0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
26 vues48 pages

Coûts de production et fonction d'offre

Transféré par

Khadija Rezzouk
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
26 vues48 pages

Coûts de production et fonction d'offre

Transféré par

Khadija Rezzouk
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

3:52

Cours de microéconomie II
Pr. A. BAIDANE

Chapitre 5:
Coût de production et
fonction d’offre

• Tout comme il y a des fonctions de


production, il y a aussi des fonctions de coûts
car pour produire, l’entreprise utilise des
facteurs de production (travail et capital) qui
ont un coût.
• La fonction de production montre la relation
entre la quantité produite (Q) et la quantité
d’inputs L et K utilisée pour produire cette
quantité. Q = f ( K , L )
• La fonction de coût total CT montre la relation
entre la quantité produite (Q) et ses coûts de
production.

• De cette fonction de CT on peut déduire celles


du CM et du Cm.
• La confrontation de ces courbes et des
conditions de l’optimum de production
permettent de construire la courbe d’offre du
producteur.

1
3:52

I- Fonctions de coûts et courbes de


coûts
• Pour calculer les coûts, il importe de
distinguer le court et le long terme.
• A court terme on suppose que seul le fecteur L
varie (K est fixe).
• A long terme les deux facteurs L et K
deviennent variables.

A- Analyse de courte période


• On distingue d’abord:
• Les coûts fixes (CF) : ce sont des coûts
indépendants du niveau de production
(bâtiments, loyer, assurance, etc.).
• Les coûts variables (CV): ils évoluent avce le
niveau de productions (matières premières, les
salaires, etc.). Parmi les CV on distingue les CV
proportionnels (CVP) comme les matières
premières et les CV non proportionnels (CVNP)
comme les heures supplémentaires.

• CT = CF + CV
• CT = CF + CVP + CVNP
• CM = CT/Q (coût moyen = coût unitaire)
• CFM = CFT/Q
• CVM = CVT/Q

2
3:52

Relations entre fonctions de coût


• On sait que la productivité moyenne PM est
égale au produit total PT divisé par la quantité
du facteur variable.
• Puisque L est le facteur variable, on a:
PM = Q/L
• On a aussi: CVM = L PL/Q = PL . L/Q = PL .1/PM
donc le CVM atteint son minimum lorsque le
PM atteint son maximum.

• Cm = dCT/dQ = dCVT/dQ puisque K est constant

• Et Pm = dQ/dL

• Le coût marginal est inversement lié à la


productivité marginale du travail (PmL).

• Or, on sait que la PmL croit puis décroît, donc le


coût marginal décroît puis croit ( il prend une
courbe en forme de U)

3
3:52

Relation entre les courbes de coûts

• La courbe de CVT connait dans


un premier temps une
augmentation à un taux
décroissant puis, à un taux
croissant à partir de A’.
• En ce point d'inflexion A’, la
dérivée première du CVT est
supérieure à zéro (CVT'
> 0). Mais la dérivée seconde
CVT" est égale à zéro. Ce point
correspond au minimum du
coût marginal (B’).

• La courbe du CM est de même


forme que celle du CVM, mais
elle se situe plus haut.
• L'écart entre le minimum de la
courbe de CM et du CVM
correspond aux coûts fixes. Plus
le CFM est importants plus cet
écart est grand.
• Cependant, pour les industries
marquées par des coûts fixes
très élevés (chemins de fer…)
lorsque le niveau de production
est très grand le CFM (unitaire)
aura tendance à baisser jusqu’à
s’approcher de zéro. Dans de
telles conditions, la courbe du
CM va baisser jusqu’à se calquer
sur celle du CVM.

4
3:52

• La courbe du Cm décroit
d'abord, atteint un minimum
B’ puis croit. Cette forme
découle de celle de la courbe
du CVT :
 Quand la courbe du CVT est
concave la courbe de Cm
décroit. En effet, à ce niveau,
une augmentation constante
de produit provoque une
augmentation décroissante
du coût.
 Quand la courbe du CVT
devient convexe, la courbe de
Cm commence à accroître.

• Quand le CM décroît, la
courbe du Cm se situe sous
celle du CM. Quand le CM
cesse de décroître, le Cm est
égal au CM. Et quand le CM
croît, la courbe du Cm se
situe au-dessus de celle du
CM.
• La courbe du Cm coupe celle
du CM en son minimum.
• La courbe du Cm coupe celle
du CVM en son minimum.
• Le coût fixe moyen diminue
avec l’accroissement du
niveau de production.

Liens entre Cm et CM:


• Quand Cm < CM : CM diminue (décroissant)
• Quand Cm = CM : CM est à son minimum
• Quand Cm > CM : CM augmente(croissant)

5
3:52

B- L’analyse de longue période


• En longue période tous les facteurs de
productions varient: tous les coûts sont donc
variables (et il n’y a plus de coûts fixes).
• Autrement dit, pour augmenter la production
l'entreprise peut investir (augmenter le capital)
et accroitre le travail.
• En longue période le producteur choisit la
combinaison optimale de facteurs pour chaque
niveau de production de sorte que le coût total
de longue période soit au minimum .

• Supposons que pour produire un bien X,


l’entreprise peut choisir entre trois tailles ou
structures de production A, B et C.
• L'usine A à dimension faible, avec un coût moyen
de court terme CMA.
• L'usine B à dimension moyenne, avec un coût
moyen de court terme CMB.
• L'usine C à grande dimension, avec un coût
moyen de court terme CMC.
On peut donc associer à chaque échelle de
production un coût moyen à court terme. Donc à
chaque courbe de CM à court terme correspond
une échelle de production.

• Si l’entreprise compte produire q1 il choisira la structure A


puisque le CMB1>CMA1
• Si elle compte produire q2 il choisira la structure B puisque le
CMC2>CMB2
• Si elle compte produire q3 il choisira la structure C.

6
3:52

• Ainsi, en longue période le producteur peut choisir le taille de


production qui lui permet de minimiser son CM de longue
période. La courbe qui relie les minima des différents CM de
courte période constitue le CM de long période (courbe en rouge
sur le graphique). C’est une enveloppe d'une série de courbe de
CM de courte période.

• Par contre, la courbe de coût marginal de longue


période, n'est pas une courbe enveloppe des courbes
des Cm de courte période. C'est une courbe qui
coupe la courbe de CM de long terme en son
minimum.

II- La fonction d’offre


• Après avoir vu comment le producteur
combine les facteurs K et L pour produire un
certain volume d’output au moindre coût, il
s’agira maintenant de déterminer le volume
de production (output) qui permettra au
producteur de maximiser son profit.
• L’adaptation de cette quantité aux différents
prix permettra d’établir la fonction d’offre.

7
3:52

A- Maximisation du profit
• Nous savons que: CT = CV + CF
• Et que: RT = Prix .Q = PQ
• D’où la fonction de profit à maximiser:
• π = RT- CT = PQ – CV –CF
• Ce qui conduit à la condition de premier ordre:
• d π/dQ = dRT/dQ – dCT/dQ = 0
• = Rm – Cm = 0
• La condition de premier ordre s’écrit donc:
Rm = Cm
• Le producteur rationnel accroîtra donc sa production
jusqu'au point où le coût de la dernière unité
produite ( Cm ) égalise le gain issu de la dernière
unité vendue ( Rm).

• Ainsi, le profit est maximum lorsque Rm = Cm


à condition que soit satisfaite la condition de
2nd ordre:
** la dérivée seconde de la fonction de profit
par rapport à Q doit être strictement négative.
d2 π/dQ2 = – d2CT/dQ2 ˂0
ou d2CT/dQ2 >0
ou Cm’ >0
Autrement dit, le Cm doit être croissant.

B- La fonction d’offre à court terme


• La courbe de Cm est aussi la courbe d'offre du
producteur individuel : elle indique quelle sera
la quantité offerte par l'entreprise en fonction
du prix fixé par le marché.
• Attention: cette courbe d'offre ne comprend
que la partie de la courbe où Cm > CM.
• L’optimum est donc toujours situé sur la
courbe de Cm au dessus du minimum de la
courbe du CM.

8
3:52

C- La fonction d’offre à long terme


• En longue période, le producteur cherche à
maximiser son profit en tenant compte de sa
fonction de coût de long terme.
• On sait que π = RT – CT
• π = PQ – CT
• Cette fonction admet un maximum si deux
conditions sont remplies:

C- La fonction d’offre à long terme

• 1- Condition de premier ordre:


• d π/dQ = d(PQ- CT)/dQ = 0
• d π/dQ = P- dCT/dQ = 0

• 2- Condition de second ordre:


• d2 π/dQ2 = - d2CT/dQ2 < 0
• D’où d2CT/dQ2 > 0

9
3:52

C- La fonction d’offre à long terme

• La courbe d’offre de longue période correspond


au coût marginal de longue période pour P ≥ CM
minimal.
• La quantité offerte est nulle si P < CM minimal.

Microéconomie II
Chapitre 6
Concurrence pure et parfaite
(CPP)

• Le marché est le mécanisme qui organise la


confrontation des offres et des demandes
pour un bien ou service. De cette
confrontation naitra un prix d’équilibre.
• Les marchés peuvent prendre plusieurs
formes allant de la structure pure et idéale
qu’est la concurrence pure et parfaite (CPP)
à des formes de concurrence imparfaite:
concurrence monopolistique, oligopole et
monopole.

10
3:52

• Dans cette partie du cours, nous allons étudier les


modèles qui décrivent les principales structures
de marché , ainsi seront successivement étudiés:
• Le marché de concurrence pure et parfaite. (
Chapitre 5)
• Le monopole ( Chapitre 6).
• L’oligopole et la concurrence monopolistique (
Chapitre 7).

Concurrence
CPP Monopolistique Oligopole Monopole pur

Nombre Nombre important Quelques Une


important d’entreprises avec entreprises entreprise
d’entreprises avec différenciation produit avec pouvoir
produit de marché
homogène

Chapitre 5

LA CONCURRENCE
PURE ET PARFAITE

11
3:52

LA CONCURRENCE PURE ET PARFAITE


Le modèle de CPP retient 5 hypothèses :
1-L’atomicité : agents économiques nombreux et de petite taille,
sans influence décisive sur le marché et le prix : « price takers »;
2- L’homogénéité des produits : produits identiques, homogènes,
sans différenciation, donc substituables. Les consommateurs
peuvent arbitrer en fonction du prix;
3- La liberté d’entrée et de sortie du marché : pas de barrière
empêchant un producteur ou un consommateur d’entrer sur un
marché. Inversement, les agents peuvent quitter un marché pour
un autre.
4-La transparence : le marché informent parfaitement les agents sur
la nature, la qualité, les prix des produits en vente.
5- La mobilité des facteurs de production : travail et capital peuvent
se déplacer d’un marché à un autre en quête de rentabilité.

• L’équilibre du marché en CPP est différent


selon l’horizon temporel considéré (court
terme ou long terme)
• À court terme, les entreprises ne peuvent pas
entrer librement dans un marché ou en sortir
• A long terme en revanche, les entreprises
peuvent entrer ou sortir d’un marché sans
entrave ni coût.

L’équilibre du marché de CPP à court terme


 Sur un marché de CPP, l’échange
entre offreurs et demandeurs se fait
au prix d’équilibre.

12
3:52

• L’offre globale ou du marché


 Pour une entreprise i, l’offre individuelle Qi est une
fonction croissante du prix .
 Si le marché est composé de n entreprises, l’offre
globale ou de marché est égale à la somme des n
offres individuelles.
• =∑ =
• Exemple: = P/7 avec n=100
• = = 100 P/7

• La demande globale ou du
marché
 Pour un consommateur j, la demande individuelle
Qj est une fonction décroissante du prix .
 Si le marché est composé de n consommateurs, la
demande globale ou de marché est égale à la somme
des n demandes individuelles.
• =∑ =

Effet d’une variation de l’offre

Quand l’offre globale augmente les prix auront tendance à


baisser et inversement

13
3:52

Effet d’une variation de la demande

Quand la demande du marché augmente les prix auront


tendance à augmenter et inversement.

Équilibre du producteur à court terme


• En CPP, le producteur est en équilibre lorsque son
profit est maximal.
• On sait que : = −
• Recette totale : RT = P. Q
• Recette moyenne : RM = RT/Q = P

• En CPP, l’entreprise n’a aucune influence sur les prix,


elle est price taker: Quelle que soit Q, P est ne change
pas = P du marché.
• Si P de l’entreprise > P marché les ventes seront nulles.
• Au prix du marché, l’entreprise peut vendre n’importe
quelle quantité qu’elle produit (hypothèse d’atomicité):

• Ainsi, P ne varie pas avec les quantités


vendues par une firme).
• Donc RM constante et Rm constante.
• L’entreprise ne peut agir que sur la quantité à
produire pour maximiser son profit.

14
3:52

Maximisation du profit
• = −
• Le profit est maximal lorsque deux conditions sont
remplies:
• Condition de premier ordre:
• d π/dQ = dRT/dQ – dCT/dQ = 0
• = Rm – Cm = 0
• La condition de premier ordre s’écrit donc: Rm=Cm

• Le producteur rationnel accroîtra donc sa


production jusqu'au point où le coût de la dernière
unité produite ( Cm ) égalise le gain issu de la
dernière unité vendue ( Rm).

• Condition de second ordre:


• Pour s'assurer qu’il s’agit bien d’un maximum, il
faut vérifier que la dérivée seconde de la fonction
de profit soit négative.
• ˂0 → − ˂0

• → ˂

• Or: est le pente de la recette marginale.

• Et est le pente du coût marginal.

• La condition de second ordre s'écrit alors :


Pente de la recette marginale < pente du coût
marginal.
• Ainsi la pente du coût marginal doit être
supérieure à celle de la recette marginale ou
bien la courbe de recette marginale doit
couper celle du coût marginal par en dessous.
• En concurrence pure et parfaite, la dérivée de
la recette marginale est nulle (puisque P est
constant) et donc la condition de second ordre
devient : > 0 . Autrement dit, la pente de
la courbe du Cm doit être positive c-à-d la
courbe du Cm doit être croissante.

15
3:52

• Sur le graphique, la première condition selon


laquelle la recette marginale égale le coût
marginal, est satisfaite au point E', alors que
l'entreprise n'est pas en équilibre, puisque le
profit est maximum pour Q*.
 La deuxième condition stipule que le coût
marginal est croissant à son point
d'intersection avec la recette marginale.
• En ce point d'intersection, il coupe courbe de
recette marginale par en dessous. Cette 2ème
condition est vérifiée pour le point E et pas
pour E’.

Fonction d’offre à court terme


• On sait que: = − = P.Q – CV - CF
• À court terme, si l’entreprise ne produit rien,
elle doit supporter une perte égale au
montant des coûts fixes. Pour Q=0 :   CF
• Pour qu’une entreprise décide de produire
une quantité Q0, il faut que ≥ −
• D’où 0 − 0 ≥ −
• . 0− 0 − ≥−
• . 0− 0 ≥ 0
• . 0≥ 0 ù ≥ 0

16
3:52

• Il en découle que l’entreprise offrira sur le


marché une quantité Q0 si et seulement si le
prix du marché est supérieur ou égal au
CVM(Q0).
• En CPP à l’optimum on a: Cm = Rm= P, on peut
donc écrire: ≥ et puisqu’on sait
aussi que le ≥ à partir du minimum
du CVM, on peut dire que l’entreprise offrira
sur le marché une quantité Q0 si et seulement
si : P ≥ min

• Ainsi, la condition d’offre de l’entreprise à court


terme en CPP s’écrit:
=

≥ min
• Si P < min CVM, l’entreprise ne couvre même pas
les coûts variables moyens. Dans ces condition,
elle n’a aucun intérêt à produire, elle doit fermer.
• C’est pourquoi on appelle le min CVM le seuil de
fermeture.

• Si le prix du marché = min le profit de


l’entreprise :   CF
• Pour que le profit correspondant à une offre
Q0 soit ≥ 0 , il faut que:
• 0 − 0 ≥ 0
• . 0− 0 ≥ 0
• . 0≥ 0
• ù ≥ 0

17
3:52

• Donc, en CPP, l’entreprise réalisera un profit


positif si et seulement si le prix du marché
P ≥ CM.
• Comme on sait qu’en CPP, Cm = Rm = P, on
peut écrire: ≥ et puisqu’on sait
aussi que le ≥ à partir du minimum
du CM, on peut dire que pour réaliser un
profit ≥ 0, le prix du marché : P ≥ min

• Ainsi, la condition d’offre de l’entreprise à


court terme en CPP s’écrit si l’entreprise veut
être immédiatement rentable:
=

≥ min
• Si P < min CVM, l’entreprise subit des pertes (
n’est pas rentable). C’est pourquoi on appelle
le min CM, le seuil de rentabilité.

Seuil de rentabilité et de fermeture

18
3:52

Le seuil de rentabilité
Le seuil de rentabilité (SR) est le prix à partir
duquel l’entreprise en C.P.P. commence à faire
des profits.

*Pour tout P supérieur au SR, RM>CM et la


firme fait des profits
* Pour tout P inférieur au SR, RM<CM et la
firme fait des pertes.
Le SR se trouve donc au minimum du CM

Le seuil de fermeture
Le seuil de fermeture (SF) correspond au prix le
plus bas pour lequel il y a une quantité offerte.

Il est atteint pour un prix correspondant au


minimum du CVM.

Au seuil de fermeture, tous les coûts variables


sont couverts mais les coûts fixes ne sont pas
couverts.

Recapitulons…

• Si P < Seuil de fermeture , l’offre de


l’entreprise est nulle et le profit est négatif :
une perte égale aux coûts fixes.
• Si: Seuil de fermeture ≤ P ≤ Seuil de rentabilité
l’offre de l’entreprise est telle que P=Cm et le
profit est négatif mais couvre une partie des
coûts fixes.
• Si P> Seuil de rentabilité l’offre de l’entreprise
est telle que P=Cm et le profit est positif.

19
3:52

La fonction d’offre de l’entreprise

Fonction d’offre à court et à long terme:


• En CPP, l'offre de la firme à long terme correspond à la partie
de la courbe du Cm supérieure au minimum du CM (seuil de
rentabilité).
=
• Fonction d’offre à long terme:

• Cependant, à court terme, une entreprise peut,
temporairement, accepter de faire des pertes pour pénétrer
sur un marché. Elle peut donc présenter une offre au marché
même à un prix inférieur au seuil de rentabilité.
• Cependant, ce prix ne doit en aucun cas être inférieur au seuil
de fermeture. En effet, en deçà du SF, l'entreprise ne couvre
même plus ses coûts variables, elle doit donc arrêter son
exploitation (fermer).
=
• Fonction d’offre à court terme:

Profit de court et de long terme


• Si le prix du marché est tel qu'il permet aux
entreprises présentes sur le marché de réaliser des
profits, de nouvelles entreprises apparaîtront ( en
longue période, de nouvelles capacités de
production peuvent être installées) car la situation
de concurrence pure et parfaite permet l'apparition
de nouveaux concurrents (hypothèse de liberté
d’entrée de la CPP) .
• L'offre totale augmentera, d'où une baisse des prix,
et ce processus durera tant que le profit subsistera.
• Ainsi, en longue période, en situation d'équilibre,
non seulement l'offre et la demande sont égales,
mais il faut en outre que les profits soient nuls.

20
3:52

• Mais attention : le profit dont on parle n'est pas


équivalent au bénéfice des comptables, il s’agit
du profit au sens économique : le facteur capital
est rémunéré à son prix de marché, et l'activité
du propriétaire est considérée comme une des
composantes du facteur travail.
• Le " profit " au sens où on l'entend ici est en fait
un " surprofit " dû à une pénurie relative à court
terme. A long terme cette pénurie relative
disparaît, et l'indicateur de rareté qu'est le
surprofit s'annule.
• Ce revenu résiduel est parfois appelé rente par
les économistes.

APPLICATION

Chapitre 7:
LE MONOPOLE

21
3:52

• En concurrence pure et parfaite la courbe de demande adressée


à une entreprise et horizontale.
• Au prix du marché, l’entreprise peut vendre toute les quantités
qu'elle peut produire. Si en revanche elle propose un prix
supérieur à celui du marché les clients vont la quitter vers
d'autres entreprises puisque les produits sont parfaitement
substituables (hypothèse d’homogénéité du produit).
• De même, elle n'a aucun intérêt à réduire son prix de vente
puisque, au prix du marché, elle peut vendre tout ce
qu'elle produit.
• Cela découle du fait que, par hypothèse, cette entreprise a une
part de marché tellement petite (atomicité) quelle n'a aucune
influence sur le prix de son produit (price taker).

En CPP, pour un prix du marché de 8…

*Pour tout prix > 8, la quantité demandée est nulle.


*Pour tout prix = 8, le consommateur achète toute la quantité
offerte.
* Pour tout prix<8, la quantité demandée est infinie.

• Chaque unité supplémentaire produite par


cette entreprise concurrentielle sera donc
vendue au même prix (celui du marché).
• La recette supplémentaire issue de la vente de
chaque unité (recette marginale) sera donc
toujours égale au prix du marché ou à la
recette moyenne.
Rm = RM = P

22
3:52

• Les choses sont très différentes sur un marché de


monopole. En effet, étant seul sur le marché, le
monopole peut fixer le prix de vente. Il dispose
d'un pouvoir de marcher.
• Cependant, ce pouvoir de marcher n'est pas
absolu. Le monopole est contraint par la fonction
de demande qui lui est adressée et qui est une
fonction décroissante du prix.
• Plus le prix qui propose est élevé plus faible sera
la demande qui lui est adressée (dilemme du
monopole).

• Si le monopole veut augmenter le


prix de P1 à P2 il doit accepter
une baisse de la demande de q1 à
q2.

• Il peut choisir un prix où une


quantité qu'il désire vendre mais
pas les deux à la fois.

• La demande du monopole est une


fonction décroissante du prix
(plus le monopole produit, plus il
doit baisser son prix de vente)

Fonction de demande inverse


• A partir de la fonction de demande du monopole on peut
exprimer le prix P en fonction de la quantité Q :
P = P(Q )
• C’est la fonction de demande inverse, qui est fonction
décroissante de la quantité demandées (le prix diminue à
mesure que les ventes du monopole augmentent et
inversement).

• La fonction de demande inverse indique au monopole le prix


maximal qu’il peut pratiquer en fonction de la quantité
qu’il souhaite vendre

23
3:52

• ILLUSTRATION:
• Soit la fonction de demande suivante:
• = −2 + 300

• A partir de cette fonction, on peut dégager la fonction de


demande inverse: = − /2 + 150
• Ainsi, si le monopole souhaite vendre une Q=50, il fixera un P de:
• = − + 150 = 125
• S’il souhaite vendre une Q=100 par exemple, il fixera un P de:
• =− + 150 = 100

Prix du monopole et élasticité de la


demande
• Partons du cas simple d'une fonction de demande
linéaire.
=− +
• On sait par ailleurs que l’élasticité-prix de la demande
a pour expression:
• ε =
• Appliquée à notre fonction de demande on obtient:
• ε =−
• Ainsi l'élasticité-prix va varier le long de la courbe de
demande même si la pente est toujours la même (-a).

• Une courbe de demande n’a pas toujours la même élasticité sur


chacune de ses parties. Ainsi, sur une courbe de demande ayant la
forme d’une droite décroissante, l’élasticité n’est pas constante.

• Les deux seuls cas pour lesquels une courbe de demande linéaire a
une élasticité constante sont ceux d’une droite horizontale ou
verticale.

24
3:52

• ε =
• Au point P1 l'élasticité-prix
tend vers l'infini:
• ε =− →∞ (puisque
Q=0)
• Ains, pour tout prix proche
de P1 on a un prix très élevé
et une demande presque
nulle donc P/Q est grand ce
qui implique que:
• >1

• ε =
• Au point Q1 l'élasticité-
prix tend vers zéro:
• ε =− →0
(puisque P=0)
• Ains, pour tout prix proche
de Q1 on a un prix presque
nul et une demande très
élevée donc P/Q est petit
ce qui implique que:
• ˂1

• L'élasticité-prix est d'abord élevée et


supérieure à 1 près de P1. Elle baisse
ensuite le long de la courbe de demande
pour devenir inférieure à 1 en s'approchant
− =
−2 =−

de Q1. Entre ces deux points extrêmes = se


2
trouve un pour lequel = 1. A ce point,
le prix est de :
• ε =− =− = -1 → =

25
3:52

RT, RM et Rm du monopole
• On sait que pour le monopole : RT (Q )  P(Q )
.Q
• La recette moyenne RM(Q):
( ) .
= = = ( )

• La RM(Q) est donc égale à P(Q) : la


fonction de demande inverse.
• Comme on sait que P(Q) est une fonction
décroissante, donc RM(Q) est aussi
décroissante.

RT, RM et Rm du monopole
• RT (Q )  P(Q ) .Q
• La recette marginale Rm(Q):
( )
= = . + ( ) Rappel = + ′

• P’(Q) <0 puisque P(Q) est une fonction décroissante.


• On en déduit que Rm(Q)<P(Q) ou encore Rm(Q)<RM(Q) puisque
P(Q)=RM(Q)
• Conclusion: la recette supplémentaire générée par la dernière
unité vendue par le monopole (Rm) est inférieure au prix auquel
il a vendu toutes les unités précédentes.

Représentation graphique des RT, RM et Rm du monopole


• A partir d’une fonction de
demande inverse linéaire et
décroissante P(Q) on a:
• P(Q)=RM(Q) donc RM(Q) est
aussi une fonction linéaire et
décroissante.
• Comme Rm(Q) est la dérivée
de RT (Q) , elle est aussi
linéaire et décroissante.
• La RT est maximale lorsque la
Rm = 0. Au-delà de ce point
la Rm devient négative et la
RT décroit.

26
3:52

Relation entre Rm et élasticité-prix de la demande


• Nous savons que la Rm du monopole s’écrit:

( )
• = ( ) + . = + .

• On sait aussi que : ε =


• On introduit l’expression de l’élasticité-prix dans la Rm:
( )
• = + . = 1+ .
• = (1 + )
ε
= (1 + ε )

= (1 + ε )

• Si ε =-1 Rm = 0

• Si ε > 1 Rm est positive


et tend vers P.

• Si ε ˂1 Rm est négative .

Le pouvoir de marché
• Le pouvoir de marché correspond à la capacité d’une entreprise à
augmenter son prix sans perdre toute sa clientèle.
• On dira alors que l’entreprise est faiseuse de prix (Price maker) par
opposition à une firme du marché de CPP qui est preneuse de prix (Price
taker)
• Quand une entreprise a un pouvoir de marché, elles peut fixer un prix de
vente supérieur à celui qui découlerait d’une situation de CPP.
• Autrement dit:
P > Cm

27
3:52

Le pouvoir de marché
• Quand la firme est faiseuse de prix, elle sait que si elle augmente le prix, la
demande diminuera. Donc le profit s’écrit :

(q)  p(q)  q  C(q)

• La recette marginale s’écrit:


Recette totale Coût total

RT p
Rm   p  q
q q

Le pouvoir de marché
• En factorisant par le prix P, on peut ramener le terme entre parenthèse à
l’élasticité-prix de la demande:
p p  p q 
Rm  p   q   p 1   
q p  p q 

 1
Rm  p 1  
 D 

• A l’optimum du monopole on a Rm=Cm, on peut donc écrire:

 1 
Cm  p 1  
:
 D 

Le pouvoir de marché
= (1 + )
ε
– Plus εp est élevée en valeur absolue (demande est élastique ),
plus le prix se rapproche du coût marginal.
– Puisque l’élasticité est négative, le coût marginal est inférieur au
prix.
• Le monopole fixe donc un prix supérieur
au coût marginal.

28
3:52

Le pouvoir de marché
 1  p  Cm  1 
Cm  p 1      
 D  p  D 

• Le rapport ( ) s’appelle l’indice de Lerner :

En pratique, il est difficile d’estimer directement l’indice de Lerner compte tenu du manque
d’information sur les coûts des entreprises. Pour contourner ce problème, on utilise
l’élasticité-prix de la demande pour l’entreprise. Plus cette élasticité est faible, plus le
pouvoir du monopole sera grand.

RECAPITULATION
• La RT est maximale lorsque la Rm = 0.
• Si P> Cm l’entreprise dispose d’un pouvoir
de marché.
• Si P= Cm l’entreprise ne dispose pas d’un
pouvoir de marché (CPP).
• A l’optimum: Cm  p 1  1 
 D 

RECAPITULONS
 1  p  Cm  1 
Cm  p 1      
 D  p  D 

• Le rapport ( ) s’appelle l’indice de Lerner :

29
3:52

• Illustration:
Le pouvoir de marché
• Un monopole a un coût marginal de 12 et une élasticité-prix
de la demande de -2.
• Déterminer le prix que fixera le monopole et l’indice de Lerner.
• Solution:
• =
( ε )

• = = =24
( ) ( )

• Indice de Lerner L= ( )= ( )=1/2 (la moitié du prix


pratiqué par ce monopole s’explique par son pouvoir de marché)

Equilibre du monopole
• Le monopole choisit le niveau de production, et le prix, qui
maximisent son profit, π(Q).
• = −
• Le profit est maximal lorsque deux conditions sont remplies:
• Condition de premier ordre:
• d π/dQ = dRT/dQ – dCT/dQ = 0
• = Rm – Cm = 0
• La condition de premier ordre s’écrit donc: Rm = Cm

• Condition de second ordre:


• Pour s'assurer qu’il s’agit bien d’un maximum il faut vérifier que la
dérivée seconde de la fonction de profit soit négative.
• ˂0 → − ˂0

• → ˂

• Or: est le pente de la recette marginale.

• Et est le pente du coût marginal.


• Le profit est donc maximal lorsque le taux d’augmentation de la recette
marginale est plus faible que le taux d’accroissement du coût marginal.

30
3:52

• Le monopole fixe d’abord la


quantité à produire en
égalisant sa recette
marginale et son coût
marginal Rm=Cm.
• Une fois cette quantité
déterminée, il va découvrir
le prix que les
consommateurs sont prêts à
payer en se référant à la
courbe de demande (RM).
• Ainsi, le monopole produira
une quantité Qm qu’il
vendra à un prix Pm pour
maximiser son profit

Exercice d’application :

• Un monopole a une fonction de coût :


• = 2 + 3Q
• La demande qui s’adresse au monopole a pour expression:
• = −2Q + 83

• Déterminer le prix et la quantité que pratiquera le


monopole pour maximiser son profit.

Exercice d’application 2:
• Supposons un monopole caractérisé par des coûts fixes de 60 et des
coûts variables ayant pour expression : = 2 + 16
La demande à laquelle le monopole fait face peut s’écrire :
• Q = 40 – 0,1 P

1. Calculer le prix et la quantité que le monopole pratiquera s’il
désire maximiser ses profits.
• 2. Calculer le pouvoir de marché de cette firme et interpréter
(utiliser l’indice de Lerner).
• 3. Si le monopole voulait maximiser sa recette totale, quel prix
devrait-il adopter ?
• 4- Si le gouvernement intervient et impose la solution de
concurrence à la firme (tarification au coût marginal), que
deviennent alors le prix et la quantité produite ?
• 5- Qu’adviendra-t-il du pouvoir de marché ?

31
3:52

Exercice d’application 3:
• Une entreprise est en situation de monopole. Son coût
marginal est de 200 tandis que l’élasticité-prix de la
demande est de -1,5.
• 1- Calculer le prix qu’elle devrait appliquer .
• 2- Refaire les mêmes calculs pour une élasticité-prix
de la demande de -3.
• 3- Commenter les résultats.

Le coût social du monopole


• En CPP la Rm=RM par
conséquent la courbe de Rm
sera collée à celle de RM .

• Le marché de CPP aurait


donc donné un équilibre
marqué par une quantité
plus grande Qcpp >Qm et
un prix plus bas Pcpp˂ Pm.

Le coût social du monopole


• Le surplus du
consommateur en CPP
correspond à la surface
colorée en violet.

32
3:52

Le coût social du monopole


• Le monopole pratique un prix
plus élevé et offre des quantité
plus faibles ce qui réduit le
surplus des consommateur.
• Il augmente son profit au
détriment du surplus du
consommateur (partie colorée
en jaune).
• Ainsi, une partie du surplus du
consommateur est accaparée
par le monopole sous forme
de rente.

Le coût social du monopole


• Cependant, le monopole se
caractérise aussi par une partie
du surplus qui est perdue par le
consommateur mais qui n’est
pas récupérée par le
producteur.
• Il s’agit de la perte sèche
représentée par le triangle
rouge (triangle d’Harberger).
• C’est la raison pour laquelle les
économistes considèrent le
monopole comme inefficace (il
réduit le bien-être collectif).

Le monopole discriminant (par les


• Le monopole simple (vendant
trouve devant un problème :
prix)
toutes les unités au même prix) se

• Supposons qu’un monopole a une clientèle qu’il peut répartir en 3


segments solvables:
• Un 1er segment de la clientèle qui est prêt à payer un prix de 50 pour
avoir le produit;
• Un 2ème segment qui est n’est prêt à payer que 40 pour avoir le produit
(Si P>40 il n’achète pas);
• Un 3ème segment qui est n’est prêt à payer que 30 pour avoir le produit
(Si P>30 il n’achète pas).
• Quel que soit le prix unique choisi par le monopole, il va soit renoncer
à un segment, soit vendre à un autre segment à un prix inférieur au
prix qu’il était prêt a payer.

33
3:52

Le monopole discriminant (par les


prix)
• Si le monopole décide d’appliquer des prix différents au
même produit (sans différenciation), selon la disposition
à payer de chaque clients ou segments de marché, on
parle de monopole discriminant ou d’une discrimination
par le prix.

• Le monopole discriminant réalise généralement un profit


plus important que celui du monopole simple.

• On distingue trois variantes de discrimination par le prix.

La discrimination de premier degré


• Dans ce cas, le monopole vend chaque unité du
produit à son prix maximum.
• Le prix diffère donc d’un acheteur à un autre.
Cela suppose que le monopole est capable de
déterminer la disposition à payer de chaque
consommateur.
• Exemples: ventes aux enchères, avocat, etc.

La discrimination de second degré


• Elle a lieu lorsque le monopole connaît les différences entre les
consommateurs, mais ne peut les identifier. Il propose alors
différents packages:
• Prix-Quantité
• Prix-Qualité

• Exemples:
• Prix-Quantité: le prix diffère en fonction des quantités achetées
(remise sur quantité)
• Prix-Qualité: au train: le consommateur peut acheter un billet
de seconde ou de première classe…

34
3:52

La discrimination de 3ème degré


• Si dans la discrimination de 2nd degré, ce sont les
consommateur qui décident d’acheter à un prix ou à un
autre (auto-sélection), dans la discrimination au
troisième degré, c’est le monopole qui segmente son
marché en sachant qui fera partie des groupes.
• Exemple: les tarifs étudiant, retraité, etc.
• Le monopole cherchera à maximiser son profits en
proposant des prix différents selon les catégories des
consommateurs ayant des élasticités-prix différentes.
• C’est la forme de discrimination la plus courante.

La détermination de la quantité
produite
• Un monopole est confrontée à une demande qu’il peut
scinder en deux segments A et B:
• PA(QA) est la fonction de demande inverse du segment A.
• PB(QB) est la fonction de demande inverse du segment B.
• Le coût de production du bien est donné par: C(QA+QB)

• QA et QB étant les quantités vendues respectivement sur les


marchés A et B.
• La quantité optimale produite: Q= QA+QB

La détermination de la quantité
• produite
Le profit du monopole discriminant s’écrit:
• = + − ( + )
• Ou encore: = + − ( + )
• Cette fonction de profit admet un maximum lorsque:
• Conditions de 1er ordre:
• = − + =0→ =

• = − + =0→ =
• D’où: = =

35
3:52

La détermination de la quantité
• Conditions de 2ndproduite
ordre:
• = ′ − ′ ˂0 → ′ ˂

• = ′ − ′ ˂0 → ′ ˂

• Autrement dit, les pentes des recettes


marginales doivent être inférieures à la pente
du coût marginal du monopole.

Relation entre Rm et élasticité


• On sait que = (1 + ε )
• On vient de voir qu’à l’optimum on a : = =
• On peut en déduire:
• = (1 + )= = (1 + )=Cm
ε ε
(
ε )
• D’où : =
(
ε )
• Si ε = ε alors PA/PB=1
• Si les ε sont différentes, le prix sera plus élevé sur le marché
caractérisé par une ε plus faible.

Relation entre Rm et élasticité


• Si ε en valeur absolue > ε en valeur absolue , alors:
• (1 + ε ) ˂ (1 + ε )
• Pour respecter l’égalité des recettes marginale, il faut
que: PA ˂ PB
• Autrement dit, le monopole pratique le prix le plus élevé
dans le marché à élasticité faible et inversement.

36
3:52

Exercice d’application :
• L’entreprise Beta a le monopole de fabrication d’un produit sur deux
marchés : Casablanca et Mohammedia. Sa fonction de coût total est :
= + 4Q + 100
• Sur le marché de Casablanca, la fonction de demande est :
=− +
• Sur le marché de Mohammedia, la fonction de demande est :
=− +
1- Déterminer le prix d’équilibre si le monopole ne discrimine pas par les
prix.
2- Déterminer le prix et la quantité si le monopole opte pour la
discrimination.
3- Calculer le profit selon que le monopole pratique ou non la
discrimination par les prix.

Le monopole à plusieurs
• établissements
Souvent, la production du monopole est répartie
dans plusieurs usines ou sites de production, dont
les fonctions de coûts sont différentes.

• Si les coûts marginaux des deux établissements sont


constants et différents, le monopole n'a aucun
intérêt à utiliser le site de production ayant le coût
marginal le plus élevé. On est ainsi ramené au cas du
monopole classique.

Le monopole à plusieurs
• Si les coûts de établissements
production des deux établissements sont
croissants, le monopole à plusieurs établissements va
commencer par produire en utilisant l'établissement ayant
le cm le plus faible.
• A partir d'un certain niveau de production, le cm du
premier établissement devient égal à celui du second
établissement. Le monopole répartit alors la production
entre les deux établissements de façon à maintenir égaux
les coûts marginaux. Il produit la quantité qui égalise sa
recette marginale aux coûts marginaux (égaux).

37
3:52

• Il s’agit de maximiser le profit qui s'écrit :


= − 1 1 − 2 2
• Ou encore: = + − ( + )

• Conditions de 1er ordre :


• = ′ − 1 1 =0→ = 1 1

• = ′ − 2 2 =0→ = 2 2

• D’où : = 1 1 = 2 2

• Conditions de 2nd ordre:

• = − ′ 1( 1)˂0

• = − ′ 2( 2)˂0

• Autrement dit, les pentes des deux courbes de Cm


doivent être supérieures à la pente de la courbe de
recette marginale.

APPLICATION :

38
3:52

Chapitre 8 :

Concurrence monopolistique
et oligopole

Concurrence
monopolistique

Qu’est-ce que la concurrence


monopolistique?
• La CM se caractérise par:
• De nombreuses entreprises sur le marché(concurrence);
• Différenciation du produit (un certain pouvoir de
monopole);
• Part de marché restreinte;
• Absence d’interdépendance entre entreprises;
• Aucune barrière à l’entrée ou à la sortie;
• Impossibilité de former une collusion.

39
3:52

L’équilibre de court terme en CM


• Grâce à la différenciation, chaque entreprise en
CM possède un certain pouvoir qui ressemble à
celui du monopole vis-à-vis de sa clientèle.
• A court terme, la quantité produite et le prix
sont déterminés exactement comme le
monopole simple: Rm=Cm

L’équilibre de long terme en CM


• En situation de monopole les profits à court terme peuvent
durer à long terme. En revanche en situation de CM , en
raison de l'hypothèse de libre accès, les profits de court terme
peuvent disparaître parce que de nouvelles entreprises vont
pénétrer sur le marché.
• Cependant, l'entrée dans un marché de CM est différente de
celle de la CPP en raison de la différenciation des produits. Les
nouveaux entrants n’offrent pas en effet des produits
exactement identiques mais des substituts proches.
• Chaque entrée de nouvelles entreprises va se traduire pas un
déplacement des courbes de demande et de recette
marginale vers la gauche.

• Ce déplacement de la courbe de demande va se


poursuivre jusqu'à ce que les entreprises en
place réalisent un profit économique nul.
• Graphiquement, cet équilibre de long terme est
atteint au point où la courbe de demande et la
courbe de coût moyen sont tangentes.
• On a donc : = ′

40
3:52

APPLICATION

SOLUTION

41
3:52

L’oligopole

• L’oligopole est une structure de marché marquée par l’existence d’un


petit nombre de vendeurs.
• Cela implique une concurrence entre des firmes qui ont un pouvoir de
marché: chaque firme est capable d’identifier clairement ses
concurrents et de tenir compte de leur comportement quand elle
prend ses décisions de quantités ou de prix.
• Par conséquent, il existe une interdépendance entre les décisions des
firmes. Cette interdépendance correspond à l’existence des
comportements stratégiques qui tiennent compte des réactions des
concurrents aux décisions de la firme.
• Ces comportements peuvent conduire soit à des situations de
« guerre » (oligopole non-coopératif) ou à des ententes entre les
entreprises (oligopole coopératif).
• Situation fréquente dans l’automobile, la banque, électronique,
ciment, etc.

42
3:52

• Quand les entreprises d’un oligopole


peuvent s’entendre pour maximiser leur
profit collectif, elles pratiquent un prix et
une production de monopole et obtiennent
le profit d’un monopole.

• Quand les entreprises en situation d’oligopole ne s’entendent


pas, il y a équilibre non-coopératif.
• Par rapport au monopole, il devient très difficile de caractériser
l’équilibre de marché: un changement de production de la part
d’une entreprise modifie les profits de ses concurrents, qui vont
réagir en conséquence.
• La courbe de demande d'une entreprise d'un oligopole ne sera
donc déterminée que si les réactions des autres entreprises sont
connues ou prévisibles.
• Cette forte incertitude rend aussi problématique la
détermination de la courbe de recette marginale. Ainsi, une
entreprise d'un oligopole ne peux pas maximiser son profit en
posant simplement Rm=Cm comme le fait le monopole.

I- L’oligopole non-coopératif

43
3:52

Le duopole
• Le duopole est la forme la plus simple de concurrence oligopolistique. Il
correspond à une situation avec deux producteurs et des barrières à l’entrée.

• Les principaux modèles de duopole non coopératif sont:


– Le modèle de Cournot : Concurrence par les quantités
– Le modèle de Stackelberg : Entreprise dominante
– Le modèle de Bertrand : Concurrence en prix
– Ces trois modèles essaient de répondre à la même question : comment
l'entreprise d'un oligopole prend-elle en compte les réactions des autres
pour établir sa politique de prix et de quantité à produire?

I.1 Le modèle de Cournot


• C’est l’équilibre de duopole le plus simple. Chaque firme
cherche à maximiser son profit en considérant la production
de son concurrent comme donnée.
• La variable stratégique sur le marché est donc la quantité
d’output produite et non pas les prix.
• Bien que le prix P soit le même pour les deux firmes, il est
fonction de deux
quantités produits q1 et q2. Si on appelle Q = q1 +q2 la
quantité totale sur le marché, on peut noter la fonction de
demande inverse de la façon suivante P = f (Q)=f (q1+q2).
• Les biens produits par les deux entreprises sont parfaitement
homogènes (parfaitement substituables).

• Ainsi la recette totale de la firme 1 s’écrit:


• RT1= P(q1 +q2) . q1
• Et celle de la firme 2 :
• RT2= P(q1+q2). q2

44
3:52

Le duopole de Cournot
• Le profit des deux firmes s’écrit

 1  p  q1  q2   q1  c1  q1 

 2  p  q1  q2   q2  c2  q2 

Le prix de marché dépend de la Le coût de production dépend


seulement de la quantité produite
quantité totale produite q1 + q2

Le duopole de Cournot
• La condition de maximisation du profit s’écrit :
 1 F1  q1 , q2 
  0
 q1 q1

  2  F2  q1 , q2   0
 q q2
 2

• On peut réécrire ces conditions en définissant


la production de chaque firme comme une
La fonction de réaction stipule que la quantité q1
fonction
q1 def1 celle
 q2  de maximise
la firme concurrente.
le profit de 1 étant donnéeC’est
la quantité
q2 produite par la firme 2,et inversement.
la fonction
 de réaction.
q2  f 2  q1 
L’intersection des deux courbes de réaction
traduit l’équilibre de Cournot.

APPLICATION

45
3:52

I.2 Le modèle de Stackelberg:


leader-suiveur
• Le modèle de duopole de Stackelberg contrairement à celui de Cournot
considère que les entreprises sont asymétriques : une leader ou l’autre
suiveuse ou satellite.
• Dans le duopole de Cournot, les entreprises choisissent les quantités
simultanément. Dans le modèle de Stackelberg, l’entreprise leader
choisit en premier son niveau de production. Elle fixe la quantité qui
maximise son profit en prenant en considération la quantité qu’elle
estime que l’entreprise satellite fixera en réaction à son propre choix
(fonction de réaction).
• Elle suppose que la suiveuse veut aussi maximiser son profit, mais
qu’elle acceptera le choix de production de la meneuse comme une
donnée.

• Les autres hypothèses de Cournot restent valables


pour le duopole de Stackelberg (homogénéité des
produits, concurrence par la quantité…)
• Les deux entreprises fixent les quantités vendues de
façon non coopérative.
• L’entreprise leader intègre la fonction de réaction
de l’entreprise satellite dans sa maximisation du
profit.

I.3 Le modèle de Bertrand


• Dans ce modèle les firmes produisent des biens
homogènes et substituables et se font
concurrence sur les prix.
• Puisque les biens sont supposés et substituables,
cette concurrence sur les prix conduira les
entreprises à vendre leurs biens au coût marginal
et le profit économique tend vers zéro (paradoxe
de Bertrand).
• On retrouve le duopole de Bertrand sur le marché
de distribution des hydrocarbures par exemple:
les stations-service annoncent le prix du litre et
les consommateurs décident quelle station-
service choisir. L'essence étant un bien
homogène, la station-service choisie sera
généralement celle dont le prix est le plus bas.

46
3:52

II- L’oligopole coopératif: Entente


• Quand les firmes en situation d’oligopole s’entendent
entre elles sur les quantités à produire ou les prix, on
parle d’entente oligopolistique (ou de collusion).
• L’intérêt d’une entente est que l’oligopole se comporte
comme un monopole. Cette situation permet
d’augmenter le profit de toutes les firmes, de réduire
l’incertitude et de dissuader l’entrée de nouveaux
concurrents.
• Cependant, les autorités de la concurrence interdisent
généralement les ententes dans la mesure où celles-ci
dégradent le bien-être collectif : la perte de surplus
enregistrée par les consommateurs est supérieure au
supplément de profit que peuvent obtenir les firmes.

• Le cartel est la forme de collusion la plus connue


• Pour maximiser son profit le cartel se comporte
comme un monopole à plusieurs établissements.
Chaque entreprise fait l’hypothèse que les autres sont
prêtes à collaborer pour maximiser le profit conjoint.
• La répartition des parts de marché dans un cartel peut
se faire de deux manières: la concurrence hors prix et
le système des quotas.
• La concurrence hors prix: elle consiste à se mettre
d'accord sur un prix uniforme et chaque firme du
cartel à la possibilité de vendre à ce prix toute la
quantité quelle peut vendre.
• Les quotas le cartel fixe pour chaque firme la
quantité qu’elle est autorisée à vendre au prix du
marché.

• Néanmoins, cette situation d’entente n’est viable


que si les firmes n’ont pas intérêt à tricher. Or, les
firmes sont généralement tentées de tricher :
produire plus que le quota alloué ou proposer un
prix un peu plus faible et capter une plus grande
part de marché.
• Cette incitation à tricher apporte un élément
déstabilisateur à l’entente.
• Si l’entente est interdite par les autorités de la
concurrence, le seul moyen de faire respecter les
termes de l’entente devient les représailles
éventuelles des autres firmes ou la menace.

47
3:52

APPLICATION

48

Vous aimerez peut-être aussi