Université de Provence - Parcours PEI DM 1 (Continuité-dérivabilité) 11 février 2010
Exercice 1 (équation fonctionnelle du DS1)
On s’interesse aux fonctions continues sur R vérifiant l’équation
2
(E) ∀(x, y) ∈ R2 , f (x + y)f (x − y) = f (x)f (y) .
RAPPEL DES QUESTIONS PRECEDENTES
Soit (E1 ), l’équation obtenue en faisant y = 0 dans (E) , et (E2 ), l’équation obtenue en faisant x = y dans (E)
1. A l’aide de (E1 ), montrer que (f (0))2 = (f (0))4 et en déduire les trois seules valeurs possibles de f (0).
2. Prouver que si f (0) = 0, alors la fonction f est la fonction nulle.
On cherche à démontrer que si f s’annule au moins une fois sur R, alors f est la fonction nulle. Supposons que
f (0) 6= 0 et soit x0 tel f (x0 ) = 0.
3. En utilisant l’équation x(E2 ), trouverxl’expression de f (x/2) en fonction de celle de f (x).
0 0
Démontrer que la suite vérifie f ( n ) = 0. Aboutir à une contradiction et conclure.
2n n 2
4. En déduire que si f vérifie (E), alors soit f est nulle, soit f est à valeurs strictement positives, soit f est à valeurs
strictement négatives. ( on pourra utiliser le TVI).
5. En faisant x = 0 dans (E), déduire de ce qui précède, que f est nécessairement paire.
- DEBUT DU DEVOIR -
Recherche de toutes les solutions de (E) qui sont strictement positives sur R et de classe C 2
(i.e. deux fois dérivables, à dérivée seconde continue).
2
Nous cherchons à prouver que f est nécessairement du type : x 7→ αx , où α > 0.
Soit f une fonction solution de (E), de classe C 2 et strictement positive sur R.
Posons, pour tout x réel, g(x) = ln(f (x)).
1. Justifier que g est aussi deux fois dérivable et que g 00 est continue.
2. Quelle est l’équation fonctionnelle (F ) réalisée par la fonction g = ln ◦f ?
3. Prouver que l’équation obtenue en faisant x = y dans (F ) est (F2 ) : g(2x) = 4g(x).
4. Montrer que pour tout x réel, g 00 (2x) = g 00 (x).
x
0
5. Démontrer que g 00 est constante, en utilisant la suite , pour un nombre réel x0 quelconque.
2n n
6. En déduire que g est du type x 7→ ax2 + bx + c.
2
7. Grâce à (F2 ), conclure que f est du type : x 7→ αx .
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Exercice 2 (involutions continues)
Soit E un ensemble. On dit qu’une application f de E dans E est une involution de E si elle vérifie ∀x ∈ E, f (f (x)) = x,
ce qu’on peut encore écrire f ◦ f = idE , où idE désigne l’application identité de E.
1. Montrer que toute involution f de E dans E est bijective.
À partir de maintenant, on désigne par f une involution continue de R dans R.
2. Généralités :
(a) Montrer que les fonctions x 7→ x, x 7→ −x, x 7→ a − x avec a réel sont des involutions continues.
(b) Comment se traduit sur la courbe représentative de f le fait que f soit une involution ?
3. Involutions croissantes.
Montrer que la seule involution continue et strictement croissante de R est la fonction identité, idR .
Indication : prendre un réel x et regarder les cas, suivant que f (x) est supérieur ou inférieur à x.
4. Involutions décroissantes.
Soit f une involution continue strictement décroissante de R.
On définit la fonction g sur R par : ∀x ∈ R, g(x) = x − f (x).
(a) Montrer que g est une bijection de R dans R.
(b) Vérifier l’égalité : ∀x ∈ R, f (x) = g −1 (−g(x)).
(c) Montrer que, réciproquement, si g est une bijection continue et strictement monotone de R dans R, alors
f = g −1 ◦ (−idR ) ◦ g est une involution continue strictement décroissante de R.
(d) Exemple : déterminer les fonctions f que l’on obtient en utilisant les fonctions g : x 7→ x3 + a, avec a ∈ R.