Comment Manager Une Equipe
Comment Manager Une Equipe
Pour le succès d’une entreprise, un projet, il est primordial que les choses soient claires et le
climat de travail sain et serein.
S'il est possible d'apprendre "sur le tas", il est toutefois préférable de connaître un certain
nombre de concepts et maîtriser quelques outils et/ou méthodes, sous peine de rapidement
voir la situation se détériorer et la réussite s'éloigner.
Quel est le rôle d'un manager ? Quelles sont les clés de la réussite pour une telle mission ?
Ils font le lien entre la direction et les collaborateurs. Outre une véritable capacité à
comprendre les enjeux stratégiques de l'entreprise, ils doivent ainsi être capables de restituer
cette vision auprès de leurs équipes, être dotés d'un véritable esprit de synthèse et savoir, entre
autres, communiquer efficacement.
Leur rôle premier est ainsi de savoir :
Faire le lien entre le top management et les différents collaborateurs : s'assurer que les
valeurs de l'entreprise sont respectées, la stratégie suivie, les messages efficacement
transmis, le budget respecté et les objectifs atteints; faire remonter les informations
terrain, s'assurer du bien-être des collaborateurs, proposer des actions, idées, projets,
innovations, etc.
Faire en sorte - matériellement et humainement, que les objectifs fixés soient bien
atteints : recruter, intégrer, orchestrer les talents, donner les moyens à ses
collaborateurs de réaliser les missions demandées et s'assurer que tel est bien le cas.
Partager une vision élargie : transmettre les valeurs de l'entreprise, expliquer les
raisons d'être des projets dans leur globalité (au niveau de l'équipe, du service, de
l'entreprise tout entière...).
Donner du sens aux différentes missions : implémenter une dynamique et une
motivation optimales, soigner le bien-être au travail, réduire les tensions, conflits et le
turnover, etc.
Faire progresser l'équipe : tant au niveau de chaque collaborateur (via du coaching
personnalisé, des formations spécifiques ou bien en favorisant l'autonomie et la prise
de décision, etc.) que collectivement en encourageant l'intelligence collective, la
coopération, le mentorat, par exemple.
Organiser, prévoir
Le manager doit savoir organiser son travail et son temps de manière optimale. Il doit être
capable d'orchestrer les missions, prévoir, mais également anticiper et gérer les imprévus
(arrêt/départ d'un collaborateur, problème logistique ou matériel, retard dans une livraison,
interruptions intempestives , tensions sur le marché, etc.), qui peuvent mettre toute une équipe
à terre s'ils sont gérés inadéquatement ou totalement ignorés.
Communiquer
La communication est la base de toute relation saine. Il s'agit pour le manager de formuler
efficacement ses demandes pour que ses collaborateurs réalisent les tâches et atteignent les
objectifs fixés, mais également de permettre à ces derniers de s'exprimer librement, exposer
leurs idées, besoins, propositions, réflexions, ressentis, etc.
Ecouter pleinement : pour espérer être entendu et faire passer ses messages
efficacement, il faut avant tout écouter.
Donner et recevoir un feedback régulièrement : faire le point, rectifier le tir si
besoin, permettre à chacun de l'améliorer au quotidien... La critique constructive
permet à chacun - manager et collaborateurs - d'avancer.
Cadrer adéquatement
Avoir un style de management linéaire, quelle que soit la situation serait une erreur. Le
manager doit être capable d'adapter son management en fonction du contexte, de ses
interlocuteurs, etc. afin de maintenir le cap fixé. Différents styles de leadership sont à sa
disposition :
directif : axé sur un mode qui donne au manager un maximum de pouvoir. Très peu -
voire aucune - marge de manœuvre n'est laissée aux collaborateurs. Peut s'avérer
intéressant en période de crise, par exemple, mais génère énormément de mal-être
dans les équipes.
persuasif : forte implication du manager dans la prise de décision tout en gardant un
côté humain dans le management.
délégatif : large marge de manœuvre laissée aux collaborateurs qui sont régulièrement
consultés pour avis et prises de décision et fortement impliqués dans la vie de l'équipe
et l'organisation. Les objectifs sont toutefois très axés sur les résultats. Pour être
efficace, le manager doit déléguer la bonne tâche à la bonne personne.
participatif : le plus ouvert et le plus humain. Les collaborateurs sont largement
impliqués dans la vie de l'équipe, notamment en ce qui concerne les prises de décision
qui sont prises de manière transversale.
Sans confiance, cette unité est mise à mal, car elle doit faire face à des comportements
improductifs de repli sur soi et d'individualisation . Les objectifs personnels prennent
l'ascendant sur l'intérêt collectif.
Dans cette situation, en tant que manager, vous ne pouvez affirmer votre leadership. Vous êtes
désarmé face aux challenges que votre équipe doit relever. Votre responsabilité est alors
engagée.
Dans un tel climat et par méfiance, chacun a tendance à favoriser la rétention d'information
en gardant pour soi des éléments importants. La collaboration entre les membres se
dégrade . Ils privilégient des comportements individualistes. La compétition prend le pas sur
la coopération et la démotivation s'installe.
Votre leadership et votre capacité à rassurer, écouter et... faire confiance sont les clés.
Enfin, un dernier point qui ne relève pas d'acte de management, mais de performance
personnelle :
Soyez compétent dans votre métier de manager et dans les domaines techniques où vous
intervenez. (re)Formez-vous, remettez-vous en cause... bref, améliorez-vous sans cesse pour
être meilleur de jour en jour.
L'objectif des actions est de favoriser le dialogue, les échanges et d'apprendre à chacun à
travailler avec les autres. Voici des idées, des exemples d'outils ou d'actions pour atteindre ces
buts :
Tenir des réunions régulières permettant de faire le point sur l'avancée des projets menés
au sein d'une équipe. Ces séances donnent l'occasion à chaque membre d'expliquer sur quoi
il travaille, où il en est, et quelles sont ses échéances à court terme. Ces rencontres ne
doivent pas s'éterniser. Elles facilitent la coordination. Elles peuvent être réalisées lors de
briefs hebdomadaires.
Travailler en petits groupes, voire en binôme sur des microprojets - Créez des task forces
éphémères pour encourager la mise en commun des efforts. Un bon moyen pour développer
la coopération et apprendre à se faire confiance. Un point important est de faire varier la
constitution des équipes au gré des sujets traités.
Favoriser des échanges informels : autour d'un café par exemple.
Faire monter vos collaborateurs en compétence : proposer des formations - même courtes
- afin d'améliorer les savoirs, savoir-faire et savoir-être. Chacun doit avoir l'assurance de la
compétence des autres membres de l'équipe.
Organiser des actions de cohésion de groupe - par exemple des événements de type team
building pour souder l'équipe , mais aussi des repas réguliers à l'extérieur, des sorties en
famille...
Soignez votre marque employeur est un enjeu central : votre réputation circule, et les
candidats à l’embauche affluent lorsque l’entreprise est attractive. Parmi ce vivier, vous
trouvez les meilleurs profils ! En insufflant l’esprit d’équipe, vous gagnez en attractivité, pour
augmenter vos chances de vous adjoindre les compétences de talents à fort potentiel…
Le travail en équipe permet de mieux faire circuler les idées. Cette émulation intellectuelle a
un impact direct sur vos résultats :
Le bien-être au travail n’est pas qu’une mode, ses bienfaits sont réels. Développer l’esprit
d’équipe dans votre entreprise augmente le taux de satisfaction de vos collaborateurs, qui
prennent plaisir à venir au bureau. Ce faisant, vous évitez les départs et vous limitez le
turnover : gain de temps et économies à la clé.
Faire front ensemble offre un avantage considérable : vous passez les obstacles plus
facilement et plus rapidement. Illustrations :
Dans un contexte de crise, l’esprit d’équipe est un atout précieux : tous les collaborateurs de
l’entreprise s’impliquent pour traverser les difficultés, dans une ambiance positive.
L’arrivée d’un nouveau concurrent de poids sur votre marché peut décourager ou stresser.
En faisant corps, vous êtes plus forts !
Au sein d’une équipe intergénérationnelle, créer un lien de cohésion est indispensable pour
valoriser vos talents.
Faire de l’esprit d’équipe votre ADN de marque vous satisfait personnellement ! Et vous avez
d’autant plus de plaisir à venir travailler…
Soyez un manager exemplaire ! Vous êtes l’acteur central de l’esprit d’équipe, montrez
l’exemple en tissant un lien avec tous vos collaborateurs.
Créez l’émotion pour favoriser l’attachement : évoquez l’histoire de votre entreprise,
donnez du sens aux missions, misez sur la RSE… Présentez la dimension humaine de votre
entreprise pour développer l’esprit d’équipe.
Fixez des objectifs communs : lancez la dynamique de travail et insistez sur des projets
précis. En réunissant les différents collaborateurs dans un objectif commun, vous favorisez le
lien…
Célébrez les réussites ! Vous avez signé un gros contrat ? Votre bilan est excellent ? Un
collaborateur a obtenu des résultats exceptionnels ? Fêtez ensemble ce succès !
Communiquez . L’esprit d’équipe est étroitement lié à la communication en entreprise.
Entendez tous vos collaborateurs régulièrement, pour évaluer leur satisfaction, détecter
d’éventuelles mésententes entre collègues et gérer les conflits. Cela évitera notamment le
sentiment d’être mis de côté… La cohésion doit être totale !
Intégrez les nouvelles recrues dans les meilleures conditions . Consacrez le temps
nécessaire à son intégration, et dédiez-lui éventuellement un mentor en interne pour
faciliter la création du lien social.
Une équipe fonctionne lorsqu'elle est composée de collaborateurs avec des personnalités, des
compétences et des aptitudes diverses et variées qui se complètent et se stimulent les unes les
autres.
Sensibilisé à ces 4 dimensions des relations interpersonnelles, le manager aura ainsi toutes les
cartes en main pour recruter la bonne personne au bon poste, diriger, motiver adéquatement
ses troupes.
Le concept
Thimoty Butler et James Waldroop, tous deux docteurs en philosophie et directeurs à la
prestigieuse Harvard Business School, publient dans la Harvard Business Review en 2004 un
article mettant en avant les 4 dimensions majeures du travail en équipe selon eux : l’influence,
l’aisance interpersonnelle, l’intelligence relationnelle et le leadership d’équipe .
Ils expliquent que ce n'est pas tant la prépondérance d'une dimension particulière au sein
d'une équipe qui est importante, mais bien la coordination des différentes composantes
et la coopération et la complémentarité entre les 4 dimensions.
Selon eux, toute équipe engendre naturellement en son sein des jeux de pouvoir qui sont mis
en exergue selon les différents caractères des collaborateurs la constituant.
Maîtriser les 4 dimensions des relations interpersonnelles permet ainsi au manager de mieux
comprendre les dynamiques de groupe et maximiser la performance qui en découle. Il
pourra attribuer le bon poste/la bonne mission à la bonne personne en fonction de ses
capacités naturelles plus développées dans telle ou telle dimension. Il maximisera ainsi
l'efficacité, la productivité et la performance de chacun et de son équipe dans sa globalité.
Influence
Ils prennent plaisir à exercer leur pouvoir de persuasion, aiment échanger, recueillir des
informations, partager connaissances et idées et ont une facilité à créer des liens - souvent
stratégiques - avec les autres. Leur réseau est éclectique et très fourni.
Missions dans l'équipe
Ces collaborateurs sont d' excellents négociateurs, influenceurs . Au sein d'une équipe, ils
peuvent être celles/ceux qui :
Le manager pourra également s'appuyer sur eux/elles pour faire avancer l'équipe plus
efficacement, notamment en période de changement ou bien faire passer un message plus
facilement.
Les postes dans lesquels ils excellent : responsable des ventes, négociateur, influenceur, etc.
Aisance interpersonnelle
Les personnes ayant une préférence naturelle pour cette dimension mettent instinctivement
leur empathie au service des autres. Elles ont hautement conscience des différents aspects
interpersonnels des relations entre les membres de l'équipe , par exemple.
Ces individus ressentent et analysent constamment les émotions de leurs semblables sans
aucune difficulté, quel que soit le contexte et sans arrière pensée. Ils décryptent les non-dits,
motivations et découragements cachés et savent adapter leur posture et leur discours à leurs
interlocuteurs.
Ces collaborateurs à haute intelligence émotionnelle ont ainsi une forte propension à :
avoir une vision très claire de ce qui se joue derrière les relations/réactions entre collègues,
comprendre les véritables motivations de chacun,
aider leurs collègues en difficulté,
écouter ,
épauler , soutenir,
résoudre les conflits ,
etc.
Les postes dans lesquelles ils/elles s'épanouissent : médiateur, coach, Chief Happiness
Officer , etc.
Intelligence relationnelle
Jobs pour lesquels ils ont des prédispositions : publicitaire, orateur, communicant, etc.
Leadership d'équipe
Ils aiment rencontrer et interagir avec les autres, diriger et orchestrer les différents
talents de chacun des membres de l'équipe dans le but d'atteindre les objectifs communs
fixés . Ils affectionnent les challenges et l'effervescence.
À la différence des influenceurs qui se délectent de leur pouvoir personnel sur autrui, les
leaders d'équipe prennent plaisir à concentrer les talents de tous vers un but commun. Ils ont
davantage d'intérêt pour les personnalités en tant que telles ainsi que pour les méthodes et
démarches déployées afin d'atteindre les objectifs fixés.
Ce qui les transcende : l'art et la manière de faire travailler leurs collaborateurs afin d'atteindre
collectivement les objectifs.
Les métiers dans lesquels ils brillent : manager d'équipe, chef de projet, responsable
événementiel, etc.
Comment développer l'intelligence
collective ?
"Seul, on va plus vite ; ensemble, on va plus loin". Ce proverbe africain résume l'essence même de
l'intelligence collective : faire davantage en partageant ses compétences et savoir-faire avec les
autres ! Comment exploiter cette intelligence mise en commun et connectée pour atteindre des
objectifs partagés ?
Très répandue dans le monde animal, notamment chez les fourmis, les poissons ou encore les
loups, l'intelligence collective donne ce pouvoir au groupe d'aller encore plus loin, d'être plus
créatif, plus innovant, de trouver des alternatives et/ou solutions à des problèmes plus ou
moins complexes en mettant les compétences, connaissances et aptitudes de chacun au service
du groupe.
Chaque entreprise utilise l'intelligence collective depuis toujours puisqu'il s'agit de se doter
des diverses compétences et connaissances nécessaires, de les utiliser et les articuler de
manière optimale dans un objectif commun : la croissance de l'entité.
Cette interaction entre les différents membres d'un groupe - équipe, entreprise, groupe de
travail, etc. - crée une véritable synergie, source de plus-value et d'innovation. L'Humain dans
son entière diversité prend alors toute sa dimension au sein d'un groupe.
Dans une telle démarche, les relations hiérarchiques et inter-collaborateurs doivent être
réinventées pour faire place au dialogue, à la confrontation d'idées, à l'écoute sans jugement
de valeur ou critiques non constructives... Le but est bien de favoriser l'émergence d'idées
dont la portée est insoupçonnée.
En se sentant écoutés, pris en considération, les individus seront davantage impliqués non
seulement dans les taches qui leur sont imparties, mais également dans la dynamique
stratégique globale de l'entreprise.
En effet, une fois un climat de confiance et d'échange instauré, vos collaborateurs seront plus
enclins à donner un point de vue jusque lors gardé secret par peur de paraître ridicule,
incompris, voire totalement ignoré.
Pour que le succès d'une telle démarche soit au rendez-vous, le manager devra s'assurer que
toute son équipe fonctionne de façon ouverte, ses membres agissant en interaction
solidaire les uns avec les autres.
Il serait vain de penser que l'intelligence collective relègue le manager à un rôle plus ou moins
retiré. Il en est tout autre. Car si les réflexions se mènent en groupe, le manager reste le seul
décisionnaire au bout du compte. C'est à lui qu'incombe la prise décision finale.
Il doit posséder certaines compétences lui permettant de s'appuyer sur et tirer profit de
l'intelligence collective dans la réalisation des missions et l'atteinte des objectifs fixés,
tout en veillant à ce que chacun puisse apporter sa pierre à l'édifice.
exploiter l'ensemble de ses softskills et les mettre au service de son équipe : écoute active ,
bienveillance, empathie , relationnel , communication interpersonnelle , transparence, etc.
instaurer un climat de confiance : condition sine qua non à une intelligence collective
débridée, créative et innovante.
favoriser la coopération au sein de son équipe : responsabiliser et encourager l'entraide, le
mentoring, l' assertivité , etc.
stimuler l' intelligence émotionnelle de chacun : faire prendre conscience à chacun de la
richesse des différences et de l'importance de savoir les respecter et adapter son
comportement selon les interlocuteurs, le contexte et l'environnement.
orchestrer les différents talents : déceler, reconnaître et faire s'épanouir les talents de
chacun des membres de son équipe afin de les utiliser efficacement au service du groupe et
de toute l'entreprise.
encourager et organiser la réflexion collective : mettre en place les outils et méthodes
adéquates pour que les échanges soient fluides et la production d'idées et solutions
efficaces.
prendre des décisions seul tout en s'appuyant sur la réflexion collective : trancher en tenant
compte des divers échanges et pistes proposées tout en respectant la stratégie globale de
l'entreprise.
gérer les conflits : veiller sur l'équilibre des échanges. En effet, le manager n'est pas là pour
prendre parti, mais bien décider de la meilleure option possible pour son équipe et pour
l'entreprise tout entière.
Pour que l'intelligence collective soit fertile et exploitée au mieux, il est essentiel de mettre
certains outils en place, comme :
Votre direction doit vous allouer un budget pour organiser le pot de départ de votre
collaborateur. Mettez en avant les arguments nécessaires pour disposer de fonds
suffisants pour un évènement mémorable. Par exemple :
o Le pot de départ doit en 1 er lieu faire plaisir au salarié qui quitte l’entreprise.
N’hésitez pas à demander l’avis de ses collègues les plus proches, pour choisir le bon
lieu.
o Au bureau ou à l’extérieur ? Hors contexte Covid-19, se réunir dans un lieu neutre
(hors bureau) est souvent préférable. À condition de disposer du budget. Le cas
échéant, misez sur un lieu insolite pour marquer les esprits ! Une péniche, un bar sur
un rooftop, une guinguette en plein air… Attention à choisir un emplacement central.
Si vous faites le pot de départ au bureau, aménagez les lieux pour faire oublier le
contexte professionnel.
o En journée ou en soirée ? Incontestablement en soirée , ce sont ces heures de la
journée qui sont les plus propices à la détente. À l’inverse, vos collaborateurs
auraient du mal à se remettre au travail après un repas copieux et plusieurs verres de
vin.
o En semaine ou le vendredi ? L’évènement d’entreprise un vendredi soir est souvent
déconseillé. Tout le monde est en week-end et vos collaborateurs ont peut-être
envie de voir des amis plutôt que leurs collègues avec lesquels ils ont passé la
journée. Mais lorsque la cohésion d’équipe est forte, le vendredi soir a l’avantage de
laisser une longue soirée devant vous : pas de réveil matinal le lendemain, la fête
peut durer toute la nuit !
Misez sur une invitation originale – par vidéo, par exemple – et travaillée pour
susciter l’intérêt de tous. Qui inviter ? Encore une fois, tout est une question de
budget. Mais pas uniquement…
o la nourriture,
o les boissons,
o la musique.
Appliquez cette règle de 3 au pot de départ que vous organisez ! Vous pouvez faire
appel à un traiteur, ou préparer vous-même les tapas si vous en avez le temps. En
termes de boissons, prévoyez la juste dose d’alcool (pas d’alcool fort) pour détendre
sans enivrer. Veillez à préparer une playlist en amont, pour inciter à la détente et à
l’entrain.
o Commencez par faire un retour sur la vie de votre collaborateur dans l’entreprise,
pour créer de l’émotion.
o Remerciez-le, pour le mettre en valeur.
o Laissez-lui la parole, pour créer le dialogue.
o Usez de l’humour, le pot de départ doit être joyeux !
o Profitez enfin de votre discours pour introduire le remplaçant, afin de faciliter son
intégration.
Et pour clore votre discours de manager, rien de mieux que d’offrir un cadeau
personnel. Votre salarié est muté dans le Sud ? Offrez-lui une paire d’espadrilles. Il est
réputé pour ses piètres qualités en cuisine ? Offrez-lui un atelier découverte chez un
chef. Autant d’idées marquantes, pour lui mais aussi pour toute l’équipe !
Comment manager une équipe de
télétravailleurs ?
Comment manager vos collaborateurs à distance ? Quelles sont les clés pour rendre une équipe de
télétravailleurs performante au-delà de l'éloignement séparant chaque membre qui la compose ?
Manager une équipe de télétravailleurs est un challenge difficile à relever. En effet, comme
toute équipe, ses membres ont besoin de communiquer et collaborer ensemble pour remplir
les missions et les objectifs que vous leur avez assignés. Or forcément, la distance ne facilite
pas les choses.
personne de confiance : point primordial lorsqu’une large autonomie est laissée pour
remplir les missions sans contrôle direct.
indépendant : il doit être capable d'exercer son métier en toute indépendance sans avoir
besoin d'un support direct.
très motivé : il est difficile d'être isolé, enfermé dans sa bulle. Une grande motivation est
indispensable pour être au mieux de sa performance.
un gout prononcé pour le partage : la distance nécessite davantage d'efforts pour partager
des informations que dans des conditions de travail classiques. L'échange est naturel avec les
collègues du même bureau ou celui d'à côté. L'éloignement requiert un effort
supplémentaire pour communiquer, notamment en utilisant les outils de messagerie
instantanée par exemple.
Vous n'aurez peut-être pas l'opportunité de construire une équipe à partir de 0. En revanche, si
vous avez la possibilité de choisir certains collaborateurs pour renforcer votre équipe à
distance, analysez bien les profils de chacun pour faire le bon choix.
Développer la confiance entre les membres et créer la cohésion au sein du groupe : ciment
obligatoire de l'équipe, il est encore plus difficile de faire confiance sans se voir réellement.
Le manager doit être très attentif sur ce point pour ne pas laisser le manque de confiance
s'installer. L'objectif est de créer un véritable esprit d'équipe.
Structurer et organiser l'équipe : donner les moyens organisationnels pour faire fonctionner
l'équipe.
Donner une direction claire : chacun doit savoir ce qu'il doit faire et comment son travail
s'intègre dans celui du collectif.
Motiver, impliquer : déployer un effort conséquent pour aider chaque collaborateur à rester
dans un état d'esprit positif, voire combatif. l'objectif est de développer et maintenir un
niveau de motivation et d'engagement au plus haut.
Créer un sentiment d'appartenance : les collaborateurs doivent se sentir intégrés dans
l'équipe.
Choisir des moyens de communication adaptés : sélectionner et mettre en oeuvre les
meilleurs moyens et canaux de communication pour permettre l'échange d'information
structurée et non structurée.
Fixez des "règles du jeu" claires : précisez ce que vous attendez de chacun en termes de
contenu de mission et de comportement (comme la définition de la plage d'horaires de
présence). Le management à distance demande plus de structuration qu'à l'accoutumée.
Facilitez la collaboration : mettez à disposition des outils en ligne pour faciliter les échanges
- partage d'agenda en ligne, vidéo-conférence, partage de document, gestion de projet,
réseau social d'entreprise ...). Voir plus bas pour les spécificités de la communication.
Animation du collectif
Concevez des objectifs collectifs forts : le partage d'objectifs et de livrables est un levier de
cohésion. Chacun doit connaître sa contribution à la réalisation finale.
Fixez des étapes intermédiaires : découpez les livrables ou objectifs sur des périodes plus
courtes que vous ne le feriez habituellement.
Ajoutez une dose de réel dans le virtuel : organisez des rencontres physiques réelles
régulières entre les membres de votre équipe. N'hésitez pas à scénariser les moments clés
comme une réunion de lancement de projet par exemple. Allez également rendre visite à
chacun de vos collaborateurs.
Bâtissez un solide système de suivi des performance : élaborez des outils de reporting et
tableaux de bord efficaces. Ces instruments, mis à disposition des collaborateurs, les aideront
dans le pilotage de leur activité. Pour vous, ce sont des outils précieux pour manager la
performance de votre équipe.
Apportez un soutien renforcé à ceux qui ont en besoin. Vous devez adopter un
management à géométrie variable. Certains ont besoin de beaucoup de feedback , d'autres
préfèrent plus de distance.
Bannissez le micromanagement : pas question de sur-contrôler les personnes. La confiance
mutuelle est la base d'un fonctionnement performant.
Communication à distance
Gardez le contact, communiquez régulièrement : plus encore avec ce type d’organisation.
Prévoyez des rencontres virtuelles régulières. En utilisant Skype par exemple. Envoyez des
informations régulières sur différents sujets. Les tâches en cours, mais aussi sur la vie de
l'entreprise.
Encouragez la communication spontanée : utilisez des outils sociaux (Slack, par exemple)
pour développer les interactions naturelles au sein de votre groupe.
Dans certaines entreprises, les employés peuvent créer leurs propres communautés
sur de sujets qui les intéressent, pas forcément liés à leur activité professionnelle. Ils
peuvent inviter d'autres collègues à échanger sur ces espaces. L'idée est de favoriser un
esprit de "camaraderie".
Pour que la relation fonctionne durablement et que la stratégie soit correctement relayée,
managers et RH doivent travailler main dans la main. Il est essentiel que la
communication soit transparente entre ces deux entités et que les rôles de chacun soient très
clairement définis. En effet, bien nombreux sont ceux qui peinent encore à trouver un
équilibre dans la mesure où la frontière est parfois très fine entre les rôles de chacun.
La fonction Ressources Humaines doit donc prendre le temps de s’imprégner du terrain, afin
de déterminer une stratégie cohérente, durable et efficace. Quant aux managers, il est
primordial qu’ils comprennent bien la vision RH définie par la direction en amont afin que
la transmission à l’ensemble des salariés soit efficace et gage de performance.
Rôles RH du manager
Assurer un rôle social
Le manager a d’abord un rôle social . Il est en effet l’instigateur direct du bien-être au travail
de ses équipes et de leur épanouissement professionnel. Pour ce faire, l’empathie et l’écoute
sont des compétences primordiales pour favoriser la motivation et l’implication constante des
salariés de son service.
Dans ce cadre, son rôle va également être d’accompagner les salariés à adhérer à la culture
de l’entreprise et à ses valeurs fondamentales . Le manager a donc tout intérêt à développer
une capacité à fédérer ses collaborateurs en les orientant tous dans une direction commune et
partagée.
Le manager a également pour rôle de favoriser l’intégration d’un nouveau salarié à son
arrivée dans l’équipe. En ce sens, il est garant de la capacité du collaborateur entrant à trouver
sa place et à évoluer en confiance dans un esprit de bien-être au travail.
Bien qu’il s’agisse d’un domaine purement RH à l’origine, le manager doit être à l’aise et tout
à fait capable de mener un entretien de recrutement .
Dans la quasi totalité des cas, après entretien avec les RH, le candidat à un poste dans
l’entreprise se voit passer un entretien avec son futur potentiel manager afin que ce dernier
puisse le questionner sur les aspects plus techniques du métier, tout en projetant sa faculté à
intégrer l’équipe en question. Ainsi, le manager devra développer des compétences d’analyse
et affûter son sens critique et objectif afin de sélectionner la recrue idéale.
Le manager définit et pilote les formations adaptées pour chaque membre de son équipe.
Notamment dans le cadre du plan de formation.
Le manager aura par ailleurs pour rôle de détecter, faire remonter et impulser de
développement des compétences et la gestion des talents au sein de ses équipes entre autres
par le biais de la formation . Il devra donc être capable de déceler les profils évolutifs et les
orienter vers des tremplins professionnels ciblés et adéquats tout en développant des facultés à
l’anticipation et à la planification.
Une partie de la gestion de la paie est prise en charge par le manager, qui influence
notamment sur les augmentations salariales et assume la gestion d’un certain nombre de
documents administratifs liés à celle-ci. Il s’agit de développer ici une compétence
organisationnelle en conséquence.
Ces compétences réunies par tous les managers de terrain sont un des facteurs clés du succès
du déploiement de la stratégie RH au sein de l’entreprise, et ce, quel que soit sa taille ou son
secteur d’activité. Une entreprise moderne ne peut compter sur un manager qui ne possède
pas de compétences RH pour assurer sa pérennité.
On ne le sait que trop bien désormais, les bonnes compétences placées au bon endroit
contribuent très largement au développement stratégique d’une société.
La génération X, née entre 1965 et 1980. Les salariés de cette génération ont tendance à
rechercher un travail socialement valorisant, à mettre leur carrière au 1 er plan, ils sont
majoritairement « corporate ».
La génération Y, née entre 1980 et 2000. Ce sont les fameux Millennials, éduqués tôt à
Internet. Considérés comme réticents à l’autorité, ils mettent leur qualité de vie au 1 er plan
et ont besoin de reconnaissance. La génération Y est également appelée génération « Why »,
pour remise en question et remise en cause : ils ont besoin de donner un sens à leur travail.
Attention : ces caractéristiques ne sont pas figées et le manager ne doit pas s’arrêter aux
préjugés.
S’adresser correctement, motiver efficacement
Pour bien manager ses équipes, il est important de :
Adapter sa communication : la jeune génération sera sans doute plus réactive aux emails
tandis qu’une réunion physique conviendra mieux aux seniors ; un salarié peu enclin à
l’autorité ne recevra pas le même discours que le collaborateur rassuré par le modèle
hiérarchique traditionnel. Il s’agit de trouver la méthode la plus percutante pour faire passer
les messages.
Choisir ses arguments : vanter les réussites passées d’un Millennial en quête de
reconnaissance professionnelle est un bon moyen de le motiver ; évoquer le plan de carrière
peut se révéler plus efficace à l’égard d’un collaborateur senior. Le manager doit trouver des
arguments qui parlent à chacun de ses collaborateurs.
Au-delà de ces axes centraux, le manager doit veiller à préserver l’esprit de collaboration au
sein de l’équipe intergénérationnelle.
Cette valorisation doit également être opérée au niveau des salaires et des
primes : l’ancienneté demeure un critère central pour déterminer le niveau de
rémunération, des primes peuvent dans une moindre mesure récompenser le
travail du collaborateur junior.
Partant du constat que le salarié senior a autant à partager que le jeune salarié,
le manager peut mettre en œuvre un système de mentorat réciproque.
Envisager des formations est également un bon moyen d’aligner a minima les
compétences des uns et des autres.
Non géré convenablement, le stress peut rapidement se propager au sein d'une équipe, d'un
service, voire d'une entreprise tout entière et faire de nombreux dégâts quant à l'efficacité
individuelle et/ou collective, la motivation, la cohésion, etc.
Aussi le sujet ne doit-il pas être tabou au sein des organisations et doit pouvoir être
abordé librement et sans jugement . L'idéal étant de mener une réelle politique de gestion
du stress au travail.
Nous avons tous notre propre manière d'appréhender et gérer le stress. Il est parfois difficile
de prendre conscience que l'on est dans un état de tension anormalement élevée. C'est
notamment le cas dans les situations de burn-out .
Ainsi, les managers, dans leur mission de cadres, doivent être particulièrement attentifs à tout
changement de comportement plus ou moins brutal chez l'un de leurs collaborateurs. Cela
pourrait, en effet, révéler un état de stress aigu.
Observation
Observez votre collaborateur sur une quinzaine de jours. C'est un laps de temps nécessaire
afin de valider qu'il s'agit bien d'un état de stress persistant et non une anxiété passagère liée
au bouclage délicat d'un dossier, par exemple, une surcharge de travail temporaire et inopinée
ou bien simplement une fatigue momentanée.
Etude
La manière de percevoir, ressentir et vivre les choses : très personnelle, et donc totalement
subjective, elle nous différencie tous dans notre gestion du stress face à une situation
donnée que certains vivront tout à fait sereinement alors que d'autres auront le plus grand
mal à appréhender posément.
Le fonctionnement même de l'entreprise, du supérieur hiérarchique ... Mode/méthodes de
management, cadences de travail, conditions de travail, etc. sont autant d'éléments pouvant
générer tensions, anxiété et nervosité chez les salariés.
Listez les différentes causes possibles ainsi que les conséquences que ce stress induit sur la
personne, l'équipe, le travail, etc.
Remettez votre posture de manager en question . Vous êtes peut-être vous-même sous
l'emprise d'un stress que vous transmettriez à votre équipe ou usez d'un mode de management
inadapté.
Agir
Ne vous laissez pas contaminer par le stress de votre collègue. Sachez garder le recul
nécessaire, gérer vos émotions et votre propre stress afin de ne pas vous retrouver vous-même
submergé/contaminé par celui de votre collaborateur.
L'une des premières questions à vous poser est : votre collaborateur a-t-il conscience de son
niveau de stress ? Faites-lui part de vos observations et de votre inquiétude sans le
culpabiliser. Cela lui fera doucement prendre conscience de son état et commencer à
verbaliser ses difficultés. Votre mission consiste à tendre une main à ce collaborateur en
souffrance et le guider au mieux vers une solution tout en préservant l'équipe.
Vous n'êtes pas spécialiste, votre rôle n'est pas celui d'un psychologue ni d'un médecin
du travail. Vous devez orienter votre collègue afin qu'il retrouve un équilibre.
Les différents membres composant une équipe performante travaillent ensemble de manière
efficace dans l'objectif d'atteindre un but précis. Ils mettent leurs différentes compétences au
service du groupe. Ils partagent des valeurs communes, regardent dans la même direction,
communiquent efficacement, donnent le meilleur d'eux-mêmes afin de mener le groupe tout
entier - et l'entreprise - vers la réussite.
Les membres du groupe sont écoutés, entendus, reconnus à leur juste valeur et récompensés
pour leurs efforts et leurs résultats. Ils ont conscience que leurs différences sont avant tout un
énorme atout pour le groupe, mais également pour toute l'entreprise. Cela favorise
l'intelligence collective, la coopération, l'innovation, etc.
Or, la productivité et la réussite d'une équipe est intrinsèquement liée à son manager.
Personnalité, expertise, mode de management, qualités humaines - empathie, communication,
bienveillance, assertivité, etc. - sont des éléments primordiaux à la performance d'équipe.
Il est donc essentiel que les managers sachent à la fois reconnaître les prémices d'une baisse
de performance au sein de leurs équipes, mais qu'ils soient également capables d'y remédier.
Le mieux étant d'anticiper, même si cela est parfois délicat.
Certains signes - parfois subtils ou insidieux - peuvent être source d'une performance moindre
de l'équipe. En voici quelques-uns :
Il est important de garder à l'esprit qu'il s'agit d'une démarche continue qui doit se
pérenniser dans le temps. Il ne s'agit pas de donner une impulsion puis de laisser vos
collaborateurs se dépatouiller pour la suite. Vous devrez accompagner la performance de
votre équipe au quotidien et dans la durée.
Partagez votre vision élargie afin de donner du sens aux missions que vous confiez à vos
collaborateurs. Ces derniers seront davantage motivés et productifs. L'idée est ici que tous
les membres de l'équipe aient bien entendu, compris et intégré les enjeux de leurs missions. Il
est important que chacun se sente investi dans les projets et les porte et les défende
activement.
Les équipes les plus performantes sont celles qui sont le plus justement orchestrées et
accordées.
En tant que manager, vous devez veillez à exploiter les talents de vos collaborateurs le plus
adéquatement possible. Une gestion essentielle pour pouvoir ensuite articuler le travail
collectif efficacement et réellement décupler la performance tant individuelle que collective.
Donnez la possibilité à vos collaborateurs d'exprimer et exploiter tous leurs talents, proposez
des possibilités d'approfondissements et de formation, si besoin.
Réfléchissez judicieusement quant aux objectifs que vous fixez à vos collaborateurs : utilisez
la méthode SMART . Considérez ainsi la pertinence de ces objectifs qui, pour s'avérer
efficaces, devront être :
Par ailleurs, dopez la créativité et l'innovation. Mettez en place des sessions de brainstorming
dédiées à cela, en utilisant par exemple la méthode des 6 chapeaux de la réflexion , où chacun
pourra s'exprimer en toute liberté et confiance.
Un climat de confiance
Un des piliers de la performance est la capacité du manager à instaurer un climat propice non
seulement au travail, mais également aux relations saines au sein de son équipe. Ainsi :
Le management interculturel vise à améliorer les interactions avec et entre les collaborateurs
de nationalités différentes. Bien gérer une équipe multiculturelle permet non seulement de
pérenniser les relations professionnelles, mais aussi de s’offrir les compétences de nouveaux
talents internationaux. En ligne de mire : le bien-être au travail , la montée en performance de
l’entreprise.
Le management interculturel s’impose comme une évidence, dans des contextes variables :
Or le choc des cultures peut être violent. D’un pays à l’autre, les codes diffèrent dans des
proportions considérables – et les malentendus peuvent s’avérer désastreux.
Illustrations :
Les codes de politesse en France ont tendance à donner une image du Français froid et
distant. Alors que le Français usera de « Madame » et de « Monsieur », ou de « Maître » ou
« Docteur » pour s’adresser à son interlocuteur, certaines cultures d’entreprise imposent
l’usage immédiat du prénom, tous niveaux de hiérarchie confondus.
En Allemagne et au Japon, les valeurs de déférence et de respect de la hiérarchie sont
centrales et parfaitement ancrées dans la culture. Un collaborateur d’un pays d’origine latine
aura plus facilement tendance à s’opposer à l’autorité, et à communiquer de manière plus
directe.
Face à la différence culturelle, inéluctable, le manager doit faire en sorte de minimiser les
conséquences des malentendus, à la manière d’un médiateur. Pour favoriser le bien-être au
travail, mais également pour éviter de faire fuir les nouveaux talents.
C’est en effet l’émulation d’un groupe hétéroclite qui permet souvent d’obtenir des résultats
surprenants.
Au-delà de cet aspect émulation de groupe, on ne trouve pas les mêmes compétences en
fonction des pays. Parce que la culture diffère, mais aussi parce que la place de
l’enseignement de telle ou telle compétence n’est pas la même d’un pays à l’autre.
En diversifiant l’origine de vos ressources humaines, vous vous offrez un précieux avantage
concurrentiel, pour faire monter l’entreprise en performance et en compétitivité. Encore faut-il
savoir gérer une équipe multiculturelle…
Le bon manager a donc une connaissance avancée des codes sociétaux en vigueur dans
les pays de provenance de ses nouveaux talents.
Sachant cela, le manager est en mesure d’adapter son comportement eu égard aux codes
propres à chaque collaborateur étranger, et d’excuser des maladresses perçues comme telles
en France mais qui relèvent de la culture du collaborateur expatrié.
1. Individualisme ou collectivisme.
2. Distance hiérarchique forte ou faible – dans quelle mesure le collaborateur accepte la
hiérarchie.
3. Niveau de contrôle de l’incertitude.
4. « Masculinité ou féminité ».
Diversifier les moyens de communication. Pour lever les barrières de la langue, chaque
collaborateur doit pouvoir s’exprimer librement via le moyen de communication qui lui
semble le plus aisé – verbal ou non verbal. Le manager, bien entendu, mettra tous les
moyens en œuvre pour diffuser en entreprise l’enjeu de maîtrise de plusieurs langues
étrangères.
Reconnaître les compétences de l’individu et l’individu lui-même. Plutôt que d’essayer
d’effacer la différence culturelle, exploitez-la. Le collaborateur étranger a besoin de
reconnaissance, et cela passe par la reconnaissance de sa culture native.
Adopter un management « au cas par cas ». Sans entrer dans un process trop laborieux, le
manager peut veiller à adapter son discours et son comportement eu égard à la culture de
son interlocuteur.
Favoriser le lien social au sein de l’équipe. L’organisation événements de type team
buildings , ou de soirées d’entreprise, permet de favoriser les relations entre collaborateurs,
pour mieux intégrer les nouveaux venus.
Toujours garder le contact et poser les bonnes questions. En interne ou à distance, le
manager préserve le lien avec les collaborateurs. Pour aider un expatrié, le manager pourra
s’appuyer sur un prestataire externe pour favoriser l’intégration dans le nouveau pays et
l’adaptation aux codes d’entreprise applicables. Le manager peut interroger régulièrement,
et de manière informelle, ses talents venus d’ailleurs. « Qu’est-ce qui vous surprend dans le
mode de fonctionnement de notre entreprise ? », « Sur une échelle de 1 à 10, à combien
évaluez-vous votre intégration ? », « Que suggéreriez-vous pour améliorer la
collaboration ? »…
La coopération entre collègues est parfois délicate à mettre en place. Travailler en équipe
nécessite certaines aptitudes et qualités humaines, que ce soit pour le manager comme pour
ses collaborateurs.
Structurer l'équipe
L'un des éléments clés du travail d'équipe est que les rôles et règlements soient clairement
définis et acceptés par tous les membres du groupe. Chacun doit connaitre son propre rôle au
sein de l'équipe ainsi que celui des autres membres.
Il est important que chaque collaborateur trouve sa place et puisse exprimer tout son potentiel
pour donner du sens à son travail et s'impliquer pleinement dans sa mission.
Par ailleurs, définir des règles - pouvant évoluer si nécessaire - pour la vie de l'équipe est une
démarche intéressante. L'idée est d'organiser la vie du groupe de manière à gagner en
efficacité et en sérénité : horaires de réunion, droit à la déconnexion, respect de la personne et
de sa personnalité, etc.
Communiquer
Partager sa vision
Pour le manager, cela passe par la fixation d'objectifs SMART - Simples, Mesurables,
Acceptables, Réalistes et Temporellement définis - permettant à chacun de savoir précisément
où aller et où il en est.
Une équipe est efficace et riche lorsqu'elle est composée de personnalités et compétences
diverses. Promouvoir la tolérance, permettre à chacun d'émettre ses idées et d'explorer tous
ses talents. Accepter l'erreur pour travailler efficacement en équipe.
Reconnaître le travail
Apprécier et récompenser les efforts et le travail à leur juste valeur pour une meilleure
satisfaction au travail - et davantage d'efficacité. Remercier chacun, y compris pour les efforts
du quotidien. Valoriser une idée novatrice, encourager la créativité, célébrer ensemble les
réussites, permettre à chacun d'évoluer...
Le travail collaboratif et l'entraide sont primordiaux pour une équipe. Impliquer chacun de ses
collaborateurs, favoriser l'esprit d'équipe, encourager la collaboration et la coopération sont
des enjeux que le manager doit garder en tête au quotidien.
Outils et ressources à disposition : événements de team building, jeux de rôles, boite à idées,
mentoring, onboarding , coaching, etc.
Un autre élément pour mieux travailler en équipe est la possibilité de pouvoir développer ses
compétences et continuer d'apprendre.
Flexibilité, résilience, évolution, apprentissage, expérimentation et expériences sont des
éléments qu'il est essentiel de prendre en considération et de valoriser afin de doper la
motivation du groupe tout entier.
Les objectifs communs, bien mis en œuvre, sont très puissants pour galvaniser le groupe,
créer un sentiment d'appartenance. L’émulation collective contribue au développement et à la
mobilisation de l'équipe, tout en augmentant sa productivité de par une véritable synergie…
Pour souder votre équipe, organisez des réunions informelles afin de libérer la parole de
chacun. A l’occasion de rencontres formelles, c’est à vous de communiquer : vous rappelez
la stratégie et les objectifs communs, vous faites part des résultats pour informer. Les one to
one sont également importants, pour être à l’écoute des collaborateurs par nature timides.
1. Ecoutez chaque partie, de manière individuelle, pour vous faire une idée fiable de la nature
et de la cause du problème.
2. Laissez passer du temps, pour faire retomber la tension, puis organisez une rencontre entre
les 2 collaborateurs, « à froid ».
3. Lors de cette rencontre, posez-vous en arbitre et juge. Laissez un temps de parole égal à
chacun, reprenez leurs points respectifs, et suggérez une issue.
Créer du lien
Dans l’adversité comme dans la réussite, l’équipe se soude et crée un lien solide dans le
temps. Pour marquer le coup, célébrez chaque succès et essuyez les échecs collectivement
(au cours d'un séminaire par exemple) : les évènements, positifs ou négatifs, restent ainsi
plus facilement dans les mémoires.
Suscitez également l’émotion en dehors de la sphère professionnelle, en organisant – avec
mesure – des rencontres hors cadre du travail. Team buildings ou pots de départs/d’arrivée :
les collaborateurs sont détendus, ils partagent des moments privilégiés et se créent des
souvenirs ensemble.
Vous avez un excellent orateur dans la team ? Offrez-lui le plaisir de faire les présentations.
Vous comptez une personne particulièrement bienveillante dans l’équipe ? Donnez-lui pour
mission d’intégrer une nouvelle recrue dans l’entreprise. Déléguer un excellent outil pour
impliquer.
Un collaborateur se distingue par sa capacité d’organisation ? Vous pouvez alors le
responsabiliser en lui confiant la charge du planning de travail et du suivi des délais.
Quand chacun se sent à sa place, la cohésion est largement favorisée. Quand l’individu est
valorisé, il est en outre plus performant. Vous avez donc beaucoup à gagner…
Votre rôle de leader est central pour conduire votre équipe : les collaborateurs doivent vous
considérer comme une personne de confiance, solide et non un simple "manager de
proximité" – un élément indispensable. Tenez vos engagements, intéressez-vous réellement
à chaque individu et sachez reconnaître vos erreurs : vous êtes le pivot de la team, soyez
exemplaire !
A chacun sa manière de manager, mais une chose est sûre il est important d'adopter un style
de management pertinent pour tirer le meilleur du collectif : le management participatif est
une méthode de laquelle s’inspirer pour renforcer la cohésion d'équipe !