COURS DE FORMATION DES DIRIGEANTS
DU 11 NOVEMBRE 2012
LA CROISSANCE ET
LES FACTEURS DE
CROISSANCE
LE PASTEUR MISSIONNAIRE
BONIFACE MENYE
07 96 94 30
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INTRODUCTION
1 CORINTHIENS 3 : 7-8
« En sorte que ce n’est pas celui qui plante qui est quelque chose, ni celui qui
arrose, mais Dieu qui fait croître. Celui qui plante et celui qui arrose sont égaux, et
chacun recevra sa propre récompense selon son propre travail. »
Le Seigneur m’a fait comprendre que c’est Lui Dieu qui fait croitre ; si bien qu’en
parlant de facteur de croissance, il faut qu’il soit clair que le premier facteur de
croissance, c’est la marche avec Dieu et le deuxième c’est la plénitude du Saint-
Esprit. La contribution de l’homme intervient au niveau de la semence et de
l’arrosage.
L’homme peut planter, un autre peut arroser, mais la croissance ne vient que de
Dieu Seul. Dès que la marche avec Dieu, s’arrête, le processus de croissance s’arrête
aussi que ce soit la croissance qualitative ou la croissance numérique. Nous devons
donc nous attacher à Dieu. Nous devons marcher avec Dieu. Les autres
contributions sont pour notre santé spirituelle telle que les routines spirituelles…
En plus des routines spirituelles, il y a d’autres facteurs que chaque individu ne doit
jamais abandonner :
- La Foi
- L’amour suprême pour Dieu
Ces deux facteurs permettront à chaque croyant de grandir dans l’amour de Dieu, et
dans le service de Dieu. Quand on ne grandit pas pour atteindre la maturité
spirituelle, cela cause un sérieux problème dans la persévérance dans la grâce de
Dieu.
Hébreux 5 : 12-14
« Vous, en effet qui depuis longtemps devriez être des maîtres, vous avez encore
besoin qu’on vous enseigne les premiers rudiments des oracles de Dieu, vous en
êtes venus à avoir besoin de lait et non d’une nourriture solide. Or, quiconque en
est au lait n’a pas l’expérience de la parole de justice ; car il est un enfant. Mais la
nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé
par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal. »
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Il y a la justice de lait qui est la justice de L’enfant et qui est sans discernement. Les
enfants peuvent pratiquer un certain niveau de justice mais cette justice sera très
limitée car nous nous avons dit que lorsque la croissance s’arrête, on ne comprend
plus les Ecritures, on perd le zèle, on n’a plus ni soif ni faim de Dieu. Un enfant doit
grandir. S’il ne grandit pas, son discernement reste limité. L’enfant n’a pas toutes les
capacités pour discerner ce qui est bien de ce qui mal.
LE PROCESSUS DE CROISSANCE
Nous avons dit que c’est Dieu qui fait croître mais il y a ce que l’homme doit faire
pour demeurer en communion avec Dieu afin que sa croissance soit possible. La
croissance collective viendra de la croissance individuelle de chacun devant Dieu. Il
faut quitter le stade de la justice enfantine, il faut grandir et cela se fait par
l’exercice à discerner ce qui est bien de ce qui mal. Chaque enfant de Dieu qui
commence à se poser la question : Est-ce que ceci est bien devant Dieu ? Est-ce que
cet acte que je pose est bien devant Dieu ? Est-ce que telle chose que je fais glorifie
le nom du Seigneur ? Quel est le chemin que je dois emprunter ?... a déjà
commencé à exercer son discernement pour croître, pour grandir.
Cela veut dire que nous pouvons trouver un adulte qui n’est qu’un petit enfant
devant Dieu sous le rapport du discernement. Le croyant doit grandir et tendre vers
la faim et la soif de tout ce qui est solide, de ce qui est consommé par les hommes
murs, par les hommes faits. Il faut exercer son jugement.
La maturité s’acquiert lorsque le croyant s’efforce à maintenir le discernement selon
le niveau de ses révélations. Il y a des choses par exemple que tu ne connaissais pas
il y a deux ans de cela et il y a des choses que tu connaitras dans deux ans mais Dieu
veut que tu juges en fonction de la connaissance que tu as déjà acquise. Dieu ne
veut pas que tu te comportes comme si tu ne savais pas ; comme si tu n’étais pas
informer, comme si tu n’as jamais entendu parler de ce qu’on te demande de faire.
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Celui qui est au lait, c’est – à-dire l’enfant :
- Aime les soins,
- Il aime l’attention des autres
- Il veut la reconnaissance
- Il veut qu’on lui fasse des cadeaux, il aime les dons
- Il ne s’attache qu’à ceux qui lui font les dons
- Il joue beaucoup,
- Il est superficiel
- Il manque de profondeur,
- Il manque de persévérance,
- Il est capricieux
- Il est nerveux
- Il est imprévisible,
- Il est très passionné
- Il pleure beaucoup
- Il est facilement blessé,
- Il garde tout pour lui seul,
- Il n’aime pas partager
- Etc…
Pourquoi disons-nous ces choses ?
1 Corinthiens 13 : 11
« Lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant,
je raisonnais comme un enfant ; lorsque je suis devenu homme, j’ai fait disparaître
ce qui était de l’enfant. »
Il ya un effort volontaire qui doit être fait pour se séparer des traits de caractère des
enfants. Il faut se dépouiller des habitudes enfantines comme on se dépouille du
vieil homme, il faut s’en défaire comme on se défait des mauvais caractères. Au
niveau humain, il s’agit d’une voie droite pour expérimenter la croissance étant
entendu qu’on a déjà éliminé le péché.
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Tous les croyants ont d’abord une dimension enfantine. La dimension enfantine est
une chose dont il faut se débarrasser. Personne ne doit aimer cette dimension.
Personne ne doit se réjouir à dire : « Moi, je suis un homme capricieux », Il faut haïr
cette nature parce qu’elle vacille et prive le croyant de la maturation spirituelle. Et
elle peut garder le croyant dans cet état pendant longtemps.
Quand tu étais enfant, tu agissais comme un enfant, tu pensais comme un enfant, tu
parlais comme un enfant mais maintenant, tu dois enlever ces éléments
d’enfantillage et tu verras que tu ne seras plus le même.
L’enfant n’a pas de censure ; on passe le temps à lui dire : « Laisse –ça ! Ne touche
pas ceci ! Ne fais pas ça …. » S’il y a beaucoup de « Laisse ! Laisse ! Laisse ! » à ton
égard, cela veut dire que tu es encore un petit enfant devant Dieu. Si tu as besoin
toujours qu’on te rappelle qu’on ne fait pas ceci, qu’il faut laisser telle chose et ainsi
de suite, c’est un signe que tu es encore un enfant devant Dieu, sans censure et si tu
calcules le nombre d’années que tu as déjà passé dans le Seigneur et qu’on doit
encore te dire : « Laisse ! Ne fais pas !....C’est qu’il y a un problème.
La censure, c’est cette capacité morale de dire « NON » dans ton homme intérieur ;
tu dis : « Je ne veux pas. » ; Il n’y a pas de pulsion. Mais quant aux enfants, dès que
le cœur leur dit de faire, ils agissent automatiquement. L’enfant n’a pas la puissance
pour maitriser ses pulsions. L’enfant n’a pas de discernement. Le croyant pour
atteindre la maturité spirituelle doit donc se débarrasser de cette nature.
L’enfant pleure beaucoup ; il est facilement blessé. L’enfant demande en pleurant et
il refuse aussi en pleurant. Pendant une réunion, si tu arrives tôt, assieds-toi et
adoptes une attitude de réflexion, de méditation.
Quelqu’un disait qu’il y a toujours un peu d’enfant en chacun de nous mais il faut le
maîtriser. Les enfants sont égoïstes, ils gardent tout pour eux seuls, ils ne pensent
pas aux autres, ils n’aiment pas partager. Si tu demeures un enfant, tu ne pourras
jamais expérimenter la vie du corps et tu ne pourras jamais aussi la vivre avec les
autres ? Se sera très difficile parce que tu veux tout ramasser toi-seul.
Le refus de donner à Dieu, c’est l’égoïsme. Le fait de ne pas donner à Dieu n’est
pas dû à la pauvreté. Ce n’est pas parce qu’on est pauvre qu’on ne donne pas à
Dieu, c’est parce qu’on veut posséder suffisamment ; on veut la sécurité
financière.
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Celui qui refuse de donner à Dieu oublie que la lumière qui lui permet de voir et les
micros qu’on utilise pour prêcher ont été pourvu par des personnes qui ont accepté
de souffrir pour Jésus. On peut gagner facilement le cœur des enfants, même avec
les bonbons. Beaucoup abandonnent la vision à cause de petites offres de satan ;
pour de petits avantages, ils abandonnent, ils rétrogradent. On ne peut pas acheter
un homme mûr ou une femme mûre. Alléluia !
Dieu fait croître mais l’homme coopère avec Dieu afin que sa croissance devienne
effective. Lorsque le Saint-Esprit nous habite, nous pouvons clairement discerner
qu’il y a deux personnes en nous. Et c’est là une des premières réalités que tous les
croyants expérimentent. Dès que le Saint-Esprit entre dans la vie d’un homme, celui-
ci sent en lui deux hommes.
C’est pour cette raison que le discernement est facile. L’un des deux êtres peut dire :
« Il faut lutter, ne laisse pas ! » et l’autre te dit : « Non ! Il faut pardonner » Cette
séparation est une opération du Saint-Esprit en nous. Il est donc impossible qu’un
vrai enfant de Dieu soit manipulé par les esprits ; soit impulsif parce qu’il y a en lui
un équilibre.
Le Seigneur veut qu’on sache que c’est Lui qui fait croître. Il y a une relation qu’il
faut entretenir pour connaître la croissance.
Au niveau humain, on peut être un co-ouvrier avec Dieu soit pour planter soit pour
arroser. Je peux vous exhorter comme je suis en train de le faire mais ce n’est pas
cette exhortation qui va faire croître bien qu’elle soit nécessaire. Pour certains, nous
sommes en train d’arroser et pour d’autres, ça tombe pour la première fois. Même
pour ce qui concerne les non-croyants. Tu peux gagner à Christ quelqu’un qui avait
déjà reçu la parole depuis des années. Cela nous contraint à beaucoup d’humilité
parce que nous ne sommes rien, c’est Dieu qui fait croître. Nous devons devenir
mûr par choix, par option car devant chaque situation, il y a deux voies : La voie du
mal et La voie du bien. Mais Dieu te dit : « Choisis le bien ! »
Paul disait : « J’ai fait disparaître tout ce qui était de l’enfant… »
Chacun doit donc travailler pour s’éloigner de tout de ce qui est d’enfant dans sa vie.
Nous avons déjà vu les caractéristiques d’un enfant. Chacun peut s’examiner afin
d’écarter de sa vie tous les traits de caractère d’enfants qu’il reconnait à partir de ce
que nous avons cité.
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LA FOI
En donnant la vie à Jésus, le croyant a déjà manifesté la foi. Maintenant, chacun doit
protéger sa foi. Il existe une seule manière de protéger sa foi d’une manière
fondamentale. Quand on étudie profondément les Ecritures, on réalise que c’est le
péché qui tue la foi parce que la foi s’épanouie dans la bonne conscience. Quand
un homme s’est réconcilié avec Dieu, il y a la paix au fond de son être. Il faut
protéger cette paix tous les jours.
Quand on définit la foi, on dit qu’elle est la ferme assurance ; on ne dit pas que la foi
est l’assurance… Mais plutôt la ferme assurance. S’il n’y a pas la ferme assurance,
on ne parlera pas de foi mais de croyance. La croyance veut juste dire que tu
reconnais que Dieu est Le créateur du ciel et de la terre ; qu’Il est omnipotent,
omniprésent ; qu’Il est Tout-Puissant….mais tu ne sens pas ce Dieu en toi.
La foi vivante fait sentir Dieu en nous. Il ne faut pas qu’il y ait en nous un vide, une
incertitude. L’impression de vide est la preuve de l’absence d’une foi vivante et cela
conduit à la frayeur, à l’abattement, au manque de repos. On protège sa foi en
protégeant la bonne conscience. On perd la bonne conscience quand on pratique le
péché ; on ne peut pas être heureux. On perd la bonne conscience quand on a
péché et qu’on cache à tout le monde ; on entre ainsi dans la dissimulation et on
perd le repos. Quand tu te repens d’un péché, va faire la restitution auprès de la
personne qui a de l’autorité sur toi. La mauvaise conscience enterre la foi, les
mauvais projets cachés détruisent la foi.
La foi authentique nous donne une capacité divine de voir les choses invisibles, de
voir les choses éternelles ; de voir les choses d’en haut. Elle nous fait contempler la
gloire à venir. Elle nous amène à imiter les hommes tels que : Abraham, Isaac, Jacob,
Moïse, Josué, Gédéon, Rahab, Samson, Jephté, David…. jusqu’à notre génération.
Ces hommes ont cru et ils ont vu les miracles de Dieu.
La foi authentique nous amène à croire aux promesses de Dieu. La foi authentique
nous amène à croire à l’œuvre de Dieu dans nos vies et dans le monde. Quand tu
n’as pas cette capacité de croire que la promesse de Dieu va s’accomplir pour toi, il y
a un problème ; tu dois ranimer ta foi à travers une communion intime avec Dieu ;
tu restaures ainsi la bonne conscience. La Bible dit que ceux qui ont perdu la bonne
conscience ont fait naufrage par rapport à la foi. La foi veut dire que nous marchons
ayant les regards fixés sur Christ.
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Hébreux 12 : 1-3
« Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de
témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et
courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, ayant les regards
sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était
réservée, à souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône
de Dieu. Considérez, en effet, celui qui a supporté contre sa personne une telle
opposition de la part des pécheurs, afin que vous ne vous lassiez point, l’âme
découragée. »
La foi veut aussi dire que nous résistons à tout ce qui peut nous séparer de l’amour
de Christ. Nous croyons que Dieu nous aime ; nous croyons que nous aimons Jésus.
Chacun doit croire en son amour pour Jésus ; Confesse ton amour à Jésus. Ne dis
pas : « Lorsque je serai mûr, je vais confesser mon amour à Jésus » Fais-le
maintenant ; confesse à Jésus que tu l’aimes. Dis-Lui que tu l’aimes plus que
quiconque. Il faut croire que c’est vrai, que tu aimes effectivement Jésus malgré les
petits conflits intérieurs. Les conflits intérieurs sont même la preuve que tu aimes
Jésus. Car lorsque nous étions dans le monde, nous n’avions pas de conflit, on vivait
comme on voulait comme des fous. Mais quand nous avons cru, nous sentons que
nous sommes tiraillés. Il y a de ce que nous aimons (Etre comme Jésus) et il y a ce
qui veut nous tirer mais nous demeurons dans ce que nous aimons ; nous résistons à
ce qui nous attire et nous avons vaincu. Certains ont vaincu pour deux jours déjà,
d’autres ont vaincu depuis des années.
Romains 8 : 35-39
« Qui nous séparera de l’amour de Christ ? Sera-ce la tribulation, ou l’angoisse, ou
la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée ? Selon qu’il est écrit :
C’est à cause de toi qu’on nous met à mort tout le jour, qu’on nous regarde comme
des brebis destinées à la boucherie. Mais dans toutes ces choses nous sommes plus
que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Car j’ai l’assurance que ni la mort ni la
vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni
les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra
nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur. »
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Frères, c’est cela la foi. Lorsque quelqu’un est déjà engagé dans un chemin, et qu’il
proclame que sur ce chemin, aucun obstacle ne peut l’arrêter, il a déjà grandit, il a
déjà la foi qui est cette ferme assurance, il a vaincu le diable.
La foi n’est pas passive, elle est dynamique. Elle agit et elle fait agir. La foi n’est pas
aveugle ; elle voit, elle est vivante parce qu’elle vient pour te transformer ; tu dois
donc la protéger à travers le lien de la vie car la foi vit par la vie de Dieu. Dès que tu
poses un acte et que tu refuses de te repentir, le trouble commence dans ton
homme intérieur et tu perds la foi. Mais dès que le lien vital est restauré, la paix
revient. Si tu fais des songes dans lesquels on te poursuit, à ton réveil, restaures ta
foi à travers une bonne conscience. Quand tu as la foi, tu es stable, solide même
lorsque tu dors, tu es ferme. Alléluia !
Le diable et ses démons connaissent les choses qui effraient les hommes.
L’homme a peur de la persécution, du péril, du danger, de la mort ; l’homme a peur
de la faim, de la nudité (le fait qu’il n’a qu’un seul pantalon….) Quelqu’un m’a dit un
jour qu’il n’est pas allé au culte parce qu’il n’avait pas un nouvel habit. Ne
rétrograde pas parce que ton pantalon est usé.
Tu dois être content, heureux quand tu n’as rien à manger. Ne va pas t’endetter
chez les Mauritaniens (boutiquiers). Attends dans la tranquillité car le secours
viendra de là où tu ne t’y attends pas. Quelqu’un m’a demandé un jour comment
est-ce qu’on enterre les gens chez nous. Il voulait s’assurer que nous enterrons bien
les morts avent de s’engager avec nous. Je lui est demandé s’il a déjà vu le cadavre
d’un fou sur la route, parce qu’on enterre même les fous.
Frères, que l’évangile que vous prêchez soit très clair si bien que lorsque les gens
viendront, ils demeureront.
QUE LE SEIGNEUR VOUS BENISSE !