L’entraide dans la nature
Seul on vas plus vite ensemble on vas plus loin
Pas les plus fort qui y arrive le plus mais ceux qui s’entraide le plus
Dans cette arène impitoyable qu’est la vie nous sommes soumis a la «loi du plus fort »
La loi de la jungle
Tout ceci a fait émerger une société toxique pour notre génération et notre planete
Introduction
Pablo Servigne, auteur et ingénieur agronome né en 1978 à Versailles est aussi le createur de la
collapsologie qui est la Théorie de l'effondrement global et systémique de la civilisation industrielle,
considéré comme inéluctable à plus ou moins brève échéance, et des alternatives qui pourraient lui
succéder. (On dit aussi effondrisme.),il s'est intéressé aux sciences écologiques et aux phénomènes
sociaux. Dans son livre L'entraide, l'autre loi de la jungle, co-écrit avec Gauthier Chapelle, il remet en
question le principe de la « loi du plus fort », souvent associé à l'idée de la nature sauvage. Il
présente un modèle alternatif basé sur l'entraide et l’altruisme comme moteurs de l’évolution. Nous
allons explorer cet exposé en deux parties. D'abord, nous aborderons la "loi du plus fort" et ensuite,
nous mettrons en lumière le retour des valeurs d'entraide et d'altruisme.
Première Partie : La loi du plus fort
Le concept de « loi du plus fort » remonte à Charles Darwin, dont les travaux sur la sélection
naturelle ont été souvent mal interprétés comme un plaidoyer pour la survie exclusive des individus
les plus compétitifs et puissants. Cette vision, popularisée par l’expression « la loi de la jungle », se
traduit par une croyance où seuls les plus adaptés survivent. Cependant, cette lecture simpliste ne
tient pas compte de la diversité des mécanismes de l’évolution, notamment ceux liés à la
coopération.
1. Une vision biaisée de l’évolution
Pendant longtemps, les théories de Darwin ont été vulgarisées dans une optique
individualiste et compétitive, où chaque organisme lutte pour sa survie. La société humaine
s’est appropriée cette vision pour justifier certaines dynamiques sociales : les plus forts, les
plus riches ou les plus agressifs sont censés triompher au détriment des plus faibles.
Cette idée est renforcée par les théories économiques libérales qui prônent une compétition
généralisée, vue comme une conséquence naturelle des lois de la nature.
2. La survie individuelle : une partie de l’histoire
Bien qu'il soit vrai que la compétition existe dans le monde naturel, cette approche simplifiée
occulte un aspect tout aussi important de la nature : la coopération. Des études montrent
que dans de nombreuses espèces, la survie dépend largement de la capacité à collaborer
plutôt qu’à s'opposer.
Par exemple, des groupes d'animaux, comme les loups ou les chimpanzés, survivent grâce à
des systèmes sociaux complexes où les membres s'entraident pour chasser, se défendre ou
élever leurs petits. Ainsi, la loi du plus fort n'est pas la seule force en jeu dans la nature.
3. Critiques de cette vision
Les scientifiques comme Pablo Servigne critiquent fortement cette idée réductrice. Ils
soulignent que si la nature était uniquement gouvernée par la loi du plus fort, les
écosystèmes seraient bien moins stables et plus chaotiques. L’existence même des sociétés
humaines, animales et des écosystèmes repose en grande partie sur des relations d'entraide,
de symbiose et de coopération.
Deuxième Partie : Retour des valeurs de l'entraide et de l'altruisme
Contrairement à la loi du plus fort, Pablo Servigne et d'autres scientifiques contemporains mettent
en avant un autre principe tout aussi fondamental : l'entraide et l’altruisme. Ces dynamiques
naturelles favorisent non seulement la survie des individus, mais aussi celle des groupes et des
écosystèmes entiers.
1. L'entraide chez les animaux et les plantes
L’entraide, qui consiste à agir pour le bénéfice d’autrui sans nécessairement attendre une
réciprocité immédiate, est un phénomène observable dans de nombreuses espèces. Par
exemple, les manchots se serrent les uns contre les autres pour résister au froid extrême de
l'Antarctique. Les arbres, via leurs racines et les réseaux de champignons, s'échangent des
nutriments, favorisant ainsi la santé globale de la forêt.
Dans ces cas, l’entraide permet aux organismes de survivre dans des conditions qui seraient
autrement impossibles à surmonter individuellement.
2. L'altruisme : au-delà de l’instinct
L’altruisme, c’est-à-dire le fait de faire passer l’intérêt de l’autre avant le sien, a longtemps
été vu comme un comportement exclusivement humain. Or, il existe des exemples frappants
dans le règne animal. Les dauphins, par exemple, aident les membres de leur groupe blessés
à nager ou à échapper aux prédateurs.
Chez certaines espèces d’oiseaux, des individus non reproducteurs participent à l’élevage des
petits d’autres membres du groupe, renforçant ainsi la cohésion sociale et augmentant les
chances de survie de l’espèce.
3. L’entraide dans les sociétés humaines
Pablo Servigne souligne que les sociétés humaines, bien qu’elles aient souvent glorifié la
compétition, ont historiquement survécu grâce à l'entraide. Des premières sociétés de
chasseurs-cueilleurs aux structures modernes, les humains se sont organisés pour
s’entraider, que ce soit en partageant les ressources, en prenant soin des plus vulnérables ou
en formant des alliances.
L’histoire humaine est marquée par des moments de grande solidarité. Que ce soit lors de
catastrophes naturelles, de guerres ou de crises économiques, l’entraide a été essentielle
pour la résilience des sociétés.
4. La nécessité de réhabiliter l’entraide
Dans un monde confronté à des crises environnementales et sociales croissantes, telles que
le changement climatique, la disparition des espèces ou les inégalités économiques, Pablo
Servigne appelle à une redécouverte des valeurs de l'entraide et de l'altruisme. Ces valeurs
ne sont pas des concepts idéalistes, mais des mécanismes profondément enracinés dans
l'évolution.
Aujourd’hui, des initiatives locales, comme les systèmes d’échanges locaux (SEL), les banques
de temps ou encore les coopératives agricoles, montrent que l’entraide est un modèle viable
et nécessaire pour faire face aux défis du XXIe siècle.
Conclusion
Pablo Servigne, à travers son ouvrage L'entraide, l'autre loi de la jungle, remet en question l’idée que
la nature et la société humaine sont gouvernées par la seule loi du plus fort. Il souligne au contraire
l’importance de l'entraide et de l'altruisme comme des forces motrices de l’évolution. Ces
mécanismes, présents aussi bien chez les animaux que chez les humains, sont essentiels pour la
survie des espèces et la résilience des écosystèmes. Face aux défis actuels, réhabiliter ces valeurs est
plus que jamais une nécessité pour construire un avenir durable et solidaire.