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SOMMAIRE

INTRODUCTION......................................................................................................................2
I. Caractéristiques des granulats..........................................................................................3
II. Différents types de granulats........................................................................................6
1) Granulats naturels.........................................................................................................6
2) Granulats artificiels......................................................................................................7
3) Granulats recyclés........................................................................................................8
III. Normes et références........................................................................................................9
IV. Qualités des granulats....................................................................................................11
A. Analyse granulométrique...........................................................................................11
i. Etudes de cas et remplissage des données..................................................................12
i. Traçage de la courbe granulométrique.......................................................................13
ii. Interprétation..........................................................................................................14
B. Le coefficient d’uniformité des granulats..................................................................14
C. Erreurs et incertitudes.................................................................................................15
CONCLUSION.........................................................................................................................16
RÉFÉRENCES.........................................................................................................................17
GRANULOMÉTRIE

INTRODUCTION

Le granulat est constitué d’un ensemble de grains minéraux qui selon sa dimension
(comprise entre 0 et 125 mm) se situe dans l’une des 7 familles suivantes: fillers, sablons,
sables, graves, gravillons, ballast, enrochements.
Les granulats sont utilises pour la réalisation d’ouvrages de Génie Civil, de travaux routiers
et de bâtiments.

Les granulats sont obtenus en exploitant des gisements de sables et de graviers d’origine
alluvionnaire terrestre ou marine, en concassant des roches massives (calcaires ou éruptives)
ou encore par le recyclage de produits tels que les matériaux de démolition. Leur nature, leur
forme et leurs caractéristiques varient en fonction des gisements et des techniques de
production.

La nature minérale des granulats est un critère fondamental pour son emploi, chaque roche
possédant des caractéristiques spécifiques en termes de résistance mécanique, de tenue au gel
et des propriétés physico-chimiques.
Les granulats les plus usuels pour la fabrication des mortiers et des bétons sont élaborés à
partir de roches d’origine alluvionnaire (granulats roulés ou semi-concassés) ou à partir de
roches massives (granulats concassés). La taille d’un granulat répond à des critères
granulométriques précis. Les granulats sont classés en fonction de leur granularité
(distribution dimensionnelle des grains) déterminée par analyse granulométrique à l’aide de
tamis.
Il est possible de réaliser des mélanges de granulats pour obtenir des distributions granulaires
adaptées à chaque utilisation. Les granulats sont considérés comme courant lorsque leur
masse volumique est supérieure à 2 t/m3 et léger si elle est inférieure à 2 t/m3.
Les granulats sont utilisés :

 directement sans liant : ballast de voies ferrées, remblais, couches de forme des
structures routières ;
 solidarisés avec un liant : le ciment pour le béton et les mortiers, le bitume pour les
enrobés

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GRANULOMÉTRIE

I. Caractéristiques des granulats

Les granulats sont les principaux composants du béton (70 % en poids). Les performances
mécaniques des granulats vont donc conditionner la résistance mécanique du béton et leurs
caractéristiques géométriques et esthétiques, en particulier, l’aspect des parements des
ouvrages. Le choix des caractéristiques des granulats (roulés ou concassés, teintes,
dimensions) est déterminé par les contraintes mécaniques, physico-chimiques et esthétiques
du projet à réaliser et de mise en œuvre du béton (critère de maniabilité, enrobage).
Les granulats doivent répondre à des exigences et des critères de qualité et de régularité qui
dépendent, d’une part, de la nature de la roche (résistance aux chocs et à l’usure,
caractéristiques physico-chimiques,…) et, d’autre part, de caractéristiques physiques liées au
processus d’élaboration des granulats (dimensions, formes, propreté,…).
Un granulat est désigné par sa classe granulaire exprimée par le couple d/D ou 0/D avec :
d : dimension inférieure du granulat
D : dimension supérieure du granulat.

Familles Dimensions Caractéristiques


Fillers D<2 mm avec au moins
85 % de passant à
0/D 1,25mm et 70 % de
passant à 0,063 mm

Sablons 0/D D≤1 mm avec moins de


10 % de passant à
0,063 mm
Sables 0/D 0 mm < D≤ 4 mm
Graves 0/D D < 6.3 mm
Gravillons d/D d ≥ 2 mm et D ≤ 63 mm
Ballasts d/D d ≥ 31,5 mm et D = 50 ou
63 mm

Les granulats sont donc spécifiés par deux types de caractéristiques : Caractéristiques
intrinsèques, liées à la nature minéralogique de la roche et à la qualité du gisement, telles que,
par exemple :
 La masse volumique réelle,
 L’absorption d’eau et la porosité,
 La sensibilité au gel,

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GRANULOMÉTRIE

 La résistance à la fragmentation et au polissage,


 La gélivité.
Caractéristiques de fabrication, liées aux procédés d’exploitation et de production des
granulats telles que, en particulier :

 La granularité,
 La forme (aplatissement),
 La propreté des sables.
Les caractéristiques des granulats sont fonction de leur famille (gravillons, sables, sablons,
fillers) et font l’objet de méthode d’essais et de détermination adaptée.
Caractéristiques physiques et mécaniques
Les caractéristiques physiques et mécaniques des granulats sont déterminées par des essais
visant à reproduire certaines sollicitations propres à des usages spécifiques des granulats.
Elles sont donc spécifiées en fonction de leur emploi.
Résistance à l’usure des gravillons
La résistance à l’usure des granulats est déterminée par l’essai Micro-Deval en présence
d’eau. Cet essai consiste à reproduire dans un cylindre en rotation des phénomènes d’usure
par frottements. Cette résistance est caractérisée par le coefficient Micro-Deval MDE qui
représente la proportion d’éléments fins produits pendant l’essai. Plus le coefficient MDE est
faible, plus la résistance à l’usure des gravillons est élevée.
Porosité
La porosité représente le rapport du volume des vides contenus dans les grains au volume des
grains, exprimé en pourcentage. La porosité des granulats courants est en général très faible.
Elle est importante dans le cas des granulats légers.
Résistance à la fragmentation des gravillons
La résistance à la fragmentation est déterminée par le coefficient Los Angeles. Le principe de
cet essai est la détermination de la résistance à la fragmentation par chocs et à l’usure par
frottements réciproques. L’essai consiste à faire tourner les granulats dans un tambour fermé
contenant des boulets métalliques.
Le coefficient Los Angeles représente la proportion d’éléments finis produits au cours de
l’essai. Plus le coefficient LA est faible, plus la résistance des gravillons est élevée.
Résistance au polissage des gravillons
Cette caractéristique concerne les granulats utilisés pour la réalisation de couches de
roulement. Plus le coefficient de polissage accéléré (CPA) est élevé, plus la résistance au
polissage est importante.
Coefficient d’absorption d’eau

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GRANULOMÉTRIE

Le coefficient d’absorption d’eau Ab représente la capacité d’absorption d’eau d’un granulat.


Plus il est élevé, plus le matériau est absorbant.
Masse volumique en vrac ou apparente
C’est la masse du granulat sec occupant l’unité de volume. Elle dépend du tassement des
grains. Elle est comprise entre 1400 kg/m3 et 1600 kg/m3 pour les granulats roulés silico-
calcaires. La masse volumique réelle du granulat (vides entre grains exclus) est nettement plus
élevée: de 2500 à 2600 kg/m3.
Résistance des gravillons au gel-dégel
La vulnérabilité du granulat dans le béton à l’action du gel-dégel est fonction de sa nature, de
son utilisation, des conditions climatiques et de la formulation du béton (utilisation par
exemple d’air entraîné

Caractéristiques esthétiques

Les granulats contribuent à la teinte des parements des bétons. Ils sont mis en valeur en
fonction du traitement de surface appliqué. On utilise indifféremment en fonction des
disponibilités et de l’aspect recherché des granulats roulés,
concassés ou semi-concassés. Les sables et les gravillons sont
disponibles dans une large variété de teintes naturelles.
La teinte des bétons ayant subi un traitement de surface (béton
lavé, béton désactivé, béton bouchardé, béton poli) est liée à la
couleur des gravillons et des gros grains de sable.
La teinte du mortier peut s’harmoniser avec celle des granulats
ou au contraire créer un contraste faisant ressortir la couleur
des gravillons. Le traitement de surface peut aussi faire
apparaître, de façon plus ou moins marquée, la teinte des
grains fins du sable ou celle des gros grains. La taille et la
forme des granulats ont aussi un impact
déterminant sur la texture des bétons traités.
La granulométrie doit donc être compatible
avec l’aspect recherché.
En règle générale, pour les bétons bruts de
décoffrage, la dimension maximale des
granulats ne dépasse pas 25 mm. Pour les
bétons à traiter, la granulométrie sera
fonction de l’aspect de surface recherché et
de l’épaisseur du parement

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GRANULOMÉTRIE

II. Différents types de granulats


Un granulat, en fonction de sa nature et de son origine, peut-être :

Naturel : d’origine minérale, issus de roches meubles (alluvions fluviales ou marines) ou de


roches massives (roches éruptives, calcaires, métamorphiques…) , n’ayant subi aucune
transformation autre que mécanique (tels que concassage, broyage, criblage, lavage).
Artificiel : d’origine minérale résultant d’un procédé industriel comprenant par exemple des
transformations thermiques : sous-produits industriels, granulats réfractaires
Recyclé : obtenu par traitement d’une matière inorganique utilisée précédemment dans la
construction, tels que des bétons de démolition de bâtiments ou des structures de chaussées.

1) Granulats naturels
Les granulats naturels sont issus de diverses roches :

Roches magmatiques ou éruptives : elles proviennent du refroidissement d’un magma


préalablement fondu. Parmi les roches éruptives, on distingue :
les roches volcaniques qui naissent par solidification de coulées de lave : basaltes,
andésites, rhyolites ;
les roches plutoniques : granites, diorites, syénites, gabbros…

Roches sédimentaires : elles se forment à la surface de la terre par accumulation de


sédiments. Elles résultent de l’érosion des roches éruptives ou des dépôts de sédiments
marins. On les rencontre souvent sous la forme de roches meubles telles que les alluvions
siliceuses, silico-calcaires ou calcaires. On distingue les roches sédimentaires :
silicatées : grès, grès quartzites, silex, chailles, sédiments glaciaires…
carbonatées : calcaires, dolomies…

Roches métamorphiques : elles se sont produites suite à des phénomènes tectoniques. Elles
proviennent de la transformation des roches éruptives ou sédimentaires, sous l’action de la
température, de la pression ou de l’apport de substances chimiques : quartzites, gneiss,
schistes, micaschistes, marbres… Elles affleurent plus particulièrement dans les massifs
montagneux anciens.

Les granulats naturels sont issus de roches meubles ou massives qui sont essentiellement
constituées de silice, de silicate et de carbonate.

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GRANULOMÉTRIE

Principal minéral Exemples de roches


Silice Quartz, granite, gneiss, grès, silex, chailles
Silicate Feldspaths, micas, argile, diorites, gabbros,
basaltes
Carbonate Calcite, dolomite

Exemples de roches
Les roches meubles (matériaux alluvionnaires) sont exploitées le long des fleuves et des
rivières. Elles résultent du processus d’érosion, d’altération ou de sédimentation de roches
massives. Les gisements alluvionnaires correspondent à des matériaux non consolidés,
généralement déposés pendant l’ère quaternaire par les glaciers, les cours d’eau ou sur les
fonds marins peu profonds (entre 10 et 30 m). Le site géographique le plus habituel est celui
du lit ou de l’ancien lit d’une rivière. Leur granularité est fonction de leur position par rapport
au cours du fleuve.

Les gisements des roches massives correspondent à une multitude de situations géologiques
(couches plus ou moins épaisses, filons, épanchements volcaniques, massifs granitiques…) et
à des localisations géographiques très différentes. L’exploitation de ces gisements se fait en
carrières qui peuvent être implantées en plaine, sur un plateau, en montagne ou au bord d’une
falaise.

Nota : Parmi les granulats naturels, les plus utilisés pour le béton proviennent de roches
sédimentaires siliceuses ou calcaires, de roches métamorphiques telles que les quartzs et
quartzites ou de roches éruptives telles que les basaltes, les granites et les porphyres.
2) Granulats artificiels
On distingue plusieurs types de granulats artificiels qui peuvent être utilisés pour des usages
spécifiques.

Sous-produits industriels, concassés ou non

Les plus employés sont le laitier cristallisé concassé et le laitier granulé de haut fourneau
obtenus par refroidissement à l’eau.

Nota : le laitier est un coproduit de la fusion en haut fourneau du minerai de fer.

Granulats à hautes caractéristiques élaborés industriellement Il s’agit de granulats élaborés


spécialement pour répondre à certains emplois, notamment des granulats très durs pour
renforcer la résistance à l’usure de dallages industriels (granulats ferreux, …) ou des granulats
réfractaires.

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GRANULOMÉTRIE

Granulats légers
Les granulats légers usuels sont la ponce (lave volcanique de couleur gris clair rendue très
légère par les nombreuses bulles de gaz emprisonnées lors du refroidissement), la pouzzolane
(roche d’origine volcanique à structure alvéolaire de couleur brun-noir à rouge brique),
l’argile ou le schiste expansés et le laitier expansé.

D’une masse volumique variable entre 400 et 800 kg/m3, ils permettent de formuler des
bétons présentant une bonne isolation thermique et une faible masse volumique comprise
entre 1200 et 2000 kg/m3.

Nota : On utilise aussi des composants légers qui sont d’origine aussi bien végétale et
organique que minérale (bois, polystyrène expansé, liège, vermiculite). Ils sont
particulièrement adaptés pour les bétons d’isolation, mais également pour la réalisation
d’éléments légers : blocs coffrants, blocs de remplissage, dalles, ou rechargements sur
planchers peu résistants.

Granulats lourds
Ces granulats se caractérisent par leur densité élevée.

La barytine : matière opaque plus ou moins blanche à structure lamellaire. Sa densité


moyenne est de 4,5.
La magnétite : oxyde de fer dont la densité varie de 4 à 5.
La limonite de densité 3,7.
La pyrite de fer de densité 5.
Les déchets ferreux dont la densité varie de 7,4 à 7,7.
L’ilménite (densité 5) – la galène (densité 7,6) – le corindon (densité 4) – la serpentine – la
pandermite – la colemanite – etc…

Les granulats lourds sont utilisés essentiellement pour la fabrication de bétons lourds.

3) Granulats recyclés

Ces granulats sont obtenus par recyclage des bétons de démolition

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GRANULOMÉTRIE

III. Normes et références


Les granulats comme la grande majorité des maté- riaux de construction doivent
être conformes à des normes. Les granulats constituent le squelette du béton, la
régularité de leurs caractéristiques conditionne donc celles du béton. Les
granulats pour bétons font l’objet de deux principales normes de référence.
La norme NF EN 12620 (août 2003) Granulats pour béto

Cette norme définit les termes relatifs aux granulats pour béton relevant de la Directive des
Produits de Construction (DPC 89/106/CE). Elle définit des catégories pour chaque
caractéristique des granulats et des fillers utilisés dans la fabrication des bétons. Les
constituants du béton peuvent être élaborés à partir de matériaux naturels, artificiels ou
recyclés. Elle concerne en particulier les bétons conformes à la norme NF EN 206-1, les
granulats entrant dans la composition des produits préfabriqués en béton et les bétons routiers.
Elle spécifie les caractéristiques (physiques et chimiques) relatives à l’évaluation de la
conformité des granulats et au système de maîtrise de la production.

La norme XP P 18-545 (février 2004) Granulats: éléments de définition


Conformité et codification

Cette norme définit les règles générales permettant d’effectuer les contrôles des granulats.
Elle regroupe en codes les catégories définies dans la norme NF EN 12620 pour les divers
usages possibles: granulats pour chaussées (couches de fondation, de base et de liaison,
couche de roulement utilisant des liants hydrocarbonés et bétons de ciment), granulats pour
bétons hydrauliques et mortiers, granulats pour voies ferrées (assises et ballast). Elle précise
les critères de régularité et de conformité et fournit les Fiches Techniques Produit.

Spécifications sur les granulats de la norme XP P 18-545


Granulats pour bétons et mortiers

La norme XP P 18-545 précise, dans l’article 10: Granulats pour bétons hydrauliques et
mortiers, les spécifications sur les granulats destinés à constituer des bétons.
Granulats pour bétons légers

La norme XP P 18-545 donne, dans l’article 13, les spécifications sur les granulats légers pour
bétons hydrauliques et mortiers. Elles sont relatives aux caractéristiques géométriques

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GRANULOMÉTRIE

(granularité et formes), physiques (masse volumique et absorption d’eau), mécaniques


(résistance au gel-dégel) et chimiques.
Granulats pour chaussées en béton

de ciment

La norme XP P 18-545 précise, dans l’article 9, les spécifications sur les granulats destinés à
réaliser des bétons de chaussées.

Spécifications sur les granulats de la norme NF EN 12620


La norme NF EN 12620 définit pour chaque caractéristique physique ou mécanique spécifiant
des granulats, des catégories de valeurs maximales.
Caractéristiques géométriques

Granularité
La norme NF EN 12620 spécifie les caractéristiques générales de granularité que doivent
respecter les gravillons, les sables, les graves et les fillers en fonction de leur classe
granulaire.
Forme des gravillons
La norme définit des catégories de granulats en fonction de leur coefficient d’aplatissement.
Caractéristiques physiques

Résistance à la fragmentation
La norme NF EN 12620 définit des catégories des valeurs maximales du coefficient Los
Angeles (par exemple catégorie LA30 si le coefficient de LOSA ngeles est inférieur à 30) et
des catégories de valeurs maximales de résistances au choc.
Résistance à l’usure des gravillons
Elle définit des catégories de valeurs maximales de la résistance à l’usure des gravillons en
fonction des valeurs de coefficient micro deval (par exemple catégorie MDE25 si le coefficient
Micro Deval est inférieur à 25).
Résistance au polissage
Les catégories de valeurs minimales de résistance au polissage sont définies en fonction des
valeurs du coefficient de polissage accéléré (par exemple CPA50 si le coefficient de polissage
accéléré est supérieur à 50)

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GRANULOMÉTRIE

IV. Qualités des granulats


La qualité des granulats peut être appréciée à travers divers essais de laboratoire :

A. Analyse granulométrique
L’analyse granulométrique est un procédé par lequel on détermine la proportion des
différents constituants solides d’un sol en fonction de leur grosseur à l’aide de tamis. On
appelle « refus » sur un tamis le matériau qui est retenu par le tamis, et « tamisat » ou «
passant » le matériau qui passe à travers la maille d’un tamis.

L’essai à pour but de déterminer les


proportions pondérales des grains de différentes dimensions qui constituent le sol. Les
pourcentages ainsi obtenus sont exprimés sous forme d’un graphique appelé courbe
granulométrique. Ainsi en fonction de la dimension des grains, on distingue :

Figure 5.1 Définition des classes de dimensions selon la norme AFNOR 18-540
dimension des grains
Les cailloux & pierres 25 mm < D
les gravillons Grossiers 20 mm < D <25 mm

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GRANULOMÉTRIE

Moyens 12.5 mm < D <16 mm

Fins 8 mm < D < 10 mm

Grossiers 2.5 mm < D < 5mm


Moyens 0.63 mm < D < 1.25 mm
Fins 80 µm < D < 315 µm
les fillers D < 80 µm

On désigne les granulats selon leur classe granulaire : le terme « granulat d/D » est réservé
aux granulats dont les dimensions s’étalent de « d » pour les petits éléments à « D » pour les
gros éléments. La classe des granulats est défini par tamisage au travers d’une série de tamis
dont les mailles ont les dimensions suivantes en mm : 0.063 - 0.08 - 0.125 - 0.16 - 0.2 - 0.25 –
0.315 – 0.4 – 0.5 – 0.63 – 0.8 – 1 – 1.25 – 1.6 – 2 – 3.15 – 4 – 6.3 – 8 – 10 – 12.5 – 14 – 16 –
20 – 25 – 31.5 – 40 – 50 – 63 – 80 – 100 – 125. On trace la courbe granulométrique sur un
graphique comportant en ordonnées le pourcentage des tamisât. Les mailles D sont indiquées
en abscisses selon une graduation logarithmique.
En géotechnique la représentation des courbes granulométriques est différente.

i. Etudes de cas et remplissage des données

Prélèvement

Cette opération a consisté à aller sur le site où étaient entreposés


les granulats et à prélever à l’aide des brouettes et des pelles une
quantité suffisante de gravier et de sable pour l’essai. Pour respecter
les classes granulaires prescrites dans le cahier de charge, nous
avons :
✓ Pour le gravier, effectué un tamisage au tamis de 25 mm afin de
recueillir les passants qui ont été ensuite passés au tamis de 5 mm
pour recueillir les refus.
✓ Pour le sable, effectué un tamisage au tamis de 5 mm pour
recueillir les passants.

Lavage

Les matériaux exposés à l’air libre regorgent de débris de feuilles


mortes, d’argile et d’impuretés pouvant nuire aux résultats des
essais. Pour remédier à cela, nous avons procédé au lavage des

Page 12
GRANULOMÉTRIE

matériaux (sables, graviers) jusqu’à évacuation complète des


impuretés.

Séchage

Le lavage terminé, nous passons au séchage des granulats. Cette


opération nous permet de les préparer pour l’analyse
granulométrique. Elle s’est déroulée en deux phases, une première
au soleil et la seconde à l’aide du réchaud à gaz.

Tamisage
Les tamis utilisés pour l'analyse granulométrique du sable sont tels que
inscrits dans le tableau ci-dessous. Soit un matériel ayant un poids sec initial égal à
1500g. Finissons de remplir le tableau ci-après.

Tamis Refus partiel Refus cumulé % Refus % Tamisât


5 80 80 5.3 94.7
2.5 120 200 13.3 86.7
1.25 380 580 38.7 61.3
0.63 210 790 52.7 47.3
0.315 280 1070 71.3 28.7
0.16 290 1360 90 10
0.08 140 1450 96.67 3.33

i. Traçage de la courbe granulométrique

On trace la courbe granulométrique sur un graphique comportant :


 En ordonnée le pourcentage des tamisât.
 Les mailles D sont indiquées en abscisse selon une graduation
logarithmique.
Voir à l’annexe.

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GRANULOMÉTRIE

ii. Interprétation

Le module de finesse s’applique plus particulièrement aux sables, car il en est une
caractéristique importante. Il est égale au 1/100 de la somme des refus cumules.
Dan notre exemple, le sable dont la courbe est tracée sur la figure à l’annexe a un
module de finesse :
5.3+13.3+38.7+52.7+ 71.3+90+ 96.67
MF = =3.67973
100

Il s’agit donc d’un Sable Grossier.


La courbe montre qu’il y a 20 % de sable fin, 60 % de sable moyen et 20 % de gros
sable.

B. Le coefficient d’uniformité des granulats


Le coefficient d’uniformité caractérise la répartition en taille des éléments qui
composent un matériau de type sol. Il se calcule de la façon suivant :

Cu = d60/d10
avec :

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GRANULOMÉTRIE

Cu : le coefficient d'uniformité
d60 : le tamis correspondant à 60% du passant cumulé sur la courbe
granulométrique
d10 : le tamis correspondant à 10% du passant cumulé sur la courbe
granulométrique
Ce coefficient est donc immédiatement calculé à partir de la courbe granulométrique.

Si CC > 2, la granulométrie est étalée ou variée


Si CU < 2, la granulométrie est uniforme ou serrée

Dans notre exemple, le graphe trace montre que le tamis d60 correspond
approximativement à 1,2mm, et le tamis d10 approximativement à 0,1 mm. Le
calcul du coefficient d'uniformité de ce sol nous donne ainsi :

Cu = d60 / d10 = 1,2 / 0,1 = 12

Le coefficient étant supérieur à 6, la courbe granulométrique sera considérée


comme étalée.

C. Erreurs et incertitudes

Au regard des différents des résultats obtenus, nous devons noter que des
erreurs peuvent être prises en comptes :

 La qualité de la courbe : la moindre erreur au cours du traçage de


la courbe à un impact sur les valeurs des coefficients de HAZEN car
la détermination des valeurs des diamètres effectifs D P par la
méthode graphique, est intimement liée à la qualité de la courbe
granulométrique.

 La qualité des mesures : une mauvaise lecture des distances


mesurées a également des conséquences négatives sur les valeurs
des coefficients de HAZEN car la détermination des valeurs des
diamètres effectifs DP par la méthode graphique, fait intervenir des
distances entre les mailles des tamis qu’il faut mesurer sur le
graphique.

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GRANULOMÉTRIE

CONCLUSION
Nous partons du constat qu’à l’issu des différents essais de laboratoire,
nonobstant la non utilisation des logiciels pour le traçage de la courbe
granulométrique, nous pouvons affirmer que ce fut une belle expérience
qui nous a permis d’acquérir d’avantages des nouvelles connaissances sur
les études pratiques d’analyse granulométrique. Cette étude donne un
moyen efficace aux exploitants des résultats d’analyse granulométriques,
d’avoir des résultats très précis et plus fiable. Cela permet à l’étude des
sciences des matériaux de faire un pas dans la technologie des ouvrages
de génie civil. A cette époque de 21eme siècle, avec un changement
climatique brutal où les ouvrages de béton sont beaucoup plus sollicités,
la qualité des granulats entrant dans les bétons est un paramètre
indispensable pour garantir la stabilité des ouvrages et de préserver la
sécurité des usagers. C’est la raison pour laquelle des études plus
poussées sur d’autres matériaux de construction s’avèrent indispensable.

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GRANULOMÉTRIE

RÉFÉRENCES

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