aux hôpitaux aussitôt que l'invasion d'une maladie
se déclare.
Les officiers sans troupe et les autres militaires isolés sont
visités par l'officier de santé désigné par le sous-intendant mili-
taire.
Les billets d'entrée sont délivrés par les officiers de santé qui
ont visité les malades; ils sont en outre signés :
Pour les militaires de troupe, par le commandant de la com-
pagnie ou de l'escadron, et par le trésorier;
Pour les militaires sans troupe et les isolés, par le comman-
dant de la place ou le chef de service.
Le billet doit présenter les indications suivantes :
1° Les numéros matricule et annuel du malade;
2° Les numéros ou la désignation du corps, du bataillon, de
l'escadron ou de la compagnie dont il fait partie;
3° L'indication de l'hôpital dans lequel il doit entrer;
40 Les nom, prénoms, surnoms et grade;
50 Les nom et prénoms des père et mère;
6° Le lieu de naissance;
70 Le signalement;
8° En quelle qualité il est entré au service ;
90 Son domicile
à cette époque.
Il doit être daté
en toutes lettres et indiquer aussi le détail des
effets d'habillement,
d'équipement et d'armement dont le malade
eDtrant est porteur jusqu'à quelle époque il reçu le pain et la
; a
SOlde, ainsi
que la situation de sa masse individuelle. Cette se-
conde partie du billet est également signée du commandant de
la
compagnie ou de l'escadron.
Le billet d'entrée n'est valable qu'après avoir reçu le visa du
sous-intendant militaire chargé de la police administrative de
l'hôpital.

, 11
comprend encore un certificat de l'officier de santé qui le
délivre,
faisant connaître la date de l'invasion et la marche de la
Maladie, les
moyens curatifs qui auraient déjà été employés, les
observations malade ;
diverses auxquelles a donné lieu l'état du
enfin s'il été vacciné.
a
Lorsque des militaires malades
ou blessés ont besoin de se-
cours urgents, ils peuvent être dans les hôpitaux sans
billet d'entrée; reçus
mais dans ce cas, l'officier d'administration
Comptable de l'hôpital militaire en fait établir un provisoire, qu'il
fait signer
par le médecin de garde et qu'il soumet au visa du
sOus-intendant militaire. Ce billet provisoire doit être remplacé
le plus tôt possible
par un billet d'entrée régulier.
Régime d'hôpital.
Les prescriptions du régime alimentaire sont faites à la visite
du matin
pour toute la journée et à haute voix, afin que le ma-
lade sache
ce qui doit lui être donné.
Le régime alimentaire
se compose :
D'aliments ordinaires; — de potage; d'aliments légers.

Les aliments ordinaires sont : le pain, la viande, le vin et les
égumes
1
verts ou secs, suivant la saison.
Les potages sont: le riz, le vermicelle, les pâtes féculentes, les
bouillies
de fleur de farine, les panades.
portion.
malado
Le pain, la viande et le vin sont prescrits pour chaque
et pour chaque repas:
par
Par portion ; — par 3/4 de portion; — par 1/2 portion ; —
1/4 de

portion.
Le pain peut encore n'être prescrit que par 1/8 de portion.
Les légumes, les potages et les aliments légers sont prescri'*'
par portion et par 1/2
On distingue, dans les hôpitaux militaires, trois régimes ali'
mentaires:
Le régime gras;
Le régime maigre ;
La diète.
diéte
Ladiète
La absolue.
de pain. I

Visite et surveillance.
commandl
Un sous-officier appartenant à la garnison est
chaque jour pour être de planton à l'hôpital; il se conforme ai>s
prescriptions indiquées dans une consigne donnée par le saliS:
intendant militaire, affichée à la porte de la cuisine; et il reÇOI
en outre de ce fonctionnaire les ordres nécessaires pour 11
maintien de la police intérieure de l'hôpital. Une garde militair
dont le service est déterminé par le commandant de place, e.
commandée chaque jour pour le service de l'hôpital.
Le commandant de la place désigne chaque jour un officier dl
la garnison pour visiter les malades à l'hôpital. Cette visite a licf
à l'heure de l'une des distributions d'aliments. Cet officier reçoll
les réclamations des hommes, en rend compte au commandant JI
place et consigne ses observations sur un registre qui est envof
au sous-intendant. Les chefs de corps doivent visiter leurs liolly
mes malades aux hôpitaux, ou les faire visiter par les officiers de
santé de leur corps. Les commandants de place et les hôpital
so"5
intendants militaires doivent également visiter les
toutes les fois qu'ils lejugent convenable, soit pendant lejour, SOli;
pendant la nuit.
Salle de détenus.
Il y a dans chaque hôpital militaire une salle réservée pourle:
militaires en état de détention; cette salle doit être placée daPs
les étages
supérieurs. Les fenêtres en sont garnies de barreaux
e fer scellés dans les
murs. Les portes sont, suivant leur con-
signe gardées
brique par un ou plusieurs factionnaires, et l'on y fa-
des guichets à grille, pour rendre la surveillance plus
tecile.
Les détenus admis dans les hôpitaux d'après un billet
d'entrée sont
,
délivré par l'officier de santé qui est chargé de la visite
des prisons, du
signé par le commandant militaire lieu et visé
Par le sous-intendant militaire, qui indique le billet que le
la sur
Militaire doit
être placé dans salle des détenus.
On ne peut visiter les détenus qu'avec une autorisation du
commandant militaire, visée le sous-intendant. Les mêmes
formalités par
sont exigées pour leur sortie. Le billet de sortie doit
être signé
pour reçu par le porteur de l'ordre de sortie.
Sortie de Vhôpilal: 1° suite de guérison; 20 par évacua-
tlon par
,
individuelle et collective; 30 par suite d'évasion; 40 par
SUite de décès.
Àleur sortie d'hôpital par suite de guérison, les militaires
reçoivent, par les soins du bureau des entrées, un billet de
sortie, qui n'est autre que le billet de salle délivré au moment de
leur arrivée à l'hôpital,
sur lequel l'officier de ijanté qui a traité
le malade,
consigne dans la partie du billet disposée en forme
de bulletin
pour cet usage, les renseignements médicaux qu'il
juge devoir être utiles
au médecin du corps, lorsque le militaire
Y rentrera. Ce billet,
exprimant en toutes lettres les dates d'en-
fêe et de sortie, est signé
par l'officier comptable et par l'offl-
Cler de santé traitant,
et visé par le sous-intendant militaire.
Les évacuations individuelles ont lieu dans l'intérêt particulier
es malades, soit les placer dans un établissement plus
pour
arable traitement de la maladie dont ils sont affectés, soit
au
lDaPlement
pour leur procurer un changement d'air ou de climat
Jugé
propre à assurer ou hâter leur guérison.
Elles ont lieu les propositions des médecins en chef, d'a-
près les
sur
l'hôpital ordres des sous-intendants militaires, qui désignent
militaire ou civil sur lequel le malade doit être dirigé.
Quand les malades évacués isolément n'ont qu'une journée de,
soff*
marche â faire pour se rendre à l'hôpital sur lequel ils
dirigés, ils perçoivent simplement les aliments prescrits par les
officiers de santé. Dans le cas de plusieurs étapes à franchir, le
départ
service des vivres est assuré par le comptable du lieu de
jusqu'à destination.
Les évacuations collectives sont faites dans Tintérêt général d*
service, soit pour prévenir ou faire cesser un encombrement0,1
les effets d'une maladie épidémique, soit, en cas de guerre, pollt
soustraire les blessés à l'ennemi, ou pour se ménager rentière

opérations.
disposition des établissements et des ressources les plus rappr°'i

diriger.
chées du théâtre des
Elles sont ordonnées par les intendants divisionnaires, qel
fixent le nombre de malades à évacuer et désignent l'hôpital S"
lequel on doit les
Les officiers de santé, chacun dans sa division, désignent le,,
militaires à évacuer et en forment une liste nominative, a? £ b
indication de ceux qui ont besoin des moyens de transport.
D'après ces listes, l'officier d'administration comptable éta^
faisa"
et certifie en deux expéditions une feuille d'évacuation
l'hôpitale
connaître les nom, prénoms, grade, date d'entrée à
UO
genre de maladie de chaque militaire évacué, et présentant
colonne destinée à recevoir la mention des mutations et évéflc
ments qui pourraient survenir pendant la route. Cette feuill'
signée par les officiers de santé en chef, est visée par le sofs
intendant militaire.
Les deux expéditions de la feuille accompagnent les malade
laissée5
L'une d'elles, avec les billets individuels à l'appui, est
l'officier comptable de l'hôpital du lieu de la destination; l'aut ,
portant un reçu des malades arrivés, est renvoyée à l'officie;
comptable qui a fait l'évacuation, et lui sert de billet collectif-
Le billet de sortie par évacuation, outre les détails portés S
les billets de sortie ordinaires, doit indiquer:

; 1° L'ordre en vertu duquel le militaire est évacué;


2° Le motif de l'évacuation ;
3° L'hôpital sur lequel il est dirigé.
Quand un militaire s'évade de l'hôpital, l'officier compta
adresse de suite un rapport au sous-intendant, au commanda"
de Place,
au commandant de la gendarmerie et au corps dont le
Militaire fait
partie. Le sous-intendant dresse dans les 24 heures
procès-verbal des vêtements emportés et laissés par l'homme.
S'il
utrement il est déclaré déserteur.
est arrêté, îl est réintégré dans la salle des consignés;

Immédiatement après le décès d'un malade, le billet de salle,


evétu du certificat de décès de l'officier traitant, daté et motivé,
e8t remis à l'officier comptable, qui adresse, dans les 24 heures,
al officier
de l'état civil de la commune une déclaration de dé-
cès Portant
toutes les indications qu'exige le Code Napoléon, et
SIgnée
par lui et par le médecin en chef.
Aussitôt cette déclaration a été faite, l'officier comptable
inscrit que
,
le décès sur un registre tenu ad hoc, qui présente les
mêmes détails les déclarations. Le billet de salle, devenu
billet de que
décès, est transmis au corps dont le militaire faisait
Partie. Un extrait du registre des décès est envoyé mensuellement
au Ministre et
au grand Chancelier.
Les effets d'habillement et de grand équipement des hommes
de troupe
morts ou évadés, lorsqu'ils n'ont pas encore atteint le
terme de leur durée légale,
sont remis aux corps dont ces mi-
litaires faisaient
partie, s'ils sont à portée de les faire retirer,
et, dans le cas contraire, remis à d'autres corps ou versés dans
les magasins militaires. Ceux ayant atteint le terme de leur du-
rée, ainsi que les effets de petit équipement, sont livrés
au do-
maine.
Les effets appartenant en propre aux militaires décédés sont
Rendus, et le produit en est versé,
avec leur argent et autres
valeurs, à la caisse des dépôts et consignations,
héritiers. au nom des

Réforme des hommes dans les hôpitaux; congés nOS 1 et 2.


(illstruct. minist. du
3 mai 1844.)

de
prononcée:

Il

raer.
Les congés de réforme n° 1 sont délivrés lorsque la réforme

Pour blessures recues dans un service commandé;


20 Pour infirmités contractées dans les armées de terre
ou
-,

-
Les congés de réforme n° 2 sont délivrés:
1° Pour blessures reçues hors du service;
2° Pour des
infirmités contractées hors des armées de terre
de Ainsi, tous les jeunes soldats dont les infirmités sont
ou mer.
antérieures soit à leur admission dans le contingent de leut
classe, soit à leur incorporation, doivent recevoir des congéS de
réforme du modèle no 2.
Les réformes dans les hôpitaux sont prononcées aux inspec'
tions générales, aux inspections trimestrielles, et même, si la pé'
eessité en est reconnue, à d'autres époques déterminées par
les officiers généraux.
Les congés de réforme n0 1 sont établis par les conseil
d'administration des corps auxquels les hommes appartiennepl,
ou au titre de ces corps si ces hommes sont étrangers à la gar'
nison, d'après des certificats de visite établis à l'avance et des
certificats que les officiers de santé désignés par l'officier général
parmi ceux attachés aux hôpitaux, établissent pour constater l'
contre-visite faite en sa présence; ces certificats attestent que
les militaires présentés sont hors d'état de servir. L'officier gé-
néral qui a prononcé la réforme approuve les congés, qui sool
en outre visés par le sous-intendant militaire.
Les congés de réforme n° 2 ne sont délivrés que sur la déci'
sion d'une commission spéciale, qui se réunit au chef-lieu M
chaque département chaque fois que cela est nécessaire, d'aprèg
les convocations du président. Cette commission est composé
ainsi qu'il suit: 16
Le général commandant la subdivision territoriale, président
-
Le sous-intendant militaire chargé du recrutement dans
département ;
Le commandant de la gendarmerie départementale ;
Le commandant du dépôt de recrutement.
Dans les départements où le général ne réside pas, ou, en caS
d'absence ou d'empêchement, l'officier le plus élevé en grade
en activité dans la garnison, fera partie de la commission et pré-
sidera toujours.
La commission est assistée de deux officiers de santé choisi3
ainsi qu'il a été dit ci-dessus, et qui procèdent en sa présence
à la contre-visite
des hommes à réformer et constatent par un
certificat dans la forme ordinaire le résultat de leur examen.
Les décisions de la commission sont constatées
par des procès-
verbaux individuels que rédige le sous-intendant militaire.
Lorsque les hommes envoyés devant la commission seront
reconnus impropres au service, ils seront préalablement inscrits,
Pour ordre, sur les contrôles du commandant de recrutement et
lis recevront
ensuite, pour rentrer dans leurs foyers, un congé
de: réforme
modèle n° 2, au titre du dépôt de recrutement.
Si les hommes réformés sont en traitement à l'hôpital, il sera
établi immédiatement
un billet de sortie d'ordre au titre du
Corps, et un billet d'entrée au titre des hommes réformés ou
faisant partie de la réserve.

Des prisons. (Arrêté du 26 floréal an X, dispositions subsé-


quentes, et décret du 29 août 1854.)
Le service dés prisons est chargé de pourvoir logement, à
au
la nourriture,
au couchage, à l'habillement et au blanchissage
des militaires détenus.
On distingue les prisons militaires :
En maisons d'arrêt;
En maisons de justice;
En maisons de correction.
Les maisons d'arrêt sont les prisons qui reçoivent les hommes
punis disciplinairement et ceux marchant sous l'escorte de la
gendarmerie.
Les maisons de justice sont les prisons établies près chaque
conseil de guerre, et où sont enfermés les hommes mis en pré-
vention ou condamnés qui attendent une destination.
Les maisons de correction sont les prisons où sont reçus et
ternis les hommes condamnés qui ont à subir une peine de
Mention de moins d'un an. Il y a trois classes de prisons.
11
y a pour chaque prison : 1 commandant, du grade de capi-
taine, en activité de service, si la prison est de lro classe;
t agent principal; 1 greffier, si l'effectif est au moins de 60 déte-
llus; 1 premier surveillant, directeur des ateliers; 1 surveillant
fourrier, si le besoin du service l'exige; 1 surveillant pour
chaque nombre de 25 détenus.
Catégories de détenus.
La distribution intérieure des logements comprend des cham-
bres distinctes pour les officiers, et elle doit être faite en outre
de telle sorte que les détenus soient séparés en quatre caté'
gories, savoir :
1° Les condamnés correctionnellement;
2° Les punis pour infraction à la discipline;
3° Les prévenus;
4° Les prévenus ou condamnés marchant sous la conduite
de la gendarmerie.
A défaut de prisons militaires ou de leur suffisance, les prisons
civiles reçoivent les militaires de ces catégories.
Ordre d'écrou.
Nul ne peut être reçu dans une prison militaire, pour y être
détenu, qu'en vertu d'un ordre délivré par un officier ou fonc-
tionnaire ayant qualité d'agent de police judiciaire.
Lorsqu'il s'agit d'un militaire repris simplement de discipline,
l'ordre d'écrouer est délivré par le commandant de la place, ou
directement, en cas d'urgence, par le commandant de la troupe,
à charge par celui-ci d'en rendre compte à son supérieur dans la
voie hiérarchique.
Tout militaire incarcéré est immédiatement inscrit sur un
registre d'écrou, où sont inscrits ses nom, prénoms, grade,
la date de l'entrée en prison, le détail des effets qu'il a avec lui'
Traitements des prisonniers.
Les officiers détenus ont droit au logement seulement. Ils se
nourrissent à leur frais.
Quant aux autres militaires détenus, le pain leur est fourni par
le service des subsistances militaires. Dans les prisons de lre et
de 2e classe, les hommes sont nourris à l'ordinaire fait dans les
prisons mêmes. Pour les prisons de 3e fiasse, l'ordinaire est fait
par un des corps de la garnison et envoyé à la prison, qui lui
rembourse la valeur des denrées fournies.
Les effets d'habillement à fournir militaires détenus con-
aux
sistent en effets ayant déjà servi, et
en souliers ou sabots. Les
conseils d'administration sont chargés de pourvoir aux besoins
de ce
genre des militaires détenus qui appartiennent à leurs
CorPs ; lorsqu'ils
en sont trop éloignés, ce soin appartient aux
sous-intendants militaires, qui, après avoir constaté les besoins,
Y satisfont,
soit au moyen de vieux effets pris dans les magasins
de l'État
ou dans les hôpitaux, soit, à défaut de ces ressources,
Par des achats, payés
par la masse individuelle des détenus.
établissements pénitentiaires. (Décret du 29 août 1854. Rê-
vaient du 23 juillet 1856.) —

Les établissements pénitentiaires


se composent:
10 D'ateliers
de condamnés aux travaux publics;
20 De
pénitenciers militaires.
Les ateliers de condamnés
aux travaux publics sont affectés
"tl-1 militaires
e condamnés à subir cette peine en vertu du Code
Justice militaire, et subsidiairement à
ceux qui obtiennent la
^mutation d'une peine plus grave en celle des travaux publics.
s sont tous en Algérie. Les détenus ont un costume brun
0
Larron.
Les pénitenciers militaires sont affectés aux militaires devant
subir l'emprisonnement.
A moins de dispositions spéciales, le minimum de temps à
Passer dans les pénitenciers est fixé à
une année. Les détenus
ont Un costume gris.
Le commandement particulier de chaque établissement péni-
tentiaire est exercé
par un officier ayant le titre de comman-
dant.
Il a sous
ses
les fonctions de
:
ordres un lieutenant-adjudant, faisant en outre
directeur des ateliers; un ou plusieurs adjudants
sOUS-officiers, et
un surveillant-portier, suivant les besoins du
service; plus
un surveillant par chaque nombre de 25 détenus.
La gestion des deniers, matières et effets, ainsi la tenue
de la
que
comptabilité de chaque établissement, sont confiés à un
également responsable.
conseil d'administration responsable et à
un officier comptable
L'officier comptable a sous ses ordres : un adjudant d'adminis-
tration adjoint, un greffier (adjudant sous-officier, sergent-major
ou sergent-fourrier); un ou plusieurs sous-emciers employés aux
écritures, suivant les besoins du service.
L'administration de ces divers établissements est plaeée souS
l'inspection et le contrôle de l'intendance militaire.
Nul militaire n'y est reçu et écroué que sur la production de
l'ordre régulier en vertu duquel il y est conduit, et d'une expé-
dition ou d'un extrait du jugement qui l'a condamné.
Le travail y est obligatoire.
Le produit du travail des détenus est réparti ainsi qu'il suit:,
1/2 pour le Trésor ; *

1/4 pour la masse individuelle;


1/4 pour les fonds particuliers.
L'écrou d'un détenu ne peut être levé que par l'ordre du géné-
fal commandant de la division.
fie et 42e Leçons. Détails sur l'administration
intérieure des compagnies et escadrons.

Les commandants de compagnie


ou d'escadron sont chargés,
Sous l'autorité et la surveillance du conseil d'administration et du
major, de tous les détails et écritures qui ont pour objet l'admi-
ûistration de la troupe placée leurs ordres; ils font tenir
les écritures sous
par les sergents-majors ou maréchaux des logis
chefs et les fourriers.

10 formation et objet des contrôles annuels. Contrôle tenu



Par le sous-intendant. (Ord. du 25 déc. 1837.)
Dans les est séparés :
corps de troupe il tenu des contrôles
Pour les hommes ;
pour les
Les contrôles sont établis
chevaux.
au commencement de l'année, et ils
Ont pour objet, des mutations et mouvements qui
doivent
au moyen
y être inscrits journellement, de fixer les droits de cha-
CUn des hommes composant le
corps aux diverses prestations en
deniers
et en nature que les règlements lui attribuent.
Il est tenu
un contrôle pour l'état-major et la compagnie ou le
Peloton hors chaque compagnie escadron, et
rang, un pour ou
'un Pour les subsistants d'autres
corps.
la réunion de ces contrôles particuliers forme le contrôle gé*
néral du qui est toujours tenu par le major et, à son
défaut,
corps,
par le capitaine chargé de le suppléer.
Les cases do chaque contrôle sont numérotées depuis la pre-
mière jusqu'à la dernière, excepté celles qui sont destinées) aux
Aciers.
Lors de l'établissement du renouvellement des enatrôle%
es
l hommes ou
y sont enregistrés par rang de grade; et de olasse.
et, danc chaque grade, par rang d'ancienneté; leo tambours,
clairons
ou trompettes et les enfants de troupe y pnêcèdent lep
SOldats. Chaque homme
y occupe une case et y est dé-ig^'
le numéro qui lui a été donné sur le registre matricule, ainsi
que par ses nom, prénoms et surnoms.
Il est laissé à la suite de chaque grade un nombre de cases
en blanc double de celui des hommes formant le complet du
grade.
Pour les emplois, le nombre des cases en blanc est égal à celuI
de chaque emploi.
La date et le lieu de naissance de chaque officier sont indiqué
au contrôle.
Lorsqu'une portion de corps détachée s'administre elle-même
et qu'elle se compose de plusieurs compagnies, il est remis à

lieu.
l'officier qui la commande une copie du contrôle de chaque cou"
pagnie. Si le détachement n'est composé que d'une compagnie,
il n'en est pas formé de contrôle. Le livre de détail en tient

;
contrôlegénéral.
S'il n'est composé que d'une ou plusieurs fractions de co©'
pagnie, il en est formé un contrôle particulier qui est extrait du

Les mutations et mouvements sont inscrits journellement au*


contrôles d'après les rapports établis par les commandants des
compagnies ou escadrons, et qui sont remis à cet effet au major-
i: Les contrôles sont renouvelés au commencement de chaque
année. Le dernier mouvement de chaque individu alors absent dû
corps est rappelé sur le nouveau contrôle, ainsi que son numéro
au contrôle de l'année précédente. ;
Les militaires qui surviennent après la confection ou le renou'
vellement annuels des contrôles sont inscrits à la suite des
hommes de leurs grades respectifs, et leur classement par rang
d'ancienneté n'a lieu qu'au renouvellement des contrôles.
- Lorsqu'un militaire passe d'une compagnie à une autre danS
le même orps, le contrôle de la compagnie qu'il a quittée in'
dique le numéro de la case qui lui est affectée dans la nouvelle

qu'il occ pait dans l'ancienne.


et le contrôle de cette dernière rappelle le numéro de la case

L'homme qui cesse d'appartenir à une compagnie ou à un esea'


dron est immédiatement ray é du contrôle, et son numéro reste
vacant jusqu'à la fin de l'année.
Les conseils d'administration
ou les commandants de détache-
ments font remettre
aux sous-intendants militaires une expédition
des nouveaux contrôles.
Ces fonctionnaires tiennent
ces contrôles à jour au moyen
états
,
de mutations certifiés par le major ou par l'officier chargé
de la tenue
des contrôles, visés par le commandant du corps,
qui leur sont remis tous les jours après le rapport du malin,
les
pour
corps stationnés dans le lieu où réside le sous-intendant, et
tous les cinq jours
dence. pour les corps stationnés hors de cette rési-
En campagne, excepté aux armées ou corps d'occupation, les
états de
mutations sont envoyés tous lesjours; ils sont en outre
envoyés tous les 10 jodrs au sous-intendant de la portion cen-
traie, pour la mise à de
jour ses conlrôles.
Lorsque les parties d'un corps de troupe se trouvent dissémi-
t

nées sur divers points d'un département dans lequel sont


em-
ployés plusieurs sous-intendants militaires, les contrôles annuels
de ce
corps sont tenus en totalité par celui qui a la surveillance
administrative de la portion où
se trouve le conseil d'adminis-
tration.
Dans les
corps de troupes à cheval, des contrôles sont tenus
Pour les chevaux. Ils sont numérotés comme ceux des hommes.
Les chevaux les numéros de leur case et par

indiqué.
sontdésignés par
leurs
noms et signalements. Pour ceux des officiers, le nom de
leur propriétaire est
en outre
Les dispositions prescrites pour la tenue et le renouvellement
des contrôles des hommes sont applicables à la tenue du
con-
trôle des chevaux.

20 Situation et rapports journaliers. (Ord. du 2 nov. 1833.) -

Les rapports journaliers, établis dans cûaque compagnie om

escadron, présentent la situation numérique par grade de la


Compagnie ou de l'escadron au jour de leur date, en distinguant
les présents des absents, et la situation numérique des hommes
Puissant de la haute paie d ancienneté; ils indiquent
en outre,
Nominativement, les mutations en hommes et en chevaux sur-
venues penrl^nt la journée précédente, ainsi que les punitions et
les pièces justificatives desmutations.
les demandes. Ils sont signés par les capitaines, qui y font joindre

Ces rapports sont remis au major, qui les vérifie et inscrit,

de
d'après eux les mutations aux contrôles annuels; il les vise et
il es envoie au trésorier, qui en fait inscription au registre
! fectif du corps.
En station comme en route, chaque conseil éventuel ou com-
imandant de portion détachée, envoie tous les dix iours une copie
: du registre de l'effectif au major. Ces copies tiennent lieu des
rapports journaliers et reçoivent les mfirïics destinations.
La situation de [Link] individuelle des hommes est indiquée

l'effectif.
à la suite des mutations, dans le cas d'absence quelconque, mort
et radiation de
30 Détail d'exécution d'une feuille de prêt ; feuille spéciale
feuille supplémentaire. (Ord. du mai 1844.)
La feuille de prêt est établie par le commandant de la com-

échu.
pagnie ou de l'escadron; les hommes y sont portés par la dési-
gnation de leurs grades et de leur nombre dans chaque grade.
Le décompte s'établit sur l'électif des présents au jour de la
perception même, lorsque le prêt est payable d'avance, et sut
celui des présents au jour de la dernière perception, s'il est payé
à terme
Les mutations surverues dans l'intervalle d'un paiement à.
l'autre sont inscrites sur la feuille de prêt, nominativement
autant liue possible, avec les augmentations et diminutions aux-
quelles elles donnent droit, sauf l'exception mentionnée ci- près,,
et le capitaine consigne à la fin de cette feuille les renseigne-
ments propres à justifier ou à éclaircir les rappels ou déductions
dont l'ex lication n'aurait pas trouvé place dans l'e .pace affecté
aux décomptes et aux mutations.
Si la compagnie ou l'escadron passe du pied de paix au pied de
guerre, et vice versa, la feuille de prêt n'embrasse que le nombre
de jours qui précèdent la date à laquelle s'opère cette transition,'
et il en est fait une spéciale pour les journées postérieures.
Il en est de même si, dans l'intervalle l'un prêt à l'autre, un
certain nombre d'hommes sont incorporés simultanément et que
le capitaine veuille
réclamer la somme nécessaire pour leur faire
le prêt jusqu'à fin
la de la période commencée.
La feuille de prêt établie le premier jour du trimestre
ne devant
Point rapporter les mutations applicables temps écoulé depuis
le dernier prêt, elles au
sont l'objet d'une feuille supplémentaire
Portant décompte lorsqu'elles donnent droit à
un rappel.
Les feuilles de prêt sont certifiées et quittancées par le com-
mandant de la compagnie
ou de l'escadron, et le trésorier les
Vérifie avant d'en
payer le montant. (
La feuille de prêt peut être payée
au sergent-major ou maré-
chal des logis chef
sur la présentation de cette feuille, retêtue
de l'acquit
exigé, à charge par lui de remettre sur-le-champ à
SOn capitaine la
somme qu'il a touchée chez le trésorier, et le
capitaine
en devient responsable, à moins de circonstances ex-
traordinaires, dont l'appréeiation appartient
au Ministre.
État comparatif dressé à la fin du trimestre.
Dès
que les feuilles de journées ont été vérifiées par le sous-
lntendant
,
militaire, le capitaine dresse un état comparatif des
Tonnes qu'il
a perçues pour prêt pendant le trimestre, et de celles
ces feuilles constatent l'allocation au profit de la compagnie
dont
Ou de l'escadron, à titre de solde et accessoires de solde de la
troupe. Cet état est remis trésorier qui, après s'être assuré de
au
Son exactitude, le certifie conjointement avec le capitaine. La
somme trop est versée par le capitaine dans la caisse
perçue
du trésorier. en
S'il ressort un moins-perçu, le montant en est remis
au capitaine.
Tous les états comparatifs sont récapitulés par le trésorier dans
Un bordereau qu'il certifie, et dont le montant ne fait qu'un seul
article de recette ou de dépense, selon le cas, au registre-journal.
40 Livrets matricules.
1° Livret matricule des officiers. Les livrets matricules des
officiers sont établis le trésorier du corps au moment de
l'arrivée des par
officiers; ils sont visés par le major et remis au
capitaine commandant la compagnie
ou l'escadron. Cet officier
est dès lors chargé de les tenir,
sous la surveillance du conseil
d'administration. Les livrets des officiers supérieurs sont tenus
par le trésorier ou l'officier-payeur.
Les livrets matricules des officiers sont individuels et mobiles,
ils sont réunis à ceux de la troupe. Ils suivent les officiers quant,
ils changent de corps ou de compagnie. Quand un officier est
mis en non-activité, son livret
est envoyé sous-intendant,
au
chargé de l'ordonnancement de sa solde. Les livrets des officiers:
retraités, réformés ou décédés sont déposés aux archives du
corps pendant trois ans, puis renvoyés au ministère de la guerre,
2° Livret matricule des hommes de troupe. Les livrets matri-
culeS' sont ouverts par le commandant du bureau de recrutement
pour tout homme inscrit sur son registre matricule. Il y men-
tionne l'état civil de l'homme, son signalement, le titre sous le-
quel il est lié au service, les changements qui surviennent dans
sa situation militaire jusqu'au jour où il est mis en route pour
rejoindre le corps auquel il est affecté.
A partir du jour de l'arrivée du militaire au corps, le livret est
tenu, sous la surveillance du conseil d'administration, par le
capitaine commandant la compagnie ou l'escadron. Il y fait por'
ter la date de l'arrivée au corps, le numéro sous lequel l'homme
a été inscrit au registre matricule, les services, positions, grades,
campagnes, blessures, actions d'éclat, décorations, date de pas-
sage dans la disponibilité ou la réserve de l'armée active, muta-
tions qui modifient sa position militaire. Le capitaine inscrit éga-
lement les dates, la nature, la durée des punitions qui ont été
successivement infligées au militaire.
Enfin, le capitaine détaille sur le livret matricule les recettes
et les dépenses de la masse individuelle. Le compte courant de
chaque homme est balancé le premier jour de chaque trimestre
et lorsque le militaire entre dans une position d'absence. L'en-
registrement des effets d'habillement, de coiffure, de grand équi-
pement et d'armement confiés à l'homme, leurs numéros et la
date de la mise en service sont portés sur le livret matricule.
Les livrets matricules sont mobiles et individuels.
Les livrets matricules des hommes qui, dans le même corps;
changent d'escadron ou de compagnie, sont remis au nouveau
capitaine au moment de la mu'ation. Ceux des hommes qui pas-
Seut à un autre
corps sont envoyés au nouveau corps après la
radiation des contrôles. Ceux des hommes envoyés dans la dis-
ponibilité, dans la réserve de l'armée active, dans l'armée terri-
toriale
ou sa réserve, sont envoyés au commandant du bureau
de recrutement
de la circonscription dans laquelle le militaire a
été inscrit
sur le registre matricule.
Ceux des hommes décédés recoivent la même destination. Si
homme
en quittant le corps se retire dans une autre subdivi-
sion de région
que celle où il est porté au registre matricule, le
commandant du bureau de recrutement, après avoir mentionné
la Mutation
sur ses registres, transmet le livret matricule au
commandant de recrutement de la circonscription dans laquelle
homme de résidence sont
a fixé son domicile. Les changements
de
toujours portés recrutement. Les livrets
par les commandants
Matricules envoyés
par le corps à un autre corps ou à un com-
mandant de bureau de recrutement sont certifiés
par le capi-
taine et visés
par le major.
Lorsque les livrets matricules des hommes de la disponibilité
Ou de la réserve de l'armée
active sont parvenus aux corps aux-
quels ces hommes sont affectés, les conseils d'administration
font établir
avec eux des feuillets matricules mobiles dont la
réunion forme le registre matricule des réservistes du corps.
Lorsqu'un livret matricule été perdu dans
a un corps, il en est
établi un nouveau sur lequel
on écrit le mot duplicata en carac-
tères saillants. Ce duplicata est certifié conforme par le major.
Livret matricule des chevaux Les livrets matricules des che-
naux d'officiers et de troupe sont établis par le trésorier au mo-
ment de l'arrivée des chevaux au corps. Il y mentionne le nom,
la date de réception et d'arrivée, l'origine de l'animal,
son signa-
lement, le prix d'achat, les numéros sous lesquels il a été im-
matriculé au dépôt de remonte et au corps.
Ces livrets, visés par le major, sont ensuite remis au capitaine
Commandant l'escadron ou la batterie, qui y inscrit le numéro
Matricule et le nom du cavalier, le trimestre, l'année, le numéro
de l'escadron, les mutations. la durée des séjours à l'infirmerie,
des renseignements
sur l'état physique et sanitaire du cheval,
SOn classement
aux différentes inspections générales.
Les livrets matricules des chevaux sont individuels et mobiles;
ils sont classés dans le même casier que ceux des hommes, aprèS
ceux-ci et dans l'ordre alphabétique.
Quand les chevaux changent de corps ou d'escadron, leuli
livrets matricules les suivent.
Ceux des chevaux réformés ou morts sont remis au trésorier
et conservés aux archives du corps pendant deux ans.
5° Registre de comptabilité trimestrielle.
Le registre de comptabilité trimestrielle comprend :
Le livre de détail;
Le cahier d'enregistrement;
La feuille de journée des hommes;
La feuille de journée des chevaux;
La feuille de décompte.
1° Livre de détail. Le livre de détail trimestriel est destiné J
présenter, dans l'ordre ci-après et en autant de chapitres que
l'arme le comporte, les renseignements indiqués par le titre
même de chacun des chapitres, savoir :
Chapitre 1er. Renseignements sur la position de la compagnie
ou de l'escadron.
Ch. 2. Renseignements relatifs aux allocations de vivres de
campagne, d'indemnités et de fournitures extraordinaires.
Ch. 3. Situations et mutations journalières.
Ch. 4. Liste des travailleurs.
Ch. 5. Solde de la troupe et rations diverses perçues.
Ch. 6. Compte ouvert avec le magasin d'habillement pour leS
effets de la première catégorie et les galons.
Ch. 7. Compte ouvert avec le magasin d'habillement pour les
effets de la deuxième catégorie et les armes.
Ch. 8. Compte ouvert avec le magasin d'habillement pour leS
effets de harnachement.
Ch. 9. Enregistrement des bons effets de petit équipement
reçus du magasin d'habillement.
Ch. 10. Compte ouvert aux effets de campement.
Ch. 11. Compte ouvert aux effets de casernement et au maté-
riel du service des lits militaires.
Ch. 12. Enregistrement sommaire des bordereaux ou relevés
et des états de répartition pour réparations, dégradations et
autres remboursements mis au compte des hommes.
Le livre de détail est renouvelé le premier jour de chaque
trimestre; celui du trimestre écoulé est déposé aux archives
après la vérification de la feuille de journées et de la feuille de
décompte du même trimestre faite par le trésorier. Sur le pied
de guerre, les livres de détail sont renvoyés au dépôt avec les
feuilles de journées et de décompte dans les cinq premiers jours
du nouveau trimestre.
2° Cahier d'enregistrement. Un cahier d'enregistrement est
annexé au livre de détail; il se compose de cinq feuillets de
papier blanc quadrillé. Il est destiné à l'inscription rapide des'
Dotes, bons, états, ordres, résultats des revues de linge et chaus-

utile.
sure, servant de minutes de bons, recettes, dépenses, dont les
capitaines désirent conserver la trace.
Ce cahier est renouvelé le premier jour de chaque trimestre;
il reste aux mains du capitaine, qui le détruit quand il juge qu'il
De peut plus lui être

Livret individuel des hommes de troupe.


Le livret individuel de l'homme de troupe est ouvert, en même
temps que le livret matricule, par le commandant du bureau de
recrutement, qui y indique l'état civil, le signalement de l'homme
et le titre sous lequel il est lié au service. Il est envoyé au con-
seil d'administration du corps auquel est affecté le jeune soldat,
au moment de la mise en route de ce militaire pour rejoindre
ledit corps.
Dès l'arrivée de l'homme, le capitaine commandant la compa-
gnie, l'escadron ou la batterie, inscrit sur le livret individuel la
date de son incorporation, celle de son arrivée et tous les autres
renseignements qui figurent au livret matricule.
Le livret contient aussi la nomenclature réglementaire des
effets de petit équipement, le tableau des mesures de l'homme -
et les types d'effets correspondant à ces mesures, un tableau
des résultats obtenus à la cible, enfin les dispositions des lois et
règlements dont les militaires doivent avoir incessamment le
texte sous les yeux.
Dans les corps de troupe à cheval, le livret reçoit en outre
l'inscription du nom et du numéro matricule du cheval affecté
au cavalier, avec celle des numéros et millésimes empreints sur
les effets de harnachement dont il est détenteur. Ces renseigne-
ments sont extraits du livret matricule du cheval.
L'homme qui passe d'un corps dans un autre emporte son li-
vret, sur lequel on mentionne," dès son arrivée à son nouveau
corps, toutes les indications nécessitées par son changement de
position.
Les effets et armes qui sont délivrés aux hommes, ainsi que
les articles de recette et de dépense de leur masse, sont inscrits
au livret, autant que possible en leur présence.
Le capitaine arrête et signe sur les livrets des hommes pré-
sents les comptes courants de leur masse individuelle aux épo-
ques fixées.
Le livret individuel doit être laissé entre les mains de l'homme
à qui il est délivré. Toutefois, quand le militaire est renvoyé
dans la disponibilité ou la réserve de l'armée active, on le lui
retire momentanément; le conseil d'administration l'adresse au
commandant du bureau de recrutement de la subdivision de ré-
gion dans laquelle l'homme est inscrit au registre matricule.
Celui-ci indique, à la première page du livret, le nouveau corps
auquel l'homme est affecté et qu'il doit rejoindre en cas d'appel
pour les manœuvres ou de mobilisation. Le livret est ensuite
renvoyé au militaire par l'intermédiaire de la gendarmerie, qui
constate par procès-verbal la remise de ce document au titu-
laire.
Tout homme qui perd son livret doit en faire immédiatement
la déclaration au commandant de la brigade de gendarmerie, qui
en informe le commandant de recrutement. Celui-ci établit un
nouveau livret à l'aide du livret matricule; il inscrit dessus le
mot duplicata; il renvoie le livret matricule au corps.
Service payé.
Les travailleurs et les hommes qui les remplacent dans leur
service, si leur masse n'est pas complète, doivent remettre à leur
capitaine la moitié du salaire qu'ils touchent respectivement,
Pour y être versée, et inscription en est faite, au fur et à mesure,
au chapitre 4 du livre de détail.
Lorsque le service des travailleurs est fait en commun par la
compagnie ou l'escadron, la retenue qu'ils subissent, à raison
de 5 francs
par mois, est versée aux ordinaires.
6° De l'ordinaire. (Règlement du 14 décembre 1861.)
Les ordinaires sont généralement établis par compagnie ou
escadron; ils sont tenus par un caporal ou brigadier désigné
par le commandant de la compagnie ou de l'escadron, sous la
direction d'un lieutenant. Un livret est ouvert pour chaque or-
dinaire; il sert à inscrire distinctement, de prêt en prêt et de jour
en jour, les recettes et dépenses de l'ordinaire.
Recettes et dépenses de l'ordinaire.
:
Les recettes ordinaires se composent 1° de la portion de la
solde journalière affectée à l'ordinaire, fixée à 20 centimes par
jour avec les vivres de campagne, en station avec le pain et la
'Viande, et 56 centimes avec le pain en marche, sans préjudice
d'un versement plus considérable si la cherté des vivres l'exige;
2° de l'indemnité en remplacement d'eau-de-vie, lorsqu'elle est
allouée.
Les recettes additionnelles sont composées : des retenues faites
aux travailleurs, des centimes de poche des hommes punis de
la prison et du cachot; du supplément de 5 centimes par jour
dus par les sous-officiers vivant à l'ordinaire ; du produit des
services payés faits en commun; des deniers de poche des
hommes absents illégalement le dernier jour du prêt, et du pro-
duit de la vente des os, des eaux grasses et des cendres.
Les dépenses sont : 1° le pain, la viande, les légumes, etc.,
;
nécessaires à la nourriture des hommes 20 les livrets d'ordinaire
et cahiers de quittances; 3° l'éclairage des chambrées; 4° les
ingrédients pour le nettoyage et l'entretien des effets d'habille-
ment, d'équipement, de l'armement et du harnachement; 5° les
ingrédients pour la marque des effets d'habillement et de petit
équipement; 6° les ustensiles de cuisine et les sabots pour les
cuisiniers; 7° le perruquier; 8° le blanchissage à raison d'une
chemise et d'un mouchoir par homme et par semaine, dans les
places où il n'y a pas de buanderie militaire établie; 9° l'achat
des cruches pour les chambrées; 10° les balais pour le service de
propreté ; 11° enfin, le blanchissage des torchons nécessaires au
nettoyage des gamelles individuelles.
Surveillance de ce service.
La surveillance des ordinaires est exercée parles commandants
de compagnie ou d'escadron et par les chefs de bataillon ou
d'escadron ; ils doivent empêcher, par tous les moyens qui sont
en leur pouvoir, les abus qui pourraient s'y introduire; s'assurer
fréquemment que les comestibles sont de bonne qualité et en
quantité suffisante ; que le prêt est employé à sa destination, et
que les fournisseurs sont payés journellement, et signent le
cahier des quittances. -
L'acquit des frais de blanchissage exécuté par la compagnie
des lits militaires est donné, pour tout le corps, par l'officier
payeur.
7° Masse individuelle. ([Link] 25 déc. 1837 et du 10 mai 1844.)
On distingue dans la masse individuelle, pour la tenue des
comptes individuels qu'elle nécessite:
Le complet de la masse ; Le fonds de masse;
Le crédit de la masse ; L'excédant de masse.
Le débit de la masse;
Le complet est une somme déterminée par un tarif, que l'homme
de troupe est tenu d'avoir à sa masse.
Le crédit se forme de toutes les sommes allouées et versées
qui augmentent l'avoir de la masse.
Le débit se forme de toutes les sommes payées à l'homme on
pour lui au compte de sa masse.
Le fond de masse est la somme, telle quelle, qui résulte de
la balance du crédit et du débit de la masse.
L'excédant de masse est la somme qui surpasse le complet.
-
Droit à la première mise ; suppléments à la masse.
Chaque soldat nouveau a droit, suivant l'arme à laquelle il
appartient, à une première mise de petit équipement.
-
Sont considérés comme nouveaux soldats ayant droit à la
Première mise: :
, 10 Les jeunes soldats, leurs substituants;
20 Les engagés volontaires et conditionnels d'un an;
30 Les rengagés venant de la réserve ;
40 Les hommes rentrant des prisons de fennemi ;
50 Les déserteurs amnistiés, rayés des contrôles;
6° Les hommes sortant des équipages de ligne de la marine;
70 Les hommes rappelés en temps de guerre.
L'homme de recrue qui, en arrivant au corps, paraît suscep-
tible de réforme, n'a droit à
aucune première mise jusqu'à ce
qU'il ait été statué
sur sa position. Si ensuite il est jugé propre
au service, la première mise réglementaire lui est allouée selon
1 arme dans laquelle
il doit continuer à servir.
Ont droit à
un supplément de première mise déterminé par le
d'un service à pied à cheval.
tarif, les hommes passant de la cavalerie dans l'infanterie,
un service à
ou

droit
La prime
; perte de rappel. ;
Allocation de la prime journalière cas où l'homme n'y a pas

journalière d'entretien de la masse individuelle fixée


1
par le tarif est allouée aux sous-officiers (excepté les adjudants),
caporaux ou brigadiers et soldats, ainsi qu'aux enfants de troupe
âgés de 14 ans, dans toutes ,les positions de présence, soit à
leur corps ou en subsistance dans un autre dans
corps, soit les
dépôts généraux.
Des journées passées dans une position quelconque d'absence
ne donnent droit à aucun rappel de prime journalière d'entre-
tien de la masse individuelle. (Décret du 17 septembre 1871.)
La prime journalière est due aux appelés et aux engagés vo-
lontaires à dater du lendemain de leur arrivée au corps, ou à
compter du jour même de leur incorporation, s'ils étaient domi-
ciliés dans le lieu où le corps tient garnison.
N'ont pas droit à la prime journalière :
1° L'homme de recrue nouvellement incorporé, qui aurait été
rayé des contrôles avant d'avoir reçu des effets de petit équi-
pement;
20 Les militaires voyageant sous escorte après avoir été
arrêtés par la gendarmerie ou s'être présentés à elle étant eU
état d'absence illégale, ou après avoir été condamnés par jUge-
ment à une peine quelconque, ou acquittés du délit de désertion
30 Les hommes voyageant isolément.
Le droit au rappel de la prime se perd dans les mêmes cir-
rappel
constances que celles qui donnent lieu à la privation du
de solde.
Recettes de la masse individuelle. Versements volontaires.
: —
— Masses des hommes venus d'autres corps.
La masse individuelle, formée au moyen de la première mi5i
allouée à tout soldat nouveau, s'alimente:
1° Par la prime journalière d'entretien;
20 Par les versements volontaires ;
3° Par les versements faits par d'autres corps de l'avoir de!
hommes qui en sont venus, ou le remboursement du débet de
ceux qui y sont passés ;
40 Par les remboursements faits par la masse d'entretien de
harnachement et ferrage, et par la masse générale d'entretien
dans les cas prévus par les règlements.
Les hommes dont la masse est au-dessous du complet régle'l
mentaire, peuvent en augmenter l'avoir jusqu'à concurrence de
ce complet, au moyen de versements qu'ils font entre les main3
de leur capitaine.
Dépenses. — Paiement de la masse des hommes libérés.
Versement à la masse générale.
Les dépenses que la masse individuelle doit supporter, s6
composent, savoir:
1° De l'achat des effets de petit équipement ;
2° Du paiement des excédants de masse;
3° Du paiement de l'avoir à la masse des hommes qui quittent
le service, ou qui sont promus adjudants ou sous-lieutenants;
4° Des versements faits à d'autres corps de l'avoir des bornai
qui y sont passés, ou du remboursement du débet de ceux qui
en sont venus ;
5° Des versements ou paiements faits au Trésor du montant
des avances effectuées sur les fonds de l'indemnité de route;
Des versements ou paiements faits au Trésor ou à des tiers,
411
montant des pertes, dégradations et réparations d'effets de
Joute nature,
dégradations dans les bâtiments militaires et aux
lts militaires, occasionnées
par la faute des hommes ;
7° Des versements à la masse générale d'entretien de l'avoir
a, la masse des hommes morts, désertés, disparus ou faits pri-
sOnniers de
guerre;
au Trésor de la retenue faite sur le dé-
8° De la réintégration
compte des hommes réformés pour inaptitude au service anté-
rieure à leur
incorporation (moitié de la première mise).
La masse des hommes libérés leur est payée à l'époque de
leur radiation
des contrôles s'ils sont présents, et d'après un
extrait du livre de détail, au bas duquel le commandant de la
Compagnie
ou de l'escadron donne quittance de la somme payée.
f l'égard des militaires mis en congé illimité et des absents
Quittant le service, le fonds de est envoyé aux premiers
* * Epoque
masse
de leur libération, et aux autres immédiatement après
sur radiation des contrôles, les soins du sous-intendant du
par
département où ils résident, si le conseil,
par les documents
qU'il a dû recevoir, a pu vérifier s'il ne leur a point été fait
d'avances en argent ou en effets de petit équipement depuis
leur départ. A défaut de preuve ou d'avis officiel à cet égard, la
Certitude qu'ils n'ont rien reçu est réputée acquise six mois après
la date du congé illimité ou de la radiation.
Les versements à la masse générale d'entretien ont lieu par
Virements à l'époque de la centralisation trimestrielle des re-
cettes et dépenses du corps.
Bulletin de situation de masse établi pour le militaire passant
à un autre corps.
L'avoir à la masse des hommes passant à un autre corps est
remis ou renvoyé sans délai à ces corps, au moyen d'un bulletin
de situation de leur
masse individuelle à l'époque de leur radia-
tion des contrôles,
que le trésorier ou l'officier payeur dresse
en triple expédition, au titre de chacun des corps où les hom-
lnes passent. Ce bulletin est certifié
par le trésorier ou l'officier
Payeur, vérifié
par le major et visé, pour légalisation, par le
sous-intendant militaire. La somme revenant à chaque corps est
versée, d'après les bulletins, dans la caisse du receveur deS
finances, contre un manJat payable sur l'acquit du conseil d'ad-
ministration, dans le lieu de destination des hommes qu'il cOn"
cerne.
La première expédition reste entre les mains du payent
l'appui de sa comptabilité ; la deuxième, portant une déclarai)0"
du payeur, reste chez le trésorier. La troisième expédition eS
adressée par le conseil, avec le mandat, au corps ou àta portic"
4e corps dont les hommes doivent faire partie.
f Ai-rétés des coniptes courants.
Les comptes courants de la masse individuelle de tous le
hommes qui figurent au contrôle annuel sont réglés et sign^
par le capitaine commandant la compagnie ou l'escadron, 31

livre de détail, ainsi qu'aux livrets, à la date du premier jo"'


de chaque trimestre (sauf le cas où il n'y aurait ni recette Vi

dépense pendant le trimestre précédent), et lorsqu'ils entrée1


dans une position d'absence, ou qu'ils cessent d'appartenir à Il
compagnie ou à l'escadron.
Les hommes présents doivent signer au livre de détail le

règlement de leur compte, et l'officier de section ou de peloté


signe pour ceux d'entre eux qui ne peuvent remplir cette tôt'
malité et pour les absents.
'):
Complet réglementaire.
Le complet réglementaire de la masse est fixé à 80 fr. po
les maîtres ouvriers, quelle que soit l'arme; à 35 fr. pour leS
d'infanterie, et à 55 fr. pour la cavalerie. Les corps aya"
troupes
à pourvoir à toutes les dépenses de leur habillement, tels qaC
les spahis, ont un complet de masse de 200 fr., celui des zouafeS
et des tirailleurs algériens est de 40 fr.
Établissement de la feuille de décompte de la masse indioÍ'
duelle.
Les feuilles de décompte de la masse individuelle des compa
gnies sont ouvertes le premier jour du trimestre auquel elles Se
lcdl
rapportent. Les capitaines commandants y font inscrire,
les contrôles, les militaireS
jour, dans le même ordre que sur
qui comptaient à l'effectif la veille au soir. La position des
hommes absents
au premier jour du trimestre est sommaire-
ment indiquée dans une colonne. Les mutations des hommes qui
S'absentent momentanément ne sont portées que s'ils ne sont
Pas rentrés
au dernier jour du trimestre. Celles des militaires
\tenus d'autres corps, d'autres compagnies, escadrons, ou passés
à d'autres
compagnies, escadrons, sont toujours portées sur la
Quille de décompte.
Toutes les recettes et dépenses sont inscrites.
Les sommes portées dans chaque colonne sont totalisées au
bas de chaque
page; ces totaux partiels, récapitulés à la gauche
de la feuille de décompte, présentent les résultats des comptes
de la masse individuelle des hommes de la compagnie ou de
1 escadron
pendant le cours du trimestre. Le capitaine certifie et
arrête la feuille de décompte et l'envoie au trésorier dans les
cinq jours qui suivent l'expiration du trimestre qu'elle
concerne.
Quand elle été vérifiée, l'excédant du complet réglementaire
a
de la
reçoit l'argent nécessaire du
La
trésorier.
masse est payé aux hommes présents par le capitaine, qui

feuille de décompte est certifiée par le capitaine, qui la remet


au trésorier. Ce comptable, après avoir réuni celles des autres
compagnies ou escadrons du corps, les vérifie, d'abord sous le
rapport des supputations, ensuite par la comparaison des unes
avec les autres pour les articles correspondants, et enfin par les
inscriptions au registre-journal. Il dresse, pour les hommes en
congé illimité, ainsi que pour les hommes absents lors de leur
libération, et dont l'avoir à la
masse n'a point encore été solde
au dernier jour du trimestre, une feuille spéciale, et récapitule
dans un relevé général toutes
ces pièces, qu'il soumet au major,
lequel s'assure de leur exactitude d'après les comptes courants,
et les lui rend ensuite revêtues de son visa.
Paiement de texcédant de masse.
L'excédant du complet réglementaire de la masse constaté par
la feuille de décompte
est payé intégralement aussitôt que cétte
feuille été vérifiée
a par le major, à la compagnie ou à l'escadron
Pour les hommes qui sont alors présents, quelles que soient les
imputations dont ils peuvent être devenus passibles depuis le
premier jour du trimestre.
Les hommes quittant le corps par congé illimité reçoivent aU
leur départ l'excédant leur suivant
moment de qui est acquis
l'arrêté du compte de leur masse.
Ces excédants sont remis par le trésorier aux capitaines, sut
des états nominatifs certifiés et quittancés par eux, et vérifiés pat
le major.
Objet desfeuilles de journées. (Ord. du 25 déc. 1837.)
La feuille de journées en hommes a pour objet d'établir les
droits, par trimestre, de chaque officier, sous-officier et so}d3!
composant la compagnie ou l'escadron, aux diverses prestation5
ci-après indiquées; de faire la récapitulation de tous ces droit5
par grade, classe et position, de manière à pouvoir établir )e
compte général de ce qui revient à la compagnie ou à l'escadron
deniers, soit comparé
soit en en rations de toute nature, et à le
avec les sommes payées et les rations perçues pendant le
couf
du trimestre.
La feuille de journées peut comprendre les allocations sni'
vantes:
1° La solde de présence et d'absence dans toutes les posi'
tions ;
2° Les divers suppléments de solde;
3° Les hautes-paies;
4° Les indemnités ressortissant au service de la solde;
5° Les premières mises, compléments et suppléments de
mières mises de petit équipement;
6° La prime journalière d'entretien de la masse individuelle
70 La première mise due aux sous-officiers promus officied;
8° L'indemnité d'entrée en campagne;
9° L'indemnité aux instructeurs ;
10° La masse générale d'entretien de l'habillement;
Il ° La masse d'entretien de harnachement et ferrage;
12° La masse d'entretien des bâts et ferrage des chevaux 0"
mulets de bât;
v 130 Le pain, en station et en route;
14° Le chauffage, ration individuelle, dans le cas où elle
est due;
15° Les vivres de campagne.

bétails d'exécution.
Les feuilles de journées sont établies en double expédition,
Par compagnie
ou escadron et par trimestre. Il en est établi une
Particulière
pour l'état-major, la compagnie ou peloton hors
rang.
Elles sont nominatives et présentent : r'
1 ° Les
mouvements et mutations survenus depuis la dernière
revue de liquidation;
20 Le détail des journées donnant droit aux diverses presta-
tions ci-dessus indiquées;
3° La balance de l'effectif de la compagnie ou de l'escadron,
d'après
(
les gains et pertes éprouvés pendant le trimestre;
40 La situation numérique et par grade de la compagnie ou de
l'escadron
au dernier jour du trimestre, et celle des hommes
Puissant de la haute paie journalière d'ancienneté;
5° Le décompte des sommes et des rations à allouer;

de petit équipement.
6° Le nombre des hommes ayant droit aux premières mises

La feuille de journées de l'état-major et de la compagnie


ou
peloton hors rang présente, en outre, le tableau de l'effectif
du
corps, tant en hommes qu'en chevaux; ainsi que la balance des
gains et pertes résultant des mutations survenues depuis la der-
rière revue.
Il est établi, par le trésorier,
une feuille de journées spéciale
Pour les rations collectives de chauffage.
Les feuilles de journées sont établies par les capitaines, qui
y
Portent seulement les
noms, prénoms, grades, mutations et mou-
Yements, les certifient et les signent
en ce qui concerne l'effec-
fIe et les
mutations. Le décompte des journées et des différentes
gestations, tant en deniers qu'en nature, ainsi que les diverses
Indications générales dont
ces feuilles doivent être revêtues, y
Sont portés
par le trésorier.
La feuille de journées de l'état-major et de la compagnie
ou
peloton hors rang est établie par le capitaine d'habillement. q!:
la certifie et la signe pour l'effectif et les mutations. Le talJleal
général de l'effectif qui y fait suite est établi et certifié par Il

trésorier.
Le major on son suppléant vérifie et constate, par un Tiss,
conformité des feuilles de journées avec le contrôle général
le trésorier, ou l'officier payeur dans les portions détachées, cer'
tifie les décomptes de toute nature qu'il a établis sur ces feuiIlc:
Les feuilles de journées sont envoyées ensuite au sous-'"
tendant.
Il y a coupure dans les feuilles de journées lorsqu'un corps5

lieu.
détachement de troupes est appelé à armée hors du teff
une
toire français, ou qu'il cesse d'en faire partie, à compter du jOU
du passage de la frontière.
Si l'armée est rassemblée dans l'intérieur, la coupure se fail'
partir du jour où les allocations de pied de guerre commencé,
ou cessent d'avoir
Les feuilles de journées en chevaux ont pour objet d'état
les droits de chaque cheval d'officier et de troupe aux rations'
fourrages, soit en station, soit en route, soit en campagne, et
la prime d'entretien du harnachement et ferrage.
Elles sont établies par escadron et par les capitaines comm9m
dants, à l'instar des feuilles de journées en hommes, et le très"
rier ou l'officier payeur établit les décomptes.
Dans les régiments d'infanterie, il n'est fait qu'une seule feuilll
de journées pour les chevaux d'officiers, chevaux et mulets
bât qui s'y trouvent. Elle est établie et certifiée le trésor^
par
ou l'officier payeur.
Indiquer ce que c'est qu'une revue administrative, une rev^
de liquidation, et ce qu'on entend par centralisation.
Une revue administrative a lieu annuellement dans chaqli
délég"'
corps de troupe ; elle est passée par un intendant militaire
immédiat du Ministre de la guerre. Elle a pour objet non-seii'e
ment de vérifier et d'arrêter les comptes produits par les cofP5 ,
mais encore d'examiner et de faire connaître si les fonds m'5'
leur disposition sont employés conformément aux intérêts bi?"
étendus de l'État et du soldat; si la troupe reçoit exactement
toutes les prestations nature et deniers auxquelles elle
en en a
droit ; si les
prix et qualité des effets et des denrées de toute
espèce qui lui sont fournis sont en rapport avec les tarifs et
Prescriptions réglementaires, ainsi qu'avec les ressources lo-
cales.
Larevue administrative des corps de troupe comporte trois
OPérations distinctes:
1° Revue
sur le terrain;
20Revue de détail ;
30 Vérification et arrêté de la comptabilité et de la caisse.
La revue
sur le terrain a pour objet de constater l'effectif des
hommes des chevaux.
et
La revue de détail comporte l'examen : 1° de tous les effets
d'habillement, de grand équipement, de petit équipement, de
harnachement et d'armement, tant en service qu'en magasin,
leur confrontation avec les échantillons et modèles types, la
régularité de leur confection et de leur entretien;
2° Des effets de la 2e catégorie ayant atteint le terme de leur
durée réglementaire, ainsi que de ceux usés prématurément,
proposés pour la réforme.
Dans la revue de détail, l'intendant s'assure de la bonne tenue
de tous les registres de comptabilité en service dans le corps de
leur concordance entre eux. Il examine également la situation
des masses individuelles, vérifie si le paiement des décomptes
a
eu lieu aux époques fixées, et si les hommes sont pourvus de
tous les effets que les règlements leur attribuent.
Il visite les magasins et les ateliers, les infirmeries des hom-
Ines et des chevaux, les casernes, les prisons, les écuries et les
diverses écoles.
Il se fait représenter les livrets d'ordinaire et cahiers de quit-
tances, à l'effet de vérifier si les ordinaires sont bien tenus, si
toutes les ressources dont ils doivent profiter ont été portées
en
recette, et si toutes les dépenses sont régulières.
La vérification et l'arrêté de la comptabilité a lieu
par l'examen
des délibérations par le rapprochement des pièces
; constatant les
recettes et les dépenses de toute nature avec le registre de cen-
tralisation, le carnet de caisse et le registre journal. Cette verr
fication porte également sur les imputations et fonds divers, les
avances en route, les remboursements pour trop-perçus, les re-
tenues illicites, les achats, les dépenses des différentes masses)
et elle se termine par la constatation en conseil de la situation
matérielle de la caisse. Il fait connaître au conseil les différentes
observations que l'examen de la comptabilité lui a suggérées et
fait à qui de droit les recommandations convenables.
La vérification de la comptabilité en matières a lieu par la coff*
paraison des différents registres relatifs à ce service avec leS
pièces constatant les recettes et consommations de toute nature-
Elle est terminée par le recensement des matières et effets exiS"
tant en magasin.
Revues de liquidation.
En temps de paix, il n'est établi pour chaque corps de troupe
qu'une seule revue de liquidation par trimestre.
En temps de guerre il est établi une revue pour toutes leS
portions du même corps qui sont restées dans l'intérieur, sur Ie
pied de paix ou de rassemblement, et une revue séparée pour leS
portions du même corps qui sont employées dans la même
armée sur le pied de guerre.
Les unes et les autres sont établies par les sous-intendants
militaires chargés de la police administrative des dépôts.
Les revues générales de liquidation des corps de troupe sont
numériques; elles ont pour éléments les feuilles de journées;
elles récapitulent distinctement pour l'état-major, pour chaque
compagnie ou escadron et pour chaque détachement qui s'est
administré séparément, les divers résultats fournis parles feuillet
de journées y relatives; elles présentent par conséquent :
1° Les mouvements généraux divers exécutés par chaque pof
tion du corps ;
2° Les allocations extraordinaires faites à chacune d'elles ;
3° Le tableau général de l'effectif inscrit à la feuille de joUr-
nées de l'état-major;
4° Le montant du crédit du corps en deniers;
5° Le nombre de chaque espèce de rations de subsistances et
de chauffage
auquel le corps a eu droit pendant le trimestre.
Ces résultats obtenus, il est procédé contradictoirement avec
le conseil d'administration
central à l'établissement du décompte
de libération,
consistant à rapprocher du crédit alloué par la revue
tous les titres
d'imputation à la charge du corps, savoir :
1° En
ce qui concerne les deniers, toutes ies déclarations de
Quittance et tous les états individuels des paiements ordonnancés
Pendant le trimestre
au titre du corps ;
20 En
ce qui concerne les prestations en nature, les borde-
reaux de totalisation également applicables au trimestre, consta-

L'opération
ses
se
détachements.
tant les fournitures de vivres, de fourrages et de chauffage faites
au corps et à
résout à zéro lorsque le crédit et le débit se
Lancent
b
exactement, et, dans le cas contraire, elle fait ressortir
les trop
ou les moins-perçus, tant en deniers qu'en
La centralisation est la réunion de
rations.
toutes les recettes et dé-
Penses afférentes effectuées par toutes les
au même trimestre,
distinguées
Portions d'une même
corps, par nature de fonds, de
Manière à établir les résultats
ou excédants restant à chacun de
Ces fonds. Le registre de centralisation est le grand-livre du tré-
sorier; il n'est tenu qu'au dépôt.
Les différentes natures de fonds à distinguer sont les suivantes :
1° Solde
et accessoires de solde ;
2° Masse individuelle;
30 Masse générale d'entretien divisée
par première et deuxième
Portions ;
40 Masse d'entretien de harnachement et ferrage;
50 Fonds spéciaux : De l'habillement. Du harnachement. —
Pour l'entretien —
des armes. — Pour l'entretien des écoles régi-
nlelltaires;
60 Fonds
divers.
en outre distinguées :
Les recettes et dépenses sont
En recettes et dépenses absolues ;
En recettes et dépenses relatives.
Les recettes absolues
sont celles qui proviennent directement
du Trésor des
et recettes intérieures du corps.
Les dépenses absolues sont celles qui résultent de paiements
effectués avec les fonds de la caisse..
Les recettes et dépenses relatives ou par virements sont celleS
qui changent la situation de deux fonds de nature différente,
sans augmenter ni diminuer la somme totale des valeurs ell
caisse. Quand la dernière inscription a été faite au registre de
centralisation, on ajoute en une seule ligne, pour chaque portion
détachée, les recettes et les dépenses par nature de fonds pout
le trimestre, et on en fait la comparaison.
La revue générale de liquidation est le principal élément de
centralisation, en ce sens que le crédit et le débit qui y salit
portés doivent être comparés avec les recettes et dépenses de
corps inscrites registre de centralisation ; d'où il résulte la
au
connaissance des plus ou moins-perçus aux différents fonds con"
pris sur la revue, ainsi que des plus ou moins-payés à la sold8
et aux accessoires de solde. Les excédants ou déficits qui out
rapport aux différents chapitres sont reportés au chapitre de le
solde; cette opération constitue un virement. Le corps est relw
boursé ou rembourse sur le chapitre de la solde.
Un relevé sommaire des recettes et dépenses fait suite à le
centralisation; les dépenses sont déduites des recettes, et la
balance présente la situation définitive des fonds qui sont à
disposition du corps.
Règlement des trop-perçus et des moins-perçus.
Les trop-perçus en deniers, ainsi que la valeur des ration5
perçues en trop d'après la revue générale de liquidation, sont
imputés sur le premier état de paiement à ordonnancer et ajouté
au débit du corps sur le décompte de libération du trimestre
suivant. 1
Les moins-perçus en deniers donnent lieu aux opérations if"
verses.
Les moins-perçus en rations ne sont l'objet d'aucun rappel.
13e, 14e et 15e Leçons. Étude des principales lois
militaires.

1 0 Loi du 27 juillet 1872 sur le recrutement.


DISPOSITIONS GlÈNÉRAIiSS.
Art. 1 er. Tout Francais doit le service militaire personnel.
Art. 2. Il n'y a dans les troupes françaises ni prime en argent
ni Prix quelconque d'engagement.
Art. 3. Tout Français qui n'est pas déclaré impropre au service
Peut être appelé, de l'âge de 20 à 40 ans, à faire partie de l'ar-

français.
lU6e active ou des réserves.
Art. 4. Le remplacement est supprimé. Nul n'est admis à servir
dans les armées françaises s'il n'est Français ou naturalisé

Les étrangers nés


en France sont soumis aux obligations de l'a
loi du recrutement, après qu'ils ont acquis la qualité de Français,
conformément à l'article 9 du Code Napoléon.
L'armée se recrute par: 1° des appels; 2° des engagements;
30 des rengagements.
La durée du service est fixée de la manière suivante :
5 ans dans l'armée active;
4 ans dans la réserve de l'armée active;
5 ans dans l'armée territoriale ;
6 ans dans la réserve de l'armée territoriale.
Exclusions du service.
Sont exclus du service militaire :
Les individus qui ont été condamnés à une peine amictive ou
Damante;
Ceux qui, condamnés à une peine correctionnelle de deux
ans au moins, ont été, en outre, placés sous la surveillance de
la haute police et interdits des droits civiques, civils et de fa-
mille.
Des appels. — Série des opérations du recrutement.
La série des opérations qu'exige la formation des contigentl
annuels pe compose:
le Du recensement par les maires, et à partir du 1er janvier,
de tous les jeunes gens qui ont atteint l'âge de vingt ans, peo'
dant le cours de l'année précédente;
20 Formation immédiate des tableaux de recensement, publi"
cation et affichage dans les communes desdits tableaux ;
3° Examen et rectification des tableaux de recensement, eû
séance publique, par les sous-préfets assistés des maires; opéra,
tion immédiate du tirage au sort dans chaque canton, entre tou*
les jeunes gens maintenus sur ces tableaux;
4° Publication des listes du tirage dans chaque commune, aus*
sitôt après le tirage du canton, et transmission immédiate et
successive d'un exemplaire de ces listes par les sous-préfets au*
préfets ;
5° Transmission, par ces derniers fonctionnaires au Ministre de
la guerre, des résultats du tirage dans chaque département
pour servir à la répartition du contingent annuel entre les dépaf
t ornent s;
6° Établissement par décret, d'après les résultats envoyés pat
les préfets, de la répartition départementale;
7° Sous-répartition entre les cantons du contingent départe'
mental, par les préfets en conseil de préfecture;
8° Examen dans chaque département des jeunes gens appelé
à former le contingent départemental;
9° Réunion, après cette opération, de toutes les listes canto'
nales devant former la liste du contingent départemental ;
tOo Remise par le préfet à l'autorité militaire de la liste de
contingent départemental;
11° Enfin, immatriculation immédiate par les commandants de

;
recrutement, au titre des divers corps de l'armée, d'après la
répartition arrêtée à l'avance par le Ministre de la guerre, de

département.
tous les jeunes soldats compris dans le contingent de chaque

Exemption*
La loi n'accorde d'exemption que pour le cas d'inflrmités reW
dant absolument impropre à tout service actif ou auxiliaire dans
l'armée. Pour défaut de taille et faiblesse de constitution, on
Peut ajourner l'individu deux années de suite à un nouvel
examen.
dispenses.
La loi reconnaît trois sortes de dispenses :
1° Sont dispensés du service actif en temps jle paix : 1° L'alnè
d'orpheltn.s de père et de mère;
20 Le fils unique ou l'alné des fils, ou, à défaut de fils ou de
Rendre, le petit-fils unique ou l'aîné des petits-fils d'une femme
actuellement veuve ou d'un pèM aveugle ou entré dans sa
^iïaate-daième année;
3° L'ainé des deux frères concourant au même tirage, si le plus
jeune est
reconnu propre au service;
4° Celui dont un frère est dans l'armée active ;
5° Celui dont un frère est mort sous les drapeaux, ou a été
retraité ou réformé par suite de blessures ou d'infirmités con-
tractées dans le service. 11

Dans ces deux derniers cas, la dispense ne peut être accordée


qu'à un seul frère pour le même cas;
2° Sont dispensés du service militaire, en tout temps, à titre
conditionnel:
Les membres de l'instruction publique qui s'engagent à se
vouer pendant 10 ans à la carrière de l'enseignement; -
Les grands prix de l'Institut;
Les élèves ecclésiastiques désignés par les évêques et arche-
vêques.
Si les dispensés de cette catégorie cessent d'être dans une
des dispositions précédentes, ils doivent en faire la déclaration
au maire, et ils sont rétablis dans la lre classe appelée après la
cessation de leur service ou de leurs études.
Le temps qui s'écoule entre la déclaration et la cessation de
leurs études ne compte pas pour les années de service exigées
par la loi.
3° Sont dispensés à titre provisoire du service actif :
Les jeunes gens désignés par les conseils municipaux comme
soutiens indispensables de famille. La liste en est présentée au
conseil de révision par le maire. Le nombre des dispensés ne
peut dépasser 4p. 100 de celui des jeunes gens reconnus pro'
pres au service. Leur nombre est fixé par le conseil de révision
assisté de deux conseillers généraux ;
1Un membre du conseil général du département;
Un membre du conseil d'arrondissement, nommés tous deuï
par la commission de permanence.
j Les dispensés des lre et 3e catégories sont appelés en temps
de guerre et astreints à certains exercices fixés par un règle'
ment du Ministre de la guerre.
Attributions des conseils de révision.
Le conseil de révision est composé ainsi qu'il suit :
Le préfet du département, président, ou, à défaut, le secértaire
général, ou un conseiller de préfecture délégué par le préfet;
j Un conseiller de préfecture ;
| Un membre du conseil général du département ;
un membre
du conseil d'arrondissement (nommés tous deux par la commis,
Sion de permanence) ;
Un officier général ou officier supérieur ;
Un fonctionnaire de l'intendance militaire (habituellement celui
chargé du service du recrutement du département). Il est
entendu toutes les fois qu'il le demande. Il requiert l'exécution
de la loi. Sa présence est nécessaire pour valider les opérations
du conseil; il peut faire consigner ses observations au registre
des délibérations du conseil.
Le sous-préfet, ou le fonctionnaire par lequel il aura été sup"
pléé pour les opérations du tirage, assiste aux séances tenues
par le conseil de révision dans l'étendue de son arrondissement-
1
Le conseil est assisté d'un officier de santé en activité de ser'
(j
Tice, ou, à défaut, d'un médecin civil désigné par le Ministre. Il
est chargé de visiter les jeunes gens et de donner son avis sur
leurs maladies et infirmités réelles ou simulées, ainsi que sut
toutes autres qualités physiques qui peuvent'les rendre admis*
sibles ou refusables.
Le conseil est également assisté du commandant de recrute-
toent, qui est secondé lui-même par un sous-officier spécialement
chargé de mesurer la taille des jeunes gens.
Les attributions du conseil consistent :
1° A examiner les jeunes gens compris sur les listes du tirage,
et à prononcer leur admission pour le service dans les limites du
contingent à fournir, ou leur exclBsion dans les cas prévus par
la loi;
20 A procéder de même à l'égard des substituants présentés

tingent.
Par les jeunes gens qui ont été admis définitivement dans le con-

Les décisions des conseils de révision sont irrévocables du


1

Moment qu'elles ont été proclamées par le président. Elles peu-


vent être attaquées devant le Conseil d'État, seulement pour
IncOIIlpétence et excès de pouvoir.
Elles peuvent être attaquées par le Ministre seul pour violation
de la loi; les parties lésées profitent de l'annulation.

j
dresse la liste du recrutement
Sursis d'appel.
cantonal.
Quand le conseil a statué sur les jeunes gens d'un canton, il

« Le conseil de révision peut accorder des sursis d'appel à des


jeunes gens quand les besoins d'exploitation de leurs industries
exigent qu'on ne les enlève pas immédiatement à leurs travaux.
Ces sursis, dont la proportion ne peut dépasser celle des sou-
tiens de famille (4 p. 100), sont accordés en principe pour un
an; ils peuvent être renouvelés une seconde année.
Ils ne confèrent ni exemption ni dispense.
Registre matricule.
Il est tenu dans chaque département un registre matricule
dressé au moyen des listes de recrutement cantonales, sur lequel
On inscrit l'incorporation de chaque homme et les différents
changements qui peuvent survenir dans sa situation.
Départ.

décret du Chef del'État.


Les jeunes soldats ne sont versés dans l'armée que par un

Lorsque le Ministre de la guerre a disposé de tout ou partie du


contingent d'une classe, et fait connaître les corps dans lesquels
les jeunes soldats doivent être incorporés, le sous-intendant
militaire procède à la répartition proportionnelle du nombre
d'hommes à fournir pour chaque canton, et il établit un ordre de
route pour chacun des jeunes soldats qui se trouvent compriS
dans sa répartition. Notification des ordres de route est faite au
domicile légal des jeunes soldats, par l'intermédiaire des préfets
et à la diligence des autorités locales.
Tous les jeunes soldats sont convoqués au chef-lieu du déput'!
tement, au jour fixé par le général de brigade, qui, assisté dU 1
sous-intendant militaire, du commandant de recrutement et d'uui
officier de santé, les passe en revue et détermine définitivement
d'après les besoins indiqués par le Ministre, le corps dans lequel
chacun de ces jeunes soldats, suivant son aptitude, devra servir-
Le sous-intendant les dirige ensuite sur les corps désignés,
après les avoir constitués en détachement. Le général peut aO'
corder des sursis de départ ne dépassant pas trente jours.
Le commandant du dépôt de recrutement établit pour chaque
jeune soldat un contrôle signalétique indiquant l'état civil du
militaire et le titre sous lequel il est appelé. Ces contrôles sont
envoyés aux présidents des conseils d'administration des régi'
ments, et on inscr;.t dessus la date du départ des jeunes soldats.
Arrivés à leurs corps, ils sont immatriculés après que le colonel
en a passé la revue.
Ceux des jeunes gens qui, au moment de la mise en route,
paraissent impropres au service, sont renvoyés par le général
devant la commission spéciale instituée par l'instruction du 3 mai
1844, à l'effet de statuer sur leur réforme ou sur leur mise en
route, dans le cas où la réforme ne serait pas prononcée.
Substitution devant le conseil. !
La loi autorise les substitutions de numéros sur la liste canto-
nale entre frères, si celui qui se présente à la place de l'appelé
est reconnu propre au service par le conseil de révision.
l,
Engagements volontaires. ,.

Il s'y a dans les troupes françaises ni prime en argent, ni pri*


quelconque d'engagement.
Pour pouvoir contracter un engagement volontaire, il faut :
Être Francais
ou naturalisé Francais
moins;;
Être âgé de 18 ans révolus au
Savoir lire et écrire;
Jouir de ses droits civils ;
N'être ni marié, ni veuf avec enfants;
Avoir au moins la taille de lm,54;
Etre porteur d'un certificat de bonne vie et moeurs ;
Justifier du consentement de ses père, mère ou tuteur, si on a
Eioins de 20 ans révolus.
La durée de l'engagement volontaire est de cinq ans ; cepen-
dant, en temps de guerre, tout Français ou naturalisé Français,
qui a accompli le temps de service prescrit pour l'armée active
et la réserve de l'armée active, peut être admis à contracter un
engagement volontaire pour la durée de la guerre. <

Les engagements volontaires sont contractés pour servir dans


l'armée, et dans les formes prescrites par les articles 34 à 44 du
Code Napoléon, en présence de deux témoins, devant les maires
des chefs-lieux de canton.
Les chefs de corps, les commandants de recrutement et les
officiers de gendarmerie, assistés d'officiers de santé militaires,
sont chargés, sous leur responsabilité personnelle, de recon-
naître et de constater préalablement l'aptitude au service militaire
de tout individu qui désire s'engager.
Engagements conditionnels d'un an.
Certains jeunes gens sont autorisés à contracter des engage-
ments d'un an ; pour les uns, l'engagement est un droit, s'ils sont
dans les conditions prévues par l'article 53 de la loi; les autres
doivent satisfaire à certains examens. Les jeunes gens mariés ou
veufs avec enfants peuvent contracter des engagements.
L'engagement doit être contracté avant le tirage au sort.
L'engagé volontaire d'un an est habillé, monté, équipé, entre-
tenu à ses frais. Les effets lui sont fournis moyennant une somme
de 1,500 francs.
Il passe à des époques déterminées des examens; si, après un
an de service, il y a satisfait, il est renvoyé dans ses foyers; s'il
a'y satisfait pas, il doit rester au service une seconde année.
Au bout de ce temps, si ses examens ne sont pas bons, il ne
peut plus profiter des avantages que lui fait la loi.
Il en est de même des engagés volontaires d'un an qui cOn"
mettent des fautes graves et répétées contre la discipline.
En temps de guerre, le volontaire d'un an est appelé avec
sa classe.
Rengagements.
Tout militaire en activité de service peut être admis à se rec*
gager pour 2 ans au moins et 5 ans au plus, aux condition5
suivantes :
Être dans le cours de sa dernière année de service dans l'armée
active ;
Avoir moins de 29 ans s'il est caporal, brigadier ou soldat;
avoir moins de 35 ans s'il est sous-officier; avoir une bonne
conduite ;
Avoir le consentement du chef de corps ;
Être sain, robuste et encore en état de faire un bon service.
Les rengagements sont contractés dans les formes prescrit
par la loi et le décret du 18 juin 1873, par-devant les intendant
et sous-intendants militaires.
Quelle que soit la durée du rengagement, le nouveau service
auquel s'obligera le rengagé ne comptera qu'à partir du jour oi
aura cessé le service auquel il était tenu précédemment.
Les rengagements donnent droit à une haute paie variai
suivant le grade.
Elle est allouée à partir de 5 ans, augmentée après 10 ans; ello
est maximum à 15 ans de service.
2° Loi du avril 1832 sur l'avancement.
14 - Temps néctp
saire pour passer d'un grade à un autre.
Nul ne peut être :
Caporal ou brigadier, s'il n'a servi activement six mois 80
moins comme soldat;
Sous-officier, s'il n'a servi activement six mois au moinS
comme caporal ou brigadier;
Sous-lieutenant, s'il n'est âgé de 18 ans au moins, et s'il n"
Servi deux ans au moins comme sous-officier, ou s'il n'a été
Pendant deux ans élève des écoles militaires ou polytechnique,
et s'il n'a satisfait aux examens de sortie desdites écoles;
Lieutenant ou capitaine, s'il n'a servi deux ans au moins dans
le grade immédiatement inférieur;
Chef de bataillon, d'escadron ou major, s'il n'a servi quatre
?ns au moins comme capitaine;
Lieutenant-colonel, s'il n'a servi trois ans au moins dans
grade immédiatement inférieur;
Colonel, s'il n'a servi deux ans au moins dans le grade infé-
rieur;
Général de brigade et général de division, s'il n'a servi trois
ans au moins dans le grade inférieur ;
Maréchal de France, s'il n'a servi trois ans au moins dans le
grade inférieur, et si, de plus, il n'a commandé en chef, devant
l'ennemi,
une armée, ou un corps d'armée, ou l'arme de l'artil-
lerie ou du génie d'une armée active, composée de plusieurs
corps d'armée.
Grades à l'ancienneté et au choix.
L'avancement a lieu à l'ancienneté et au choix.
)1

Un tiers des grades de sous-lieutenants est donné aux sous-


officiers des corps où la vacance a lieu.
Les deux tiers des grades de lieutenant et de capitaine sont
donnés à l'ancienneté.
La moitié des grades de chef de bataillon ou d'escadron est
donnée à l'ancienneté.
Tous les emplois de major, ainsi que les grades supérieurs à
celui de chef de bataillon ou d'escadron sont tous au choix. -

Modifications en campagne.
En temps de guerre et dans les corps qui sont en présence de
l'ennemi, la moitié des grades de lieutenant et de capitaine est
donnée au choix, ainsi que la totalité des grades de chef de
bataillon et de chef d'escadron.
A la guerre et dans les colonies, le temps exigé
pour passer
d'un grade à un autre peut être réduit de moitié. Aucune ancien-
neté de grade n'est même exigée dans le cas d'action d'éclat mise
à l'ordre de l'armée, non plus que lorsqu'il ne sera pas possible
de pourvoir autrement au remplacement des vacances dans les
corps en présence de l'ennemi.
Dispositions de tordonnance du 16 mars 1838, concernant [es
conditions d'avancement dans les grades inférieurs.
Il faut, indépendamment de l'ancienneté de service ou de grade
ci-dessus indiquée, remplir pour les grades et emplois ci-après
les conditions suivantes :
1° Pour le grade de caporal ou brigadier :
Savoir lire et écrire et connaître les fonctions de ce grade,
définies dans les règlements sur le service intérieur, le service
des places et celui des armées en campagne, ainsi que les prin-
cipales dispositions du Code pénal militaire.
En outre, dans l'infanterie : être à l'école de bataillon, et être
en état de démontrer les deux premières parties de l'école du
soldat.
Et dans la cavalerie : être à l'école d'escadron, et être en état
de démontrer les deux premières leçons du cavalier, à pied et à
cheval.
2° Pour le grade de sergent ou de maréchal des logis :
Connaître les fonctions de ces grades définies dans les règle-
ments sur les manœuvres, le service intérieur, le service des
places et le service en campagne.
En outre, dans l'infanterie: être en état de démontrer en entier
l'école du soldat, connaître théoriquement l'école de peloton,
et être à même de remplir les fonctions de guide dans toutes les
manœuvres de ligne et de tirailleurs.
Et dans la cavalerie : 1° être en état de démontrer entièrement
l'école du cavalier à pied et à cheval ; 2° connaltre théoriquement
l'école de peloton ; 3° être en état de rempHr les fonctions de
;
guide dans toutes les manœuvres 4° être en état de commander
un peloton.
3° Pour l'emploi de fourrier :
fi faut, indépendamment des conditions exigées des sergents
ou maréchaux des logis, en raison de l'arme: 1° savoir écrire
couramment et correctement sous la dictée ; 2° connaître les élé-
Bients de la grammaire et ceux de la comptabilité d'une com-
pagnie ou d'un escadron.
40 Pour le grade de sergent-major ou de maréchal des logis
chef:
Il faut, indépendamment des conditions exigées pour être four-
rer, sergent ou maréchal des logis : 1° connaître les'détails de
la comptabilité compagnie ou
d'une d'un escadron ; 2° connaître
les devoirs sergent-major
du ou du maréchal des logis chef,
définis dans les règlements
sur le service intérieur, le service
des places et celui des armées ;
campagne de plus, dans l'in-
en
fanterie, être
en état de commander un peloton.
Pour le grade d'adjudant sous-officier:
Dans l'infanterie : connaître les quatre premiers titres de l'or-
donnance
sur les manœuvres, l'instruction pour les tirailleurs, etr
de plus, les fonctions des adjudants dans les évolutions de ligne.
Dans la cavalerie : connaître l'école d'escadron et les règle-
ments sur les différents services.
L'avancement au grade de caporal ou de brigadier et aux em-
plois du grade de sous-officier a lieu au choix. En général, les
nominations sont faites par le chef de corps, qui choisit parmi
les sujets portés sur le tableau d'avancement présents au corps
ou détachés pour le service.
Il n'est fait de propositions pour les nominations à faire par le
chef du corps que pour les emplois de sergent-fourrier
ou de
maréchal des logis fourrier, de sergent-major
ou de maréchal
des logis chef, pour lesquels le commandant de la compagnie on
de l'escadron où l'emploi est vacant présente trois candidats portés
sur le tableau d'avancement.
Les sergents sont choisis parmi les caporaux et les caporaux-
fourriers ; 1'
Les maréchaux des logis, parmi les brigadiers et les briga-
diers-fourriers;
Les fourriers, parmi les sergents ou maréchaux des logis et,
subsidiairement, parmi les caporaux ou brigadiers aptes à cet
emploi ;
Les brigadiers-fourriers parmi les brigadiers et, subsidiaire-
Me'-it, parmi les soldats portés au tableau d'avancement ;
Les sergents-majors, parmi les sergents ou les sergents-four-
riers; les maréchaux des logis chefs, parmi les maréchaux deS
logis et les maréchaux des logis fourriers. Les uns et les autres
doivent avoir au moins six mois de grade de sous-officier, et les
fourriers doivent, en outre, avoir exercé pendant trois mois les
fonctions de sergent de section ou de maréchal des logis de
peloton.
Les adjudants sont choisis indistinctement parmi tous les sous'
officiers ayant un an de grade. Toutefois les sergents-fourriers et
les maréchaux des logis fourriers ne peuvent être nommés *
l'emploi d'ajudant qu'autant qu'ils ont été six mois au moinS
sergents de section ou maréchaux des logis de peloton.
Toutes les promotions aux grades d'officier, tant à l'ancienneté
qu'au choix, sont faites par décrets du Chef de l'État sur la pro-
position du Ministre de la guerre.

le Ministre de laguerre.
Les changements qui ont pour but de faire passer un officier
d'un emploi à un autre dans le même grade, sont ordonnés par

Aucun officier ne peut obtenir de l'avancement à l'ancienneté


s'il n'est en activité de service, ou en non-activité par suite de
licenciement, de suppression d'emploi ou de rentrée de captivité
à l'ennemi, ou entin s'il n'est prisonnier de guerre.
Nul ne peut obtenir de l'avancement au tour du choix s'il n'est
en activité et porté au tableau d'avancement de la dernière inspec-
tion générale.
L'avancement au grade de lieutenant et à celui de capitaine,
tant à l'ancienneté qu'au choix, est dévolu, dans chaque corps,
aux sous-lieutenants et lieutenants qui en font partie, sauf en ce
qui concerne les instructeurs, les adjudants-majors, les trésoriers

ligne.
et les officiers d'habillement, qui sont pris dans d'autres corps
lorsque dans celui où une vacance de l'un de ces emplois a lieu,
il n'existe pas de candidat proposé pour la remplir.
Il y a également exception pour les armes spéciales et les
corps hors
L'avancement à l'ancienneté est donné à l'officier le plus ancien
dans le grade immédiatement inférieur. Le droit des officiers à
cet avancement est déterminé par la liste d'ancienneté du corps
on de l'arme.
L'avancement au choix est donné, pour le grade de sous-lieu-
tenant, à un sous-officier porté au tableau d'avancement, ou à
Un élève de l'école polytechnique ou de l'école spéciale mili-
taire; et, pour les autres grades, à un des officiers du grade
immédiatement inférieur portés au tableau d'avancement ; les
candidats aux emplois d'adjudunt-major, d'officier comptable,
d'instructeur et de major doivent en outre être portés sur les
listes d'aptitude à ces emplois.
Pour les nominations aux emplois de sous-lieutenant, il est
établi une série de trois tours; le premier appartient aux sous-
officiers.
L'avancement au grade de lieutenant et à celui de capitaine
devant être donné dans la proportion de deux tiers à l'ancienneté
et un tiers au choix, il est établi une série de trois tours pour les
Promotions à chacun de ces grades : le premier tour appartient
à l'ancienneté, le second au choix, le troisième à l'ancienneté,
et ainsi de suite, en recommençant par le tour de l'ancienneté.
Les officiers mis en non-activité depuis la loi du 19 mai 1834,
par suite de licenciement, de suppression d'emploi ou de rentrée
de captivité à l'ennemi, ayant droit à la moitié des vacances de
leur grade, tant qu'il se trouve des officiers dans cette position,
il est pourvu aux remplacements, depuis le grade de lieutenant
jusqu'à celui de colonel inclusivement, en donnant alternative-
ment un emploi à la non-activité et un emploi à l'avancement,
et en suivant pour l'avancement l'ordre des tours fixé pour
chaque grade.
Quant aux emplois de sous-lieutenant, il est établi une série
de six tours de remplacement : le premier et le quatrième appar-
tiennent aux sous-officiers ; les deuxième, troisième et sixième
aux officiers en non-activité, et le cinquième à un élève des
écoles ou à un sous-officier choisi sur toute l'arme.
Dans l'infanterie et la cavalerie, le porte-drapeau ou por e-
étendard est choisi parmi les sous-lieutenants du corps ayî'ist au
Oloins sept ans de service effectif.
L'adjoint au trésorier est choisi dans le corps où la vacance
existe, parmi les sous-lieutenants ou parmi les sous-officiers
portés les uns et les autres sur la liste d'aptitude; les derflier*
doivent être portés au tableau d'avancement. S'il est pris parinl
les sous-officiers, il reçoit, par le fait de sa nomination, le grade
de sous-lieutenant, et cette promotion compte dans la portion
d'avancement dévolue aux sous-officiers du corps.
Les adjudants-majors, les trésoriers et les officiers d'habit
ment sont choisis parmi les capitaines portés sur la liste d'apti-
tude à l'emploi. Ils peuvent l'être parmi les lieutenants inscrit
sur la même liste, qui seraient en outre portés sur le fableaU
d'avancement et qui auraient au moins sept ans de service
effectif.
Les lieutenants nommés à ces emplois sont imméùiatemept
promus au grade de capitaine au choix, en dehors des tout3
d'avancement.
Les capitaines instructeurs, dans les troupes à cheval, soDI
choisis exclusivement parmi les capitaines ou les lieutenants de
l'arme qui, ayant suivi les cours de l'école de cavalerie eg
qualité d'officiers d'instruction, ont été proposés pour cet emploi-
( Les lieutenants nommés à l'emploi de capitaine instructeut
sont promus au grade de capitaine, en dehors des tours d avao"
cernent.
Cassation et rétrogradation des sous-officiers.
Les sous-officiers descendus à un emploi ou à un grade infé"
rieur à celui dont ils étaient pourvus, comptent leur ancienneté
dans cet emploi ou ce grade inférieur à partir de l'époque *
laquelle ils y avaient été précédemment nommés.
Les sous-officiers qui ont ainsi rétrogradé, par mesure de
discipline; les sous-officiers, les caporaux ou brigadiers qui, par
suite de leur cassation, sont redevenus soldats, ne peuvent de
nouveau obtenir de l'avancement que selon les règles établies Pâl
1 ordonnance. Leur ancienneté dans les grades ou emplois qUI
leur sont conférés ne compte que du jour de leur nouvelle ne
mination.
Les sous-officiers volontairementredevenus soldats pour passer
d'un corps sur le pied de paix dans un corps sor le pied de
guerre, sont susceptibles d'être immédiatement pourvus de
l'emploi qu'ils occupaient dans leur ancien
corps.
Lorsqu'ils sont nommés à un grade on à
un emploi inférieur à
celui qu'ils occupaient dans
ce corps, ils comptent leur ancien-
neté dans ce grade ou cet emploi de l'époque de leur première
Ilonlination, en faisant déduction du temps pendant lequel ils ont
été dans
une position inférieure.
Lorsqu'ils sont nommés de nouveau à l'emploi qu'ils occupaient
dans leur ils comptent leur ancienneté dans'
-
ancien corps, pour
Cet emploi le temps pendant lequel ils l'ont précédemment
occupé.
3° Positions de l'officier définies par la loi du 19 mai 1834.
Les positions de l'officier sont:
L'activité et la disponibilité;
La réserve ;
La non-activité;
La réforme ;
La retraite.
L'activité est la position de l'officier appartenant à l'un des
cadres constitutifs de l'armée, et de l'officier hors cadre employé
temporairement à un service spécial ou à une mission.
La disponibilité est la position spéciale de l'officier général ou
d'état-major appartenant au cadre constitutif et momentanément
sans emploi.
La réserve est la position des officiers généraux
ayant atteint
leur limite d'âge sans avoir réclamé leur mise à la retraite. Ils
restent à la disposition du Gouvernement.
La non-activité est la position de l'officier hors cadre et sans
emploi.
L'otncier en activité ne peut être mis en non-activité que
une des causes ci-après: pour
Licenciement de corps;
Suppression d'emploi ;
Rentrée de captivité à l'ennemi, lorsque l'officier prisonnier de
guerre a été remplacé dans
son emploi;
lûÛrmités temporaires;
Retrait ou suspension d'emploi par mesure disciplinaire.
La réforme est la position de l'officier sans emploi qui, n'étarit
plus susceptible d'être rappelé à l'activité, n'a pas le droit acqu's
à la pension de retraite.
La réforme peut être prononcée :
1° Pour infirmités incurables;
2° Par mesure de discipline.
Un officier ne peut être mis en réforme, pour cause de dis'1'
pline, que pour l'un des motifs ci-après :
Inconduite habituelle;
Fautes graves dans le service ou contre la discipline;
Fautes contre l'honneur;
Prolongation au delà de trois ans de la position de non-activité
mais dans le cas seulement où l'officier aurait été reconnu noe'l
susceptible d'être rappelé à l'activité. 1
6 Lois
4 La du 26
retraite est la position de l'officier
position définitive 25 l'ouicier rendu1
rendu les tiI
conformément

lois en vigueur.

loi.
traites.

par la
La pension militaire est la rémunération des services
),1
taires rendus à l'État, dans les conditions et limites détermina

La pension de retraite peut être obtenue à deux titres ditIe.

rents :
Pour ancienneté de service;
Pour cause de blessures ou infirmités.
La quotité de la pension militaire est fixée par chaque grade
et distinctement pour chacun des titres auxquels elle peut êtf"
l'appréciation des droits se renferme.
due, d'après un minimum et un maximum dans la limite desque's

Le droit à la pension de retraite par ancienneté est


acquis
trente ans accomplis de service effectif pour les officiers, et J
vingt-cinq ans accomplis de service effectif les sous-o*^
pour
ciers, caporaux, brigadiers et soldats.
La pension ?e règle sur le grade dont le militaire est
Ululait
s'il a an moins deux ans d'activité dans ce grade ; dans le
cas contraire, elle est réglée sur le grade immédiatement
inférieur.
La, pension de retraite de tout officier, sous-officier, caporal et
brigadier ayant douze
ans accomplis d'activité dans son grade,
est augmentée du cinquième alors même qu'il aurait droit au
Diaxiraum.
Décompte des campagnes.
Sera compté pour la totalité, en sus de sa durée effective, le
service qui aura été fait :
1° Sur le pied de guerre
2° Dans un corps d'armée occupant un territoire étranger, en
temps de paix ou de guerre ;
3° A bord, pour les troupes embarquées en temps de guerre
Maritime ;
4° Hors d'Europe, en temps de paix, pour les militaires en-
voyés d'Europe; le même service en temps de guerre leur sera
compté pour le double en sus de sa durée effective.
Sera compté de la même manière le temps de captivité, à
l'étranger, des militaires prisonniers de guerre.
Sera compté pour moitié en sus de sa durée effective :
1° Le service militaire sur la côte
en temps de
guerre ma-
ritime ;
2° Le service militaire abord, pour les troupes embarquées en
temps de paix.
Dans la supputation des bénéfices attachés aux campagnes,
chaque période dont la durée aura été moindre de douze mois
sera comptée comme une année accomplie. Néanmoins il ne peut
être compté plus d'une année de campagne dans une période de
douze mois.
La fraction qui excédera chaque période dont la durée aura été
de plus d'une année, sera comptée comme une année entière.
Le maximum de la pension étant acquis à cinquante ans de
service, campagnes comprises, il s'ensuit que les campagnes
au delà de vingt ne donnent droit à aucune augmentation dans
la fixation de la pension.
Pensions pour blessures et infirmités ; catégories établies.
Les blessures donnent droit à la pension de retraite lorS"
qu'elles sont graves et incurables, et qu'elles proviennent d'évé-
nements de guerre ou d'accidents éprouvés dans un service
commandé.
Les infirmités donnent le même droit lorsqu'elles sont graveS
et incurables, et qu'elles sont reconnues provenir des fatigué
ou dangers du service militaire.
Les blessures ou infirmités provenant des causes énoncée5
ci-dessus ouvrent un droit immédiat à la pension si elles ont
occasionné la cécité, l'amputation ou la perte absolue de l'usage
d'un ou plusieurs membres.
Dans les cas moins graves, elles ne donnent lieu à lapensioC
que sous les conditions suivantes :
1° Pour l'officier, si elles le mettent hors d'état de rester en
activité, et lui ôtent la possibilité d'y rentrer ultérieurement ;
2° Pour le sous-officier, caporal, brigadier ou soldat, si elleS
le mettent hors d'état de servir et de pourvoir à sa subsiS'
tance.
Pour la cécité, l'amputation ou la perte absolue de l'usage dei
deux membres, la pension est fixée au maximum d'ancienne^
10"
déterminé parle tarif,çlus 20 p. 100 pour les officiers et 30 p.
pour la troupe.
Pour l'amputation d'un membre ou la perte absolue de l'usagé
de deux membres, la pension est fixée au maximum.
Les blessures ou infirmités qui occasionnent la perte absolrle

que soit la durée des services.


de l'usage d'un membre, ou qui y sont reconnues équivalenteS,
donnent droit au minimum de la pension d'ancienneté, quelle

Chaque année de service, y compris les campagnes, ajoute >


cette pension un vingtième de la différence du minimum al1
maximum d'ancienneté.
Le maximum est acquis à 20 ans de services, campagnes coIO'
prises.
Pour les blessures ou infirmités moins graves, les position*
sont fixées pareillement au minimum d'ancienneté; mais elleS
ne sont augmentées, dans la proportion ci-dessus fixée, que pout
chaque année de service au delà de trente ans, campagnes com-
prises.
Le maximum est acquis à 50 ans de service, y compris les
campagnes.
La pension pour blessures ou infirmités
se règle sur le grade
dont le militaire est titulaire, et elle est augmentée du cinquième
pour ceux ayant douze ans d'activité dans ce grade.
Pensions des veuves et orphelins.
Ont droit à une pension viagère :
1° Les veuves de militaires tués sur le champ de bataille ou
dans un service commandé;
2° Les veuves des militaires qui ont péri à l'armée, et dont la
mort a été causée soit par des événements de guerre, soit par
des maladies contagieuses ou endémiques, aux influences des-
quelles ils ont été soumis par les obligations de leur service ;
3° Les veuves de militaires morts des suites de blessures re-
çues soit sur le champ de bataille, soit dans un service com-
mandé, pourvu que le mariage soit antérieur à ces blessures;
4° Les veuves de militaires morts en jouissance de la pension
de retraite, ou en possession de droits à cette pension, pourvu
que le mariage ait été autorisé conformément au décret du 16 juin
1808, et contracté deux ans avant la cessation de l'activité ou du
traitement militaire du mari, ou qu'il y ait un ou plusieurs en-
fants issus du mariage antérieur à cette cessation.
En cas de séparation de corps, prononcée à la requête du mari
la veuve d'un militaire
ne peut prétendre à aucune pension; les
enfants, s'il y en a, sont considérés comme orphelins.
Après le décès de la mère, ou lorsque, par l'effet de la sépara-
tion, elle
se trouve déchue de ses droits à la pension, l'enfant
Ou les enfants mineurs des militaires morts dans les cas prévus
ci-dessus, ont droit, quel que soit leur nombre, à un secours
annuel égal à la pension que la mère aurait été susceptible
d'obtenir.
Ce secours est payé jusqu'à
ce que les plus jeune d'entre eux
ait atteint l'âge de vingt et
un ans accomplis ; mais, dans ce cas,
la part des majeurs
est réversible sur les mineurs.
La pension des veuves des militaires est fixée au quart du maxi-
mum de la pension d'ancienneté affectée au grade dont le mari
était titulaire, quelle que soit la durée de son activité dans ce
grade. Néanmoins la pension des veuves des caporaux, brigadiers,
soldats et ouvriers ne sera pas moindre de cent francs.
La pension est élevée du quart à la moitié du maximum dans
les cas suivants:
1° Pour les veuves des militaires tués sur le champ de ba-
taille;
2° Pour les veuves des militaires qui ont péri à l'armée, et
dont la mort a été occasionnée par des événements de guerre ;
3° Pour les veuves des militaires morts des suites de blessures
reçues dans les circonstances prévues par les deux paragra-
phes précédents, pourvu que le mariage soit antérieur à ces
blessures.
Le bénéfice des dispositions ci-dessus est applicable aux se-
cours annuels alloués aux orphelins des militaires dont il s'agit.
Les pensions militaires sont personnelles et viagères; elles
sont incessibles et insaisissables, excepté dans le cas de débet
envers l'État ou dans les circonstances prévues par les articles
203 et 205 du Code Napoléon.

5° Composition des conseils de guerre et parquets militaires.


(Code de justice militaire du 9 juin 1857; arrêté du 3 mai 1848
et décret du 29 août 1851.)
Il y a un conseil de guerre permanent au chef-lieu de cha-
cune des circonscriptions militaires territoriales formées à l'in-
térieur sous le titre de régime de corps d'armée ou de comman-
dement supérieur, et en Algérie sous le titre de division militaire.
Si les besoins du service l'exigent, un deuxième conseil de
guerre peut être établi dans la division par décret du Chef de
l'État, qui fixe le siége de ce conseil et en détermine le ressort.
Le conseil de guerre permanent est composé d'un colonel ou
lieutenant colonel et de six juges; savoir:
Un chef de bataillon, ou chef d'escadron, ou major;
Deux capitaines;
Un lieutenant ;
Í
Un sous-lieutenant;
Un sous-ouicier.
Il y a près de chaque conseil de guerre
un parquet composé
d un commissaire du Gouvernement, d'un rapporteur et d'un
greffier.
Il peut être nommé un ou plusieurs substituts du commissaire
du Gouvernement et du rapporteur, et
un ou plusieurs commis
greffiers.
Les commissaires du Gouvernement et leurs substituts rem-
plissent, près les conseils de guerre, les fonctions du ministère
public.
Les rapporteurs et leurs substituts sont chargés de l'ins-
truction.
Les greffiers et les commis-greffiers font les écritures.
Les présidents et les juges sont pris parmi les officiers et sous-
officiers en activité dans la circonscription; ils peuvent être
remplacés tous les six mois, et même dans un délai moindre,
s'ils cessent d'être employés dans la circonscription. Ils sont
nommés par le général commandant la circonscription.
Les commissaires du Gouvernement et les rapporteurs sont
pris parmi les officiers supérieurs, les capitaines, les sous-inten-
dants militaires ou adjoints, soit en activité, soit en retraite.
Les substituts sont pris parmi les officiers en activité dans la
circonscription.
Les greffiers sont choisis parmi les commis greffiers titulaires,
et à défaut parmi les anciens militaires, comptant trois années de
grade de sous-officier et ayant subi les examens exigés. Ils sont
divisés en quatre classes, sous le titre générique d'officiers d'ad-
ministration.
Les commis greffiers sont choisis parmi les sous-officiers en
activité ou libérés comptant également trois ans de grade de
sous-officier; ils sont adjudants sous-officiers.
Les huissiers ou appariteurs parmi les anciens militaires. Ils
sont sergents.
La composition des conseils de guerre est maintenue ou modi-
fiée suivant le grade de l'accusé, conformément aux tableaux
annexés au Code de justice militaire.
Quand une affaire paraîtra de nature à entraîner de longs dé-
bats, le Ministre de la guerre ou le général de division, suivant le
cas, pourront nommer avant l'ouverture des débats un ou deux
juges supplémentaires. Ces juges assisteront aux séances comme
les juges titulaires et ne prendront pas part aux délibérations
dans la salle du conseil que s'ils ont remplacé un juge empêché-
(Loi du 26 juillet 1873.)

Instruction de l'affaire par le rapporteur.


La poursuite des crimes et délits ne peut avoir lieu, à peine
de nullité, que sur un ordre d'informer donné par le général
commandant la circonscription, soit d'office, soit d'après les rap-
ports, actes ou procès-verbaux qui les constatent, et qui lui sont
adressés par les autorités appelées à rechercher ces crimes ott
délits et à en rassembler les preuves.
L'ordre d'informer pour chaque affaire est adressé au commis-
saire du Gouvernement près le conseil de guerre qui doit en
connaître avec les rapports, procès-verbaux, pièces, objets saisis
ou autres documents à l'appui.
Le commissaire du Gouvernement transmet immédiatement
toutes les pièces au rapporteur.
Le rapporteur procède à l'interrogatoire de l'accusé.
Il l'interroge sur ses nom, prénoms, âge, lieu de naissance
profession, domicile, et sur les circonstances du délit ; il lui fait
représenter toutes les pièces pouvant servir à conviction, et il
l'interpelle pour qu'il ait à déclarer s'il les reconnaît.
S'il y a plusieurs prévenus du même délit, chacun d'eux est
interrogé séparément, sauf à les confronter s'il y a lieu.
L'interrogatoire fini, il en est donné lecture au prévenu, afin
qu'il déclare si ses réponses ont été fidèlement transcrites, si
elles contiennent la vérité et s'il y persiste. L'interrogatoire est
signé par le prévenu et clos par la signature du rapporteur et
celle du greffier.
Si le prévenu refuse de signer, mention est faite de son refus.
Il est pareillement donné lecture au prévenu des procès-ver-
baux de l'information.
Le rapporteur cite les témoins par le ministère des agents
de la force publique et les entend ; il décerne les commissions
rogatoires et fait les autres actes d'instruction que l'affaire peut
exiger, en se conformant aux dispositions du Code d'instruction
criminelle.
L instruction terminée, le rapporteur transmet les pièces, avec
son rap; ort et son avis, au commissaire du Gouvernement, lequel
les adresse immédiatement,
avec ses conclusions, au général com-
mandant la circonscription, qui prononce sur sla mise en [juge-
ment; s'il ne la prononce pas, il doit rendre compte au Ministre
des raisons qui l'engagent à refuser l'ordre de mise en jugement.
Si le général de circonscripion décide la mise en jugement,
l'ordre est adressé au commissaire du Gouvernement.
L'ordre de mise en jugement est adressé au commissaire du
Gouvernement avec toutes les pièces de la procédure, et avec
indication des jour et heure de la réunion du conseil.
Trois jours avant cette réunion, le commissaire du Gouverne-
ment notifie cet ordre à l'accusé, en lui faisant connaître le crime ou
le délit pour lequel il est mis en jugement, le texte de la loi appli-
cable, et les noms des témoins qu'il se propose de faire citer.
Il l'avertit, en outre, que s'il ne fait pas choix d'un défenseur,
il lui en sera nommé un d'office par le président.
Le défenseur doit être pris soit parmi les militaires, soit
parmi les avocats et les avoués, à moins que l'accusé n'obtienne
du président la permission de prendre pour défenseur un de ses
parents ou amis.
Rôle du président et du commissaire du Gouvernement.
Le conseil de guerre se réunit au jour et à l'heure fixés par
l'ordre de convocation.
Des exemplaires du Code de justice militaire, du Code d'ins-
truction criminelle et du Code pénal ordinaire sont déposés sur
le bureau.
Les séances sont publiques ;néanmoins si cette publicité
parait dangereuse' pour l'ordre ou pour les mœurs, le conseil
ordonne que les débats auront lieu à huis-clos.
Le président a la police de l'audience. Les assistants sont sans
armes ; ils se tiennent découverts, dans le respect et le silence.
Lorsque les assistants donnent des signes d'approbation ou d'im-
probation, le président les fait expulser. S'ils résistent à ses
ordres, le président ordonne leur arrestation et leur détention
pendant un temps qui ne peut excéder quinze jours.
Le président fait amener l'accusé, lequel comparait sous garde
suffisante, libre et sans fers, assisté de son défenseur; il lui de-
mande ses nom et prénoms, son âge, sa profession, sa demeure
et le lieu de sa naissance; si l'accusé refuse de répondre, il est
passé outre.
Le président fait lire par le greffier l'ordre de convocation, le
rapport sur l'affaire et les pièces dont il lui paraît nécessaire de
donner connaissance au conseil; il fait connaître à l'accusé le
crime ou le délit pour lequel il est poursuivi ; il l'avertit que la
loi lui donne le droit de dire tout ce qui est utile à sa défense ; il
avertit aussi le défenseur de l'accusé qu'il ne peut rien dire
contre sa conscience ou contre le respect dû aux lois, et qu'il
doit s'exprimer avec décence et modération.
Le président est investi d'un pouvoir discrétionnaire pour la
direction des débats et la découverte de la vérité. Il peut, dans
le cours des débats, appeler, même par mandat de comparution
et d'amener, toute personne dont l'audition lui parait nécessaire;
il peut aussi faire apporter toute pièce qui lui paraîtrait utile à
la manifestation de la vérité.
Le président procède à l'interrogatoire de l'accusé et reçoit les
dépositions des témoins.
Le commissaire du Gouvernement est entendu dans ses réqui-
sitions et développe les moyens qui appuient l'accusation.
L'accusé et son défenseur sont entendus dans leur défense.
Le commissaire du Gouvernement réplique s'il le juge conve-
nable; mais l'accusé et son défenseur ont toujours la parole les
derniers.
Le président demande à l'accusé s'il n'a rien à ajouter à sa
défense, déclare ensuite que les débats sont terminés et fait re-
tirer l'accusé.
Délibération du conseil ; prononcé du jugement.
Les juges se rendent dans la chambre du conseil ; ils ne peu-
'Vent plus communiquer avec personne ni se séparer avant que
le jugement ait été rendu. Ils délibèrent hors la présence du
commissaire du Gouvernement et du greffier.
Ils ont sous les yeux les pièces de la procédure.

inférieur ; il émet son opinion ledernier.


Le président recueille les voix, en commençant par le grade
*
Les questions sont posées par le président dans l'ordre suivant,
pour chacun des accusés :
1° L'accusé est-il coupable du fait qui lui est imputé ?
20 Ce fait a-t-il été commis avec telle ou telle circonst
aggravante?
3° Ce fait a-t-il été commis dans telle circonstance qui le ren
excusable d'après la loi?
Si l'accusé est âgé de moins de seize ans, le président pos
cette question : L'accusé a-t-il agi avec discernement ?
Ces questions ne peuvent être résolues contre l'accusé qu'à la
majorité de cinq voix contre deux.
Si l'accusé est déclaré coupable, le conseil de guerre délibère
Sur l'application de la peine.
Dans le cas où la loi autorise l'admission de circonstances
atténuantes,, si le conseil de guerre reconnaît qu'il en existe en
faveur de l'accusé, il le déclare à la majorité absolue des voix.
La peine est prononcée à la majorité de cinq voix contre
deux.
Si aucune peine ne réunit cette majorité, l'avis le plus favo-
rable sur l'application de la peine est adopté.
En cas de conviction de plusieurs crimes ou délits, la peine la
plus forte est seule prononcée.
Le jugement est prononcé en séance publique par le président,
qui donne lecture des motifs et du dispositif.
Si le condamné est décoré ou médaillé, le président prononce
la dégradation de la Légion d'honneur ou de la médaille avant
de lire le jugement.
Le commissaire du Gouvernement fait donner lecture du juge-
ment à l'accusé par le greffier, en sa présence et devant la garde
assemblée sous les armes.
Pourvoi en révision.
Aussitôt après la lecture du jugement, le commissaire du
Gouvernement avertit le condamné que la Iji lui accorde vingt-
quatre heures pour exercer son recours devant le conseil de
révision. Ce pourvoi peut-être fait par le défenseur du con-
damné.
Le commissaire du Gouvernement peut faire appel du juge-
ment à minima.
Dans le cas d'acquittement ou d'absolution de l'accusé, l'annu-
lation du jugement ne pourra être poursuivie par le commissaire
du Gouvernement que dans l'intérêt de la toi et sans préjudicier
à la partie acquittée.
Lorsque la nullité procédera de ce que le jugement aura pro-
noncé une peine autre que celle appliquée par la loi à la nature
du crime, l'annulation pourra être poursuivie tant par le ministère
public que par la partie condamnée.
La même action appartiendra au ministère public contre les
jugements d'absolution, si l'absolution a été prononcée sur le
fondement de la non-existence d'une loi pénale qui pourtant au-
rait existé.
Il existe actuellement quatre conseils de révision permanents:
un à Paris, un à Lyon, deux en Algérie. Leur nombre peut être
changé par décret du Chef de l'État.
Les conseils de révision sont composés d'un président, général
de brigade, et de quatre juges; savoir:
Deux colonels ou lieutenants-colonels ;
Deux chefs de bataillon, ou chefs d'escadron, ou majors.
Il y a près de chaque conseil de révision un commissaire du
Gouvernement et un greffier.
Les fonctions de commissaire du Gouvernement sont remplies
par un officier supérieur ou un sous-intendant militaire.
Il peut être nommé un substitut du commissaire du Gouverne-
ment et un commis greffier si les besoins du service l'exigent.
Le président et les juges du conseil de révision sont pris parmi
les officiers en activité dans la division où siège le conseil, et
nommés par le général commandant la division. Ils peuvent être
remplacés tous les six mois, et même dans un .délai moindre,
s'ils cessent d'être employés dans la division.
Les commissaires du Gouvernement sont pris parmi les offi-
ciers supérieurs ou parmi les sous-intendants militaires en acti-
vité de service ou en retraite.
Les substituts sont pris parmi les officiers ou parmi les mem-
bres de l'intendance militaire en activité de service.
Après la déclaration du lecours en révision, le commissaire
du Gouvernement près le conseil de guerre adresse sans retard
au commissaire du Gouvernement près le conseil de révision une
expéditiou du Jugement et de l'acte de reeours. Il y jatot les
pièces de la procédure et la requête de Faccuse, si eUe a M,
déposée.
Les conseils de révision ne connaissent pas du fond des
affaires. Ils ne peuvent annuler les jugements que dans les cas
Suivants :
1° Lorsque le conseil de guerre n'a pas été composé confor-
mément aux dispositions du Code de justice militaire ;
20 Lorsque les règles de la compétence ont été violées;
3° Lorsque la peine prononcée par la loi n'a pas été appliquée
aux faits déclarés constants par le conseil de guerre, ou lors-
qu'une peine a été prononcée en dehors des cas prévus par
la loi ;
40 Lorsqu'il y a eu violation ou omission des formes prescrites
à peine de nullité;
5° Lorsque le conseil de guerre a omis de statuer sur une de-
mande de l'accusé ou une réquisition du commissaire du Gouver-
nement, tendant à user d'une faculté ou d'un droit accordé par
la loi.
Si le recours est rejeté, le commissaire du Gouvernement
transmet le jugement du conseil de révision et les pièces au
Commissaire du Gouvernement près le conseil de guerre qui a
rendu le jugement, et il en donne avis au général commandant
la division. Le jugement est exécutoire dans les 24 heures qui
suivent la notification de la décision du conseil de révision. Le
général de division a toujours le droit de suspendre l'exécution
au jugement, il en rend compte au Ministre; il fait toujours sur-
seoir à l'exécution quand il s'agit de la peine capitale.
Si le conseil de révision annule le jugement [pour incompé-
tence, il prononce le renvoi devant la juridiction compétente, et
s'il l'annule pour tout autre motif, il renvoie l'affaire devant le
conseil de guerre de la division qui n'en a pas connu, ou, à dé-
faut d'un second conseil de guerre dans la division, devant celui
d'une des divisions voisines.
Pourvoi en cassation.
Ne peuvent, en aucun cas, se pourvoir en cassation contre les
jugements des conseils de guerre et de révision:
1° Les militaires, les assimilés aux militaires et tous autres in-
dividus justiciables des conseils de guerre;
20 Les individus soumis à raison de leur position aux lois et
règlements militaires ;
3° Les justiciables des conseils de guerre aux armées et dans
les divisions territoriales en état de guerre;
4° Tous individus enfermés dans une place de guerre en état
de siège.
Les accusés ou condamnés qui ne sont pas compris dans les
désignations qui précèdent peuvent attaquer les jugements des
conseils de guerre et de révision devant la Cour de cassation,
mais pour cause d'incompétence seulement.
lre Leçon. Préliminaires. 3
, ,

Aperçu de l'ensemble, des -attributions de l'[Link].6'


par positions, mutations, revues. —. Nomencla-
Ce qu'on entend
individus.
Vers agents.
ture des. positions pour* les corps et les. 6
Composition, des conseils d'administration et fonctions des ,di.,
8
Comment est exercée, la police administrative des corps ; attri-
butiondes membres de l'intendance.. 12

-Ill" 2e et 3e leçons. De la Solde. èl-:' 9-


-

Commeilt sont .fixées [Link]ées [Link],e et les masses; états


.percevoi!:.
ttetien..
établis par le trésorier pour -
de la masse individuelle
13
Objet
Masse générale d'entretien. < • «\ • • • •
14
14
la
Dépenses principales au compte de masse générale d'en-
14 î
Paiement [Link] solde,, feuille de prêtr feuille d'émargement 16
troupe
Quand commencent et quand cessent les droits à la; solde, pour

positions.
lés officiers et .pQU £ la 17
l

Solde guerre.
de
Solded'absence.
sur le [Link]
Solde
présence
Variation de la solde avec, les 18
18
19

à l'hôpital
M
congé
Solde en
Solde en * 20

Solde en détention..
captivité
21

Perte du rappel
Solde en jugement et 21
22

hautes-paies.
Accessoires [Link].-
Des

instructeurs
Des indemnités
1° Indemnité
• 22
23
2S
24
25
route.
20 Indemnité en
aux
:
3° Indemnité en rassemblement.
25
25
40 Indemnité à l'ordinaire pour la fête nationale 25
5* Indemnité pour résidence dans
6° Indemnité pour résidence en
Paris
Algérie
Par"
25
26

ou de reconnaissance
7° Indemnité aux officiers employés aux travaux topographiques

service
8° Indemnité pour frais de
26
26
9° Indemnités pour frais de bureau 27
10° Indemnités en remplacements de vivres 27
11° Indemnité pour perte de chevaux et d'effets 21

campagne
12° Indemnité de première mise d'équipement 28

armées.
13° Indemnité d'entrée en 28
Indemnités les fonctions
44°
de secrétaire-archiviste
aux portiers-consignes remplissant
fô[Link]é aux officiers employés copûtne vaguemestres aux
29

retraite)
29

solde.
16° Indemnité aux surveillants de prisonniers de guerre et con-
ducteurs de convois de prisonniers de guerre (Officiers et sous-

40
officiers en
Retenues possibles sur la

Leçon. Des Subsistances.


29
30

manutentions. service

rations
Mode d'exécution du 31
Des

4° aux fourrages
Droits : 10 au pain ; 2°

Quotité des
aux vivres de campagne

Observations sur la qualité des


denrées,
; 3" aux liquides,

principalement du pain.
32

33
34
36
Établissement des bons
Manière dont ont lieu les distributions ; leur
Totalisation trimestrielle des bons
rejet. 39
40
41

50 Leçon. Du Chauffage.

Qualité des
adjudication.
combustibles
Idée du mode d'entreprise par 42
43
aliments. — Rations, collectives
Chauffage pour la cuisson des
sous-officiers
et individuelles ; rations des
Prélèvement possible sur les rations.
Chauffage d'hiver; division du territoire en trois régions.

44
45

Chauffage l'infirmerie
Rotations collectives et individuelles
de 46
46
région
Chauffage et éclairage des

distribution.
Ii -d'hiver dans chaque
corps de garde. - Division du temps
Détails sur le bon de chauffage établi par le trésorier, et sur la
Plie..

47

48

6e et 78
Magasins généraux, réception des draps.
Leçons. Habillement.

Fonctions du capitaine d'habillement et de ses adjoints. —


Confection des effets dans le corps
50

53
Effets de la lre catégorie. — Manière de décompter leur durée.
— Bons à titre de lre mise ou de remplacement. — Bulletin
de versement. - Marquage des effets

d'effets
53
Effets de la 2e catégorie. — Manière de décompter leur durée. *
- Bons à titre de lre mise ou de remplacement.- Bulletin de
Réparations
d'effets.
versement. — Numéro de classement par nature d'effets.
Moins-value; cas de perte
Destination des effets classés hors de service
Effets de petit équipement.
56
57
57
58

distribution.
— Commission d'achat;
réception 59

l'armement
Bons de linge et chaussure ;
Effets des hommes morts ou ayant
De
déserté.
Imputation des réparations: 1° à l'homme; 20 à l'abonnement;
60
61
61

bois.•
d'armes.
3° au chef du corps ; 40 à l'État. — Réparations faites par le
chef armurier; registre des réparations
Achat de pièces
Marques E et P apposées sur le
Revue annuelle de l'armement

--
J
Casernement.
63
65
66
66

génie
, v 8e Leçon. i

logement
Police des bâtiments, militaires; attributions du sous-intendant
et du chef du
Assiette du

génie
lieux.
Remise du casernement; état descriptif des
LI
68
69
69

dégradations
Ameublement fourni par le 70
Visite trimestrielle du casernement; évaluation et paiement

Blanchiment
des
évacuation des bâtiments
Lits militaires; marché passé
avec la compagnie Laffite.
72
72
72
Pas'"
Détail desprestatians; devis des principales fournitures; loyers
d'entretien et d'occupation.. 73

rebattage des matelas.


Manutentions .périodiques; échange des draps;

Manutentions accidentelles
la paille;de
77

préposé.
Distributions des fournitures et réintégration en magasin

annuel.
Revue trimestrielle passée par l'officier de casernement et le

Imputation dès dégradations,


Inventaire
Logement chez l'habitant en
réparations.
route
et en station
78
79

80
80
81
82

droit.
98 Leçon.' Service

délivrés
Feuilles de route, titres y donnant
Feuilles de route collectives; mandats
Mutation en route-, distribution
de marche.

de pain
84
85
85
Feuilles de route individuelles ; tracé de l'itinéraire 86
trajet.
Délai accordé aux officiers pour se mettre en route et accom-
plir le ;
Militairemaladeenroute.,. 87

PertedelafeuiMederoute'
Indemnité de route
87

l'indemnité
Paiement de
88
88

voyage.
89
Avances en route, en argent et en effets de petit équipement.. 90

Desconvoismilitaires.
Indemnité extraordinaire de 90

fer.
91

escadrons complets
Prestations accordées aux détachements et aux bataillons ou
Transports des troupes par relais 91
92
Convois par eau et par chemin de 93

Surveillance de la gendarmerie.
Convois pour les hommes isolés, mandats délivrés 93
94

gence
s
10e Leçon. Hôpitaux et Prisons.
Autorité de l'intendanqe dans les établissements hospitaliers..
IHllets d'hôpital; entrée du militaire à l'hôpital; entrée d'ur-
95

9i
d'hôpital.,
Régime
Salle cbe détenus
Visite et surveillance
Pages.
97
98
98
Sortie de l'hôpital : 1° par suite de guérison; 20 par évacuation

Des prisons 2.
individuelle et collective; 30 par suite d'évasion; 40 de décès. 99
Réforme des hommes dans les hôpitaux, congés n8" 1 et

détenus.
101

d'éprou. ;
Catégories des.
Ordre
Traitement des 104
prisonniers.. loi
Établissements pénitentiaires 105
103
104

t t e et 12e Leçons. Détails sur l'administration intérieure


des compagnies et escadrons.


-
parlesous-intendant.
Formation et objet des contrôles annuels. Contrôle tenu

journaliers.
2" Situation et rapports
107
109
30
feuille supplémentaire »
Détail d'exécution d'une feuille de prêt, feuille spéciale; •

chevaux. trimestre.
État comparatif dressé à la fin du
4° Livret matricule des officiers, des nominesdè troupe et des

50
d'enregistrement.
Registre de comptabilité trimestrielle, livre de détail, cahier

troupe.
110
111
m

Service payé
Livret individuel des hommes de

6° deet l'ordinaire
11t
115,
116,

.,
117
Recettes dépenses de l'ordinaire 117
,
Surveillance de ce ,
7° Masse individuelle service 118
118
Droits à la fe mise; suppléments à la masse 118

droit; perte de rappel


Allocation de la prime journalière ; cas où l'homme n'y a pas
119

corps.
Recettes de la masse individuelle.- Versements volontaires. —
Masses des hommes xenus d'autres
Dépenses. — Paiement de la masse des hommes libérés. — Ver-
sement à la masse générale
120

120

à un autre corps 121


Bulletin de situation de
masse établi pour le militaire passant
Arrêtés des comptes .courants. ages.

Complet réglementaire
Établissementde la feuille décompte la masse individuelle.
de de
122
122
122
Paiement de l'excédant de masse

Détails d'exécution
8° Objet des feuilles de journées
centralisation.
Indiquer ce que c'est qu'une revue administrative et ce qu'on
123
124
125

Revues deliquidation.
entend par

moins-perçus
Règlement des trop-perçus et des
126
128
130

15e, 14e et 43e Leçons. Études des principales lois


militaires.

1° Loi du 27 recrutement.
juillet 1872 sur le 131

Exemption.
Exclusions du service

Dispenses.
Des appels. Série des opérations de recrutement
131
132

d'appel.
Départ.
Attributiobs dès conseils de révision
132
133
134

an.
Registre matricule
Sursis 135

Etio-le conseil
Substitution devant
gements volontaires.
135
135
136

Rengagements
136
Engagements conditionnels d'un 137
138
2° Loi du 14 avril 1832 sur l'avancement. - Temps nécessaire
pour passer d'un grade à un autre 138

campagne.
Grades à l'ancienneté et au
Modifications en
les
choix
Dispositions de l'ordonnance du 16 mars 1838, concernant
inférieurs.
conditions d'avancement dans les grades
139
139

140
Cassation et rétrogradation des sous-officiers 144
3° Positions de l'officier définies par la loi du 19 mai 1834. 145
40 Lois du 26 avril 1855 et du 25 juin 1861 sur les retraites
Décompte des campagnes 146
147
Pensions pour blessures et infirmités; catégories établies 148
Pensions des veuves et orphelins 149
Composition des conseils de
bor et parquets militaires..
guerre 150
rapporteur.
Instruction de l'affaire par le
gouvernement.
Rôle du président et du commissaire du
Pages.
152
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fr. 75

Common questions

Alimenté par l’IA

Military courts, comprising a colonel or lieutenant colonel and six judges including various ranks, ensure a comprehensive representation in decision-making . Reviews are conducted based on criteria like improper composition or competence violations . This structured judicial setup ensures discipline is upheld through appropriate checks and balances while maintaining fairness derived from probationary reviews, thus fostering accountability and justice within military ranks.

The wages of deceased officers are paid to the Caisse des Dépôts et Consignations, remaining accountable to their heirs . However, for soldiers who have died or deserted, or were removed from the rolls due to a prolonged absence or conviction, their wages are acquired by the state . This highlights a structured approach to managing the financial obligations of military personnel, ensuring that while heirs of officers benefit, the state retains the wages of non-officers affected by discipline or absence actions.

Military pay is categorized into two main types: active pay and non-active pay. Active pay, further divided into presence pay, absence pay, and availability pay, is adjusted based on conditions such as peace or war footing for presence pay, and includes various conditions like leave, hospital stays, judgment, detention, and captivity for absence pay . Presence pay on peace footing is allotted to military personnel actively serving at their post . These differentiations ensure soldier entitlements are aligned with their current service status and effectively address the complexities of military life .

Officers captured as prisoners of war receive absence pay equivalent to their grade’s absence pay from the day after their capture until their return to France . Non-officers, on their return, are entitled only to two months of pay, or if captivity is shorter, payment for actual documented days . This distinction underscores a structured hierarchy in military financial compensation during captivity, reinforcing the differences in status and responsibilities between officers and enlisted personnel.

The service lifespan for military clothing is calculated quarterly. Effects returned to storage before completing their service term have their duration suspended, failing which their duration is extended by a quarter or year not exceeding their original cost . This system of calculating service life demonstrates an efficient resource management approach, ensuring maximum utilization of military assets and cost-effectiveness.

Disputed supplies undergo arbitration if manufacturers disagree with commission judgments, involving three arbitrators for final decisions . This process allows for impartial resolution while maintaining integrity and quality in military supplies. Additionally, rejected supplies are assessed by consequent arbitration minimizing conflicts and ensuring suppliers adhere to standards, underscoring the military's commitment to fairness and quality assurance.

Military pensions for deceased soldiers' families increase by 25-50% if death occurred in battle or resulted from war-related injuries, provided marriage precedes injury incidents . These pensions are inalienable and life-long except for debts to the state or as specified by law . This pension structure signifies moral support and financial security for military families, particularly recognizing the sacrifices made in service of the country.

For lost or out-of-service equipment due to negligence, the individual soldier is responsible for the reduced value or full replacement cost for weapons . This accountability is recorded via a nominative bulletin, certified and evaluated by relevant officers, and approved by the military's administrative body . This structured process ensures strict accountability, promoting responsibility and conservation of government property among personnel.

Clothing officers manage materials, including their storage, conservation, fabrication, repair, distribution, and shipping of attire, accoutrements, and other military supplies . They are aided by officers appointed by the major, ensuring that the clothing officer's responsibilities are efficiently executed. The detailed management and logistical support reflect the military's emphasis on maintaining operational readiness through organized supply chains.

Officers detained pending judgment or for a sentence not resulting in the loss of rank receive absence pay from the beginning of detention until either a judicial decision or military status modification . If acquitted, they can reclaim half of this pay . This reflects a presumption of innocence until proven guilty, while also limiting financial implications only to the period of legal uncertainty, thus balancing legal rights with organizational discipline.

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